LA RECESSION DES ECONOMIES DE LA ZONE EURO SE PROFILE

Les indices des directeurs d’achat en zone euro ont encore flanché durant le mois d’octobre, ce qui préfigure une contraction de l’activité au quatrième trimestre. La récession européenne se profile, le FMI l’anticipant d’ores et déjà en Allemagne et en Italie.

La récession se précise pour le continent européen. Alfred Kammer, directeur du département Europe du Fonds monétaire international (FMI), a prévenu lundi que « cet hiver, plus de la moitié des pays de la zone euro connaîtront des récessions, avec au moins deux trimestres consécutifs de contraction de la production ; parmi ces pays, la production chutera en moyenne d’environ 1,5 % par rapport à son pic ».

A l’occasion de la publication du rapport spécifique sur l’Europe, le FMI prédit seulement une croissance de 0,6 % l’an prochain pour la zone euro et, en particulier, un recul du produit intérieur brut allemand et italien de 0,3 et 0,2 % respectivement. La publication, ce lundi, des indices des directeurs d’achat (PMI) par S&P Global montre une nouvelle détérioration de la situation.

Cet hiver, plus de la moitié des pays de la zone euro connaîtront des récessions

L’indice global est tombé à un plus bas de 23 mois pour s’inscrire à 47,1 points contre 48,1 en septembre. L’indice de l’activité manufacturière, lui, établit un plus bas depuis 29 mois à 44,2 points contre 46,3 le mois précédent tandis que celui de l’activité des services ressort à 48,2 points. « L’accélération du repli de l’activité et la dégradation de la demande enregistrées en octobre préfigurant une contraction de l’économie de la zone euro au quatrième trimestre, une récession de l’économie de la région semble de plus en plus inévitable » a souligné dans un communiqué Chris Williamson, chef économiste de S&P Global Market Intelligence.

C’est dans l’industrie manufacturière, et notamment dans les entreprises grandes consommatrices d’énergie, que la baisse de la production a été la plus marquée, souligne S&P Global. La production a reculé pour un cinquième mois consécutif, et ce à un rythme inégalé depuis juillet 2012 (hormis durant la pandémie de Covid-19).

Première puissance industrielle européenne, l’Allemagne paye le prix fort. L’indice PMI composite, qui regroupe le secteur de l’industrie manufacturière et celui des services, a baissé à 44,1 en octobre contre 45,7 le mois précédent. Pour le seul secteur manufacturier, l’indicateur est tombé à 45,7 après 47,8 en septembre. « Le ralentissement de l’activité des entreprises allemandes s’accélère au début du quatrième trimestre, s’ajoutant aux signes grandissants de récession imminente », a commenté Phil Smith, directeur associé chez S&P Global Market Intelligence.

Résistance française

Dans cet environnement morose, l’économie française montre des signes de résistance . Mais la tendance n’est pas si bonne. Les niveaux d’activité ont stagné dans l’Hexagone, l’indice PMI composite ayant reculé de 51,2 en septembre à 50,0 en octobre, ce qui signale « la fin d’une période de croissance continue amorcée en avril 2021 », précise S&P Global. L’activité a légèrement augmenté dans le secteur des services, compensant une forte contraction de la production du secteur manufacturier. « Les perspectives s’assombrissent dans la deuxième plus grande économie de la zone euro », avertit Joe Hayes, économiste chez S&P Global. Seule note positive, « la croissance de l’emploi s’est poursuivie dans le secteur privé français en octobre, portant ainsi l’actuelle période d’expansion à vingt-deux mois ».

Les vents sont donc contraires et la situation pourrait empirer. « Une coupure complète des flux de gaz russe restants vers l’Europe, combinée à un hiver froid, pourrait entraîner des pénuries, un rationnement et des pertes de PIB pouvant atteindre 3 % dans certaines économies d’Europe centrales et orientales », avertit Alfred Kammer.

CHINE : LA CROISSANCE REBONDIT AU TROISIEME TRIMESTRE

Selon les données officielles publiées ce lundi, le PIB chinois a progressé de 3,9 % au troisième trimestre après une hausse limitée de 0,4 % au précédent. Mais les dépenses de consommation faiblissent, alors que l’activité industrielle pourrait pâtir d’un environnement international incertain.

Le rebond était attendu, mais se révèle plus important que prévu. La Chine a enregistré au troisième trimestre une croissance de 3,9 %, selon les données officielles publiées ce lundi par le Bureau national des statistiques. Un chiffre supérieur à celui qu’anticipaient les économistes qui, selon le cas, oscillait entre 2,5 % et 3,5 %.

Alors qu’au deuxième trimestre, le PIB avait connu un coup d’arrêt et enregistré sa pire performance depuis 2020, cette publication a largement de quoi conforter l’exécutif du pays. Et notamment Xi Jinping qui vient d’être reconduit, sans surprise, à la tête du pays lors du XXe Congrès du Parti communiste chinois (PCC) qui s’est achevé ce week-end.

« Des signes de reprise »… limitée

Seul ombre à ce tableau flatteur pour Xi Jinping , la diffusion de ces résultats, éminemment politiques et souvent mis en doute par des experts internationaux, intervient avec une semaine de retard sur le calendrier officiel. Prévue mardi dernier, la diffusion avait été en effet été reportée à la dernière minute et sans explication par les autorités.

Désormais « l’économie présente des signes de reprise », se félicite dans un communiqué Zhao Tonglu, haut responsable du Bureau national des statistiques (BNS). Pour autant, celle-ci reste limitée et, sur les trois premiers trimestres de l’année, la croissance atteint 3 %. Bien loin de l’objectif officiel de croissance 2022, qui se situe aux alentours de 5,5 %. Un objectif auquel ne croient ni le FMI, ni la Banque mondiale qui anticipent, respectivement, des hausses du PIB de 3,2 % et 2,8 % cette année.

Il est vrai que si reprise il y a eu au troisième trimestre, la croissance chinoise reste largement tributaire de la politique de zéro Covid que Xi Jinping n’a pas manqué de réaffirmer lors du XXe Congrès du PCC. Une politique qui, comme on l’a vu par le passé, se traduit par des fermetures inopinées d’entreprises et d’usines, qui pénalisent activité et déplacements et pèsent lourdement sur la consommation des ménages.

Affaiblissement de la consommation et des exportations

La publication des chiffres de la croissance ce lundi s’est accompagnée d’une série de données économiques qui dressent un tableau, lui aussi, mitigé de la reprise chinoise au mois de septembre. Les ventes de détail, principale jauge de la consommation des ménages, ont ralenti, progressant de 2,5 % en rythme annuel contre 5,4 % en août. Un ralentissement sans doute lié au fait que de nombreuses mesures de quarantaine affectaient toujours certaines zones résidentielles et commerciales du pays.

Dans le même temps, la production industrielle a rebondi de 6,3 % sur un an, contre 4,2 % en août. Mais, signe que l’environnement international est de plus en plus difficile, les exportations ont encore ralenti (5,7 % en septembre après 7,1 % le mois précédent) tandis que les importations progressaient à peine de 0,3 % (un rythme inchangé par rapport à août). Quant au taux de chômage, qui ne prend en compte que les zones urbaines, il est remonté en septembre à 5,5 %, contre 5,3 % un mois plus tôt.

L’activité économique de la zone euro a fortement reculé en octobre, celle de la France stagne

Pour le quatrième mois consécutif, l’activité du secteur privé en zone euro a subi en octobre sa plus forte contraction depuis près de deux ans, la crise du coût de la vie rendant les consommateurs plus prudents, ce qui affecte la demande. En France, si l’activité du secteur privé résiste davantage, « les perspectives s’assombrissent » toutefois, avertit Joe Hayes, économiste chez S&P Global

Les nuages annoncés au-dessus de l’économie européenne s’amoncellent. Dans le secteur privé, le recul de l’activité économique en zone euro s’est fortement accéléré en octobre selon l’indice PMI Flash publié ce lundi par S&P Global. Cet indice, calculé sur la base de sondages d’entreprises, est tombé à 47,1, son plus bas niveau depuis 23 mois, contre 48,1 en septembre et 48,9 en août. Un chiffre inférieur à 50 signale une contraction de l’activité, tandis qu’un indice supérieur à ce seuil marque une progression de l’activité.

C’est le quatrième mois consécutif de repli de cet indice pour la zone euro, renforçant la crainte d’une récession en Allemagne comme pour l’ensemble de la région sur fond de flambée des prix. « L’accélération du repli de l’activité et la dégradation de la demande en octobre préfigurent une contraction de l’économie en zone euro au quatrième trimestre et une récession de l’économie de la région semble de plus en plus inévitable », a prévenu dans une note Chris Williamson, économiste S&P Global Market Intelligence.

Le recul de l’indice PMI flash d’octobre correspond selon lui à une baisse trimestrielle du produit intérieur brut (PIB) d’environ 0,2% au 4e trimestre. « La demande recule à un rythme soutenu et les entreprises s’inquiètent du niveau élevé de leurs stocks et de ventes plus modestes qu’anticipé à l’approche de l’hiver », explique l’économiste de S&P Global Market Intelligence.

« Le risque que la contraction de l’activité s’accentue encore dans les prochains mois apparaît élevé », met-il en garde, anticipant aussi l’effet d’un probable resserrement monétaire Banque centrale européenne. La BCE s’apprête, en effet, à frapper fort jeudi en relevant à nouveau ses taux d’intérêt, malgré le risque d’une récession dont elle s’accommode désormais face à l’urgence d’endiguer l’inflation.

L’Allemagne enregistre la plus forte contraction

Si les tensions sur les approvisionnements se sont nettement atténuées, la flambée persistante des prix de l’énergie et la dépréciation de l’euro alimentent les tensions inflationnistes, grevant les coûts des entreprises et entraînant une baisse de la production manufacturière, observe S&P Global. « La crise du coût de la vie et le climat d’incertitude économique générale » pèsent également sur les dépenses des consommateurs, alimentant notamment une nouvelle chute de l’activité dans le secteur des services, ajoute l’institut.

Parmi les pays de la zone euro, l’Allemagne a de nouveau enregistré la plus forte contraction de l’activité en octobre, tant dans le secteur manufacturier que dans celui des services, avec une chute de son PMI à 44,1, soit son plus faible niveau depuis juin 2009 si l’on excepte les mois de pandémie de Covid-19. Ce repli « s’ajoute aux signes croissants d’une récession imminente dans la plus grande économie de la zone euro (…) Les entreprises signalent une réticence croissante de la part des clients en raison de contraintes budgétaires accrues », tandis que « les coûts élevés de l’énergie affectent directement la production des usines » en Allemagne, commente Phil Smith, autre expert de S&P Global.

L’économie française plus robuste

De son côté, l’économie française a stagné en octobre, selon l’indice PMI Flash. Toutefois, l’indicateur qui s’est établi à 50, après 51,2 en septembre, se situe à son niveau le plus bas depuis 19 mois en raison d’une contraction de l’activité dans le secteur manufacturier.

L’indice de l’industrie manufacturière s’est replié à 47,4 en octobre, renouant avec un plancher qui n’avait plus été atteint depuis 29 mois. Le secteur manufacturier a été particulièrement pénalisé par une chute brutale des nouvelles commandes.

Selon les 750 entreprises sondées par S&P Global, « la hausse des prix, des conditions défavorables sur les marchés et le niveau élevé des stocks chez les clients ont dissuadé ces derniers de passer (des) commandes ». Le secteur des services a, lui, connu une expansion de son activité (51,3 contre 52,9 en septembre), mais « trop faible, en octobre, pour compenser le fort repli de la production du secteur manufacturier », souligne S&P Global. En outre, « si le secteur des services français continue de faire preuve d’une certaine robustesse face à la dégradation générale de la conjoncture, il lui sera toutefois bientôt impossible de continuer à porter, à lui seul, la croissance de l’ensemble de l’économie », conclut le cabinet.

Le cabinet souligne toutefois «une note plus positive » concernant le marché du travail : « la croissance de l’emploi s’est poursuivie dans le secteur privé français en octobre, portant ainsi l’actuelle période d’expansion à vingt-deux mois».

L’activité du secteur privé britannique continue de ralentir

Au Royaume-Uni, alors que la crise politique que traverse le pays exacerbe les inquiétudes concernant l’inflation et la hausse des taux d’intérêt, l’activité économique dans le secteur privé est restée en contraction en octobre, selon les résultats préliminaires de l’enquête mensuelle de S&P Global auprès des directeurs d’achats.

L’indice PMI composite, qui regroupe le secteur des services et celui de l’industrie manufacturière, a reculé à 47,2 après 49,1, au plus bas depuis 21 mois, alors que le consensus Reuters le donnait en repli moins marqué, à 48,1. Le PMI ‘flash’ du secteur des services est passé en contraction pour la première fois en 20 mois à 47,5, après 50,0 en septembre, et celui de l’industrie manufacturière a baissé à 45,8 après 48,4.

La confiance des entrepreneurs a également chuté à des niveaux rarement atteints depuis la création de l’enquête il y a 25 ans, ce qui illustre leur désarroi face à la crise politique. « En plus de l’effondrement de la stabilité politique, des tensions sur les marchés financiers et de l’effondrement de la confiance, les coûts d’emprunt plus élevés vont renforcer les spéculations sur une récession britannique d’une gravité inquiétante », a commenté Chris Williamson.

ORDRE DES EXPERTS-COMPTABLES : BIENTOT LE VERDICT SUR LA SUSPENSION DE LA SANCTION 

C’est le 24 octobre que le Tribunal de commerce va statuer sur la demande de l’Ordre des experts-comptables, relative à la suspension de la sentence, prononcée à son encontre, par le Conseil de la concurrence.

Pour rappel, le régulateur du marché lui a infligé une sanction de 3 MDH pour violation des dispositifs de l’article 6 de la loi 104.12 relative à la liberté des prix et de la concurrence.

ROYAL AIR MAROC ANNONCE CINQ NOUVELLES LIAISONS AERIENNES

RAM annonce le lancement de deux nouvelles lignes touristiques reliant Paris CDG à Marrakech, et Séville à Casablanca via Tanger ainsi que la reprise de trois routes aériennes directes reliant Casablanca à Porto, à Tenerife et à Luanda.

Depuis la réouverture des frontières et la reprise du trafic durant la saison d’été 2022, Royal Air Maroc renforce progressivement son programme de vols. « Avec la reprise du trafic, Royal Air Maroc s’engage à renforcer son offre pour confirmer son statut d’acteur de référence du tourisme marocain et de compagnie majeure dans notre continent. Nous nous mobilisons ainsi pour consolider notre position sur les grands marchés émetteurs de touristes tels la France et l’Espagne et pour appuyer notre ancrage en Afrique où notre réseau comprend désormais 27 destinations. Notre engagement se poursuit également auprès des diasporas marocaines et africaines en lançant et en rétablissant des lignes directes qui les rapprochent de leurs mères-patries », indique Hamid Addou, président directeur général de Royal Air Maroc.

Ainsi, dès la fin octobre, la compagnie lancera deux nouvelles routes aériennes (Paris CDG-Marrakech et Séville-Tanger-Casablanca) et rouvrira trois lignes suspendues depuis la crise sanitaire du Covid 19 (Tenerife, Porto et Luanda au départ de Casablanca).

Renforçant son positionnement sur les lignes touristiques et en tant qu’acteur majeur du secteur, Royal Air Maroc reliera, à compter du 31 octobre, Paris Charles de Gaulle (CDG) à Marrakech à raison de trois fréquences par semaine (lundi, jeudi et samedi).

Le départ de l’aéroport international Marrakech-Menara sera effectué à 09h15 (heure locale) pour une arrivée à l’aéroport CDG à 12h25 (heure locale). Le départ de l’aéroport Paris CDG sera programmé à 13h25 et l’arrivée à 16h45 à Marrakech. Ces vols seront opérés par des appareils Boeing B737-800 d’une capacité de près de 160 sièges.

Une nouvelle route aérienne reliant Casablanca et Tanger à Séville permettra de satisfaire la demande des touristes espagnols et marocains ainsi que les Marocains résidant en Espagne. Proposée à des jours et horaires adaptés à ces clientèles, la ligne sera opérée, à partir du 4 décembre prochain, tous les vendredi et dimanche. Le départ sera programmé à 16h15 de l’aéroport Mohammed V de Casablanca (heure locale) pour une arrivée à Tanger à 17h35. Le départ de Tanger est prévu à 18h15 pour une arrivée à Séville à 19h10 (heure locale). Les vols au départ de Séville sont prévus à 19h55 pour une arrivée à Tanger à 21h00 et à Casablanca à 23h00 (heure locale). Par ailleurs, Royal Air Maroc rouvrira également trois lignes suspendues depuis la crise sanitaire du Covid 19.

La compagnie rétablira ainsi les routes aériennes directes à partir de Casablanca et à destination de Porto, Tenerife et Luanda qui seront lancées à compter du 9 décembre prochain. Royal Air Maroc reprendra ainsi la ligne Casablanca-Tenerife à raison de deux fréquences par semaine (Jeudi et samedi). Les vols qui seront programmés au départ de l’aéroport Mohammed V de Casablanca à 09h25 (heure locale), pour une arrivée à Tenerife à 11h35 (heure locale). Au départ de cette ville touristique des Iles Canaries, les départs se feront à 12h30 pour une arrivée à Casablanca à 16h15.

Le marché lusophone est également concerné par le renforcement du programme de vols. Royal Air Maroc rétablira, à partir du 9 décembre 2022, la ligne Casablanca-Porto à raison de deux fréquences par semaine (Lundi et vendredi) à 16h15 au départ de Casablanca (heure locale) pour arriver à Porto à 16h55 (heure locale). Quant aux vols retour, ils seront programmés au départ de Porto à 17h55 pour une arrivée à Casablanca à 20h30.

Dans le cadre du renforcement du positionnement de Casablanca en tant hub africain, Royal Air Maroc rouvrira la ligne directe Casablanca-Luanda à partir du 9 décembre. Elle sera lancée à raison de trois fréquences par semaine : mercredi, vendredi et dimanche au départ de Casablanca et lundi, jeudi et samedi au départ de Luanda. 

GABON. LE MAROCAIN MENASTEEL INDUSTRY VA CONSTRUIRE UNE USINE DE METALLURGIE

Un des grands opérateurs du secteur marocain des constructions métalliques et charpentes en acier mécano-soudées de grandes dimension, Menasteel Industry, dirigé par Nabil Rtabi, s’apprête à ouvrir une filiale au Gabon et d’y construire une usine de métallurgie.

Une délégation de Menasteel Industry a récemment effectué une visite au Gabon et a rencontré les responsables du ministère gabonais de la Promotion des investissements ainsi que l’Ambassadeur du Maroc, Abdellah Sbihi, pour exposer son projet de construction d’une usine de métallurgie. L’entreprise va opérer dans le secteur de la construction des charpentes métalliques, ainsi que dans la conception, l’étude, la fabrication et le montage des constructions métalliques dans le secteur des bâtiments, selon le ministère gabonais de la Promotion des investissements.

Créée en 2008, dans le but de se positionner sur le segment de l’architecture métallique, Manasteel Industry, détenue à part égale par Nabil Rtabi et la holding AR Corp de Mohamed Adil Rtabi, propriétaire également de Jet Contractors, emploie plus de 160 personnes. La société compte parmi ses principaux clients l’Agence de Logements et Equipements Militaires (ALEM), l’ONP, l’ONCF, l’ONDA, l’OCP et Jet Contractors.

L’entreprise qui dispose dans la zone industrielle de Bouznika d’un site de production de 20 000 m2, compte également à son actif plusieurs projets d’envergure tels que le centre de maintenance du tramway de Rabat, l’Académie Mohamed VI de Football, le stade d’Agadir, les sièges sociaux de banques, la gare de Casa port, des hangars pour avions à l’aéroport de Benslimane ou encore la fourniture d’équipements pour l’agrandissement du nouveau terminal de l’aéroport de Rabat.

MAROC. CONSTRUCTION DE LA PREMIERE USINE D’HYDROGENE VERT EN AFRIQUE AVEC L’APPUI FINANCIER DE L’ALLEMAGNE

L’Allemagne va octroyer 38 millions d’euros au Royaume pour la construction de la première usine d’hydrogène vert sur le continent africain. Les détails.

L’Allemagne va appuyer financièrement le Maroc dans son projet de développement de l’hydrogène vert. La décision a été prise en marge de la visite cette semaine en Allemagne d’une importante délégation marocaine dans le cadre des sessions de négociations gouvernementales entre les deux pays dans plusieurs domaines. Suite à cette rencontre de négociations sur la coopération au développement, Berlin a annoncé l’exécution d’un nouveau programme d’appui au Royaume d’un montant global de plus de 243 millions d’euros au titre de l’année 2023.

Ce programme concerne plusieurs domaines, en particulier ceux liés au développement social et à l’économie durable. Ainsi, selon le communiqué du ministère allemand du développement (Bundesministerium für wirtschaftliche Zusammenarbeit und Entwicklung (BMZ), Berlin réaffirme son soutien à la création de valeur verte au Maroc, notamment par le développement d’une économie verte de l’hydrogène (dans le cadre de l’« Alliance pour le développement du secteur Power-to-X » conclue il y a deux ans). Outre l’engagement de 38 millions d’euros pour la construction de la première usine industrielle de cette technologie d’avenir en Afrique qui fera du Maroc un pionnier dans le domaine des énergies renouvelables sur le continent, l’Allemagne accompagnera le Maroc dans son adaptation au changement climatique à travers d’autres projets d’un volume d’investissement d’environ 69 millions d’euros.

Dans le secteur de l’eau, par exemple, la gestion de l’eau dans les zones rurales sera rendue plus efficace après la sécheresse qui frappe actuellement le Royaume. Dans le domaine de la migration également, un projet accompagnera les migrants légaux dans leur intégration économique au Maroc. De plus, l’Allemagne soutiendra les petites et moyennes entreprises et l’administration dans la numérisation. A ceux-là, s’ajoute l’octroi d’un prêt de 122 millions d’euros de la Banque de développement allemande au « chantier du siècle » de la protection sociale dans le Royaume, selon la même source.

BOVINS. LES DROITS A L’IMPORTATION SUSPENDUS POUR ASSURER L’APPROVISIONNEMENT EN VIANDE ROUGE

Suite à l’adoption par le gouvernement, le 19 octobre, d’un projet de décret portant sur la suppression des droits de douane sur les achats sur le marché mondial, de bovins domestiques d’un poids minimal de 550 kg, la Douane vient d’en fixer les modalités d’application via une circulaire.

Dans un contexte où la sécheresse qui frappe actuellement le Royaume et a fait flamber les prix de l’alimentation animale et pénalisé l’appareil de production, la pénurie de viande rouge, tant redoutée par les consommateurs et les professionnels, semble écartée.

Déjà le mercredi 19 octobre, le conseil de gouvernement avait adopté le projet de décret n°2.22.818 portant suspension de la perception du droit d’importation applicable aux bovins domestiques de moins de 550 kilogrammes, dans la limite d’un contingent de 200.000 têtes. Aussi, une circulaire de l’administration des douanes, datée du jeudi 20 octobre 2022, est venue en fixer les modalités d’application. Selon la Douane, pour pouvoir bénéficier de cet avantage tarifaire, les importateurs doivent produire une Demande de franchise douanière (DFD) délivrée par le ministère de l’Industrie et du commerce.  Cette mesure couvre la période allant du 21 octobre 2022 jusqu’au 31 décembre 2023. Pour rappel, le Maroc est l’un des plus gros consommateurs de viande bovine par tête en Afrique avec près de 17 kg par an selon la FAO.

INTELAKA: 8,2 MMDH DE CREDITS ACCORDES A FIN AOUT 2022

Les crédits accordés dans le cadre du programme « Intelaka » ont totalisé 8,2 milliards de dirhams (MMDH), depuis son démarrage et à fin août 2022, selon la note de présentation du projet de loi de finances (PLF) de l’année 2023.

« Concernant les réalisations du programme, les crédits accordés dans le cadre de « intelaka » ont totalisé 8,2 MMDH, depuis le démarrage du programme et à fin août 2022, pour un nombre total de crédits de 49.882 prêts », fait savoir la note.

Par objet des crédits, les crédits d’investissement représentent 93% du volume total contre 7% pour les crédits de fonctionnement, ajoute la même source. Les financements engagés devraient permettre de générer des investissements d’une enveloppe globale de 14,98 MMDH et de contribuer, ainsi, à la création de 105.665 emplois directs, fait savoir la note.

Et de souligner que le Fonds d’appui au financement de l’entrepreneuriat (FAFE) s’adresse en priorité aux cibles désignées par le Discours Royal prononcé à l’occasion de l’ouverture de la 1ère session de la 4ème année législative de la 10ème législature, à savoir les TPE, les jeunes diplômés porteurs de projets et au soutien de l’export, ceci tout en continuant à s’adresser aux catégories d’entreprises bénéficiant déjà d’instruments d’appui publics.

A cet égard, le FAFE regroupe aussi bien les instruments de garantie préexistants à sa création que les nouvelles offres d’appui destinées spécifiquement aux cibles précitées. Cette nouvelle offre porte principalement sur des mécanismes de garantie des prêts pouvant atteindre jusqu’à 80% du montant du crédit ainsi que des mécanismes de financement directs au profit des cibles dans le cadre de l’offre « Intelaka », le développement d’une offre complète d’accompagnement des porteurs de projets avant, pendant et après la création de leurs entreprises et le renforcement des services de proximité pour améliorer la qualité des services fournis en termes de délais de traitement des dossiers, de souplesse et d’actions de proximité.

Développement des produits dérivés au Maroc : l’urgence d’une réforme fiscale

Les professionnels plaident pour la suppression de toute taxation relative aux produits dérivés.

Le projet du marché à terme au Maroc avance à grands pas.

Le cadre fiscal est l’un des facteurs majeurs qui pourrait enrayer le développement de l’industrie des produits dérivés au Maroc. Un sujet qui interpelle et qui anime tant les opérateurs que les régulateurs du secteur financier, surtout dans le contexte actuel où l’inflation mondiale met à mal les marges des entreprises. 

Le sujet a été abordé lors d’une journée d’information organisée par le fournisseur de données et d’infrastructures financières, Refinitiv, au cours de laquelle Nabil Badr, directeur adjoint à la Direction de la supervision bancaire de Bank Al-Maghrib, a insisté sur le fait que «la résolution des soucis fiscaux qui existent est  parmi les recommandations actuelles pour le développement de cette industrie (produits dérivés: ndlr)». Même constat auprès des opérateurs du marché qui, par la voix de leur association, assurent que la fiscalité est l’une des réformes nécessaires pour le développement de ce marché. Il est important de rappeler qu’aujourd’hui, les produits dérivés, largement utilisés par les opérateurs du marché de change, ne sont pas considérés comme des instruments de couverture à part entière par le législateur et sont traités par le code général des impôts selon des dispositions du droit commun.

Une problématique à laquelle Mohamed Filali, secrétaire général de l’Association marocaine des salles des marchés (AMSM), apporte deux recommandations. Selon lui, premièrement, «le code général des impôts gagnerait à traiter la fiscalité des produits dérivés d’une manière standard et uniforme, quels que soient les opérateurs de marché». Le 2ème développement attendu est le suivant : «il faudrait que le CGI exonère ces produits dérivés purement et simplement de toute taxation, dès lors que c’est considéré comme des instruments de couverture en tant que tels». Cela sousentend que la taxation viendra ensuite à travers l’impôt des sociétés. 

«C’est un développement attendu par tout le marché et qui permettra de généraliser l’utilisation de ces produits en les rendant plus compétitifs», souligne Mohamed Filali. Une urgence, particulièrement dans ce contexte volatil sur les marchés avec l’inflation, la hausse des taux et la force des devises internationales qui font perdre de l’argent aux entreprises et aux investisseurs. 

Ces problématiques fiscales font partie des discussions que les salles des marchés initient régulièrement avec le ministère des Finances. «C’est un sujet qui revient très souvent sur la table, que ce soit par les intermédiaires en valeurs du Trésor ou par la voix de l’AMSM», ajoute Filali. Et d’indiquer qu’une étude a été réalisée sur ce sujet et partagée avec les autorités et qui démontre l’importance de mettre en place un cadre fiscal adéquat.  

Où en est le projet du marché à terme ?

Lors du même évènement, le directeur des opérations à la Bourse de Casablanca, Ahmed Arharbi, a annoncé que la mise en œuvre des projets du marché à terme et de la chambre de compensation ou contrepartie centrale (CCP) avance à grands pas. Ces deux infrastructures novatrices de l’écosystème financier national, régies par la loi n°42.12, devront contribuer à diversifier la gamme d’instruments financiers, permettre de faire des placements divergents en Bourse, dynamiser le marché boursier avec de nouveaux flux locaux et internationaux, pour ainsi donner une nouvelle impulsion au marché boursier. «L’objectif de la création de la CCP est de renforcer la stabilité financière grâce aux mécanismes de centralisation et gestion des risques qu’elle permet, maîtriser les risques de contreparties auxquels seront exposés les intervenants, et ainsi d’atténuer le risque systémique au niveau de la place boursière de Casablanca», a-til expliqué, soulignant que la principale propriété de la CCP sera de supporter entièrement le risque vis-à-vis de l’acheteur et du vendeur. Pour Arharbi, le développement de cette nouvelle Chambre de compensation nécessite un certain nombre de moyens techniques et de développements internes basés essentiellement sur le savoir-faire accumulé par la Bourse de Casablanca, sur la compensation de son marché au comptant (activité principale de la place), ainsi que sur l’acquisition d’un module de calcul des risques SPAN auprès du Chicago Mercantile Exchange.

CHIFFRE D’AFFAIRES, VALEUR AJOUTEE, CA A L’EXPORT : LES GE SURCLASSENT LES TPME

Sur les plus de 1.600 Mds de DH de chiffre d’affaires générés par les entreprises personnes morales actives en 2020, les grandes entreprises pèsent 59,2%. 

Elles ont engendré près de 64,6% de la valeur ajoutée créée en 2020.

Observatoire marocain de la TPME (OMTPME) a publié récemment l’édition 2020- 2021 de son rapport annuel qui livre un ensemble d’indicateurs et d’analyses sur les tendances démographiques, économiques et financières des entreprises pendant la pandémie de Covid-19, mais pas que.

En effet, la nouvelle édition consacre également un chapitre aux évolutions de l’emploi. Le rapport est par ailleurs enrichi par des indicateurs sur les autoentrepreneurs, ainsi que par les résultats d’une étude édifiante portant sur l’entrepreneuriat féminin. L’observatoire révèle avoir contribué, suite à la demande de plusieurs institutions au niveau national, régional et international, à des études et projets de collaboration portant sur des problématiques liées au segment des TPME. Les indicateurs démographiques rendus publics récemment sont calculés sur la base d’une population de 296.223 entreprises personnes morales actives.

En 2020, les microentreprises ont représenté près de 88,3% des sociétés actives. Pour 2021, concernant la répartition régionale des créations d’entreprises personnes morales, la région de CasablancaSettat représente plus de 34% des créations, suivie des régions de RabatSalé-Kénitra, avec 14,6% et Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec près de 11,2%. Au cours de l’année dernière, le secteur du commerce, la réparation d’automobiles et de motocycles s’est accaparé 29,6% des créations de sociétés.

La construction et les services aux entreprises et les autres secteurs ont capté respectivement 19,1% et 14,3% des entreprises créées nouvellement. Au sujet des autoentrepreneurs actifs, le rapport révèle qu’en 2021, la région de Casablanca-Settat a abrité 31,8% de cette population, arrivent ensuite les régions de Rabat-SaléKénitra et Tanger-TétouanAl Hoceima, avec des parts respectives de 16% et 11,6%.

Les services et le commerce, qui occupent 48,2% et 37% des autoentrepreneurs enregistrés en 2021, se positionnent comme des domaines d’activité plébiscités par ces derniers. Notons que 37,7% des autoentrepreneurs enregistrés en 2021 font partie de la classe d’âge des 25-34 ans et 25,3% sont issus de celle des 35-44 ans. Sur les plus de 1.600 Mds de DH de chiffre d’affaires (CA) générés par les entreprises personnes morales actives en 2020, les grandes entreprises (GE) pèsent 59,2% du montant global.

Au chapitre de la répartition du CA des entreprises par section d’activités 2020, le commerce et la réparation d’automobiles et de motocycles représentent une part de 35% et l’industrie manufacturière 24%. Les grandes entreprises, qui s’arrogent la part du lion du CA réalisé à l’export (74%), ont généré près de 64,6% de la valeur ajoutée créée en 2020. Celle-ci s’est chiffrée à 351,2 Mds de DH. Notons enfin que la nouvelle documentation précise qu’en 2019, 16,2% des entreprises actives au Maroc ont été dirigées par des femmes.

LE PLF-2023 PROPOSE LA CREATION DE 28 212 POSTES BUDGETAIRES

Le projet de loi de finances (PLF) de 2023 propose de créer 28 212 postes budgétaires au titre de l’année prochaine, répartis entre les différents ministères et institutions, indique la note de présentation de ce PLF.

Parmi ces postes budgétaires, 550 postes seront créés au profit du chef du gouvernement qui est habilité à les répartir entre les différents départements ministériels ou institutions, dont 200 postes réservés au profit des personnes en situation de handicap, fait savoir cette note publiée sur le site du ministère de l’Économie et des finances.

En plus de ces postes, il est proposé de créer, à compter du 1er janvier 2023, au profit du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, 4.300 postes budgétaires supplémentaires réservés exclusivement aux magistrats en fonction au ministère de la Justice et les magistrats en situation de détachement, ainsi que 150 postes supplémentaires réservés à la régularisation de la situation administrative des attachés de justice ayant terminé leur période de formation et nommés en tant que magistrats du corps de la magistrature.

Le budget du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire supportera les dépenses afférentes à cette régularisation.

En outre, le PLF-2023 propose de supprimer, à partir du 1er janvier de l’année prochaine, les postes budgétaires relevant du ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, occupés par le personnel titulaire et stagiaire ainsi que le personnel contractuel en fonction dans les services centraux et déconcentrés de l’Administration des eaux et forêts, suite à leur détachement d’office auprès de l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF).

Aussi, il est prévu de créer 20.000 postes au profit des Académies régionales de l’éducation et de la formation (AREFs), dont 18.000 postes pour le recrutement des enseignants et 2.000 postes pour le recrutement du personnel d’appui pédagogique et administratif au niveau des établissements scolaires.