Maroc : un bug cause l’arrêt des opérations par cartes bancaires

Une panne informatique du Switch national a causé, mercredi entre 16h et 17h sur les terminaux de paiement et les sites marchands internet, l’arrêt temporaire des opérations par cartes bancaires sur l’ensemble du territoire marocain.

Selon le Centre monétique interbancaire (CMI), il s’agit d’un problème technique au niveau de HPS Switch qui permet le routage de toutes les opérations monétiques des cartes bancaires marocaines. Les équipes de HPS Switch ont réussi à régler le problème avant l’heure de grande affluence dans les magasins de la grande distribution.

À cause de ce bug, aucune opération de retrait ou de paiement n’a pu être effectuée sur les terminaux de paiement électroniques. HPS Switch est l’entité habilitée à centraliser, au profit du secteur bancaire domestique, le traitement de toutes les opérations monétiques interbancaires au niveau national.

PLF 2023 : la deuxième lecture prévue le 2 décembre 

Le projet de loi de Finances 2023 poursuit son circuit parlementaire. Actuellement à la Chambre des conseillers, les discussions se poursuivront jusqu’au 28 novembre. Date à laquelle les derniers amendements devront être présentés avant de procéder au vote le 30 novembre. Toutefois, la deuxième lecture est prévue le 2 décembre.

Des avocats toujours en colère

Visiblement, l’accord auquel sont parvenus les avocats avec le gouvernement, concernant le régime fiscal qui leur est imposé, ne fait pas l’unanimité. Certains avocats ont manifesté leur opposition aux rectifications apportées et appellent à la tenue d’une rencontre exceptionnelle avec l’association des barreaux, et ce le 19 novembre. Dans ce sens, une pétition a été signée par des membres de l’association pour exprimer leur mécontentement quant à l’arrêt de la grève.

Retenue à la source : sit-in des vétérinaires ce jeudi devant le parlement

Les professions libérales ne comptent rien lâcher. Après la manifestation tenue le 15 novembre dernier, les vétérinaires reviennent à la charge et organisent un sit-in aujourd’hui devant le Parlement.

Par ailleurs, l’Union nationale des professions libérale (UNPL) envisage de monter au créneau et de demander audience auprès du Chef du gouvernement. Dans le cas où leur requête ne serait pas prise en considération, l’union affirme disposer d’un plan d’action comme plan

2 localités pilotes sont concernées : Le projet de mise à niveau des centres ruraux émergents avance

«Le PNDI-CREM constitue un prolongement d’une nouvelle étape de la politique d’aménagement du territoire et du développement territorial, lancée par le ministère de tutelle, en mettant l’accent sur le rôle stratégique de ce programme, en tant que catalyseur pour la résorption des dysfonctionnements et des disparités entre les périmètres urbains et ruraux».

Le ministère de l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville s’active pour la mise à niveau de 12 centres ruraux émergents (CREM) pilotes dans le cadre du programme national leur afférent. Pour ce faire, il vient de lancer une étude de modélisation qui cible 12 localités appartenant aux 12 régions du Maroc. Il s’agit de Oulmès, Bir Gandouz, Akhfennir, Mireleft, Tissint, Bzou, Ouled Said, Tendrara, Sid El Mokhtar, Zoumi, Tazarine et Ain Aicha.

«Il s’agit de mener une étude de modélisation 3D des projets de territoire identifiés dans les 12 CREM pilotes selon leurs vocations, atouts naturels, caractéristiques socio-économiques et leurs enjeux environnementaux. Chaque centre est spécifique par son site et sa position par rapport à la commune et à la province chef-lieu. Aussi, par rapport aux axes et infrastructures routières, aux plaines agricoles, aux gisements miniers et aux différentes composantes territoriales du Royaume: littoral, montagne, oasis, sahara, etc.», indique le même département expliquant par ailleurs que le projet de territoire est une démarche spécifique pour la construction d’un programme de développement intégré pour un territoire précis.

«C’est un projet participatif au profit de la population bénéficiaire qui s’associe dans le partage du diagnostic, la conception d’une vision prospective, la mise en œuvre des actions retenues et l’évaluation de ces impacts territoriaux. Partant de la spécificité de cette démarche, chaque projet de territoire est unique et ne peut pas être généralisé ou dupliqué à d’autres territoires. Ce projet de territoire se caractérise également par son caractère dynamique et ses différentes dimensions, d’une vision commune entre les acteurs, une volonté collective d’organisation et de pilotage, un système de valeurs partagées, ainsi qu’un ensemble d’axes stratégiques, à moyen terme, qui sont retenus par tous les acteurs concernés avant d’être traduits en objectifs et projets communs formalisés dans le cadre d’un plan de développement», souligne la même source. L’objectif étant l’actualisation et la finalisation des projets de territoire définissant une vision claire de l’image future desdits centres. Cette initiative une fois aboutie participerait aux efforts de résorption des disparités et des dysfonctionnements entre le monde urbain et le monde rural et le développement de centres émergents intégrés, résilients et durables.

Cette étude capitalisera sur les résultats du Programme national de développement intégré des centres ruraux émergents qui a permis de réaliser un diagnostic stratégique territorial, la conception d’une vision globale prospective des centres ruraux émergents ciblés et le montage des projets de territoire. Cette démarche dans son ensemble permettrait de renforcer le rayonnement des centres et leur position dans l’armature urbaine de la province, de restructurer les centres et améliorer la qualité des paysages architecturaux, urbanistiques et paysageres ainsi que de renforcer la dynamique du développement socio-économique du centre par l’identification de projets clés et incitatifs de développement local. Il s’agit aussi d’améliorer le cadre de vie urbaine répondant aux attentes de la population et fluidifier la circulation aussi bien mobile que piétonne. Ce projet devra aussi renforcer la vocation spécifique du centre dans l’objectif d’un développement en harmonie avec le contexte économique et géographique de la région et de la province. Selon le ministère, cette étude s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme national pour le développement intégré des centres ruraux émergents (PNDI-CREM) visant l’amélioration de l’attractivité des centres et le soutien de leur développement économique et social.

«Le PNDI-CREM constitue un prolongement d’une nouvelle étape de la politique d’aménagement du territoire et du développement territorial, lancée par le ministère de tutelle, en mettant l’accent sur le rôle stratégique de ce programme, en tant que catalyseur pour la résorption des dysfonctionnements et des disparités entre les périmètres urbains et ruraux, dans l’optique de mettre en place des territoires intégrés, compétitifs et durables. A travers ce programme, le ministère ambitionne de construire une vision homogène permettant la mise en cohérence des interventions au niveau des centres ruraux émergents», rapporte la même source.

Souss-Massa: Bank of Africa met les projecteurs sur les performances des filières de l’argane, des PAM et des agrumes

Les récentes performances et les opportunités de développement futur des filières de l’argane, des plantes aromatiques et médicinales, et des agrumes ont été passées au peigne fin mardi à Agadir lors d’une conférence initiée par Bank of Africa et le Centre régional d’investissement Souss-Massa.

S’étant déroulée sous le thème «Les opportunités et potentiel d’investissement dans la région du Souss- Massa : zoom sur les filières de l’argane, des plantes aromatiques et médicinales, et des agrumes», cette conférence rentre dans le cadre du cycle de conférences régionales d’investissement, programme entamé depuis 2013 par Bank of Africa et son Observatoire de l’entrepreneuriat (ODE) pour accompagner la dynamique nationale en matière de promotion des investissements au niveau territorial. Depuis la mise en œuvre de celui-ci, près de 80 conférences ont été tenues, rassemblant plus de 10.000 participants et couvrant l’ensemble des régions du Royaume.

La rencontre, tenue à Agadir en présence de Karim Achengli, président du conseil régional du Souss-Massa, a été l’occasion d’aborder les opportunités et les perspectives des filières de l’argane, des plantes aromatiques et médicinales et des agrumes, ayant fait l’objet de trois études réalisées conjointement par Bank of Africa et le Centre régional d’investissement Souss-Massa, avec la participation et l’engagement d’opérateurs et institutionnels relevant des trois filières.

Selon Omar Ezziyati, directeur de l’ODE du Groupe Bank of Africa, «cette conférence ambitionne de rapprocher les points de vue des différents opérateurs qui œuvrent dans les filières de l’argane, des plantes aromatiques et médicinales, et des agrumes. Elle constitue une occasion pour présenter et analyser en présence de plusieurs experts les atouts et les potentialités de la région du Souss-Massa au niveau de ces trois filières pour examiner les moyens d’augmenter la production et de renforcer la compétitivité de ce secteur économique prometteur».
En élargissant son écosystème de partenaires, Bank of Africa renforce ainsi sa position de leader des services non financiers par l’enrichissement des programmes d’accompagnement des entreprises autour de thématiques économiques et sectorielles à travers les différentes provinces du Royaume.

Destinée aussi bien aux investisseurs qu’au grand public, ces études rendent compte de l’état actuel de ces filières, notamment leurs performances récentes et opportunités de développement futur, tout en examinant l’impact des politiques publiques sur leurs évolutions. Et elles concluent par l’identification des principaux enjeux auxquels elles font face et dressent une série de recommandations afin d’exploiter l’ensemble du potentiel y afférent.

L’arganier, au cœur du développement socio-économique régional

Selon l’étude relative à l’arganier, l’augmentation rapide du prix de l’huile d’argane depuis la fin des années 90 a dans le même temps fait émerger de nouvelles dynamiques socio-économiques. La commercialisation des produits de la filière a de ce fait eu un impact non négligeable sur les représentations de la vie quotidienne des populations locales, alors que les exportations régionales en volume d’huile d’argane constituaient, en 2019, 77% des exportations nationales. Plus en détail, ces exportations régionales ont enregistré un TCAM d’environ 7% entre 2012 et 2019, passant de 740,8t à 1.165,9 tonnes. En termes de valeur, les quantités acheminées vers l’étranger, essentiellement vers l’Europe (87%), ont généré MAD 246 millions en 2019 contre MAD 103,6 millions en 2012, soit un TCAM de 13%.

Agrumes : Des indicateurs en développement continu

Depuis l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert, la filière a connu au niveau régional des avancées notables dans tous ses maillons. Ainsi, le verger agrumicole régional a enregistré une évolution considérable, passant de 35.299 ha en 2008 à 40.344 ha en 2019 (+14%).
Cette évolution a eu des retombées positives sur le niveau de production, bien que cette dernière soit tributaire des aléas climatiques. Une performance de 907.000 tonnes (environ 35% de la production nationale) a ainsi été réalisée durant la campagne 2019, contre seulement 646.000 tonnes durant la campagne 2008, soit une progression de +41%, et dont 450.000 tonnes destinées à l’export (soit 74% des exportations nationales des agrumes).

Souss-Massa, un patrimoine forestier riche en plantes aromatiques et médicinales

Souss-Massa jouit d’un patrimoine forestier s’étendant sur une superficie totale d’environ 1 million ha, avec un taux de boisement variant selon les provinces, allant de 29% à Tiznit à 81% à Agadir Ida Outanane, ainsi qu’une diversité floristique réputée pour son usage aromatique et médicinal. Cette région recense environ 200 espèces, réparties sur une superficie de plus de 300.000 ha, dont des essences forestières dominées par l’arganier associé à de nombreuses espèces spontanées, à savoir le caroubier, le chardon, le thuya, le genévrier, le thym, la lavande et les euphorbes.

La filière procure des revenus alternatifs aux communautés locales, générant en moyenne quelque 500.000 journées de travail/an.

Moroccan Shoes Company : un gouffre financier pour les Jettou

Les affaires marchent-elles de guingois pour le groupe Jettou ? Le vaisseau amiral industriel du groupe Moroccan Shoes Company, qui emploie plus de 500 personnes sur son site casablancais, se trouve en effet au bord du gouffre.

En quelques années, cette entité créée en 1976 par la famille Jettou a accumulé près de 250 millions de dirhams de pertes. Une situation qui a eu finalement raison des fonds propres de Moroccan Shoes Company, malgré une recapitalisation opérée par les actionnaires en début 2022 !

Il faut dire qu’avec la baisse des ventes conjuguée à une compression des marges dans le sillage d’une hausse inflationniste sur les intrants, la société qui fabrique des chaussures en cuir pour hommes et enfants et vend pour près de 100 millions de dirhams par an essentiellement à l’export, a du mal à joindre les deux bouts.

Pour l’instant, rien ne filtre sur le plan de sauvetage concocté par les actionnaires historiques, mais légalement, ils doivent reconstituer les fonds propres d’ici fin 2023 alors qu’ils viennent d’investir dans une nouvelle unité industrielle, en partenariat avec le groupe turc FLO pour la fabrication de la marque OCTO.

En dépit de son savoir-faire ancestral, l’industrie de la chaussure au Maroc souffre d’un manque patent d’intégration avec plus de 70% d’intrants qui sont importés en moyenne, ce qui limite la valeur ajoutée captée par les industriels marocains et rétrécit leurs marges, sans compter les problèmes logistiques que cela crée, voire aussi de financement de BFR. En attendant, seules quelques unités positionnées sur des niches ou ayant de très grandes capacités tirent leur épingle du jeu.

Entreprise : Pretty Shoes créé 800 nouveaux emplois avec plus de 26MDH d’investissement

Le spécialiste de la fabrication et l’exportation de chaussures en cuir, la société « Pretty Shoes » a inauguré ce 15 novembre, sa nouvelle unité de production à Casablanca, en présence du ministre de l’Industrie et du Commerce, M. Ryad Mezzour.

Cet investissement de plus de 26MDH couvre une superficie de 12 000 m2 et permettra la création de 800 emplois. Une action qui marque à nouveau la participation du pionnier de la fabrication de chaussures au Maroc, au dynamisme économique national. « Pretty Shoes » entend renforcer le rôle joué par le secteur privé en tant qu’acteur majeur de l’investissement productif et levier principal de la relance de l’économie nationale conformément aux Hautes Orientations Royales.

A cette occasion, le ministre Ryad Mezzour s’est félicité de la concrétisation de cet investissement 100% marocain qui contribuera à la montée en gamme du secteur du cuir. Et d’ajouter «Outre son offre de produits compétitifs à l’échelle mondiale, ce projet montre une nouvelle fois l’étendue du savoir-faire et de l’expertise de nos professionnels nationaux».

La réalisation de cette nouvelle unité a pour objectif l’augmentation de la capacité de production de la société pour répondre à la demande de ses différents donneurs d’ordres.

Après le partenariat distingué avec l’Espagne et l’Italie, « Pretty Shoes », une production 100% marocaine a conclu un contrat de trois ans avec le groupe espagnol PIKOLINOS. la société vise la conquête de nouveaux marchés tels que les États-Unis d’Amérique, l’Allemagne, l’Afrique et le Moyen-Orient.

En dépit de la propagation du Covid-19 et de ses répercussions sur l’économie, le volume d’affaires n’a cessé d’augmenter entre 2019 et 2022 grâce aux encouragements continus du ministère de l’Industrie et du Commerce. Le Chiffre d’affaires de la société devrait atteindre plus de 250 millions de dirhams à fin 2022, soit une augmentation pouvant atteindre 80%.

Tout le monde s’accorde à dire que l’épine dorsale de tout acte de développement repose principalement sur la disponibilité des matières premières. « Pretty Shoes » place cet enjeu au centre de ses futurs projets avec ses fournisseurs étrangers historiques.

D’autre part, «Pretty Shoes» continue d’étendre, de manière proactive, ses investissements à l’intérieur du pays, dont le dernier en date a été la construction de son cinquième site de production sur une superficie de 45000 mètres carrés, à Casablanca avec un investissement de 145MDH et la création de 1200  emplois, dans le cadre de la convention d’investissement signée avec l’Etat.

Zones industrielles durables : Le Maroc parmi les exceptions africaines

Si le dernier rapport du CNUCED a mis en exergue le contraste entre la démultiplication des zones industrielles et leur impact dans l’économie de la majorité des pays africains, quelques-uns par contre, dont le Maroc, se distinguent. Parmi les raisons de cette performance différenciée, l’on note un volontarisme étatique dans la création de ces zones, et une orientation stratégique tenant à la fois compte des ressources disponibles et des exigences des investisseurs.

« À l’exception d’un nombre limité de pays, le rôle des zones [industrielles] africaines en tant que moteurs de l’emploi et de l’activité industrielle au niveau national n’a jusqu’à présent pas répondu aux attentes. » C’est l’une des conclusions que tire la Conférence des Nations Unies sur le Commerce et le Développement (CNUCED), dans un rapport de 250 pages, intitulé « GUIDE SUR LES ZONES ÉCONOMIQUES SPÉCIALES [ZES] EN AFRIQUE : Vers une diversification économique à travers le continent ». Dans cette étude qui fait un état des lieux de la situation des zones industrielles (ou zones économiques spéciales – ZES) sur le Continent au terme de l’année 2021, et parue récemment, l’organisation onusienne dresse un bilan plutôt terne de leur impact.

Zones industrielles africaines : Bilan plutôt négatif 

Effectuant une mise en équation avec la portée qu’ont eu de telles infrastructures dédiées en Asie (Chine, Vietnam…) et en Amérique latine (citant l’exemple du Costa Rica), les analystes du CNUCED ont relevé quelques paradoxes. Entre autres, le fait que les « les ZES africaines représentent, en moyenne, une part plus faible de l’emploi national », et que les politiques qui accompagnent leur création érigent des obstacles importants au développement de liens en amont et en aval entre les entreprises qui y sont implantées et l’économie d’accueil. De ce fait, « les données découlant de l’aperçu des ZES africaines, ainsi que des conclusions antérieures attestant de leur sous-performance, font douter de l’impact des zones sur le continent », peut-on lire en observation finale du rapport. Un bien triste constat quand on sait que les zones industrielles ont pour vocation d’être des sources d’innovation, de productivité, d’emploi et de dynamisme économique.

Mais pas si sombre…

Pour autant, la situation n’est pas catastrophique sur l’ensemble du continent, avec des pays qui arrivent à tirer leur épingle du jeu. Qui en misant sur les coûts de main-d’œuvre et d’un accès stratégique au marché (Ethiopie), qui en compensant les coûts élevés du capital humain par un positionnement de leader régional (Afrique du Sud, Nigéria et Rwanda), qui se basant sur les produits de base pour exploiter le potentiel des richesses naturelles dans les secteurs de l’agroalimentaire et du pétrole (Afrique du sud, Ghana). Dans ces différents cas, le CNUCED fait savoir que « les ZES ont été essentielles à la réalisation des objectifs globaux fixés par les autorités nationales ».

Le Maroc, un exemple !

Le Royaume fait partie des exceptions africaines à conduire une politique efficace et impactante en matière de développement de ZES. En effet, pour l’organisme onusien : «Le Maroc représente un exemple intéressant de pays africain qui a utilisé sa politique de ZES de manière relativement efficace pour compléter un plan national de développement industriel ». Tout comme l’Ethiopie, y a de cela quelques années, le pays de Mohammed VI  a su attirer les investisseurs grâce à « une approche entièrement différente de l’utilisation des ZES ». Et en plus des secteurs classiques, le Maroc est parvenu à drainer d’importants investissements dans les industries de haute technologie, devenant de fait « l’un des rares exemples africains », à réussir ce coup.

Grâce à un volontarisme étatique

Mais rien n’est tombé du ciel, ce résultat, le Maroc l’a savamment préparé. Fort de son ambition de soutenir son développement économique, le pays a fait le choix de l’industrialisation. Pour y parvenir de manière durable, l’Etat a impulsé le développement de zones industrielles en se basant sur une politique visant trois objectifs clés : encourager l’investissement industriel, réduire les disparités régionales, améliorer la qualité et la valorisation des ZI. Certes sur la ligne de front, les pouvoirs publics ne sont cependant pas seuls dans cette bataille, accompagnés par un privé qui ne peut être que séduit, non seulement par les incitations, mais surtout par le volontarisme politique qui a cours.

Et l’un des exemples les plus patents de ce volontarisme de l’Etat c’est bien entendu le complexe Tanger Med Zones (TMZ), situé à l’arrière-pays du port de Tanger. Cette plateforme industrielle qui comprend six zones franches et parcs industriels, a été créée par le gouvernement marocain. Succès à grandes pompes, TMZ s’étale aujourd’hui sur près de 2 000 ha, où sont implantées quelques 1 100 entreprises avec à la clé près de 90 000 emplois créés. Une réalisation qui a entrainé une transformation structurelle de la région nord,  devenue en l’espace d’une décennie, le 2ème contributeur au PIB national. À l’heure où les différents bouleversements que le monde connait posent avec acuité la question de la transformation des biens et matières, le rôle des ZES prend une ampleur stratégique. Dès lors, il convient pour l’Afrique de regarder de moins en moins vers l’occident ou l’orient, mais à forger en soi-même des capacités d’innovation et de résilience. En l’espèce, des réussites aussi percutantes que celles du Maroc en la matière, constituent bien un cas d’école, un modèle à suivre.

Le gouvernement augmente de 40% la valeur du soutien accordé aux professionnels du transport

Le gouvernement a décidé d’augmenter de 40% la valeur du soutien accordé aux professionnels du transport routier dans sa septième tranche, a annoncé jeudi le ministère du Transport et de la Logistique.

« Compte tenu de la conjoncture actuelle marquée par la continuité de la hausse des prix des carburants, le Gouvernement a décidé d’augmenter de 40% la valeur du soutien accordé aux professionnels du transport routier concernant le montant du septième soutien, qui devrait être octroyé à partir du lundi 21 novembre 2022 », indique le ministère dans un communiqué.

Le ministère souligne que le soutien accordé aux professionnels vise à préserver le pouvoir d’achat des citoyens et à assurer la continuité des services de transport des personnes et l’approvisionnement des différents marchés et chantiers.

IS, TVA à l’import, OCP et financements innovants boostent les recettes de l’État

A fin octobre 2022, les recettes du Trésor ont enregistré une hausse notable de 23,4% comparativement à fin octobre 2021, soit près de 47 milliards de dirhams supplémentaires engrangés. Une manne bienvenue alors que les dépenses de compensation flambent.

Le déficit budgétaire s’améliore. A fin octobre 2022 il s’est établi à 30,5 milliards de dirhams, soit 20,6 milliards de dirhams de moins par rapport à la même période de 2021. Et ce, malgré un contexte compliqué, marqué par la hausse des cours internationaux des matières premières, notamment l’énergie et les céréales, et la montée des tensions inflationnistes.

L’amélioration du déficit budgétaire, en dépit les vents contraires, recouvre une augmentation des recettes (+47,1 milliards de dirhams) plus importante que celle des dépenses globales (+26,5 milliards de dirhams), explique le ministère des Finances dans sa dernière note consacrée à la Situation des charges et des ressources du Trésor.

La hausse des recettes s’explique d’abord par le très bon comportement des recettes fiscales, en particulier celles liées à l’Impôt sur les sociétés (IS) et à la TVA à l’import. Après une année 2021 en retrait, les recettes de l’IS ont ainsi enregistré une progression significative de 43,9% à fin octobre (+15 milliards de dirhams) par rapport à la même période l’année dernière, pour s’établir à 50,2 milliards de dirhams.

Le constat est le même pour la TVA à l’importation dont les recettes sur la même période ont progressé de 32,9%  (+11,3 milliards de dirhams) pour s’établir à 45,7 milliards de dirhams.

Il est à noter par ailleurs que les recettes de l’impôt sur le revenu (IR) ont augmenté de 6,6% (+2,5 milliards de dirhams) pour atteindre près de 40 milliards de dirhams, grâce notamment aux recettes issues de l’IR sur salaires (+2 milliards).

OCP : 6,5 milliards de dirhams versés au Trésor

Les recettes non fiscales ne sont pas en reste. Elles se sont établies à près de 36,6 milliards à fin octobre contre 22,4 milliards une année auparavant, soit une hausse de 14,1 milliards de dirhams (+62,9%).

Les recettes en provenance des établissements et entreprises publics se sont particulièrement bien comportées. Elles se sont situées à 11,7 milliards de dirhams, en hausse de 26% par rapport à la même période de l’année dernière.

Fait marquant: sur les 11,7 milliards de dirhams engrangés par le Trésor, pas moins de 6,5 milliards de dirhams proviennent du groupe OCP, dont les ventes à l’étranger connaissent une très forte dynamique.

Outre l’OCP, l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie fait également parti des gros contributeurs avec le versement de 2,9 milliards de dirhams aux caisses de l’Etat.

Les contributions de Maroc Telecom et de Bank Al-Maghrib s’élèvent quant à elles à 786 et 621 millions de dirhams respectivement.

Toujours au chapitre des recettes non fiscales, le Trésor continue de s’appuyer sur les financements innovants (titrisation, lease-back, partenariats public-privé, etc.) pour mobiliser des ressources supplémentaires. A fin octobre, ces financements innovants ont permis de mobiliser plus de 17,7 milliards de dirhams sur les 20,9 milliards budgétisés dans la loi de finances 2022.

Il est à noter enfin que sur le plan des dépenses, celles-ci sont essentiellement exacerbées par les dépenses de compensation qui ont littéralement explosé de plus de 116% à fin octobre pour s’établir à 35,3 milliards de dirhams.

Quels sont les ménages éligibles pour le Registre social unifié?

Quels sont les ménages éligibles pour le Registre social unifié ?

Programme d’appui social de grande importance, le Registre social unifié (RSU), un dispositif inédit conçu en coopération avec le Haut-Commissariat au Plan (HCP), repose sur l’attribution d’un indice chiffré qui reflète la situation socio-économique de chaque ménage et par la même permet d’établir son éligibilité aux aides prévues dans chacun des programmes d’appui social.

L’indice socio-économique du ménage est estimé sur la base d’indicateurs socio-économiques et démographiques objectifs, mesurables et vérifiables. Il est calculé selon une formule de scoring élaborée par le HCP sur la base des enquêtes nationales de la consommation et les dépenses des ménages. Par ailleurs, le seuil d’éligibilité pour chaque programme est défini selon les objectifs du programme et des moyens disponibles.

Les ménages dont l’indice se situe en-deçà du seuil défini sont du coup éligibles aux aides prévues dans le programme. À cela, il convient de noter que l’éligibilité sur le plan du Registre social unifié est tributaire aussi de certains critères, entre autres la scolarité des enfants, le veuvage ou encore le handicap.

Concernant l’indice socio-économique, il prend en ligne de compte trois critères, en l’occurrence les spécificités démographiques et socio-économique du ménage, la région de résidence et le milieu de vie, urbain ou rural.

Parmi les indicateurs retenus, on cite notamment la taille du ménage, la situation professionnelle, le type d’habitation, les équipements, les dépenses courantes (gaz, électricité, eau) ou encore les biens non consommables.

Toutes les données concernant le ménage sont déclarées par la personne inscrite au Registre social unifié et sont instantanément vérifiées grâce à la connexion de la banque des données du RSU avec les systèmes des partenaires et organismes concernés, entre autres les régies et agences de distribution d’eau et d’électricité, les agences de télécommunications, l’Agence nationale de la sécurité routière (NARSA) ou encore l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC).

La personne déclarante est informée de sa notation dans un délai de 5 à 10 jours par voie postale ou un SMS.

Toute famille a le droit de demander la révision du score qui lui est attribué par l’Agence nationale des registres à travers la mise en place d’une procédure simplifiée de révision, et ce, dans un délai ne dépassant pas les 60 jours à compter de la date de réception de l’avis.

Les industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques, un secteur sous tensions

Pour redonner une nouvelle dynamique à l’écosystème des industries métallurgiques (IMME), mécaniques et électromécaniques, il faudra mettre en place des plans appropriés à chaque branche, n’a pas manqué de souligner Ryad Mezzour, ministre de l’industrie et du commerce, le 15 novembre 2022, lors de l’événement «Les mardis des branches», organisé à Casablanca par la Fédération des industries métallurgiques, mécaniques et électromécaniques (FIMME). Pour le ministre, le but final est d’adopter une approche participative et responsable, impliquant l’ensemble des parties prenantes dans une démarche constructive, innovante et pérenne.

«L’objectif est de contribuer à la réussite de la nouvelle vision pour un Maroc industriel compétitif et socialement responsable et un secteur privé fort et pourvoyeur d’investissement, d’innovation, de valeur ajoutée, et d’emploi», a souligné le ministre lors de cette première édition dédiée à la branche de la Construction Métallique et de la Chaudronnerie (CMC). Il a aussi mis en exergue la place stratégique de ce secteur dans l’économie nationale et a indiqué que cette initiative a pour but de mettre la lumière sur les contraintes et les problématiques entravant le développement de ces branches et d’identifier les opportunités et le potentiel de croissance liés au contexte national et international, tout en s’inspirant des modèles réussis dans d’autres pays. Pour sa part, le président de la FIMME, Abdelhamid Souiri, considère que ce secteur est important pour l’économie marocaine, notant toutefois qu’il subit une vague de contraintes et de freins surtout suite aux crises actuelles, qui ont accentué les tensions sur l’ensemble de la profession. «Dans ce contexte, la fédération s’inscrit dans une logique de redynamisation des IMME, une priorité partagée par l’ensemble des confrères de la profession, afin de surmonter tous les défis auxquels ce secteur et ces entreprises font face», a-t-il soutenu.