Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced

Engagé en faveur d’un système économique mondial équitable et propice au développement

Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced en faveur d’un système économique, commercial et financier mondial plus équitable et plus propice au développement. Une confirmation faite par Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, lors de sa présentation de la déclaration du Maroc à la 15ème session de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) tenue en ligne.

Une intervention à travers laquelle le Royaume a mis en avant son approche proactive dans la gestion de la pandémie de Covid-19. M. Zniber indique que dans cet esprit, la Cnuced est bien placée pour répondre aux nouvelles difficultés liées à la santé, la migration, aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques qui se répercutent sur le développement. Il a par ailleurs souligné les multiples défis liés au contexte particulier dans lequel se tient cette conférence, plaidant pour une série «d’actions prioritaires à prendre», notamment la promotion d’une action internationale visant à accroître la cohérence et la cohésion des systèmes commerciaux, financiers et monétaires internationaux, ainsi que la gouvernance économique et monétaire, outre l’accroissement de l’aide publique au développement à un niveau permettant aux pays du Sud, notamment africains, d’assurer le financement adéquat de leur politique de développement.

Morocco Now: la nouvelle force du Maroc à l’international

En marge de sa participation à l’expo 2020, organisée à Dubaï, le Maroc lance officiellement sa marque d’investissement et d’export «Morocco Now». Objectif : faire rayonner le Royaume en tant que force industrielle et exportatrice, en misant sur ses atouts de destination d’affaires fiable et à fort potentiel. 

En cette période de relance économique et de reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, plusieurs opportunités s’offrent au Royaume, pour attirer des investissements stratégiques et conquérir de nouveaux marchés. Pour ce faire, le Maroc se pare d’un nouveau branding en vue de rayonner davantage en tant que hub industriel et exportateur de 1er rang. Tel est l’objectif visé par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), à travers la présentation officielle, le dimanche 10 octobre, de la marque d’investissement et d’export «Morocco Now».

«L’attractivité de la place Maroc a été améliorée à travers l’ensemble des stratégies sectorielles mises en place dans la durée. L’objectif, aujourd’hui, est de consolider les acquis et confirmer la position du Royaume en tant que base mondiale de production et d’exportation de biens et services. Nous sommes tournés vers l’avenir et prêts à recevoir de nouveaux investissements», explique Youssef El Bari, DG de l’AMDIE, lors de la cérémonie de présentation. «Morocco Now» se présente avec quatre atouts. La durabilité : «Le Maroc est prêt pour des productions décarbonées !», explique le dirigeant. Premier producteur d’énergie renouvelable en Afrique, le Royaume affiche plus de 37% de mix-énergétique en EnR en 2020, avec pour objectif d’atteindre 52% en 2030. La compétitivité ! «Le Maroc offre une option best-cost, basée sur des coûts de production et d’export compétitifs et parmi les meilleurs au monde. N°3 dans l’industrie automobile, après la Chine et l’Inde, l’objectif du Royaume est d’être n°1 dès 2023», fait valoir le DG de l’AMDIE. Grâce à ses 54 accords de libre échange (ALE), le Maroc ouvre un accès privilégié à un marché de plus d’un milliard de consommateurs et se positionne comme une passerelle vers le potentiel de croissance dont regorge le continent africain.

Le Maroc, un gage de succès ! «Le Maroc a un historique de réussite dans l’exécution de mégaprojets, qu’ils soient d’infrastructures ou industriels, qui n’auraient pas été possibles sans les investissements réalisés pour faire monter en compétence sa jeunesse», souligne le dirigeant. Aujourd’hui, le pays oriente plus de 152.000 jeunes diplômés par an vers l’industrie. L’agilité ! La capacité d’adaptation fait partie de l’ADN du Maroc. Le pays s’est illustré, pendant la crise Covid-19, par la transformation de son outil industriel pour fabriquer des dispositifs médicaux, ou encore se démarquer par le déploiement remarquable de la campagne de vaccination, permettant d’envisager un retour rapide à la croissance.

Un nom, un slogan et un code couleur qui en disent long sur la vision

Choisir le mot NOW. Il fallait y penser. ««Now» n’est pas un futur ni une promesse électorale, ni une prévision de croissance ni même une mise en marche. Mais plutôt le présent et l’immédiat, une invitation à agir et à réagir, une prise en main pour construire, créer et innover. C’est tourner la page, non pas pour en lire une autre, mais pour débuter un nouveau tome. Éternel optimiste, je suis confiant que (demain) aujourd’hui sera meilleur qu’hier. Le choix, aussi, de l’accroche investissement et export est, à lui seul, une stratégie digne d’un grand pays. C’est un message d’une volonté de produire le «Made in Morocco», non pas seulement pour la consommation locale, mais pour devenir une référence à l’international. Finie la dépendance, place à l’interdépendance. Si le rêve américain est devenu un mythe, le rêve marocain va devenir une réalité», commente Tarik Lallouch, spécialiste de l’expérience utilisateur dans le retail, le Smart Phygital, ainsi que l’industrie de l’impression et de l’emballage.

Un contexte qui s’y prête

L’économie mondiale est confrontée à plusieurs défis. D’une part, le changement climatique, qui rend indispensable la production décarbonée, d’autre part, la réorganisation des chaînes de valeur mondiales, déclenchée par la crise sanitaire, vers des écosystèmes régionaux permettant un approvisionnement plus sûr et plus compétitif. Enfin, la forte reprise, observée sur le marché, montre la nécessité d’investir dans de nouvelles capacités dans plusieurs secteurs, pour satisfaire la demande. De son côté, le Maroc se dit prêt et a de quoi capitaliser sur sa stabilité et sa vision à long terme, qui permettent de lancer des chantiers d’envergure cohérents et pérennes. Toujours dans cette logique, le Maroc vient de définir sa feuille de route 2021-2035 à travers le Nouveau modèle de développement (NMD).

Des acquis qui permettent au Royaume de se démarquer

Au cours des vingt dernières années, le Royaume a accéléré le rythme de sa transformation, notamment en signant 54 accords de libre-échange (ALE) dont celui avec les USA, le seul conclu par les États-Unis avec un pays du continent africain. D’importantes infrastructures de commerce et de transport de 1er rang ont été développées, dont le premier train à grande vitesse d’Afrique, le Port de Tanger Med, n°1 en Méditerranée et n°20 mondial, ou encore plus de six milliards de dollars investis dans les énergies renouvelables pour atteindre une capacité installée de 4 GW en 2021. Soulignons que le Maroc est le cluster automobile qui connaît la plus forte croissance au monde, avec des exportations industrielles multipliées par 4 ces 10 dernières années. Après ce qui précède, le pays affiche son intention d’aller encore plus loin. En définitive, ce nouveau branding est le résultat d’une transformation réussie, construite sur une vision à long terme qui exploite le potentiel des ressources du pays.

Ballet de grands groupes pour faire valoir leurs success stories

Dans le cadre de l’Expo Dubaï 2020 et du lancement officiel de la nouvelle marque «Morocco Now», les dirigeants de grands groupes et champions nationaux sont intervenus sur plusieurs sujets et panels pour faire valoir leurs success stories dans le Royaume ou encore la capacité du pays à attirer les talents et les investissements étrangers. Il s’agit, notamment, des groupes Stellantis, Renault, Gide Loyrette Nouel, CityBank, Gateway Partners…

PLF 2022: les propositions de la CGEM

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vient de dévoiler, dans une démarche constructive et participative avec le ministère de l’Économie et des finances, ses recommandations pour le projet de Loi de finances 2022.

Les propositions émises cette année répondent principalement aux défis liés à la relance économique post-Covid et aux ambitions du Nouveau Modèle de Développement, qui appelle non seulement à mobiliser des recettes pour le financement des politiques et des investissements publics, mais également à orienter la fiscalité en faveur de la solidarité, de l’innovation, de la compétitivité et de la durabilité, précise la CGEM dans un communiqué.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

Dans ce sens, plusieurs mesures concrètes sont proposées, notamment l’initiation de la baisse du taux de l’IS pour atteindre le niveau internationalement admis, la réduction de la cotisation minimale en vue de sa suppression dans les 5 ans, la réforme des taxes locales constituant un réel frein à l’investissement au regard de la multitude des taxes et des redevances, ainsi que la généralisation d’une TVA à 10% sur les équipements solaires et la mise en place d’un crédit d’impôt R&D ciblé.

Il s’agit aussi de la garantie de l’équilibre dans les trésoreries des entreprises tout en maintenant leurs capacités de financement et ce, en accélérant la réforme de la TVA, qui représente l’épine dorsale de l’équilibre financier des entreprises, ainsi que le renforcement des mécanismes de confiance entre le contribuable et l’administration pour démocratiser la participation à l’impôt dans la transparence exigée des deux parties, en encadrant le contrôle et les sanctions.

Par ailleurs, la CGEM recommande de continuer à soutenir l’investissement du tissu productif à travers le renforcement de la commande publique en maintenant les budgets alloués, l’encouragement de la préférence nationale et l’orientation d’une quote-part significative aux TPME.

La Confédération reste mobilisée et engagée, dans une démarche concertée avec les pouvoirs publics, pour concrétiser l’ensemble de ces propositions en vue d’accélérer la croissance économique de notre pays, souligne le communiqué.

Enseignement: Paiement de plus de 9.000 pensions de retraite CRM en 2021

La Caisse Marocaine des Retraites (CMR) a procédé à la mise en paiement de 9.099 pensions de retraite au profit du personnel relevant du secteur de l’enseignement au titre de l’année 2021.

Selon la Caisse, l’opération de concession des pensions de retraite au personnel de l’Enseignement au titre de 2021 a été réalisée « avec succès ». Ces paiements concernent 9.099 sur 9.286 dossiers complets reçus, au profit des affiliés admis à la retraite au 31 août 2021 pour limite d’âge ou sur demande, soit un taux de réalisation global avoisinant les 98%, précise la CMR.

Croissance: Le gouvernement dévoile ses objectifs

Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a dévoilé les grandes lignes du programme gouvernemental au Parlement, lundi, lors d’une séance plénière tenue par les deux Chambres.

Selon le nouveau chef du gouvernement, le programme gouvernemental prévoit l’augmentation du rythme de la croissance économique nationale à une moyenne de 4% durant la période de 2021 à 2026. Pour y arriver, le gouvernement prévoit dans son programme de mettre en place une série de mesures « immédiates et concrètes » offrant des opportunités pour tous, en particulier les jeunes et ce, dans le cadre de la poursuite de la relance de l’économie nationale et de l’atténuation des effets de la crise sanitaire sur l’emploi.

Ce plan de relance qui, selon le chef du gouvernement, « répond aux besoins des citoyens et contribue à mettre terme aux difficultés auxquelles font face les acteurs économiques », comprend des programmes « innovants » de l’emploi et prévoit un appui aux initiatives, outre le financement et l’accompagnement des entreprises nationales. L’accent sera également sur ma transformation de l’économie nationale, « une condition fondamentale pour réaliser une forte croissance, capable de créer de l’emploi décent et productif ».

A ce sujet, Akhannouch a insisté sur l’importance de réformes structurelles transversales qui renforcent la compétitivité de l’économie marocaine, ainsi que le parachèvement des chantiers liés au soutien des piliers de l’Etat social, de la relance économique et de l’exécution des politiques sectorielles.

Expo 2020 Dubaï. La SMIT promeut les opportunités d’investissement touristique du Maroc

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

La SMIT qui a saisi cette fenêtre de tir liée à l’exposition universelle dubaïote pour rassurer également la communauté d’investissement des pays du Golfe du climat des affaires quant aux potentialités du Royaume. Il s’agissait également de promouvoir les opportunités d’affaires touristiques notamment au niveau des provinces du Sud du Royaume, à Agadir, Guelmim et Dakhla.

«L’occasion est là, il reste à s’en saisir», a affirmé Imad Barrakad, Directeur général de la SMIT lors de son allocution d’ouverture de la conférence. Faut-il souligner que cette conférence s’est inscrite dans le programme de la semaine de promotion de l’attractivité du Maroc qui coïncide avec la tenue du «Global Business Forum Africa», organisé par Expo 2020 Dubaï, une plateforme de rencontres et d’échanges autour des opportunités d’investissement qu’offre le continent africain.

Le «Morocco Tourism Investment Day», a été animé par plusieurs leaders internationaux de l’industrie touristique. «Il est très important pour le groupe que je représente de participer à cet événement organisé par la SMIT», nous précise Jochem-Jan Sleiffer. Et le Président Middle East, Africa & Turkey Hilton d’ajouter : «comme vous le savez, nous avons trois plateformes hôtelières dans le Royaume et nous comptons en ouvrir cinq autres, voire plus à long terme. Justement, cette rencontre nous permet d’échanger avec le département du tourisme du Maroc, mais aussi de nouer des contacts avec de potentiels investisseurs».  

D’autres intervenants dont Marloes Knippenberg, CEO of Kerten Hospitality, ont témoigné de leur stratégie de développement dans le Royaume et plus largement dans la zone Afrique mettant en exergue au passage l’impact de la pandémie sur leur politique d’expansion. Les panellistes ont souligné aussi que les premiers signes de reprises et de redynamisation de l’industrie touristique sont déjà présents et que le Maroc constitue un gisement hors pair d’opportunités d’affaires dans ce secteur porteur.

Toujours est-il que ce message a été conforté lors du panel portant sur la perception des investisseurs à l’égard de la profitabilité des placements dans le secteur du tourisme au sein des pays émergents dont le Maroc et sur les mesures entreprises pour la relance de l’investissement à court terme dans le secteur du tourisme. A noter la présence d’éminents promoteurs touristiques émiratis dans la zone MENA au rang desquels Khalid Anib, Chief Executive Officer, Abu Dhabi National Hotels ainsi que Fardan Al Fardan, SEO, Embassy Capital.

Cette conférence a vu la présence du Président de la Confédération Nationale du Tourisme (CNT) dans le Royaume, Hamid Bentahar. «Cet événement permet également de redonner de l’espoir, de la confiance dans les nombreuses potentialités de notre pays qui sont très loin d’être optimisées. Nous disposons d’une marge énorme de progression en matière de développement touristique», précise M. Bentahar.

Et de poursuivre : «il faut souligner que notre pays a fait un travail considérable en matière de santé. En effet, les destinations aujourd’hui dans le monde qui n’ont pas relevé le défi de la santé sont particulièrement fragilisées en matière de développement touristique. Ce qui n’est pas le cas de notre pays qui fait partie des exemples mondiaux à suivre».

Le patron du CNT en a profité pour présenter les nouvelles niches prometteuses de produits touristiques que peut offrir le Maroc à l’ère post-covid et susceptibles de répondre aux tendances de la demande et des nouvelles habitudes de voyages, ainsi que les pré-requis pour leur mise en œuvre.

Principaux engagements du gouvernement pour 2021-2026

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

– Création d’au moins un million de postes d’emploi net au cours des cinq prochaines années.

– Augmentation du taux d’activité des femmes de plus de 30% au lieu de 20% actuellement.

– Mise en œuvre de la protection sociale globale.

– Protection et élargissement de la classe moyenne et création des conditions socioéconomiques favorables à l’émergence d’une classe agricole moyenne dans le monde rural.

– Mobilisation du système éducatif, toutes composantes confondues, pour placer le Maroc dans le Top 60 des meilleurs pays dans le monde en la matière (contrairement aux derniers classements dans la majorité des indicateurs mondiaux).

.-Mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, notamment à travers la création d’un fonds spécial doté d’un milliard de dirhams d’ici 2025.

– Amélioration progressive des équilibres macroéconomiques du Royaume.

320 milliards de DH de cash manipulé par les Marocains, du jamais vu depuis 30 ans !

Ils ont fait circuler 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2% !

• Pour faire face à la demande, Bank Al-Maghrib a émis 613 millions de billets, en hausse de 7% par rapport à 2019.

• Le ratio de la circulation du cash rapporté au PIB s’établit désormais à 30% contre une moyenne de 22% sur les dernières années !

• Les chèques et les prélèvements restent les parents pauvres des modes de paiements au Maroc.

On dirait que les Marocains ne jurent plus que par le cash!  C’est du moins ce qui ressort des dernières statistiques de la banque centrale. Selon l’institut d’émission, le contexte de crise sanitaire a fait en sorte que la demande adressée au cash marque une accélération exceptionnelle en 2020 et le trend se poursuit avec moins d’ampleur en 2021! En effet, après une hausse annuelle de près de 7% en 2019, la circulation fiduciaire a atteint 319 milliards de dirhams, en croissance de près de 20%, soit le rythme le plus élevé observé sur les trente dernières années. En volume, elle s’est située à 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2%, à en croire le rapport sur les infrastructures des marchés financiers, et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière.

Selon Bank Al-Maghrib (BAM), l’analyse au cours de l’année 2020 indique, qu’après s’être inscrites dans une tendance normale sur les deux premiers mois de l’année, les sorties nettes de billets de banque (BBM) ont fortement augmenté entre les mois de mars et mai. Leur cumul sur cette période a totalisé un peu plus de 38 milliards de dirhams, alors qu’il s’est limité sur la même période des trois dernières années à 6,6 milliards en moyenne. Cette hausse observée au niveau de plusieurs pays est expliquée par le recours massif des ménages au cash pour régler les achats de produits de base ayant connu une forte demande au début de la crise sanitaire, ainsi que pour constituer des réserves en cash au regard des incertitudes qui ont plané sur l’étendue et la durée de la pandémie.

Dans le détail, les flux aux guichets de Bank Al-Maghrib ont porté sur un volume de sorties d’environ 1,271 milliard de billets, ce qui correspond à une augmentation de 7% par rapport à 2019. Le volume des versements a, pour sa part, atteint 955 millions de billets, en baisse de 11%. Il est à noter que le développement du rôle des CPT dans la filière fiduciaire a contribué, d’une part, à la stabilisation des mouvements de billets de banque aux guichets de Bank Al-Maghrib. Ces mouvements se maintiennent, en moyenne annuelle, à environ 1 milliard de billets tant pour les flux de sorties que pour ceux des entrées de billets. Il a contribué aussi à l’optimisation de l’activité d’approvisionnement des sièges de BAM, qui a enregistré une baisse continue du nombre des missions de convoyage de fonds d’une année à l’autre.

Sur le reste de l’année, et en dépit de la distribution des aides du gouvernement en cash, le recul de l’activité économique sous les effets de la pandémie s’est reflété dans la circulation fiduciaire, qui a évolué à un rythme inférieur à sa cadence normale, mais sans autant compenser les sorties massives observées auparavant. Les flux nets se sont ainsi limités à un peu plus de 10 milliards, tandis qu’ils avaient évolué entre 2017 et 2019 aux voisinages de 14 milliards. Ainsi, le ratio de la circulation fiduciaire rapporté au PIB s’est établi à 30% contre une moyenne de 22% constatée lors des années précédentes. Cette hausse importante a été observée au niveau de plusieurs pays. C’est dire que cet appétit pour le cash n’est pas l’apanage de l’économie marocaine. En effet, l’examen de l’évolution récente de la circulation fiduciaire dans de nombreux pays confirme qu’il y a une préférence pour le cash en temps de crise. Ainsi, aux Etats-Unis, par exemple, la circulation fiduciaire a marqué au cours de mars 2020 l’augmentation la plus importante après celle enregistrée à la veille de l’an 2000, qui avait résulté des craintes liées à une éventuelle panne de la migration des systèmes informatiques. Dans le même sens, la zone euro a connu au cours de la semaine du 16 mars l’accroissement le plus élevé de la demande de billets de banque après celui de décembre 2008 engendré par le déclenchement de la crise financière. Pour le cas du Canada, la progression annuelle de la circulation fiduciaire s’est accélérée de 3% en février à 10% en juin et a enregistré la deuxième plus importante hausse historique après celle d’octobre 2008. De même, les données relatives à la Russie et au Brésil montrent que le rythme annuel du stock des billets de banque a augmenté de 6,5% en février à 17% en avril pour le premier pays et de 8% à 24% pour le second.

La «scripturalisation» des paiements reste à des niveaux modestes !

Pour faire face à cette hausse de la demande sur fond de contexte de crise sanitaire, Bank Al-Maghrib a défini un plan d’urgence impliquant tous les intervenants dans le cash cycle. La banque centrale a ainsi donné ses directives aux banques pour assurer, en continu, l’alimentation des GAB et a accordé aux Centres privés de tri l’autorisation d’effectuer le comptage et l’authentification des billets sans recours au tri qualitatif. Ces derniers ont été aussi invités à définir un Plan de continuité d’activité (PCA) et de rotation de leurs effectifs afin de pouvoir servir la place.

En parallèle, la banque a procédé à l’actualisation de ses prévisions pour les besoins du marché en cash et à l’activation du recours à son stock PCA afin de répondre à d’éventuelles hausses imprévues du cash. En outre, Bank Al-Maghrib a entamé la mise en œuvre d’un programme de production supplémentaire pour assurer un stock de sécurité suffisant.

En face, le nombre global de moyens de paiement scripturaux échangés (couvrant l’ensemble des moyens de paiement scripturaux) a connu une hausse de 8% par rapport à 2019, s’élevant à près de 292 millions d’opérations. En valeur, les échanges ont représenté près de 3 565 milliards de dirhams, restant ainsi stables par rapport à 2019 (contre une hausse de 4,8% l’année précédente).

Le Maroc enregistre ainsi une moyenne de 8,1 transactions par an et par habitant, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à 2019. Ce niveau reste néanmoins largement en dessous de ceux enregistrés par les pays les plus avancés, comme les Etats-Unis, la Finlande ou la France, où il est respectivement de 531, 449 et 314, dénotant une «scripturalisation» très importante des paiements.

La structure des paiements scripturaux, en nombre, est restée quasiment identique à celle de l’année précédente. En effet, le virement a conservé sa première place, pour la quatrième année consécutive (46,5% des échanges en 2020, contre 42% en 2019), devant la carte bancaire (28% des échanges en 2020, comme en 2019). Les prélèvements ont maintenu leur troisième place dans l’ensemble des échanges en nombre (14,5% des échanges en 2020, contre 14% en 2019), devant les chèques dont la régression s’est accentuée (9,5% en 2020 contre 13% en 2019).

La baisse soutenue de la part des chèques (en nombre et en valeur), au profit des autres moyens de paiement électroniques va de pair avec la politique et les orientations stratégiques de Bank Al-Maghrib visant à développer les moyens de paiement électroniques. Cette baisse a été accélérée avec le contexte de crise sanitaire.

Contrefaçon : 1 MDH de faux billets

Les faux billets détectés par Bank Al-Maghrib ont baissé de 34% en 2020 pour atteindre 6 335 billets, contre une hausse de 6% une année auparavant. La valeur de ces faux billets s’est établie à 1 MDH contre 1,5 MDH en 2019.

Rapporté au million de billets en circulation, seulement 2,9 billets sont contrefaits, en baisse par rapport à l’année passée (5,2 billets contrefaits par million de billets en circulation).

Ce taux a observé une baisse particulière cette année qui pourrait être expliquée par la période de confinement et fait suite à des baisses continues depuis plusieurs années et montre que le risque de contrefaçon au Maroc est globalement maîtrisé et se situe à un niveau faible comparativement à l’échelle internationale.

Cette baisse a concerné toutes les coupures, avec notamment des reculs de 34% pour le billet de 200 DH et de 38% pour la coupure de 100 DH.

Sur les faux billets décelés, la coupure de 200 DH prédomine, avec une part de 69%, alors que celle de 100 DH n’y contribue qu’à hauteur de 11%, soit quasiment les mêmes proportions enregistrées un an auparavant. Quant aux petites dénominations, celle de 50 DH a vu sa part augmenter de 4 points de pourcentage à 15%, tandis que celle de 20 DH est passée de 7% à 5%. En 2020, les tentatives de contrefaçon ont porté notamment sur les séries de type 2012 qui ont accaparé deux tiers des faux billets décelés contre moins de la moitié un an auparavant. A l’inverse, celles de 2002 et de 1987 y ont représenté respectivement 18% et 7% contre des parts respectives de 32% et 23% en 2019. 71% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes couleurs.

400 millions de billets de banque détruits en une année !

Bank Al-Maghrib dispose, de par ses missions fondamentales, du pouvoir exclusif de l’émission et de l’entretien de la monnaie fiduciaire, de la supervision des opérateurs privés de tri et du retrait de la monnaie ne répondant plus aux normes de qualité requises. A cet effet, elle a pour mission notamment de s’assurer de la qualité de circulation fiduciaire.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib a délégué, depuis 2005, aux Sociétés gestionnaires des centres privés de traitement (SGCPT), l’exercice des activités de traitement et de recyclage de la monnaie fiduciaire et ce, conformément à l’instruction n°10/G/2005 de Mr le wali relative aux règles de tri de la monnaie fiduciaire et au cahier des charges établi entre la banque et ces opérateurs.

En 2020, l’émission des billets neufs par Bank Al-Maghrib a concerné un volume de 613 millions de coupures, en hausse de 7% par rapport à l’année 2019. La destruction, quant à elle, a porté sur un volume de 400 millions de billets, en baisse de 14%. L’entretien de la qualité, effectué conjointement par la banque et les CPT, a atteint un volume de 3,1 milliards de billets, en baisse de près de 5% par rapport à l’année 2019.

Industrie : la reprise est bien réelle

Les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Un vent d’optimisme souffle dans les voiles du secteur de l’industrie, avec un enthousiasme palpable des chefs d’entreprises industrielles, confirmant une reprise économique progressive.

Rarement, depuis le début de la crise et ses effets sur l’économie nationale, un tel optimisme a rassemblé les chefs d’entreprises des différentes branches du secteur de l’industrie. Comme en attestent les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Ainsi, selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises, les opérateurs de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au T3-2021.

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Métallurgie» et, d’autre part, à une diminution de celle de «l’Industrie chimique» et de la «Fabrication d’équipements électriques», explique le HCP.

La même vague d’optimisme règne auprès des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent une augmentation de la production, notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. Pour leur part, les chefs d’entreprises du secteur de la construction envisagent l’avenir sous de meilleurs auspices et s’attendent à une hausse de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la «Construction de bâtiments» et du «Génie civil» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «Travaux de construction spécialisés».

La production énergétique attendue pour le 3e trimestre 2021 connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Plus prudentes, les entreprises de l’industrie extractive prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates. Les indicateurs conventionnels, tout comme les indicateurs à haute fréquence, montrent que l’activité économique nationale continue de se renforcer, selon la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’Administration.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole, et aussi de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne, d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant).

Elle est due, d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport, notamment aérien. Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macroéconomiques.

Services marchands non financiers : 38% des patrons anticipent une hausse de l’activité

Les anticipations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers, pour le 3e trimestre 2021, révèlent une augmentation de l’activité globale, selon 38% d’entre eux, et une stabilité selon 47%, indique le Haut Commissariat au Plan.

Ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites» et, d’autre part, à la baisse prévue dans les branches des «Activités de location et location-bail», précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture, au titre du 3e trimestre 2021, réalisées auprès des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros.

De même, 57% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande et 70% une stagnation des effectifs employés.

Au 2e trimestre 2021, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse, selon 51% des patrons et une hausse selon 25%.

Cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et de «l’Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites».

Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 72%, fait savoir la note, ajoutant que les carnets de commande du secteur sont jugés d’un niveau inférieur à la normale par 32% des chefs d’entreprises. L’emploi aurait connu, quant à lui, une baisse selon 25% des chefs d’entreprises.