Souss-Massa: les grands barrages toujours déficitaires

Malgré l’évolution du taux de remplissage des barrages à 32,1%, avec des apports de 148 millions de m3, ceux qui disposent de capacités de stockage conséquentes, notamment Youssef Ben Tachfine à Tiznit, avec 298 millions de m3, et Abdelmoumen à Taroudant, avec 198 Mm3, ne sont remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%.

À l’instar du scénario de novembre 2014, les pluies survenues du 4 au 10 janvier dans la Région Souss-Massa ont permis à ce territoire d’éviter la catastrophe de l’épuisement de ses retenues d’eau stockées dans les principaux barrages. Comment se portent les retenues après les récentes précipitations ? En se référant à la situation journalière des principaux barrages de la région, arrêtée mardi 12 janvier à 8h00, le taux de remplissage s’est élevé à 32,1%. Autrement dit, 67% de la capacité totale de stockage demeure vide en raison de la problématique structurelle du stress hydrique (déficit critique de pluviométrie et succession annuelle de sécheresse). C’est pourquoi les apports actuels ne sont salutaires qu’à court et à moyen termes pour la région, en attendant la mise en service prévue, en mars ou avril 2021, de l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer destinée à l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir, mais aussi à l’irrigation agricole. La capacité de production initiale de cette station est de 275.000 m3/j à raison d’un débit 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable et d’un autre de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. À noter aussi qu’aucune donnée n’est pour le moment disponible sur l’épuisement des nappes phréatiques ou sur leur niveau de récupération suite aux dernières précipitations.

La demande en eau en hausse

Parallèlement, la demande en eau devrait connaître une augmentation après la levée des différentes restrictions. Pour ce qui est des limitations ménagères, la pénurie d’eau a entraîné la programmation d’une coupure quotidienne d’eau potable, depuis plus de trois mois, au niveau des communes formant le grand Agadir entre autres de 22h à 6h. Concernant les restrictions agricoles, l’irrigation est à l’arrêt depuis décembre 2019 et juillet 2017 au niveau des barrages de Youssef Ben Tachfine à Tiznit et de Abdelmoumen à Taroudant, tandis que la dotation en eau à usage agricole consacrée au périmètre de Sebt El Guerdane (Taroudant) a été réduite de plus des deux tiers, soit environ 70%, au départ du barrage d’Aoulouz. À cela s’ajoute la reprise attendue de l’activité touristique à Agadir d’ici la prochaine saison estivale puisqu’actuellement la majorité de la capacité litière, estimée à plus de 30.908 lits, de la destination est hors service en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Deux grands barrages toujours en déficit

Aujourd’hui, sur les 730 millions de m3 (Mm3) de capacité totale des barrages de la région, le volume actuel de réserves d’eau se situe à 234 Mm3 après l’épisode pluviométrique enregistré du 6 au 12 janvier 2021. De ce fait, les apports totaux ont cumulé 148 Mm3 durant cette période alors que les plus grands apports ont été respectivement enregistrés au niveau du barrage d’Aoulouz avec 37 Mm3, suivi du barrage Mokhtar Soussi avec 32 Mm3, Youssef Ben Tachfine avec 29 Mm3, Abdelmoumen avec 28 Mm3 et Prince Moulay Abdellah avec 12,9 Mm3. Le reste est réparti entre les petits barrages d’Imi El Kheng et Dkhila. Malgré cette évolution de 14% à 33% du taux de remplissage durant ce mois de janvier, les barrages disposant de capacités conséquentes de stockage, allusion faite au barrage de Youssef Ben Tachfine à Tiznit, d’une capacité de 298 Mm3, et Abdelmoumen sur Oued Issen (Taroudant), d’une capacité de 198 Mm3 où l’ONEE a lancé la réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage (STEP)- ne sont actuellement remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%. À noter que le taux de remplissage de ces deux barrages était de respectivement 14,2% et 3,6% au début du mois.

Le stockage évoluera de 730 à 1.040 Mm3

Pour le reste, le barrage Prince Moulay Abdellah, classé troisième en termes de capacité de stockage, est rempli à hauteur de 32%. Il est suivi par celui d’Aoulouz, dont le taux de remplissage est arrivé à 56,9%. Ce barrage est actuellement sous pression en raison de la sécurisation des besoins en eau potable du Grand Agadir depuis celui-ci, et des besoins d’irrigation agricole en faveur du périmètre agricole de Sebt El Guerdane à Taroudant. Le barrage Mokhtar Soussi est rempli à hauteur de 86,7%. Par ailleurs, la capacité de stockage, qui est actuellement de 730 Mm3 grâce à la réalisation de 8 barrages, est appelée à évoluer pour se situer à 1.040 Mm3. C’est dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 que cette capacité augmentera après la mise en service du barrage Sidi Abdellah, qui offre une capacité de 10 Mm3, de la surélévation du barrage Mokhtar Soussi, qui permettra d’augmenter sa capacité à 200 Mm3, et de la construction du barrage Tamri, d’une capacité de 150 Mm3.

Relance touristique au Maroc: les trois marchés « très porteurs »

Pour préparer la reprise du tourisme, l’Office national marocain du tourisme étudie toutes les niches porteuses. Entre autres, trois marchés émetteurs bénéficient d’un

grand intérêt. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne, d’Israël et du Portugal. Les raisons de ce choix.

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) prépare activement la relance du secteur touristique, l’un des plus affectés par les effets collatéraux de la pandémie de la Covid-19. Pour se donner les moyens d’une reprise rapide, l’Office entend étudier de près trois marchés émetteurs qu’il juge «très porteurs». Une étude devrait être menée dans ce sens par un prestataire externe, pour se pencher sur les potentialités de l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud et Guinée), d’Israël et du Portugal. «Des marchés internationaux jeunes, qui ont des affinités culturelles, historiques et politiques avec le Maroc, mais également des potentialités à l’export et une proximité géographique qui permettent d’y conquérir rapidement des parts de marché », est-il considéré par l’Office. Pour ce qui est de l’Afrique, par exemple, l’ONMT a décidé de s’y positionner parce que le continent se profile comme le moteur de la croissance au cours du siècle à venir. Avec plus d’un milliard d’habitants, soit le 2e continent le plus peuplé au monde, ainsi qu’un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, l’Afrique soutiendra inéluctablement la croissance démographique et économique du monde, surtout qu’elle dispose d’une classe moyenne importante et en constante hausse, constate l’Office. Au niveau touristique, le potentiel est énorme.

500.000 touristes Africains par an

En effet, l’Afrique ne représente actuellement que 500.000 arrivées touristiques au Maroc et l’Afrique subsaharienne que 2% de ces arrivées, sur 10 millions de touristes que reçoit annuellement le royaume. Selon l’Office, ce niveau pourra facilement être relevé en raison des efforts d’intégration et de co-développement récemment opérés par le royaume qui ont mené à la levée ou à l’amélioration des conditions d’obtention de visas et du lancement de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECA) . Pour ce qui est du marché portugais, même s’il figure parmi les marchés émetteurs classiques de touristes internationaux, l’Office estime qu’«il est nécessaire d’affiner la connaissance et la compréhension du comportement des touristes portugais afin d’aller y glaner plus de part de marché». Concernant le marché israélien, l’Office souligne que c’est un pays qui représente un potentiel considérable à saisir. En effet, en 2019 sur une population de 9,136 millions d’habitants 8,473 millions sont partis en voyages touristiques a l’étranger et ont dépensé 9,765 millions de US$ (environ 100 MDH). Ce nombre de voyages a connu un taux de croissance annuel moyen de 13% sur les 5 dernières années et les cinq premières destinations touristiques préférées des voyageurs israéliens sont I’Italie, la Turquie, la Thaïlande, les États-Unis et l’Égypte. «Si la Turquie et l’Égypte, deux des principaux concurrents du Maroc, reçoivent chacun une moyenne de 400 000 voyageurs israéliens par an, c’est que le royaume peut également y arriver», relève l’ONMT.

Fort potentiel du marché israélien

En tous cas, les dernières évolutions dans la relation diplomatique et économique entre les deux pays permettront certainement d’activer la demande touristique du marché israélien qui montre dores et déjà un grand intérêt pour les destinations ayant des attributs proches du Maroc. Il devient donc primordial d’étudier ce marché pour y activer les segments les plus porteurs dans le cadre de la relance de l’industrie touristique nationale, souligne l’Office. Sur ces trois marchés, le prestataire de service choisi aura pour mission de réaliser une enquête de terrain qui permettra de fournir un profil détaillé des touristes, d’expliquer et d’illustrer clairement leur comportement d’achat et de voyage et de réaliser une segmentation opérationnelle à laquelle s’adjoindra un focus sur l’analyse des perceptions de la destination et de son portefeuille produit.

90 jours pour mener l’étude

L’étude devant être menée autour de ces trois marchés, sur une période estimée à priori à trois mois, devrait permettre d’évaluer la position de la destination par rapport à la concurrence dans le pourtour méditerranéen, à travers une analyse concurrentielle. Elle déterminerait de même le couple produit/destination, afin d’orienter les investissements marketing à opérer. Du côté de l’accueil, c’est-à-dire de l’incoming, les destinations touristiques marocaines à étudier par le prestataire sont Tanger, Saïdia, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Agadir, Dakhla et Azilal. Et les produits ciblés sont le golf, le bien-être, les sports nautiques, la nature, l’aventure, le tourisme religieux et le shopping.

Leconomiste.com - Le premier quotidien économique du Maroc

 

Maroc: Baisse de 7% de la croissance économique en 2020

L’économie marocaine a été rudement malmenée par la crise sanitaire en 2020. Elle a en effet connu un repli de 7% l’année dernière contre une hausse de 2,5% en 2019, indique le HCP dans une note sur la situation économique en 2020 et ses perspectives en 2021.

Dans le détail, au niveau du secteur non agricole, les activités profondément touchées par la pandémie auraient été celles fortement dépendantes de la demande extérieure, notamment des pays européens, souligne le HCP. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses activités annexes, des industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME), des industries du textile et habillement, du commerce et du transport.

Concernant les activités industrielles, un repli de 7% de leur valeur ajoutée a été noté en 2020 contre une hausse de 2,8% un an auparavant. En revanche, la valeur ajoutée du secteur de l’industrie agroalimentaire, aurait connu en 2020 une amélioration, en enregistrant une modeste croissance de l’ordre de 0,6% en 2020 contre une évolution de 1,1% l’année précédente.

Globalement, la valeur ajoutée du secteur primaire a accusé une baisse plus prononcée en 2020 (-7,1%) qu’en 2019 (-4,6%), contribuant encore une fois négativement à la croissance du PIB (-0,9 point).

Croissance : Les projections du HCP pour 2021

Après une année 2020 difficile, la croissance devrait être de retour au Maroc. C’est ce qu’indique le HCP dans une note sur Budget économique prévisionnel 2021.

L’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 4,6% en 2021, après une récession de 7% au cours de l’année écoulée, prévoit ainsi le HCP. “Tenant compte d’une évolution de 4,7% prévue des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4,6% en 2021”, précise le HCP.

Les perspectives économiques nationales en 2021 tiennent compte, en plus de l’évolution économique nationale et internationale, des hypothèses portant sur l’évolution de la campagne agricole 2020-2021 et sur les nouvelles mesures et dispositions annoncées dans la Loi des Finances 2021. Pour la campagne agricole 2020/2021, le HCP se base sur un scénario d’une production céréalière moyenne de 75 millions de quintaux.

Challenge.ma

La Banque mondiale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier

Bonne nouvelle pour les autorités de la région de Rabat-Salé-Kénitra. La Banque mondiale apporte, en effet, son soutien à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier.

La Banque mondiale poursuit son soutien en faveur du développement du royaume. Dans ce sens, l’institution financière internationale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier. Notons que le gouvernement a lancé plusieurs stratégies nationales, dont le Plan national de gestion intégrée du littoral (PNL), qui vise à réconcilier protection de l’environnement et activités économiques, dans le but de promouvoir un développement résilient, inclusif, durable et efficace du littoral du pays. « Pour permettre le déploiement de cette stratégie à l’échelle régionale, la Banque mondiale apporte depuis 2019, avec le soutien du gouvernement italien, une assistance analytique et technique en appui à l’élaboration du premier schéma régional du littoral dans la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce dispositif porte une vision régionale dans le but de promouvoir le développement durable des côtes et couvre un certain nombre d’activités, de secteurs et de modes d’utilisation du territoire (gestion des ressources naturelles, ports, tourisme, urbanisme, pêche…) », souligne la Banque mondiale.

Jesko Hentschel, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, fait remarquer que la gestion durable du littoral est l’un des piliers du développement territorial du Maroc. « Dans le même temps, il faut impérativement identifier les sources potentielles de création d’emplois et de revenus encore inexploitées, surtout dans le contexte post-COVID, afin d’enrichir les stratégies de promotion d’activités économiques durables le long des côtes », poursuit-il. On apprend que pour concevoir ce schéma régional et affiner sa portée et ses objectifs, la Banque mondiale a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement et les autorités régionales du Maroc dans le but d’organiser de vastes consultations avec différentes parties prenantes de la mise en valeur du littoral, notamment des pêcheurs, des associations professionnelles, des organisations de la société civile, des scientifiques et des agriculteurs.

De même, les documents relatifs à l’utilisation et à l’aménagement du territoire ont été examinés pour identifier les zones de la région les plus exposées à la pollution et au changement climatique le long du littoral et dans l’arrière-pays proche. La Banque mondiale indique que la phase de diagnostic, achevée en janvier 2020, a abouti à un certain nombre de constats assez convaincants : la concentration croissante d’habitants le long du littoral (les deux tiers de la population régionale) et les activités connexes qui en découlent menacent l’écosystème côtier et appellent à des mesures urgentes pour atténuer l’empreinte de l’homme et renforcer la résilience des côtes. Par ailleurs, plusieurs sources potentielles de développement, notamment dans le tourisme vert, restent inexploitées.

« Forte de ces observations et des remontées d’information des différentes parties prenantes, l’équipe de la Banque mondiale a défini une feuille de route jusqu’en 2040 pour atteindre les objectifs de long terme de mise en valeur du littoral régional », apprend-t-on. Dans le détail, l’introduction d’un modèle de gouvernance intégrée des côtes, conforme aux stratégies nationales, ainsi que la préservation et la réhabilitation des écosystèmes par des investissements majeurs sont des moyens qui sont envisagés actuellement.

« À cette fin, des mesures complémentaires seront introduites, pour mieux sensibiliser les différents acteurs à la menace environnementale ou pour intégrer des mesures de sauvegarde dans les plans d’urbanisme afin de prévenir la dégradation des côtes. Des investissements initiaux prioritaires sont également prévus pour promouvoir des activités vertes et durables le long du littoral au titre du schéma pour la région Rabat-Salé-Kénitra. Ces investissements couvriront un large éventail d’activités, dont l’organisation de la pêche artisanale et la formation des pêcheurs aux meilleures pratiques, la réhabilitation écologique des zones humides côtières, la construction d’usines de traitement des eaux usées dans certaines localités, la stabilisation biologique des dunes ou encore le recyclage et la valorisation des déchets en plastique », précise la Banque mondiale.

On apprend aussi qu’avec le gouvernement, la Banque mondiale a conçu un guide méthodologique pour la définition de schémas régionaux du littoral afin d’étendre cette approche innovante et intégrée de la gestion des côtes à d’autres régions. Ce guide, mis à la disposition des autorités et des décideurs locaux, permet de normaliser le processus d’élaboration de ces schémas régionaux en respectant les principes de la gestion intégrée des zones côtières tout en tenant compte des spécificités et des contraintes locales.

LVE

Pêche maritime : ONP poursuivra la modernisation de la commercialisation en 2021

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OFFICE NATIONAL DES PÊCHES (ONP), RÉUNI MARDI, A APPROUVÉ LE PLAN D’ACTION 2021 QUI VISE À POURSUIVRE L’AMÉLIORATION ET LA MODERNISATION DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE MARITIME.

Tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, le Conseil a également approuvé le budget afférent à ce plan d’action dans lequel l’Office prévoit le déploiement de la feuille de route portant sur la refonte du processus de commercialisation.

Il s’agit notamment, du renforcement du cadre réglementaire, d’une offre de services à terre plus pointue, de la restructuration de l’activité du mareyage et de la digitalisation de la criée, précise l’ONP dans un communiqué.

L’Office poursuivra aussi le programme de mise à niveau et de maintenance des équipements et infrastructures de commercialisation afin qu’ils continuent de répondre aux meilleurs standards, fait savoir la même source.

Pour développer le réseau de commercialisation, il est prévu de procéder à l’achèvement de la construction de la halle d’Essaouira, de construire une nouvelle halle au port de Lamhiriz et de réaliser l’extension de la halle au poisson de Tarfaya.

Le réseau relatif à la deuxième vente sera renforcé à travers l’extension du marché de gros au poisson de Casablanca afin qu’il puisse accompagner le développement de l’activité.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’efficacité énergétique engagée par l’ONP, il est prévu d’équiper certains villages de pêcheurs (VDP) et points de débarquement aménagés (PDA) du Sud en centrales photovoltaïques.

Le Conseil d’administration s’est également penché sur le déploiement de la démarche « Qualité-Sécurité-Environnement » prévu en 2021 à travers la généralisation de l’agrément sanitaire des halles et marchés de gros au poisson et le maintien des agréments existants.

En outre, une réflexion sur le repositionnement stratégique de l’ONP a été entamée afin de donner à l’institution une nouvelle impulsion et lui permettre de remplir au mieux la mission qui lui est dévolue en tant que bras opérationnel des pouvoirs publics pour le développement de la filière pêche.

Impacts Macro-économiques du « Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 MMDH »

LE PACTE NATIONAL POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI A PEU D’IMPACT SUR L’INFLATION, PARTICULIÈREMENT SUR LE COURT TERME, ESTIME CDG CAPITAL INSIGHT.

« Les risques inflationnistes restent contenus sur le court terme, et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et le long terme », explique CDG Capital Insight dans sa récente note d’analyse intitulée « Impacts macro-économiques du Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 milliards de dirhams (MMDH) ».

Le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

Selon la note d’analyse, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole.

Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme à des chocs d’offre alimentaire qu’à la demande ou bien à une impulsion monétaire, souligne la même source, notant que l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments oriente vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande. Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi, une pression inflationniste à moyen et long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale compte tenu de la structure du panier de l’IPC.

De surcroit, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen et long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

Légalisation du cannabis : Argument démagogique ou réel combat ?" par  Telquel.ma

Démission du PDG et du directeur général du laboratoire chinois Sinopharm

Coté à la Bourse de Hong Kong, le laboratoire pharmaceutique chinois Sinopharm, avec qui le Maroc a conclu un partenariat pour la campagne de vaccination anti-Covid-19, a annoncé la démission de deux de ses dirigeants dans un communiqué publié par la société.

Changement de tête au sein du partenaire chinois du Maroc dans sa campagne de vaccination. Dans deux communiqués distincts publiés le 12 janvier, le conseil d’administration du groupe pharmaceutique public chinois Sinopharm annonce les démissions de Li Zhiming ainsi que de Li Hui, occupant pour le premier la fonction de président directeur général, tandis que le second est directeur général et membre du comité stratégique et du comité d’audit.

Le motif des deux départs est le même pour les deux désormais ex-dirigeants, justifiés par “des raisons personnelles”. Leurs démissions ont pris effet “immédiatement”.

Aucun désaccord

Le communiqué relatif au départ de Li Zhiming évoque que ce dernier a confirmé n’avoir “aucun désaccord avec le conseil d’administration” et qu’aucune question liée à son départ “n’a attiré l’attention des actionnaires et des créanciers de la compagnie”.

Le remplaçant du PDG a été nommé dans la foulée, le même jour, en la personne de Yu Qingming, 56 ans. Ce dernier était auparavant directeur exécutif du géant pharmaceutique chinois. La communication précise que la société continuera de mener le cours normal de ses opérations.

Premier groupe chinois à avoir fait part de chiffres concernant l’efficacité de son vaccin, estimée à 79,43 %, Sinopharm a vu son produit faire l’objet d’une approbation “conditionnelle” à une utilisation d’urgence accordée le 31 décembre par le régulateur chinois. Cinq millions de personnes en Chine, considérées à “forts risques” avaient pu déjà bénéficier de l’injection du vaccin.

Le dossier du vaccin chinois “encore à l’étude” au Maroc

Engagé à fournir des millions de doses au Maroc, Sinopharm n’a toujours pas vu son produit recevoir l’aval de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), dépendant du ministère de la Santé marocain. “Le dossier d’approbation est encore à l’étude” par la Commission nationale d’autorisation de mise sur le marché, nous a confirmé l’un des membres, ce 13 janvier.

Après l’annonce des deux démissions, les actions de Sinopharm cotées à la bourse de Hong Kong ont perdu 1,8 % de leur valeur.

Covid-19 : ce que l’on sait du prix des vaccins

Quel est le prix des vaccins à l’unité et quels accords ont été passés entre les États et les laboratoires pharmaceutiques ? Des chiffres sous le sceau du secret afin de laisser aux fabricants les coudées franches pour négocier.

Elle s’était justifiée en avançant avoir été “transparente, peut-être trop transparente”. Le 17 décembre, alors ciblée par les critiques de l’opposition nationaliste flamande qui l’accusait de ne pas avoir prévu suffisamment de fonds pour l’achat des vaccins, la secrétaire d’État belge au Budget et à la protection des consommateurs Eva De Bleeker a voulu remettre les pendules à l’heure. Et c’est par le biais de son compte Twitter que la clarification a eu lieu.

Une valse à trois temps où elle annonce d’abord : “Comme je l’ai dit quarante fois en commission, il y a suffisamment de marge dans les provisions (…) pour financer les vaccins.” Pour ajouter à sa démonstration, elle publie ensuite un tableau où figure le détail des contrats signés entre la Belgique et les laboratoires pharmaceutiques, des quantités commandées jusqu’au prix unitaire des doses.

L’erreur ne passe pas inaperçue et, dans la foulée, le message est supprimé. C’est que ces données font normalement l’objet de clauses de confidentialité entre les parties et sont secrètement couvertes par l’industrie pharmaceutique. 

Accords internationaux et confidentialité

Dans le détail, le prix des doses commandées par la Belgique était donné comme suit : 1,78 euro l’unité pour AstraZeneca, 7,56 euros pour Sanofi/GSK, 10 euros pour Curevac, 12 euros pour Pfizer-BioNTech. En revanche, pour Johnson & Johnson et Moderna, les prix avancées ont été publiés en dollars américains : respectivement 8,50 $ (6,90 euros ou 75 dirhams) et 18 $ (14,7 euros ou 159 dirhams). L’ensemble pour un coût dépassant les 279 millions d’euros concernant l’approvisionnement de 33,5 millions de doses.

Appelée à se justifier devant la Chambre sur ce que certains médias belges ont qualifié “d’erreur politique”, la secrétaire d’État au Budget a défendu qu’il ne s’agissait pas “d’un tableau définitif officiel”. 

Il reste difficile de prévoir avec exactitude le prix des doses des vaccins acquis par les États et plus encore le montant global des partenariats noués avec les laboratoires pharmaceutiques établis sur plusieurs millions de doses. “Le Maroc étant lié par des accords internationaux, portant notamment sur la confidentialité et les transactions commerciales, il n’est pas possible de divulguer le prix auquel l’État marocain achètera ce vaccin”, avait éludé le ministre Khalid Aït Taleb lors d’un entretien accordé à TelQuel courant décembre.

Au Maroc, la gratuité a été instaurée pour la campagne de vaccination attendue ces prochaines semaines. Et à Khalid Aït Taleb de poursuivre, concernant le coût de l’acquisition du vaccin développé par Sinopharm CNBG : “La non-divulgation du prix s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde des intérêts chinois.” Ces clauses de confidentialité, pour les laboratoires, sont demandées afin de conserver des marges de négociation avec leurs autres clients.

C’est ainsi que pour le vaccin Pfizer-BioNTech, l’agence Reuters annonçait en décembre que l’Union européenne avait passé commande de 300 millions de doses pour un montant de 15,50 euros l’unité. Un tarif en dessous de ce que devront payer les États-Unis où 100 millions de doses ont été achetées pour 19,50 euros.

Un bien public ?

Toutefois, il reste nécessaire de distinguer les accords passés entre un État et un laboratoire pharmaceutique, qui se basent sur un certain prix à l’unité, du tarif une fois le produit mis sur le marché. Ces derniers pourront même être amenés à changer. 

En Chine, les vaccins font partie d’un maillage général de la diplomatie sanitaire que Pékin entend déployer, notamment dans les pays en développement. En mai déjà, le président chinois Xi Jinping avait proposé de fournir le vaccin chinois comme un “bien public”, donc à un prix “abordable. En août, Liu Jingzhen, le président de Sinopharm — une entité publique chinoise — annonçait que la double dose du produit coûterait 140 dollars (soit approximativement 115 euros, ou 1230 dirhams) une fois sur le marché.

Un vaccin qui serait toutefois vendu bien plus cher que le second commandé par le Maroc, celui développé par AstraZeneca-Oxford. L’approvisionnement marocain du vaccin se fera par l’Inde et son fabricant industriel Serum Institute of India (SII), comme l’indiquait l’autorisation d’urgence de mise sur le marché émise par le ministère de la Santé le 6 janvier.

Son PDG, Adar Poonawalla, annonçait récemment que les 100 premiers millions de doses qui sortiront de l’usine pharmaceutique seront destinées au gouvernement indien au “prix spécial” de 200 roupies, soit environ 25 dirhams, tandis que les doses vendues sur le marché privé devraient coûter 1000 roupies (environ 120 dirhams).

Si ces propos ont rapidement fait l’objet d’un démenti de la part du gouvernement indien, ces chiffres permettent de donner une indication. En Europe, à titre d’exemple, AstraZeneca avait déclaré fin novembre que son vaccin serait initialement commercialisé en France “à prix coûtant”, soit aux alentours de “2,5 euros”.