C’est sous un soleil éclatant, avec des éclats de rires en fond sonore, que le match du football entre Les équipes du groupe PROXIMO se déroule à KICK-OFF CLUB- Marrakech.
Avec une crise sanitaire qui a énormément impacté notre quotidien, cette journée festive a permis de renforcer la cohésion et l’esprit d’équipe de nos collaborateurs.


 Responsabilité sociétale : Bank Al-Maghrib dévoile les grandes lignes de sa politique

Cinq axes et douze engagements traduisent la contribution de Bank Al-Maghrib aux objectifs de développement durable ainsi que l’ambition de l’institution pour un avenir meilleur et plus durable pour tous.

Ces éléments marquent en effet les piliers de la politique de responsabilité sociétale (RSE) de la banque centrale. «Nous avons donné en 2019 un nouvel élan à notre engagement sociétal. La RSE a été placée au cœur des deux axes stratégiques de notre plan 2019-2023, d’une part, en orientant les missions de la Banque au bénéfice de l’emploi et d’une croissance durable et inclusive et d’autre part, en favorisant la créativité et la culture de l’innovation pour accompagner la transformation de notre institution», souligne Bank Al-Maghrib dans un récent communiqué. Et de préciser qu’«une entité RSE a également été mise en place en vue de mieux structurer et pérenniser notre démarche de responsabilité sociétale, autour d’une politique RSE pertinente et crédible vis-à-vis de nos parties prenantes, d’une feuille de route déclinée dans l’ensemble de l’organisation, des dispositifs de pilotage et d’évaluation efficaces ainsi que des modes de communication et de reporting adéquats». A cet égard, la banque centrale indique avoir identifié, évalué et priorisé les enjeux RSE selon la méthodologie d’analyse de matérialité, et ce en concertation avec ses principales parties prenantes.

La politique RSE de Bank Al-Maghrib se veut en effet le fruit d’un travail participatif engagé avec l’ensemble des collaborateurs, le secteur bancaire, les groupements professionnels ainsi que la sphère académique et organisation de la société civile et fournisseurs. Dans son axe légal et éthique, Bank Al-Maghrib prône la mise en œuvre et la promotion d’une gouvernance éthique et transparente. Le deuxième axe a une portée économique. Il s’agit d’œuvrer pour le développement d’un système financier inclusif, innovant, durable et maximiser l’impact économique et social des missions de la banque. Pour ce faire, Bank Al-Maghrib s’engage à favoriser l’inclusion financière et encourager le développement de l’écosystème des fintechs, à développer et soutenir la recherche et l’éducation économique et financière des publics ainsi que d’accomplir nos missions de façon à optimiser notre impact économique et social, aux niveaux local et national. S’agissant du troisième axe, Bank Al-Maghrib prend des engagements sociaux tels que développer le capital humain, assurer la diversité et l’égalité des chances, garantir des conditions de travail saines et sécurisées ainsi que d’assurer la protection et le bien-être de ses collaborateurs.

Le 4ème axe est dédié au volet environnement. A cet effet, la banque centrale s’engage à prendre en compte le changement climatique dans ses missions pour renforcer la maîtrise des risques et promouvoir la finance verte. L’engagement étant également de réduire l’empreinte environnementale de ses activités. Le volet sociétal arrive en 5ème position. Un axe à travers lequel Bank Al-Maghrib œuvre à accompagner les initiatives territoriales et nationales visant la création d’emplois et d’activités génératrices de revenus, d’améliorer l’accès aux services essentiels ainsi que de préserver et promouvoir le patrimoine numismatique et soutenir les activités artistiques et culturelles.

Tanger-Tétouan-Al Hoceima : Plusieurs projets pour le développement régional

 

Prévus par le PLF pour l’exercice 2022

Le nouveau projet de loi de Finances (PLF) vise à donner une nouvelle dynamique au développement de la région du Nord grâce à une série de projets d’investissements publics, prévus par le PLF 2022 dans cette région. Parmi les objectifs visés, il y a lieu de citer l’instauration et le développement des infrastructures ainsi que l’amélioration des services sociaux dans le Nord. Ainsi, le projet de loi de Finances prévoit des installations hydriques, notamment la création du barrage d’Aïyacha (750 millions de dirhams) dans la préfecture de Tanger-Asilah et du barrage Beni Mansour (2,5 milliards de dirhams) dans la province de Chefchaouen. Parmi les secteurs clés de l’économie ciblés, il y a lieu de citer le secteur agricole qui sera doté d’une enveloppe budgétaire de 152,6 millions de dirhams permettant la création des projets en 2022 grâce au Programme national d’économie d’eau et d’irrigation (PNEEI).

Quelque 86 millions de dirhams seront attribués au développement du secteur, et ce dans le cadre du programme d’extension d’irrigation (PEI). Il s’agit également de consacrer 2 millions de dirhams pour favoriser la promotion de l’agrobusiness et 6 millions pour le développement de la filière de production animale et végétale,… Le PLF 2022 prévoit d’autres projets et actions visant à garantir et consolider la relance du secteur de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire dans la région. Il permet ainsi d’injecter 5 millions de dirhams dans le programme de mise à niveau de la médina de Tanger. Le projet de loi prévoit de consacrer 10 millions de dirhams pour la création de trois zones d’activités d’artisanat dans la région et 7 millions de dirhams pour la mise en oeuvre des projets et programmes de développement de l’économie sociale et solidaire. En ce qui concerne l’amélioration et le développement des infrastructures dans la région, le PLF 2022 prévoit d’allouer quelque 220 millions de dirhams pour le Centre hospitalier universitaire (au titre de l’année 2022), dont les travaux sont finalisés, mais la date d’ouverture très attendue de cette importante structure sanitaire n’est pas encore fixée. Plus de 146 millions de dirhams seront consacrés au Centre hospitalier provincial (CHP) d’Al Hoceima, Le projet de loi prévoit de doter l’hôpital des spécialités de Tétouan d’un montant global de 126 millions de dirhams et 170 millions de dirhams au CHP d’Ouezzane.

Il est envisagé dans le cadre de l’amélioration de l’infrastructure sanitaire d’assurer le financement des travaux d’extension et de réhabilitation du CHP de Tétouan pour 35 millions de dirhams et de Chefchaouen pour 73 millions de dirhams. Le PLF 2022 prévoit d’accorder 51 millions de dirhams pour le financement des travaux de mise en état et d’agrandissement du Centre hospitalier de Larache et du Centre hospitalier régional de Tanger pour 70 millions de dirhams. Il s’agit également d’allouer un budget de 70 millions à l’hôpital de proximité de Benkarich, relevant de la province de Tétouan, 80 millions de dirhams à l’hôpital de proximité de Ksar Seghir, 78 millions de dirhams à la polyclinique de Martil et de 51 millions de dirhams à l’hôpital du jour de Jebha. Notons que le Nord sera doté de nouveaux projets lui permettant la réservation du patrimoine naturel et forestier sur son territoire urbain et rural. Dans ce contexte, quelque 43,87 millions de dirhams seront mobilisés en vue d’assurer l’aménagement et le développement forestier dans la région. La région bénéficiera d’autres projets pour un budget de 9,3 millions de dirhams en vue de l’aider à l’aménagement de ses forêts urbaines et périurbaines. Alors que 57,9 millions de dirhams sont destinés à financer les travaux d’ouverture et de réhabilitation des chemins forestiers et 18 millions de dirhams pour assurer la correction de ravins et à la lutte contre l’ensablement.

Notons que le PLF 2022 prévoit d’autres projets éducatifs et sportifs, dont celui de la poursuite des travaux de réalisation de la Cité des sports pour 100 millions de dirhams ainsi que la construction de 12 écoles primaires, 8 lycées collégiaux, 11 lycées qualifiants et 5 internats pour une enveloppe budgétaire de 318 millions de dirhams.

Traitements anti-Covid19.La course effrénée des laboratoires pharmaceutiques

Après les vaccins, la concurrence est d’ores et déjà rude entre les laboratoires pharmaceutiques pour la mise en place de traitements anti-Covid19 efficaces.  

Alors que les discussions sur l’efficacité ou non des vaccins anti-Covid-19 vont bon train, l’industrie pharmaceutique mondiale est déjà sur un autre champ de bataille. Et la concurrence est d’ores et déjà très acerbe. Les laboratoires pharmaceutiques ont en effet multiplié les recherches ces derniers mois pour développer des traitements contre le Covid19, en complément du vaccin.

Après le groupe Merck, qui a mis au point sa pilule Molnupiravir et qui a déjà soumis une demande d’autorisation de mise sur le marché auprès des autorités américaines et européenne, c’est au tour du groupe Pfizer d’annoncer son traitement. Baptisée Paxlovid, cette molécule développée par Pfizer serait efficace à 89 % pour prévenir le risque d’hospitalisation ou de décès après une contamination au SRAS-CoV-2.

« La protéase du SARS-CoV-2 est une enzyme clé de la réplication virale, qui permet au virus de se propager dans l’organisme. Pfizer a conçu une molécule, le Paxlovid, capable d’inhiber spécifiquement cette enzyme », explique le groupe américain. On apprend que pour évaluer son efficacité, un essai de phase 2/3 randomisé, en double-aveugle, avec contrôle placebo a été monté en juillet 2021.

Notons que le traitement doit être pris par voie orale toutes les 12 heures pendant 5 jours. « S’il est pris dans les 3 jours après le début des symptômes, le paxlovid permettrait une diminution de 89 % du risque d’hospitalisation et de décès. Ce nouveau médicament aurait la capacité de supprimer 9 hospitalisations sur 10 », assure Pfizer, qui a annoncé vouloir déposer un dossier d’autorisation auprès des autorités sanitaires très bientôt.

Il va sans dire que Merck et Pfizer sont dans une course sans merci sur ce créneau. Le premier semble déjà avoir une longueur d’avance dans la mesure où l’utilisation de sa molécule, le Molnupiravir, a été officiellement autorisée par le Royaume-Uni, la semaine dernière, pour traiter certains cas de covid. D’ailleurs, le gouvernement britannique a déjà commandé 480.000 traitements à base de molnupiravir.

Et, la France en a aussi commandé, en attendant l’approbation de l’agence européenne des médicaments. Le groupe Merck indique que les essais cliniques sur le molnupiravir ont montré sa capacité à diminuer le risque d’hospitalisations et ce, « quel que soit le variant ».

« Ce médicament peut être prescrit en ville et administré hors de l’hôpital. Il est indiqué dans les formes légères à modérées, chez l’adulte présentant au moins un facteur de risque de faire une forme grave de la maladie (diabète, obésité, maladie cardiaque, personnes de plus de 60 ans…)», assure le groupe américain, ajoutant qu’il est en mesure de fournir 10 millions de schémas thérapeutiques complets d’ici fin 2021. Outre ces deux groupes pharmaceutiques américains, d’autres laboratoires chinois ou européens devraient aussi pouvoir proposer leurs solutions dans les prochains mois.

PLF2022 : les grands chantiers de Nizar Baraka

Le budget du département de l’Équipement et de l’eau a été le premier dossier sectoriel discuté sous la coupole. La continuité des projets est au coeur des prévisions de Nizar Baraka.

C’est l’heure du débat autour des budgets sectoriels sous la coupole, après que la commission des infrastructures a ouvert, hier, le bal par l’examen du budget de l’équipement, du transport et de la logistique. En présence du ministre de l’Équipement et de l’eau, le débat s’est focalisé sur les modalités «de la sortie de la crise sanitaire et comment œuvrer à atténuer les inégalités spatiales», comme l’a indiqué le ministre durant sa présentation du budget de son département. «Le citoyen devra être au centre des services dévolus par le département de l’équipement et de l’eau», a tenu à préciser le ministre durant son exposé devant les membres de la commission des infrastructures à la Chambre des représentants.

«Le Maroc a réalisé un important élan en matière d’infrastructures qui l’ont placé dans le Top 20 en matière de développement des infrastructures et de captation des investissements nationaux et étrangers, même s’il faut avouer que le rendement de ces infrastructures a diminué de plus de 50%, ce qui montre que le secteur privé n’a pas pu accompagner les efforts déployés», a  indiqué Nizar Baraka.

Pour le plus haut responsable du département de l’Équipement, une série de mesures devront être prises en vue de permettre à ces infrastructures d’être un fait générateur en matière de création d’emplois. Pour le secteur de l’eau, le souci de la rareté est fortement présent dans l’approche du ministère «avec des arbitrages qui seront effectués entre les secteurs de l’agriculture et de l’énergie qui sont les plus gros consommateurs de ressources en eau», a indiqué le ministre.

Le plan d’action

Plusieurs données ont été communiquées aux membres de la commission parlementaire à propos des projets programmés au cours de l’année 2022. Il s’agit de l’extension du réseau routier avec la poursuite des opérations ayant fait l’objet de conventions devant le souverain, et qui sont relatives à la mise à niveaux des infrastructures routières des villes pour un montant global de plus de 1,1 MMDH. Les opérations de maintenance devront, de leur côté, absorber plus de 1,5 MMDH. Le ministre a aussi précisé que les routes rurales seront prioritaires, avec 17.000 km de travaux qui seront lancés. À noter que pour les infrastructures portuaires, l’année 2022 sera marquée par le lancement de plusieurs projets de grande envergure, essentiellement le lancement du Port de Dakhla Atlantique avec une enveloppe budgétaire de plus de 12,6 MMDH, ainsi que le projet d’extension des ouvrages de protection du port de Casablanca pour un coût qui dépasse 1,1 MMDH. D’un autre côté, et dans la perspective d’assurer la connectivité ferroviaire du port de Nador-West Med, l’État financera en 2022 les études techniques préalables ainsi que la libération des emprises nécessaires.

«Le démarrage du projet est prévu lorsque le montage financier sera définitivement stabilisé, sachant que le coût global du projet est estimé à 4,3 MMDH», selon les données fournies aux députés.

Pour les infrastructures hydrauliques, ce sont 18 grands barrages qui sont en cours de construction, ce qui portera la capacité de stockage à 24 milliards de m3 après leur mise en eau, selon les prévisions du gouvernement. Dans le même registre, le lancement des travaux de construction de deux grands barrages dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima seront lancés l’année prochaine, en vue de rester dans les délais fixés par le Programme national pour l’approvisionnement en eau potable et l’irrigation.

Des mesures spécifiques pour les zones hydrologiques critique

Après le constat dressé par le département de tutelle concernant la situation hydrologique qui a été jugée critique pour certaines zones, une enveloppe de plus de 1,7 MMDH a été mobilisée durant les années 2020 et 2021, dont 800 MDH dans le cadre de la loi de Finances rectificative de l’année écoulée, «en vue de sécuriser l’alimentation en eau potable de la population concernée, notamment dans les bassins hydrauliques qui connaissent le stress hydrique, et particulièrement les bassins de Souss-Massa, de l’Oum Er-Rbia, de la Moulouya et du Loukkos. Le département de l’eau compte dans ce registre achever le projet de sécurisation d’approvisionnement du Grand Agadir et de la ville de Targuist, ainsi que l’approvisionnement de la ville de Tanger.

Banques : des indicateurs en amélioration à fin septembre

L’encours du crédit bancaire total ressort en progression de 4% par rapport à 2020 • Une reprise importante au niveau des mises en chantier et de la production des logements économiques et sociaux de 9,3% et 26% • L’encours des dépôts dépasse celui des crédits.

L’encours du crédit bancaire affiche une évolution favorable, à fin septembre de cette année. Globalement, il a augmenté de 4% par rapport à la même période de l’année précédente et de 3% comparativement au début de cette année, pour atteindre près de 983 milliards de DH. Cette évolution cache toutefois des disparités. En effet, cette progression est portée notamment par les prêts au secteur immobilier dont l’encours a augmenté de 3,4% sur une année glissante à 288,7 milliards de DH.

Dans le détail, les crédits à l’habitat progressent, contrairement à ceux octroyés aux promoteurs immobiliers. Si les premiers se sont accrus de 6% à 231 milliards de DH, les seconds ont reculé de 10,8% à 52 milliards de DH. Il faut dire que, dans ce secteur, la situation est en quasi-stagnation, du moins du côté des promoteurs qui continuent à broyer du noir quant aux paramètres globaux du secteur. En revanche, il y a lieu de souligner une reprise importante au niveau des mises en chantier et de la production des logements économiques et sociaux de 9,3% et 26% respectivement à fin août, selon les statistiques du ministère de l’habitat. Du côté des crédits à l’habitat, on note un redressement des demandes à l’acquisition. Les attentistes et hésitants ont fini par franchir le pas et concrétiser leurs achats.

Certains professionnels nuancent en expliquant qu’il s’agit essentiellement de demandes latentes qui ont pu «enfin» se matérialiser. Mais il n’en demeure pas moins que cet encours est fait également de demandes nouvelles sur le marché. L’encours du crédit global est tiré également par les crédits de trésorerie. Avec une hausse de 9% à fin septembre, il a atteint 228 milliards de DH. Celui du crédit à la consommation continue d’adopter le même trend légèrement haussier, affiché depuis quelques mois, avec, à fin septembre, une hausse de 1,2% à 55,6 milliards de DH. En face, l’encours du crédit à l’équipement est toujours en baisse. Il s’est établi à 175 milliards de DH, en recul de 2,7%. C’est dire que les entreprises privées sont toujours dans une logique de renflouement des trésoreries, plutôt que d’investissement.

Quant à l’encours des crédits, notamment ceux destinés aux ménages, il est également en hausse. Ainsi, par secteur institutionnel, les prêts accordés au secteur non financier se sont accrus de 4,1% avec un encours de 847,8 milliards de DH durant la même période d’observation. Les crédits contractés par le secteur public affichent pour leur part une stagnation, pour atteindre 75 milliards.

De son côté, l’encours du crédit alloué au secteur privé s’est amélioré de 4,5% à 772,5 milliards. Ainsi, l’encours des sociétés non financières privées s’est élevé à près de 408 milliards de DH, en hausse de 4,3%, alors que celui destiné aux ménages a atteint 364,6 milliards, en augmentation de 4,7%.

En même temps, on constate, paradoxalement, une ruée vers les dépôts bancaires. Ainsi, si les crédits ont affiché une hausse de 4%, les dépôts, eux, ressortent en augmentation de 7,3% à fin septembre, pour totaliser 1043 milliards de DH, dépassant même l’encours global du crédit. Dans ce cadre, les dépôts à vue auprès des banques se sont hissés de 8,1%, pour atteindre près de 670 milliards de DH.

De leur côté, les dépôts à terme ont cumulé 140,2 milliards de DH, en croissance de 4,5%. Notons que l’amélioration de l’encours des comptes bloqués intervient en dépit d’un contexte marqué par la baisse des taux de rémunération, induit par le recours des banques à la banque centrale plutôt qu’aux épargnants, pour combler leur déficit de trésorerie. Cela paraît normal quand on sait que BAM est présente avec force sur le marché et qu’elle satisfait, toujours, la totalité des demandes des banques.

Le financement participatif se porte toujours bien

Au titre des neuf premiers mois, les banques participatives ont totalisé un encours de financement de 18 milliards de DH, en progression de 52,4% par rapport à la même période une année auparavant. Sans surprise, le financement mourabaha immobilier continue d’accaparer le gros du financement, avec une part de 85%. Son encours s’est apprécié de 52,5% pour atteindre 15,4 milliards de DH. Dans une moindre mesure, l’encours du financement participatif à la consommation ressort à 1,11 milliard de DH, marquant une progression de 22%. Enfin, les financements à l’équipement et de trésorerie ressortent en amélioration également, avec un encours de 1,4 milliard et 30 MDH respectivement, en hausse de 83,3% et 102%.

La Banque mondiale analyse les transferts de fonds marocains

L’étude révèle un manque de connaissance et d’information criant sur les institutions et services financiers.

La carte bancaire est appréciée pour son caractère pratique mais suscite des craintes.

La Banque mondiale a dévoilé cette semaine les résultats de son étude concernant les transferts de fonds internationaux aux familles marocaines. Une démarche inscrite dans le cadre de l’initiative Greenback lancée conjointement avec Bank Al-Maghrib en 2019 et dans le cadre du programme tendant à élargir l’accès aux services financiers au Maroc. L’étude, menée sur un panel de 146 personnes à travers 4 régions au Maroc, met notamment la lumière sur les transferts internationaux et nationaux avec les informations relatives aux expéditeurs.

D’après les chiffres de l’étude, 96% des répondants reçoivent des aides de leurs proches résidant à l’étranger. La moitié des bénéficiaires de transferts internationaux (toutes régions confondues) reçoit des mensualités régulières. La majeure partie des expéditeurs réside en Europe du Sud (la France est largement en tête avec 42%, suivie de l’Espagne (24%) et de l’Italie (14%). Concernant les méthodes de transfert d’argent, 97% des expéditeurs utilisent un opérateur de transfert de fonds et seulement 12% ont recours au virement bancaire.

Quels sont les facteurs qui empêchent l’utilisation des services financiers alternatifs pour les transferts ? Le feed-back des participants sur les services financiers révèle un manque de connaissance et d’informations sur les institutions et services financiers, ainsi qu’un manque de confiance relatif à la fiabilité des services. Les participants sont unanimes à juger que le principal inconvénient de la bancarisation est le prélèvement de frais, perçus comme excessifs et souvent peu transparents. De plus, les participants bancarisés (63% de l’échantillon, en majorité des hommes) ne sont souvent pas sûrs du type de compte qu’ils ont, et ne connaissent ni les services associés ni le montant des frais prélevés. Par conséquent, la majorité des participants bancarisés préfère payer les factures en espèces chez le fournisseur ou dans les établissements de paiement et gardent une épargne au domicile. L’utilisation du compte est donc souvent limitée au dépôt et retrait d’espèces.
Les participants non bancarisés, eux, estiment souvent qu’ils n’ont pas suffisamment de revenus pour ouvrir un compte bancaire, mais la plupart d’entre eux y aspire pour pouvoir épargner, utiliser les services disponibles et pour certains il est question de se sentir valorisés.

La carte bancaire est généralement appréciée pour son caractère pratique et valorisant, mais provoque aussi des craintes ou des mécontentements. 83% des participants bancarisés des groupes de discussion ont une carte bancaire qu’ils utilisent essentiellement pour effectuer des retraits. Et moins de la moitié l’utilise pour payer dans les commerces (Supermarché, station- service…) ou pour régler des factures en ligne. Parmi les craintes figurent les frais de retraits interbancaires, ou les problèmes de carte avalée, retrait débité deux fois, etc. Pour ce qui concerne les banques, le manque de connaissance et d’information fait que la population peu instruite et à revenu modeste se sent souvent mal à l’aise dans ces institutions. Certains parlent par exemple d’un accueil plutôt froid des employés s’ils se rendent dans une banque pour retirer un transfert. Il est probable qu’ils n’osent pas demander des informations dans ces lieux. Au contraire, les répondants déclarent se sentir considérés et en confiance dans les établissements de paiement et n’hésitent pas à demander des informations aux employés en cas de besoin. La présentation d’options alternatives pour transférer de l’argent montre que les participants s’intéressent surtout à la solution de la carte bancaire ou prépayée.
La plupart des participants révèle avoir besoin de plus d’informations sur les options existantes de transferts via le compte financier et la carte bancaire, comme les frais associés et la manière de se protéger contre les fraudes et les vols. Parmi leurs motivations figurent la disponibilité des fonds 24 h/24 via les retraits au GAB, la possibilité de payer directement dans des commerces (milieu urbain), ainsi que la sécurité et la confidentialité totales de la transaction. Néanmoins, le levier d’adoption est le caractère compétitif des coûts vs les envois en espèces par l’option traditionnelle et la fiabilité du service.


Il est primordial de travailler l’offre et éduquer le client

L’étude révèle surtout des besoins et attentes en termes d’information sur les options disponibles pour transférer des fonds et les produits financiers liés. Des programmes d’éducation financière devraient donc être élaborés et fournir des informations sur les transferts de fonds, les produits disponibles, ainsi que leur tarification et fonctionnement. Il est recommandé d’offrir des programmes d’éducation financière différenciés par genre, et adaptés aux différents groupes cibles. Parmi ces mesures, des programmes de formation pourraient être envisagés, des stands d’information, des campagnes d’information, etc. Les messages clés pourraient être renforcés via des médias de masse (TV, radio, vidéos, SMS) ou médias sociaux (surtout Facebook, Youtube, WhatsApp).

Il serait nécessaire de travailler également sur le versant de l’offre, en particulier en ce qui concerne la transparence de l’information, l’attractivité des services financiers numériques et la qualité du service dans les banques. La complexité des présentations tarifaires dans les établissements financiers, mais aussi le manque de formation des employés des fournisseurs de services (pour expliquer la tarification, le fonctionnement, la manipulation des outils…) est un problème qui doit être traité.

Il faudrait également analyser la tarification et la disponibilité de services financiers électroniques adéquats pour effectuer des transferts de fonds et, le cas échéant, ajuster la tarification et la facilité d’utilisation pour favoriser les solutions de paiement alternatifs. Enfin, surtout dans les régions rurales, il serait opportun d’explorer des canaux alternatifs pour fournir des points de services pour les produits bancaires. La Banque Centrale pourrait appuyer les réformes en facilitant le dialogue entre les parties prenantes, partager les bonnes pratiques internationales et analyser l’adéquation des informations et des régulations de protection au consommateur.

 

Comment réguler Facebook et les réseaux sociaux

Depuis deux mois, Facebook, le premier réseau social au monde, fait face à une série de révélations, fondée sur une fuite de documents internes

Il faut réguler Facebook. » C’est le message que devait porter Frances Haugen devant les élus de la commission du marché intérieur du Parlement européen, lundi 8 novembre. Une certitude que l’Américaine devrait répéter devant les députés et sénateurs français, mercredi, puis jeudi lors d’une entrevue avec Cédric O, le secrétaire d’Etat chargé de la transition numérique. L’ex ­employée du réseau social devenue lanceuse d’alerte a déjà appelé à des réformes devant des parlementaires américains, britanniques ou allemands.

Ecouter cette ingénieure « enrichira le discours démocratique et notre travail législatif actuel », a estimé la présidente de la commission, Anna Cavazzini (Verts/ALE). Mme Haugen est « un catalyseur pour le changement », avait déjà salué un sénateur américain. Certes, mais que faire ? Les « Facebook Files », des documents internes transmis par Mme Haugen aux régulateurs et consultés notamment par Le Monde, ont montré des manquements dans les systèmes de modération des discours de haine, particulièrement hors des Etats ­Unis, des effets de bord des algorithmes, qui favorisent les discours clivants… Cette actualité rencontre les travaux déjà en cours des deux côtés de l’Atlantique pour encadrer les géants du numérique. Mais les pistes avancées suscitent des débats, que Facebook alimente, tout en disant souhaiter « plus de régulation ». Renforcement de la responsabilité. Les tentatives d’encadrer Facebook et Instagram (propriété de Facebook, récemment renommé Meta), ainsi que Twitter, YouTube ou TikTok, ont souvent visé à renforcer leur responsabilité. En effet, les réseaux sociaux sont considérés comme hébergeurs et ne peuvent être inquiétés pour les publications de leurs utilisateurs, sauf si ces contenus leur ont été signalés. Certains politiques voudraient limiter cette protection, inscrite dans la directive e­commerce de 2000 en Europe et la section 230 du Communications Decency Act de 1996 aux Etats­Unis. Mais ces initiatives se sont heurtées au dialogue de sourds entre les démocrates et les républicains américains, les uns accusant Facebook d’être trop laxiste envers les discours de haine, les autres de « censurer » les voix conservatrices. Surtout, rendre responsables les réseaux sociaux pourrait les pousser à « surcensurer » des contenus légaux et à limiter la liberté d’expression : c’est ce qu’a rappelé le Conseil constitutionnel français en invalidant, le 18 juin 2020, l’obligation de retirer sous vingt quatre heures les contenus manifestement illicites prévue dans la proposition de loi de Laetitia Avia (La République en marche, Paris). Aujourd’hui, note le média Contexte, un délai de retrait de vingt quatre heures à sept jours, selon les cas, reste défendu par Christel Schaldemose, la députée socialiste danoise rapporteure du Digital Services Act (DSA), le projet de règlement européen encadrant les réseaux sociaux. Mais pas, jusqu’ici, par la Commission européenne et le Conseil, qui représente les Etats membres.

Transparence et obligation de moyens. Pour contourner les difficultés, la voie privilégiée est de forcer les plates­formes à être plus transparentes et à consacrer suffisamment de moyens à la modération des contenus. En effet, répète Mme Haugen, les documents internes montrent que Facebook reste trop opaque. Dans cet esprit, le DSA européen imposera aux grands réseaux sociaux de mettre en place des mesures de sécurité « raisonnables, proportionnées et efficaces », puis de publier le nombre de contenus retirés, le motif… Et d’être transparents sur leurs algorithmes de classement ou de recommandation des contenus, et sur les publicités en ligne. Aux Etats­-Unis, plusieurs propositions de loi vont dans le même sens. Le défi ici est le degré de transparence. Facebook publie ainsi déjà des « rapports de transparence » trimestriels sur la modération et s’affiche plus vertueux que ses concurrents. Pourtant, l’entreprise ne publie pas le nombre de contenus retirés ou de modérateurs par pays ou par langue – et le DSA ne l’exige pas à ce stade. Chargés de la supervision, la Commission européenne ou les régulateurs nationaux pourront demander des « audits » et prononcer de fortes amendes. Mais pourront-ils vraiment évaluer les algorithmes, en disposant d’un accès et de spécialistes qualifiés ? L’ouverture à des chercheurs extérieurs est aussi un enjeu, souligné par Mme Haugen et mentionné dans le DSA

Régulation des algorithmes. Ces derniers mois s’est ajoutée une conversation, autour des algorithmes de classement, qui choisissent quels contenus, parmi ceux publiés par les amis et pages suivis par un utilisateur, s’affichent dans son fil d’actualité ; et autour des algorithmes de recommandation, qui lui suggèrent des contenus de comptes qu’il ne suit pas. « Les algorithmes de classement fondés sur l’engagement sont dangereux, car Facebook sait que les contenus suscitant une réaction extrême ont plus de chance de générer un clic, un commentaire ou un partage », a expliqué Mme Haugen au Sénat américain. Aux Etats-­Unis, plusieurs propositions de loi veulent supprimer la protection de la section 230 pour les plate­formes qui amplifient ainsi certains contenus : ceux « ayant contribué à infliger un dommage physique ou émotionnel », les « fausses informations médicales »… Mais des ONG craignent là aussi une sur censure. Dans sa version du DSA, la Commission européenne demande que l’on propose aux internautes de « suspendre » ces algorithmes. Mais les utilisateurs gardent souvent les réglages par défaut. Et Facebook prétend déjà permettre de désactiver son algorithme de classement. Pour la rapporteure du DSA, Mme Schaldemose, l’utilisateur devrait choisir s’il souhaite activer ces algorithmes. Mme Haugen et Roddy Lindsay, un ex­ ingénieur de Facebook auteur d’une tribune dans le quotidien The New York Times, veulent eux exclure de la section 230 les plate­formes qui utilisent des algorithmes de classement fondés sur l’engagement. Cela favoriserait un affichage plus simple, par exemple par ordre chronologique de publication. Mais cette piste fait aussi débat. Selon Facebook, supprimer son algorithme de classement afficherait « plus, pas moins » de contenus problématiques, car celui­-ci sert de « filtre ». D’autres, dont le PDG de Twitter, Jack Dorsey, ont suggéré de permettre à des tiers extérieurs de proposer des algorithmes alternatifs.

Démantèlement et respect de la concurrence. En parallèle, une autre voie explorée est la régulation économique et, même, le démantèlement des géants du numérique. Cette dernière option est aujourd’hui moins présente, mais la procédure intentée contre Facebook par l’autorité américaine de la concurrence FTC envisage toujours la séparation des services Instagram et WhatsApp, rachetés en 2012 et en 2014. Toutefois, la plainte, dont une première version a été invalidée fin juin pour défaut de preuve du « monopole » de l’entreprise, reste contestée. Par ailleurs, Frances Haugen a déclaré que « casser » Facebook ne résoudrait pas ses problèmes de modération. Et l’entreprise répète avoir, avec 5 milliards de dollars (4,3 milliards d’euros) investis et 5 000 modérateurs humains, des meilleurs systèmes de sécurisation que ses concurrents de taille plus réduite – une allusion à Twitter. D’autres estiment que faire émerger d’autres réseaux sociaux servirait à diversifier les modèles. Ils prônent donc « l’interopérabiité », qui permettrait aux utilisateurs de migrer, voire de communiquer entre services. Ce principe est mentionné dans le projet de règlement européen des plateformes numériques Digital Markets Act (DMA). Mais il n’était initialement pas destiné aux réseaux sociaux et fait encore l’objet de débats au Parlement. Encadrement de la publicité ciblée. Enfin, certains visent la publicité ciblée, accusée de pousser Facebook et ses concurrents à utiliser des données sur leurs utilisateurs pour maximiser leurs réactions, quitte à favoriser des contenus clivants. Il faudrait voter des lois de protection de la vie privée « suffisamment fortes pour tuer ce modèle économique », estime l’ONG de défense des libertés Fight for the Future, citée par The Washington Post. De plus, les Etats­Unis n’ont pas de loi fédérale sur les données personnelles. En Europe, l’application du règlement général sur la protection des données (RGPD) fait débat. Des députés voudraient, à travers le DSA ou le DMA, imposer de demander aux internautes s’ils veulent activer le profilage à des fins publicitaires. Mais l’idée divise. Sur ce sujet, Facebook assure n’avoir aucun intérêt de long terme à promouvoir des contenus problématiques, car les annonceurs ne veulent pas y être associés. L’entreprise défend la publicité ciblée comme garant d’un service gratuit. Mais elle subit aussi la pression d’Apple, qui a imposé, pour le traçage publicitaire des utilisateurs d’iPhone, d’obtenir le consentement. Plusieurs de ces débats restent à trancher. Aux Etats-­Unis, le président Joe Biden n’a qu’une majorité fragile au Sénat. En Europe, la France espère, elle, que le Parlement, la Commission et les Etats membres se mettront d’accord sur le DSA et le DMA avant la fin de sa présidence du Conseil européen, fin juin 2022, juste après la présidentielle. Pendant ce temps, Facebook compte, lui, pousser son projet de métavers, un univers virtuel à but professionnel ou ludique qui pourrait à terme ouvrir d’autres vastes questions de régulation.

FINANCES Elon Musk devrait céder 10 % de ses parts dans Tesla… selon ses abonnés

Elon Musk a demandé à ses abonnés sur Twitter s’il devrait vendre 10 % de ses parts dans Tesla. 3,5 millions ont voté, du 6 au 7 novembre, et répondu « oui » à 57,9 %. « J’étais prêt à accepter le résultat quel qu’il soit », a-­t­il indiqué, sans préciser quand et comment il compte écouler ses actions.

Ces entreprises qui ont opté pour la cessation temporaire d’activité

  • 19.000 contribuables ont eu recours à cette mesure introduite en 2018
  • Plus de 90.000 entreprises officieusement en sommeil, selon Inforisk
  • Amélioration proposée : une seule déclaration pour la mise au chômage et la cessation d’activité

PLF/Foncier agricole: 973 hectares mobilisés en 2020

  • Les investissements ont dépassé 329 millions de DH
  • 5 régions accaparent l’essentiel des projets réalisés
  • Arboriculture, oléiculture, viandes rouges… les principales filières concernées

PLF 2022 : Pour un amendement afin de booster l’export, libérer les énergies et débureaucratiser l’acte d’exporter

L’article 94 du code général des impôts, stipule que l’exonération de la TVA à l’exportation, ne peut être accordée à l’exportateur débutant.

Il doit attendre la 2ème année pour que cette exonération lui soit accordée, mais juste sur la base de ses exportations réalisées en 1ère année. Durant sa 1ère année, l’exportateur doit donc assumer le paiement de la TVA à ses fournisseurs, faire des déclarations trimestrielles et attendre la restitution par l’Etat, qui peut prendre plusieurs mois. Une telle disposition constitue une entrave majeure au développement des exportations et à l’émergence de nouveaux exportateurs fougueux.

Au moins quatre raisons à cela :

1-l’obligation du paiement de la TVA par l’exportateur à ses fournisseurs, grève fortement sa trésorerie devant être mobilisée exclusivement pour exporter davantage et non pas pour payer une TVA à l’Etat qui le lui restituera quelques mois plus tard ;

2- en raison d’une trésorerie essoufflée, asséchée par le paiement de la TVA, l’exportateur se trouve contraint de suspendre l’approvisionnement de ses clients étrangers, ce qui les force à chercher à s’approvisionner ailleurs ;

3- au lieu de se consacrer à son métier de base qui est l’entreprenariat et la conquête de nouvelles opportunités d’exportation, l’exportateur débutant consacre un temps perdu, inutile, dans la préparation des dossiers de déclaration de la TVA et dans le suivi de sa récupération ;

4- bien plus, après cette 1ère année de déclaration et d’attente de récupération de la TVA, l’exportateur n’est exonéré à partir de la 2ème année, qu’à hauteur de 20% de son chiffre d’affaires réalisé en 1ère année. Et donc si pendant sa 1ère année, l’exportateur n’a pu exporter qu’à hauteur de ce qu’il a pu supporter comme paiement de TVA à ses fournisseurs et à … l’Etat, sa 2ème année d’activité se trouve directement et fortement impactée par ses contraintes de la 1ère année.

L’amendement que je propose à l’article 94, consiste à faire profiter l’exportateur de l’exonération de la TVA dès sa 1ère opération d’exportation, sans aucune limitation de quantité.

En contrepartie de cette exonération, l’exportateur remet trimestriellement à la DGI par conteneur exporté par ses soins :

  • la facture de son ou ses fournisseurs nationaux,
  • sa facture commerciale d’exportation,
  • tous les documents douaniers attestant que le conteneur a été inspecté et remis à la compagnie maritime (liste de colisage, Eur 1 par exemple),
  • le document bancaire attestant du rapatriement des fonds en devises, au titre du paiement de la marchandise par le client étranger.

Un tel amendement est de nature à encourager fortement les exportations, à libérer les initiatives, à crédibiliser davantage l’origine Maroc, à débureaucratiser l’acte d’exporter et à permettre que l’effort financier de l’exportateur soit orienté vers ses activités d’exportation.

L’ONCF va investir près de 8 milliards de DH d’ici 2024

Selon le rapport sur les établissements et entreprises publics (EEP) accompagnant le projet de loi de finances (PLF) au titre de l’année 2022, les investissement du groupe ONCF (Office national des chemins de fer) pour la période 2022-2024 s’élèveront à plus de 7,72 milliards de DH.

Dans le détail, ce programme est étalé sur 2022 avec 2,9 milliards de DH, sur 2023 avec 2,22 milliards de DH et sur 2024 avec 2,6 milliards de DH. Il sera dédié principalement à la réhabilitation de l’infrastructure et au renouvellement du matériel roulant.

« Afin de pérenniser le modèle économique de l’ONCF et assainir sa situation financière, le protocole d’accord, signé le 25 juillet 2019 entre l’Etat et l’Office, prévoit la mise en œuvre d’un schéma de restructuration institutionnelle et organisationnelle visant la modernisation du secteur ferroviaire à travers l’alignement avec les meilleures pratiques internationales préconisant la séparation entre l’exploitation commerciale, d’une part, et le développement et le financement des infrastructures, d’autre part », souligne le rapport.

Notons que le nouveau contrat avec l’Etat, en cours de finalisation, devrait asseoir les bases de consolidation du modèle de l’ONCF et définir le plan de financement adapté pour accélérer le développement du secteur ferroviaire en termes d’aménagement du territoire et de renforcement de la connectivité entre les régions et les grands pôles économiques du pays.

Le rapport fait aussi observer qu’à fin juin dernier, l’ONCF a réalisé un chiffre d’affaires (CA) de plus de 1,6 milliards de DH pour des prévisions de clôture de l’année 2021 de 3,34 milliards de DH. Pour rappel, les investissements réalisés au premier semestre 2021 ont atteint 687 millions de DH, soit un taux de réalisation de 25%, alors que les prévisions de clôture de 2021 sont de 2,71 milliards de DH.

Collectivités territoriales : Excédent de 3,41 milliards de dirhams à fin mai 2021

La situation des charges et ressources des collectivités territoriales dégage un excédent global de 3,41 milliards de dirhams (MMDH) à fin mai 2021, contre un excédent global de 3,53 MMDH enregistré un an auparavant, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

Cet excédent tient compte d’un solde positif de 6 MMDH dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, précise la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL) du mois de mai 2021.

Le bulletin fait état également d’une baisse des recettes ordinaires de 4,6%, provenant de l’augmentation de 6,2% des impôts directs suite à la hausse de la taxe de services communaux (+30,5%), de la taxe professionnelle (+74,3%), de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (+25,1%) et de la taxe d’habitation (+51,2%), conjuguée à la baisse de la part des régions dans le produit de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) (-39,6%).

La baisse des recettes ordinaires est due aussi à la baisse de 20,6% des impôts indirects qui s’explique notamment par la diminution de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (-23,7%), de la taxe de séjour (-70,9%) et de taxe sur les débits de boissons (-38,7%), conjugué à l’augmentation de la taxe sur les opérations de construction (+55,4%) et de la taxe sur les opérations de lotissement (+63,4%).

Cette baisse s’explique aussi par l’augmentation de 44,7% des recettes non fiscales provenant notamment de la hausse des subventions (+68,9%), de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (+48,3%) et des recettes domaniales (+29,9%), précise la TGR.

S’agissant des dépenses ordinaires, elles ont diminué de 6,3% en raison de la baisse de 3,2% des dépenses de personnel et de 11,6% des dépenses des autres biens et services et de 3,4% des charges en intérêts de la dette.

Les dépenses d’investissement sont passées, quant à elles, de 3,146 MMDH à fin mai 2020 à 3,025 MMDH à fin mai 2021, soit une baisse de 3,8%.

A fin mai 2021, les dépenses globales réalisées par les collectivités territoriales (dépenses ordinaires, dépenses d’investissement et remboursements du principal de la dette) se sont établies à 12,3 MMDH, en baisse de 4,6% par rapport à leur niveau à fin mai 2020. Elles se composent à hauteur de 67,1% de dépenses ordinaires.

L’excédent dégagé par les budgets des collectivités territoriales à fin mai 2021, auquel s’ajoutent les recettes d’emprunt de 788 MDH a permis le remboursement du principal de la dette pour 1,026 MMDH et la reconstitution des excédents pour 3,2 MMDH.

BAD : Lancement mercredi de l’édition 2021 des «Perspectives économiques en Afrique du Nord»

Le Bureau régional de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique du Nord procédera, mercredi, au lancement virtuel de l’édition 2021 des «Perspectives économiques en Afrique du Nord».

Figurant parmi les publications phares de la Banque, ce document offre une vue d’ensemble des économies nord-africaines en proposant une approche régionale du développement, souligne la BAD dans un communiqué.

Cette quatrième édition du rapport a pour thème «La dynamique de la dette en Afrique du Nord : la voie vers la reprise post-Covid», précise-t-on .

La présentation en visioconférence permettra de décliner les principales conclusions de l’édition 2021 du rapport, d’exposer les projections macroéconomiques pour la région dans le contexte actuel de pandémie, d’aborder la partie thématique consacrée à la dynamique de la dette en Afrique du Nord et de proposer des recommandations de politique économique.

Un panel de haut niveau réunira ensuite des ministres de la région pour échanger sur les voies et moyens de relancer les économies qui optimisent le recours à l’endettement et en maximisent l’efficacité.

La présentation du rapport sera assurée par Emmanuel Pinto Moreira, directeur des économistes-pays, et Audrey Verdier-Chouchane, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, en présence du directeur général de la Banque pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, fait savoir la même source.

La Caisse Centrale de Garantie se transforme en SA portant la marque « TAMWILCOM »

La Caisse Centrale de Garantie (CCG) se transforme en une Société anonyme (SA), portant la marque « TAMWILCOM ». « Après plus de 70 ans de réalisations, la Caisse Centrale de Garantie franchit une nouvelle étape de son histoire en se transformant en Société Anonyme, portant la dénomination juridique Société Nationale de Garantie et du Financement de l’Entreprise (SNGFE) », indique un communiqué de l’institution financière.

Cette transformation, qui vient en application des dispositions de la loi 36.20 promulguée en juillet de l’année 2020, est consacrée désormais par l’adoption d’un nouveau nom de marque : « TAMWILCOM », ajoute le communiqué.

La nouvelle identité, « claire et accessible », porte ainsi les ambitions et les valeurs de l’institution et traduit son objectif majeur, celui de faciliter l’accès des entreprises au financement et d’œuvrer pour l’essor de l’économie nationale, souligne la même source.

« TAMWILCOM » est une institution financière entièrement détenue par l’Etat et régie par la loi bancaire. Elle a pour mission d’intervenir, avec ses partenaires, principalement du secteur bancaire, pour répondre aux besoins des entreprises marocaines et ce, à travers une panoplie d’instruments de garantie et de financement.

Dette : l’Etat compte de plus en plus sur le marché intérieur pour ses besoins de financement

Le recours à l’emprunt national et à l’extérieur est une décision qui doit être étudiée au bon moment.

En attendant, le processus de privatisation portera sur un montant total estimé à 8 MMDH.

Les besoins de financement pour l’année 2022 sont estimés à 80% sur le marché national et 20% sur le marché international, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui.

«Globalement, les besoins pour l’année 2022 sont estimés à un financement à 80% sur le marché intérieur et 20% sur le marché extérieur», a dit Mme Fettah Alaoui lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du projet de Loi de finances (PLF) au titre de l’exercice 2022.

Elle a, dans ce sens, mis en avant les mécanismes de financement du Royaume, notamment à l’extérieur avec les partenaires bilatéraux ou multilatéraux habituels, ainsi que toutes les solutions sur le marché intérieur «qui n’a posé aucun problème, même ces deux années de crise».

S’agissant du timing pour faire appel à l’emprunt national et à l’extérieur, la ministre a éclairé qu’il s’agit de décisions «qui doivent être étudiées au bon moment» et ce, à l’instar de l’année 2021, afin d’apporter des résultats, des conditions financières et des taux de sur-souscription importants.

«Il s’agit d’un travail qui doit être fait en toute responsabilité», a-t-elle soutenu, soulignant l’importance de suivre le comportement des marchés financiers l’année prochaine et d’arbitrer entre des solutions interne et externe pour garantir les meilleures conditions de financement.

Mme Fettah Alaoui a aussi insisté sur l’importance de l’épargne intérieure dans le mécanisme de financement, notant que l’emprunt national doit être opportun pour les deux parties (budget de l’Etat mais également pour les intérêts des épargnants).

En outre, la ministre a relevé que le processus de privatisation porte sur un montant total estimé à 8 milliards de dirhams (MMDH). «Nous avons le confort nécessaire pour s’assurer que ce montant pourra être réalisé au cours de l’exercice 2022». Et de rappeler que le portefeuille de l’Etat est composé de deux catégories, à savoir des actifs qui ne sont pas directement productifs et ceux liés directement à l’activité des établissements publics ou des sociétés d’Etat et des sociétés majoritaires ou minoritaires.

S’attardant sur le sujet de la protection sociale et de l’assurance maladie, Mme Fettah Alaoui a relevé que celui-ci est un sujet central et un enjeu majeur pour le Royaume, relevant que plusieurs forces vives sont associées à cette réforme majeure. Parallèlement, elle a assuré que le ministère de l’économie et des finances dispose des outils, des compétences et des expertises pour faire face au défi du financement au sein notamment de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui est au cœur du dispositif.

Pour ce qui est du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, Mme Fettah Alaoui a fait savoir qu’un travail considérable a été fait au sein du ministère au niveau des directions concernées et avec l’ensemble des partenaires concernant ce fonds de financement, notamment sur des sujets de structuration et de gestion.

S’agissant de la progressivité de l’impôt sur les sociétés (IS), la ministre a relevé qu’il s’agit d’une innovation locale. «Il était temps qu’on revienne à cette mesure pour aller vers une mise en œuvre progressive de la fiscalité».

De son côté, le ministre délégué chargé du budget, Faouzi Lekjaa, a indiqué que les variables de l’équation de l’exercice budgétaire de 2022 sont désormais connues, mettant l’accent sur l’impératif de retrouver les équilibres macroéconomiques, compte tenu des effets de la crise qui étaient «néfastes».

Il a également souligné la nécessité de trouver les mécanismes pour avoir une croissance créatrice d’emplois, relevant que ce dernier constitue une préoccupation majeure.

«Seuls les points de croissance peuvent résoudre cette question, d’où la politique volontariste en matière d’investissement avec l’implication du Fonds Mohammed VI», a-t-il relevé à ce sujet. Il aussi noté que le Nouveau modèle de développement fixe aujourd’hui la trajectoire de la feuille de route et auquel vient se greffer le programme du gouvernement.

Mme Fettah Alaoui a présenté lors de ce point de presse le contexte de préparation du PLF-2022, les hypothèses retenues pour son élaboration, son cadre de référence, ses orientations générales, ses principales dispositions ainsi que le tableau de l’équilibre budgétaire dudit projet.

Investissement public : Vers une nouvelle approche de gestion efficace

La réforme du système de gestion des investissements publics vise à établir un cadre uniforme et des méthodes harmonisées à l’échelle nationale, selon la note sur la répartition régionale de l’investissement accompagnant le projet de Loi de finances (PLF) 2022.

Cette réforme vise à assurer une gestion optimale et efficiente des projets d’investissement public tout au long du cycle de vie du projet, de la phase d’identification et de planification jusqu’à sa mise en œuvre et son implantation territoriale et finalement son évaluation, explique ladite note. La réforme prévoit la mise en place progressive d’un ensemble d’outils tels que l’élaboration d’un cadre normatif approprié (textes juridique et réglementaire, guides…), le développement d’une Banque de données des projets d’investissement (BDP), ainsi que le déploiement des plans de formation et de communication afférents à cette réforme.

Les exercices 2020 et 2021, caractérisés particulièrement par la crise pandémique, ont été marqués par la réalisation de certaines actions prévues au titre de la feuille de route du chantier de la réforme. Il s’agit de l’élaboration d’un cadre normatif régissant la gestion des investissements publics et d’une première version du document-cadre relatif à la méthode de priorisation des projets d’investissement public. Parallèlement, un cahier des spécifications fonctionnelles détaillées pour le développement de la BDP est en cours d’élaboration. Dans la perspective de la poursuite de la mise en place de ce chantier, il est envisagé, au titre de l’année 2022, la Finalisation de l’avant-projet de loi relative à la gouvernance des projets d’investissement public et des textes réglementaires y afférents, la finalisation du document-cadre relatif à la priorisation et la finalisation du cahier des spécifications fonctionnelles détaillées des projets en vue d’entamer le développement spécifique du système d’information.

La flambée des prix à l’international du sucre et du blé impacte négativement la caisse de compensation

UNE CHARGE DE SUBVENTION QUI S’ALOURDIT

Du fait de la flambée des prix à l’international des matières premières et de l’énergie, il y a de bonnes raisons de penser que le taux d’inflation sera supérieur aux données officielles

Les cours mondiaux du sucre brut et les prix du blé se sont envolés au cours des douze derniers mois. En effet, les cours mondiaux du sucre brut, tirés par une forte demande mondiale, se sont établis à 379 dollars la tonne en moyenne, sur les neuf premiers mois de 2021. Soit une hausse de pas moins de 38% par an. Quant aux prix du blé tendre, ils se sont établis, selon la FAO, à 271 dollars la tonne en moyenne, sur les deux premiers mois de l’année. Soit une augmentation de pas moins de 22%.

Cette flambée des cours mondiaux de ces deux matières de première nécessité est d’autant plus inquiétante qu’elle est nourrie par la crise du Covid-19 et une épargne mondiale accumulée qui cherche à se placer, par le biais du jeu des traders, sur tous les marchés spéculatifs possibles. Or, si ce jeu des marchés fait quelques gagnants du côté des producteurs, il fait surtout beaucoup de victimes du côté des pays importateurs, dont le Maroc. En effet, notre pays reste fort dépendant des importations de blé tendre, puisqu’il a été classé, au cours de la période 2018-2020, parmi les top 10 des importateurs de blé (représentant 40,5% des importations mondiales).

Le sujet fait couler de l’encre, puisque le blé reste, en effet, dans notre inconscient collectif un pilier de notre sécurité alimentaire. Si les cours flambent, c’est que le blé manque, et si le blé manque, l’heure est grave. Résultat des courses et, contrairement aux années précédentes, le budget 2022 doit plus que jamais faire face à cette flambée des prix à l’international de ces deux produits de première nécessité que sont le sucre et le blé. Une facture des plus salée pour la Caisse de compensation.

Ménages à faibles revenus

En effet, la charge de soutien du sucre raffiné pourrait s’élever à 2,6 milliards de dirhams sur la période allant de janvier à septembre 2021, contre 2,4 milliards de dirhams l’année dernière. Soit une hausse de pas moins de 6%. Quant à la charge de compensation du blé tendre et de la farine sur la période allant de janvier à septembre 2021, elle pourrait s’élever à 1,5 milliard de dirhams, dont 438 millions de dirhams au titre de la subvention du blé tendre importé.

Cette augmentation de la charge de subvention de ces deux produits de base coïncide, d’ailleurs, avec la décision du gouvernement Akhannouch d’accélérer la réforme de la Caisse de compensation et de ne plus subventionner le gaz butane. Cette mesure permettrait certes une économie de 9,93 milliards de dirhams, mais elle affecterait fortement les ménages à faibles revenus et provoquerait la hausse en cascade des prix, notamment des fruits et légumes et des viandes blanches.

CDG Invest Growth lève un nouveau fonds de Private Equity

Cette nouvelle levée de fonds témoigne des relations durables tissées par la société de gestion avec ses investisseurs institutionnels, qui ne manquent pas de lui renouveler chaque fois leur confiance

En ligne avec la stratégie de la société marocaine de Private Equity, historiquement connue sous le nom de CDG Capital Private Equity, un nouveau fonds vient d’être créé. Il porte le nom CDG Invest Growth («CIG»). Ce changement d’identité entérine la mission de la société de gestion qui agit depuis plus de 20 ans comme accélérateur de développement des champions régionaux dans les secteurs clés de l’économie.

Ce nouveau fonds investira des tickets moyens de 100 millions de dirhams dans les sociétés prometteuses, disposant d’un fort potentiel de croissance et d’optimisation opérationnelle, et ce soit directement à travers des prises de participation dans le capital, soit par le biais des obligations convertibles/ mezzanine. Ce fonds généraliste nouvellement levé bénéficiera, d’ailleurs, de l’expertise cultivée par l’équipe de CDG Invest Growth dans les secteurs clés pour le continent africain, notamment la santé, l’éducation, les services, les nouvelles technologies et les biens de consommation.

La redéfinition de l’identité de CDG Invest Growth coïncide, ainsi, avec le premier closing de son nouveau fonds CapMezzanine III, pour un engagement total de 945 millions de dirhams. Cette nouvelle levée témoigne des relations durables tissées par la société de gestion avec ses investisseurs institutionnels, qui lui ont renouvelé leur confiance à l’occasion de la levée de CapMezzanine III. En effet, le nouveau fonds excède le double de la taille du fonds précédent qui a été levé en 2015 et qui est complètement investi.

Investisseurs institutionnels

Rappelons que sur une durée de plus de vingt ans, CDG Invest Growth a créé 4 fonds dédiés au capital développement, et levé près de deux milliards de dirhams auprès d’une base d’investisseurs privés et publics constituée de fonds de pension, de compagnies d’assurance et d’institutions de financement du développement. L’équipe de gestion a ainsi pu constituer un solide track-record à travers 21 prises de participations et 13 sorties dans divers secteurs de l’économie.

Elle a notamment été le partenaire de fleurons nationaux devenus des champions régionaux, tels que HPS (technologies monétiques), Intelcia (business process outsourcing), T2S (distribution et maintenance de matériel médical high-tech).

Antoine Glaser : “La Françafrique n’existe plus telle quelle”

Dans un contexte où les relations entre le continent africain et la France semblent troublées, Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique et ancien directeur de la rédaction d’Africa Intelligence, estime que “le problème” de la France est qu’elle n’a pas vu l’Afrique se mondialiser.

Entretien complet dans le numéro de ce mois.

INVESTISSEMENTS ETRANGERS AU MAROC :DES REFORMES LEGALES QUI RENFORCENT L’ATTRACTIVITE

Dans le cadre de l’Exposition universelle Dubaï 2020, le Royaume du Maroc a présenté le dimanche 10 octobre sa nouvelle marque d’investissement et d’export « Morocco Now ». L’objectif de cette initiative lancée par l’Agence marocaine de développement des Investissements et des exportations (AMDIE) est de positionner le pays comme une plateforme économique de premier rang et de renforcer davantage encore son attractivité pour devenir un véritable hub africain et mondial en matière d’investissements étrangers.

Le cabinet de conseils juridiques, Gide Loyrette Nouel, implanté au Maroc depuis 2002, était présent afin de témoigner du dynamisme du pays et dresser le bilan des principales réformes récemment entreprises par le Royaume du Maroc afin d’améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs étrangers.

Au cours de la dernière décennie, les Investissements directs étrangers (IDE) à destination du Maroc n’ont cessé de croître et ont visé des secteurs très variés tels que l’industrie automobile et aéronautique, l’immobilier, le tourisme, l’éducation, les infrastructures, ou encore l’énergie.

Cet accroissement des investissements étrangers au Maroc fait suite aux nombreuses réformes adoptées au cours des dernières années en vue de moderniser le droit des affaires marocain.

Simplification des procédures nécessaires à la constitution de sociétés

La constitution d’une société est la première étape du déploiement par un investisseur étranger de ses activités au Maroc. Jadis, cette étape pouvait s’avérer complexe et chronophage.

La création des Centres Régionaux d’Investissement qui agissent comme « guichets uniques » en lieu et place des multiples interlocuteurs précédemment compétents, ainsi que la récente digitalisation des procédures avec certaines autorités locales ont permis de simplifier cette étape et de réduire significativement le temps nécessaire à la constitution d’une société.

Par ailleurs, la tant attendue loi n°19-20 – publiée au Bulletin officiel en date du 22 juillet 2021 – a consacré une nouvelle forme sociale, la « Société par actions simplifiée » (SAS) plus adaptée aux besoins des investisseurs étrangers désireux de constituer leur véhicule d’investissement au Maroc. La SAS ainsi créée supprime en effet l’ensemble des contraintes juridiques de l’ancienne « société anonyme simplifiée » (forme sociale désormais abrogée) : cette société peut désormais être constituée par un seul actionnaire, personne physique ou morale, aucun capital social minimum n’est imposé s’agissant des actionnaires de la SAS, instauration d’une véritable liberté contractuelle pour l’organisation de la gestion et de la gouvernance de la société, etc.

Assouplissements successifs de la règlementation des changes marocaine

Les divers assouplissements apportés à la règlementation des changes marocaine au cours des dernières années ont permis d’apporter aux investisseurs étrangers tout le confort nécessaire pour la réalisation de leur projet au Maroc.

Ainsi, la règlementation des changes actuellement en vigueur permet à tout investisseur étranger, dès lors qu’il a investi en devises au Maroc et qu’il a déclaré son investissement à l’Office des Changes marocain dans les délais impartis, de bénéficier de la « garantie de libre rapatriement » lui permettant de rapatrier dans son pays d’origine l’intégralité des fruits et produits de son investissement en capital et en compte courant d’actionnaire.

Par ailleurs, les assouplissements successifs du contrôle des changes marocain permettent également à l’investisseur étranger de combiner, pour le financement de son projet au Maroc, le recours à la dette externe locale et internationale. L’Office des changes marocain, très au fait des problématiques juridiques soulevées par les contrats de financement et de sûretés y afférents, consent les autorisations nécessaires – conformément à la règlementation en vigueur – pour permettre de leur donner plein effet.

Un meilleur accès aux financements bancaires locaux

L’un des enjeux rencontrés par les investisseurs étrangers au moment de leur investissement au Maroc est l’accès à des sources de financement locales et notamment des financements bancaires fournis par les grandes banques commerciales de la place.

Sur ce point, les prêteurs marocains ont aligné leurs pratiques avec les standards internationaux, notamment en matière de financements structurés. De plus, l’ouverture du Maroc aux bailleurs de fonds étrangers a permis aux banques locales d’aligner leurs pratiques contractuelles avec celles des bailleurs de fonds internationaux avec lesquels elles interviennent dans le cadre de consortium pour financer des opérations d’envergure.

Par ailleurs, longtemps restée au stade de projet, la réforme sur les sûretés mobilières, censée faciliter le recours à l’emprunt bancaire, a finalement été adoptée en avril 2019. Cette loi a permis notamment une harmonisation du régime des sûretés mobilières, l’officialisation du rôle d’agent des sûretés et le lancement du Registre national des sûretés mobilières en ligne, permettant une opposabilité desdites sûretés aux tiers.

La garantie d’opérer ses activités dans un environnement de pleine concurrence

Un investisseur étranger souhaitant déployer ses activités au Maroc a besoin d’être rassuré sur le fait qu’il pourra opérer dans un environnement de concurrence loyale.

A cet égard, l’adoption de la loi n°103-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence en décembre 2014 ainsi que la mise en place d’un Conseil de la Concurrence, organe pivot du nouveau régime, doté de véritables pouvoirs de décision et de sanction, a permis de rassurer les opérateurs économiques et d’assainir le marché.

Simplification et digitalisation des procédures et formalités administratives

Au cours des dernières années, et davantage encore depuis la survenance de la pandémie de Covid-19, des progrès significatifs ont été faits au Maroc pour faciliter les procédures administratives et les digitaliser. Désormais, de nombreuses démarches peuvent être effectuées en ligne sans avoir à se déplacer : administrations fiscales et douanières, prise de rendez-vous aux greffes du Tribunal de commerce, demandes d’autorisation administrative, etc.

De même, l’adoption de la loi n°55-19 a permis de supprimer l’exigence de la légalisation et certification de signature pour certains documents à soumettre aux administrations.

Représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des organes de gouvernance des sociétés anonymes

De plus en plus d’investisseurs étrangers sont contraints, de par leur politique d’investissement interne, de favoriser les « cibles » satisfaisant certains critères, dont celui d’une représentation des femmes dans leurs organes de gouvernance.

La loi n°19-20 a sur ce point opéré une véritable modernisation du droit des affaires marocain en imposant notamment, via la mise en place de quotas, une représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des organes de gouvernance des sociétés faisant appel public à l’épargne. Il s’agit d’un texte novateur, s’inspirant des meilleures pratiques mondiales de bonne gouvernance et notamment de la loi française Copé-Zimmerman de 2011.

CES FEMMES QUI FONT TOURNER L’USINE AFRICAINE

L’entrepreneuriat féminin africain fait de plus en plus parler de lui, surtout depuis que les études sur le sujet se multiplient, lui créditant le taux le plus élevé au monde, soit 24% des femmes actives. Si celles évoluant dans le domaine de la Tech sont parfois les plus en vue à l’heure du 4.0, les femmes investies dans le domaine industriel ont un impact important. Focus sur quatre profils de haut vol issus d’Afrique du Nord, de l’Ouest du Centre et de l’Est.

Bien avant la pandémie de Covid-19, le développement du secteur industriel s’érigeait déjà en priorité pour les économies africaines, pressées par les Objectifs de développement durables (ODD) des Nations Unies à l’horizon 2030 et l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA). La crise survenue dès mars 2020 en a davantage relevé le niveau d’urgence, en raison des incidences directes de celle-ci sur les chaines d’approvisionnement. Plus que jamais, il est question d’équiper les économies face aux chocs et assurer la prospérité.

Au moment où certains gouvernements se montrent plus stratèges que d’autres, le secteur privé tente de pousser les limites de la transformation depuis plusieurs années sur un continent riche en matières premières, et les femmes africaines ne sont pas en reste. Si ces championnes de l’entrepreneuriat dans le monde -avec 24% des femmes actives- sont généralement plus en vue dans le domaine de Tech à l’heure du 4.0, celles évoluant dans le secteur industriel mènent souvent d’une main de fer de grands projets industriels dans divers domaines. Cette première partie met en lumière deux profils au Nord et à l’Est de l’Afrique.

Lamia Tazi, au cœur de la pharmacopée marocaine

Elle incarne certainement l’un des principaux visages de l’industrie pharmaceutique marocaine. Lamia Tazi est PDG des Laboratoires Sothema, une des mastodontes du secteur fondée en 1976 par son père et spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des produits pharmaceutiques dans plus de 30 pays en Afrique et dans le monde arabe. La jeune femme chapeaute ainsi plusieurs usines dédiés à toutes les formes de génériques non antibiotiques, aux injectables, aux solutés massifs, ainsi qu’aux comprimés, granulés, gélules, et antibiotiques bêta-lactamines. Au total, 350 produits environ alimentent l’ensemble de ses marchés.

Pharmacienne, Lamia Tazi entame son parcours au sein de l’entreprise familiale en 1998. Sa devise : « le travail », comme elle aime à le dire. Cette valeur la placera au centre du développement stratégique de la firme avec plusieurs étapes marquantes comme le lancement en 2013 de West Afric Pharma, la filiale sénégalaise dédiée à l’approvisionnement en médicaments des marchés de la sous-région ouest-africaine.

A travers Sothema, Lamia Tazi est également au cœur du projet d’essais cliniques du vaccin anti-Covid, fruit d’une coopération entre le Maroc et le chinois Sinopharm. En tant que promoteur de l’étude clinique, la firme marocaine en coordonne l’ensemble des phases. A l’occasion, celle qui est depuis fin septembre Vice-présidente générale de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) ne manque pas d’exprimer sa conviction quant à la possibilité pour le Maroc de se creuser un sillon sur le marché de 40 milliards de dollars qu’est celui des essais cliniques, et devenir une locomotive pour la lutte anti-Covid sur le continent.

Flora Mutahi, l’ambassadrice de l’or vert kényan

Le Kenya est connu pour son industrie des fleurs, mais aussi pour son thé, en tant que premier exportateur et deuxième producteur mondial d’or vert. En tête des entrepreneurs qui font rayonner cette filière : Flora Mutahi, fondatrice et PDG de Melvin Marsh International CO, le leader national de la fabrication et de la distribution de thé aromatisé. Auditeur de formation, elle abandonne rapidement l’idée d’une longue carrière au sein des cabinets internationaux pour se livrer à sa passion pour l’entrepreneuriat. Elle fait un premier essai dans la production de sel avant de trouver sa voie vers le succès dans le thé. Une voie cependant parsemée de défis majeurs dont l’éternel problème de financement.

Ses multiples réalisations et son impact lui ont valu d’être depuis fin mai dernier la première femme élue présidente de l’Alliance du secteur privé kényan (KEPSA) qui rassemble plus de 500 000 membres. Egalement Vice-présidente du Marché commun de l’Afrique orientale et austral (COMESA) qui rassemble 21 pays, Flora Mutahi est un élément clé du dispositif mis en place par le président Uhuru Kenyatta pour notamment promouvoir le Kényan comme destination de choix pour les investissements étrangers.

Kate Fotso, la reine du cacao camerounais

Considérée comme l’une des principales fortunes féminines d’Afrique subsaharienne francophone, Kate Fotso dispose d’un patrimoine personnel estimé à environ 250 millions de dollars selon le magazine Forbes. Veuve d’André Fotso, éminent homme d’affaires camerounais et ex-patron des patrons, Kate est très vite sortie de l’ombre de son époux grâce à Telcar Cocoa, une entreprise qu’elle a fondée il y a une vingtaine d’années, suite à un partenariat avec l’américain Cargill.

Extrêmement discrète se tenant presque toujours à carreau des médias, Kate Fotso dirige pourtant le leader du négoce du cacao au Cameroun, avec 24,6% des parts de marché en 2019-2020, selon les statistiques de l’Office national du cacao et du café (ONCC). Sur la même période, ses usines ont conditionné pour l’export 69 253 tonnes de fèves achetées localement. Plusieurs fois primée pour son engagement entrepreneurial qui revêt une forte dimension sociale notamment auprès des agriculteurs camerounais, Kate Fotso continue de nourrir une forte ambition pour le développement du cacao camerounais.

Aissa Dione, grande prêtresse du textile sénégalais

En réalité, l’influence d’Aissa Dione ne saurait être limitée au Sénégal. Pionnière du tissage industriel du manjak, un tissu emblématique retrouvé au Sénégal, en Gambie et en Guinée Bissau, l’entrepreneure a réussi à se frayer un chemin au milieu des plus grands noms du luxe à l’international. Son usine dakaroise qui emploie une centaine de personnes tourne à plein régime et accueille désormais d’autres types d’activités. Car, si le coton est longtemps resté la principale matière première de cette designer, le bois s’est rajouté depuis peu à la liste, pour la fabrication de mobiliers de luxe inspirée de traditions ancestrales ouest-africaines.

FINANCEMENT:OU VA L’ARGENT DES INVESTISSEURS EN 2021?

Alors que les économies africaines règlent leurs montres pour la relance, certains secteurs sont privilégiés par les investisseurs, redéfinissant ainsi la carte sectorielle des investissements à travers le continent.

Du Cap au Caire, de Dakar à Djibouti, la relance économique passe, outre les stratégies bien déroulées, par l’injection des fonds nécessaires au développement des entreprises. C’est une certitude partagée à l’unanimité par tout l’écosystème régional et international. Après une année 2020 qui a plongé le continent dans sa première récession en 25 ans pour un PIB régional de 1,8%, les économies africaines retroussent leurs manches pour le redécollage. La mobilisation des ressources financières devient alors primordiale, le besoin de financement supplémentaire étant évalué à 425 milliards de dollars d’ici 2025 par le Fonds monétaire international (FMI).

De leur côté, les investisseurs scrutent les opportunités les plus potentiellement fructueuses. Depuis le début de l’année 2021, plusieurs annonces ont été faites. Les institutions financières du G7 et leurs partenaires multilatéraux dont la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale, ont annoncé en mai 80 milliards de dollars d’investissements dans le secteur privé africain au cours des cinq prochaines années. Objectif : soutenir la reprise économique et la croissance durable. Outre son engagement aux côtés du G7, l’IFC investira 2 milliards de dollars dans les petites et moyennes entreprises (PME) africaines. L’Agence française de développement (AFD) poursuit quant à elle son engagement de 12 milliards d’euros d’investissements en Afrique initié en 2020 et dont l’enveloppe dédiée aux PME a été bonifiée de 1 milliard d’euros et ainsi portée globalement à 3,5 milliards d’euros. De même, le britannique CDC Group, qui entend désormais articuler son déploiement régional autour des entreprises, a doublé à 1 milliard de dollars ses objectifs d’investissements cette année.

Par ailleurs, les private equities poursuivent également leur développement sur le continent. Pendant les deux premiers mois de l’année, des sources concordantes rapportaient une levée d’environ 850 millions de dollars par divers fonds d’investissement.

La pandémie a propulsé la santé

Sur le plan sectoriel, le rapport 2021 de l’Association africaine de capital investissement et de capital risque (AVCA) qui rassemble les « general partners », les institutions financières et les investisseurs institutionnels opérant sur le continent y compris Proparco (filiale de l’AFD), BpiFrance ou CDC Group, révèle qu’une dizaine de secteurs attise l’appétit de tous les investisseurs au cours des trois prochaines années. Et la santé se démarque particulièrement. Pourtant quatrième secteur attractif pour les investisseurs en 2020, la santé trône désormais parmi leurs centres d’intérêts en Afrique. « Le renforcement du secteur de la santé sur nos marchés n’a jamais été un objectif d’investissement aussi important, car cette industrie continue de jouer un rôle de première ligne dans la réponse de CDC à la pandémie de Covid-19 », explique dans un entretien avec LTA Benson Adenuga, directeur du bureau du Nigeria chez CDC Group.

Avant la pandémie, la montée de la santé parmi les secteurs attractifs pour les investisseurs montrait déjà ses signaux. D’ailleurs, le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en avait fait un de ses chevaux de bataille, organisant des rencontres avec le secteur privé, afin de booster l’engagement de ce dernier, notamment dans la construction des industries pharmaceutiques et des hôpitaux. L’Union africaine (UA) y a également mis un accent à partir de fin 2017, réussissant notamment à convaincre Aliko Dangote, l’homme d’affaires le plus riche d’Afrique, de créer la Coalition africaine des entreprises du secteur de la santé (ABCHealth), une organisation destinée à mobiliser le secteur privé. Cependant, la Covid-19 a carrément érigé le développement de la santé en urgence, tellement les lacunes en la matière à travers le continent ont été mises en évidence.

Finance, Tech,… ces bon filons

Les services financiers restent également une priorité pour les investisseurs. « En tant que secteur le plus actif en 2020 attirant la plus grande part des transactions (21%), la finance continue effectivement de dominer les investissements en capital et en capital-risque en Afrique et nous prévoyons que cette tendance restera prédominante au cours des prochaines années », argue Abi Mustapha-Maduakor, directrice générale de l’AVCA, soulignant que les fintechs se sont arrachées 70% des opérations dans ce secteur l’an dernier.

Alors que la pandémie a imposé une accélération de la digitalisation de l’économie, la technologie attise également l’appétit des fonds d’investissement et institutions financières et ce secteur devrait continuer d’être parmi les plus plébiscités au cours des années à venir.

Infrastructures et agriculture, un duo gagnant à l’horizon 2030

Dans une logique long-termiste, les infrastructures représentent un secteur à fort intérêt pour les investisseurs en 2021, selon la patronne de l’AVCA. Ce secteur s’érige même au top des plus attrayants pour les investisseurs publics et privés à l’horizon 2030, selon le dernier baromètre annuel d’Havas Horizons, réalisé en partenariat avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Un intérêt justifié par la croissance démographique à travers le continent et la pression qui en résultera en zone urbaine, au moment où l’Afrique doit accélérer le rythme de ses réalisations en vue des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU à l’horizon 2030 et de l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA). A cela s’ajoute la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dont l’efficacité dépendra fortement de la disponibilité d’infrastructures, adéquates. Ainsi, la construction des réseaux routiers, des chemins de fer, des ponts, des réseaux d’énergie et numériques ou encore des ouvrages hydrauliques devraient mobiliser les investisseurs au gré du dynamisme des gouvernements.

D’après ce baromètre, l’agriculture est jugée tout aussi crucial, en raison de la croissance démographique et des limites imposées par la perturbation des chaines d’approvisionnement en temps de crise, comme pendant la pandémie de Covid-19. « L’augmentation de la productivité agricole est un levier important pour une croissance inclusive et doit permettre de réduire la dépendance alimentaire ainsi que la vulnérabilité aux perturbations des chaînes d’approvisionnement », expliquent les auteurs de l’étude.

Les autres secteurs prisés

Dans le contexte actuel, les autres secteurs prisés sont les biens de consommation, l’éducation, mais aussi l’hôtellerie, lourdement sinistré par la crise. D’ailleurs, l’engouement manifesté par certains investisseurs sur le marché hôtelier malgré les piètres performances enregistrées depuis 2020 témoigne de leur optimisme face à l’avenir. En septembre dernier encore, un nouveau fonds d’investissement dédié lançait ses activités en Côte d’Ivoire, avec la vocation de couvrir la sous-région ouest-africaine.

Par ailleurs hautement stratégique pour plusieurs économies africaines, le secteur des mines représente une cible non négligeable pour les investisseurs en capital et en capital-risque, en témoignent les travaux de l’AVCA. L’immobilier, quant à lui, n’est pas en reste.

Jusqu’à ce que la croissance économique reprenne sa vitesse de croisière à travers le continent, la question du financement des économies et donc des entreprises restera certainement au centre des débats. D’ailleurs, tous les grands meetings prévus jusqu’à la fin de cette année s’articulent autour de cette thématique. Mais alors que les investisseurs encore trouver de bon filons sur le continent au cours des années à venir, il apparaît clairement que la gestion du risque et les potentielles interventions des gouvernements visant à faciliter les affaires dans un contexte inédit restent autant de facteurs déterminants à l’acte d’investir.

MAROC:LE RESEAU DU TRES CONNECTE ABDOU DIOP, VRP DU ROYAUME

Des VIP sénégalais au Makhzen, en passant par le cercle fermé des riches hommes d’affaires, le patron du cabinet Mazars au Maroc côtoie depuis trente ans les élites du continent.

Au Maroc, Abdou Souleye Diop est incontournable dès lors que l’on s’intéresse à l’économie du pays et aux ambitions de son secteur privé sur le continent. Patron de la branche locale du cabinet d’audit et de conseil français Mazars, également responsable de son développement africain, ce Sénégalais de 51 ans est considéré comme le « Monsieur Afrique » du royaume.

Sans cesse entre deux avions, il parcourt le continent 200 jours par an. Après avoir visité l’exposition universelle de Dubaï, début octobre, il a fait un crochet par la Tanzanie avant de brièvement rentrer au Maroc. Il a ensuite assisté à Istanbul au troisième forum économique et d’affaires Turquie-Afrique, les 21 et 22 octobre. Et il est attendu à Abidjan les 28 et 29 pour l’événement annuel du patronat ivoirien.

ANKARRA EN POLE POSITION SUR LES CHANTIERS DE RECONSTITUTION LYBIENS

Plusieurs groupes internationaux lorgnent un marché estimé à 111 milliards de dollars. Les Turks ont pour le moment une longueur d’avance sur leurs concurrents italiens, chinois et français. Mais l’instabilité politique pourrait rebattre les cartes.

BTP EN AFRIQUE /GEANTS CHINOIS -LA FIN DE L’EXPANSION SANS ENTRAVERS

Les groupes venus de l’empire du Milieu continuent de capter plus d’un tiers des projets sur le continent. Mais leurs bailleurs de fonds se montrent de plus en plus prudents.

Sept des dix principaux groupes mondiaux de BTP sont chinois.

Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced

Engagé en faveur d’un système économique mondial équitable et propice au développement

Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced en faveur d’un système économique, commercial et financier mondial plus équitable et plus propice au développement. Une confirmation faite par Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, lors de sa présentation de la déclaration du Maroc à la 15ème session de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) tenue en ligne.

Une intervention à travers laquelle le Royaume a mis en avant son approche proactive dans la gestion de la pandémie de Covid-19. M. Zniber indique que dans cet esprit, la Cnuced est bien placée pour répondre aux nouvelles difficultés liées à la santé, la migration, aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques qui se répercutent sur le développement. Il a par ailleurs souligné les multiples défis liés au contexte particulier dans lequel se tient cette conférence, plaidant pour une série «d’actions prioritaires à prendre», notamment la promotion d’une action internationale visant à accroître la cohérence et la cohésion des systèmes commerciaux, financiers et monétaires internationaux, ainsi que la gouvernance économique et monétaire, outre l’accroissement de l’aide publique au développement à un niveau permettant aux pays du Sud, notamment africains, d’assurer le financement adéquat de leur politique de développement.

Morocco Now: la nouvelle force du Maroc à l’international

En marge de sa participation à l’expo 2020, organisée à Dubaï, le Maroc lance officiellement sa marque d’investissement et d’export «Morocco Now». Objectif : faire rayonner le Royaume en tant que force industrielle et exportatrice, en misant sur ses atouts de destination d’affaires fiable et à fort potentiel. 

En cette période de relance économique et de reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, plusieurs opportunités s’offrent au Royaume, pour attirer des investissements stratégiques et conquérir de nouveaux marchés. Pour ce faire, le Maroc se pare d’un nouveau branding en vue de rayonner davantage en tant que hub industriel et exportateur de 1er rang. Tel est l’objectif visé par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), à travers la présentation officielle, le dimanche 10 octobre, de la marque d’investissement et d’export «Morocco Now».

«L’attractivité de la place Maroc a été améliorée à travers l’ensemble des stratégies sectorielles mises en place dans la durée. L’objectif, aujourd’hui, est de consolider les acquis et confirmer la position du Royaume en tant que base mondiale de production et d’exportation de biens et services. Nous sommes tournés vers l’avenir et prêts à recevoir de nouveaux investissements», explique Youssef El Bari, DG de l’AMDIE, lors de la cérémonie de présentation. «Morocco Now» se présente avec quatre atouts. La durabilité : «Le Maroc est prêt pour des productions décarbonées !», explique le dirigeant. Premier producteur d’énergie renouvelable en Afrique, le Royaume affiche plus de 37% de mix-énergétique en EnR en 2020, avec pour objectif d’atteindre 52% en 2030. La compétitivité ! «Le Maroc offre une option best-cost, basée sur des coûts de production et d’export compétitifs et parmi les meilleurs au monde. N°3 dans l’industrie automobile, après la Chine et l’Inde, l’objectif du Royaume est d’être n°1 dès 2023», fait valoir le DG de l’AMDIE. Grâce à ses 54 accords de libre échange (ALE), le Maroc ouvre un accès privilégié à un marché de plus d’un milliard de consommateurs et se positionne comme une passerelle vers le potentiel de croissance dont regorge le continent africain.

Le Maroc, un gage de succès ! «Le Maroc a un historique de réussite dans l’exécution de mégaprojets, qu’ils soient d’infrastructures ou industriels, qui n’auraient pas été possibles sans les investissements réalisés pour faire monter en compétence sa jeunesse», souligne le dirigeant. Aujourd’hui, le pays oriente plus de 152.000 jeunes diplômés par an vers l’industrie. L’agilité ! La capacité d’adaptation fait partie de l’ADN du Maroc. Le pays s’est illustré, pendant la crise Covid-19, par la transformation de son outil industriel pour fabriquer des dispositifs médicaux, ou encore se démarquer par le déploiement remarquable de la campagne de vaccination, permettant d’envisager un retour rapide à la croissance.

Un nom, un slogan et un code couleur qui en disent long sur la vision

Choisir le mot NOW. Il fallait y penser. ««Now» n’est pas un futur ni une promesse électorale, ni une prévision de croissance ni même une mise en marche. Mais plutôt le présent et l’immédiat, une invitation à agir et à réagir, une prise en main pour construire, créer et innover. C’est tourner la page, non pas pour en lire une autre, mais pour débuter un nouveau tome. Éternel optimiste, je suis confiant que (demain) aujourd’hui sera meilleur qu’hier. Le choix, aussi, de l’accroche investissement et export est, à lui seul, une stratégie digne d’un grand pays. C’est un message d’une volonté de produire le «Made in Morocco», non pas seulement pour la consommation locale, mais pour devenir une référence à l’international. Finie la dépendance, place à l’interdépendance. Si le rêve américain est devenu un mythe, le rêve marocain va devenir une réalité», commente Tarik Lallouch, spécialiste de l’expérience utilisateur dans le retail, le Smart Phygital, ainsi que l’industrie de l’impression et de l’emballage.

Un contexte qui s’y prête

L’économie mondiale est confrontée à plusieurs défis. D’une part, le changement climatique, qui rend indispensable la production décarbonée, d’autre part, la réorganisation des chaînes de valeur mondiales, déclenchée par la crise sanitaire, vers des écosystèmes régionaux permettant un approvisionnement plus sûr et plus compétitif. Enfin, la forte reprise, observée sur le marché, montre la nécessité d’investir dans de nouvelles capacités dans plusieurs secteurs, pour satisfaire la demande. De son côté, le Maroc se dit prêt et a de quoi capitaliser sur sa stabilité et sa vision à long terme, qui permettent de lancer des chantiers d’envergure cohérents et pérennes. Toujours dans cette logique, le Maroc vient de définir sa feuille de route 2021-2035 à travers le Nouveau modèle de développement (NMD).

Des acquis qui permettent au Royaume de se démarquer

Au cours des vingt dernières années, le Royaume a accéléré le rythme de sa transformation, notamment en signant 54 accords de libre-échange (ALE) dont celui avec les USA, le seul conclu par les États-Unis avec un pays du continent africain. D’importantes infrastructures de commerce et de transport de 1er rang ont été développées, dont le premier train à grande vitesse d’Afrique, le Port de Tanger Med, n°1 en Méditerranée et n°20 mondial, ou encore plus de six milliards de dollars investis dans les énergies renouvelables pour atteindre une capacité installée de 4 GW en 2021. Soulignons que le Maroc est le cluster automobile qui connaît la plus forte croissance au monde, avec des exportations industrielles multipliées par 4 ces 10 dernières années. Après ce qui précède, le pays affiche son intention d’aller encore plus loin. En définitive, ce nouveau branding est le résultat d’une transformation réussie, construite sur une vision à long terme qui exploite le potentiel des ressources du pays.

Ballet de grands groupes pour faire valoir leurs success stories

Dans le cadre de l’Expo Dubaï 2020 et du lancement officiel de la nouvelle marque «Morocco Now», les dirigeants de grands groupes et champions nationaux sont intervenus sur plusieurs sujets et panels pour faire valoir leurs success stories dans le Royaume ou encore la capacité du pays à attirer les talents et les investissements étrangers. Il s’agit, notamment, des groupes Stellantis, Renault, Gide Loyrette Nouel, CityBank, Gateway Partners…

PLF 2022: les propositions de la CGEM

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vient de dévoiler, dans une démarche constructive et participative avec le ministère de l’Économie et des finances, ses recommandations pour le projet de Loi de finances 2022.

Les propositions émises cette année répondent principalement aux défis liés à la relance économique post-Covid et aux ambitions du Nouveau Modèle de Développement, qui appelle non seulement à mobiliser des recettes pour le financement des politiques et des investissements publics, mais également à orienter la fiscalité en faveur de la solidarité, de l’innovation, de la compétitivité et de la durabilité, précise la CGEM dans un communiqué.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

Dans ce sens, plusieurs mesures concrètes sont proposées, notamment l’initiation de la baisse du taux de l’IS pour atteindre le niveau internationalement admis, la réduction de la cotisation minimale en vue de sa suppression dans les 5 ans, la réforme des taxes locales constituant un réel frein à l’investissement au regard de la multitude des taxes et des redevances, ainsi que la généralisation d’une TVA à 10% sur les équipements solaires et la mise en place d’un crédit d’impôt R&D ciblé.

Il s’agit aussi de la garantie de l’équilibre dans les trésoreries des entreprises tout en maintenant leurs capacités de financement et ce, en accélérant la réforme de la TVA, qui représente l’épine dorsale de l’équilibre financier des entreprises, ainsi que le renforcement des mécanismes de confiance entre le contribuable et l’administration pour démocratiser la participation à l’impôt dans la transparence exigée des deux parties, en encadrant le contrôle et les sanctions.

Par ailleurs, la CGEM recommande de continuer à soutenir l’investissement du tissu productif à travers le renforcement de la commande publique en maintenant les budgets alloués, l’encouragement de la préférence nationale et l’orientation d’une quote-part significative aux TPME.

La Confédération reste mobilisée et engagée, dans une démarche concertée avec les pouvoirs publics, pour concrétiser l’ensemble de ces propositions en vue d’accélérer la croissance économique de notre pays, souligne le communiqué.

Enseignement: Paiement de plus de 9.000 pensions de retraite CRM en 2021

La Caisse Marocaine des Retraites (CMR) a procédé à la mise en paiement de 9.099 pensions de retraite au profit du personnel relevant du secteur de l’enseignement au titre de l’année 2021.

Selon la Caisse, l’opération de concession des pensions de retraite au personnel de l’Enseignement au titre de 2021 a été réalisée « avec succès ». Ces paiements concernent 9.099 sur 9.286 dossiers complets reçus, au profit des affiliés admis à la retraite au 31 août 2021 pour limite d’âge ou sur demande, soit un taux de réalisation global avoisinant les 98%, précise la CMR.

Croissance: Le gouvernement dévoile ses objectifs

Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a dévoilé les grandes lignes du programme gouvernemental au Parlement, lundi, lors d’une séance plénière tenue par les deux Chambres.

Selon le nouveau chef du gouvernement, le programme gouvernemental prévoit l’augmentation du rythme de la croissance économique nationale à une moyenne de 4% durant la période de 2021 à 2026. Pour y arriver, le gouvernement prévoit dans son programme de mettre en place une série de mesures « immédiates et concrètes » offrant des opportunités pour tous, en particulier les jeunes et ce, dans le cadre de la poursuite de la relance de l’économie nationale et de l’atténuation des effets de la crise sanitaire sur l’emploi.

Ce plan de relance qui, selon le chef du gouvernement, « répond aux besoins des citoyens et contribue à mettre terme aux difficultés auxquelles font face les acteurs économiques », comprend des programmes « innovants » de l’emploi et prévoit un appui aux initiatives, outre le financement et l’accompagnement des entreprises nationales. L’accent sera également sur ma transformation de l’économie nationale, « une condition fondamentale pour réaliser une forte croissance, capable de créer de l’emploi décent et productif ».

A ce sujet, Akhannouch a insisté sur l’importance de réformes structurelles transversales qui renforcent la compétitivité de l’économie marocaine, ainsi que le parachèvement des chantiers liés au soutien des piliers de l’Etat social, de la relance économique et de l’exécution des politiques sectorielles.

Expo 2020 Dubaï. La SMIT promeut les opportunités d’investissement touristique du Maroc

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

La SMIT qui a saisi cette fenêtre de tir liée à l’exposition universelle dubaïote pour rassurer également la communauté d’investissement des pays du Golfe du climat des affaires quant aux potentialités du Royaume. Il s’agissait également de promouvoir les opportunités d’affaires touristiques notamment au niveau des provinces du Sud du Royaume, à Agadir, Guelmim et Dakhla.

«L’occasion est là, il reste à s’en saisir», a affirmé Imad Barrakad, Directeur général de la SMIT lors de son allocution d’ouverture de la conférence. Faut-il souligner que cette conférence s’est inscrite dans le programme de la semaine de promotion de l’attractivité du Maroc qui coïncide avec la tenue du «Global Business Forum Africa», organisé par Expo 2020 Dubaï, une plateforme de rencontres et d’échanges autour des opportunités d’investissement qu’offre le continent africain.

Le «Morocco Tourism Investment Day», a été animé par plusieurs leaders internationaux de l’industrie touristique. «Il est très important pour le groupe que je représente de participer à cet événement organisé par la SMIT», nous précise Jochem-Jan Sleiffer. Et le Président Middle East, Africa & Turkey Hilton d’ajouter : «comme vous le savez, nous avons trois plateformes hôtelières dans le Royaume et nous comptons en ouvrir cinq autres, voire plus à long terme. Justement, cette rencontre nous permet d’échanger avec le département du tourisme du Maroc, mais aussi de nouer des contacts avec de potentiels investisseurs».  

D’autres intervenants dont Marloes Knippenberg, CEO of Kerten Hospitality, ont témoigné de leur stratégie de développement dans le Royaume et plus largement dans la zone Afrique mettant en exergue au passage l’impact de la pandémie sur leur politique d’expansion. Les panellistes ont souligné aussi que les premiers signes de reprises et de redynamisation de l’industrie touristique sont déjà présents et que le Maroc constitue un gisement hors pair d’opportunités d’affaires dans ce secteur porteur.

Toujours est-il que ce message a été conforté lors du panel portant sur la perception des investisseurs à l’égard de la profitabilité des placements dans le secteur du tourisme au sein des pays émergents dont le Maroc et sur les mesures entreprises pour la relance de l’investissement à court terme dans le secteur du tourisme. A noter la présence d’éminents promoteurs touristiques émiratis dans la zone MENA au rang desquels Khalid Anib, Chief Executive Officer, Abu Dhabi National Hotels ainsi que Fardan Al Fardan, SEO, Embassy Capital.

Cette conférence a vu la présence du Président de la Confédération Nationale du Tourisme (CNT) dans le Royaume, Hamid Bentahar. «Cet événement permet également de redonner de l’espoir, de la confiance dans les nombreuses potentialités de notre pays qui sont très loin d’être optimisées. Nous disposons d’une marge énorme de progression en matière de développement touristique», précise M. Bentahar.

Et de poursuivre : «il faut souligner que notre pays a fait un travail considérable en matière de santé. En effet, les destinations aujourd’hui dans le monde qui n’ont pas relevé le défi de la santé sont particulièrement fragilisées en matière de développement touristique. Ce qui n’est pas le cas de notre pays qui fait partie des exemples mondiaux à suivre».

Le patron du CNT en a profité pour présenter les nouvelles niches prometteuses de produits touristiques que peut offrir le Maroc à l’ère post-covid et susceptibles de répondre aux tendances de la demande et des nouvelles habitudes de voyages, ainsi que les pré-requis pour leur mise en œuvre.

Principaux engagements du gouvernement pour 2021-2026

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

– Création d’au moins un million de postes d’emploi net au cours des cinq prochaines années.

– Augmentation du taux d’activité des femmes de plus de 30% au lieu de 20% actuellement.

– Mise en œuvre de la protection sociale globale.

– Protection et élargissement de la classe moyenne et création des conditions socioéconomiques favorables à l’émergence d’une classe agricole moyenne dans le monde rural.

– Mobilisation du système éducatif, toutes composantes confondues, pour placer le Maroc dans le Top 60 des meilleurs pays dans le monde en la matière (contrairement aux derniers classements dans la majorité des indicateurs mondiaux).

.-Mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, notamment à travers la création d’un fonds spécial doté d’un milliard de dirhams d’ici 2025.

– Amélioration progressive des équilibres macroéconomiques du Royaume.

320 milliards de DH de cash manipulé par les Marocains, du jamais vu depuis 30 ans !

Ils ont fait circuler 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2% !

• Pour faire face à la demande, Bank Al-Maghrib a émis 613 millions de billets, en hausse de 7% par rapport à 2019.

• Le ratio de la circulation du cash rapporté au PIB s’établit désormais à 30% contre une moyenne de 22% sur les dernières années !

• Les chèques et les prélèvements restent les parents pauvres des modes de paiements au Maroc.

On dirait que les Marocains ne jurent plus que par le cash!  C’est du moins ce qui ressort des dernières statistiques de la banque centrale. Selon l’institut d’émission, le contexte de crise sanitaire a fait en sorte que la demande adressée au cash marque une accélération exceptionnelle en 2020 et le trend se poursuit avec moins d’ampleur en 2021! En effet, après une hausse annuelle de près de 7% en 2019, la circulation fiduciaire a atteint 319 milliards de dirhams, en croissance de près de 20%, soit le rythme le plus élevé observé sur les trente dernières années. En volume, elle s’est située à 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2%, à en croire le rapport sur les infrastructures des marchés financiers, et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière.

Selon Bank Al-Maghrib (BAM), l’analyse au cours de l’année 2020 indique, qu’après s’être inscrites dans une tendance normale sur les deux premiers mois de l’année, les sorties nettes de billets de banque (BBM) ont fortement augmenté entre les mois de mars et mai. Leur cumul sur cette période a totalisé un peu plus de 38 milliards de dirhams, alors qu’il s’est limité sur la même période des trois dernières années à 6,6 milliards en moyenne. Cette hausse observée au niveau de plusieurs pays est expliquée par le recours massif des ménages au cash pour régler les achats de produits de base ayant connu une forte demande au début de la crise sanitaire, ainsi que pour constituer des réserves en cash au regard des incertitudes qui ont plané sur l’étendue et la durée de la pandémie.

Dans le détail, les flux aux guichets de Bank Al-Maghrib ont porté sur un volume de sorties d’environ 1,271 milliard de billets, ce qui correspond à une augmentation de 7% par rapport à 2019. Le volume des versements a, pour sa part, atteint 955 millions de billets, en baisse de 11%. Il est à noter que le développement du rôle des CPT dans la filière fiduciaire a contribué, d’une part, à la stabilisation des mouvements de billets de banque aux guichets de Bank Al-Maghrib. Ces mouvements se maintiennent, en moyenne annuelle, à environ 1 milliard de billets tant pour les flux de sorties que pour ceux des entrées de billets. Il a contribué aussi à l’optimisation de l’activité d’approvisionnement des sièges de BAM, qui a enregistré une baisse continue du nombre des missions de convoyage de fonds d’une année à l’autre.

Sur le reste de l’année, et en dépit de la distribution des aides du gouvernement en cash, le recul de l’activité économique sous les effets de la pandémie s’est reflété dans la circulation fiduciaire, qui a évolué à un rythme inférieur à sa cadence normale, mais sans autant compenser les sorties massives observées auparavant. Les flux nets se sont ainsi limités à un peu plus de 10 milliards, tandis qu’ils avaient évolué entre 2017 et 2019 aux voisinages de 14 milliards. Ainsi, le ratio de la circulation fiduciaire rapporté au PIB s’est établi à 30% contre une moyenne de 22% constatée lors des années précédentes. Cette hausse importante a été observée au niveau de plusieurs pays. C’est dire que cet appétit pour le cash n’est pas l’apanage de l’économie marocaine. En effet, l’examen de l’évolution récente de la circulation fiduciaire dans de nombreux pays confirme qu’il y a une préférence pour le cash en temps de crise. Ainsi, aux Etats-Unis, par exemple, la circulation fiduciaire a marqué au cours de mars 2020 l’augmentation la plus importante après celle enregistrée à la veille de l’an 2000, qui avait résulté des craintes liées à une éventuelle panne de la migration des systèmes informatiques. Dans le même sens, la zone euro a connu au cours de la semaine du 16 mars l’accroissement le plus élevé de la demande de billets de banque après celui de décembre 2008 engendré par le déclenchement de la crise financière. Pour le cas du Canada, la progression annuelle de la circulation fiduciaire s’est accélérée de 3% en février à 10% en juin et a enregistré la deuxième plus importante hausse historique après celle d’octobre 2008. De même, les données relatives à la Russie et au Brésil montrent que le rythme annuel du stock des billets de banque a augmenté de 6,5% en février à 17% en avril pour le premier pays et de 8% à 24% pour le second.

La «scripturalisation» des paiements reste à des niveaux modestes !

Pour faire face à cette hausse de la demande sur fond de contexte de crise sanitaire, Bank Al-Maghrib a défini un plan d’urgence impliquant tous les intervenants dans le cash cycle. La banque centrale a ainsi donné ses directives aux banques pour assurer, en continu, l’alimentation des GAB et a accordé aux Centres privés de tri l’autorisation d’effectuer le comptage et l’authentification des billets sans recours au tri qualitatif. Ces derniers ont été aussi invités à définir un Plan de continuité d’activité (PCA) et de rotation de leurs effectifs afin de pouvoir servir la place.

En parallèle, la banque a procédé à l’actualisation de ses prévisions pour les besoins du marché en cash et à l’activation du recours à son stock PCA afin de répondre à d’éventuelles hausses imprévues du cash. En outre, Bank Al-Maghrib a entamé la mise en œuvre d’un programme de production supplémentaire pour assurer un stock de sécurité suffisant.

En face, le nombre global de moyens de paiement scripturaux échangés (couvrant l’ensemble des moyens de paiement scripturaux) a connu une hausse de 8% par rapport à 2019, s’élevant à près de 292 millions d’opérations. En valeur, les échanges ont représenté près de 3 565 milliards de dirhams, restant ainsi stables par rapport à 2019 (contre une hausse de 4,8% l’année précédente).

Le Maroc enregistre ainsi une moyenne de 8,1 transactions par an et par habitant, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à 2019. Ce niveau reste néanmoins largement en dessous de ceux enregistrés par les pays les plus avancés, comme les Etats-Unis, la Finlande ou la France, où il est respectivement de 531, 449 et 314, dénotant une «scripturalisation» très importante des paiements.

La structure des paiements scripturaux, en nombre, est restée quasiment identique à celle de l’année précédente. En effet, le virement a conservé sa première place, pour la quatrième année consécutive (46,5% des échanges en 2020, contre 42% en 2019), devant la carte bancaire (28% des échanges en 2020, comme en 2019). Les prélèvements ont maintenu leur troisième place dans l’ensemble des échanges en nombre (14,5% des échanges en 2020, contre 14% en 2019), devant les chèques dont la régression s’est accentuée (9,5% en 2020 contre 13% en 2019).

La baisse soutenue de la part des chèques (en nombre et en valeur), au profit des autres moyens de paiement électroniques va de pair avec la politique et les orientations stratégiques de Bank Al-Maghrib visant à développer les moyens de paiement électroniques. Cette baisse a été accélérée avec le contexte de crise sanitaire.

Contrefaçon : 1 MDH de faux billets

Les faux billets détectés par Bank Al-Maghrib ont baissé de 34% en 2020 pour atteindre 6 335 billets, contre une hausse de 6% une année auparavant. La valeur de ces faux billets s’est établie à 1 MDH contre 1,5 MDH en 2019.

Rapporté au million de billets en circulation, seulement 2,9 billets sont contrefaits, en baisse par rapport à l’année passée (5,2 billets contrefaits par million de billets en circulation).

Ce taux a observé une baisse particulière cette année qui pourrait être expliquée par la période de confinement et fait suite à des baisses continues depuis plusieurs années et montre que le risque de contrefaçon au Maroc est globalement maîtrisé et se situe à un niveau faible comparativement à l’échelle internationale.

Cette baisse a concerné toutes les coupures, avec notamment des reculs de 34% pour le billet de 200 DH et de 38% pour la coupure de 100 DH.

Sur les faux billets décelés, la coupure de 200 DH prédomine, avec une part de 69%, alors que celle de 100 DH n’y contribue qu’à hauteur de 11%, soit quasiment les mêmes proportions enregistrées un an auparavant. Quant aux petites dénominations, celle de 50 DH a vu sa part augmenter de 4 points de pourcentage à 15%, tandis que celle de 20 DH est passée de 7% à 5%. En 2020, les tentatives de contrefaçon ont porté notamment sur les séries de type 2012 qui ont accaparé deux tiers des faux billets décelés contre moins de la moitié un an auparavant. A l’inverse, celles de 2002 et de 1987 y ont représenté respectivement 18% et 7% contre des parts respectives de 32% et 23% en 2019. 71% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes couleurs.

400 millions de billets de banque détruits en une année !

Bank Al-Maghrib dispose, de par ses missions fondamentales, du pouvoir exclusif de l’émission et de l’entretien de la monnaie fiduciaire, de la supervision des opérateurs privés de tri et du retrait de la monnaie ne répondant plus aux normes de qualité requises. A cet effet, elle a pour mission notamment de s’assurer de la qualité de circulation fiduciaire.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib a délégué, depuis 2005, aux Sociétés gestionnaires des centres privés de traitement (SGCPT), l’exercice des activités de traitement et de recyclage de la monnaie fiduciaire et ce, conformément à l’instruction n°10/G/2005 de Mr le wali relative aux règles de tri de la monnaie fiduciaire et au cahier des charges établi entre la banque et ces opérateurs.

En 2020, l’émission des billets neufs par Bank Al-Maghrib a concerné un volume de 613 millions de coupures, en hausse de 7% par rapport à l’année 2019. La destruction, quant à elle, a porté sur un volume de 400 millions de billets, en baisse de 14%. L’entretien de la qualité, effectué conjointement par la banque et les CPT, a atteint un volume de 3,1 milliards de billets, en baisse de près de 5% par rapport à l’année 2019.

Industrie : la reprise est bien réelle

Les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Un vent d’optimisme souffle dans les voiles du secteur de l’industrie, avec un enthousiasme palpable des chefs d’entreprises industrielles, confirmant une reprise économique progressive.

Rarement, depuis le début de la crise et ses effets sur l’économie nationale, un tel optimisme a rassemblé les chefs d’entreprises des différentes branches du secteur de l’industrie. Comme en attestent les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Ainsi, selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises, les opérateurs de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au T3-2021.

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Métallurgie» et, d’autre part, à une diminution de celle de «l’Industrie chimique» et de la «Fabrication d’équipements électriques», explique le HCP.

La même vague d’optimisme règne auprès des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent une augmentation de la production, notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. Pour leur part, les chefs d’entreprises du secteur de la construction envisagent l’avenir sous de meilleurs auspices et s’attendent à une hausse de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la «Construction de bâtiments» et du «Génie civil» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «Travaux de construction spécialisés».

La production énergétique attendue pour le 3e trimestre 2021 connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Plus prudentes, les entreprises de l’industrie extractive prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates. Les indicateurs conventionnels, tout comme les indicateurs à haute fréquence, montrent que l’activité économique nationale continue de se renforcer, selon la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’Administration.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole, et aussi de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne, d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant).

Elle est due, d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport, notamment aérien. Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macroéconomiques.

Services marchands non financiers : 38% des patrons anticipent une hausse de l’activité

Les anticipations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers, pour le 3e trimestre 2021, révèlent une augmentation de l’activité globale, selon 38% d’entre eux, et une stabilité selon 47%, indique le Haut Commissariat au Plan.

Ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites» et, d’autre part, à la baisse prévue dans les branches des «Activités de location et location-bail», précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture, au titre du 3e trimestre 2021, réalisées auprès des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros.

De même, 57% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande et 70% une stagnation des effectifs employés.

Au 2e trimestre 2021, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse, selon 51% des patrons et une hausse selon 25%.

Cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et de «l’Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites».

Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 72%, fait savoir la note, ajoutant que les carnets de commande du secteur sont jugés d’un niveau inférieur à la normale par 32% des chefs d’entreprises. L’emploi aurait connu, quant à lui, une baisse selon 25% des chefs d’entreprises.

Commerce extérieur : Les valeurs unitaires en hausse au deuxième trimestre

Le HCP le confirme dans sa dernière note d’information

Les indices du commerce extérieur du Haut-commissariat au Plan (HCP) culminent. A import comme à l’export, ces indices affichent une évolution positive au deuxième trimestre de l’année. C’est ce que l’on peut relever de la note d’information du Haut-commissariat au Plan. Se référant au document, on relève une progression de 9,7% de l’indice des valeurs unitaires à l’import. Une évolution qui résulte de l’augmentation de 41,7% des valeurs unitaires de l’énergie et lubrifiants, de 9,5% des «demi-produits», de 40,3% des «produits bruts d’origine minérale» et de 7,4% de l’«alimentation, boissons et tabacs».

On note également une progression des valeurs unitaires des «produits finis de consommation» et des «produits bruts d’origine animale et végétale» à l’import. Elles se sont en effet appréciées respectivement de 2,4% et de 18,4% au deuxième trimestre. Pour ce qui est de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation, il s’est apprécié de 8,2% comparé au deuxième trimestre de l’année précédente. Expliquant cette progression, le Haut-commissariat au Plan fait sortir une hausse de 36,5% des valeurs unitaires des «demi-produits».

Celle des «produits bruts d’origine minérale» a affiché une progression de 30,1% au moment où la valeur unitaire des «produits bruts d’origine animale et végétale» s’est améliorée de 7,3%. Le HCP relève également dans son document une amélioration de 8,1% de la valeur unitaire de «l’énergie et lubrifiants» ainsi qu’une appréciation de 12,3% de celle des produits finis d’équipement agricole. Le Haut-commissariat au Plan indique également dans sa note que les indices des valeurs moyennes des «produits finis de consommation», de l’«alimentation, boissons et tabacs» et des «produits finis d’équipement industriel» se sont inscrits en repli au deuxième trimestre de l’année. Ils se sont en effet repliés respectivement de 3,0%, de 4,6% et de 1,1%. Des baisses ayant atténué la hausse de l’indice global des valeurs unitaires des exportations.

Port de Casablanca : Le projet du nouveau terminal de croisières en marche

L’Agence nationale des ports (ANP) poursuit sa stratégie de renforcement de l’infrastructure portuaire. Celle-ci est l’une des pièces maîtresses de l’attractivité touristique du pays.

De ce fait, les ports doivent répondre à des logiques spatiales plus adaptées au tourisme de croisière bénéficiant des aménités de chaque région. Dans cette perspective, l’Agence a lancé la construction du nouveau terminal de croisières situé sur la jetée Moulay Youssef du port de Casablanca au niveau de l’ancien poste pétrolier. Ces travaux englobent également l’aménagement sur ses terre-pleins d’une gare maritime répondant aux standards internationaux.

A cet effet, l’ANP explique que «le terminal permet d’assurer une interaction ville-terminal de croisières ambitieuse par un traitement des interfaces de qualité (accès sur le site) et la création d’un paysage portuaire de qualité par l’aménagement des espaces extérieurs agréable pour l’attente et le contrôle des passagers qui arrivent à pied ou en véhicules au terminal». A ce stade, l’agence travaille sur la définition du régime d’exploitation de cette nouvelle infrastructure de croisière du port de Casablanca. Pour ce faire, un benchmark s’inspirant de la gestion des ports de croisières similaires (comme les ports de Marseille, de Tenerife, Lisbonne ou encore de Barcelone) est proposé.

Il s’agit de s’atteler sur l’accueil des paquebots de croisière, la qualité des prestations rendues aux passagers, la gestion de l’espace et des flux, les tarifs de l’activité de croisière ou encore la relation port/ville pour la mise en valeur et le développement de l’activité. Il faut dire que depuis plusieurs années, le port de Casablanca connaît un flux important des bateaux en escale venant de plusieurs pays de la région. Pour l’heure, ces bateaux sont accueillis sur des quais non spécialisés pour le traitement de ces navires.


Visas français : l’alerte de l’Association Marocaine des Exportateurs

L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a alerté sur le blocage des exportations marocaines suite au durcissement des procédures d’obtention de visas français pour les chauffeurs de camions TIR. « L’Ambassade de France a décidé de durcir les procédures d’obtention des visas pour les chauffeurs marocains de camions de TIR qui assurent le transport sur l’Europe, prenant ainsi en otage les exportations marocaines, notamment pour les denrées périssables », souligne l’association dans un communiqué.

A ce titre, l’Asmex « tire la sonnette d’alarme » et saisit par courrier plusieurs parties prenantes à savoir le ministère des Affaires étrangères de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique et l’ambassade de France au Maroc, poursuit le communiqué.

La situation est d’autant plus inquiétante étant donné le début imminent de la campagne d’exportation des agrumes et primeurs et au vu de la conjoncture mondiale actuelle de surchauffe du fret maritime, qui s’est traduite cette année par la rareté des navires, des espaces et des conteneurs réfrigérés utilisés pour l’exportation de ce type de produits, alerte l’Association.

Dans ses courriers, l’ASMEX appelle à un déblocage en urgence de la situation et propose quelques solutions dont celle de prévoir un Fast-Track dédié aux chauffeurs de camions TIR afin d’obtenir ou renouveler leurs visas dans les plus brefs délais.

« Le Maroc doit agir vite et de manière efficace. Toutes les instances concernées doivent intervenir en urgence pour débloquer la situation », souligne le vice-président de l’ASMEX et président de la Commission Logistique, Abdelaziz Mantrach, cité dans le communiqué.

« Nous souffrons déjà du problème de rareté des bateaux et de disponibilité des containers, si en plus on prive les chauffeurs de TIR des visas nécessaires pour l’acheminement des produits vers l’Europe, cela va handicaper nos exportations », ajoute-t-il.

L’ASMEX rappelle en outre que le pavillon étranger monopolise 95% du transport TIR du Maroc, notant que les camions européens bénéficient d’une grande fluidité aux frontières marocaines sans exigence de visas au moment où les chauffeurs marocains sont bloqués, ce qui se traduit par de lourdes pertes d’immobilisations de leurs camions.

Les transferts effectués par les MRE dépassent les 67 MMDH à fin août

Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) se sont élevés à plus de 67,73 milliards de dirhams (MMDH) au titre des huit premiers mois de 2021, contre 43,73 MMDH durant la même période de 2020, indique l’Office des changes. Ces transferts ressortent ainsi en augmentation de 45,7%, précise l’Office qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août. Ces indicateurs font également état d’un repli de l’excédent de la balance des échanges de services de 2,3% à 40,07 MMDH, contre 40,99 MMDH une année auparavant. Par ailleurs, l’Office relève que les voyages, principale composante des échanges de services, ont affiché un solde excédentaire en baisse de 21%. Cette évolution est attribuable, principalement, au recul des recettes voyages de 17,6%, se situant à 20,27 MMDH à fin août 2021. En parallèle, les dépenses voyages ont diminué de 9,1%.

Le déficit commercial continue de se creuser

Les exportations à leur plus haut niveau à fin août en cinq ans

La balance commerciale du Maroc fait ressortir un déficit de 136,54 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2021, ce qui correspond à une hausse de 22,3% ou 24.910MDH par rapport à la même période de l’année 2020.

Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, le taux de couverture est resté pour sa part quasi-stable, enregistrant une progression de 59,6% à fin août 2021 contre 59,3% à fin août 2020.

Dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août, l’Office des changes indique que les exportations se sont situées à 201.15 MMDH au titre des huit premiers mois de l’année 2021, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au cours des cinq dernières années. Elles ont ainsi réalisé un bond de +23,8% (38.65 MMDH) par rapport à fin août 2020.

Selon les explications de l’Office, l’accroissement observé au cours de cette période a concerné les exportations de l’intégralité des secteurs, essentiellement le secteur des phosphates et dérivés, celui de l’automobile et celui du textile et cuir.

Sur la même période, il ressort des mêmes données que les importations se sont chiffrées à 37.69 MMDH, contre 274.12MMDH à fin août de l’année écoulée, réalisant ainsi une progression de +23,2% équivalant à +63.56 MMDH.

Dans la dernière note de l’Office, il est indiqué que la hausse des importations de marchandises fait suite à l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+22.49 MMDH), des demi-produits (+14.30 MMDH), des produits énergétiques (+10.50 MMDH) et des biens d’équipement (+10.04 MMDH).

Si l’on en croit la même source, « la hausse des importations des produits finis de consommation (+38,7%) s’explique essentiellement par l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+4.29 MMDH), ceux des parties et pièces pour voitures de tourisme (+4.12 MMDH), et ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+3.13 MMDH)».

Il est important de relever ici que l’accroissement «des achats de ce dernier groupe de produits est attribuable principalement aux acquisitions de vaccins antiCovid-19», selon l’Office des changes.

Soulignons, par ailleurs, que la facture énergétique a augmenté de 30,6% à fin août, en raison de la hausse des approvisionnements en gas-oil et fuel oil (+5.56 MMDH). Laquelle est «attribuable à l’accroissement des prix de 23,8% (4.892 DH/T à fin août 2021 contre 3.952 DH/T un an auparavant), conjugué à l’élévation des quantités importées de 8,9% : 4.399mT à fin août 2021 contre 4.038mT à fin août 2020».

Mais en dépit de cette augmentation, force est de constater que «le niveau des importations des produits énergétiques à fin août 2021 demeure, toutefois, inférieur à celui affiché durant la même période entre 2017 et 2019 », selon un constat de l’Office.

A propos des exportations, il est à noter que les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 42,2% (+13.73 MMDH) à fin août 2021 pour atteindre 46.31 MMDH. Comme le fait observer l’Office des changes dans sa note, « ce niveau dépasse largement les niveaux enregistrés durant la même période au cours des quatre dernières années ».

Pour l’institution publique, « cette évolution fait suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+8.83 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (+4.412MDH) et celles des phosphates (+491MDH) ».

A souligner que les exportations du secteur automobile ont de leur côté atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période s’élevant à 52.25 MMDH contre 41.63 MMDH, soit +25,5% (+10.61 MMDH), suite principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+32%) et celles du segment du câblage (+16,5%).

Pour leur part, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 23,6% (+4.37 MMDH), mais sont restées en deçà de celles réalisées durant la même période de 2017 à 2019, après la hausse des ventes des vêtements confectionnés de +3.06 MMDH et celles des articles de bonneterie de +1.26 MMDH. Alors que les ventes des chaussures sont demeurées quasiment stables.

Quant aux ventes du secteur agricole et agroalimentaire, elles se sont situées à 43.86 MMDH contre 40.69 MMDH à fin août 2020, soit +7,8% (+3.16 MMDH), suite à « une hausse simultanée des exportations de l’industrie alimentaire (+1.86 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1.45 MMDH).

Maroc. Les signes de reprise

Bonne campagne agricole, opération Marhaba au profit des Marocains résidant à l’étranger, campagne de vaccination bien avancée, le contexte est globalement favorable pour une bonne reprise. Les principaux indicateurs sont au vert. C’est notamment le cas de l’investissement, de la demande intérieure, de la position de change bancaire, de la consommation d’énergie électrique, des ventes de ciment, des télécommunications (…). C’est là une belle transition favorable à la nouvelle équipe politique qui devra émerger du processus électoral lancé.

Les importations des biens d’équipement ont connu une hausse de + 11,5%, à fin juin 2021. C’est aussi le cas des recettes des investissements directs étrangers (IDE), avec + 13,7% pour la même période. L’investissement budgétaire s’est accru de + 8,5%, avec une atténuation du rythme de baisse des crédits à l’équipement (- 2,8%, à fin juin 2021, au lieu de – 4,9%, un mois auparavant). La demande intérieure, principal facteur de résilience pendant la crise sanitaire, connait un regain de vigueur de la consommation des ménages, au 1er semestre 2021. La bonne campagne agricole, la création de 215 000 emplois rémunérés, au cours du 2ème trimestre 2021, la reprise des crédits de consommation, avec + 1,6%, à fin juin 2021, et la bonne tenue des transferts MRE, y ont beaucoup contribué.

Cette tendance devrait se poursuivre au cours des mois prochains, avec notamment les dépenses inhérentes à la rentrée scolaire. L’amélioration de la position de change bancaire se poursuit et dépasse 8 MMDH pour la période du 12 au 18 août 2021, d’après Attijari Global Research (AGR). Ce qui reflète surtout l’évolution favorable des recettes MRE durant la saison estivale qui a suivi l’opération Marhaba. L’écart entre le cours de référence et le cours central du dirham demeure stable, à – 4,96%. « Les spread de liquidité du dirham résistent à des niveaux proches de la limite inférieure de sa bande de fluctuation » (AGR).

Par ailleurs, l’évolution des indicateurs de l’activité du secteur de l’énergie électrique traduit un raffermissement important, au cours du 2ème trimestre 2021. La production de l’énergie électrique a augmenté de + 15,5% au 2ème trimestre 2021, contre  + 0,7%, au 1er trimestre 2021, et + 11,7%, un an auparavant, pour la même période. Cette progression concerne aussi bien la production privée (+ 7,2%) que celle de l’ONEE (+ 11,3%) et celle des énergies renouvelables, principalement le solaire (+ 6,6%). Les ventes de ciment, indicateur significatif dans la reprise économique, surtout pour le secteur des BTP, ont enregistré une hausse de + 17,7%, à fin juillet 2021, après un repli de – 19,5%, pour la même période, en 2020. Autre indicateur non négligeable pour apprécier l’évolution économique, les télécommunications, dont les chiffres sont au vert.

Ainsi, le parc global de la téléphonie a connu une hausse de + 8%, à fin mars 2021, avec + 7,8% pour la téléphonie mobile et + 12,4% pour la téléphonie fixe. L’internet s’est apprécié de + 16%, à fin mars 2021, au lieu de + 14,2%, un an auparavant, pour atteindre, à fin mars 2021, un taux de pénétration de 85,1%, après 74,1%, à fin mars 2020 et 65,6%, à fin mars 2019. En fait, c’est là l’un des principaux secteurs gagnants de la crise sanitaire qui a boosté le processus de digitalisation dans presque tous les secteurs, en particulier les ménages.

Avec les résultats des élections du 8 septembre, et l’émergence d’une nouvelle élite politique réformiste plus dynamique, le Maroc pourra disposer d’une meilleure visibilité et entamer solidement et irréversiblement aussi bien la reprise économique que les grandes réformes contenues notamment dans le « nouveau modèle de développement » qui est avant tout un « dénominateur commun » des forces vives de la nation.

Contrat programme État-Région. 11 projets programmés à Ifrane

Onze projets d’un investissement de 454 millions de DH ont été programmés dans la province d’Ifrane dans le cadre la mise en œuvre du contrat-programme entre l’État et la région Fès-Meknès (2020-2022).

Selon des données du Conseil de la région, ces projets concernent les axes stratégiques du contrat, à savoir le soutien aux secteurs productifs, la relance de l’emploi et la recherche scientifique (3 projets/255,5 MDH), l’amélioration de l’attractivité économique des espaces territoriaux de la région (4 projets/136 MDH), la réduction du déficit social et des inégalités territoriales (3 projets/82 MDH) et la valorisation du champ culturel et des sites touristiques et de la conservation des ressources naturelles (1 projet/10 MDH).

Parmi ces projets, auxquels le conseil de la région contribue à hauteur de 233,5 MDH, figurent le dédoublement de la route nationale N°8 entre Imouzzer Kander et Ifrane, le désenclavement du monde rural, la création d’un centre régional du digital à l’université Al Akhawayn et l’école nationale supérieure du management sportif (université Moulay Ismail de Meknès), outre la mise en place d’un observatoire régional de développement des compétences.

Ces opérations porteront aussi sur l’élaboration d’un programme pour la création de pôles de l’artisanat en faveur des PME, l’aménagement d’un marché moderne de bétail à Timhdit, les programmes de promotion du sport dans la région, la généralisation de l’enseignement préscolaire et la création de centres dédiés aux handicapés à Timhdit et Ifrane, outre un autre pour la protection sociale à Ain Leuh.

Le contrat-programme entre l’État et la région Fès-Meknès, qui porte sur la réalisation de projets d’une valeur budgétaire globale de 11,19 milliards de DH, identifie un total de 97 projets touchant différents secteurs d’activités. Le contrat touche, entre autres, les secteurs de l’industrie et du développement des services numériques (7 projets/plus de 1,066 MMDH), de l’équipement et la logistique (12projets/3,184 MMDH), de l’enseignement supérieur et l’appui à la recherche scientifique (5 projets/1,850 MMDH), de l’agriculture (820 MDH), de la promotion de l’emploi et du développement des compétences (11 projets/725,9 MDH) et de l’artisanat et l’économie sociale (7 projets/393 MDH).

Il s’agit aussi de la qualification sociale et l’identification des disparités territoriales (19 projets/plus de 2,204 MMDH), du tourisme et la valorisation du patrimoine culturel (16 projets/386 MDH) et l’environnement et la protection des ressources naturelles (7 projets/551,69 MDH).

Les IDE en hausse de 16,9% sur les huit premiers mois de 2021

Selon l’Office de Change, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a atteint près de 12,56 milliards de DH sur les huit premiers mois de cette année, soit une hausse de 16,9% par rapport à la même période un an auparavant.

L’office, qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août, précise que cette évolution est attribuable à une hausse des recettes de 16% à 19,98 milliards de DH plus importante que celle des dépenses (+14,6% à 7,42 milliards de DH).

On apprend que les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) se sont situés à 12,20 milliards de DH à fin aout 2021, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années, affichant une hausse de près de 6,94 milliards de DH par rapport à la même période de l’année 2020.

L’office indique que cet accroissement reste légèrement inférieur à celui réalisé par les cessions de ces investissements (+7,40 milliards de DH), ajoutant que le flux net des IDME a baissé ainsi de 16,4%.

Blocage des exportations : L’Asmex tire la sonnette d’alarme

  • Le durcissement des procédures d’obtention de visas pour les chauffeurs de camions TIR handicapent les exportations des denrées périssables.
  • L’ASMEX appelle à une intervention en urgence de toutes les parties prenantes pour débloquer la situation.
  • L’Ambassade de France et les Ministères directement concernés ont été interpellés pour agir.

L’Ambassade de France a décidé de durcir les procédures d’obtention des visas pour les chauffeurs marocains de camions de TIR qui assurent le transport sur l’Europe, prenant ainsi en otage les exportations marocaines, notamment pour les denrées périssables. C’est ce qu’indique un communiqué de l’Asmex reçu par La Vie éco, ce Jeudi 5 Octobre.

A ce titre, l’Association Marocaine des Exportateurs tire la sonnette d’alarme et saisit par courrier plusieurs parties prenantes :

  • Ministère des Affaires Etrangères de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger ;
  • Ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau ;
  • Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique ;
  • L’Ambassade de France au Maroc.

La situation est d’autant plus inquiétante étant donné le début imminent de la campagne d’exportation des agrumes et primeurs et au vu de la conjoncture mondiale actuelle de surchauffe du fret maritime, qui s’est traduite cette année par la rareté des navires, des espaces et des conteneurs réfrigérés utilisés pour l’exportation de ce type de produits.
Dans ses courriers l’ASMEX appelle à un déblocage en urgence de la situation et propose quelques solutions dont celle de prévoir un Fast-Track dédié aux chauffeurs de camions TIR afin d’obtenir ou renouveler leurs visas dans les plus brefs délais.

« Le Maroc doit agir vite et de manière efficace. Toutes les instances concernées doivent intervenir en urgence pour débloquer la situation. Nous souffrons déjà du problème de rareté des bateaux et de disponibilité des containers, si en plus on prive les chauffeurs de TIR des visas nécessaires pour l’acheminement des produits vers l’Europe, cela va handicaper nos exportations. C’est tout le commerce extérieur marocain qui est aujourd’hui menacé ! », souligne M. Abdelaziz Mantrach, vice-président de l’ASMEX et président de la Commission Logistique.

Pour rappel le pavillon étranger monopolise 95% du transport TIR du Maroc. Les camions européens bénéficient d’une grande fluidité aux frontières marocaines sans exigence de visas au moment où les chauffeurs marocains sont bloqués, ce qui se traduit par de lourdes pertes d’immobilisations de leurs camions.

Industrie : la reprise est bien réelle

Les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Un vent d’optimisme souffle dans les voiles du secteur de l’industrie, avec un enthousiasme palpable des chefs d’entreprises industrielles, confirmant une reprise économique progressive.

Rarement, depuis le début de la crise et ses effets sur l’économie nationale, un tel optimisme a rassemblé les chefs d’entreprises des différentes branches du secteur de l’industrie. Comme en attestent les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Ainsi, selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises, les opérateurs de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au T3-2021.

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Métallurgie» et, d’autre part, à une diminution de celle de «l’Industrie chimique» et de la «Fabrication d’équipements électriques», explique le HCP.

La même vague d’optimisme règne auprès des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent une augmentation de la production, notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. Pour leur part, les chefs d’entreprises du secteur de la construction envisagent l’avenir sous de meilleurs auspices et s’attendent à une hausse de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la «Construction de bâtiments» et du «Génie civil» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «Travaux de construction spécialisés».

La production énergétique attendue pour le 3e trimestre 2021 connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Plus prudentes, les entreprises de l’industrie extractive prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates. Les indicateurs conventionnels, tout comme les indicateurs à haute fréquence, montrent que l’activité économique nationale continue de se renforcer, selon la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’Administration.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole, et aussi de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne, d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant).

Elle est due, d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport, notamment aérien. Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macroéconomiques.

Services marchands non financiers : 38% des patrons anticipent une hausse de l’activité

Les anticipations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers, pour le 3e trimestre 2021, révèlent une augmentation de l’activité globale, selon 38% d’entre eux, et une stabilité selon 47%, indique le Haut Commissariat au Plan.

Ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites» et, d’autre part, à la baisse prévue dans les branches des «Activités de location et location-bail», précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture, au titre du 3e trimestre 2021, réalisées auprès des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros.

De même, 57% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande et 70% une stagnation des effectifs employés.

Au 2e trimestre 2021, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse, selon 51% des patrons et une hausse selon 25%.

Cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et de «l’Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites».

Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 72%, fait savoir la note, ajoutant que les carnets de commande du secteur sont jugés d’un niveau inférieur à la normale par 32% des chefs d’entreprises. L’emploi aurait connu, quant à lui, une baisse selon 25% des chefs d’entreprises.

Grand rush sur les créations d’entreprises en 2021 !

L’immatriculation au registre du commerce, considérée comme l’acte de naissance de l’entreprise, affiche une dynamique positive en 2021 avec 57 661 entreprises immatriculées en 6 mois, soit un taux de croissance de 84% par rapport à la même période de 2020 • Le stock des entreprises immatriculées au registre du commerce s’élève à plus de 1,6 million d’entreprises.

La création d’entreprises continue sur son trend haussier. Selon les données de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), l’immatriculation au registre du commerce, considérée comme l’acte de naissance de l’entreprise, affiche une dynamique positive avec
57 661 entreprises immatriculées à fin juin 2021, soit un taux d’évolution de 84% par rapport à la même période de 2020.

Cette évolution est attribuée aux créations de personnes morales qui ont enregistré une augmentation de 113%, ajoute la même source, précisant que le stock des entreprises immatriculées au registre du commerce, s’élève à plus de 1 643 000 entreprises. La répartition par forme juridique des sociétés (personnes morales) immatriculées au registre du commerce durant les six premiers mois de 2021 montre la prédominance des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (55,7%) et des sociétés à responsabilité limitée (43,8%), fait savoir l’office, notant que la société anonyme (SA) ne représente que 0,3% du nombre total des sociétés créées.

En parallèle, l’office a délivré un total de 82 797 certificats négatifs (CN) à fin juillet 2021, soit une hausse de 46% par rapport à la même période de 2020.

Les dénominations sociales qui servent à désigner les personnes morales représentent 93% des certificats négatifs délivrés par l’OMPIC, précise l’office dans un récent bulletin sur la propriété industrielle et commerciale au Maroc.

Par région, Casablanca-Settat arrive en tête du classement par rapport aux intentions de création d’entreprises avec 28 074 (33%) CN délivrés. Vient en 2e position la région de Rabat-Salé-Kénitra avec 14 398 (17%) certificats délivrés. En 3e position, figure la région Marrakech-Safi avec 9 280 (11%) certificats délivrés, suivie de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 9 115 (11%) certificats délivrés.

S’agissant des marques de fabrique, de commerce ou de service, l’office indique avoir reçu, au cours des sept premiers mois de l’année, 10 646 nouvelles demandes de marques, dont 7 029 demandes d’origine marocaine et 1 009 demandes étrangères.

Les demandes d’origine marocaine ont ainsi augmenté de 43% par rapport à la même période de l’année écoulée. En outre, 2608 nouvelles demandes internationales désignant le Maroc ont été reçues à travers le système de Madrid durant la période janvier-juillet 2021, soit une évolution de 8% par rapport à cette même période de 2020. Concernant les brevets d’invention, l’OMPIC a reçu, à fin juillet 2021, près de 1 647 demandes de brevet d’invention dont 135 demandes marocaines, et
1 512 demandes étrangères. Les dépôts d’origine étrangère et d’origine marocaine ont enregistré respectivement une augmentation de 10% et 9% par rapport à la même période de 2020, relève l’office, notant que 398 brevets d’invention ont été délivrés courant cette période.

Les dessins et modèles industriels (DMI) ont connu une évolution de 34% par rapport à la même période de 2020, avec 2 889 dessins ou modèles déposés, dont 2 210 DMI marocains (en hausse de 38% pour rapport à 2020) et 130 DMI étrangers déposés directement au Maroc auprès de l’OMPIC (par voie nationale), soit une augmentation de 117% par rapport à 2020.

Les radiations et dissolutions en hausse !

5 260 entreprises sont entrées en phase de dissolution au moment où 3 667 entités ont été radiées au titre de l’année 2020. S’agissant des entreprises ayant entamé le process de dissolution, l’office marocain de la propriété industrielle et commerciale observe dans son analyse un pic au mois de décembre avec 970 sociétés qui sont entrées en phase de dissolution. Pour ce qui est des radiations, 31,6% des entreprises ont baissé le rideau dans la région de Casablanca-Settat.

Les radiations à Marrakech ont concerné 15% des entreprises contre 12% au niveau de Rabat-Salé-Kénitra. Dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, les radiations ont concerné 11,2% des entreprises, Fès-Meknès (8,1%), Souss Massa (6,7%), l’Oriental ( 6,6%), Béni Mellal-Khénifra (3,6%). Par secteur, 31,8% des entreprises ayant mis fin à leurs activités opèrent dans le commerce ; 21,7% exerçaient dans le BTP et activités immobilières et 20,9% autres dans les services divers.

L’OMPIC relève également que 7,1% des entreprises radiées opèrent dans les industries, 5,9% dans l’hôtellerie et restauration, 5,7% dans les transports, 4% dans le secteur des TIC, 1,7% dans l’agriculture et pêche et 1,1% dans les activités financières.

La Bourse de Casablanca débute en hausse

La Bourse de Casablanca débutait la séance de lundi en hausse, son principal indice, Masi, gagnant 0,23% à 13.162,28 points.

Le MSI20, qui reflète la performance des cours des 20 entreprises les plus liquides, prenait 0,26% à 1.079,01 points et le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, progressait de 0,24% à 10.702,49 points.

L’indice de référence Environnement, Social et Gouvernance (ESG) « Casablanca ESG 10 » avançait, quant à lui, de 0,44% à 991,06 points.

Sur le front des valeurs, Fenie Brossette s’envolait de 3,99% dans les premiers échanges de la cote, devant Disway (+3,76%) et Managem (+3,48%).

Lanterne rouge du Masi, S.M Monétique perdait 3,84%, suivie par Taqa Morocco (-2,44%) et Jet Contractors (-1,65%).

Au volet des valeurs les plus actives, Disway drainait 6,52 millions de dirhams (MDH), LabelVie 2,15 MDH et Managem 1,27 MDH.

CESE : des ambitions électrisantes pour la mobilité durable au Maroc

Le CESE a rendu son dernier avis ayant pour thème «La mobilité durable: vers des moyens de transport durables et accessibles». Faciliter l’accès au transport, promouvoir l’automobile et les bicycles électriques ou encore, sensibiliser les citoyens sur les enjeux de la mobilité durable figurent, entre autres, parmi les recommandations présentées dans ce rapport.

Plus qu’une simple restitution de rapport, c’est sous la forme d’un atelier de travail que s’est faite la présentation du dernier avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur la mobilité durable au Maroc (voir aussi pages 6-7). Organisée le 22 septembre en visioconférence, cette présentation a vu la participation d’intervenants de tous bords parmi lesquels on pourrait citer Abderrahim Ksiri, président de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT Maroc), Abdellah Mokssit, secrétaire général du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Nabil Belabed, directeur de la SDL Casa Transport, ou encore Idriss Ilali, membre expert du CESE.

La séance a été ouverte par Mohamed Reda Chami (photo), président du CESE, qui, dans son introduction, a rappelé tous les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la qualité des transports, faisant notamment allusion à la Ligne à grande vitesse (LGV), ainsi qu’aux bus à haut niveau de service (BHNS) opérationnels à Marrakech. Mohamed Reda Chami a aussi rappelé l’importance de rendre la mobilité accessible à un plus grand nombre de citoyens, urbains et ruraux, tout en veillant à limiter l’impact environnemental. À partir de ces deux axes, le CESE a présenté ses recommandations. Auparavant, M.Chami a appelé à l’accélération de la transition énergétique à travers l’utilisation de voitures électriques, mais aussi de motos et vélos électriques, tout en pensant à des villes expérimentales. «Je pense que ce serait une pure ineptie de ne pas développer la bicyclette électrique au Maroc», a déclaré, dans ce sens, le président du CESE. Le même homme estime que le Maroc devrait investir dans ce sens, d’autant plus qu’il s’est donné les moyens de produire une électricité propre.Des carences et défis pour la mobilité durable.Lors d’une longue introduction, Idriss Ilali a dévoilé les grandes lignes dudit rapport qui examine l’opportunité de développer une mobilité durable au Maroc. Le CESE a d’abord passé en revue les différentes carences de la mobilité au Maroc et, notamment, la difficile accessibilité au transport pour un bon nombre de personnes. Dans des villes comme Casablanca et Marrakech, il est intéressant de noter qu’au moins 60% des Marocains se déplacent à pied !

Si, dans la capitale économique, c’est la voiture qui est ensuite la plus utilisée pour se déplacer, avec 13%, dans la ville ocre, la moto vient en second lieu comme moyen de transport, avec un taux de 18%. Idriss Ilali a aussi pointé du doigt le secteur des taxis et les carences qui le minent, à savoir des problèmes de gouvernance, la précarité de ses employés, ou encore l’insuffisance du renouvellement des flottes et notamment en matière de véhicules électriques. «Et c’est dommage», a regretté l’intervenant du CESE. Automobile toujours, Ilali a également évoqué le passage à l’Euro6 qui est en retard au Maroc, puisqu’il n’entrera en vigueur qu’en 2023, alors qu’en Europe on parle déjà de l’Euro7.

Une pluie de recommandations

Dans ce sens, le CESE appelle à la mise en place d’un système intégré de la mobilité durable qui prend en compte plusieurs donnes et recommandations. Parmi elles, citons l’intégration des besoins en mobilité durable (accès à l’emploi, à l’habitat et aux services publics…) aux exigences urbanistiques, d’aménagement du territoire et de planification, l’accélération de l’exécution du contrat-programme de développement des plateformes logistiques routières à la périphérie des villes, tout en assurant leur connexion au rail, ou encore l’amélioration de l’accessibilité pour tous les citoyennes et citoyens à des moyens de transport en commun durables et développer des infrastructures rurales durables, limitant ainsi la dépendance au véhicule particulier.

Le CESE recommande aussi à mettre progressivement en place un modèle économique de la mobilité durable, intégrant la condition sociale, la qualité de l’air, l’état de santé et le bien-être des populations. Il aimerait aussi voir se déployer progressivement des solutions techniques et technologiques durables, compatibles avec les besoins de toutes les catégories d’usagers et adaptées aux différentes échelles territoriales. L’allusion est ici faite aux véhicules électrifiés et aux infrastructures nécessaires à leur utilisation.

Le CESE appelle aussi à la mise à niveau du Code de la route et de la sécurité routière, d’une manière compatible avec les principes de la mobilité durable, améliorant l’accessibilité et limitant le risque pour les usagers et l’environnement. Le même avis parle d’adopter une stratégie de communication (incluant programmes audiovisuels et réseaux sociaux) et de sensibilisation des citoyennes et citoyens à la mobilité durable à travers des contenus pédagogiques portant sur l’environnement. En fin de présentation, des intervenants comme Badr Ikken, Stefanie Sohm (consultante allemande) ont apporté leur lot de réflexions sur le sujet non sans féliciter les membres du CESE pour la qualité dudit rapport.

Alimentation et agriculture : OCP dans le top 5 mondial

Une nouvelle consécration qui vient contredire les allégations d’un média français

OCP confirme sa place de leader mondial. Une nouvelle consécration internationale vient s’ajouter au long palmarès du Groupe. En effet et à l’occasion de la publication de son benchmark sur le secteur mondial de l’alimentation et de l’agriculture 2021, l’organisme international de la World Benchmarking Alliance a classé OCP à la 4ème place sur un ensemble de 350 entreprises, reconnaissant ainsi ses performances en matière d’alimentation et d’agriculture en comparaison à ses pairs, sur des sujets clés. La WBA est une organisation internationale à but non lucratif, qui agit en tant qu’organisme indépendant et rassemble des institutions mondiales, régionales et locales, ayant pour objectif de développer des indices de référence et accompagner les entreprises dans la réalisation des ODD. Ces repères sont soutenus par les meilleures données scientifiques existantes, tout en tirant parti des normes et standards internationaux oeuvrant pour la transformation des entreprises pour atteindre les ODD.

Le benchmark de l’alimentation et de l’agriculture créé par la WBA a adopté en ce sens une approche holistique de la transformation des systèmes alimentaires, en évaluant les entreprises tout au long de la chaîne de valeur alimentaire sur un large éventail d’indicateurs dans quatre domaines de mesure : gouvernance et stratégie, environnement, nutrition et inclusion sociale. En conséquence de quoi, le Groupe OCP a décroché la première place du classement sur le segment de l’«Agriculture », mais s’est également démarqué sur plusieurs critères de notation, notamment en lien avec la stratégie environnementale du Groupe et ce, grâce à ses objectifs à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la consommation d’eau. En effet, et depuis plusieurs années, le groupe implémente une stratégie qui lui permet de renforcer son statut de producteur d’engrais parmi les plus durables au monde et répondre ainsi aux objectifs du développement durable (ODD) fixés par l’ONU. Le Groupe s’est fixé plusieurs objectifs ambitieux en lançant le programme «Économie Circulaire» au sein de sa «Sustainability Platform» dont l’approche vise à créer une dynamique verte, ainsi qu’à favoriser la symbiose avec l’écosystème industriel et les communautés. Il s’agit entre autres de couvrir 100% des besoins en eau par des sources d’eau non conventionnelles d’ici 2030 et de réduire de 5% la consommation spécifique d’eau dans le traitement d’ici 2024.

L’organisme international a également reconnu les efforts du Groupe en matière de leadership et d’inclusion sociale avec l’implémentation de ses programmes phares, à l’instar des «Agriboosters» ou encore «Al Moutmir» visant à améliorer la productivité et l’accès aux marchés des agriculteurs et proposent des solutions de bout en bout de la chaîne de valeur. Les résultats du benchmark démontrent que le Groupe OCP répond aux critères de performance les plus élevés du référentiel sur l’alimentation et l’agriculture, à l’instar des deux notations des agences internationales Vigeo Eiris et Sustainalytics, respectivement spécialisées dans l’évaluation de la performance en sustainability et dans l’identification des niveaux de risques ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et dont le Groupe a fait l’objet. Rappelons également que le Groupe OCP n’est pas à sa première initiative et avait déjà rejoint en 2019 le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD, Conseil mondial des entreprises pour le développement durable), une association internationale regroupant plus de 200 multinationales avantgardistes agissant en faveur du développement durable. La mission du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) est d’accélérer la transition vers un monde durable en rendant plus performantes les entreprises qui font du développement durable leur fer de lance.

Cette consécration est l’une des meilleures réponses aux allégations diffusées par certains médias au sujet des activités du Groupe. Dans ce sens et suite au documentaire «Vert de rage : engrais maudits », diffusé dimanche 19 septembre 2021 sur France 5, le Groupe OCP fustige, dans un communiqué, «un reportage à charge» et annonce «rétablir les faits». Par ailleurs, le Groupe affirme que le documentaire impute à OCP ainsi qu’à la filière des engrais dans son ensemble la responsabilité de faits de pollution et de «contamination». Outre le recours à des méthodes et des arguments biaisés, le Groupe OCP déplore un parti pris contre les engrais phosphatés, une succession de raccourcis hasardeux et de multiples contrevérités scientifiques. Devant le caractère infondé des allégations formulées à son encontre, le Groupe OCP a adressé un courrier au Comité d’éthique de France Télévisions contestant point par point les allégations et les manquements du reportage.

Pour stimuler la demande : Le tourisme interne à la rescousse du secteur

«Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique».

Le tourisme interne est une carte à jouer pour sauver le secteur en pleine période de crise. Ainsi, une campagne de sensibilisation a été lancée (bien avant la période des vacances qui s’achève) sous la marque «Ntla9awfbladna» avec l’objectif de faire du Maroc la destination préférée des Marocains. «Au-delà de la construction de la marque et de son cadre stratégique, nous avons soigneusement étudié les attentes de nos concitoyens, pour comprendre leurs besoins et ce qui les motive.

Notre ambition avec «Ntla9awfbladna» est de nous adresser à nos compatriotes en les inspirant à découvrir toutes les richesses qu’offre notre pays et en leur rappelant que notre pays a tous les atouts pour répondre à leurs besoins en matière de tourisme», avait souligné Adel El Fakir, directeur général de l’ONMT. Cette démarche s’est inscrite dans la continuité des initiatives de l’ONMT dans le cadre du déploiement de la nouvelle stratégie globale de promotion de la destination Maroc auprès de tous ses publics, le lancement de la nouvelle campagne de promotion du tourisme interne intervient à un moment important pour la relance de l’activité touristique du pays.

Un moment d’autant plus crucial que les professionnels du secteur ont émis le besoin d’une campagne forte pour assurer la prochaine saison estivale. «Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique. Aujourd’hui plus que jamais les Marocains ont envie de voyager et le secteur a besoin d’être stimulé», explique Adel El Fakir. Le lancement de «Ntla9awfbladna» est le premier jalon du volet tourisme interne de la stratégie globale de l’ONMT, dont l’objectif est de stimuler la demande.

Il faut dire que l’envie des Marocains de partir en vacances se faisait sentir malgré la période de crise. En atteste une étude menée par l’ONMT. Celle-ci avait permis de révéler que près de 60% des Marocains ont exprimé leur désir de voyager pendant l’été, si les conditions sanitaires le permettaient. La campagne qui a été menée par l’Office avait pris en considération le fait que 95% des Marocains décident de leur destination de voyage au maximum 1 mois avant le départ. Notons que le tourisme interne est le premier pourvoyeur de touristes au Maroc.

En effet, en 2019, les touristes domestiques ont généré 7,8 millions de nuitées, soit 31% de l’ensemble des nuitées dans les établissements classés. Avec une croissance annuelle moyenne de 7,7%, c’est également un segment à très fort potentiel, qui a quasiment doublé lors des dix dernières années, selon ladite étude.

De ce fait, le déploiement de la campagne de communication «Ntla9awfbladna» est arrivé pour repositionner l’offre touristique marocaine en incitant les citoyens à voyager dans leur pays. «Véritable source d’inspiration, la marque «Ntla9awfbladna» porte des valeurs d’altérité, de partage, de durabilité, et d’inclusion. Elle adopte une identité visuelle moderne, avec un curseur de localisation, réelle invitation à se retrouver au Maroc. La typographie évoquant l’art calligraphique apporte une touche d’authenticité ancrée dans les traditions et la culture du Royaume», indique l’ONMT.

L’ancien patron de Tesco veut investir 22 milliards de dollars à Guelmim pour résoudre la crise énergétique au Royaume-Uni

Alors que la Grande-Bretagne reste confrontée à une baisse drastique de la production d’énergie, surtout en hiver, l’ancien PDG du groupe international de distribution Tesco, Sir Dave Lewis, estime que la solution se trouve du côté du Maroc.

Selon The Times, l’ancien patron Tesco, jadis surnommé « Drastic Dave », compte lancer un projet de parc éolien et solaire dans la région de Guelmim-Oued Noun, sur une superficie de la taille de la ville de Londres, pour alimenter 24h/24 en électricité 7 millions de foyers britanniques soit 8% des besoins d’ici la fin de la décennie.

« Nous avons sécurisé avec le gouvernement marocain une superficie d’environ 1 500 km². . . Sur ce terrain, nous allons installer un parc solaire, un parc éolien et des batteries qui, ensemble, produiront environ 10,5 gigawatts d’électricité », a déclaré au quotidien britannique l’initiateur du projet. Il faut dire qu’au Maroc si jusque-là, les investisseurs se sont contentés de produire sur place et d’y écouler leur production, Dave Lewis, lui, voit très loin avec à la clé un projet inédit.

A travers sa société Xlinks, il compte développer un projet de construction du plus long câble électrique au monde, reliant le Maroc au Royaume Uni.

L’ancien patron de Tesco espère réunir 22 milliards de dollars pour relier les deux pays avec 3.800 km de câbles, l’objectif étant de transporter 10,5 GW des centrales solaires marocaines vers le Royaume-Uni. Pour cela, il sollicite l’aide du gouvernement britannique, rapporte le quotidien.

Aussi, Dave Lewis compte boucler le financement en 2023 pour démarrer les constructions en 2025. Outre l’ancien patron de Tesco, Xlinks compte parmi ses associés, l’ancien directeur d’Acwa Power, Paddy Padmanathan.

Sidi Slimane. La première centrale photovoltaïque flottante d’Afrique bientôt en service

Après une année de travaux de construction, la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, le projet, premier du genre en Afrique, entrera en service dans quelques semaines.

Dernière ligne droite pour la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, la première de son genre sur le continent.  Sa mise en service est prévue dans les prochaines semaines à Sidi Slimane, selon un communiqué de la société «Energy Handle», spécialisée dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, qui réalise les travaux pour le compte de la société «Lady B».  Pour rappel, ce projet permet à la fois de réaliser de l’efficacité énergétique, de l’économie d’eau et d’éviter l’émission d’environ 12.000 tonnes de CO2.

Les travaux ont duré 1 an.  Pour sa première phase, la centrale aura une capacité installée de 360 kW. L’infrastructure comptera 800 panneaux photovoltaïques qui produiront environ 644 MWh par an, selon Energy Handle.

Cette nouvelle technologie présente plusieurs avantages, d’après le communiqué. « Il s’agit d’un projet qui permet à la fois une économie de l’énergie et de l’eau. Deux ressources qui sont en voie d’épuisement et extrêmement importantes pour le développement de notre pays », fait savoir la même source.  En effet, « en plus de la production de l’énergie verte, elle permet une économie d’eau importante en réduisant l’évaporation de l’eau ».

A noter, que le taux moyen d’évaporation d’eau au Maroc avoisine les 1.300 litres par m² par an.    Cette centrale flottante permet aussi de libérer la surface au sol, qui aurait été occupée par la centrale solaire avec une solution classique. « Cette même surface devient génératrice de revenus quand elle est exploitée pour l’agriculture », explique-t-on. 

Les panneaux solaires qui sont installés au ras de l’eau sont refroidis l’été, précise la même source, soulignant qu’ainsi, leur rendement est amélioré de plus de 15% pendant la période estivale où le besoin en énergie est à son maximum. 

Pour le directeur fondateur de la société Energy Handle, Hassan Nait Bella, « ce projet est le fruit des efforts de toute une équipe de travail et d’une collaboration qui a duré plus d’une année avec notre partenaire espagnol ISIGNERE ».  « Cette réalisation s’inscrit au cœur de la vision stratégique du Royaume du Maroc, suite aux instructions de Sa Majesté, appelant au déploiement de l’efficacité énergétique et à la conservation de l’eau. Le photovoltaïque flottant est une grande opportunité pour l’agriculture nationale pour un développement durable du secteur et une meilleure compétitivité », a-t-il encore ajouté.

Pour rappel, Energy Handle avait déjà réalisé plusieurs projets d’énergie solaire au Maroc, dont l’équipement de 490 écoles rurales en énergie solaire. L’entreprise a également mis en œuvre un projet d’énergie solaire pour la Chambre des représentants du Maroc qui est en cours de construction. 

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Électricité : avec Xlinks, le Maroc pourrait éclairer le Royaume-Uni

Il ne manquait plus à Xlinks que l’obtention des permis et la localisation des sites d’implantation de ce projet pharaonique. Le 26 septembre, l’énergéticien britannique a dévoilé les plans d’une ligne électrique sous-marine de 3800 km qui reliera le Maroc au Royaume-Uni. Ce serait le plus long câble sous-marin au monde.

uelque 3800 km de câbles seront nécessaires à l’ambitieux projet de fournir de l’électricité produite au Maroc pour alimenter le Royaume-Uni. Dans une interview relayée par la presse britannique, Simon Morrish, le PDG de Xlinks, a dévoilé les plans de ce projet. Et les chiffres ont de quoi donner le tournis.

22 milliards de dollars d’investissement

Une enveloppe d’investissement de 22 milliards de dollars devra permettre de mettre en place des installations à énergie solaire et éolienne dans la région de Guelmim-Oued Noun. Ce parc solaire et éolien de 1500 km2 devrait fournir à terme 3,6 GW d’électricité. Il sera couplé à l’installation d’une batterie de 5 GW pour stocker l’énergie afin d’injecter 10,5 GW d’électricité dans le réseau du Royaume-Uni.

Pour acheminer l’électricité, l’énergéticien britannique prévoit la construction d’un système de quatre câbles sous-marins HVDC (courant continu haute tension) de 3800 km chacun, soit la plus longue ligne électrique sous-marine au monde. Prévues en eaux profondes, les lignes de courant devront traverser l’Espagne, le Portugal et la France.

La société britannique prévoit la construction au Royaume-Uni de deux usines pour produire les câbles. Le premier câble devrait être posé en 2025 pour une mise en ligne en 2027. Selon les prévisions de Xlinks, les trois autres câbles devraient être mis en ligne en 2029.

Industrie manufacturière : La production attendue en hausse au T3-2021

Les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au 3ème trimestre 2021, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » et de la « Métallurgie » et, d’autre part, à une diminution de celle de l’ »Industrie chimique » et de la « Fabrication d’équipements électriques », indique le HCP dans une note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Concernant les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés, d’après la même source.

S’agissant de l’industrie extractive, les entreprises de ce secteur prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates, fait savoir le HCP, relevant qu’au niveau des effectifs employés, les patrons de ce secteur prévoient une diminution.

La production énergétique attendue pour le 3ème trimestre 2021, connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ». Pour ce qui est de l’emploi, il connaîtrait une diminution.

Pour le même trimestre, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du « Captage, traitement et distribution d’eau » et une stabilité des effectifs employés.

La note fait, en outre ressortir, qu’au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une hausse résultat d’une augmentation de la production dans les branches des « Industries alimentaires », de l’ »Industrie automobile » et de l’ »Industrie chimique » et d’une diminution de la production dans les branches de la « Fabrication d’équipements électriques » et de la « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques ».

Les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprises. S’agissant de l’emploi, il aurait connu une stabilité. Globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 77%.

Au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie extractive aurait affiché une stabilité imputable à une stagnation de la production « d’autres industries extractives ». Les carnets de commande se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le TUC dans l’industrie extractive se serait établi à 72%.

La production de l’industrie énergétique aurait connu, au T2-2021, une augmentation due principalement à une hausse dans la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ».

S’agissant des carnets de commandes, ils sont jugés d’un niveau normal, et l’emploi, quant à lui, aurait connu une diminution.

En ce qui concerne la production de l’industrie environnementale, elle aurait enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du « Captage, traitement et distribution d’eau ». Les carnets de commandes de ce secteur se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation.

Construction : Les chefs d’entreprises anticipent une hausse de l’activité au T3-2021

Les anticipations avancées par les chefs d’entreprises du secteur de la construction, pour le 3ème trimestre 2021, font ressortir, globalement, une hausse de l’activité, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la « construction de bâtiments » et du « Génie civil » et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des « Travaux de construction spécialisés », précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Cette hausse dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés, ajoute la même source.

Au 2ème trimestre 2021, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une diminution, relève le HCP, notant que cette évolution aurait été due principalement à la baisse d’activité dans les branches des « Travaux de construction spécialisés » et du « Génie civil ».

Les carnets de commande dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités dans le secteur de la construction se serait établi à 69%.

INFORMER EN TOUTE INDEPENDANCE

Foncier: L’Agence de la conservation digitalise le dépôt des dossiers notariaux

D’après l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc), l’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière.

L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc) pose un nouveau jalon dans sa stratégie de dématérialisation des procédures. Elle annonce qu’à compter de ce mercredi 15 septembre, les notaires devront impérativement déposer leurs dossiers transactionnels auprès d’une conservation foncière par voie numérique.

Chaque document contenu dans ce dossier sera signé électroniquement via la signature «Barid E Sign», développée par Barid Al-Maghrib, précise l’Agence pour qu’il soit infalsifiable et inviolable. «L’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière», explique-t-elle.

Digitalisation des procédures

Pour rappel, l’Ancfcc était déjà entrée de plain-pied dans l’ère du digital après la mise en place du paiement électronique des droits de conservation foncière et des frais relatifs aux droits cadastraux, ainsi que la mise en place d’une plateforme pour permettre aux notaires de consulter en ligne des données juridiques et techniques pour l’élaboration de leurs dossiers transactionnels.

Un projet qui figure dans son vaste programme de digitalisation de ses services qui vise à divorcer avec l’usage excessif du papier qui entraine souvent des lourdeurs administratives. Objectifs: assurer la sécurité des opérations et des données, la traçabilité des opérations, la fluidité des transactions et l’accès aux services pour le citoyen et l’usager professionnel.

Autre innovation lancée, et pas des moindres, l’espace digital cadastre, qui permet aux ingénieurs géomètres topographes exerçant au Maroc d’avoir accès à une base de données techniques et à une plateforme transactionnelle numérique. D’après l’Ancfcc, 35.000 dossiers cadastraux sont traités chaque année dans cet espace.

Les propriétaires peuvent aussi obtenir un certificat de propriété numérique sans se déplacer, ou s’inscrire au service «Mohafadati» pour être informés par SMS sur toute opération qui concerne leurs titres fonciers. D’ailleurs, 660.000 d’entre eux sont déjà inscrits sur cette plateforme, selon les données de l’Agence.

Réforme fiscale. Les 10 mesures prioritaires

Après avoir défini 5 priorités en politique fiscale et 14 objectifs fondamentaux, le projet de loi cadre (PLC) a annoncé 10 mesures prioritaires à décliner dans les lois de finances dès les cinq prochaines années.

La première mesure phare concerne la TVA. Elle consiste à consacrer le principe de la neutralité fiscale, en matière de TVA, sous réserve de maintien de l’exonération des produits de base tels que le pain, la farine, les semoules, le lait, le sucre brut (…). Cette « neutralité fiscale » devra se réaliser aussi à travers l’élargissement du champ d’application de la TVA, en y intégrant des activités ou opérations actuellement hors champ telles que l’agriculture.

A cela s’ajoute la réduction du nombre de taux, actuellement au nombre de cinq (0%,7%,10%,14% et 20%) et la généralisation du droit au remboursement, ce qui doit permettre à certaines entreprises de mettre fin au calvaire du butoir (crédit TVA non remboursable). En matière d’IS, il sera question de converger progressivement vers un taux unifié, après avoir navigué, au cours des dix dernières années, autour de plusieurs taux. C’est aussi le cas des régimes bénéficiant de taux préférentiels.

Les établissements et entreprises publics et les sociétés exerçant des activités régulées ou en situation de monopole ou d’oligopole se verront taxés à un taux plus élevé, à l’instar du secteur financier. La cotisation minimale (CM), séquelle de l’ancien système fiscal, devra baisser pour ensuite disparaître. C’est une contradiction flagrante avec l’article 39 de la Constitution instituant le principe d’équité fiscale. En fait, le maintien de la CM est révélateur de la faiblesse structurelle du contrôle fiscal.

Les entreprises innovantes telles que les startups, les structures de soutien, dites incubateurs ou accélérateurs, et les entreprises regroupant les auto-entrepreneurs, pourront bénéficier d’incitations fiscales. Le barème de l’IR, non révisé depuis 2009, devra être réaménagé, surtout en faveur des petits et moyens revenus. La Contribution professionnelle unique, récemment instauré par la loi de finances de l’année 2021, sera adaptée et améliorée pour ne pas faire obstacle à l’intégration des activités informelles.

Par ailleurs, le Maroc étant une économie ouverte sur le monde, il est donc tout à fait normal d’intégrer, dans le système fiscal national, les règles de bonne gouvernance en matière de fiscalité internationale. Enfin, toutes les réformes, aussi belles soient-elles, ne peuvent réussir que si les droits des contribuables et ceux de l’administration sont garantis.

Ce qui impose un encadrement du pouvoir d’appréciation de l’administration fiscale, surtout en matière de contrôle fiscal, avec un renforcement des instances de recours, sans oublier la clarification et la simplification des procédures, aussi bien les procédures administratives internes de gestion que celles mettant en relation l’administration et les contribuables.

Paradoxalement, ne figure pas, parmi ces dix priorités, la réforme de la fiscalité locale, alors que la régionalisation est actuellement un chantier stratégique et urgent pour la réussite des politiques publiques.

CNSS. L’indemnité Covid-19 prolongée

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a annoncé une nouvelle prolongation de l’indemnité forfaitaire.  

Bonne nouvelle pour les propriétaires des crèches privées, les exploitants des salles de sport privées, les opérateurs du secteur des industries culturelles et créatives, ainsi qu’aux opérateurs du secteur du tourisme (agences de voyages agréées, transporteurs touristiques agréés, établissements d’hébergement classés, sociétés d’intérim ayant un contrat avec les opérateurs des sous-secteurs liés au tourisme et guides touristiques déclarés à la CNSS.

Le service de l’indemnité forfaitaire, financé par le fonds spécial de la gestion de la pandémie Covid-19 créé sur Hautes Instructions de S.M. le Roi, a été prorogé au 30 juin 2021. Les acteurs des secteurs précités, qui souhaitent que leurs travailleurs bénéficient de l’indemnité forfaitaire pour le mois de juin 2021, doivent les déclarer via le portail covid19.cnss.ma à partir du jeudi 8 juillet jusqu’au 3 août 2021. Les personnes déclarées sur le portail, avant le 11 juillet 2021, percevront l’indemnité forfaitaire à partir du 15 juillet 2021. En revanche, les employés déclarés après cette date recevront l’indemnité forfaitaire à partir du 10 août 2021. 

La CNSS invite donc les affiliés concernés à procéder à la déclaration de leur personnel avant le dimanche 11 juillet sur le portail susmentionné, opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, et ce afin de permettre à leurs employés de bénéficier du paiement de l’indemnité à partir du 15 juillet.  La Caisse précise que pour tout complément d’information, il faut contacter le centre « Allo Damane » au : 08 02 03 33 33 / 08 0200 72 00. 

Déclaration de la TVA : Plus de 90% des entreprises optent pour le « tout digital »

Sage, l’éditeur des solutions de comptabilité, de paie et de gestion commerciale dans le Cloud, a organisé mardi 15 juin à Casablanca, une table-ronde, sous le thème « Comment la dématérialisation fiscale peut-elle contribuer à la relance économique ?», en s’appuyant sur les résultats du baromètre TVA, une étude menée auprès de 165 PME marocaines.

Voici les principaux enseignements de ce Baromètre réalisé par SAGE :

Sur les 165 entreprises questionnées, 92% d’entre elles déclarent utiliser l’Echange des Données Informatisé. 88% de ces entreprises étant assujetties à un mode d’imposition mensuel, près de 30% d’entre elles estiment qu’une journée est le délai nécessaire pour réaliser la déclaration mensuelle de la TVA.

Par ailleurs, si 65% des entreprises n’ont pas eu de difficultés à s’adapter à la télé-déclaration fiscale, 60,6% des PME affirment que le système d’information interne a été le plus grand challenge de cette dématérialisation fiscale contre 16,5% qui estiment que le défi principal était la compétence en interne.

A noter également que 38% des entreprises sondées affirment que la productivité et le gain de temps sont les premiers avantages de cette digitalisation fiscale. Cela a aussi permis de réduire leurs charges fixes, tout en leur offrant une traçabilité de leurs opérations, une instantanéité de l’information et une sécurité garantie.

Cette conférence a été l’occasion pour Sage de réitérer son engagement envers les entreprises marocaines afin de les accompagner dans la transformation digitale et de mettre à leur disposition les outils nécessaires pour prendre le virage numérique de manière optimale.

Energie : l’ANRE entame le chantier de refonte du secteur électrique

L’ANRE a annoncé, ce 6 juillet, avoir entamé ses chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité. Ce premier projet concerne la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE.Bas du formulaire

Moins d’une année après la tenue de son premier conseil d’administration, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) lance son premier chantier pour la refonte du secteur électrique national. Selon un communiqué publié ce 6 juillet, l’autorité dirigée par Abdellatif Bardach a tenu une réunion avec une délégation de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) conduite par son directeur général, Abderrahim El Hafidi. Cette rencontre avait pour objectif le lancement formel des différents chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité.

Parmi les chantiers prioritaires figure la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE, le tarif d’accès aux réseaux et le Code réseau garantissant un accès équitable au réseau national de transport d’électricité. Dans ce cadre, un groupe de travail conjoint ANRE-ONEE sera mis en place. Ce comité sera chargé de suivre, entre autres, « le chantier de séparation comptable, prérequis fondamental, pour garantir l’ouverture progressive du marché dans le respect des exigences en matière de qualité et de sécurité d’approvisionnement en énergie électrique« , informe le communiqué.

Restructurer l’ONEE

La réforme de l’ONEE figure parmi les recommandations du rapport de la CSMD dans son volet énergie. L’office dirigé par Abderrahim El Hafidi devrait ainsi se défaire de ses activités de production et de distribution pour se concentrer sur le transport.

Dans les pratiques internationales, lorsqu’on veut un secteur compétitif, que ce soit pour les télécoms ou le réseau, on est obligé de séparer les activités historiques de l’institution qui gère le réseau. Dans notre cas, il y a une question de conflit d’intérêt : l’ONEE se retrouve en concurrence avec les producteurs privés. En recentrant l’Office sur le transport, on arrivera à la transparence en matière d’accès au réseau et de tarifs”, expliquait un haut cadre dans le secteur à TelQuel en juin dernier.

A terme, l’ONEE devrait aussi se transformer en Société Anonyme (SA), «avec une gouvernance permettant une gestion axée sur la performance et la transparence, répondant à des règles de fonctionnement claires, alignées sur les meilleures pratiques internationales, et autonome par rapport à la tutelle stratégique et au régulateur», recommande la commission Benmoussa.

Finances / Maroc – Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques appelle à la vigilance

Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu sa treizième réunion ce mardi 6 juillet, au sujet de l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021 et pour évaluer les risques du système financier marocain.

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, le Comité a relevé ce qui suit :

“Il a approuvé le rapport sur la stabilité financière au titre de l’exercice 2020 et examiné l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021. Il s’est enquis, en particulier, des projets engagés par les régulateurs financiers pour la surveillance des risques émergents notamment les cyber-risques et ceux liés au changement climatique.

Il a également fait le point sur l’évolution des risques affectant le secteur financier national et a, dans ce cadre, passé en revue la synthèse des réunions régulières des représentants du Comité tenues depuis le début de la crise sanitaire. Les indicateurs de surveillance continuent à ce jour de faire ressortir une résilience avérée des secteurs bancaire, assurantiel, des infrastructures de marchés financiers et du marché des capitaux.”

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, le Comité a relevé ce qui suit :

“- Si les signes d’amélioration des perspectives macroéconomiques commencent à s’éclaircir tant au plan national qu’international, les risques associés appellent toutefois à la vigilance en raison de la persistance des incertitudes entourant la maîtrise future de la pandémie (apparition de nouveaux variants du virus, efficacité des vaccins et leur généralisation).

– Après l’épisode de récession sans précédent de 2020, les perspectives de l’économie mondiale tablent sur une reprise de l’activité à 6,6% en 2021 et à 4% en 2022. Au plan national et selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, l’économie connaîtrait cette année un rebond à 5,3%, suivi d’une consolidation à 3,3% en 2022, bénéficiant des mesures de soutien budgétaire et monétaire, de l’allègement des restrictions sanitaires et de la reprise chez nos partenaires. Concernant la position extérieure, le déficit du compte courant devrait se creuser à 3,8% du PIB avant de s’atténuer à 2,6% en 2022, en lien notamment avec la reprise des flux du commerce extérieur. Dans ces conditions et considérant les tirages extérieurs du Trésor et l’allocation de DTS prévue par le FMI, les avoirs officiels de réserve ressortiraient à 328,5 milliards de dirhams en 2021 et à 338,6 milliards en 2022, permettant ainsi d’assurer la couverture de plus de 7 mois d’importations de biens et services. Pour ce qui est des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer graduellement à 7,1% du PIB en 2021 puis à 6,6% en 2022, tandis que la dette du Trésor poursuivrait sa progression à 77,8% du PIB en 2021 et 80% en 2022.

– En dépit d’une conjoncture difficile, le crédit bancaire destiné au secteur non financier poursuit son évolution positive, bien qu’à un rythme lent, tiré particulièrement par les crédits de trésorerie garantis par l’Etat en faveur des entreprises non financières et par le maintien de la politique monétaire accommodante de la Banque Centrale. Après s’être établie à 3,9% en 2020, cette évolution devrait, compte tenu des perspectives économiques, se situer à 3,5% en 2021 et 3,8% en 2022.

– La crise n’a pas manqué de se répercuter sur la rentabilité et la qualité des actifs du secteur bancaire. Au titre de l’exercice 2020, le résultat net agrégé des banques, sur base sociale, a connu une baisse de près de 43% à 6,8 milliards de dirhams, sous l’effet principalement de la montée significative du coût du risque de crédit et de la contribution au fonds Covid-19. De même, le taux des créances en souffrance s’est hissé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,3% pour les ménages, contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019. Pour autant, le secteur bancaire continue d’afficher des fondamentaux solides en matière de solvabilité et de liquidité. Les ratios, sur base sociale, demeurent stables avec un ratio moyen de solvabilité de 15,7% et un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,4% à fin 2020, supérieurs aux minimas réglementaires. Sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 13,6% et à 10,5%. Le coussin de liquidité s’établit, quant à lui, à 191% à fin mars 2021 bien au-delà du minimum réglementaire de 100%. Le risque de concentration sur les grands débiteurs continue, pour sa part, de faire l’objet d’une surveillance rapprochée.

– L’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib sur la base des projections économiques de juin 2021 continue de démontrer à cette date la capacité des banques à faire face au choc induit par la crise de la Covid-19 et à maintenir le respect des exigences réglementaires, grâce notamment aux matelas en fonds propres qu’elles ont constitués ces dernières années et à la mise en application par le secteur bancaire de la recommandation de Bank Al-Maghrib de non distribution des dividendes.

Pour ce qui est des infrastructures de marchés financiers, celles-ci continuent de faire preuve d’une forte résilience aussi bien sur le plan financier que sur le plan opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière.

Malgré le contexte difficile lié à la crise sanitaire, le secteur des assurances a montré, dans l’ensemble, sa résilience et la solidité de ses fondamentaux techniques. Les primes émises ont affiché une croissance de 1% pour atteindre 45,1 milliards de dirhams, grâce notamment à l’entrée en vigueur du régime obligatoire de couverture des conséquences d’événements catastrophiques qui a généré un volume de primes de 476,7 millions de dirhams.
A contrario, l’activité financière du secteur a été durement impactée par la contraction du marché boursier. L’actif des entreprises d’assurances reste fortement exposé à la poche « actions » entraînant un recul du solde financier. Ainsi, malgré la bonne performance de la marge d’exploitation, le résultat net a cédé 21% pour se fixer à 2,9 milliards de dirhams. Dans le même sens, le rendement des capitaux propres (ROE) a baissé en 2020 pour s’établir à 7,3%.

Au niveau prudentiel, la marge de solvabilité a également subi une baisse, mais reste à des niveaux largement au-dessus du seuil réglementaire. Ne couvrant à ce jour que le risque de souscription, l’excédent de la marge devrait se replier de manière significative avec le passage vers le régime prudentiel de solvabilité basée sur les risques qui couvrira une plus large palette de risques auxquels le secteur des assurances est exposé.

Par ailleurs, les exercices de stress tests réalisés font ressortir une bonne résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobilier ainsi qu’aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables.

Concernant le secteur de la retraite, les principaux régimes connaissent une situation financière difficile marquée globalement par l’importance de leurs dettes implicites et par l’épuisement de leurs réserves à divers horizons. La réforme systémique de la retraite, dont l’étude relative à la conception technique de scénarios dans le cadre d’un système à deux pôles (public et privé) est à un stade avancé, permettra d’instaurer une tarification équilibrée mais également de résorber, dans des proportions importantes, les engagements passés non couverts, et partant de rétablir les équilibres financiers dans le futur.

Le marché des capitaux a retrouvé au premier semestre 2021 sa situation d’avant crise et ce, suite à la baisse des tensions qui l’avaient marqué au cours du premier semestre 2020. La Bourse de Casablanca a maintenu au cours du premier semestre 2021 la tendance haussière qui a débuté à partir du quatrième trimestre 2020 et ce, avec une volatilité moyenne limitée à 7,18%. En effet, le MASI enregistre au 30 juin 2021 une hausse de 9,94% par rapport à fin 2020, effaçant ainsi la baisse de 7,27% enregistrée l’année précédente. Néanmoins, la valorisation globale de la Bourse reste à un niveau relativement élevé et sa liquidité a connu à fin mai une baisse à 7,3% contre 8,8% à fin 2020 et 9,7% à fin 2019. Les taux des Bons du Trésor ont maintenu une tendance baissière au cours du premier semestre 2021 avec un niveau de volatilité faible, proche des plus bas historiques. L’encours de la dette privée à fin avril 2021 s’élève à 240 milliards de dirhams, en hausse de 7,1% en glissement annuel. Il sert à hauteur des deux tiers au financement des établissements de crédit. Le paiement des échéances des titres de dette privée n’enregistre pas de défaut sur la période. S’agissant de l’endettement net des émetteurs non-financiers, il ressort à un niveau globalement maîtrisé et en légère baisse à 80% des capitaux propres en 2020 contre 81% en 2019. L’industrie des OPCVM continue de croître avec un actif net global à fin mai 2021 qui s’élève à 574,2 milliards de dirhams, en augmentation de 9,75% depuis le début de l’année. S’agissant de la titrisation, son encours global est en quasi-stagnation à 9,6 milliards de dirhams et ce, après sept années de croissance soutenue. L’activité des OPCI connait, pour sa part, un bon amorçage avec l’agrément de neuf sociétés de gestion et de huit fonds dont l’actif net global à fin mars 2021 est de 6,5 milliards de dirhams.

Quant au risque opérationnel des infrastructures de marché, le nombre d’incidents et le taux de suspens des transactions boursières restent à des niveaux très faibles et ce, grâce à des dispositifs de maitrise des risques globalement efficaces.

Le Comité a, par ailleurs, fait le point sur l’état d’avancement des actions inscrites dans la feuille de route relative à la mise en œuvre des recommandations du GAFI et du GAFIMOAN en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans le secteur financier. Il s’est enquis des avancées réalisées au premier semestre 2021 particulièrement en ce qui concerne le plan d’action du Groupe Conjoint de l’ICRG (The International Co-operation Review Group) relevant du GAFI. Lors de sa rencontre avec les autorités marocaines le 17 mai 2021, ce groupe et tout en soulignant l’engagement ferme du Maroc pour finaliser le plan d’action et les mesures entreprises dans les circonstances difficiles de la pandémie, a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts afin que ce plan puisse être pleinement réalisé dans les délais convenus.”

Pour rappel, le comité est composé des représentants de Bank Al-Maghrib, de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures.

Actualité – Managem annonce la production du premier lingot d’or de la mine Tri-k en Guinée

Le Groupe marocain Managem a annoncé, jeudi, le démarrage de la mine Tri-k en Guinée et la production du premier lingot d’or.

Dans un communiqué sur site web, Managem a indiqué que « la mine d’or de Tri-K en Guinée, dans la région de Mandiana, a réalisé la première coulée le 23 juin 2021, suite à la finalisation des travaux de construction ».

« La mine de Tri-K consolide la présence du Groupe en République de Guinée et appuie sa détermination à se positionner parmi les plus importants producteurs d’or de taille intermédiaire en Afrique de l’Ouest », souligne le Groupe marocain.

« Cette concrétisation, témoin du savoir-faire, de l’expertise et résilience de nos équipes, renforce la position de Managem comme un acteur majeur de la dynamique économique locale avec plus de 800 emplois à terme, tout en créant de la valeur partagée et durable pour nos investisseurs et toutes nos parties prenantes », a ajouté Managem.

Le Groupe prévoit de produire 130.000 onces d’or par an pendant 12 ans, au cours desquels 800 emplois directs et 1 500 emplois indirects seront créés.

Situé dans la région de Mandiana en Guinée, une zone géologique à fort potentiel aurifère, Tri-K est un important projet d’or qui s’étend sur 490 km². Il est détenu à hauteur de 70 % par Managem et de 30% par son partenaire Avocet Mining.

Gaz naturel – Sound Energy rachète les parts de Schlumberger dans les permis de l’Est du Maroc

La compagnie gazière Sound Energy a annoncé lundi 14 juin qu’elle vient de conclure un accord avec son partenaire Schlumberger pour le rachat de la part de ce dernier dans les permis de l’Est du Maroc.

Selon le site Energy Voice, pour un dollar américain, Sound Energy augmentera de 27,5% à 75% sa participation dans les permis d’exploration d’Anoual et du Grand Tendrara au Maroc ainsi que le contrôle total de sa participation de 75 % dans la concession de Tendrara.

La même source a ajouté que Sound Energy a conclu un accord avec Schlumberger Holdings II, achetant l’intégralité de Schlumberger Silk Route Services.

+ Sound Energy augmente sa participation dans les principaux actifs dans l’Est du Maroc +

La société mère Schlumberger conservera certains droits futurs aux bénéfices, en vertu d’un acte de participation aux bénéfices. Sound paiera 8 à 11 % du total des bénéfices nets de la concession pendant 12 ans.

Si Sound Energy vendrait l’actif avant mars 2023, Schlumberger aurait droit à 27,5% de la trésorerie nette. Si un accord de vente de l’actif intervient avant la fin de 2021, Schlumberger obtiendrait 55% du produit.

« Nous sommes ravis d’avoir augmenté notre participation dans nos principaux actifs dans l’Est du Maroc à des conditions très attractives », a déclaré Graham Lyon, président exécutif de Sound.

« Cette transaction évolutive, une fois réalisée, consolidera la position de Sound Energy en tant que principal développeur de gaz au Maroc et nous positionnera pour générer des rendements, des flux de trésorerie et de la valeur améliorés à mesure que nous progressons dans le développement par phases du TE-5 Horst », a-t-il ajouté.

Sound travaille avec Afriquia Gaz sur le projet gazier marocain. TE-5 Horst détient 18,4 milliards de mètres cubes de gaz.

La compagnie a l’intention de le développer dans un premier temps à travers un plan de micro GNL (mLNG). L’acheteur transportera le gaz par camion jusqu’aux consommateurs, comme les usines.

Établissements publics : le statut de l’agence de gestion stratégique finalisé

À l’ordre du jour du Conseil du gouvernement prévu aujourd’hui, figure le projet de loi 82-20 portant création de l’agence de gestion stratégique des participations de l’État et du suivi de la performance des établissements publics. Cette entité à naître devra assurer une plus grande visibilité pour le repositionnement du portefeuille public.

Parallèlement à l’approbation du projet de loi-cadre sur les établissements publics, par les deux chambres du parlement, le gouvernement prépare la mise en place de l’entité devant prendre en charge la gestion stratégique des participations de l’État. Le projet de statut de cette agence qui se chargera de gérer les participations de l’État et de suivre la performance des établissements publics est à présent finalisé. L’objectif étant de mettre en place ledit organe dans les plus brefs délais. Le projet de loi souligne que la nouvelle agence aura pour mission de veiller aux intérêts patrimoniaux de l’État actionnaire dans les établissements publics et les sociétés anonymes dont le capital est détenu totalement ou partiellement par l’Etat. Notons que la philosophie de la nouvelle politique actionnariale de l’État a pour base, l’encouragement des modèles sectoriels qui entrent dans le domaine d’action des établissements publics. La législation projetée a placé la nouvelle agence au sommet de la pyramide de prise des décisions en matière d’investissements publics et leur implantation, tout en tenant compte de la nécessité de revoir les modalités d’intervention du capital public.

Les enjeux de la nouvelle stratégie actionnariale publique

Le timing de mise sur pied de la nouvelle agence sous-entend qu’elle supervisera les processus de recentrage du portefeuille public sur ses prérogatives de base, ainsi que celui de liquidation des établissements publics non stratégiques ou non pérennes. Un délai de cinq ans sera accordé par la nouvelle loi en vue de permettre à l’agence nationale de réaliser les objectifs qui lui ont été assignés. Un décret d’application de la loi projetée viendra, quant à lui, lister les entreprises publiques qui entreront dans le domaine de compétences de l’agence. La transformation attendue concernera principalement la restructuration des entreprises publiques pour s’orienter vers un système de gestion des SA. Il s’agira de gérer les montants qui sont annuellement accordés aux établissements et aux organismes publics qui dépendent du budget de l’État, des fonds composés de taxes parafiscales affectées.

La feuille de route que préconise le gouvernement prenne également en compte les versements effectués, sous forme de dividendes, des parts de bénéfices, des produits de monopole et des redevances d’occupation du domaine public. Quant à l’épineuse question des dépenses, le nouveau dispositif a pour priorité la rationalisation des dépenses des établissements publics et «leur corrélation à la réalisation des résultats», souligne la nouvelle législation, qui préconise aussi la mise en place d’une programmation pluriannuelle des contributions et le versement en trois tranches (mars, juin et septembre) des contributions nettes de tout prélèvement fiscal. Pour ce qui est de la gouvernance des entreprises publiques, les rapports entre l’État et les entreprises publiques marchandes et non marchandes obéiront à de nouvelles exigences en vue d’ un contrôle plus efficient les sociétés de l’État, ainsi que pour mieux gérer le réseau des prises de participation. L’alignement aux stratégies sectorielles et à la régionalisation est, par ailleurs, une grande priorité pour l’État. Outre le recentrage sur le cœur de métier, l’action de l’État devra porter sur l’amélioration du processus de restructuration de ces organismes. En ligne de mire, figure «la refonte du modèle économique de certains d’entre eux, l’optimisation de leurs programmes d’investissement et la recherche de modalités de financement innovantes». La relation de l’État avec les entreprises publiques reposera désormais sur des visions stratégiques à moyen et long termes.

Une importante contribution budgétaire au portefeuille public

La mission de gestion stratégique qui sera confiée à l’agence prend en compte l’appui budgétaire de l’État en faveur de son portefeuille d’établissements, qui connait une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 4,8 %, avec plus de 56 % des déblocages du budget qui sont destinés à couvrir les dépenses de fonctionnement. Pour le contrôle financier, la nouvelle orientation consiste à se focaliser sur l’appréciation des performances et la prévention des risques à travers la vérification de la qualité des procédures internes et leur capacité à optimiser l’efficacité de la gestion de l’établissement public concerné. Par rubrique, ce sont les dépenses de fonctionnement qui accaparent 56 % des subventions, et 40 % pour couvrir les charges d’équipement. Le pôle social vient en tête des bénéficiaires des transferts publics, suivi de l’agriculture et du financement des infrastructures.

Port Tanger Med: hausse de plus de 25% du chiffre d’affaires du pôle portuaire

1,46 milliard de dirhams. C’est le montant du chiffre d’affaires réalisé par le pôle portuaire Tanger Med à fin juin 2021, soit une hausse de de 25% par rapport à la même période durant l’année dernière.

D’après un communiqué de sa direction, le chiffre d’affaires (CA) de ce pôle qui englobe Tanger Med Port Authority (TMPA), chargée de l’exploitation du Port Tanger Med 1 et du Port passagers et rouliers, et Port Tanger Med 2 (TM2), s’est élevé à 720 millions de dirhams durant le deuxième trimestre 2021, après les 536 millions de dirhams enregistrés lors du deuxième trimestre de 2020.

Concrètement, les CA de la société TMPA et TM2 ont respectivement atteint 985 MDH (+11%) et 474 MDH (+71%), indique-t-elle, non sans préciser que 52 millions de tonnes de marchandises ont été traitées à fin juin 2021, dont 28 millions de tonnes au cours du deuxième trimestre de l’année en cours.

Note du HCP sur la situation économique au premier trimestre 2021

La croissance fait du surplace

Au moment où le secteur de l’industrie et celui des services connaissent un repli, le secteur agricole, lui, tire son épingle du jeu.

L’arrêté des comptes nationaux fait ressortir une croissance de l’économie nationale à 1% au premier trimestre 2021, au lieu de 0,9% durant le même trimestre de l’année précédente, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution est le résultat d’une forte hausse de l’activité agricole de 20,5% et d’une contraction de 1,4% des activités non agricoles, explique le HCP qui vient de publier une note d’information sur la situation économique nationale au cours du premier trimestre 2021.

La croissance a été ainsi tirée par la demande intérieure dans le contexte d’une inflation maîtrisée et d’une amélioration du besoin de financement de l’économie nationale, relève la même source.

Variations saisonnières
Au détail, le HCP fait savoir qu’après une baisse de 4,3% durant le premier trimestre 2020, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 18,7% durant la même période en 2021. Cette évolution est attribuable à la hausse de l’activité de l’agriculture de 20,5% et de celle de la pêche de 1%.

La valeur ajoutée du secteur secondaire, de son côté, a réalisé une augmentation moindre au premier trimestre 2021(de 1,5%) par rapport à celle (de 1,8%) du premier trimestre de l’année précédente. Ceci a été, surtout, le résultat de l’amélioration des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 5,2%, des industries de transformation (1,6%), de l’électricité et eau (0,6%), du bâtiment et travaux publics (0,2%).

En revanche, la valeur ajoutée du secteur tertiaire, s’est contractée de 2,9% au 1er trimestre de cette année après avoir enregistré un accroissement de 1,5% le même trimestre de 2020. Cette baisse a résulté de l’effet conjugué du repli des valeurs ajoutées des hôtels et restaurants de 50,3%, des transports (10,9%), des postes et télécommunications (4%), des services financiers et assurances (3,2%) et du commerce (0,5%), ainsi que de la hausse de celles des services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale de 2,1%, des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (1%) et des services rendus aux ménages et aux entreprises (0,6%).

Aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 1,8% durant le premier trimestre 2021. De ce fait, la hausse du niveau général des prix a été de 0,8% au lieu de 0,7% une année auparavant.

Direction générale des impôts: 144,8 milliards de dh de recettes fiscales nettes en 2020

La contribution sociale de solidarité sur les bénéfices a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI dans son rapport d’activité 2020.

Les recettes fiscales globales nettes se sont élevées au titre de l’exercice 2020 à 144,8 milliards de dirhams, en repli de 5,4% par rapport à 2019, selon la Direction générale des impôts (DGI). Cette performance correspond à un taux de réalisation de 106,5% de l’objectif cible actualisé de la Loi de Finances Rectificative 2020, précise la DGI qui vient de publier son rapport d’activité 2020.

«En dépit du contexte de crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, les recettes fiscales brutes ont atteint près de 156 milliards de dirhams durant l’année écoulée, dont 52,13 milliards relatives à l’impôt sur les sociétés, représentant un taux de réalisation de 113,5% des prévisions de la Loi de Finances Rectificative», détaille la DGI. Concernant la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices, elle a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI. Pour ce qui est des recettes brutes de l’impôt sur le revenu, elles ont atteint 42,38 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 100%.

Mesures spécifiques
En outre, la DGI indique que les recettes brutes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’intérieur se sont établies à 41,52 milliards de dirhams en 2020, soit un taux de réalisation des prévisions de la LFR de l’ordre de 117,9%. Les recettes nettes de cette taxe ont, quant à elles, dépassé 31,11 milliards de DH. «Face à l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises, les ménages et le pouvoir d’achat, des mesures spécifiques ont été adoptées par le Comité de veille économique et mise en oeuvre par la DGI. Dans ce contexte, l’administration fiscale a su exploiter son agilité et s’adapter en capitalisant sur les acquis importants en matière de digitalisation, permettant, ainsi, la sécurisation des recettes fiscales», indique le rapport de la DGI.

Par ailleurs, près de 14,25 millions d’opérations ont été dématérialisées par la Direction générale des impôts en 2020, soit plus de 5,3 fois le volume enregistré en 2016. «En 2020, la DGI a poursuivi le déploiement de sa stratégie de digitalisation en redoublant d’efforts pour renforcer le bouquet des services dématérialisés offerts aux usagers et aux partenaires de la DGI», souligne la Direction. Cette dématérialisation a, par ailleurs, permis d’assurer la continuité des services et des prestations offertes dans le contexte d’urgence sanitaire », ajoute la DGI.

Le rapport fait aussi état d’une concentration, par les télépaiements et les télédéclarations, de près de 75% des opérations réalisées de manière dématérialisée en 2020, ainsi qu’une hausse de 139% du nombre des services en ligne liés aux déclarations sur la période 2017-2020. En outre, la DGI relève que le nombre de déclarations Impôt sur les sociétés (IS), Impôt sur le revenu (IR) et taxe sur la valeur ajoutée (TVA) déposées en ligne en 2020 s’est chiffré à 3,36 millions, en augmentation de 21% par rapport au volume enregistré en 2017.

Zone industrielle de Bouznika : une méga- convention PPP actée

Une convention de partenariat, portant sur le projet d’aménagement, de développement et de gestion de la zone industrielle de Bouznika a récemment été signée. Le projet s’étend sur 25 ha et sera réalisé selon un modèle de partenariat public-privé.

Cap Holding se lance dans une méga-opération à Bouznika. L’entreprise vient, en effet, de signer en fin de semaine dernière une convention de partenariat portant sur le projet d’aménagement, de développement et de gestion de la zone industrielle de Bouznika. Ladite convention a été actée entre Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Malika Laasri, directrice générale de l’Agence Millenium Challenge Account-Morocco (MCA-Morocco) et le président directeur général de Cap Holding, Chakib Alj. Le projet concerné, qui sera réalisé selon un modèle de partenariat public-privé (PPP), s’étend sur une superficie de 25 ha. Il s’inscrit dans le cadre de la composante «Sites pilotes», relevant du programme de coopération «Compact II», financé par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, représenté par Millennium Challenge Corporation (MCC) et dont la mise en œuvre est confiée à l’Agence MCA-Morocco.

Dans ce cadre, la partie publique s’engage à mettre à disposition de l’opérateur privé un foncier mobilisé, assaini et raccordé aux infrastructures hors-sites effectivement réalisées, moyennant un investissement de 5 millions de dollars. En plus de ces infrastructures hors-site (réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement, construction d’une station d’épuration des eaux usées, d’un complexe hydraulique et de voies d’accès, à savoir un pont sur l’Oued de Bouznika et un accès secondaire de secours), la partie publique revitalisera la zone existante à travers l’amélioration de ses infrastructures (voirie, réseaux d’assainissement liquide, d’eau potable, d’électricité et d’éclairage public, etc.). Elle s’associera, dans ce cadre, avec la commune et l’Association des industriels de Bouznika.

Pour sa part, Cap Holding mobilise un investissement de près de 11 millions de dollars et s’engage à réaliser les aménagements in-site, à assurer la commercialisation du site à des prix attractifs, à gérer la zone selon les hauts standards de qualité, à proposer une offre de services à valeur ajoutée et à respecter les normes sociales et environnementales. Ce projet, tiré par la demande, devrait drainer des investissements privés industriels de l’ordre de 75 millions de dollars et générer 4.000 emplois directs, fait savoir le communiqué. Rappelons, en outre, qu’il a été procédé en mars dernier, à la relance de l’appel à partenariat ayant trait à la réalisation des deux autres projets relevant de la composante «Sites pilotes». Il s’agit de l’aménagement, la commercialisation et la gestion des parcs industriels de Had Soualem et Sahel Lakhyayta, et ce, après révision du dossier d’appels d’offres en concertation avec le secteur privé en vue de renforcer l’attractivité des deux projets, à la lumière notamment de l’impact de la pandémie de la Covid-19. S’étendant sur une superficie globale de près de 136 ha, les trois sites industriels pilotes devraient abriter à terme 500 entreprises industrielles pour un investissement total prévisionnel de 486 millions de dollars et générer 27.000 emplois directs.

Maroc Telecom, Orange et inwi: il va y avoir du changement

L’ANRT publie les détails de sa décision définissant les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion dans les réseaux fixe, de nouvelle génération et mobile entre Maroc Telecom, Orange Maroc et inwi. Quelles sont les répercussions d’une telle décision ?

Les trois opérateurs télécoms marocains vont devoir proposer des offres plus généreuses sur le segment voix, dans les jours à venir. Comment cela serait-il possible ? Pour maintenir les équilibres dans les échanges de flux d’interconnexion entre opérateurs, le régulateur a décidé de baisser les tarifs d’interconnexion. Par la décision ANRT/DG/n°14-20 du 26 novembre 2020, celui-ci définit les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion (TA) dans les réseaux fixe, de «nouvelle génération» et mobile de Maroc Telecom, Orange Maroc et Inwi, en vigueur depuis le 8 juin 2018. Ainsi, depuis le 1er décembre 2020, le tarif de terminaison du trafic d’interconnexion SMS dans les réseaux mobiles d’Itissalat Al-Maghrib, Orange et Inwi a été fixé à 0,01 DH (HT) par SMS au lieu de 0,03 DH.

Face aux interrogations qu’une telle décision pourrait susciter, le régulateur rassure : «les propositions de baisse des tarifs d’interconnexion ne devraient pas affecter significativement les résultats des opérateurs». Mais pas que «sur le marché de détail, une baisse importante des tarifs d’interconnexion pourrait permettre une animation plus soutenue des différents marchés et encourager les usages voix». Concernant les réseaux fixe et nouvelle génération, l’application des baisses au niveau des tarifs d’interconnexion serait de nature à stimuler le niveau de concurrence. «Au besoin, des baisses plus importantes pourraient être mises en œuvre, jusqu’à l’horizon 2022, si la dynamique concurrentielle (dégroupage, développement FTTH, …) sur ce segment si nécessaire», soutient l’ANRT.

Benchmark international

Sur le plan des comparaisons internationales, il ressort des analyses de l’ANRT que des fluctuations importantes des échanges des trafics d’interconnexion peuvent, à terme, générer de nouveaux déséquilibres. S’y ajoute le fait que les niveaux des trafics d’interconnexion, actuellement appliqués au Maroc, seraient supérieurs de 42% à la moyenne observée dans les pays européens, en ce qui concerne les réseaux mobiles. «Les écarts observés s’expliqueraient, entre autres, par l’approche différente adoptée actuellement en Europe, basée ces dernières années sur la méthode CILT ou méthode du coût incrémental à long terme», explique l’ANRT. Par ailleurs, les audits réglementaires des trois opérateurs, pour certains exercices échus, ont permis de relever que les niveaux de coûts d’interconnexion en vigueur sont supérieurs aux coûts issus des audits réglementaires. Lesdits audits font également ressortir l’existence d’arguments justifiant des différences entre les TA (asymétrie) dans les réseaux des trois opérateurs.

En baissant les tarifs d’interconnexion, l’ANRT espère dynamiser la concurrence via le lancement d’offres plus compétitives et plus généreuses, notamment sur le segment Voix. Soulignons que la croissance du marché télécom marocain est essentiellement portée par la Data et que le segment Voix mérite d’être redynamisé étant donné que ce dernier connaît depuis l’avènement des applications alternatives comme WhatsApp, Telegram et Zoom des baisses importantes de trafic. Pour accompagner cet élan, l’ANRT a mis en place un encadrement pluriannuel des tarifs de terminaisons d’appel Mobile et Fixe, et ce, sur trois étapes couvrant la période allant jusqu’à 2022. Cet encadrement implique une baisse des tarifs d’interconnexion Mobile de 35% pour Maroc Telecom contre 25% pour Orange et 22% pour Inwi avec maintien de l’asymétrie. À la fin dudit encadrement, une baisse cumulée moyenne de 65% devrait être enregistrée auprès des trois opérateurs télécoms.

Cadre juridique de la décision

En vertu du décret n°2-97-1025 susvisé, les tarifs d’interconnexion devraient respecter les principes d’objectivité, de transparence et de non-discrimination, et ne pas conduire à imposer indûment des charges excessives. Ils devraient également refléter les coûts pertinents pour chaque opérateur exerçant une influence significative sur un marché particulier des télécommunications. Par ailleurs, et en vertu de l’article 22 du décret précité, l’ANRT peut définir les conditions de décroissance des tarifs d’interconnexion sur une période déterminée, de façon à permettre notamment les comparaisons internationales utiles en la matière. Enfin, et conformément aux décisions en vigueur, les tarifs d’interconnexion SMS de chaque opérateur doivent refléter effectivement les coûts. En application des textes réglementaires susvisés, les opérateurs exerçant une influence significative sur les marchés particuliers concernés sont soumis à l’obligation d’orientation vers les coûts des TA dans leurs réseaux. Quant aux opérateurs qui n’exercent pas d’influence significative sur un marché particulier, ils sont assujettis aux dispositions de l’article 13 du décret n°2-97-1025 susvisé et ne doivent pas imposer aux autres opérateurs utilisant l’interconnexion des charges excessives qu’ils doivent pouvoir justifier à la demande de l’ANRT.

Historique des consultations

En décembre 2018, une étude a été lancée en collaboration avec les opérateurs. Celle-ci a porté sur la mise en place de la méthode CILT pour la détermination des tarifs d’interconnexion. L’étude dont les résultats ont été présentés aux trois opérateurs courant décembre 2020 a permis d’établir un échéancier pour la mise en œuvre effective des recommandations. Par ailleurs, l’ANRT avait lancé une première consultation, en août 2019, pour la révision des tarifs d’interconnexion, à l’issue de laquelle les opérateurs se sont accordés, sans converger vers les mêmes niveaux, sur un seuil minimal de révision des tarifs en vigueur. Sur demande des trois opérateurs globaux et après concertation, il a été convenu de reporter provisoirement la révision de ces tarifs. Une deuxième consultation a été lancée, fin août 2020, pour la mise en place d’un encadrement pluriannuel, sur trois étapes, couvrant jusqu’à 2022, assurant ainsi la visibilité sur les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion pour les opérateurs en tenant compte de la configuration actuelle des flux d’interconnexion, des positions et tarifs d’interconnexion actuels des trois opérateurs sur chaque segment de marché. Ainsi, il a été préconisé, à la fin dudit encadrement pluriannuel, une baisse cumulée moyenne de 65%. Les niveaux de baisse proposés s’inscrivent également dans le cadre de la mise en œuvre progressive des résultats qui seraient issus de l’application de la méthode CILT et dont des coûts préliminaires ont déjà été calculés par l’ANRT sur la base des données fournies par certains opérateurs.

Réaction des opérateurs suite aux consultations

En réponse à des consultations, les trois opérateurs ont transmis à l’ANRT leurs commentaires et propositions. Leur examen relève que les trois opérateurs s’accordent pour appliquer des niveaux de baisse importants au niveau des tarifs d’interconnexion. Un opérateur a souhaité l’adoption d’une symétrie des tarifs le plus tôt possible, et recommandé une baisse progressive des niveaux d’asymétrie. Un opérateur a estimé qu’il serait pertinent que la baisse des tarifs de l’interconnexion ne soit pas brusque tout en proposant, à terme, qu’ils devraient varier entre 0,01 et 0,04 DH/mn. Un opérateur a demandé l’alignement des niveaux et rythme des baisses des tarifs de l’interconnexion entre deux opérateurs alternatifs, d’annuler ou d’abaisser massivement les tarifs de l’interconnexion fixes dans une optique d’ouverture du marché fixe, ainsi que de prévoir la possibilité d’une révision, à tout moment, de l’encadrement pluriannuel, au regard notamment de l’évolution de la dynamique concurrentielle.

Douanes et impôts indirects : ce qui va changer d’ici 2023

L’Administration des douanes et impôts indirects a lancé son plan stratégique 2020-2023, après la réussite de la feuille de route 2017-2021, qui a pu être mise en œuvre deux années avant l’échéance prévue. Ce nouveau plan s’article autour de six volets, visant notamment à renforcer le climat de confiance. Zoom.

C’est sous le signe du renforcement de la confiance que l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) entend s’atteler à ses missions durant la période 2020-2023. Un leitmotiv désormais porté par le plan stratégique de l’institution, fraîchement dévoilé. Les grandes priorités de ce cap stratégique seront de contribuer à l’effort de relance de l’économie nationale et au renforcement du climat de confiance entre les opérateurs économiques et l’administration. Cette nouvelle feuille de route représente le 3e plan stratégique inité par l’ADII, depuis juin dernier, après la réussite de son précédent (2017-2021), qui a pu être mis en œuvre deux années avant l’échéance prévue.

Six axes

Le plan stratégique, qui s’étale jusqu’en 2023, s’articule ainsi autour de six objectifs. L’un d’eux vise à s’engager en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires et encourager la production nationale, est-il précisé dans le «Plan stratégique de l’ADII 2020-2023», qui relève que pour ce faire, l’Administration se mobilise en faveur d’une meilleure protection du tissu industriel national. Dans cette lignée, un programme d’actions sera engagé pour encourager la production nationale et donner une forte impulsion aux entreprises, en l’occurrence les TPE et PME, avec un effort soutenu en direction des acteurs du secteur informel en vue de leur arrimage au formel. Autre point crucial : l’efficacité de la gestion du contentieux, en favorisant le règlement transactionnel et en s’appuyant sur l’informatisation et l’échange électronique des données avec la justice (registre de commerce, les requêtes, mémoires en réponse, etc.), fait savoir l’ADII.

Le but est de consolider l’automatisation de la gestion des affaires contentieuses et la réduction du nombre d’affaires poursuivies en justice. Il s’agit, également, d’améliorer la gouvernance et la qualité du service, indique l’ADII, qui souligne l’impératif d’offrir une meilleure qualité de ses prestations et de satisfaire les attentes des opérateurs et des citoyens, selon une démarche prônant l’écoute et la concertation. Ainsi, l’ADII affirme s’engager à réaliser un nouveau saut qualitatif de ses modes de gestion afin de mettre à la disposition de ses clients-usagers des prestations de qualité ainsi qu’une information douanière fiable et en temps opportun, tout en réduisant au maximum leur déplacement aux bureaux douaniers. Parallèlement, la stratégie 2023 vise à renforcer les actions de lutte contre la fraude et la contrebande en privilégiant le recours aux nouvelles technologies et au contrôle intelligent et non intrusif.

Pour ce faire, l’ADII compte mettre à profit les nouvelles technologies comme la Blockchain, l’analyse prédictive et le «machine learning» pour améliorer l’efficacité du contrôle a priori et le ciblage des opérations du commerce extérieur, notamment celles du e-commerce, ajoute le rapport. S’agissant de la rationalisation du contrôle, poursuit l’ADII, il sera procédé à la mise en place du triple circuit (vert, orange, rouge) ainsi qu’à l’élargissement du champ d’application de la sélectivité automatique à d’autres types de contrôles (scanners, contrôle a posteriori…). Il faut également noter que d’autres actions sont prévues dans ce cadre, comme l’instauration du contrôle à la demande des opérateurs. La dématérialisation de l’écosystème douanier, l’amélioration du cadre juridique et règlementaire et la valorisation du capital humain figurent également en bonnes places dans cette stratégie, tant leur rôle est important dans tout programme de modernisation et de réforme, souligne le rapport.

Ciblage : L’Agence nationale des registres voit le jour

Son décret adopté par le gouvernement

Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce projet de décret fixe le cadre institutionnel de l’ANR afin qu’elle puisse atteindre les objectifs qui lui ont été assignés à travers la contribution au chantier de réforme et de renouvellement du système d’appui social au Maroc.

C’est acté. L’Agence nationale des registres est officiellement créée. En effet, le Conseil de gouvernement, vient d’approuver le projet de décret N°2.20.792 portant application de la loi N°72.18 relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et portant création de l’Agence nationale des registres (ANR). Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce projet de décret fixe le cadre institutionnel de l’ANR afin qu’elle puisse atteindre les objectifs qui lui ont été assignés à travers la contribution au chantier de réforme et de renouvellement du système d’appui social au Maroc, en application des Hautes orientations royales contenues dans le discours royal à l’occasion du 19ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de ses glorieux ancêtres, le 29 juillet 2018, a indiqué le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi.

Le texte adopté confie au chef de gouvernement la présidence du conseil d’administration de l’ANR et à l’autorité gouvernementale en charge de l’Intérieur la prérogative d’exercer la tutelle de l’État sur l’agence, a précisé M. Amzazi, faisant savoir que le conseil d’administration de l’ANR est composé des autorités gouvernementales ou de leurs représentants chargés de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de l’Agriculture, de l’Éducation nationale, de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille, de l’Administration de la défense nationale et du Haut Commissariat au Plan. Et d’ajouter que le décret prévoit également la création d’un comité technique auprès du conseil d’administration, composé des représentants de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de l’Agence de développement du digital (ADD) et de l’Agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT), a-t-il ajouté. Dans l’attente de la création de l’ANR, l’autorité gouvernementale en charge de l’Intérieur exercera, provisoirement, certaines fonctions confiées à l’agence, a conclu M. Amzazi.

Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a adopté deux projets de décrets portant application de la loi n°98.15 relative au Régime d’assurance-maladie obligatoire de base et la loi n°99.15 relative à la mise en place d’un Régime de retraite pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale.
Le premier projet de décret (n°2.21.290), consacré aux mécanismes d’application des deux lois précitées pour la catégorie des médecins, définit le ministère de la santé comme organisme de liaison chargé de communiquer à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) les informations nécessaires à l’enregistrement des médecins et de déterminer le revenu forfaitaire de cette catégorie. Le deuxième projet de décret (n°2.20.803), consacré à l’application des deux lois précitées pour la catégorie des architectes, désigne l’Ordre des architectes en tant qu’organisme de liaison avec la CNSS pour l’échange des informations nécessaires, ainsi que pour se mettre d’accord sur le revenu forfaitaire de cette catégorie.

A noter enfin que l’Exécutif a également examiné et approuvé deux projets de décret portant application du décret-loi n° 2.20.605 du 15 septembre 2020, instaurant des mesures exceptionnelles au profit de certains employeurs affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de leurs employés déclarés, ainsi que de certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non-salariées assurées auprès de la CNSS, touchés par les répercussions de la propagation de la pandémie de la Covid-19. Le premier projet de décret (n°2.21.227) vise à prolonger jusqu’au 30 juin 2021 la période d’indemnisation des travailleurs des sous-secteurs de la restauration et de l’événementiel.

Le second projet de décret (n°2.21.228) tend à prolonger jusqu’au 30 juin 2021 l’indemnisation des employés des espaces de jeux et de divertissement.

Plus de 220 textes en souffrance

A quatre mois de la fin de la législature, les parlementaires interpellent le gouvernement au sujet de propositions de loi bloquées

La lenteur de l’adoption des propositions de loi refait surface. Des dizaines de textes proposés par les parlementaires n’ont pas évolué d’un iota. Une situation qui pousse aujourd’hui la première Chambre à lancer un appel, un autre, à destination du gouvernement. Selon les responsables de la Chambre basse du pays, le nombre des propositions de loi atteint aujourd’hui pas moins de 227. A quelques mois de la fin de l’actuelle législature et de l’organisation des prochaines législatives, une bonne partie des textes en question semble déjà condamnée. La Chambre des représentants veut ainsi profiter du temps restant pour sauver quelques propositions avant qu’il ne soit trop tard. Dans ce sens, le bureau de la Chambre des représentants a insisté lors de sa dernière réunion sur la nécessité de la concertation des efforts entre la Chambre et le gouvernement pour consolider le rendez-vous mensuel relatif aux propositions de loi. Pour rappel, le gouvernement et le Parlement avaient annoncé, il y a quelques années, la mise en place d’un dispositif spécial pour accélérer l’examen et l’adoption des propositions de loi. Celles-ci émanent directement des élus de la Nation contrairement aux projets de loi qui sont l’émanation de la volonté de l’Exécutif. Dans les faits, les bilans de toutes les sessions parlementaires écoulées sont dominés dans leur écrasante majorité par les projets de loi. Pourtant, la Constitution du pays stipule dans son article 78 que «l’initiative des lois appartient concurremment au chef de gouvernement et aux membres du Parlement. Les projets de loi sont déposés en priorité sur le bureau de la Chambre des représentants. Toutefois, les projets de loi relatifs notamment aux Collectivités territoriales, au développement régional et aux affaires sociales sont déposées en priorité sur le bureau de la Chambre des conseillers». Plus loin encore, l’article 82 dispose que «l’ordre du jour de chaque Chambre est établi par son Bureau. Il comporte les projets de loi et les propositions de loi, par priorité, et dans l’ordre que le gouvernement a fixé. Une journée par mois au moins est réservée à l’examen des propositions de loi dont celles de l’Opposition». Cependant, ce dispositif prévu par la Constitution avec une séance mensuelle consacrée aux propositions de loi a du mal à prendre sa vitesse de croisière. La lenteur de l’examen de ces textes parlementaires provoque parfois des polémiques entre le gouvernement et le Parlement. La dernière remonte à il y a quelques mois seulement. Certes, le Parlement a pu valider une quarantaine de textes, mais il n’en demeure pas moins que le volume des textes en stand-by reste important. Le Parlement compte ainsi sur la poursuite des dialogues, débats et discussions auprès du pouvoir exécutif au sujet des nombreuses propositions de loi. Reste à savoir si le gouvernement répondra favorablement aux requêtes des parlementaires. Une chose est sûre en tout cas. Le gouvernement a son tour compte sur les quelques semaines qui restent pour l’adoption d’un maximum de lois…

Bureau

Lors de la réunion hebdomadaire du bureau, présidée par Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, les membres du bureau ont assuré que le projet de la généralisation de la couverture sociale constitue une contribution sans précédent aux efforts de lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité, ainsi qu’une avancée stratégique dans l’optique de réaliser le projet sociétal qui place l’homme au centre du développement durable et global.

M. El Malki a rappelé l’attention particulière que porte cette institution législative à l’accompagnement de ce chantier national primordial, mettant en avant la place qu’occupe la protection sociale au niveau des différentes composantes de la Chambre. Il a rappelé, à juste titre, le travail sérieux accompli par le groupe de travail thématique sur le système de santé, qui a été une occasion d’écoute des différents acteurs dans le domaine de la santé et de la protection sociale, précisant que le groupe a élaboré, à cet effet, un rapport détaillé qui sera présenté à la Chambre lors de l’une des prochaines séances.

Procédure

Selon l’article 84 de la Constitution, «tout projet ou proposition de loi est examiné successivement par les deux Chambres du Parlement pour parvenir à l’adoption d’un texte identique. La Chambre des représentants délibère la première sur les projets de loi et sur les propositions de loi initiées par ses membres, la Chambre des conseillers délibère en premier sur les propositions de loi initiées par ses membres.

Une Chambre saisie d’un texte voté par l’autre Chambre, délibère sur le texte tel qu’il lui a été transmis. La Chambre des représentants adopte en dernier ressort le texte examiné. Le vote ne peut avoir lieu qu’à la majorité absolue des membres présents, lorsqu’il s’agit d’un texte concernant les collectivités territoriales et les domaines afférents au développement régional et aux affaires sociales».

Lancement de idarati.ma, le portail National des Procédures et des Formalités Administratives

Conscient de l’importance des technologies de l’information dans l’essor de l’administration publique marocaine, le gouvernement et conformément aux hautes orientations royales a placé la transformation numérique au cœur de son programme de réformes.

Dans ce sens, le Portail National des Procédures et des Formalités Administratives « Idarati » (www.idarati.ma) a vu le jour ce mercredi 21 Avril 2021. Ce portail aura pour but d’améliorer la qualité des services rendus par l’administration aux usagers ainsi que d’instaurer une nouvelle relation fondée sur la confiance et la transparence.

Ce portail, – réalisé dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, l’Agence du Développement du Digital (ADD) et l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) -, est une interface d’information unifiée, intégrée et multi-espaces qui aura pour rôle de mettre les informations administratives à la disposition de l’usager.

les formalités administratives qu’il se doit d’effectuer auprès des administrations, des établissements et des entreprises publiques ainsi que des collectivités territoriales et toute personne morale assujettie au droit public.

Aussi, les actes administratifs publiés dans le Portail ont été recensés, documentés et transcrits par les administrations concernées et ce conformément aux dispositions de la loi 55.19, loi relative à la simplification des procédures et des formalités administratives où sont définis les principes généraux régissant les nouvelles relations entre administration et usager.

Il s’agit donc d’un premier pas envers le processus de simplification de l’ensemble des procédures et leur dématérialisation conformément aux dispositions de ladite loi 55.19. Ultérieurement, d’autres versions du Portail comportant de nouvelles fonctionnalistes verront le jour, et ce, toujours dans l’objectif de simplifier davantage le parcours de l’usager et d’améliorer la qualité des services qui lui sont offerts et renforcer sa confiance envers l’administration.

La Chambre des représentants approuve 5 conventions internationales

La Chambre des représentants a approuvé à l’unanimité, mardi en séance plénière, cinq projets de loi relatifs à des conventions internationales, indique-t-on dans un communiqué.

Présentant les projets des conventions internationales, la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger Nezha El Ouafi a expliqué que ces accords s’inscrivent dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume visant le renforcement et la diversification de ses partenariats dans les domaines diplomatique, politique, économique, sociale et environnemental, indique un communiqué de la Chambre.

Il s’agit du projet de loi n ° 77.20 portant approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la pêche maritime entre le Maroc et la Russie, signé le 14 septembre 2020 à Rabat et le 14 octobre 2020 à Moscou, du projet n°18.20 portant approbation de la convention relative à l’entraide judiciaire en matière civile et commerciale entre le Royaume du Maroc et l’Ukraine, signée à Marrakech le 21 octobre 2019, et du projet de loi 17.20 portant approbation de la convention relative au transfèrement des personnes condamnées, également signée à Marrakech le 21 octobre 2019.

Il s’agit aussi du projet de loi n°16.20 portant approbation de la convention relative à l’entraide judiciaire en matière pénale et l’extradition entre le Royaume du Maroc et l’Ukraine et du projet de loi n°75.20 portant approbation de l’accord entre le gouvernement du Royaume du Maroc et les Nations Unies relatif à l’établissement à Rabat du Bureau du programme de lutte contre le terrorisme et la formation en Afrique relevant du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, signé le 6 octobre 2020.

Les conventions de coopération signées avec l’Ukraine ont pour objet le renforcement de la coopération bilatérale en matière judiciaire, tandis que la convention de coopération avec la Russie vise le développement de la coopération bilatérale dans les domaines de la pêche maritime, de l’économie de la pêche et les secteurs qui y sont liés, souligne la même source, ajoutant que la convention de coopération avec les Nations unies s’inscrit dans le cadre de la stratégie onusienne en matière de lutte contre le terrorisme, adoptée à l’unanimité en 2006 par l’Assemblée générale de l’ONU, visant le soutien des programmes de luttes contre le terrorisme et le renforcement des capacités des pays membres dans ce domaine.

Les nudges fiscaux

L’humain est un être coopérant par nature, mais qui reste un coopérant conditionnel, c’est-à-dire qu’il est toujours prédisposé à coopérer si les autres le souhaitent aussi.
• L’action administrative en matière fiscale devra de plus en plus être adaptée et individualisée pour chaque contribuable tenant compte des traits de sa personnalité (les big five) ou à la limite pour chaque segment de contribuable ayant des caractéristiques individuelles, culturelles et sociales similaires.

Les deux derniers discours royaux prononcés récemment par sa Majesté le Roi, que Dieu le glorifie, ont lancé deux défis majeurs aux pouvoirs publics et aux citoyens. Le premier, socialement très souhaitable, a trait à la généralisation de l’assurance maladie par une consolidation de la fonction de redistribution. Ces dépenses sociales nécessiteront une forte mobilisation des recettes financières de l’Etat dont principalement les recettes fiscales. Le deuxième, un appel à un grand sens de responsabilité et de citoyenneté pour faire face à la propagation de la pandémie. Deux orientations stratégiques royales qui nous rappellent le fameux article publié en 1958 de l’économiste Thomas Schelling «The Life You Save may be your own» où il expose merveilleusement la différence d’engagement des citoyens au secours d’une «vie identifiée» (appel à la générosité publique pour venir au secours d’une fille atteinte d’une tumeur) par opposition à nos comportements au quotidien vis-à-vis des «vies statistiques» (des vies perdues par manque de budgets suffisants par exemple).

Ces biais comportementaux deviennent de plus en plus le centre d’intérêt des gouvernements depuis l’émergence de l’économie comportementale. Le gouvernement britannique, à l’époque de David Cameron, fut alors le premier à institutionnaliser ces approches en mettant en place un Behavioural Insights Team capable de dénouer et intervenir sur une multitude de questions comportementales, notamment celles relevant du civisme fiscal. L’idée de base de ce groupe dont faisait partie aussi le prix Nobel et père de l’économie comportementale Richard Thaler (avec Kahneman et Tversky), serait d’intervenir là où le choix rationnel a échoué et d’agir en tant que paternaliste libertarien par un ensemble de nudges (coups de pouce) pour aider le citoyen à prendre les bonnes décisions en gardant la liberté de choix, particulièrement le choix de payer ses impôts. L’équipe, en réalisant quelques expériences auprès de l’administration fiscale, était bien convaincue que le système traditionnel basé sur le contrôle et les sanctions, si nécessaire que ce soit, demeure insuffisant et ne permet guère une grande amélioration du civisme fiscal dans un pays quelconque. En effet, comme démontré dans le célèbre article Gneeze et Rustichini publié en 2000, «A fine is a price», autrement dit, les sanctions ont toujours un prix futur plus élevé, l’être humain dispose généralement des motivations intrinsèques et extrinsèques que les incitations matérielles (ne pas payer une pénalité) peuvent entrer en conflit avec ces motivations et nuire considérablement à l’efficacité indiscutable de la désapprobation morale de l’individu.
C’est dans ce courant de pensée que les administrations fiscales sont actuellement en train d’inscrire leurs efforts afin de corriger la myopie des passions d’Adam Smith et améliorer le self control chez les contribuables. Ils sont de plus en plus convaincus, comme disait Antonio R. Damasio de l’Université de Californie, que les individus sont des machines émotives qui sont parfois logiques. L’humain est un être coopérant par nature, mais qui reste un coopérant conditionnel, c’est-à-dire qu’il est toujours prédisposé à coopérer si les autres le souhaitent aussi. Sa procrastination naturelle, ou sa tendance à repousser à plus tard les actions coûteuses à court terme et dont les bénéfices ne se manifestent qu’à long terme devra être corrigée par ces fameux nudges fiscaux dont la nature dépendra fortement des caractéristiques sociodémographiques, psychologiques et psychographiques relatives à l’individu et des caractéristiques culturelles et situationnelles relatives à son environnement. C’est ainsi que le contribuable attend généralement de son administration fiscale une réciprocité, un fort engagement, une cohérence et une preuve sociale. Il sera très attentif à tous les types d’incitations à la conformité même les plus symboliques, pourvu qu’ils convergent avec ses stimulus personnels et son processus de prise de décision.
De là, l’action administrative en matière fiscale devra de plus en plus être adaptée et individualisée pour chaque contribuable tenant compte des traits de sa personnalité (les big five) ou à la limite pour chaque segment de contribuable ayant des caractéristiques individuelles, culturelles et sociales similaires. C’est le cas, par exemple, de l’ensemble des formulaires et lettres fiscaux (déclarations, lettres de rappel, avis de vérification…) qui devraient sortir de leur taylorisme actuel et échapper au phénomène habituel de standardisation. Ces formulaires fiscaux adaptés, qui ont fait l’objet de plusieurs expériences réussies au niveau des pays développés, sont devenus un vrai nudge de conformité et un terrain fertile d’action sur les schémas de référence des contribuables.
Ainsi, plusieurs types de formulaires ont été conçus par différentes administrations, des warning letter, des lettres de remerciements pour bon comportement (respect du délai de dépôt, paiement des impôts), des lettres de rappels avant dépôt de déclaration, des pré-notifications, etc. Un ensemble de dispositifs à destination du citoyen qui devrait contenir autant d’incitations informationnelles que possibles, genre «la plupart des citoyens ont payé à temps leurs impôts, et vous faites partie des rares qui ne l’ont pas encore fait» (exemple d’une preuve sociale utilisée en Angleterre), afin de susciter pression et rivalité auprès des contribuables et améliorer leur perception par rapport au niveau du civisme fiscal et éliminer au fur et à mesure les motivations hédonistes et ablatives vis-à-vis de la fraude fiscale. Il s’agit aussi de graduer l’action répressive de l’administration fiscale, partant d’appels téléphoniques, des SMS, des lettres individualisées, des visites in situ, des contrôles soft, avant de passer aux contrôles approfondis ou répressifs. En effet, les contribuables se situent généralement à des niveaux très variables de la pyramide de la discipline fiscale, et l’administration devrait toujours commencer par l’utilisation de la manière la plus douce tant qu’elle dispose d’armes puissants. Elle n’est censée sanctionner un comportement que lorsque cela s’avère vraiment nécessaire et le contribuable réagit davantage aux incitations positives qu’aux facteurs de dissuasion et c’est l’esprit même de l’ensemble des législations fiscales.
Par ailleurs, et pour une administration fort engagée, un travail acharné de collaboration avec l’ensemble des parties prenantes, les représentants des secteurs, les intermédiaires fiscaux et les groupes de pressions. Cette collaboration ne devra pas porter sur l’élaboration des Lois de finances et des mesures législatives, mais principalement sur l’amélioration du civisme fiscale et la promotion de la conformité fiscale tout en faisant preuve d’une grande capacité d’écoute et de compréhension des difficultés rencontrées et les raisons d’un mauvais comportement fiscal. Ces approches peuvent déboucher sur une contractualisation des relations de confiance et de partenariat entre les administrations et le groupe de contribuables en question et une instauration d’un climat de confiance généralisé qui ne devrait guère rester des paroles ou des slogans, sachant pertinemment que les individus, comme l’a démontré Murphy K., dans son article «Trust me, I’m the taxman» publié en 2002, feront davantage confiance et se conformeront aux instructions d’une administration fiscale ou de tout autre organisme s’ils ont le sentiment d’avoir été traités d’une manière juste et équitable. Il ne s’agit là que de quelques exemples de nudges fiscaux, mais il en existe une pléthore d’autres tout aussi efficaces et capables d’orienter en douceur les décisions du citoyen. La pratique des nudges a aussi été utilisée dans d’autres domaines, tels que l’environnement, la santé, la prévoyance, l’emploi, l’énergie et la prévention avec des résultats très prometteurs. De même et durant la pandémie, la majorité des administrations fiscales de l’OCDE ont été forcées à adapter leurs stratégies de traitement et de lutte contre la fraude fiscale en se basant sur des nouvelles politiques de support et de communication, des segmentations innovantes des contribuables établis selon leurs capacités à payer et non sur leurs capacités contributives et enfin sur des nouveaux supports (formulaires et guides de contact avec les contribuables ) adaptés principalement au contexte actuel de la crise.
Les administrations fiscales et les décideurs publics ont dès lors grand intérêt à développer ces approches comportementales intelligentes, agiles, bon marché, ne nécessitant généralement pas de processus législatif et qui commencent à faire leurs preuves dans les pays anglo-saxons. Elles doivent, en outre, établir une grille de nouveaux indicateurs de performance capables de surveiller le niveau global de la conformité et de fournir une approche systématique de surveillance et de mesure de la conformité tout en veillant à établir une image cohérente et complète de la conformité à tout moment de l’année.

Maroc : Les arrivées de touristes en repli de 78,5% à fin 2020

Les arrivées de touristes se sont repliées de 78,5% à fin 2020 après +5,2% en 2019 et les nuitées ont accusé une baisse de 72,4% après +5,1%, selon la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.

Malgré les mesures prises pour atténuer l’impact de la pandémie sur le secteur, les arrivées des touristes aux postes frontières ont enregistré une baisse de 79,8% au T4-20, sous l’effet des replis de 92% pour les touristes étrangers et de 59% pour les MRE, précise la DTFE dans sa note de conjoncture portant sur les premiers résultats de l’année 2020.

De même, les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont reculé de 82,6%, résultat des baisses de 94% pour les non-résidents et de 52,3% pour les résidents.

« Après avoir maintenu une bonne dynamique durant les trois dernières années, le secteur touristique a pâti lourdement des effets de la crise sanitaire et des mesures restrictives mises en place par les autorités pour endiguer la pandémie de la Covid-19 », fait savoir la note, notant que la suspension dès le 15 mars de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Royaume ont entrainé un arrêt quasi-total de l’activité touristique.

Il est à signaler que les autorités marocaines ont annoncé différentes mesures d’assouplissement de franchissement du territoire national notamment à partir du 7 septembre. En effet, les ressortissants des pays non soumis à l’obligation de visa sont autorisés à se rendre sur le territoire marocain à condition de présenter une réservation d’hôtel ou une invitation d’une entreprise marocaine ainsi qu’un test négatif de dépistage de la Covid-19.

Un nouvel assouplissement a été annoncé, à partir du 1er octobre, pour les voyageurs à destination du Maroc et concerne le prolongement de la durée des résultats du test PCR à 72h avant le vol au lieu des 48h avec suppression du test sérologique, rappelle la DTFE.

Banques, mines et ports, des secteurs qui vont se démarquer !

Relâchement de tension en terme de provisionnement du secteur financier.
• Hausse des dividendes dès 2021 et poursuite de ce trend en 2022

Al’heure où nous mettions sous presse, 65 sociétés cotées sur 74 ont dévoilé le montant de leur résultat distribuable au titre de 2020. Ces sociétés, qui captent plus de 80% de la capitalisation totale du marché, vont distribuer 14,324 milliards de DH, dont 121,5 MDH de dividendes exceptionnels. Dans l’attente d’une communication de la part des 9 sociétés restantes, les analystes d’Attijari Global Research (AGR) tablent sur un montant de dividendes global de 16,705 milliards de DH (Vs 18,670 milliards de DH en 2019) en recul de 10,5%. Toujours au volet projections, la masse bénéficiaire est attendue en hausse durant la période 2021-2022 selon les analystes des différentes sociétés de bourse. Pour rappel, la cote a bouclé 2020 sur une baisse considérable de 35% de son RNPG à 17,4 milliards de DH.
Dans sa dernière note, AGR a élaboré un nouveau scope d’investissement nommé «AGR-30», pour un suivi plus pointu du marché. Cet indice comprend les 30 principales valeurs couvertes par la cellule de recherche, issues de 13 secteurs d’activité et représentant 87% de la capitalisation boursière et 97% de la masse bénéficiaire.
Ces sociétés devraient réaliser une croissance de 5% de leur chiffre d’affaires agrégé à 189,4 milliards de DH en 2021. En 2022, la croissance devrait s’établir à 4% à 197 milliards de DH.
En terme de profitabilité, les bénéfices récurrents de l’indice devraient augmenter de 14,2% cette année à 23,48 milliards de DH. En 2022, le trend haussier devrait se maintenir à 15%, soit un RNPG agrégé de 27 milliards de DH. Un dynamisme que les analystes expliquent par un «allègement attendu de l’effort de provisionnement consenti par le secteur financier en 2020. Et le redressement progressif de l’activité économique de plusieurs secteurs».
AGR précise cependant avoir suspendu ses prévisions de croissance concernant le secteur immobilier dans l’attente d’une communication plus détaillée lors des semaines à venir.

Sur quels secteurs miser sur la période 2021-2022 ?
Trois secteurs particuliers devraient contribuer à l’appréciation des bénéfices sur la période 2021-2022. Les banques devraient être les premières contributrices à la hausse des bénéfices de la cote. Les analystes anticipent pour ce secteur un redressement de 31,5% des bénéfices récurrents en 2021 et de 21,4% en 2022. La société de recherche justifie son scénario par une normalisation progressive des coûts du risque du secteur.
Le second secteur est celui des mines. Les estimations tablent sur un doublement des bénéfices en 2021 dans un contexte minier très favorable marqué par un effet volume/prix positif et par la non-récurrence des provisions financières. A compter de l’année suivante, une hausse de 18,8% des bénéfices récurrents est anticipée, principalement portée par un effet volume.
Le troisième secteur porteur pour les bénéfices du portefeuille AGR-30 est celui des ports. Les bénéfices du secteur devraient augmenter de 12,3% en 2021 et de 20,5% en 2022. Une croissance soutenue par la reconstitution de stocks des opérateurs économiques en anticipation de la reprise progressive de l’activité économique.

Des dividendes attendus plus généreux en 2021
Comme mentionné plus haut, par obligation ou par prudence les sociétés cotées vont distribuer moins de dividendes au titre de 2020. Les analystes sont néanmoins optimistes pour l’avenir «les perspectives de reprise des bénéfices sur la période 2021-2022 conjuguées à une amélioration progressive de la visibilité des émetteurs laissent présager un relèvement sensible du dividende futur», expliquent-ils.
AGR anticipe une hausse de 24,5% des dividendes en 2021 et de 8% en 2022 à respectivement 18,34 milliards de DH et 19,8 milliards de DH. «Dans ces conditions, l’AGR-30 offrirait un D/Y moyen de 3,2% en 2020, de 3,6% en 2021 et de 3,9% en 2022».
En terme de rendement sur la période 2021-2022, certains secteurs s’avèrent prometteurs sur l’indice AGR-30. Notamment celui des sociétés de financement avec Eqdom affichant un rendement anticipé à 5,3% sur la période 2021-2022. Sur la période, le secteur cimentier, les énergies et les télécoms offriraient des rendements respectifs de 4,8%, 4,6% et 4,5%. «Parallèlement, le multiple des bénéfices de l’AGR-30 devrait se normaliser pour se rapprocher à l’horizon 2022 de sa moyenne 5 ans, soit de 20,6x. Plus en détails, le P/E 22E de notre univers de valeurs ressortirait à un niveau correct de 20,8x sous l’effet du redressement progressif de la capacité bénéficiaire des sociétés cotées», conclut la cellule de recherche.

Opinion | Les obligations d’État chinoises, une alternative à saisir

Alors que les faibles rendements des emprunts souverains des pays développés donnent du fil à retordre aux investisseurs, les obligations d’État chinoises peuvent apporter une solution. (Par Peter Thompson, responsable de l’activité ETF en Europe chez Goldman Sachs Asset Management

Les stratégies obligataires traditionnelles peinent aujourd’hui à générer du rendement. Dans les pays développés, les taux des obligations d’État ont fortement diminué au cours de l’année écoulée. Dans la quête de rendement, les obligations d’État chinoises peuvent offrir une alternative rafraîchissante : le taux des emprunts d’État chinois à échéance dix ans dépasse en effet 3 %, pour une volatilité relativement faible en 2020.

Et cette opportunité d’investissement paraît d’autant plus intéressante à l’aune des différentiels de rendement entre la Chine et d’autres grands marchés obligataires ces derniers temps. Fin 2019, le rendement de l’emprunt chinois à 10 ans dépassait de 121 points de base celui du titre du Trésor américain équivalent ; en septembre 2020, l’écart atteignait 246 points de base. Si les investisseurs se tournent vers les obligations d’État chinoises, c’est principalement pour ce rendement supérieur.

Le deuxième facteur entrant en ligne de compte : la diversification, car le marché obligataire chinois affiche une corrélation faible avec d’autres grands marchés de taux. Après les États-Unis, la Chine est le deuxième marché obligataire mondial. Et pourtant, les investisseurs étrangers ne détiennent qu’un petit pourcentage des obligations d’État chinoises en circulation.

Cette part va être amenée à augmenter avec l’inclusion croissante de la Chine dans des indices obligataires mondiaux phares. Déjà, ce processus prend de l’ampleur depuis avril 2019, avec l’entrée de la Chine dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond, puis février 2020, avec l’inclusion d’emprunts chinois dans l’indice JP Morgan EMBI Global.

Mais la majeure partie de cette évolution reste à venir. En octobre 2021, les obligations d’État chinoises intégreront le FTSE World Government Bond (FTSE WGBI), un indice couvrant majoritairement des marchés développés. L’adaptation des stratégies passives suivant le FTSE WGBI devrait générer un afflux de 120-150 milliards de dollars vers les obligations d’État chinoises – un chiffre équivalent à celui des flux de capitaux passifs vers les obligations d’État chinoises qui avaient suivi l’inclusion de la Chine dans le Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond et dans l’indice JP Morgan EMBI Global. Il faut aussi tabler sur une hausse de l’allocation vers la catégorie chez les gérants actifs.

Il est rare que les investisseurs puissent anticiper le cours de l’histoire. L’ajout prochain de la Chine à l’indice FTSE WGBI est une opportunité unique de tirer profit des flux de capitaux attendus vers cette catégorie d’investissement.
Au-delà du rendement, les avantages en termes de diversification et l’inclusion de la Chine dans un nombre croissant d’indices obligataires sont autant d’éléments contribuant à l’attrait des obligations d’État chinoises. De nombreux analystes estiment que la monnaie chinoise est sous-évaluée. Il n’est pas illogique de penser que le renminbi sera amené à jouer un rôle plus important dans l’économie mondiale. La question fait toujours l’objet d’un débat et de nombreux investisseurs intègrent ces considérations dans leur allocation.

Après leur inclusion dans l’indice FTSE WGBI, les obligations d’État chinoises auront leur place dans trois des plus importants indices obligataires mondiaux. La Chine devient-elle pour autant un marché traditionnel ? Une chose est sûre : que l’on parle d’obligations, d’actions ou de devises, l’empire du Milieu pèse trop lourd pour faire l’impasse dessus. Chaque investisseur doit dès lors se forger sa propre opinion.

Union européenne : 5 milliards de dirhams décaissés pour le Maroc

Au bénéfice en particulier à la santé, la protection sociale et l’éducation

L’Union européenne (UE) fait le bilan de son soutien au Maroc. Une année après le déclenchement de la pandémie ayant impacté la planète entière, l’UE retrace ses actions de soutien en faveur du Royaume dans la lutte contre la Covid-19. «L’Union européenne se félicite, en tant qu’un des principaux donateurs à l’initiative mondiale Covax, de la livraison au Royaume de 307.200 doses de vaccins sur les 1.608.000 prévus dans ce cadre. Cette livraison, ainsi que celles qui suivront dans les prochaines semaines contribueront à la campagne de vaccination entreprise avec engagement et volontarisme par les autorités marocaines», apprend-on auprès de l’UE qui salue par la même occasion les partenaires de l’OMS, de l’Unicef et les autres contributeurs au Covax, pour leur implication dans cette initiative. «Il y a un an aujourd’hui, l’Union européenne a présenté son plan pour la mise en place d’une réponse globale afin de soutenir l’ensemble des pays dans leur lutte contre le Coronavirus. Au Maroc, l’Union européenne a effectivement décaissé près de 5 milliards de dirhams de subventions promises, en appui au Fonds Covid et au bénéfice en particulier des secteurs vitaux, tels que la santé, la protection sociale et l’éducation», précise la même source annonçant que la solidarité de l’Europe va continuer puisque la pandémie est toujours présente.

«Cette solidarité s’exprime notamment grâce à la combinaison des ressources de l’UE, de ses États membres et des institutions financières européennes, en tant que «Team Europe». En 2021, l’Union européenne reste engagée auprès du Maroc, dans la continuité du partenariat et de son soutien au Royaume pour contrer les conséquences sanitaires et socio-économiques de la pandémie. Team Europe s’emploie à garantir un accès mondial et équitable aux vaccins Covid-19 et à soutenir le déploiement de campagnes de vaccination, tout en explorant les possibilités de renforcer la capacité de fabrication locale», conclut l’Union européenne dans sa communication concernant son action en faveur du Maroc.

Secteur vital de l’économie sur le continent : Oxford Business Group et OCP décryptent l’agriculture en Afrique

Pour de nombreux pays d’Afrique, l’agriculture reste l’une des activités les plus importantes de l’économie. Elle représente 14% du PIB total en Afrique subsaharienne et emploie la majorité de la population du continent.

Ainsi, certaines cultures comme la noix de cajou, le cacao ou le coton ont un fort potentiel commercial pouvant permettre aux agriculteurs d’améliorer leurs revenus dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et le Tchad. Par ailleurs, au Nigeria par exemple, les initiatives d’ OCP dans le pays comprennent les programmes Agribooster et Agripromoter, qui visent à améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur en soutenant l’accès aux services financiers, aux intrants et aux marchés de haute qualité, ainsi qu’en fournissant une formation technique.

Mohamed Hettiti, directeur général d’OCP, souligne qu’en encourageant «des activités de recherche et En plus, ce secteur essentiel s’est trouvé au cœur de la réponse contre la Covid-19. «La pandémie a contraint les gouvernements africains et de nombreuses organisations internationales à repenser le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement alimentaire pour garantir que les aliments puissent arriver aux consommateurs», explique Mohamed Anouar Jamali, CEO d’OCP Africa, dans un rapport réalisé par Oxford Business Group (OBG) en partenariat avec le Groupe OCP, faisant remarquer que plus de 60% de la population africaine vit dans les zones rurales et dépend de l’agriculture à petite échelle ou familiale. «Par conséquent, les restrictions de déplacements, les perturbations de l’approvisionnement alimentaire et l’accès limité aux marchés peuvent avoir des effets dévastateurs, tels qu’une insécurité alimentaire accrue», relève-t-il précisant que l’investissement dans la technologie et la formation peut conduire à des améliorations dans les chaînes d’approvisionnement à travers l’Afrique.

Pour lui, la numérisation aidera les petits agriculteurs à protéger leurs démarches contre d’autres crises futures. Ainsi, des capteurs, des drones et des images satellitaires pourraient dans ce sens accompagner l’agriculture. Cela permettrait de garantir la continuité du fonctionnement des systèmes alimentaires malgré des perturbations majeures. «Pendant la pandémie de la Covid-19, un nombre important d’agriculteurs a utilisé son téléphone pour contacter les fournisseurs d’intrants, recevoir des conseils et acquérir de nouvelles compétences, prouvant que les technologies numériques et les smartphones améliorent l’industrie agricole», indique-t-il. Au niveau d’OCP Africa, Mohamed Anouar Jamali relève que le Groupe a renforcé son programme phare «Agribooster» qui offre une approche globale centrée sur les petits agriculteurs.

Il les aide à augmenter leurs revenus grâce à une amélioration durable du rendement à travers le développement des capacités, une formation en agronomie, des intrants de meilleures qualités, des mécanismes d’approvisionnement, des financements et des informations sur la demande du marché en termes de qualité et de prix. «Fondées sur le modèle Agribooster, nos initiatives Covid-19 ont touché plus de 350 000 petits exploitants agricoles dans quatre pays. En Côte d’Ivoire, par exemple, OCP Afrique a soutenu le Plan d’urgence national à travers une approche globale qui comprend la fourniture d’intrants adaptés aux riziculteurs», précise le responsable.

Relever le défi à travers des programmes innovants

Au Nigeria, au Ghana, en Éthiopie, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays, OCP dispose d’équipes d’agronomes locaux qui sont en contact avec les parties prenantes aux niveaux nationaux telles que les ONG, les gouvernements, les associations d’agriculteurs, les universités et les instituts de recherche. A partir de ces collaborations, l’entreprise a réalisé une cartographie approfondie des sols. En 2021, 25 millions d’hectares de sols africains avaient été cartographiés numériquement et 5000 essais sur le terrain menés pour fournir aux agriculteurs des solutions spécifiques et plus adaptées.

Le développement de projets innovants par le Groupe OCP a permis d’aboutir à des formules d’engrais personnalisées qui prennent en compte les besoins des sols et des plantes, améliorant les rendements dans des cultures comme le maïs et le riz, ainsi que d’autres cultures.

Le président du ministère public appelle à rationnaliser l’émission des avis de recherche

Le procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du ministère public, a appelé à rationnaliser le recours à l’émission des avis de recherche et à les limiter aux cas nécessitant la comparution de l’individu concerné devant la Justice, notamment pour sa présumée implication dans un crime ou un délit grave avec la présence d’indices ou de preuves suffisantes.

A cet effet, le président du ministère public a adressé, le 12 avril courant, aux procureurs généraux du Roi près les Cours d’appel et aux procureurs du Roi près les tribunaux de première instance une circulaire sur la gestion des avis de recherche, qui constituent l’une des procédures auxquelles recourent les parquets en cas d’impossibilité de localisation des suspects en état de fuite.

La circulaire insiste sur la pondération dans le traitement des affaires des personnes recherchées au moment de leur interpellation, tout en évitant de les placer systématiquement en garde-à-vue, sauf si cela est requis par l’enquête et ses besoins, ainsi que sur la révision régulière des PV classés et ayant été déclenchés à la base par des avis de recherche et ce, dans le souci de vérifier la persistance des motivations juridiques à l’origine d’une telle procédure, indique un communiqué de la présidence.

Il incite, en outre, à donner des instructions portant sur l’annulation de tous les avis relatifs à des actes criminels tombés sous prescription, tout en tenant compte de la nature des faits reprochés, et ceux dont les concernés ont été soit présentés au parquet ou dont les affaires font l’objet d’enquête ou en instance de jugement.

Il préconise, d’autre part, d’interagir positivement avec les requêtes et doléances d’annulation des avis de recherche et veiller à communiquer la décision de leur annulation pour présence de raison juridique valable.

Au vu de l’extrême importance de cette question étroitement liée à la protection des droits et des libertés fondamentales, dont la mission de préservation incombe aux parquets, la présidence du ministère public s’engage à assurer un suivi minutieux de l’application de la circulaire, dans le but de garantir la sécurité judiciaire des individus.

Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire : Recomposition des commissions permanentes et création de trois nouvelles commissions thématiques

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) a passé en revue mardi les points inscrits à l’ordre du jour de sa réunion hebdomadaire, notamment les dossiers relatifs à la situation professionnelle de plusieurs magistrats affectés dans diverses juridictions du Royaume.

Conformément à sa mission constitutionnelle et à la loi 100-13 l’instituant, le Conseil a indiqué dans un communiqué qu’il s’est enquis de ces dossiers dans le strict cadre des garanties accordées aux magistrats, selon les critères objectifs précisés dans la loi précitée, et dans le total respect de l’indépendance des magistrats, de l’honorabilité de leur fonction et de la défense des valeurs judiciaires et des principes de neutralité et d’impartialité.

Par ailleurs, et en vertu de l’article 52 de la loi 100-13 et de son règlement intérieur, le CSPJ a procédé, au cours de sa réunion, à la recomposition de ses commissions permanentes : la commission « Moralisation et renforcement de l’indépendance de la justice », la commission « Élaboration des Études et Rapports » et la commission « Gestion et suivi de la carrière des magistrats ».

Comme il a été procédé à la mise en place de trois nouvelles commissions thématiques, qui sont la commission en charge des élections des membres, magistrats, au sein du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, la commission « Digitalisation et modernisation » et la commission en charge de l’évaluation et de la révision du règlement intérieur du Conseil et des lois organiques relatives au pouvoir judiciaire.

La recomposition des commissions permanentes et la mise en place de nouvelles commissions, toutes présidées et composées par des membres du Conseil, « s’inscrivent dans l’étape institutionnelle clé que vit actuellement le pouvoir judiciaire, et qui vise à donner au Conseil les outils et les instruments nécessaires pour une gestion opérationnelle efficiente des dossiers qui lui sont soumis et pour répondre aux questions stratégiques prioritaires qui entrent dans le cadre de ses missions », souligne le communiqué.

Le Conseil a également débattu de la stratégie ambitieuse qui sous-tendra l’exercice des missions dont il a été investi, inspirée de la vision et des hautes orientations de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, et qu’il poursuivra dans le respect des valeurs de la Constitution et des lois relatives aux fonctions judiciaires.

En adoptant cette stratégie, le Conseil entend contribuer, selon ses attributions, aux chantiers structurants de la modernisation et de la moralisation du système judiciaire, de sa transparence et de son accessibilité, et d’œuvrer au renforcement de la confiance dans la justice et l’État de droit, notamment par le développement de canaux de communication avec les citoyens et les usagers du service public de la justice, conformément aux principes de bonne gouvernance

La Fondation OCP accompagne les étudiants des classes préparatoires publiques marocaines

  • En partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, la Fondation OCP va assurer la livraison de la première de tranche de matériel didactique au profit des 27 centres publics Classes Préparatoires aux Grandes Écoles.
  • Plus de 9000 étudiants bénéficieront de cette opération dans les 12 régions du Royaume.

« L’objectif est de favoriser la progression et la réussite des 9000 étudiants qui y poursuivent leurs études, en leur offrant, ainsi qu’aux corps enseignants, un environnement et un cadre de travail plus stimulant et plus motivant. » précise un communiqué de la fondation parvenu à La Vie éco, ce Mercredi 14 Avril.

C’est ainsi que la Fondation OCP a procédé, à la livraison de la première tranche de matériel didactique des sciences physique. Ce matériel vise à développer de nouveaux dispositifs non conventionnels permettant de promouvoir l’excellence académique, et contribuera à accompagner les classes préparatoires publiques marocaines en tant que système national d’excellence, favorisant ainsi la progression et la réussite des étudiants dans les concours de Grandes Écoles d’ingénieurs marocaines et étrangères.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention signée en Février 2020 entre le département de l’éducation nationale et la Fondation OCP, sur une durée de cinq ans, ayant pour objet la promotion d’un enseignement moderne, exigeant et ouvert sur le monde, permettant la mise en place d’un écosystème éducatif marocain basé sur l’excellence, la recherche et l’innovation.

Délais de paiement / Covid-19 : les TPE lourdement impactées

Dans le contexte de crise sanitaire, lié à la pandémie du Covid-19, la très petite entreprise (TPE) a été lourdement impactée en matière de délais de paiement, a indiqué mercredi, le directeur études et communication à Inforisk, Amine Diouri.

Intervenant lors d’un webinaire sous le thème « Délais de paiement: Situation et plan de sauvetage » organisé par la Chambre de commerce suisse au Maroc, M. Diouri a relevé qu’en matière de délais de paiement, la petite ou moyenne entreprise (PME) ne « souffre pas dans les mêmes ordres de grandeur » que la TPE.

Il a, à cet effet, souligné que si l’on regarde la situation des grandes entreprises, on s’aperçoit que la situation est assez paradoxale, dans la mesure où les délais fournisseurs sont au dessus des délais clients, en l’occurrence, la grande entreprise paye plus tardivement qu’elle ne reçoit son argent.

En outre, l’expert a indiqué que le crédit inter-entreprise s’est situé au delà de 400 milliards de dirhams (MMDH) en 2019, dépassant l’encours de crédit desservi aux entreprises non financières privées depuis plus de dix ans, ce qui fait de lui la première source de financement des entreprises marocaines.

Évoquant la crise, M. Diouri a fait savoir qu’en début de pandémie, les entreprises ont eu beaucoup plus de difficultés à retrouver leurs créances et les délais de paiement se sont encore allongés de 40 à 49 jours.

M. Diouri a, par ailleurs, rappelé que la résilience des entreprises qui ont réussi à surmonter l’année 2020 en matière de défaillances, revient aux aides de l’Etat, notamment à travers Damane Relance, Damane Oxygène, ou tout autre programme ayant permis de contenir ce besoin de BFR supplémentaire qui est né avec cette pandémie.

Pour sa part, Ahmed Belfahmi, chef de division à la Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation (DEPP), a relevé que les établissements et les entreprises publiques (EPP) constituent la principale composante de l’Etat, en termes de commandes publiques, d’investissements et de problématiques également.

Il a, à cet effet, indiqué que bien qu’il soit un acteur majeur dans la croissance économique et porteur de grands chantiers et projets, le secteur des EPP comporte des limites, notamment liées à l’extension du portefeuille public, la concentration des performances et faiblesses des transferts vers l’Etat, le risque de surendettement, ainsi que la dépendance du Budget Général de l’Etat (BGE) et l’essoufflement des modèles économiques.

« C’est dans ce sens que le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration a mis en place des actions concrètes, à même de maitriser les délais de paiement des EEP, avec comme défi le maintien de la tendance positive de ces délais en plus d’aider les TPE et PME à dépasser les difficultés de trésorerie », a-t-il soutenu.

Il a été aussi question d’accompagner les EEP via l’accélération des transferts budgétaires du BGE et l’activation des procédures d’apurement de leur crédit de TVA, outre le suivi des différentes réclamations des fournisseurs déposées au niveau de la plateforme AJAL, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur Général d’Euler Hermes ACMAR, Hicham Alaoui Bensaid, a noté qu’en pleine période de pandémie, le risque de contrepartie a mécaniquement augmenté dans des proportions très substantielles, se traduisant au Maroc notamment par une projection de hausse des défaillances des entreprises.

Après avoir explicité la place de l’assurance-crédit dans la gestion des risques face aux impayés, M. Bensaid a souligné l’impératif de disposer d’un bon système de prévention de risque, afin d’apporter une réponse circonstanciée et proportionnée à la conjoncture actuelle.

Et de soutenir : « autant notre engagement en matière de prévention structurelle des risques que notre solvabilité financière ainsi que celle de nos actionnaires, nous ont permis d’allier amont et aval de la chaine de valeur, apportant ainsi un certain confort dans une conjoncture tellement incertaine ».

Le nouvel accord de pêche Maroc-Russie adopté par la commission des affaires étrangères

Le texte de l’accord arrête les conditions de la pêche des navires battant pavillon russe dans les domaines maritimes de la côte atlantique dans lesquels le Maroc exerce ses droits souverains et/ou qui sont soumis à sa juridiction.

La Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE adopté, jeudi 8 avril 2021, le projet de loi portant approbation de l’accord de pêche Maroc-Russie.

Signé le 14 septembre 2020 à Rabat et le 14 octobre 2020 à Moscou, cet accord définit les principes de coopération en matière de préservation et d’exploitation des ressources halieutiques de la Zone économique exclusive du Maroc (ZEE). Le texte arrête, notamment, les conditions de la pêche des navires battant pavillon russe dans les domaines maritimes de la côte atlantique dans lesquels le Maroc exerce ses droits souverains et/ou qui sont soumis à sa juridiction.

Le quota autorisé s’élève à 140.000 tonnes de poissons pélagiques pendant la durée de l’accord, dont 23% de sardine et sardinal durant la première année. Ce quota est réduit en fonction de la situation des ressources, arrêtée par l’INRH.

Ce nouvel accord, d’une durée de 4 ans, est le huitième du genre depuis 1992. Il établit le cadre juridique permettant à une flotte de 10 navires russes de pêcher des espèces de petits pélagiques dans les eaux marocaines au-delà de 15 miles nautiques.

L’activité des navires russes dans les eaux marocaines offrent des possibilités de travail pour les marins pêcheurs marocains à raison de 16 marins par navire en permanence. Une commission mixte, qui se réunira avant le début des activités de pêche, fixera les dispositions techniques et les arrangements financiers pour la mise en oeuvre de l’accord.

La Chine approvisionnera le Maroc de 10 millions de doses de vaccins courant avril et mai

Le président de l’Assemblée nationale populaire de Chine, Li Zhanshu, a salué, mercredi 8 avril 2021, le leadership de S.M. le Roi et les résultats tangibles obtenus par le Maroc dans le combat contre la pandémie de la Covid-19.

Lors d’une entrevue en visioconférence avec le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, le responsable chinois a souligné que l’entretien téléphonique entre S.M. le Roi Mohammed VI et le président de la République de Chine, Xi Jinping, en août 2020, a insufflé une nouvelle dynamique au partenariat bilatéral, notamment en matière de lutte contre la Covid-19.

Selon un communiqué de la Chambre des représentants, le président de l’Assemblée nationale chinoise a indiqué que son pays, qui avait fourni au Royaume une grande quantité de doses de vaccins anti-Covid-19, veillera à approvisionner le Maroc de 10 millions de doses de vaccins pendant les mois d’avril et mai

La loi 46.19, une occasion pour lutter efficacement contre la corruption

L’Instance nationale pour la probité, la prévention et la lutte contre la corruption a placé parmi ses premières priorités le chantier de refonte de son cadre légal, afin de renforcer le dispositif institutionnel national de prévention et de lutte contre la corruption.

L’Instance nationale pour la probité, la prévention et la lutte contre la corruption (INPPLC) vient de publier le 2e numéro de la Lettre de la Probité, avec un focus sur l’Indice de perception de la corruption, le contexte lié à la Covid-19 et les perspectives d’évolution à venir. «Cette deuxième Lettre de la Probité coïncide avec l’adoption de la Loi n°46-19, qui vient renforcer le cadre juridique et institutionnel de l’INPPLC.

L’institution a placé parmi ses premières priorités le chantier de refonte de son cadre légal, afin de renforcer le dispositif institutionnel national de prévention et de lutte contre la corruption», a précisé dans un mot d’ouverture le président de l’instance, Mohamed Bachir Rachdi.

L’INPPLC a ainsi engagé le processus de concertation, de construction et de convergence qui a abouti, le 23 mars 2021, à l’adoption à l’unanimité de la loi n°46.19, a rappelé M. Rachdi, estimant qu’il s’agit d’une loi «qui traduit la volonté du législateur constitutionnel, en élargissant et précisant le périmètre et la définition du phénomène de la corruption et des pratiques associées, qu’elles relèvent d’infractions d’ordre administratif et financier ou qu’elles relèvent de crimes à caractère pénal».

Vers un changement en profondeur
Faisant le point sur la situation de la corruption et son évolution, la Lettre de la Probité souligne que l’analyse en la matière intègre le contexte marqué par les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19, avec ses répercussions économiques et leurs conséquences encore plus lourdes sur le plan social. A cet égard, l’INPPLC estime que, de manière générale, les mesures prises par les autorités marocaines face à la crise constituent un modèle de gestion loué aux niveaux national et international, ajoutant qu’en matière de lutte contre la corruption, ces efforts doivent être intensifiés et adaptés à ce nouveau contexte caractérisé par l’urgence et l’imprévisibilité.

S’agissant des perspectives d’évolution à venir, la Lettre de la Probité annonce la publication en juin 2021 du rapport annuel au titre de 2020, ajoutant que comme en 2019, ce rapport sera accompagné de rapports thématiques qui approfondissent l’analyse et présentent les perspectives d’évolution à venir.

«Il devient impératif que l’INPPLC, dans une forte synergie avec les autres pouvoirs et institutions concernées, fasse de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi 46.19, une occasion pour engager une nouvelle phase de la lutte contre la corruption au Maroc, orientée vers un changement en profondeur capable d’infléchir la courbe de développement du phénomène et l’inscrire ainsi, dans la durée, dans une tendance fortement baissière», souligne Rachdi.

Décès en prison du célèbre escroc Bernard Madoff, à 82 ans

Le financier, à l’origine d’un gigantesque système d’escroquerie ayant fait des milliers de victimes, avait été condamné à 150 ans de prison en 2009.

C’était l’un des plus célèbres escrocs du XXIe siècle. Bernard Madoff, le financier coupable d’avoir orchestré la plus grande chaîne de Ponzi de l’histoire, est décédé dans un centre pénitencier de Caroline du Nord, a annoncé ce mercredi l’agence de presse Associated Press.

L’année dernière, ses avocats avaient tenté en vain d’obtenir la libération de l’homme de 82 ans, affirmant qu’il souffrait de maux chroniques et qu’il ne lui restait plus que 18 mois à vivre. Le porte-parole de la prison de Butner, située dans le nord de la Caroline du Nord, s’est refusé à communiquer la cause du décès.

Entrepreneur autodidacte et président d’une des principales sociétés de Wall Street, il avait dans les années 2000 instigué un gigantesque montage financier frauduleux – connu sous le nom de pyramide de Ponzi – portant sur plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Des milliers de victimes

Né dans une famille modeste à New York, en 1938, Bernard Madoff a fondé une société de courtage alors qu’il était encore à l’université, à la fin des années 1950. Il incarnait une nouvelle génération de financiers, plus modernes, qui capitalisaient sur le développement de l’informatique. Devenu une figure de Wall Street, il a offert, en plus des services de courtage (vente et achat de titres pour le compte de clients), un véhicule d’investissement, devenu rapidement un succès.

Un nombre croissant d’investisseurs institutionnels mais aussi de particuliers fortunés, lui ont confié des milliards de dollars en gestion, séduits par la promesse d’un rendement élevé et surtout stable, dans un univers de la finance par définition imprévisible. Mais le financier n’avait jamais placé un seul centime des sommes confiées par ses clients, piochant dans les fonds de nouveaux investisseurs pour rétribuer ou rembourser les plus anciens.

Parmi ses milliers de victimes, on compte notamment le célèbre réalisateur Steven Spielberg, l’acteur Kevin Becon, ou encore l’écrivain nobellisé Elie Wiesel, rappelle la chaîne américaine CNBC.

Condamné à 150 ans de prison

Son château de cartes s’est écroulé en décembre 2008 lorsqu’un nombre croissant d’investisseurs, affolés par la crise financière, avaient demandé à récupérer leur dû. Les sommes réclamées par les investisseurs qui ont saisi la justice après l’éclatement du scandale atteignaient plus de 17 milliards de dollars.

En incluant les profits vantés par Bernie Madoff, qui se sont révélés virtuels, les pertes se montent à 65 milliards de dollars. Le fonds de recouvrement destiné à l’indemnisation des victimes de cet escroquerie sans précédent a reversé, jusqu’ici, environ 2,7 milliards de dollars.

L’introuvable vaccin africain contre le Covid-19

L’Afrique se réveille pour mettre fin à sa dépendance à l’égard des laboratoires étrangers. Mais il lui faudra des décennies pour espérer rattraper son retard en matière de recherche et de développement de vaccins et de médicaments

L’une des premières puissances africaines, le Nigeria, assure qu’il est en train d’élaborer son propre vaccin contre le Covid-19, afin de rompre avec la dépendance du continent à l’égard des laboratoires étrangers. Le président, Muhammadu Buhari, a encore vanté lundi le dynamisme de la communauté scientifique nigériane. Mais le mystère plane autour de ce vaccin nigérian et de son réel état d’avancement.

La vérité est probablement moins rose que proclamée par les autorités d’Abuja. Car le Nigeria, comme les autres pays africains, part de loin. Comme l’a confié récemment le biologiste moléculaire Christian Happi, directeur du Centre africain d’excellence sur le génome et les maladies infectieuses (Acegid), une institution justement louée par le président nigérian pour ses innovations contre le Covid-19 et financée par la Banque mondiale: «Est-ce qu’il y a eu des tentatives pour créer un vaccin en Afrique? Oui. Mais l’Afrique n’a pas investi dans la recherche et le développement de vaccins contre le Covid-19.»

L’Afrique est en train de se réveiller cependant. Lundi et mardi, l’Union africaine a convoqué une conférence en ligne sur la production de vaccins sur le continent. Plusieurs chefs d’Etat y ont participé, comme le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, le Rwandais Paul Kagame et le Congolais Félix Tshisekedi. A l’origine de l’initiative, John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies en Afrique (CDC-Africa), a reconnu qu’il s’agissait d’une course de longue haleine mais qu’il fallait prendre le départ pour que le continent ne soit pas aussi démuni à l’avenir.

99% de vaccins importés

Actuellement, seuls 1% des vaccins administrés aux Africains sont produits sur le continent, a-t-il reconnu. L’objectif est de parvenir à 60% d’ici à 2040. Pour cela, l’Union africaine a annoncé au terme de la conférence virtuelle le lancement d’un «partenariat pour la fabrication des vaccins africains» avec la création de cinq pôles de recherche et de fabrication dans chacune des régions du continent. Plusieurs pays ont déjà annoncé leur intérêt, comme l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Sénégal.

Dans ce vaste plan, l’Union africaine s’est assuré de la collaboration de l’Alliance des vaccins (GAVI), basée à Genève, et de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), deux institutions qui pilotent déjà le dispositif Covax avec l’OMS. Deux institutions financières panafricaines sont aussi associées à cette nouvelle initiative.

En matière de production industrielle et de transfert de technologie, le volontarisme ne suffit pas. Sans parler d’un vaccin africain, encore hypothétique, plusieurs pays se sont associés à des laboratoires étrangers pour produire localement. C’est le cas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte. Les pays en voie de développement réclament depuis des mois un assouplissement des règles de l’Organisation mondiale du commerce protégeant la propriété intellectuelle. Pour l’instant, ces efforts, menés en particulier par l’Afrique du Sud et l’Inde, sont vains et se heurtent aux pays occidentaux, protégeant leur industrie pharmaceutique.

Dépendance à l’aide internationale

De leur côté, les pays africains doivent investir dans la recherche mais aussi dans le système de santé, de même que moderniser le cadre réglementaire, soulignaient plusieurs experts lors de la conférence organisée par l’Union africaine. Selon le site Quartz, en Afrique, les budgets de recherche ne dépassent pas 0,5% des produits nationaux bruts des pays du continent, quatre fois moins que dans le reste du monde.

Lors de la conférence, l’économiste Vera Songwe, de la Commission économique pour l’Afrique, rappelait aussi que les systèmes de santé des pays africains étaient largement financés par l’aide internationale. «Les donateurs font fuir le secteur privé», prévient-elle. Les donateurs internationaux sont aussi enclins à privilégier l’importation de médicaments plutôt que d’investir dans des producteurs locaux. «Il n’y a pourtant pas de fatalité, les capacités africaines existent et elles ne demandent qu’à être encouragées», exhorte Vera Songwe.

Seth Berkley, le directeur de GAVI, abonde dans le même sens. L’organisation est le premier pourvoyeur de vaccins dans le monde contre de nombreuses maladies. Elle s’approvisionne auprès d’une dizaine d’entreprises pharmaceutiques, dont une minorité se trouvent en Europe ou en Amérique du Nord. «La diversification est cruciale, car la production de vaccins rencontre de nombreux aléas», souligne Seth Berkley. En Afrique, GAVI compte, par exemple, sur l’Institut Pasteur du Sénégal pour un vaccin contre la fièvre jaune. Mais pour un vaccin africain contre le Covid-19, il faudra encore attendre