REVUE DE PRESSE DU 26/09/2022

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Intelaka : 3,3 milliards de dirhams octroyés par Attijariwafa bank à fin août

13.926 porteurs de projets en ont bénéficié

Attijariwafa bank continue de mobiliser ses ressources pour accompagner les très petites et moyennes entreprises. Au 31 août 2022, le Groupe bancaire a financé 13.926 porteurs de projets dans le cadre de l’initiative Intelaka pour un montant de 3,3 milliards de dirhams. De par ce montant, Attijariwafa bank détient 41 % de part de marché du total des crédits accordés par le secteur. Le Groupe indique également dans sa récente communication financière avoir octroyé au titre des six premiers mois de l’année 7,2 milliards de dirhams de crédits aux très petites et moyennes entreprises. S’agissant de l’accompagnement non financier, pas moins de 54.000 très petites entreprises et porteurs de projets ont bénéficié de la formation et le conseil déployé par le Groupe Attijariwafa bank à travers son dispositif Dar Al Moukawil.

Cet effectif porte ainsi le nombre de prises en charge à plus de 200.000 TPE et porteurs de projets depuis le lancement du dispositif. Il est à préciser également que le Groupe bancaire a consolidé ses parts de marchés globales des crédits à l’économie grimpant ainsi à 26% en juillet 2022 contre 25,7% à la même période de l’année précédente. Sur le plan opérationnel, Attijariwafa bank a vu son activité en progression et ce en dépit du contexte volatil. Le produit net bancaire consolidé a ainsi atteint les 13,1 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de 4,8% comparé au premier semestre 2021. Le groupe attribue cette performance à la dynamique commerciale favorable en termes de collecte de l’épargne et de financement de l’économie.

Ainsi, les dépôts et les crédits à la clientèle consolidés s’établissent respectivement à 389,3 milliards de dirhams (+5,6 %1 ) et 353,5 milliards de dirhams (+3,4 %1 ). «Par pôle d’activité, la hausse du produit net bancaire consolidé est principalement liée à la croissance de la contribution de la banque de détail à l’international (+13,7 %) et de l’Assurance (+30,5 %) », relève-t-on d’Attijari. Et de préciser que «le résultat d’exploitation augmente de 14,0 % pour s’établir à 5,7 milliards de dirhams grâce à une maîtrise accrue des coûts et à la normalisation progressive du coût du risque (-12,9 %)». Par ailleurs, le résultat net consolidé s’est élevé à 3,8 milliards de dirhams, contre 3,2 milliards de dirhams au premier semestre 2021, soit une hausse de +18,7 %. Pour sa part, le résultat net part du groupe ressort à 3,0 milliards de dirhams, contre 2,6 milliards de dirhams au premier semestre 2021, en croissance de +16,2%. Rappelons qu’Attijariwafa bank aborde le quatrième trimestre 2022 avec optimisme et détermination ainsi qu’avec un engagement renouvelé pour continuer à soutenir ses clients, les communautés et les pays de présence dans ces temps difficiles malgré les incertitudes.

Commerce international : les Guichets uniques en conclave à Marrakech

Portnet SA organise, en partenariat avec l’Agence nationale des ports (ANP) et l’Alliance africaine du commerce électronique (AACE), la 8e Conférence internationale des Guichets uniques à Marrakech, du 26 au 28 septembre 2022.

Le thème choisi est «Les Guichets uniques du futur au cœur de la transformation digitale et de la fluidification du commerce transfrontalier».

Trois jours durant, des experts internationaux de divers horizons, décideurs, chefs d’entreprises et acteurs de l’écosystème du commerce international échangeront autour des sujets couvrant la transformation digitale et l’utilisation des technologies pour un commerce international efficient, inclusif et durable ; la collaboration et l’interopérabilité régionale et internationale entre les Guichets uniques ; le rôle de leur écosystème dans la promotion et le développement du commerce intra-africain ; et enfin, l’innovation et les technologies de rupture au cœur des Guichets uniques du futur.

Dakhla. 5200 ha irrigués par dessalement de l’eau de mer à attribuer aux jeunes et aux investisseurs privés

Le Ministère de l’Agriculture, à travers l’Agence pour le Développement Agricole (ADA), veut créer un nouveau périmètre irrigué de 5 200 hectares (ha) irrigué par dessalement de l’eau de mer, qui seront attribués à des jeunes marocains de la région de Dakhla-Oued Ed Dahab et aux investisseurs privés dans le cadre de l’opération du Partenariat Public-Privé (PPP).

Pour atteindre cet objectif, l’ADA vient ainsi de lancer un appel d’offres de PPP autour de ces terres agricoles du domaine privé de l’Etat dans cette région du Sud du Royaume. En détails, ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du nouveau modèle de développement des Provinces du Sud, consiste en la création de ce futur périmètre qui sera irrigué dans le cadre du grand projet intégré de dessalement de l’eau de mer exploitant l’énergie éolienne, dans la province d’Oued Ed-Dahab et plus précisément au niveau de la commune de Bir Anzarane.

Cette nouvelle usine qui sera alimentée à l’énergie éolienne sera d’ailleurs construite dans la région par Dakhla Water & Energy Company (Dawec), une joint-venture entre International Power, la filiale du groupe français Engie et Nareva. Selon le Département de l’Agriculture, l’essentiel de l’eau traitée par la station de dessalement de Dakhla, soit 30 millions de m3 par an sera destinée à l’irrigation des terres agricoles. L’autre partie de la production, soit 7 millions de m3 par an, sera dédiée à l’approvisionnement en eau potable de la ville de Dakhla. L’investissement total s’élève à 2 milliards de DH dont 1,53 milliards de DH de contribution publique et 470 millions de DH de contribution d’un partenaire privé.

l faut dire que cet appel d’offres permettra la mise en valeur d’un nouveau périmètre irrigué à travers l’attribution de terrains, relevant du domaine privé de l’Etat, à des jeunes marocains de la région de Dakhla-Oued Ed Dahab et aux investisseurs privés dans le cadre de l’opération du Partenariat Public-Privé, à travers la location longue durée allant de 25 à 40 ans selon la nature des projets. Globalement, 219 projets seront développés sur le futur périmètre irrigué de 5.200 ha. Il s’agit de 100 petits projets de 5 à 10 hectares destinés aux jeunes de la région, 78 moyens projets de 10 à 40 hectares, 34 grands projets de 40 à 147 hectares et sept projets d’agrégation supérieurs à 147 hectares.

Selon le ministère de l’agriculture, ce projet d’envergure permettra de créer une forte dynamique économique dans la région de Dakhla Oued Ed-Dahab à travers la mobilisation d’un investissement privé pour la mise en valeur de ce périmètre estimé à 2,5 milliards de DH qui génèrera une production de plus de 415.000 tonnes de primeurs et créera une valeur ajoutée annuelle de plus de 1 milliard de DH et plus de 10.000 emplois permanents.

PLF 2023. Le gouvernement lance les consultations avec les centrales syndicales

Les consultations entre le gouvernement et les syndicats les plus représentatifs sur la mise en œuvre de l’accord social signé le 30 avril 2022 débuteront ce jeudi 22 septembre. Le droit de grève, la révision du Code du travail, le projet de loi portant sur les organisations syndicales seront sur la table des négociations.

Cette rencontre intervient après la réunion du Comité supérieur du dialogue social présidé par le chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, le 14 septembre dernier. Il est donc prévu que le ministre délégué auprès du ministre de l’Économie et des Finances chargé du budget, Fouzi Lekjaa, tienne une réunion ce jeudi avec les représentants syndicaux sur le Projet de loi de finances pour l’année 2023, rapporte Hespress, indiquant qu’il est probable que Fouzi Lekjaa dévoile une présentation sur le contenu du PLF 2023, et écoutera les commentaires et remarques des syndicats à ce sujet. Des consultations seront également menées sur les possibilités d’intégrer le contenu de l’accord social dans ce projet. Parmi les revendications des syndicats figure la baisse de l’impôt sur le revenu et l’augmentation des salaires.

Il convient de rappeler que le gouvernement a confirmé que le second round du dialogue social vient l’élever au rang d’option stratégique, puisqu’il a pris l’initiative, dès son investiture, de construire des partenariats solides avec les acteurs sociaux afin de jeter les bases d’un dialogue social sérieux et régulier et remplir toutes les obligations sociales contenues dans le programme gouvernemental.

Dans une communication précédente, le gouvernement a déclaré avoir rempli ses premières obligations, puisqu’il a commencé en septembre à mettre en œuvre les résultats du dialogue social à travers l’augmentation immédiate de 5 % du salaire minimum dans les secteurs de l’industrie, du commerce et des professions libérales, et de 10 % dans le secteur agricole.

OCDE: « le monde paiera le prix de la guerre en 2023 »

La guerre en Ukraine va continuer à coûter cher : l’OCDE a nettement dégradé sa prévision de croissance mondiale pour l’an prochain devant les effets plus durables qu’anticipé du conflit, l’Europe payant la plus grosse facture.

« Le monde paie un prix très élevé à l’agression russe en Ukraine », a affirmé le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques, Mathias Cormann, au cours d’une conférence de presse lundi.

« Les ménages et les entreprises souffrent », a-t-il poursuivi, soulignant que « le fardeau des prix plus élevés de l’énergie et du gaz ainsi que la politique de zéro Covid en Chine impliquent une croissance plus faible et une inflation plus élevée et persistante ».

L’absence d’accalmie sur le terrain au huitième mois de l’invasion russe en Ukraine, symbolisée par la récente mobilisation de réservistes par Moscou, incite l’organisation internationale basée à Paris au pessimisme.

Dans son rapport trimestriel, intitulé « payer le prix de la guerre », l’OCDE prévoit qu’après une année 2022 éprouvante, surtout en raison de la flambée inflationniste, « la croissance mondiale devrait continuer à s’affaiblir en 2023 ».

L’OCDE table sur une progression du PIB mondial de 2,2% contre 2,8% attendus en juin, bien qu’elle ait maintenu sa prévision pour 2022 à 3% après l’avoir nettement réduite ces derniers mois.

« Les pressions inflationnistes sont de plus en plus généralisées, la hausse des prix de l’énergie, des transports et d’autres coûts se répercutant sur les prix », écrit l’OCDE qui a révisé en baisse ses prévisions 2023 pour la quasi-totalité des pays du G20 à l’exception de la Turquie, de l’Indonésie et du Royaume-Uni dont l’activité économique stagnera.

Pour montrer l’ampleur du choc de la guerre, l’OCDE a évalué à 2.800 milliards de dollars les pertes financières à prévoir l’an prochain par rapport aux estimations antérieures à l’arrivée des chars en Ukraine.

Assemblées annuelles FMI-BM : signature de plusieurs conventions de partenariat

Nadia Fettah, Ministre de l’Economie et des Finances, Abdellatif Miraoui, Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et de l’Innovation et Abdellatif Jouahri, le Wali de Bank Al Maghrib, ont présidé le 22 Septembre 2022, la cérémonie de signature des conventions de partenariat entre le Ministère de l’Economie et des Finances et plusieurs Universités marocaines pour la mise en place d’un programme de volontariat au profit des Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International qui auront lieu à Marrakech, en Octobre 2023.

L’objectif de ces conventions est de définir un cadre de partenariat pour la mobilisation d’environ 500 étudiants des universités signataires, en tant que volontaires, dans le cadre de l’organisation des Assemblées Annuelles du Groupe de la Banque Mondiale et du Fonds Monétaire International.

Ont pris part à cette cérémonie, les présidents et représentants des universités concernées, à savoir, l’Université Mohammed V de Rabat, l’Université Cadi Ayyad, l’Université Al Akhawayne, l’Université Internationale de Rabat et l’Université Mohammed VI Polytechnique.

D’autres universités seront sollicitées, dans les prochains mois, pour intégrer ce programme de partenariat.

La mobilisation des étudiants volontaires au profit des assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire internationale vise à promouvoir l’image de la jeunesse marocaine et mettre en exergue son implication et son engagement dans les chantiers et les événements importants du pays. Elle vise également à permettre aux étudiants volontaires la possibilité de vivre l’expérience unique qu’offre l’accueil par notre Pays de l’édition 2023 des Assemblées Annuelles des deux institutions internationales.

Ces Assemblées Annuelles constituent le grand rendez-vous annuel de la finance internationale. Elles prévoient la participation d’environ 14.000 personnalités dont les Ministres des Finances et les Gouverneurs des Banques Centrales des 189 pays membres de ces deux institutions ainsi que les grands patrons de la finance internationale, des experts internationaux et faiseurs d’opinion ainsi que des représentants des grands médias, des ONG et du milieu universitaire.

Justice : la dématérialisation gagne du terrain, mais bute sur différentes contraintes

Le digital a amélioré l’efficacité, la transparence et le rendement dans le traitement de certains services.

Plusieurs limites sont relevées cependant, particulièrement au niveau des jugements à distance.

Il y a quelques années, le Maroc avait entamé le chantier de la dématérialisation de ses services publics. Les résultats obtenus diffèrent d’un secteur à un autre. En effet, les objectifs tracés pour la Douane, les déclarations fiscales, le paiement de l’impôt, la sécurité sociale, la Conservation foncière, ont été dépassés. Mais pour d’autres administrations ou départements, il reste encore du chemin à parcourir, à l’image du secteur de la Justice.

Ce ministère avait, depuis quelques années, lancé plusieurs services numériques, dont la demande du registre du commerce, le suivi des affaires dans les différentes juridictions, ou la demande et le retrait du casier judiciaire, sans oublier le service des plaintes électroniques. Pour ce faire, le département de tutelle avait procédé au renforcement des systèmes d’information des tribunaux. Il les a dotés d’équipements sophistiqués pour mieux gérer les procédures judiciaires et améliorer la performance dans le traitement des dossiers.

La politique de digitalisation est renforcée par des liaisons informatiques entre le ministère public et les parquets généraux près les différents tribunaux du Royaume en matière de traitement des plaintes. Ce circuit informatisé vise l’amélioration de la qualité de la performance des services chargés de la gestion et du traitement des plaintes des citoyens, quelle que soit leur position.

L’outil est apprécié par les MRE, puisqu’ils sont la plupart du temps éloignés du territoire national. Il leur permet de déposer leurs plaintes, de les suivre et d’obtenir toutes les informations nécessaires dans des délais raisonnables sans se déplacer. «La digitalisation constitue la pierre angulaire de l’amélioration de la qualité des services de la justice, du renforcement de l’efficacité judiciaire, la réduction des délais des procédures, la simplification de leurs démarches et de la facilitation d’accès à la justice pour les usagers», a souligné dernièrement Hassan Daki, président du ministère public. Selon lui, «l’importance de la dématérialisation contribue également à renforcer les valeurs d’intégrité et de transparence, et à améliorer le climat des affaires, d’autant plus que les normes internationales insistent sur l’importance de disposer d’un système numérique de gestion des procès et des plaintes et d’accès aux décisions de justice, en tant qu’entrée fondamentale pour accélérer le rythme des investissements».

Avec la pandémie, le processus s’est accentué avec la mise en place des tribunaux numériques. Pour les professionnels de la justice, le système présente de nombreux avantages, bien qu’il affiche plusieurs limites qu’il faut combler. A cet égard, il est utile de s’inspirer des expériences réussies à l’étranger. «Les jugements à distance ont permis de réduire sensiblement les tracas liés à la sécurité, au transport ou au traitement des prévenus. Ils ont permis également de réduire les dépenses pour les différentes administrations concernées et aussi de mobiliser moins de ressources humaines qui peuvent être déployées dans d’autres services», souligne Mohamed Snaoui, avocat au barreau de Casablanca.

Le juriste évoque cependant les failles et dysfonctionnements imputés au système. «Le système des jugements à distance a été dicté par des considérations sanitaires extrêmes. Mais juridiquement, il est illégal. La Cour suprême en France a, dans une décision, estimé qu’ils sont non conformes à la loi. Au Maroc, il n’y a aucun texte de loi qui l’encadre et en précise les contours. Il s’agit d’un simple décret du gouvernement, établi en concertation avec l’Association des Ordres des avocats au Maroc, afin d’assurer la continuité de la Justice et d’éviter de longues périodes de détention préventive. La présence physique devant le juge est la règle et non l’exception. Cela lui permet d’échanger et d’être accompagné par son avocat. Le pouvoir discrétionnaire du juge est profondément impacté s’il n’a pas tous les éléments», conclut Snaoui. 

Aéroports du Maroc: plus de 12 millions de passagers à fin août 2022

Les aéroports du Royaume ont enregistré à fin août dernier, un volume de trafic commercial de 12.294.484 passagers et 108.640 mouvements aéroportuaires, selon l’Office national des aéroports (ONDA).

Au titre des huit premiers mois de 2022, les aéroports du Maroc continuent d’afficher des taux de récupération en progression par rapport à la même période de 2019, en accueillant 74% des passagers et 78% des mouvements aéroportuaires, indique l’Office dans un communiqué.

Durant le mois d’août 2022, les aéroports du Royaume ont enregistré un volume de trafic commercial de 2.473.495 passagers et de 18.918 mouvements aéroportuaires, soient des taux de récupération, respectivement, de 94% et 91% par rapport à la même période de l’année 2019, précise la même source.

L’aéroport Casablanca Mohammed V, première plateforme aéroportuaire du Royaume, a accueilli 4.659.571 passagers via 42.288 vols à fin août, soit des taux de récupération respectivement de l’ordre de 67% et 69% par rapport à la même période de 2019.

Durant le mois d’août, cet aéroport a enregistré un trafic aérien de 957.146 passagers à travers 7.522 vols, représentant 82% du trafic aérien passagers et 79% des vols enregistrés durant le mois d’août 2019.

Et de noter que la plupart des aéroports ont atteint, voire dépassé, durant le mois d’août 2022, le volume du trafic aérien passagers enregistré durant la même période de 2019.

Cette tendance haussière a été constatée dès le début de la saison estivale, fait remarquer l’ONDA, ajoutant que durant la période du 5 juin à fin août, plusieurs aéroports ont dépassé le niveau d’activité de 2019, en enregistrant des taux de récupération qui dépassent les 100% (Agadir : 111%, Tanger : 127%, Fès : 115%, Nador : 142%, Oujda : 129%, Tétouan : 359% et Essaouira : 139%).

La récupération se consolide également durant les huit premiers mois pour les aéroports des régions du Nord (Tanger et Tétouan) et de l’Oriental (Oujda et Nador) qui ont enregistré des taux de récupération supérieurs ou égaux à 100% par rapport à la même période de 2019 (Tétouan : 364%, Oujda : 115%, Nador : 108%, Tanger : 100%).

En ce qui concerne le trafic domestique, il a enregistré un taux de récupération de l’ordre de 67% pour la période de janvier à fin août avec 1.334.903 passagers accueillis. En août, ce taux est de 76% par rapport à la même période de l’année 2019, avec 224.973 passagers accueillis durant ce mois. Le trafic aérien international a, quant à lui, enregistré 10.959.581 passagers à fin août, soit un taux de récupération de 74% par rapport à la même période de 2019.

Pour le seul moi d’août 2022, les aéroports du Royaume ont accueilli 2.248.522 passagers, soit un taux de récupération de l’ordre de 97% par rapport à la même période de 2019. L’Europe, qui représente plus de 83% du trafic aérien international, a enregistré durant le mois d’août, un taux de récupération de l’ordre de 105% par rapport à août 2019.

S’agissant des mouvements aéroportuaires, le trafic a atteint 108.640 mouvements aéroportuaires pour les huit premiers mois 2022, ce qui représente 78% des mouvements aéroportuaires enregistrés durant la même période de 2019.

Durant le mois d’août, il y a eu 18.918 mouvements aéroportuaires, contre 20.678 mouvements enregistrés durant la même période de 2019, soit un taux de récupération de 91%. Le fret aérien s’est établi, quant à lui, 46.760 tonnes à fin août, soit un taux de récupération de 74%. Durant le mois d’août, le fret aérien a enregistré un taux de récupération de 80% par rapport à la même période de 2019, en totalisant 5.105 tonnes.

Le Parcours des soins coordonnés divise les médecins du secteur libéral

Il n’est pas encore entré en vigueur que le parcours des soins coordonnés oppose généralistes et spécialistes du secteur privé. Points d’achoppement.

En vigueur depuis 2007 dans le secteur public de la santé, le Parcours des soins coordonnés (PSC) devra être mis en place dans le secteur libéral en 2023. C’est l’un des axes importants de la refonte du secteur de la santé, laquelle réforme est un préalable à la généralisation de la protection sociale. Le projet de la loi-cadre 06-22, adopté en conseil des ministres en juillet dernier, devrait être voté lors de la prochaine session parlementaire.
Dans son article 12, ce projet de loi-cadre stipule : «Un patient du secteur libéral doit impérativement passer par un médecin généraliste». Ce passage par le médecin généraliste, traitant ou de famille, se base sur la coordination des soins et des services proposés aux patients dans le cadre d’une prise en charge médicale. Il permet, comme son nom l’indique, de suivre un parcours coordonné de soins permettant d’assurer aux malades un suivi, une orientation et un accompagnement médical qui aboutira à la mise en place d’un protocole de traitement adapté. Il est à signaler que ce circuit ne concerne pas les spécialités évidentes, notamment la gynécologie, la pédiatrie ou encore l’ophtalmologie. Les pathologies relevant de ces spécialités ne nécessitent pas une consultation préalable chez un cabinet généraliste.
Concrètement, ce circuit des soins coordonnés évitera…

Lois obsolètes, difficultés financières, informel… les inquiétudes des pharmaciens

Unanimes, les professionnels de la pharmacie appellent à une profonde révision des lois régissant le secteur, en premier lieu la loi 17.04 portant code du Médicament et de la Pharmacie.

Rassemblés samedi dernier à Rabat dans le cadre de la cinquième édition du Congrès Mpharma Day tenu cette année sous la thématique « Place pour le Pharmacien dans la politique de la Santé », ils ont été catégoriques quant à l’urgence de mettre en place un nouveau dispositif juridique réglementant le secteur de la pharmacie. Et de préciser avec force que ladite loi 17.04 ne peut plus répondre aux besoins et aux exigences d’une profession en évolution continue.

Par la même occasion, ils ont exprimé leur grande inquiétude quant à l’avenir d’une profession toujours réglementée par des lois obsolètes. Un cadre juridique qu’ils considèrent comme l’un des principaux freines au développement de la profession du pharmacien au Maroc et du secteur dans son ensemble.

M. Mohamed Salami, Président du Bureau National de Mpharma et président du Groupement des Pharmaciens la Ruche, a lié la situation difficile du secteur de la pharmacie au Maroc au maintien de lois obsolètes : « Aujourd’hui plus que jamais, nous pensons que la mise à jour du cadre juridique de la profession compte tenu des rôles socioéconomiques des pharmaciens, a un rapport direct avec la réussite du projet de la couverture sociale ».

Dans le même ordre d’idées, M. Salami est revenu sur la non-tenue jusqu’à présent des élections des conseils régionaux des pharmaciens, alors que la loi prévoit un délai de cinq ans pour le renouvellement des instances de ces conseils. Selon lui, là aussi, toute la problématique émane du maintien en vigueur de lois obsolètes, notamment la loi de 1976 réglementant cette question de la représentativité des pharmaciens auprès des conseils régionaux pour une période de cinq ans.

Par rapport aussi à l’arsenal juridique, M. Salami pointe du doigt la loi 17.14 autorisant les pharmaciens à des spécialisations qui ne leur sont pas actuellement accessibles, comme le suivi de l’état des patients atteints de maladies chroniques : « Le pharmacien couvre presque toutes les régions et patelins du pays et joue des rôles majeurs dans la préservation de la santé des citoyens, alors pourquoi ne pas lui accorder les pouvoirs accordés aux pharmaciens dans d’autres pays ? Cela constituera certainement un pas important sur la voie de la réforme du secteur ».

Sur un autre registre, M. Salami a mis l’accent sur la problématique de la vente de médicaments en dehors du circuit légal, à savoir la pharmacie, soulignant que la loi n°17.14 en tant que cadre juridique réglementant la profession n’évoque guère la commercialisation des médicaments via Internet, sachant, dit-il, que dans d’autres pays, une palette de mécanismes juridiques et réglementaires a été mise en place pour contrôler comme il se doit la commercialisation des médicaments via la Toile. Les institutions en charge des inspections sont invitées à adopter des approches à la fois proactives et répressives.

Par rapport à la question de la pénurie, voire la disparition de certains médicaments des pharmacies, d’où la problématique du stock stratégique en la matière, M. Salami explique que ce phénomène n’est pas propre au Maroc : « C’est un phénomène mondial. L’industrie pharmaceutique dans notre pays occupe aujourd’hui les premiers rangs en Afrique. Le problème qui entraîne l’indisponibilité de certains médicaments est principalement dû au fait que les matières premières, les molécules et les composantes de fabrication sont importés de l’étranger, ce qui affecte négativement la marche normale de la production des médicaments ». Mais pas seulement. La faible marge bénéficiaire est une autre raison à l’origine souvent de la pénurie et la rareté de certains médicaments, précise-t-il.

Pour d’autres, la décision du gouvernement de réduire les prix d’un certain nombre de médicaments a obligé certains intervenants dans l’écosystème de la fabrication et la distribution des médicaments à s’abstenir d’approvisionner le marché de manière correcte « car ils voyaient que les prix fixés par le gouvernement leur étaient préjudiciables ».

Comme M. Salami et bien d’autres participants, M. Anas Gouza, pharmacien d’officine à Kénitra et membre du Groupement des Pharmaciens la Ruche, a indiqué que le cadre juridique réglementant le secteur de la commercialisation des médicaments pose problème pose de vrais problèmes, notant qu’il existe des lois très anciennes dont les exigences ne sont plus d’actualité tel le Dahir réglementant le trafic de substances traitant les maladies mentales et maladies neurologiques datant du temps du protectorat, depuis 1922 exactement. M. Aknouz a estimé que ce Dahir, datant d’un siècle, met le pharmacien et le trafiquant de drogue sur le même pied d’égalité : « En la matière, si le pharmacien commet une faute, il sera poursuivi pénalement, alors que normalement, il devrait être poursuivi dans un cadre corporatif et professionnel, notamment auprès de l’Ordre National des Pharmaciens ».

Au Maroc, le nombre des pharmacies s’élève à quelque 12 000 officines. La moyenne de la demande en médicaments par les Marocains est qualifiée par les professionnels de très faible, soit entre 400 et 500 Dhs par an, alors que dans d’autres pays, le montant dépasse les 1 000 Dhs/an.

Avec le chantier de la couverture sociale générale dont l’entrée en vigueur est pour bientôt, les professionnels de la pharmacie marocains espèrent que les pendules seront mises à l’heure. Il est temps.

Des exportateurs qataris en réunion B2B à Casablanca

L’agence qatarie du développement et de la promotion des exportations Tasdeer, la branche en charge des exportations au sein de la Banque de Développement du Qatar (QDB), organise une série de rencontres bilatérales maroco-qataries les 4 et 5 octobre 2022 à Casablanca.

Cette initiative intervient dans le cadre des démarches entreprises par la banque en vue d’ouvrir de nouveaux marchés aux exportateurs qataris, expliquent les organisateurs.

Et de préciser que ces réunions s’inscrivent dans la tendance montante des échanges commerciaux entre les deux pays au cours de la dernière décennie, et visent à générer des relations d’affaires entre les entreprises des deux pays grâce à l’identification d’opportunités commerciales et de perspectives de coopération entre les deux parties.

Production d’engrais : l’OCP rachète 50% de l’espagnol GlobalFeed S.L.

OCP S.A., leader mondial des produits phosphatés dédiés à la nutrition végétale et animale, a signé un accord définitif en vertu duquel OCP acquiert initialement 50% de GlobalFeed S.L. auprès de Fertinagro Biotech S.L., un important producteur espagnol d’engrais.

GlobalFeed, qui opère dans le segment de la nutrition animale, fabrique et distribue une large gamme de produits, y compris des produits de commodité à base de phosphate et des solutions premium et à haute valeur ajoutée destinées à plusieurs espèces.

La Société possède des unités de production flexibles situées à Huelva, en Espagne, d’une capacité de 200.000 tonnes pour les produits à base de phosphates et 30.000 tonnes pour les produits à base de sulfate de fer et bénéficie d’une large présence commerciale à l’international.

Le marché de la nutrition animale a connu un développement soutenu au niveau mondial ces dernières années grâce à l’intensification de l’élevage, et le besoin de satisfaire les préférences nutritionnelles de la population, de plus en plus orientées vers les produits carnés et à forte teneur protéinée, notamment dans les pays émergents.

Dans ce contexte, cette opération contribuera à la stratégie d’OCP visant à croître sur le marché des phosphates pour aliments de bétail, en élargissant géographiquement sa présence et en proposant un portefeuille de produits diversifié et innovant.

«Cette acquisition confirme l’objectif d’OCP de se diversifier dans les phosphates et de devenir un acteur leader dans le secteur de l’alimentation animale, en répondant à la demande croissante et en élargissant ses offres avec des produits durables de spécialité et customisés», a déclaré Marouane Ameziane, Managing Director Specialty Products and Solutions du Groupe OCP.

«Cette alliance encore plus étroite avec OCP permettra d’accélérer nos capacités industrielles et la croissance de notre marché en offrant aux éleveurs un meilleur accès à nos technologies de pointe et aux alternatives de nutrition à base de phosphate les plus fiables du marché» a commenté Javier Martin, PDG de GlobalFeed

Cette prise de participation demeure soumise aux conditions suspensives usuelles, y compris les approbations des instances réglementaires.

Voitures électriques : El Yazami présente les chargeurs ultra rapides des batteries

Recharge sa voiture en 15 minutes !  C’est bientôt réalisable, grâce à l’imminent chercheur Marocain, Rachid El Yazami.  Baptisée « Volta-métrie non linéaire (NLV) », cette invetion a été présentée lors de Forum Digital Energy sur la batterie intelligente, tenu mardi 20 septembre 2022 à Casablanca.

El Yazami a présenté son chargeur ultra rapide des batteries lithium-ion des voitures électriques et ses différentes composantes dont le Maroc est le seul pays à en avoir.

Notant que l’apparition des batteries a donné naissance à plusieurs problématiques notamment le temps de recharge, « qui peut dépasser une heure », El Yazami annonce que son innovation « la Volta-métrie non linéaire (NLV) »,permetterait  d’assurer la recharge complète d’une voiture électrique en un temps record (15 min approximativement). Soulignant que le Maroc est le premier pays à avoir cette technique, il précise que « Le Maroc a un grand potentiel énergétique, nous avons le phosphate et le cobalt qui sont primordiaux pour la fabrication des batteries au lithium ».

Expliquant que « La méthode consiste à appliquer une série de courants non linéaires, ce qui permet d’adapter la tension à l’état de la batterie pour que celle-ci ne chauffe pas et puisse s’auto-refroidir » El Yazami avance que la durée de recharge pourrait même se réduire à 5 minutes !

In fine, l’inventeur a misé sur le potentiel fort du Maroc dans l’industrie des batteries. « Le Maroc dispose de tous les atouts pour devenir le premier pays arabe et africain à fabriquer les batteries lithium-ion localement. Nous avons un potentiel humain fantastique étant donné que les meilleurs ingénieurs en France sont des Marocains », a-t-il annoncé.