BAD : Le Maroc renoue avec la croissance en 2021

Le PIB réel devrait rebondir à 4,5 %

Secoué par une crise inédite, le continent africain devrait se remettre de la «pire récession économique enregistrée en un demi-siècle. «En 2020, l’activité économique a été limitée en Afrique par une pandémie mondiale sans précédent causée par le Covid-19. Après s’être contracté de 2,1% en 2020, le PIB réel africain devrait croître de 3,4% en 2021», indique la BAD dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique 2021 intitulé «De la résolution de la dette à la croissance :
une feuille de route pour l’Afrique». Ce document dévoile les points saillants de cette période, les performances et perspectives dans le contexte de la pandémie ou encore la dynamique de la dette. Par pays, ce document décrypte les évolutions macroéconomiques et financières récentes et dévoile les perspectives et les risques.

Défis au développement

La croissance du PIB réel devrait revenir à son dynamisme en 2021. La banque prévoit une hausse de 4,5% pour le pays. Durant le troisième trimestre de 2020, les exportations de pièces automobiles ainsi que de phosphate et dérivés ont rebondi et devraient se renforcer davantage à court terme avec l’augmentation de la demande mondiale, souligne la banque précisant que cela compensera probablement «la morosité des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration qui devrait perdurer». De ce fait, le déficit de la balance courante et le déficit budgétaire devraient se resserrer, et les pressions inflationnistes devraient rester modérées. Dans son analyse, la Banque africaine de développement n’a pas manqué de mettre en lumière la réflexion sur le modèle de développement dont la mission est assignée à une commission spéciale. Cette initiative permettrait de favoriser une croissance inclusive. En effet, le pays fait face à des inégalités sociales, à des disparités régionales en matière de développement économique ainsi qu’au chômage des jeunes.

Confiance des bailleurs de fonds et financements

Le Maroc bénéficie du soutien des donateurs. Il a d’ailleurs rapidement obtenu des fonds d’urgence de leur part, dont 3 milliards de dollars US du Fonds monétaire international et 460 millions de dollars US de la Banque africaine de développement afin de juguler l’impact de la pandémie. La BAD rappelle qu’en septembre 2020, le Maroc a émis une obligation d’un milliard d’euros. «Ces apports financiers ont permis de renforcer les réserves de change, représentant environ 8,1 mois d’importations et trois fois la dette due à court terme». Du côté de la dette totale du Trésor, elle atteignait 650 milliards de dirhams en 2019 (environ 73,1 milliards de dollars US) et la dette publique extérieure à 346 milliards de dirhams (environ 39 milliards de dollars US). La banque relève par ailleurs que le risque de refinancement du Royaume est «minime et à partir de 2021, le ratio dette-PIB devrait diminuer régulièrement pour atteindre 70% en 2025».

Décryptage d’une année de crise

2020 a été marquée par une crise sans précédent affectant la dynamique économique du continent. Au Maroc, le PIB réel a fléchi de 5,9% après avoir augmenté de 2,5% en 2019. «En plus des effets néfastes d’un confinement strict de trois mois pour contenir la propagation du Covid-19, une sécheresse a également pesé sur les revenus du monde rural, ce qui a encore réduit la demande intérieure», souligne la banque expliquant que la croissance économique dépend des précipitations qui affectent le secteur agricole. En termes d’emplois, le taux de chômage est passé de 9,2% fin 2019 à 12,7% fin septembre 2020.

«Les perturbations des chaînes de valeur mondiales et le ralentissement soudain de la demande des principaux partenaires commerciaux du Maroc (l’Espagne, la France, l’Italie et l’Allemagne) ont également réduit les exportations marocaines, qui ont chuté de 10,1% au cours des dix premiers mois de 2020», relève la même source. Parallèlement, le recul de la production intérieure et de la demande des consommateurs a fait que les importations ont baissé de 16,6% en 2020. Par ailleurs, les envois de fonds des travailleurs à l’étranger sont en croissance de 1,7% au cours des dix premiers mois de l’année 2020. Pour ce qui est de la balance courante, le déficit devrait se creuser, passant de 4,1% en 2019 à 7,6% en 2020, essentiellement à cause de la chute des recettes touristiques. Les arrivées de touristes affichent un recul de 78% sur les neuf premiers mois de l’année. «La baisse des recettes touristiques, conjuguée à une demande intérieure modérée, a réduit les recettes fiscales, alors que le gouvernement a engagé des dépenses élevées liées à la pandémie», souligne l’institution financière africaine ajoutant que le déficit budgétaire est passé de 4,1% du PIB en 2019 à environ 8% en 2020. S’agissant de la dette, la Banque explique que «la nécessité de financer le déficit a accru les emprunts, faisant passer la dette publique de 65,8% du PIB en 2019 à 76,9% en 2020».

Situation des charges et ressources du Trésor : Déficit budgétaire de 12,6 MMDH à fin février

Cette stabilité du déficit recouvre une hausse de 0,3 MMDH des recettes, une baisse de 2,1 MMDH des dépenses et un recul de 2,7 MMDH de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor.

L’exécution de la loi de Finances (LF) à fin février 2021 fait ressortir un déficit budgétaire de 12,6 milliards de dirhams (MMDH), quasiment au même niveau que celui dégagé à la même période de 2020, dont les résultats n’avaient pas encore subi les effets de la pandémie du Covid-19, selon le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration.

Cette stabilité du déficit recouvre une hausse de 0,3 MMDH des recettes, une baisse de 2,1 MMDH des dépenses et un recul de 2,7 MMDH de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor (CST), précise le ministère, qui vient de publier la Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin février 2021.
L’augmentation des recettes est attribuable principalement aux recettes non fiscales (+0,7MMDH) suite au versement de 0,5 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie au titre des dividendes de 2020, ajoute la même source.
En revanche, les recettes fiscales ont affiché une baisse de 0,6 MMDH, imputable notamment aux taxes intérieures de consommation (TIC) (-0,9 MMDH), à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation (-0,4 MMDH) et aux droits d’enregistrement et de timbre (-0,4 MMDH). Cette baisse a été partiellement atténuée par la hausse des recettes au titre de l’impôt sur le revenu (+0,7 MMDH) et de la TVA à l’intérieur (+0,4 MMDH).

Pour leur part, les recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et des droits de douane sont restées quasiment stables par rapport à février 2020, s’élevant respectivement à 2,2 MMDH et 1,7 MMDH, fait savoir le ministère, notant que «l’appréciation du comportement des recettes fiscales à fin février 2021 devrait tenir compte du fait que la période de comparaison (fin février 2020) n’intégrait pas encore l’effet Covid-19». S’agissant des dépenses ordinaires, elles ont enregistré une baisse de près de 1,1 MMDH, recouvrant, d’une part, un repli des dépenses au titre des autres biens et services (-1,5 MMDH) et des intérêts de la dette (-0,5 MMDH) et, d’autre part, une hausse de 814 millions de dirhams (MDH) des charges de personnel sous l’effet notamment des mesures de la 3ème phase du dialogue social, selon la même source, faisant remarquer que la charge de la compensation est restée relativement stable à 2,9 MMDH à fin février 2021, contre 2,8 MMDH une année auparavant.
Ces évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire négatif de 7 MMDH, en légère amélioration par rapport à celui dégagé à fin février 2020 (-8,4 MMDH).

Le document fait en outre ressortir que les émissions au titre des dépenses d’investissement ont enregistré une baisse de 1,1 MMDH pour se situer à 15,2 MMDH, relevant que comparativement aux prévisions de la LF 2021, leur taux de réalisation s’est élevé à 22,3%. En parallèle, le recul de l’excédent des CST est dû essentiellement au solde négatif de 1,8 MMDH enregistré par le Fonds de gestion de la pandémie du Covid-19, lequel s’explique, à hauteur de 1,7 MMDH, par le coût d’acquisition des vaccins contre le Covid-19.
«Compte tenu de ces évolutions et d’une baisse des opérations en instance de 0,9 MMDH, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de l’ordre de 13,4 MM.DH, contre 16,8 MMDH à fin février 2020», précise le ministère.

Maroc-Ghana L’agroalimentaire, une opportunité sous-exploitée, selon l’Asmex

L’Association marocaine des exportateurs (Asmex) a organisé un webinaire sous le thème «Doing Business With Ghana», en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting.

La rencontre s’est tenue le 10 mars et a été animée par Philippe Cordier, spécialiste du management opérationnel, de la performance individuelle et collective et de la gestion des risques interculturels. «La position du Maroc par rapport au Ghana laisse penser que nous avons encore une marge de manœuvre importante. Il reste beaucoup à faire dans ce pays qui, d’un point de vue économique, a de gros atouts et qui met en œuvre un environnement extrêmement favorable aux échanges», a expliqué M. Cordier.

Le Ghana est un marché peu exploité par le Maroc et se classe comme le 44ème marché d’exportation et le 100ème marché d’importation du Royaume, ce qui représente 83,2 millions USD en exportations et 5,7 millions USD en importations. Les opportunités principales de développement pour les entreprises marocaines se présentent dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie alimentaire.

Les hydrocarbures et les mines restent également des secteurs porteurs et il est à noter que le Ghana est le 2ème producteur mondial de cacao et le 2ème producteur d’or en Afrique. En termes de produits échangés, les exportations du Maroc vers le Ghana sont notamment composées de viandes, poissons et fruits de mer ($25M), d’engrais ($15,5M), de combustibles minéraux, huiles et produits de distillation ($11M) et de sucres et préparations sucrées ($10,5M).


Tourisme : bientôt une sortie de crise au Maroc ?

Le Club des dirigeants Maroc organise, le 20 mars, la première édition du «Tourism Now». Le focus sera fait sur la disruption au service de la relance touristique.

Comment sortir de la crise et comment transformer la Covid-19 en opportunité de renouveau pour le secteur ? C’est à ces deux questions que des professionnels du tourisme, qui prendront part à la première édition du «Tourism Now» entendent répondre. L’évènement, programmé le 20 mars prochain à Marrakech par le Club des dirigeants Maroc, réunira des opérateurs nationaux et internationaux mais aussi des partenaires tels que l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et le Centre de résilience des chercheurs et experts en tourisme. Le point focal de cette rencontre sera celui de « la disruption au service d’une relance touristique». Les challenges de cette activité sont en effet nombreux, amplifiés par les répercussions de la crise sanitaire, si bien qu’aujourd’hui, le secteur du tourisme marocain est considéré par le Fonds monétaire international, comme le quatrième le plus durement touché au monde.

C’est pourquoi, «l’objectif est de remettre la durabilité et l’inclusion sociale et économique comme leitmotive, ainsi réunir des professionnels et des universitaires pour présenter le meilleur scénario de relance d’une manière concertée», explique-t-on auprès du le Club des dirigeants Maroc. La relance doit, en effet, être amorcée en urgence afin de sauver les meubles en prenant en compte une donnée majeure: celle de la durabilité. Cette notion figure, justement, parmi les volets du programme de l’événement. En effet, des workshops traitant de sujets tels la durabilité au service de la disruption touristique, l’inclusion et disruption: nouveaux paradigmes pour une destination durable, La durabilité et le digital, l’expérience inclusive au service de la durabilité… «De nombreux observateurs gardent espoir pour l’année à venir, certains y voyant une belle opportunité de transformer le secteur du tourisme marocain», explique le Centre des dirigeants Maroc, précisant que Tourism Now «augure pour sortir de la crise que les professionnels avancent en marche serrée pour la conquête des marchés cibles du tourisme marocain».

Les voyants au rouge

Cette rencontre prend pour toile de fond, la morosité de l’activité touristique engendrée par l’avènement de la pandémie de la Covid-19. Entre janvier et novembre 2020, en effet, les revenus du tourisme national ont baissé de 51 %. Le pays recense l’arrivée de 142.000 touristes seulement, traduisant une chute de 82 % comparativement à la même période de l’année précédente. La majorité des arrivants étaient des Marocains résidant à l’étranger. Pendant la grande saison estivale, la baisse était de 98 % dans le rang des touristes étrangers et de 56 % des résidents. Concernant la perte d’emploi, ils sont plus de 35 % des travailleurs du tourisme à avoir perdu leurs emplois et, donc, leurs revenus. Les statistiques ont montré que les revenus ont baissé de 80 % en moyenne dans les entreprises marocaines de tourisme. Par ailleurs, l’espace aérien marocain est resté fermé, en dehors de quelques vols exceptionnels auxquels sont admis les touristes ayant une réservation d’hôtel. Le tourisme, un des principaux pourvoyeurs de l’économie nationale, avec environ 2 millions d’emplois directs et indirects, participe à hauteur de 11% du PIB national et mobilise près de 80 milliards DH de recettes voyages en devises par an.


Mines: Altus Strategies décroche trois nouveaux projets au Maroc

Altus Strategies, société de redevances minières basée au Royaume-Uni, annonce l’obtention de nouveaux projets d’exploration de cuivre et d’argent au Maroc. Ces projets totalisent une superficie de 252 km2 dans l’Anti-Atlas occidental du Royaume du Maroc, précise Altus Strategies, ajoutant qu’ils ont été attribués à sa filiale détenue à 100%, Aterian Resources Limited, à la suite d’un appel d’offres.

Ces projets sont considérés comme très prometteurs pour la minéralisation sédimentaire, explique Altus Strategies, précisant que la zone d’exploration de ces minéraux se trouve à Izougza, à 20 km au sud-est de la mine d’argent Zgounder.

“Nous avons obtenu le projet Izougza, d’une superficie de 24 km2, situé à environ 20 km au sud-est de la mine d’argent Zgounder, exploitée par la société canadienne Aya Gold & Silver Inc. Nous avons également obtenu les projets Azrar (85 km2) et Tata (143 km2), situés respectivement à environ 43 km et 50 km à l’est et au sud-est de la mine de cuivre de Tizert, exploitée par le groupe Managem”, explique le DG de la socité britannique Steven Poulton. “Avec l’octroi de ces projets, nous avons approximativement doublé notre propriété foncière à 511 km2 et augmenté notre portefeuille à sept projets de métaux de base et précieux au Maroc”, ajoute-t-il.

Signature à Rabat de conventions relatives au Programme national de constitution de coopératives agricoles

DEUX CONVENTIONS RELATIVES AU PROGRAMME NATIONAL DE CONSTITUTION DE COOPÉRATIVES AGRICOLES NOUVELLE GÉNÉRATION ONT ÉTÉ SIGNÉES LUNDI À RABAT.

Il s’agit d’une convention cadre relative au Programme national de constitution de coopératives agricoles nouvelle génération paraphée par le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, et la ministre du Tourisme, de l’artisanat du transport aérien, et de l’économie sociale, Nadia Fettah Alaoui.

La convention porte sur la mise en place et l’exécution d’un programme national visant à accélérer la création et le développement de coopératives agricoles nouvelle génération pour accompagner l’implémentation de la nouvelle stratégie agricole « Génération Green 2020-2030 ».

S’exprimant à cette occasion, M. Akhannouch a relevé que le ministère a œuvré dans le cadre du Plan Maroc Vert à fournir les capacités matérielles et d’encadrement aux organisations professionnelles, le cas des associations, des coopératives et des groupements d’intérêt économique, pour la réalisation de projets se rapportant notamment, aux filières de production.

Il a ainsi précisé que plus de 10.000 coopératives ont été créées pour la période 2015-2020, dépassant l’objectif initial du programme national de création de 10.000 coopératives agricoles, pour atteindre un cumul de 25.700 coopératives à aujourd’hui, ajoutant que son département reste engagé pour poursuivre et valoriser les acquis dans le cadre de la stratégie « Génération Green » lancée par SM le Roi Mohammed VI le 14 février 2020, qui donne la priorité au développement humain, avec la poursuite de la dynamique de développement agricole.

Pour sa part, Mme Fettah Alaoui a fait savoir que cette convention s’inscrit dans la continuité de la dynamique de création et de structuration des coopératives agricoles, soulignant que les deux ministères ont renouvelé les accords se rapportant au programme national de constitution de coopératives agricoles nouvelle génération pour la période 2020-2030.

Il s’agit d’une nouvelle génération de partenariat efficace et innovant, visant à faire de la coopérative agricole une entreprise capable de faire face à la concurrence et aux défis du marché, lui permettant de jouer pleinement son rôle en matière de création de richesse et d’emplois, a-t-elle soutenu.

Par la suite, une convention spécifique a été signée entre le directeur général de l’Office National du Conseil Agricole (ONCA), Jaouad Bahaji, et le directeur de l’Office de Développement de la Coopération (ODCO), Youssef Hosni, pour la mise en place et l’exécution du programme national de constitution de 18.000 coopératives agricoles entrepreneuriales nouvelle génération, à travers la mobilisation d’environ 1.100 conseillers agricoles publics et privés à l’horizon 2030.

Ladite convention a pour objectif la définition et la mise en œuvre de plans d’action conjoints pour faire passer ces coopératives du modèle classique vers un modèle dit « Business » pour les transformer en vraies entreprises productives, autonomes et performantes.

Il est prévu au titre de ces conventions de fournir l’accompagnement nécessaire pour le montage des dossiers de création des coopératives, pour la structuration des coopératives dans des unions de coopératives, et pour le renforcement des capacités de gestion et de bonne gouvernance.

La digitalisation des outils de conseil agricole développés par l’ONCA constitue un levier d’innovation important dans l’opérationnalisation et l’aboutissement de ce programme. Concrètement, il est question de trois outils fondamentaux, à savoir, la cartographie nationale digitale du conseil agricole, la plateforme virtuelle de communication et d’appui conseil (ARDNA) et la plateforme digitale de conseil agricole.

Les coopératives agricoles nouvelle génération offrent l’opportunité d’une plus grande intégration dans le marché national, voire international, et encouragent des pratiques de production certifiée et écologique. Elles sont également un des créneaux privilégiés pour encourager le développement de l’entreprenariat des jeunes ruraux.

Taqa Morocco : Un RNPG de 880 millions de dirhams en 2020

LE RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (RNPG) TAQA MOROCCO S’EST ÉTABLI À 880 MILLIONS DIRHAMS (MDH) AU TITRE DE L’ANNÉE ÉCOULÉE, EN BAISSE DE 16,5% PAR RAPPORT À 2019.

Cette performance tient compte du repli du résultat d’exploitation de 7,5% à 2,359 milliards de dirhams MMDH et du résultat financier de 8,4% à 564 MDH, indique le groupe dans un communiqué, précisant que le taux de marge nette consolidée s’est situé à 14,7%. La baisse du résultat d’exploitation s’explique principalement par l’impact de la réalisation de la révision majeure de l’Unité 5 sur le 4ème trimestre 2019, fait savoir la même source, notant que le taux de marge opérationnelle consolidé a progressé à 30,3%.

S’agissant du chiffre d’affaires consolidé, il s’est établi à 7,79 MMDH en 2020, en raison de la bonne performance de l’ensemble des unités tenant compte du plan de maintenance, de la diminution des frais d’énergie consécutive à l’évolution du prix d’achat du charbon sur le marché international, ainsi qu’à la réalisation de la révision majeure planifiée de l’unité 5 de 68 jours en 2019.

« Une année 2020 sans précédent, marquée par une disponibilité record pour la deuxième année consécutive dans un contexte de crise sanitaire confirmant la robustesse du business model de Taqa Morocco qui réalise une performance industrielle en progression continue et enregistre des indicateurs financiers résilients », a indiqué Abdelmajid Iraqui Houssaini, président du Directoire de Taqa Morocco, cité par le communiqué.

En social, le résultat net a augmenté de 10,1% à 816 MDH en 2020, en raison de la bonne performance opérationnelle des Unités 1 à 4 et la baisse des dotations aux amortissements consécutive à la signature de la prorogation du contrat de fourniture d’énergie électrique (PPA) des unités 1-4.

Cette hausse est attribuable aussi à la progression du résultat financier de 31,5% à 281 MDH, suite à l’augmentation de la distribution de dividendes de la filiale JLEC 5&6 pour un montant de 132 MDH et par la hausse des charges d’intérêt, essentiellement dû au tirage de la dette afférente au droit de jouissance complémentaire pour un montant de 1,5 MMDH. Et de conclure que le directoire de Taqa Morocco propose de soumettre à l’approbation de l’Assemblée générale Ordinaire la distribution d’un dividende de 35 dirhams par action. Ce dividende sera mis en paiement au pus tard au 23 juillet 2021.

Viandes rouges : la filière a généré un chiffre d’affaires de 27 milliards de DH

  • LA PRODUCTION A AUGMENTÉ DE 51,5% À 606 000 TONNES À FIN 2019.
  • LES INVESTISSEMENTS ONT ATTEINT 1022 MDH.
  • PLUSIEURS CHANTIERS SONT EN COURS, À L’INSTAR DE LA MISE EN ŒUVRE DES RÉSULTATS DU SCHÉMA DIRECTEUR RELATIF AUX ABATTOIRS ET MARCHÉS DES BESTIAUX PRIORITAIRES.

Tout comme les autres filières, celle des viandes rouges a bénéficié d’un programme spécifique qui rentre dans le cadre du Plan Maroc Vert. Parmi ses objectifs : augmenter la production et donc la consommation, à travers l’amélioration de la productivité. Ainsi, le chiffre d’affaires généré par la filière a atteint 27 milliards de DH, pour une valeur ajoutée de 15 milliards en 2019.

Avec une production de 606 000 tonnes à fin 2019, la filière a réalisé un bond de 51,5% par rapport à 2008, année prise comme référence avant le PMV. Elle a accaparé de lourds investissements, de l’ordre de 1022 MDH, contre seulement 169 MDH sur la même période d’étude. Cette décennie a nécessité 44 millions de journées de travail et a affiché une productivité de 601 DH/jour de travail.

De 2009 à 2019, l’interprofession a essayé tant bien que mal de mettre l’accent sur la valorisation de la filière. Elle compte ainsi 5 abattoirs modernes d’une capacité totale de 60 000 tonnes/an, 57 ateliers de découpe, 92 établissements de transformation des produits à base de viandes, 24 boyauderies, 26 ateliers de boucherie et 34 ateliers de préparation de viandes hachées. Tout cela pour un investissement de 482 MDH.
Le PMV a accordé plusieurs subventions à différentes échelles. Elles ont concerné l’acquisition de matériels d’élevage tels que broyeurs, mélangeurs, unité d’aliments de bétails annexée à la ferme, ensileuses, mélangeur distributeur ; l’acquisition de matériels d’insémination artificielle tels que conteneurs de conservation de semences, kit d’IA, vêleuses…; la construction de bâtiments d’élevage tels que les étables modernes ou traditionnels, bergeries, chèvreries ; la production des reproducteurs sélectionnés (bovins, ovins, caprins) ; la construction et l’équipement des abattoirs de viandes rouges, des unités de découpe de viandes rouges et celles de transformation des viandes rouges.
A côté de cela, plusieurs chantiers sont en cours de réalisation dont notamment la mise en œuvre des résultats du schéma directeur relatif aux abattoirs et marchés des bestiaux prioritaires, la poursuite de la mise en œuvre des programmes d’amélioration génétique afin d’augmenter la productivité du troupeau, l’identification du cheptel et l’encouragement de l’exportation des produits de la filière. La filière œuvre avec le ministère de l’agriculture afin d’élaborer un contrat programme fourrage ; entend poursuivre la réalisation des programmes de formation au zoopole (centre de formation de Ain Jemaa, situé à Casablanca) et prévoit aussi de concevoir et d’accélérer les programmes de recherche et développement.

OCP obtient un financement de 350 millions de dollars auprès d’Afreximbank

Le groupe OCP vient de décrocher un financement de 350 millions de dollars (plus de 3 milliards de DH) auprès d’Afreximbank. Les détails.

Le géant industriel marocain a récemment signé un accord de financement d’un montant de 350 millions de dollars avec Afreximbank. Dans le détail, il s’agit d’une enveloppe qui vise à renforcer l’expansion du groupe marocain en Afrique subsaharienne. « Ce partenariat avec un groupe panafricain majeur, leader mondial dans le secteur des mines et des engrais, qui a déjà une présence importante sur le continent africain, témoigne de l’engagement d’AfreximBank en faveur de la facilitation du développement des exportations sur le continent et de la promotion du commerce et des investissements intra-africains », a assuré Pr. Benedict Oramah, Président d’Afreximbank, ajoutant que ce partenariat avec le groupe OCP représente aussi une importante transaction visant à soutenir le développement de l’agriculture africaine.

« Ce partenariat a également une valeur symbolique puisqu’il marque le début d’une relation étroite et fructueuse entre Afreximbank et le groupe OCP. Il marque aussi le début d’une relation forte et solide entre la banque et le Maroc », a-t-il poursuivi. Pour rappel, Afreximbank est une institution financière panafricaine, basée au Caire en Égypte, et dont la mission est de soutenir le financement et le développement du commerce intra-africain et aussi des exportations hors du continent.

Adoption à l’unanimité de la loi-cadre sur la protection sociale

Le projet de généralisation de la protection sociale suit son circuit législatif avec l’adoption de la loi-cadre par la Chambre des conseillers. Retour sur les détails de ce vaste chantier et cette révolution sociale qui soutiendra les plus vulnérables.

C’est parti pour le vaste chantier de généralisation de la protection sociale. La Chambre des conseillers a adopté en séance plénière, mardi 9 mars 2021, à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Ce texte, «élaboré en application des hautes orientations royales, représente une révolution sociale qui marquera un tournant décisif dans la réforme du système de la protection sociale au Maroc, dans la perspective d’élargir son impact direct sur les citoyens à même de réduire la pauvreté, de lutter contre la vulnérabilité et de soutenir le pouvoir d’achat des ménages», a indiqué, à cette occasion, M. Benchaâboun.

Près de 22 millions de Marocains, dont 11 millions de Ramedistes et 11 millions de professionnels, commerçants, agriculteurs, artisans traditionnels et de personnes exerçant une activité libérale, bénéficieront d’une assurance maladie obligatoire (AMO) avec les mêmes services et paniers de soins dont bénéficient actuellement les travailleurs du secteur privé.

L’Etat supportera les droits d’affiliation des 11 millions de Ramedistes pour une enveloppe annuelle d’environ 9 milliards de dirhams, soit une augmentation annuelle de 7 milliards par rapport aux dépenses liées à l’achat de médicaments dans le cadre du système actuel de Ramed, a précisé le ministre, notant que 4,2 milliards de dirhams ont été alloués à cet égard au titre de la loi de Finances de 2021.

Elargissement des systèmes de retraite

L’ensemble des familles, surtout celles en situation de pauvreté et de précarité, qu’elles soient avec des enfants ou non, bénéficieront des indemnités de protection des dangers relatifs à l’enfance ou des indemnités forfaitaires et ce, sur la base du registre social unique (RSU) pour un meilleur ciblage. Cet appui coûtera environ 20 milliards de dirhams, dont 14,5 milliards consacrés aux allocation familiales.

Dans la même optique, la loi-cadre stipule l’élargissement de la base des adhérents aux systèmes de retraite aux personnes exerçant une activité et ne bénéficiant pas d’une pension, à travers l’accélération de la mise en place du système de retraite pour la catégorie des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées, qui exercent une activité libérale, a relevé M. Benchaâboun.

Il s’agit également de la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable à travers la simplification des conditions d’octroi de cette indemnité et l’élargissement de la base des bénéficiaires.

Les professionnels des parcs aquatiques montent au créneau

Au même titre que les hammams, les salles de sport et l’événementiel, les professionnels des parcs aquatiques sortent enfin de leur silence pour dénoncer leurs conditions économiques et sociales catastrophiques conséquentes à la crise du Covid-19.

Ces professionnels viennent d’annoncer leur regroupement pour créer un collectif afin de défendre leur activité. Dans ce contexte, et après une année difficile en 2020, ils redoutent une deuxième année de fermeture dans la perspective de la future saison estivale alors que de nombreux sites hôteliers et touristiques non moins risqués ont déjà vu leurs activités reprendre.

Vecteur de développement touristique local à travers une présence dans plusieurs villes au Royaume et plus de 200 emplois par parc, ce secteur a été en plus exclu de toutes les aides gouvernementales allouées aux opérateurs touristiques.

A peine élu président de l’Association marocaine des parcs aquatiques et de loisirs, Issame Kiouder explique: «Le secteur des parcs aquatiques est une activité fragile de par son caractère saisonnier. Elle a été fortement touchée par la crise de Covid et la série des fermetures. Exclue des aides gouvernementales, elle fait face à des difficultés financières majeures. Aujourd’hui, les entreprises opérant dans le secteur sont menacées de faillite».

Et d’ajouter: «Nous souhaitons initier un dialogue avec les autorités de tutelle pour les sensibiliser sur la problématique de notre activité et solliciter un dispositif d’aide à l’instar des autres secteurs économiques, notamment touristiques, dans le cadre du Comité de Veille Economique».

C’est ainsi que la nouvelle association sollicite de nombreuses actions publiques pour sauver le secteur. Notamment un soutien de l’Etat via une subvention financière urgente, l’exonération des impôts et taxes locaux, la suspension des échéances des crédits bancaires et l’éligibilité au fonds spécial du Covid-19 géré par les ministères de l’économie et des finances.