EAU ET INVESTISSEMENTS EN PRIORITE ABSOLUE

Mobilisation de 550 milliards DH, création de 500 mille emplois, Programme national prioritaire de l’eau 2022-2027…

«L’investissement étant l’affaire de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, Nous soulignons que chacun doit rester mobilisé et afficher une attitude responsable à l’effet de promouvoir ce secteur vital pour l’essor de notre pays».

Une rentrée parlementaire sous le signe de la promotion de l’investissement et la préservation et valorisation des ressources en eau. Le discours royal prononcé à l’ouverture de la première session de la deuxième année législative de la 11ème législature a été consacré à ces deux axes majeurs. Dans ce sens, SM le Roi a appelé à une mobilisation collective et à une attitude responsable pour promouvoir le secteur de l’investissement. «L’investissement étant l’affaire de toutes les institutions et de tous les acteurs du secteur privé, Nous soulignons que chacun doit rester mobilisé et afficher une attitude responsable à l’effet de promouvoir ce secteur vital pour l’essor de notre pays», a souligné SM le Roi. Le Souverain a indiqué, dans ce sens, que l’objectif stratégique recherché est que le secteur privé occupe la place qui lui échoit dans le domaine de l’investissement, celle d’une force motrice effective de l’économie nationale. SM le Roi a affirmé, par ailleurs, qu’il convient que les entreprises marocaines et leurs organisations nationales, régionales et sectorielles assument leur fonction de catalyseurs de l’investissement et de l’entrepreneuriat. De son côté, le secteur bancaire et financier national se doit de soutenir et financer la nouvelle génération d’entrepreneurs et d’investisseurs, notamment les jeunes ainsi que les petites et moyennes entreprises, a poursuivi le Souverain, qui n’a pas manqué de souligner l’importance des investissements des Marocains résidant à l’étranger (MRE).

Pour atteindre les objectifs souhaités, SM le Roi a exhorté le gouvernement, en partenariat avec les secteurs privé et bancaire, à traduire leurs engagements respectifs dans un Pacte national pour l’investissement, notant que ce dispositif vise à mobiliser 550 milliards de dirhams d’investissements et à créer 500 mille emplois au cours de la période 2022-2026.
Charte de l’investissement

«A cet égard, Notre souhait est que la nouvelle Charte nationale de l’investissement donne une impulsion tangible à l’attractivité du Maroc pour les investissements privés, tant nationaux qu’étrangers», a dit SM le Roi, soulignant qu’il convient de lever les obstacles qui continuent d’entraver une relance effective de l’investissement national sur tous les plans. Les Centres régionaux d’investissement (CRI) sont donc appelés à superviser l’intégralité du processus d’investissement et à en accroître l’efficience, a précisé le Souverain, relevant que les CRI sont également chargés d’assurer de meilleurs services d’accompagnement et d’encadrement au profit des porteurs de projets, jusqu’à leur concrétisation finale. Pour cela, les CRI doivent bénéficier de l’appui de l’ensemble des parties prenantes, tant au niveau central que territorial, a affirmé le Souverain. S’agissant du climat des affaires, SM le Roi a noté que «les réformes structurelles engagées sous Notre impulsion ont permis d’améliorer l’image et la performance du Maroc dans ce domaine. Cependant, malgré les résultats obtenus, il reste beaucoup à accomplir pour libérer les énergies, tirer le meilleur parti des potentialités nationales, encourager l’initiative privée, drainer davantage d’investissements étrangers». A ce propos, SM le Roi a insisté à nouveau sur la nécessité de la mise en œuvre effective de la Charte de déconcentration administrative, la simplification et la digitalisation des procédures, la facilitation de l’accès au foncier et aux énergies vertes, l’appui financier aux porteurs de projets.

Stress hydrique structurel

L’autre axe majeur abordé par le Souverain a porté sur la problématique de l’eau, dans toutes ses dimensions. SM le Roi a souligné que «l’état actuel des ressources hydriques nous interpelle tous, gouvernement, institutions et citoyens», ajoutant qu’il «exige de nous un devoir de vérité et de responsabilité dans notre action pour remédier aux faiblesses et aux carences qu’elle révèle». Tout en précisant que le Maroc n’est pas le seul pays touché par la sécheresse et la rareté des ressources hydriques, SM le Roi a noté que le Royaume se trouve désormais dans une situation de «stress hydrique structurel» et que la seule construction d’équipements hydrauliques, si indispensable et importante soit-elle, ne suffit pas à régler tous les problèmes. Le Souverain a indiqué que le problème de l’eau ne doit pas servir de prétexte à la surenchère politique, ni d’argument pour alimenter des tensions sociales, notant qu’il «nous incombe, à nous tous, en tant que Marocains, de redoubler d’efforts pour faire un usage responsable et rationnel de l’eau».

En ce sens, SM le Roi a appelé à un changement véritable de comportement dans notre rapport à l’eau, estimant qu’en la matière, les administrations et les services publics se doivent de donner l’exemple. «Il faut également assurer une gestion optimale de la demande, en concomitance avec les réalisations en cours, en matière de mobilisation des ressources hydriques», a indiqué le Souverain, expliquant qu’à moyen terme, il conviendra de renforcer notre politique volontariste de l’eau et de rattraper le retard dans ce domaine.

En effet, SM le Roi a souligné : «Le devoir de responsabilité impose désormais des choix durables et intégrés, ainsi que davantage de solidarité et d’efficacité et ce, dans le cadre du nouveau Plan national de l’eau dont Nous appelons de nos vœux la mise en œuvre diligente». Dans ce contexte, le Souverain a mis l’accent sur quatre principales orientations, à savoir la nécessité de lancer des initiatives et des projets plus ambitieux par le recours aux innovations et technologies nouvelles, l’exploitation rationnelle des eaux souterraines et le non-recours au pompage illégal et au creusement de puits anarchiques. La troisième orientation, a dit SM le Roi, consiste à garder à l’esprit que la question de l’eau n’est pas l’affaire exclusive d’une politique sectorielle isolée, mais qu’elle constitue une préoccupation commune à de nombreux secteurs. Quatrièmement, a ajouté le Souverain, il est indispensable de prendre en compte le coût réel de l’eau à chaque étape de la mobilisation de cette ressource, de considérer ce que cela implique en termes de transparence et de sensibilisation aux différents aspects de ce coût. SM le Roi a rappelé, dans son discours, que le contexte de sécheresse exceptionnelle que traverse le Maroc, la plus intense qu’il ait connue depuis plus de trois décennies, a dicté l’adoption, dès le mois de février dernier, de mesures d’anticipation visant à garantir la disponibilité de l’eau potable, à soutenir les agriculteurs et à préserver le bétail. Dans le même élan, plusieurs séances de travail ont été consacrées à l’examen de cette question, aboutissant à l’élaboration du Programme national prioritaire de l’eau 2022-2027, a poursuivi le Souverain, rappelant la poursuite avec constance et détermination de la politique de construction des barrages et réitérant l’attachement à accélérer la réalisation de ce programme dont les projets sont répartis à l’échelle de tout le Royaume.

COMPTES PUBLICS : UNE SITUATION « TEMPORAIREMENT » POSITIVE

À fin septembre, la situation des finances publiques est bien éloignée des anticipations. Le solde ordinaire est positif de plus de 20 MMDH contre un déficit de 3,5 MMDH à la même période en 2021.

Le déficit budgétaire s’est établi à 11,2 MMDH contre 42,4 MMDH une année auparavant. Sur l’ensemble de l’année, le ministère de l’Economie et des finances prévoit un écart négatif de 17,2 MMDH entre les dépenses ordinaires et les recettes ordinaires, suite à l’actualisation opérée début septembre. Le déficit budgétaire, lui, s’établirait à 73,1 MMDH.

LA BOURSE DE CASABLANCA CERTIFIE 19 ENTREPRISES AFRICAINES AYANT BENEFICIE DE LEUR PROGRAMME D’ACCOMPAGNEMENT

En partenariat avec la Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM), la Bourse de Casablanca a organisé, le 13 octobre à Abidjan, la cérémonie de certification d’entreprises ouest-africaines et marocaines, ayant terminé toutes avec succès le programme d’accompagnement des entreprises, déployé au Maroc et dans la région de l’Union Économique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA).

En effet, il s’agit de 5 entreprises marocaines et de 14 entreprises de la région UEMOA à avoir obtenu leur certification, dont 4 entreprises du Bénin, 3 de la Côte d’ivoire, 3 du Burkina Faso, 3 du Sénégal et 1 entreprise du Mali.

Cet événement s’est tenu avec la participation de nombreuses personnalités de la sphère économique et financière ouest africaine, notamment, Son Excellence Monsieur Souleymane DIARRASSOUBA, Ministre du Commerce, de l’Industrie et de la Promotion des PME de la Côte d’Ivoire ; Son Excellence Monsieur Abdelmalek Kettani, Ambassadeur du Maroc en Côte d’ivoire ; Dr Edoh Kossi AMENOUNVE, Directeur Général de la BRVM ; M. Tarik SENHAJI, Directeur Général Bourse de Casablanca et Mme. Monique OBRE, Directeur des Acteurs, Représentant le Président de l’AMF-UMOA.

Il est à rappeler que ce programme d’accompagnement des entreprises a été initié par la Bourse de Casablanca au Maroc en 2016 dans le cadre d’un partenariat avec London Stock Exchange Group. Après son franc succès auprès des entreprises marocaines, le programme a été déployé dans la région UEMOA à partir de 2018 dans le cadre d’un partenariat entre la Bourse de Casablanca et la BRVM. Pour rappel, La Bourse Régionale des Valeurs Mobilières (BRVM) est la bourse régionale commune et intégrée de huit (8) pays de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) à savoir : le BENIN, le BURKINA FASO, la COTE D’IVOIRE, la GUINEE-BISSAU, le MALI, le NIGER, le SENEGAL et le TOGO.

Aujourd’hui, parmi les 120 entreprises ayant bénéficié de l’accompagnement dans le cadre du programme, ce sont plus d’une soixantaine d’entreprises qui ont pu dores et déjà décrocher le certificat avec succès, dont plus de 35 entreprises Marocaines et 23 entreprises de la zone Uemoa. Ceci confirme le bilan positif des actions menées dans le cadre du programme au profit de ces entreprises à la recherche de croissance et de pérennité.
Ama Detergent, spécialistes des produits d’entretien ménager à travers sa marque MIO, Soremar, acteur majeur du matériel de navigation maritime, Mobiblanc, le concepteur et intégrateur des solutions digitales, Forges de Bazas, société spécialisées dans le matériel lourd et Igaser, l’acteur continental du bâtiment, sont les 5 entreprises marocaines certifiées lors de cette cérémonie organisée à ABIDJAN.

La Bourse de Casablanca et la BRVM œuvrent continuellement pour développer l’ensemble des leviers servant à soutenir et accompagner les entreprises africaines dans leur chemin de croissance, jouant ainsi pleinement leur rôle majeur de pionnières sur les marchés financiers africains pour permettre aux entreprises de préparer leur accès au marché du financement.

« Cette cérémonie est une célébration à plusieurs niveaux, une célébration des entreprises marocaines et de la zone UEMOA, ayant complété les phases du programme d’accompagnement leur permettant aujourd‘hui de capitaliser sur les bases solides acquises en termes de compréhension des marchés financiers, de stratégies de croissance et de développement, de gouvernance et d’organisation pour faciliter leur accès aux financements disponibles sur nos places.

Cet événement est certes la célébration du travail réalisé, mais également la vision future qui lie nos deux institutions pour continuer à œuvrer pour la mise en places des cadres d’accompagnement adéquats, parfaitement adaptés à la croissance des entreprises de nos pays.

Le but est de pousser ces entreprises à profiter pleinement des financements à travers les introductions en Bourse ou à travers des levées de dette sur nos marchés. Je profite de cette opportunité pour remercier la BRVM pour ce partenariat exemplaire en termes de co-développement et de coopération africaine. » a affirmé M. Tarik Senhaji lors cet événement.

Pour sa part, Dr Edoh Kossi AMENOUNVE a déclaré « A travers la vulgarisation de ce programme international, la BRVM s’engage dans un processus de démocratisation du Marché Financier Régional pour le rendre plus attractif et bénéfique aux PME. L’accès au marché de capitaux permettra aux PME de disposer des ressources longues qu’elles ne pourraient pas avoir autrement, de renforcer leur notoriété, d’accroitre leur visibilité, d’avoir une valorisation permanente et de changer de dimension. C’est à ce prix qu’elles pourraient être de véritables moteurs de la croissance mais aussi les portes étendards des économies africaines dans cette phase de leur transformation structurelle. Aussi, je salue la très belle collaboration entre la BRVM et la Bourse de Casablanca ».

Cette initiative, menée par la Bourse de Casablanca conformément à la vision nationale de l’intégration régionale comme levier de développement durable pour le continent ambitionne à maintenir la dynamique visant à encourager davantage les entreprises à poursuivre leur chemin de croissance, soutenues par des moyens de financement adaptées à leur stade de développement, tels que l’introduction en Bourse et les différents financements offerts par les marchés boursiers.

CANNABIS LEGAL. LES PREMIERES AUTORISATIONS SUSCITENT L’APPETIT DES COMMUNES RURALES NON ENCORE AUTORISEES A CULTIVER LA PLANTE

La délivrance des premiers permis pour la production, la transformation, la commercialisation et l’exportation de cannabis à des fins thérapeutiques et industrielles, a relancé le débat autour de l’élargissement du périmètre réglementaire de la culture de cette plante, restreint actuellement à seulement trois provinces. Plusieurs communes rurales non encore autorisées à cultiver la plante, veulent aussi leur part du gâteau.

L’Agence nationale de réglementation des activités relatives au cannabis (ANRAC) a accordé 10 permis pour la production, la transformation, la commercialisation et l’exportation de cannabis à des fins thérapeutiques et industrielles. L’annonce avait été faite le mardi 4 octobre, par l’organisme public.  Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la loi 13.21 autorisant l’usage du cannabis à des fins médicales et industrielles, publiée au Bulletin officiel en juillet 2021. Selon le régulateur, les provinces d’Al Hoceima, Chefchaouen et de Taounate situées dans la région montagneuse du Rif, au nord du pays seront progressivement autorisées à cultiver la plante. 

En effet, le texte publié en juillet 2021 au Bulletin officiel, fixe les régions dans lesquelles il est permis d’autoriser les activités liées à la culture, à la production, à l’implantation et à l’exploitation du cannabis dans ces trois provinces avec la possibilité d’ajouter d’autres provinces suivant l’intérêt manifesté par les investisseurs nationaux et internationaux à l’égard des activités liées à la chaîne de production du cannabis.

Mais depuis la publication des premières autorisations, plusieurs communes rurales de la Province de Larache ont demandé à être incluses dans ce périmètre. Et elles ne sont d’ailleurs pas les seules puisque d’autres de Ouazzane, ont à leur appelé à l’élargissement des zones de culture. Leur appel semble entendu : le ministère de l’Intérieur étudie actuellement les demandes de huit collectivités territoriales de la Province de Larache et d’autres à Ouazzane.

Il faut dire que la loi n° 13.21 relative à l’usage licite du cannabis devrait permettre d’améliorer les revenus des ménages impliqués dans la filière.  Selon les données des autorités, le cannabis connu localement ferait vivre entre 60 000 et 90 000 familles et occupe une superficie d’environ 60 000 hectares.

ECONOMIE CIRCULAIRE. NOUVEL INVESTISSEMENT DU GROUPE MARMET AU MAROC

Sept ans après avoir planté son étendard au Maroc, le groupe britannique Marmet s’apprête à lancer l’extension de son unité de transformation située à la zone industrielle de Sidi Maârouf, à Casablanca.

Le groupe spécialisé dans l’économie circulaire poursuit ses investissements. Porté par sa filiale marocaine Marmet Recycling, le nouvel investissement va permettre à cette dernière d’étendre ses activités et d’accroître ses capacités de traitement et de recyclage de catalyseurs usés de voitures  et de motocycles, son activité historique au Maroc avant d’opérer la diversification vers la valorisation des déchets électroniques.

Pour l’instant, rien ne filtre sur le montant de l’investissement envisagé par Marmet Recycling mais d’après des sources bien informées, le groupe Marmet devrait franchir avec cette nouvelle étape de son développement, la barre des 100 millions de dirhams en cumulé depuis qu’il a déballé son baluchon au Maroc.

Rappelons, que le groupe Marmet opère depuis plus de 20 ans dans l’économie circulaire avec une présence géographique dans une vingtaine de pays répartis sur trois continents (Europe, Asie et Afrique). Basé sur un business model où le coût de la collecte inclut l’achat de la matière à transformer, (contrairement à la valorisation des déchets ménagers et industriels où le coût de la collecte représente l’essentiel du poste des achats), Marmet Recycling qui se spécialise dans le recyclage secondaire a développé des filières spécialisées pour l’approvisionnement en «matière brute».

Le catalyseur est une pièce très coûteuse car elle renferme une structure en nid d’abeille, le monolithe, constitué en partie de métaux précieux tels le palladium, le rhodium ou le platine qui sont capables de fixer les métaux lourds. Le recyclage des catalyseurs permet de récupérer ces métaux pour les réutiliser, dans une démarche écologique et économique.

LES INDICATEURS HEBDOMADAIRES DE BAM EN 5 POINTS CLES

Voici cinq points clés des indicateurs hebdomadaires de Bank Al-Maghrib (BAM) au titre de la période allant du 06 au 12 octobre 2022.

  • Le dirham s’est apprécié de 0,99% face à l’euro et s’est déprécié de 1,21% vis-à-vis du dollar américain.
  • Aucune opération d’adjudication n’a été réalisée sur le marché des changes.
  • Les avoirs officiels de réserve se sont établis à 339,1 milliards de dirhams (MMDH), en baisse de 0,5% d’une semaine à l’autre et en hausse de 5,3% en glissement annuel.
  • L’encours global des interventions de BAM ressort à 102,6 MMDH, dont 48,6 MMDH sous forme d’avances à 7 jours sur appel d’offres, 30,9 MMDH d’encours de pensions livrées à long terme et 23,2 MMDH de prêts garantis à long terme.

Sur le marché interbancaire, le volume quotidien moyen des échanges s’est établi à 5,5 milliards et le taux interbancaire s’est situé au cours de cette période à 2,01% en moyenne.

INDUSTRIELS DU CUIR : 4 MILLIARDS DE DIRHAMS D’EXPORTATIONS POUR FINIR L’ANNEE

La difficile conjoncture internationale n’a pas eu raison de l’optimisme des industriels du cuir. Pour ces derniers, le secteur profitera de la refonte du sourcing des opérateurs étrangers.

En dépit d’une conjoncture mondiale difficile, les industriels du cuir restent optimistes. Estimant que le Maroc tirera bénéfice de la refonte de la carte de sourcing des donneurs d’ordre internationaux, la Fédération des industries du cuir (FEDIC) prévoit de boucler l’année 2022 avec un chiffre d’affaires de 4,2 milliards de dirhams contre 3,4 milliards de dirhams l’exercice précédent. Le chiffre d’affaires escompté enregistrerait ainsi une hausse de 20% par rapport à l’an dernier. Et comme à l’accoutumée, les exportations sont portées par la filière de la chaussure qui s’est toujours bien positionnée sur les marchés étrangers, en particulier ceux français, italien, espagnol et américain notamment avec une production spécifique: la chaussure de sport, et ce, depuis les années 90 lorsque Tremolède s’est lancée dans la production et l’exportation de la chaussure de golf pour le marché américain. A fin juillet 2022, les fabricants de chaussures ont exporté 1,4 milliard de dirhams. Par ailleurs et durant cette même période de l’année, les autres filières ont réalisé des exportations de l’ordre de 358 MDH pour la maroquinerie, 251 MDH en peaux et cuirs et 512 MDH pour les parties de chaussures. Il faut souligner que le secteur est doté de branches performantes, dont celles de la chaussure, de la maroquinerie et des vêtements en cuir qui ont fait la notoriété du «Made in Morocco» sur le marché international. Avec un chiffre d’affaires d’environ 4 milliards de dirhams en 2019, ce secteur a créé, dans le cadre du Plan d’accélération industrielle (PAI) 7 200 emplois stables entre 2014 et 2020. Exportant plus de 70% de sa production, le secteur impacté, comme le reste des activités industrielles, par la crise sanitaire a pris conscience de sa dépendance par rapport au marché européen, notamment la France, l’Espagne et l’Italie.

INTELAKA : UN PROGRAMME AUX RESULTATS MITIGES

Jusqu’à avril dernier, il a même dépassé les objectifs fixés. Le taux de rejet est toujours élevé. Le motif communiqué officiellement lié à la faible qualité des dossiers n’est que l’arbre qui cache une immense forêt

Le programme Intelaka, lancé depuis 2019 sur instructions royales, a fait plusieurs heureux. Des porteurs de nouveaux projets en mal de financement et rejetés par les banques, y ont trouvé leur bonheur. Des entrepreneurs ayant déjà une activité ont réussi à l’étendre et des personnes exerçant dans l’informel se sont même converties au circuit officiel. Cela, grâce aux avantages qu’offre cette initiative, tant en termes de financement à taux réduit (2% HT pour Damane Intelak et 1,75% HT pour Damane Intelak Al Moustatmir Al Qarawi), qu’en matière d’accompagnement et orientation. A fin avril (derniers chiffres disponibles), les prêts accordés dans le cadre de ce programme ont dépassé 6 milliards de DH. Ce sont 44 700 crédits qui ont été distribués au profit de 28 700 bénéficiaires. Ces financements devraient permettre la création de 97 000 postes d’emplois et générer des investissements d’environ 13,7 milliards de DH. Ce programme a presque atteint les objectifs projetés lors de son lancement en termes de nombre de bénéficiaires (13 500 chaque année prévus) et les a dépassés s’agissant des emplois créés (27 000 par an attendus).

Que des contraintes !

Cela semble bien beau. Pourtant, le taux de rejet des dossiers de financement avoisine 40%. Le motif principal de ce taux, communiqué de manière officielle par les parties prenantes, est la faible qualité des dossiers présentés. Sur le terrain, en contactant quelques banquiers chargés de la clientèle TPE, ci et là, plusieurs dossiers ne se révèlent pas bancables. Ils rapportent une incohérence du profil du demandeur du crédit avec l’activité à lancer. «Cela est attesté par le manque d’expérience et de formation dans le domaine souhaité. Ajouter à cela les lacunes dans la gestion quotidienne de l’activité et du personnel, mais aussi dans les perspectives d’évolution du projet», nous rapporte un banquier. A côté, le business plan reste l’une des contraintes principales d’un porteur de projet. Il est des cas où les mêmes prévisions d’évolution d’une activité circulent entre plusieurs entrepreneurs ayant des projets différents. Ce qui témoigne de la méconnaissance profonde du métier, encore moins de la clientèle cible, de la composition de son chiffre d’affaires estimé, des charges à couvrir…, le b.a.-ba !

L’étude du marché qui devrait accompagner le plan d’investissement représente également l’une des difficultés majeures de ce programme. «Des résultats contradictoires sont conclus, des chiffres vraisemblablement écrits au hasard, sans maîtrise des enjeux ni des risques spécifiques à chaque activité», dévoile l’une de nos sources.
Toujours dans cette quête d’en savoir plus, d’autres sources évoquent une surestimation des devis fournis. « Requérir un financement de 500 000 DH au titre de l’aménagement d’un espace de 20 m2, pour une activité purement commerciale, semble exagéré, même pour les plus néophytes », ironise ce banquier. Pour des dossiers, le refus s’explique par le seul mauvais emplacement de l’activité. Cela dit, le rejet du dossier est automatique lorsqu’il s’agit d’une personne ayant déjà un contentieux avec une banque ou une société de crédit, ou frappé d’un interdit bancaire.

ÉNERGIE, VERS PLUS DE SOLAIRE DANS LE MIX ENERGETIQUE MAROCAIN

La publication dans le BO du tout récent Arrêté du département de la Transition énergétique n’est pas un «acte» isolé tendant à la «libéralisation» de la production électrique par le truchement du solaire. Mais bel et bien une nouvelle pierre qui s’ajoute à l’édifice de la stratégie énergétique du Royaume, notamment sur le rayon des énergies renouvelables. Explications.

Le Maroc marche à pas sûrs quant à l’opérationnalisation de sa stratégie énergétique lancée depuis 2009. Le nouveau dispositif légal, matérialisé par l’arrêté n°2138.22 du 29 juillet, émanant du ministère de la Transition énergétique et du développement durable, précisant les zones désignées pour recevoir les sites de développement de projets de production de l’énergie électrique à partir d’énergie solaire est censé constituer un nouveau levier des plus importants pour le développement de la part des Énergies renouvelables (EnR) dans le mix énergétique du Royaume.

Plus de rayons solaires dans l’électricité

Mis en circulation via le Bulletin officiel en date du 26 septembre dernier, l’Arrêté du département de Leila Benali constitue, en fait, une inflexion qui attend d’être activée depuis plus d’une dizaine d’années. Du fait, notamment qu’il permet, dorénavant, au ministère de tutelle de délivrer les autorisations de production aux développeurs privés, notamment en ce qui concerne la moyenne tension. Un rayon, c’est le cas de le dire, qui est l’aboutissement d’un long processus qui renvoie à la loi 13-09 promulguée il y a de cela une douzaine d’années, mais aussi sept bonnes années après la sortie du décret relatif à l’accès au réseau électrique national de moyenne tension. Deux pierres dont l’opérationnalisation dépendait d’un nouveau cadre réglementaire, marqué, entre autres, par l’adoption par la Chambre des représentants en mai dernier du projet de loi 40.19 qui a modifié et complété la loi 13.09 relatif aux EnR, ainsi que la loi 46.11 en relation avec la régulation du secteur de l’électricité, ainsi qu’avec la création de l’Autorité nationale de la régulation de l’électricité (ANRE). Et dont la philosophie tend à la sécurisation de l’approvisionnement, l’amélioration du climat des affaires et, partant, le renforcement de l’attractivité du secteur pour l’investissement privé autant local qu’international. Le nouveau dispositif, décliné par un zoning qui couvre pratiquement tout le territoire national est d’autant plus important qu’il ne s’agit pas d’un «acte isolé», mais d’une pierre centrale qui se greffe dans l’édifice de la stratégie énergétique nationale, plus particulièrement sur son volet des énergies renouvelables. Un «zonage», qui va du Nord du Maroc aux provinces du Sud, en passant par la façade atlantique, le littoral méditerranéen ainsi que les Centres nord et sud, l’Oriental et le Sud-Est. Autant dire qu’on est dans une logique de décentralisation-régionalisation de la production de l’électricité en vue de répondre aux besoins des différents consommateurs de l’électricité, autant les citoyens que les unités productives. Ce qui ne manquera certainement pas d’avoir un effet sur les prix.

En effet, de par la philosophie sous-tendant et la loi et ses déclinaisons par arrêtés, ainsi que l’étendue des zones concernées, cela devra permettre l’entrée en action d’opérateurs privés locaux, voire étrangers. Ce qui devra se traduire, à coup sûr, par des investissements conséquents, doublés de création de plus de valeurs ajoutées, mais aussi d’opportunités d’emplois dans lesdites zones.

Maroc : Le gouvernement va faire baisser les taxes sur les médicaments

Le ministre de la Santé et de la Protection Sociale, Khalid Ait Taleb et le ministre délégué chargé du Budget, Fouzi Lekjaa sont en cours de finaliser une décision à caractère social, visant à réduire la TVA sur les médicaments et les taxes sur les produits de santé, équipements et matériels médicaux et paramédicaux importés.

Le ministère a indiqué, dans un communiqué, que cette décision, qui sera annoncée dans le cadre du projet de loi de finances 2023, vient en exécution des Hautes instructions royales, qui mettent la santé et l’accès des citoyens à la santé au centre des préoccupations nationales.

Le ministère souligne que cette décision, sur laquelle s’est penchée une importante équipe de travail sous la supervision des deux ministres, permettra de réduire les prix des médicaments, des produits de santé, fournitures et matériels médicales et paramédicales importés, ce qui contribuera à les fournir aux citoyens à des prix raisonnables.

Le ministère de la Santé et de la Protection sociale avait précédemment annoncé prendre des mesures urgentes pour développer et sécuriser le stock stratégique national de médicaments et de produits de santé exposés aux pénuries ou aux interruptions d’approvisionnement actuelles ou potentielles pour l’année 2023, afin de garantir un approvisionnement approprié et continu et de prendre toutes les mesures nécessaires pour prévenir et atténuer toute difficulté d’approvisionnement, note le communiqué.

A cet égard, un comité de pilotage regroupant toutes les parties concernées a vu le jour, fait savoir le texte, ajoutant qu’il sera chargé de déterminer les besoins en médicaments et produits de santé liés à ce stock, notamment les médicaments d’importance thérapeutique majeure.

L’ONEE DOTE LAAYOUNE D’UNE STATION D’EPURATION DES EAUX USEES

M.Abderrahim El Hafidi, Directeur Général de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable, a effectué le jeudi 13 Octobre 2022                une visite de terrain pour s’enquérir de l’état d’avancement du projet de transfert et d’épuration des eaux usées de la ville de Laâyoune.

Ce projet, qui s’inscrit dans le cadre du programme de développement des Provinces du Sud, consiste en la réalisation de 6 stations de pompage, la pose de 14 km de conduites et la construction d’une station d’épuration des eaux usées de type boues activées d’une capacité de 18.600 m3 par jour dotée d’équipements de génération d’énergie électrique par digestion  des boues contribuant à la satisfaction de 50% de ses besoins énergétiques ainsi que d’installations de séchage des boues.

Ce projet, dont l’avancement global des travaux est de 95%, est actuellement en phase d’essais industriels pour une mise en service prévisionnelle en décembre 2022.

Le coût global de ce projet s’élève à 420 millions de dirhams financé à parts égales par l’ONEE et le Programme National d’Assainissement Liquide Mutualisé et de réutilisation des eaux usées traitées (PNAM).

Cet important projet permettra d’améliorer les conditions sanitaires de la population et contribuera à la préservation de l’environnement et à l’utilisation rationnelle des ressources en eau par la réutilisation des eaux usées épurées dans l’arrosage des espaces verts de la ville.

PETROLE : EN FROID AVEC L’ARABIE SAOUDITE, JOE BIDEN NE DISCUTERA PAS AVEC LE PRINCE HERITIER AU G20

La décision de l’Opep+ de réduire la production de baril de pétrole pour faire monter les prix à la hausse a déclenché la colère du président américain Joe Biden contre son allié saoudien. Mais le dirigeant veut rester prudent dans sa décision des sanctions à appliquer, c’est pourquoi il ne discutera pas avec le prince héritier Mohammen ben Salmane le mois prochain au G20.

Divorce en cours entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis. La décision de l’Opep+ de baisser les quotas de production des barils de pétrole, qui devrait profiter financièrement à la Russie, a engendré à la colère du président Joe Biden contre son homologue saoudien, le prince hériter Mohammed ben Salmane (MBS), allié depuis plusieurs années.

« Le président a effectivement dit qu’il allait réévaluer nos relations avec l’Arabie saoudite parce qu’ils ont pris le parti de la Russie contre les intérêts du peuple américain », a déclaré le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche, Jake Sullivan, interrogé ce dimanche sur CNN au sujet des relations dégradées entre Ryad et Washington. Mais le dirigeant américain ne semble pas pressé de résoudre ce conflit diplomatique.

Fin de l’alliance entre l’Arabie Saoudite et les États-Unis ?

Et pour cause : le conseiller a précisé que Joe Biden « n’a aucune intention » de rencontrer MBS lors du sommet du G20 prévu le mois prochain en Indonésie. Une mesure de prudence avant tout. « Ce sont des relations qui se sont établies sur des décennies avec le soutien des deux partis« , démocrate et républicain, a-t-il ajouté. « Le président n’agira donc pas dans la précipitation ».

La Maison Blanche voit dans le choix de Riyad de s’aligner sur Moscou en plein conflit en Ukraine la perte d’un allié. Si Joe Biden étudie encore toutes les options, certains élus au Congrès réclament des sanctions immédiates, comme la suspension des ventes d’armes à Riyad -scénario évoqué par Jake Sullivan- ou encore le retrait des troupes américaines stationnées sur le territoire saoudien. D’autres suggèrent d’attaquer l’Opep+ pour manipulation des cours, avec à la clé des sanctions à l’encontre des pays membres.

L’Arabie Saoudite s’affirme à l’international

Au-delà de la question pétrolière, la décision de Riyad est vue par Washington comme la volonté de son homme fort, Mohammed ben Salmane, de s’émanciper de l’influence des Etats-Unis et d’une relation vieille de près de huit décennies, basée sur la garantie américaine d’assurer la sécurité du royaume en échange de l’approvisionnement du marché pétrolier.

Dans l’autre sens, la relation est plus complexe : si Biden peut se passer du pétrole saoudien -l’Arabie Saoudite exporte majoritairement vers l’Asie-, il a néanmoins besoin de cours du brut plus bas que leur niveau actuel. Il doit en effet reconstituer les stocks stratégiques dans lesquels il aura puisé 180 millions de barils cette année.

Avec sa décision de sabrer la production, Riyad sous la houlette de MBS affiche son ambition de jouer un rôle autre que celui de simple producteur de pétrole sur la scène internationale. Les pays de l’Opep+ (les 13 pays de l’Opep et 10 autres menés par la Russie) entendent garder leur influence sur l’évolution avec une part de plus de 52%. MBS a de son côté balayé toute polémique et affirmé qu’« il n’y pas d’agenda politique derrière cette décision », invoquant l’impérieux besoin d’investissements dans le secteur pour accroître à l’avenir les capacités de production et de raffinage qui restent aujourd’hui limitées en cas de pénurie. En 2022, les pays membres de l’Opep devraient engranger 842 milliards de dollars de revenus –50% de revenus en plus qu’en 2021-, notamment car ils ont bénéficié de cours élevés et de volumes en hausse. Cette croissance devrait être moins en 2023 avec le retour de l’Iran sur le marché, mais, comme l’a démontré l’Arabie saoudite, l’Opep et ses partenaires de l’Opep+ sont prêts à réduire l’offre pour défendre leurs intérêts.

L’AFRIQUE APPELLE A L’ALLEGEMENT DE LA DETTE

Les gouvernements africains ont exhorté samedi les créanciers à accélérer l’allègement de la dette, estimant que les retards limitaient la croissance sur un continent confronté à toute une série de défis, de la forte inflation à l’insécurité alimentaire.

S’exprimant lors d’une conférence de presse en ligne du Fonds monétaire international (FMI), le ministre zambien des Finances Situmbeko Musokotwane a déclaré que l’allègement de la dette était un « vital » pour ramener l’économie mondiale « à la normale ».

« Notre capacité à participer à l’économie mondiale est limitée », a déclaré M. Musokotwane. « Tout ce que nous pouvons faire est d’exhorter nos partenaires, les créanciers, à considérer cela comme une question d’urgence. C’est ce que nous demandons. De la rapidité, de la rapidité, de la rapidité, voilà ce dont nous avons besoin. »

Fin 2020, la Zambie était devenue le premier pays africain en défaut de paiement depuis le début de la pandémie de coronavirus avec une dette extérieure estimée à 17,3 milliards de dollars. Le mois dernier, elle a obtenu un prêt de 1,3 milliard de dollars du FMI pour l’aider à rétablir la stabilité budgétaire.

Le G20 a convenu d’un « cadre commun » pour la restructuration de la dette des pays les plus pauvres, mais sa mise en œuvre est lente.

Vendredi, la secrétaire d’État américaine au Trésor, Janet Yellen, a accusé la Chine, principal créancier de nombreux pays africains, de « ne pas participer de manière constructive » et d’entraver les efforts d’allègement de la dette.

Le ministre zimbabwéen des finances, Mthuli Ncube, a déclaré au panel du FMI que les appels de Mme Yellen à une plus grande participation de la Chine étaient « appropriés ». « Nous entrons dans une période très difficile au niveau mondial », a-t-il déclaré.

« Nous ne voulons pas que l’endettement freine la croissance des pays africains, simplement parce que les créanciers sont trop lents à faire ce qu’il faut », a-t-il ajouté.

Plus tôt dans la semaine semaine, le FMI a estimé que l’Afrique subsaharienne était confrontée à un « contexte le plus difficile depuis des années », la reprise de la région étant perturbée par une inflation galopante, des taux d’intérêt en hausse et un ralentissement mondial.

Le FMI a appelé à une meilleure mise en œuvre du « cadre commun », en soulignant que les niveaux d’endettement avaient augmenté mais que la hausse des taux d’intérêt mondiaux signifiait que l’accès au financement risquait de « devenir beaucoup moins clément ».

Alors que la région traverse sa troisième année de crise, les responsables politiques disposent d’une marge de manœuvre limitée pour faire face.

Le boom des start-up agrifoodtech

L’écosystème des start-ups de l’agri-tech est florissant en Afrique et cela depuis ces deux dernières années. Bien qu’il existe des défis notamment en termes d’accessibilités, la scène des startups de l’agri-tech continue de susciter l’intérêt des investisseurs. Les levées de fonds des start-ups opérant dans le domaine de l’agri-tech en Afrique se sont établies à 482,3 millions de dollars en 2021, soit une croissance de 250% par rapport à l’année précédente. Depuis 2017, la filière a récolté plus d’1 milliards de dollars d’investissements. Francis Dossou Sognon, directeur Général d’AgroSfer a répondu à nos questions.