LA CAPITALISATION BOURSIERE DE JP MORGAN REPASSE DEVANT CELLE DE META

Pour la première fois depuis 2015, la valeur en Bourse du géant de la banque américaine, à 370 milliards de dollars, dépasse celle de la maison mère de Facebook, retombée à 266 milliards.

Assiste-t-on à la revanche des dinosaures de Wall Street contre les jeunes loups de la tech ? Alors que Mark Zuckerberg, le patron de Meta, a vu sa société sombrer en Bourse la semaine dernière après la publication de résultats catastrophiques , la capitalisation de la première banque américaine JP Morgan a dépassé celle de Meta, une première depuis 2015. La maison mère de Facebook est également passée derrière Bank of America, la deuxième banque du pays en termes de capitalisation boursière.

Malgré une chute en Bourse de 22 % depuis le début de l’année, JP Morgan, dont les derniers résultats ont surpris à la hausse , a vu sa capitalisation remonter à 370 milliards de dollars tandis que celle de Bank of America a atteint 290 milliards.

DEUX CARGOS CHARGES DE CEREALES ONT FINALEMENT QUITTE LUNDI LES PORTS UKRAINIENS

Deux cargos chargés de céréales sur les douze prévus ont réussi à quitter les ports ukrainiens ce lundi, malgré la décision de Moscou de se retirer de l’accord céréalier passé entre les belligérants sous l’égide de l’ONU et de la Turquie. Moscou accuse Kiev d’avoir attaqué sa flotte en Crimée, avec l’aide de Londres

Après un week-end incertain, deux cargos chargés de céréales ont finalement quitté lundi les ports ukrainiens et emprunté le corridor maritime humanitaire à destination de la Turquie, en dépit du retrait de la Russie, selon le site spécialisé Marine traffic.

CREDITS IMMOBILIERS : UN ENCOURS DE 297,3 MILLIARDS DE DIRHAMS A FIN SEPTEMBRE

Son rythme de croissance ressort quasi stable

Le financement participatif maintient sa cadence haussière. Son encours s’est redressé à fin septembre de 4,48 milliards de dirhams pour atteindre les 22,53 milliards de dirhams.

Le rythme de croissance des crédits immobiliers affiche une stagnation à fin septembre 2022. L’encours alloué au titre des neuf premiers mois ressort à 297,32 milliards de dirhams, en redressement de 2,4%, soit un additionnel de 6,86 milliards de dirhams. De cet encours, 237,43 milliards de dirhams ont été contractés sous forme de crédits à l’habitat (+2,8%). Ces prêts sont constitués à hauteur de 18,23 milliards de dirhams de financements participatifs marquant ainsi un redressement de 22% en glissement annuel, soit une consolidation de 3,28 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. Les crédits adressés aux promoteurs immobiliers ont en revanche reculé de 1,8% revenant ainsi à 52,93 milliards de dirhams. En valeur, cette baisse est estimée à 961 millions de dirhams par rapport à fin septembre 2021. Ces évolutions ont été relevées dans les dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. La tendance relevée laisse apparaître une progression de 5,5% de l’encours global des crédits bancaires. Ce dernier a atteint au titre des 9 premiers mois un montant de l’ordre de 1038,75 milliards de dirhams en appréciation de 54,21 milliards de dirhams au titre de la même période de l’année précédente.

Plus de 88 milliards de dirhams de créances en souffrance

Si les crédits immobiliers affichent une croissance quasi stable comparé à une année auparavant, les crédits à la consommation ont suivi la même tendance. Ils se sont établis à 57,51 milliards de dirhams, en hausse de 3,2%. En valeur, cette progression est estimée à 1,8 milliard de dirhams. S’agissant des crédits à l’équipement, Bank Al-Maghrib relève dans sa publication une atténuation de leur rythme de progression. L’encours alloué dans ce sens a atteint à fin septembre les 179,91 milliards de dirhams en contraction de 0,4% ce qui correspond à une perte de 686 millions de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. La Banque centrale observe par ailleurs une progression des facilités de trésorerie passant de 17,6% après 15,4%. S’agissant des créances en souffrance, elles ont maintenu leur progression pour atteindre à fin septembre les 88,57 milliards de dirhams. Elles se sont ainsi appréciées de 4,04 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente, grimpant ainsi de 4,8%. Les créances diverses sur la clientèle ont pour leur part atteint les 151,48 milliards de dirhams marquant ainsi un léger repli en glissement annuel (0,9%).

896 milliards de dirhams alloués au secteur non financier

Commentant ces évolutions, Bank Al-Maghrib relève une progression de 5,6% contre 5% du crédit bancaire accordé au secteur non financier. L’encours a avoisiné dans ce sens les 896 milliards de dirhams. Il s’est affermi de 47,81 milliards de dirhams comparé à la même période de l’année précédente. Le secteur public en détient 73,98 milliards de dirhams, un encours en baisse de 2,87 milliards de dirhams, soit une contraction de -3,7% en glissement annuel. De cet encours, 25,14 milliards de dirhams de crédits ont été alloués aux administrations locales au titre des neuf premiers mois de l’année. Ces prêts ressortent en hausse de 2,2% comparé à une année plus tôt. Les sociétés non financières publiques ont pour leur part contracté 48,83 milliards de dirhams de prêts à fin septembre. Ces crédits marquent une régression de 6,5% marquant ainsi une baisse de 3,4 milliards de dirhams de leur encours par rapport à la même période de l’année passée. Il est à souligner que l’essentiel des crédits alloués au secteur non financier revient au secteur privé. Bank Al-Maghrib fait ressortir dans ce sens une progression de 6,6% de leur encours. Ce dernier ressort à 822,01 milliards de dirhams, en amélioration de 50,03 milliards de dirhams. Les sociétés non financières privées ont contracté à cet égard un encours de 444,14 milliards de dirhams, en amélioration de 9,4%, soit un encours additionnel de 38,28 milliards de dirhams. L’encours des prêts contractés par les ménages s’est affermi pour sa part de 12,4 milliards de dirhams pour atteindre à fin septembre les 377,86 milliards de dirhams au titre des neuf premiers mois de l’année, soit une amélioration de 3,4%.

22,5 milliards de dirhams de financements participatifs

Sous un autre angle, le financement participatif maintient sa cadence haussière. Son encours s’est redressé à fin septembre de 4,48 milliards de dirhams pour atteindre les 22,53 milliards de dirhams. Il marque ainsi une progression de 26,8%. Le financement participatif à l’immobilier continue de capter l’essentiel de ces prêts, et ce à hauteur de 18,66 milliards de dirhams. Le financement participatif à la consommation ressort à 1,2 milliard de dirhams, en progression de 7,8%. Par ailleurs, le financement participatif à l’équipement s’est établi à fin septembre autour de 2,37 milliards de dirhams marquant ainsi une progression de 77,2% en glissement annuel. Le financement participatif de trésorerie marque pour sa part un pic de 298,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Au titre des neuf premiers mois, l’actif des banques et fenêtres participatives s’est apprécié de 25% se situant autour de 26,23 milliards de dirhams. Il ressort en consolidation de 5,22 milliards de dirhams par rapport à la même période de l’année précédente. Les créances sur les non-résidents atteignent sur ladite période les 32 millions de dirhams, en hausse de 267,9%. Les créances sur les institutions de dépôts se sont élevées pour leur part à 1,89 milliard de dirhams, en amélioration de 14,2%. Les dépôts de Bank Al-Maghrib représentent dans ce sens les 1,35 milliard de dirhams (+33,1%) contre 209 millions auprès des banques (+12,1%).

INFRASTRUCTURES PORTUAIRES : TOUT SAVOIR SUR LES CHANTIERS DE 2023-2025

ANP, Tanger Med, Nador West Med….

Un grand chantier de développement des infrastructures portuaires sera ouvert sur la période 2023-2025. En témoignent les prévisions relevées en marge de la présentation du projet de loi de Finances 2023. Parmi les projets prévus on cite le repositionnement de l’Agence nationale des ports (ANP). Les réflexions et les concertations sont en effet lancées entre les parties concernées pour atteindre cet objectif.

L’ambition étant également de séparer entre les missions de régulation et d’exploitation commerciale afin de doter les ports de commerce de modèles permettant le renforcement de leur autonomie en vue d’une éventuelle ouverture du secteur privé. L’Agence décline un programme prévisionnel d’investissement de l’ordre de 1,95 milliard de dirhams sur la période 2023-2025. Dans le détail, 1,03 milliard de dirhams sera mobilisé en 2022 contre 499 millions de dirhams en 2024 et 421 millions de dirhams en 2025. Les prévisions de clôture de l’Agence tablent en effet sur un chiffre d’affaires consolidé de 2,43 milliards de dirhams en hausse de 12 % comparé à l’exercice 2021.

Le résultat net de l’ANP devrait par ailleurs se situer autour de 72 millions de dirhams. Notons qu’au premier semestre 2022, l’ANP a dégagé un chiffre d’affaires de 1,03 milliard de dirhams, soit 47 % du budget annuel. Il ressort toutefois en baisse de 3 % comparé à la même période de l’année 2021.

S’agissant de l’Agence Spéciale Tanger Med (TMSA), une vision stratégique est également en cours. Cette feuille de route tend à développer un modèle intégrant l’ensemble de la chaîne de valeur en l’occurrence le portuaire, l’industrie et la logistique. Une orientation qui permettra de hisser la compétitivité logistique du Maroc en favorisant la multimodalité à travers la structuration des flux des trafics autour de zones logistiques connectées par de grands corridors «pleinement» intégrés. Les investissements prévisionnels du Groupe TMSA devraient atteindre respectivement au titre de la période 2023-2025 les 2,61 milliards de dirhams, 1,83 milliard de dirhams et 1,59 milliard de dirhams.

Le chiffre d’affaires prévisionnel du Groupe pour ladite période devrait s’élever à 7,97 milliards de dirhals en 2023, 8,46 milliards de dirhams en 2024 et 9 milliards dirhams en 2025, sachant que le chiffre d’affaires prévisionnel de l’Agence au titre de l’exercice 2022 est de 7,36 milliards de dirhams dont 3,92 milliards de dirhams réalisés à fin juin 2022. Il est à souligner que les investissements cumulés réalisés à ce jour par TMSA dépassent la barre des 103 milliards de dirhams dont 39 milliards de dirhams d’investissements publics et 64 milliards de dirhams d’investissements privés.

Pour ce qui est de Nador West Med, les prévisions d’investissements pour le cap 2023-2205 s’établissent autour de 801 millions de dirhams dont 361 millions seront mobilisés en 2023 contre 322 millions de dirhams en 2024 et 118 millions de dirhams en 2025.

Pour 2022, les investissements de la société devront atteindre les 2,9 milliards de dirhams dont 871 millions de dirhams ont été réalisés en 2022. Nador West Med a orienté ses actions en 2022 vers la poursuite des travaux de construction du port, le lancement des travaux d’aménagement de la 1ère tranche de la zone d’activité, la mobilisation du financement nécessaire ainsi que la poursuite de la mobilisation du foncier. Notons que les consultations pour la réalisation du 1er lot du raccordement du port au réseau autoroutier sont prévues pour le deuxième semestre 2022.

Une convention de maîtrise d’ouvrage délégué a été conclue entre le département de l’équipement et ADM afin d’assurer l’assurance technique et la réalisation des études et des travaux. Quant à l’aménagement de la zone d’activité, le décret de la création de la filiale chargée de ce chantier a été publié au Bulletin officiel du 4 avril 2022. Les analyses et les concertations de mise au point du montage de financement de la zone sont pour leur part en cours.

L’engagement étant de garantir la mise en service de la zone dans les délais requis assurant ainsi le placement commercial du port dans de bonnes conditions.

DAWAJINE : LA FISA SIGNE DES CONVENTIONS DE PARTENARIAT AVEC TROIS INTERPROFESSIONS AFRICAINES

La Fédération Interprofessionnelle du secteur avicole au Maroc (FISA) signe une convention de partenariat avec trois Interprofessions avicoles (Soudan, Niger et Gabon) en marge de la 23e édition du Salon avicole «Dawajine 2022».

DEFAILLANCES D’ENTREPRISES : LA DEGRINGOLADE SE POURSUIVRA EN 2023

Allianz Trade dresse un tableau sombre des défaillances d’entreprises au Maroc. 44%, c’est la hausse «vertigineuse» estimée des défaillances d’entreprises entre 2019 et 2023 pour le Maroc, alors qu’au niveau mondial, sur la même période, cette hausse est de 2%.

L’acteur de l’assurance-crédit estime qu’au Maroc, l’effet de la crise économique commencera à se faire percevoir avec davantage d’acuité en 2023, là où des aides publiques exceptionnelles et une grande stabilité des agrégats macro-économiques avaient permis de digérer davantage les chocs exogènes.

L’impact additionnel du choc énergétique et de la pression inflationniste ont contribué à rendre la situation économique encore plus sensible, induisant ce niveau particulièrement important de défaillance d’entreprises.

BLANCHIMENT DES CAPITAUX : LE MAROC PRET POUR SORTIR DE LA LISTE GRISE DU GAFI

Le Maroc a respecté ses engagements pour sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) et n’en ferait même plus partie. C’est ce que nous déclare une source proche du dossier, qui illustre ses propos par des éléments concordants avec ceux du GAFI lui-même et ce que défend également l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF). D’ailleurs, une visite de terrain décisive des évaluateurs du GAFI est attendue dans les prochains mois pour déterminer dans quelle mesure les axes du plan d’action approuvé entre le Royaume et le GAFI ont été mis en œuvre.

C’est aujourd’hui une étape très importante qui est franchie dans la sortie du Maroc de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Cette étape consiste en la programmation d’une visite des experts du GAFI sur place au Maroc. Une condition sine qua non traduisant les conclusions des experts du GAFI que le Maroc a réalisé d’importantes avancées au niveau de son plan d’action et surtout qu’il en a achevé la réalisation. Conclusion à laquelle sont parvenus ces experts suite à leur lecture des rapports relatifs au Maroc». C’est ce que nous explique un expert marocain proche du dossier qui rappelle, que, jusque-là, le processus avait été assez lourd depuis l’adoption du plan d’action du Maroc en la matière et le démarrage de sa mise en œuvre en février 2021. Plusieurs rapports s’en ont suivi et ont été transmis aux experts du GAFI. Ce qui dément, selon notre source, les informations diffusées laissant entendre que le Royaume serait maintenu dans la zone grise. L’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF), à travers un communiqué daté de vendredi 21 octobre, confirme. «Le GAFI a décidé d’envoyer un groupe d’experts au Maroc pour effectuer une visite de terrain visant à déterminer dans quelle mesure les axes du plan d’action approuvé entre le Royaume et le groupe en février 2021 ont été mis en œuvre par les autorités et institutions nationales concernées», indique-t-elle. Selon l’ANRF, cette décision reflète la conviction du GAFI que le pays, soumis au processus d’évaluation, a accompli tous les axes inclus dans ce plan d’action.


Le Maroc a substantiellement complété son plan d’action 

En effet, sur son site (www.fatf-gafi.org), le GAFI souligne, noir sur blanc, que «lors de sa réunion plénière d’octobre 2022, il a déterminé que le Maroc a substantiellement complété son plan d’action, ce qui justifie une évaluation sur place afin de vérifier que la mise en œuvre des réformes de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) du pays a commencé et est soutenue, et que l’engagement politique nécessaire reste en place pour soutenir la mise en œuvre dans le futur», est-il indiqué. 

Par ailleurs, nous indique notre source, le Maroc a déjà, lors de la dernière réunion des experts (évaluateurs), qui s’est tenue entre les 10 et 13 septembre à Hararé au Zimbabwe, avait bien défendu ses avancées et réalisations. «Une délégation coordonnée par l’Autorité nationale du renseignement financier (ANRF) avec une participation importante des autorités concernées, notamment le ministère de l’Économie et des finances et des autorités de supervision et de contrôle. Rendez-vous durant lequel il a fallu convaincre les experts du GAFI, notamment le Groupe d’Action financière du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (GAFIMOAN), des avancées réalisées par le Maroc dans le cadre de son plan. Cette réunion a eu lieu suite à une série d’autres réunions pour examiner les rapports d’état d’avancement du plan d’action marocain. Généralement, il s’agit d’un rapport semestriel. Ce qui a permis d’acter le fait que sur l’ensemble des points, le Maroc a réalisé ses engagements», nous explique-t-elle. 

Or aujourd’hui, «la visite sur place», devant avoir lieu dans les prochains mois, reste une étape décisive. «C’est une étape qui reste cruciale durant laquelle le Maroc doit montrer sur place et sur pièce aux experts les arguments qu’il a présentés dans les rapports précédents», précise notre source. En effet, selon le GAFI, le Maroc doit mettre en œuvre les réformes pour lesquelles il s’est engagé et doit «poursuivre le travail qu’il réalise dans le cadre de son plan d’action pour remédier à ses défaillances stratégiques». Il cite ainsi cinq grands axes. Il s’agit de l’amélioration de la surveillance fondée sur le risque s’agissant de la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, la prise de mesures correctives et l’application de sanctions efficaces, proportionnées et dissuasives en cas de manquement.

Le GAFI cite aussi le renforcement du cadre des «Sanctions financières ciblées» et le suivi et le respect de ces obligations. Il s’agit également de la réalisation et le partage des résultats de l’évaluation du risque d’utilisation abusive avec le secteur privé et les autorités compétentes. Le GAFI mentionne de même l’augmentation de la diversité des déclarations de transactions suspectes ainsi que la mise en place de procédures de saisie et de confiscation d’actifs suspects. Dans ce cadre, il rappelle que le Maroc, depuis février 2021, a pris un engagement politique de haut niveau de travailler avec le GAFI et le GAFIMOAN afin de renforcer l’efficacité de son régime de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme. 

Par ailleurs, à l’instar des efforts déployés par les différentes autorités, institutions nationales et personnes soumises au processus de suivi, au cours de la dernière période, et dans le but de contribuer au succès de la visite des évaluateurs du GAFI, les autorités et les institutions nationales demeureront mobilisées et engagées en toute responsabilité dans ce chantier national pour permettre la sortie du Royaume de la liste de suivi renforcé du GAFI, souligne l’ANRF. 

ATOS : L’AMMC VISE UNE AUGMENTATION DE CAPITAL RESERVEE AUX SALARIES DU GROUPE

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a annoncé, jeudi, avoir visé le prospectus relatif à l’augmentation du capital de la société « Atos » réservée aux salariés du groupe.

Cette opération, qui se fera par l’émission d’un maximum de 2.199.863 actions, concernera au Maroc les salariés des filiales Atos IT services, Atos ITS Nearshore Center Maroc et Bull Maroc, précise l’AMMC dans un communiqué. La période de souscription au Maroc s’étalera du 10 au 20 septembre 2021 inclus, fait savoir la même source, ajoutant que le prix de souscription a été fixé à 31,74 euros, soit 332,27 dirhams.

LES EXPORTATIONS DU SECTEUR AGRICOLE CONTINUENT DE TENIR BON

Raffermissement de la valeur des ventes à l’étranger des produits de l’industrie alimentaire et d’ «agriculture, sylviculture et chasse»

Les exportations du secteur d’agriculture et agroalimentaire ont connu une évolution favorable à fin août 2022, a annoncé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF).

Après +23,3% un mois plus tôt et +9,6% à fin août 2021, elles ont connu une progression de 24,1% au terme des huit premiers mois de l’année 2022. Malgré les conditions difficiles de la campagne agricole 2021-2022, les exportations ont atteint 55,8 milliards de dirhams durant cette période.

Selon la DEPF, relevant du ministère de l’Economie et des Finances, cette performance a bénéficié du raffermissement de la valeur des exportations des produits de l’industrie alimentaire de 27,7%, au lieu d’une augmentation de 9,2% à fin août 2021.

Cette évolution s’explique aussi par le renforcement de la valeur des ventes à l’étranger des produits d’« agriculture, sylviculture et chasse » de 19,8%, après +11,6% un an auparavant, a indiqué la DEPF dans sa note de conjoncture du mois d’octobre 2022 (N°308).

A titre de rappel, la performance de la valeur des exportations du secteur d’agriculture et d’agroalimentaire (+23,3%, après +8,1% un an auparavant) observée en juillet 2022 était attribuée d’une part à l’amélioration des exportations, en valeur, de l’industrie alimentaire qui avait enregistré une croissance de 27,8% à 25,4 milliard de dirhams, et d’autre part, au renforcement des expéditions des produits d’«agriculture, sylviculture et chasse» de 18,5% (après +9,6%) à plus de 23,5 milliard de dirhams.


Selon le document rendu public récemment, l’évolution des exportations de plusieurs produits agricoles a été remarquable durant la période allant du 1er septembre 2021 au 31 août 2022, précisant que cette période est relative à la campagne agricole 2021-2022.

Dans sa précédente note de conjoncture (N0 307), la DEPF avait également attribué cette évolution au renforcement de 18,5% des expéditions des produits d’«agriculture, sylviculture et de chasse» à plus de 23,5 milliards de dirhams.

Dans le détail, il ressort de la récente note de conjoncture que les exportations des agrumes ont atteint un volume record de 766.500 tonnes, en raffermissement de 40%, en une année.

Recouvrant une hausse de 19% des exportations de la tomate, produit phare de ce segment, les expéditions des produits maraîchers  se sont consolidées de 13%, en volume, durant la même période, a relevé la DEPF soulignant une performance de +18% des exportations de fruits rouges.

L’analyse des données recueillies par la DEPF montre que le volume exporté d’huile d’olive a doublé durant les huit premiers mois de l’année 2022 pour atteindre 13.200 tonnes. Ainsi, en valeur, ces expéditions se sont accrues de 47% à 456 millions de dirhams.

Sur la même période, « les exportations d’huile de grignon d’olive se sont renforcées de 140%, en volume, à 13.100 tonnes, et de 250%, en valeur, à 212 millions de dirhams », a constaté la DEPF.

S’agissant de la production céréalière définitive, il ressort de ces données qu’elle a atteint 34 millions de quintaux, en termes de production au titre de la campagne 2021-2022. Ce qui correspond à un recul de 67% par rapport à la production exceptionnelle de 103,2 millions de quintaux enregistrée au terme de l’année précédente.

Citant le ministère de l’Agriculture sur la production oléicole, qui occupe 65% de la surface arboricole nationale, la note de conjoncture indique que la «production d’olive se serait située à 1,96 million de tonnes, en hausse de 21% par rapport à la production enregistrée durant la campagne précédente» ; tandis que la production nationale des agrumes, toutes espèces confondues, s’est renforcée de 14% à 2,7 millions de tonnes.

ACHATS EN LIGNE DEPUIS L’ETRANGER. POSTE MAROC ET LA DOUANE SOUS PRESSION

Depuis quatre mois, acheter en ligne à l’international est devenu plus cher pour les Marocains, l’exonération des frais de douane sur les transactions d’une valeur inférieure à 1.250 DH étant supprimée. Mais les plus tenaces des e-acheteurs mènent depuis lors une rude bataille contre Barid Al Maghrib et la Douane.

A compter du 1er juillet dernier, tous les achats effectués depuis l’étranger via des plateformes électroniques, quel que soit leur montant, sont soumis aux droits de douane. Par cette mesure le gouvernement entend renforcer le contrôle douanier sur les envois de marchandises dans le cadre de ces transactions. Un renforcement justifié, selon l’Exécutif, par la détection de pratiques frauduleuses profitant de l’article 190 du Code des douanes, qui offre une exonération des droits sur les transactions d’une valeur inférieure à 1.250 DH. Des opérateurs indélicats contournaient cet article en fractionnant le montant de leurs envois depuis l’étranger. Outre le manque à gagner pour le Trésor, ces pratiques faussaient le jeu de la concurrence, avait expliqué le gouvernement. Depuis, qu’en est-il de l’achat en ligne sur les plateformes étrangères ? Friands de l’achat sur des sites étrangers, les Marocains ont-ils déchanté face à une mesure jugée contraignante depuis sa mise en place il y a de cela quatre mois ?

Simples consommateurs ou importateurs déguisés, les centaines de milliers de Marocains adeptes des sites marchands étrangers, surtout chinois, ne semblent pas tourner le dos aux achats en ligne à l’international.

Pourtant, avec l’abrogation de la franchise des 1.250 DH, les e-acheteurs marocains continuent de faire leurs courses en ligne depuis l’étranger. Dans la pratique, si un colis qui contenait un ou deux produits d’une valeur totale n’atteignant pas cette barre, ne payaient pas de droit de douane, c’est loin d’être le cas aujourd’hui. Les e-acheteurs se plaignent du fait qu’une fois qu’ils ont effectué leurs achats comprenant souvent les frais de livraison généralement gratuits, ils devront supporter d’autres charges superflues : une taxe postale très élevée, très souvent aussi une taxe carburant, en plus des taxes douanières. Le sujet enflamme les réseaux sociaux. Les internautes y partagent leurs mésaventures, expériences, astuces et appellent les autorités marocaines à revenir sur leurs décisions.

Sur l’un des plus grands groupes privés sur Facebook très actif sur la question et baptisé « Aliexpress Maroc » (rassemblant généralement les clients marocains du site chinois de commerce en ligne du Groupe Alibaba, spécialisé dans la vente de produits à prix bas, aux particuliers et à l’international), les internautes n’y vont pas par le dos de la cuillère pour appeler à mettre Poste Maroc et la Douane sous pression. « Pour trois accessoires de téléphone portable d’une valeur de 1,74 dollars, on me réclame 68,75 DH de taxe réparties entre la douane pour 11,13 DH, la poste pour 45,6 DH et le carburant du facteur pour 12 DH. Ces taxes représentent plus de 4 fois le prix d’achat de ma marchandise. J’ai alors décidé de ne pas récupérer le colis », se désole Amine, membre de ce groupe Facebook qui compte actuellement plus de 186.000 abonnés. « J’ai commandé un produit fabriqué par les chinois qui me l’ont vendu pratiquement au prix de revient, soit 5 DH. Ils me l’ont expédié gratuitement. Pour la livraison, Poste Maroc me demande 45 DH. Qu’elle la garde », lui répond Redouane avec beaucoup d’ironie.

Il faut dire qu’ils sont aujourd’hui des milliers à réaliser des commandes sur les sites marchands étrangers, notamment chinois, avec des montants ne dépassant pas 1 dollar pour ensuite abandonner les colis à la poste. Certains multiplient même les pétitions appelant les e-acheteurs à s’inscrire dans cette dynamique. Du coup, Poste Maroc se retrouve avec des montagnes de colis encombrants pendant des équipes de la Douane enclenchent des processus de dédouanement sans fin. « L’opération d’abandon de colis se déroule très bien. Continuez à ne pas récupérer vos colis ! Un agent vient de me confirmer que Poste Maroc est débordée de marchandises non récupérées et que la taxe a été revue à la baisse », lance Reda.

Dans un autre post, un autre internaute n’hésite pas à dévoiler ses multiples sms de relance envoyés par Barid Al Maghrib : « Merci de bien vouloir passer récupérer votre colis bloqué en Douane au niveau du bureau de poste le plus proche ». Les colis postaux sont gérés soit par Barid Al Maghrib, soit par les sociétés express, comme DHL ou Speedaf, fournisseur chinois de services logistiques de porte à porte, qui a une filiale dans le Royaume. Une fois au Maroc, tous les colis reçus sont contrôlés à Nouaceur (Aéroport Mohammed V Casablanca) où ils sont triés, puis classés en trois catégories. La première catégorie comprend tout ce qui est documents (livres, revues, etc.) pour laquelle il n’y a pas de droits de douane. La deuxième concerne les envois sans caractère commercial de particulier à particulier et dont la valeur n’excède pas 1.250 DH. Enfin, la troisième catégorie des colis postaux comprend tous les autres envois. Dans ce cas, outre les frais postaux et de livraison, des frais de douane doivent être payés, soit auprès de la société qui s’occupe de la livraison de colis, soit directement auprès de la douane.

Pour les achats en ligne depuis la Chine, l’acheteur a souvent le choix lors de sa commande d’être livré par Poste Maroc ou le logisticien chinois. Ce dernier qui pratique des prix presque deux fois plus cher que Barid Al Maghrib croule également sous les colis abandonnés. Aujourd’hui, si Poste Maroc a récemment revu à la baisse ses frais postaux, la Douane lui a emboité le pas. Mais pour les e-acheteurs marocains friands d’achats en ligne sur des sites étrangers, ils continuent de croire qu’ils finiront par obtenir gain de cause, à l’instar d’un pays maghrébin qui a fait marche-arrière en février dernier sur la même question ».

LES GRANDS GROUPES SOUS PRESSION

Le PLF 2023 instaure d’ici 2026 un taux d’IS de 35% pour les entreprises qui réalisent un bénéfice net égal ou supérieur à 100 MDH.

BAM, CDG, les établissements de crédit ainsi que les compagnies d’assurances et de réassurance devront s’acquitter d’un IS de 40%.

Ces nouveaux taux sont jugés excessifs par certains fiscalistes, dont Hicham Mouchir, économiste et expert-comptable, qui tire la sonnette d’alarme.

Finances News Hebdo : L’une des mesures-phares du PLF 2023 est l’instauration du taux commun de l’IS à 20% à l’horizon 2026, 35% pour les entreprises qui réalisent un bénéfice net égal ou supérieur à 100 MDH et 40% pour BAM, la CDG, les établissements de crédit et les entités évoluant dans le secteur des assurances. Que pensez-vous nous dire de cette réforme de l’IS ?

Hicham Mouchir : Tout d’abord, avant d’aborder la réforme de l’IS sur une durée de 4 ans, il convient d’analyser les hypothèses de base sur lesquelles le gouvernement s’est fondé afin d’élaborer le PLF 2023. Pour l’année prochaine, l’exécutif table, entre autres, sur un taux de croissance de 4%, un taux d’inflation de 2% et un déficit budgétaire de 4,5% du PIB. Au regard de la situation actuelle et du contexte de crise, force est d’admettre que ces prévisions débordent d’ambition et d’optimisme. D’ailleurs, pour l’année 2022, il sera difficile pour l’économie nationale d’enregistrer un taux de croissance de 3% du PIB. Les prévisions du gouvernement relatives au taux d’inflation en 2023 suscitent beaucoup d’interrogations, surtout si l’on sait que le taux d’inflation enregistré en septembre 2022 dépasse 8%, d’après les chiffres officiels du haut-commissariat au Plan (HCP). Pour sa part, Bank Al-Maghrib (BAM) table sur un taux d’inflation de 6,3% pour 2022. A cela, il faudrait ajouter que le taux d’inflation annuel de la zone Euro s’est affiché à 10% en septembre 2022.

Concernant le déficit budgétaire, ce dernier devrait tourner autour de 5,5% du PIB cette année. Tout porte à croire que ce chiffre progressera en 2023 pour culminer entre 6 et 7% du PIB. Pour revenir à la réforme de l’IS, concrétisée par les nouveaux taux que vous avez rappelés, il s’agit d’une recommandation issue des dernières assises fiscales de 2019. L’événement organisé à Skhirat, il y a un peu plus de trois ans, avait mis en exergue, sous forme d’une recommandation, la nécessité de garantir la visibilité fiscale en matière de taux d’imposition d’IS. Le PLF 2023 vient ainsi harmoniser le taux de droit commun de cet impôt direct applicable aux entreprises. En clair, d’ici 2026, les entreprises dont le bénéfice net est inférieur ou égal à 300.000 DH devront payer un taux d’IS à 20% (contre 10% actuellement). Par exemple, les sociétés qui réalisent un bénéfice net supérieur à 1 MDH et inférieur à 100 MDH s’acquitteront également d’un IS à 20% (contre actuellement 31%). La nouvelle réforme est quelque part louable puisqu’elle est de nature à réduire la pression fiscale sur les entreprises dont le bénéfice net est supérieur à 1 MDH. Jusque-là, celles-ci payaient un IS à 31%. Sachant qu’il est important de garder à l’esprit que les entreprises s’acquittent aussi de la taxe sur les dividendes, laquelle devrait aussi baisser pour se situer autour de 10% d’ici 2026 (contre 15% actuellement).

F.N.H. : La réforme de l’IS ne pénalise-t-elle pas davantage les TPE qui réalisent un bénéfice net inférieur ou égal à 300.000DH, et qui devront payer d’ici 2026 un taux de 20% (contre 10% actuellement) ?

H. M. : Il est important de préciser que d’après les données relatives à l’IS, seules 20% des entreprises représentent près de 80% des recettes de l’IS. Ces chiffres montrent que beaucoup de sociétés déclarent une activité déficitaire. Ce qui soustrait celles-ci au paiement de l’IS. Ceci dit, pour les entrepreneurs désirant intégrer le secteur formel et les TPE soucieuses de la conformité fiscale, le fait de payer à terme un IS à 20% peut constituer un obstacle de taille. D’où la pertinence de revenir au barème progressif de l’IS qui assure davantage d’équité fiscale, notamment pour les TPE constituant la catégorie d’entreprises la plus fragile au Maroc. Il est clair que le taux réduit d’IS de 10% (supprimé par le PLF 2023) a poussé beaucoup d’entrepreneurs à être identifiés par le fisc. Aujourd’hui, il n’est pas illusoire de penser que ceux-ci risquent de reconsidérer leurs décisions en basculant dans l’informel à nouveau. A mon sens, il serait plus judicieux d’allonger la période de transition de quatre années. Et ce, afin de permettre aux TPE de mieux se préparer et «digérer» la nouvelle augmentation de l’IS dont le taux est appelé à doubler pour cette catégorie d’entreprises.

F.N.H. : Toujours au chapitre de la taxation des entreprises, le PLF 2023 maintient la contribution sociale de solidarité des entreprises jusqu’en 2025. La reconduction de cet impôt est-elle justifiée ?

H. M. : Tout d’abord, il faut dire que cette mesure était attendue. La situation internationale est toujours dégradée par le conflit en Ukraine et dont les conséquences les plus manifestes sont la flambée des prix des matières premières et ceux des produits alimentaires et énergétiques. Cette donne entretient le contexte inflationniste à l’échelle nationale et internationale. Au Maroc, l’on remarque également que les conséquences de la crise liée à la covid19 sont toujours d’actualité, comme en témoigne la multiplication des entreprises en difficulté. Il est tout à fait normal qu’en période de crise, les entreprises qui s’en sortent le mieux contribuent davantage au paiement de l’impôt. D’autant que les besoins de la collectivité à financer par les recettes publiques augmentent. Ceci dit, l’Etat, à travers le PLF 2023, devrait donner un signal fort en matière de soutien au pouvoir d’achat des salariés, notamment les moins nantis, par le truchement de la baisse de l’impôt sur le revenu (IR). Une révision de l’IR à la baisse s’apparenterait à une forme de redistribution de richesse plus que jamais nécessaire. Pour preuve, les derniers chiffres du HCP portant sur l’impact de la Covid-19 et la hausse des prix sur les ménages, confirment l’accroissement des inégalités et la dégradation du niveau de vie des ménages marocains. La baisse de l’IR est une demande pressante des syndicats et des salariés.

F.N.H. : D’ici 2026, BAM, la CDG, les établissements de crédit ainsi que les compagnies d’assurances et de réassurance devront s’acquitter d’un IS avec un taux marginal de 40%. Ne jugez-vous pas ce taux excessif, voire confiscatoire ?

H. M. : Globalement, je trouve deux taux d’IS élevés, même s’ils ne seront effectifs qu’à partir de 2026. A mon sens, il est plus judicieux de ramener le taux de 35% à 30% pour les entreprises qui réalisent un bénéfice net supérieur ou égal à 100 MDH et remplacer le taux de 40% par celui de 35%. Sachant que les entités dont vous faîtes mention payent déjà un IS élevé de 37%. Il faut savoir que parmi les banques qui exercent au Maroc, certaines sont des filiales d’entités étrangères. L’augmentation du taux d’IS à 40% pourrait amener ce type d’établissements de crédit à recourir à une forme d’optimisation fiscale afin de payer moins d’impôt. Cela est également valable pour les multinationales installées au Maroc et qui réalisent un bénéfice net supérieur ou égal à 100 MDH. Celles-ci pourraient être tentées de recourir à plusieurs pratiques leur permettant de ne pas atteindre ou dépasser le seuil de 100 MDH de bénéfice net. En définitive, j’espère que ces taux élevés par rapport à ceux appliqués dans plusieurs pays, seront revus à la baisse grâce à l’introduction d’amendements au niveau des deux Chambres du parlement.

F.N.H. : Le PLF 2023 prévoit la baisse de la cotisation minimale des entreprises à 0,25%. Comment accueillez-vous cette nouvelle mesure ?

H. M. : Cette disposition est une application d’une recommandation des assises fiscales de 2019. Tout le monde s’accorde sur le fait que la cotisation minimale est un impôt qui ne devrait pas exister au Maroc. En vertu de la Constitution marocaine, chaque contribuable doit s’acquitter du paiement de l’impôt en fonction de sa capacité contributive. L’instauration de la cotisation minimale est une violation de ce principe constitutionnel. En conséquence, d’ici 2026, la cotisation minimale doit être supprimée. Parallèlement à cette mesure, le contrôle des entreprises qui déclarent régulièrement un résultat déficitaire doit être renforcé. Grâce aux nouvelles technologies et la disponibilité de la data, l’administration fiscale a les moyens de muscler le contrôle en la matière.