Gazoduc Maroc-Nigeria: Le Roi s’entretient avec Buhari

Le Souverain a eu un entretien téléphonique, dimanche, avec le président nigérian Muhammadu Buhari, indique le Cabinet royal. Les deux Chefs d’Etat ont discuté du projet de gazoduc Maroc-Nigeria. Ils ont marqué leur détermination commune “à poursuivre et concrétiser, dans les meilleurs délais, les projets stratégiques entre les deux pays, particulièrement le Gazoduc Nigéria-Maroc et la création d’une usine de production d’engrais au Nigeria”, souligne le Cabinet royal. Au cours de cet entretien, les deux Chefs d’Etat se sont aussi félicités de la “dynamique positive” que connaissent les relations bilatérales dans tous les domaines, depuis la visite royale au Nigéria en décembre 2016 et celle du président Buhari au Maroc en juin 2018.

Le président nigérian a par ailleurs remercié Mohammed VI pour l’appui solidaire du Maroc dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, notamment à travers la formation des Imams nigérians à l’Institut Mohammed VI de Formation des Imams, Mourchidines et Mourchidates.

Les crédits bancaires ralentissent à fin 2020

Leur rythme de progression est passé de 5,2% en septembre à 4,5% en décembre

Les crédits bancaires affichent un ralentissement à fin décembre 2020. Leur rythme de progression est revenu à 4,5% contre 5,2% auparavant. Ce ralentissement est accompagné par une augmentation des prêts alloués au secteur non financier de 3,9% après 4,7%. C’est ce qu’on relève des dernières statistiques monétaires de Bank Al-Maghrib. «Cette dernière évolution traduit la décélération de la croissance des prêts aux sociétés non financières privées de 5,9% à 4,7%, la baisse des concours aux sociétés non financières publiques de 0,5% après une hausse de 4,4% en novembre et l’accélération de la progression des crédits aux ménages de 2,7% à 3,4% en décembre», commente Bank Al-Maghrib dans ce sens.

L’encours global des crédits alloués à fin 2020 ressort à 958,14 milliards de dirhams. La ventilation par objet économique des crédits alloués au secteur non financier fait ressortir une accélération de la progression des crédits à l’immobilier passant de 2,1% à 2,5%. Leur encours a atteint les 283,69 milliards de dirhams. Les crédits à l’habitat ont ainsi atteint les 222,27 milliards de dirhams dont 11,32 milliards de dirhams de financement participatif. Les crédits alloués aux promoteurs immobiliers ressortent à 58,28 milliards de dirhams, en baisse de 1,8%.

Le repli a également été constaté au niveau des prêts à l’équipement. Ils ont en effet accusé une baisse de 3% après une hausse de 0,3% en novembre 2020. Leur encours a ainsi atteint les 178,53 milliards de dirhams à fin décembre. Par ailleurs, la banque centrale relève une accentuation de la baisse des crédits à la consommation de 3,3% à 4,2%, soit un encours de 54,22 milliards de dirhams.

La croissance des facilités de trésorerie s’est inscrite en quasi-stagnation, soit à 10,2%. S’agissant des créances en souffrance, leur rythme de progression annuelle a décéléré de 14,7% à 14,4% en décembre. Dans ces conditions, le taux des créances en souffrance s’est établi à 8,4% contre 8,5% le mois dernier. Par ailleurs l’évolution trimestrielle du rythme de progression du crédit bancaire reflète un repli de 13,3% après celui de 3% en septembre 2020 des crédits alloués aux entreprises relevant de la branche «Electricité, gaz et eau» et une décélération de la croissance des crédits aux entreprises des branches «Commerce, réparations automobiles et articles domestiques» (de 2,7% à 2,4%), «Bâtiment et travaux publics» (de 2,1% à 1%) et «Transports et communications» (de 2,8% à 0,7%).

En revanche, les prêts alloués aux entreprises opérant dans les «Industries manufacturières» ont progressé de 6,6% au lieu de 0,8% en septembre 2020.

Produits agricoles marocains: Une voie express vers l’Europe de l’Est

Des producteurs et opérateurs marocains de fruits et légumes ont rencontré des représentants des trois principales entreprises de logistique de Pologne

Tapis rouge pour les fruits et légumes marocains pour l’Europe de l’Est. En effet, 28 producteurs et opérateurs marocains de fruits et légumes ont rencontré des représentants des trois principales entreprises de logistique de Pologne pour explorer les moyens d’accroître les exportations de produits frais marocains vers l’Europe de l’Est. Il faut préciser dans ce sens que la Pologne est l’un des plus grands importateurs de petits agrumes au monde, qui s’approvisionne principalement des pays européens comme l’Espagne, l’Italie et la Grèce. Le pays est également un importateur important de fruits et légumes de contre-saison. Achour Daoudi de Moroccan Taste, un des participants à cette rencontre affirme qu’après «avoir rencontré des acheteurs potentiels en Pologne, il nous est paru évident que le principal obstacle à l’augmentation de notre part de marché est le manque d’accès direct aux acheteurs».

Les opérateurs marocains et Morocco Foodex ont travaillé avec l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) avec le soutien financier de l’Union Européenne pour développer des solutions qui permettraient d’acheminer directement les fruits et légumes marocains vers la Pologne à des prix compétitifs.

L’expert en agro-industrie de la FAO, Florent Tomatis, a déclaré qu’une étude récente a montré que « sans une plateforme agro-logistique établie en Pologne pour les produits marocains, il est très difficile de garantir aux acheteurs polonais la livraison d’un produit de bonne qualité, en bonne quantité et dans les délais.

Au cours de la réunion, les opérateurs marocains et les opérateurs agro-logistiques polonais ont discuté des scénarios possibles pour la mise en place de telles plates-formes, y compris les coûts et autres exigences.

Othman Tlemcani, banquier principal à la BERD, a précisé que ces efforts faisaient partie d’une initiative financée par l’Union européenne, la FAO et la BERD pour améliorer les débouchés commerciaux à haute valeur ajoutée pour le secteur horticole marocain.

« Grâce à ce projet, Morocco Foodex a pu organiser de nombreuses rencontres au cours de l’année dernière qui ont permis aux opérateurs marocains et polonais de se rencontrer et d’échanger des informations», a-t-il déclaré.

El Mehdi El Alami, directeur de la promotion et du développement de FOODEX, a ajouté que ces échanges leur ont donné « des idées très concrètes sur la manière de placer les produits frais marocains en Pologne, et de là éventuellement dans d’autres pays d’Europe de l’Est. Il appartient maintenant aux opérateurs de construire les consortiums nationaux et les partenariats en Pologne nécessaires pour que cela se concrétise ».

BTP : le check-up de la DEPF

Le secteur peine encore à retrouver la forme, à cause de l’impact de la crise sanitaire. Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), les ventes de ciment, indicateur principal de la santé du secteur du bâtiment et travaux publics (BTP), ont enregistré un repli de 10,9% au terme des onze premiers mois de l’année 2020.

Selon la DEPF (ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration), les ventes de ciment, principal baromètre du secteur du bâtiment et travaux publics (BTP), ont reculé de 10,9% au terme des onze premiers mois de cette année, après -25,1% à fin mai et +3,1% un an auparavant. On apprend que ces ventes ont repris avec le déconfinement progressif (+33% en juin, +18,6% en août, +7,8% en septembre et +6,7% en novembre 2020), mais sans pour autant absorber la forte chute observée lors des mois de plein confinement (-44% courant les mois de mars à mai 2020).

 En ce qui concerne les crédits à l’immobilier, les statistiques de la DEPF montrent qu’ils préservent leur évolution positive, enregistrant une hausse de 1,8% à fin octobre 2020, après +3,2% il y a une année. Cette progression recouvre un accroissement des crédits à l’habitat de 2,6% après +2,2% à fin septembre 2020, allégé par le retrait de ceux accordés à la promotion immobilière de 0,3%

Agriculture : la Banque mondiale appuie la stratégie Génération Green

Bonne nouvelle pour le secteur agricole marocain. La Banque mondiale vient, en effet, d’allouer un financement de 250 millions de dollars pour soutenir la stratégie Génération Green portée par le Maroc.

Il s’agit d’un financement alloué au titre d’une opération conjointe avec l’Agence française de développement (AFD). L’objectif de ce soutien financier est de renforcer les efforts du Maroc dans le secteur agricole. « En abandonnant le seul critère de la production au profit d’une approche englobant le renforcement du capital humain, le développement des moyens de subsistance et le déploiement de chaînes de valeur rurales respectueuses du climat, cette stratégie inédite va modifier radicalement la manière dont le Maroc envisage son développement agricole. Dans le même temps, le programme vient conforter la réponse économique du pays à la crise de la COVID-19», précise Jesko Hentschel, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb.

Dans le détail, le programme financera, dans le but d’attirer les jeunes dans l’agriculture, des programmes de création d’entreprises et de formation à destination des ruraux, notamment les femmes. On apprend aussi qu’il s’emploiera à attirer des investissements privés dans le secteur agroalimentaire en éliminant les freins réglementaires et financiers à la création d’emplois. « Les jeunes ruraux constituent une ressource inexploitée pour le développement agricole. Créer des débouchés est essentiel pour soutenir l’essor d’un secteur agroalimentaire moderne à même d’apporter emplois et prospérité dans les zones rurales. Le programme va promouvoir une culture de l’entrepreneuriat et équiper les jeunes ruraux avec les outils et les connaissances indispensables pour introduire des pratiques et des technologies plus durables et modernes et, ce faisant, bâtir un secteur agroalimentaire à l’épreuve du climat », explique David Treguer, agroéconomiste senior et co-chef d’équipe du projet.

La Banque mondiale fait remarquer que dans le but d’atténuer l’impact délétère du changement climatique sur des ressources en eau et en terres agricoles déjà fragiles, le Maroc va s’appuyer davantage sur la transformation numérique. Dans ce sens, le programme poursuivra les initiatives engagées au titre du Plan Maroc vert, la précédente stratégie de développement du Royaume, afin d’engager une transition vers une agriculture à l’épreuve du climat capable à terme de limiter les conséquences des sécheresses graves, à l’image de celle que connaît le pays actuellement. « Le passage aux technologies numériques favorisera l’abandon des pratiques agricoles gourmandes en ressources au profit d’une agriculture de précision, contribuant ainsi à répondre autant aux exigences d’un marché concurrentiel qu’aux défis de l’adaptation au changement climatique », conclut Maria Claudia Pachon, spécialiste senior du développement numérique et co-chef d’équipe du projet.

Textile : Une nouvelle vision pour la relance du secteur

TIRANT LES LEÇONS DE LA CRISE SANITAIRE, L’AMITH PRÉCONISE UNE VISION POUR ADAPTER L’OFFRE MAROCAINE À LA NOUVELLE CARTE DE SOURCING INTERNATIONAL.

Forte dépendance des marchés classiques, essentiellement européens, et importation d’une grande partie des matières premières. Deux contraintes qui limitent aujourd’hui la compétitivité du textile et habillement marocain. Selon les industriels, l’actuelle crise sanitaire a ainsi confirmé la vulnérabilité du secteur par rapport à ses concurrents étrangers. Partant de ce constat, l’association marocaine de l’industrie textile et de l’habillement (AMITH) a réalisé un diagnostic du secteur permettant d’élaborer une nouvelle vision sectorielle articulée autour de quatre axes: renforcement des capacités d’adaptation du secteur aux besoins de ses clients, innovation et créativité, la durabilité et enfin consolidation de l’offre via une technicité et une traçabilité des intrants.
Concernant le premier volet, Fatima Zahra Alaoui, directrice générale de l’AMITH, explique que «le secteur doit renforcer son niveau d’adaptation aux exigences des clients, ses capacités d’anticipation, ainsi que la qualité de ses prestations logistiques». Cela permettra à cette industrie de s’adapter aux changements opérés, suite à la crise sanitaire, dans la carte de sourcing mondial. Selon l’association, les donneurs d’ordre étrangers veulent aujourd’hui réduire leur dépendance vis-à-vis des pays asiatiques en vue d’un approvisionnement de proximité. Une opportunité pour le textile marocain.
La vision retient un deuxième axe lié à l’innovation avec l’introduction de la technologie dans le processus industriel, la créativité et la digitalisation. «Cela passera par une offre Made In Morocco intégrée avec un excellent rapport qualité-prix», précise Mme Alaoui.

Les exportations en baisse depuis novembre

En troisième lieu, la nouvelle vision met en avant la proposition de solutions répondant aux exigences des Objectifs de développement durable en vue d’une production écoresponsable nécessitant une traçabilité des intrants et conforme aux attentes des donneurs d’ordre. Enfin, le dernier axe vise la consolidation de la qualité de l’offre via une plus grande technicité.

Pour l’AMITH «l’heure est actuellement à la relance, parce que, d’une part, la crise sanitaire a été riche en enseignements pour notre industrie textile qui doit se repositionner face aux nouvelles opportunités de sourcing mondial et, d’autre part, parce que nos industriels n’ont aucune visibilité sur l’avenir. Les entreprises ont des difficultés à réagir à la conjoncture actuelle liée aux perturbations d’approvisionnements et à la baisse de la demande étrangère».

Les chiffres pour l’exercice 2020 ne sont pas encore arrêtés, mais l’association souligne une baisse de 11% depuis novembre dernier et une absence de visibilité sur les carnets de commandes. Le recul s’est même poursuivi durant le mois de décembre selon les professionnels. Il est dû à l’évolution de la pandémie et donc la détérioration de la situation sanitaire dans les pays européens, principaux débouchés des exportations marocaines. Pour les opérateurs, les éventuels reconfinements annoncés par plusieurs pays empêchent toute prévision sur les mois à venir. Dans le secteur, 80% des entreprises ne prévoient aucun investissement dans les mois à venir. Pour l’heure, les industriels s’inquiètent de l’impact que pourrait avoir un reconfinement dans les pays partenaires.

10e session du conseil d’orientation stratégique de l’agence millennium Challenge Account-Morocco

UN BILAN DES PLUS POSITIFS

Différentes réalisations ont été accomplies au niveau des plusieurs activités du Compact II allant des infrastructures à la gouvernance du foncier en passant par l’éducation secondaire, la formation professionnelle et l’ emploi

Des avancées substantielles ont été réalisées dans la mise en oeuvre des projets inscrits dans l’agenda du Compact II, le deuxième programme de coopération entre le Maroc et Millennium Challenge Corporation. «Ce progrès a été possible grâce à l’engagement actif des départements ministériels et établissements publics concernés, à l’implication inclusive du secteur privé et de la société civile et à la mobilisation du personnel de l’Agence MCA-Morocco », a assuré, mardi, le ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun, à l’occasion de 10e session du Conseil d’Orientation Stratégique (COS) de l’Agence Millennium Challenge Account- Morocco (MCA-Morocco). Session marquée, notamment, par la présence de Saaid Amzazi, ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.

La session a été consacrée à la présentation du bilan d’exécution du programme de coopération objet du «Compact II» ainsi qu’au suivi de la mise en application des recommandations émises par les membres du COS pour impulser davantage de dynamique à la réalisation de ce programme, souligne le ministère dans un communiqué.

Formation professionnelle

Au terme de sa réunion, le COS de l’Agence MCA-Morocco a approuvé une série de résolutions, qui concernent essentiellement le rapport d’audit des fonds du Compact II pour la période allant du 5 mai 2015 au 30 septembre 2019, l’amendement au Plan d’audit de l’Agence MCA-Morocco et le Programme de passation des marchés de l’Agence tel qu’il a été mis à jour.

Outre la réallocation d’une partie des crédits dédiés initialement à certaines composantes des projets du Compact II en faveur du Fonds «Charaka» de la formation professionnelle, le COS a approuvé également des conventions de partenariat conclues par l’Agence dans le cadre de l’exécution du Compact II. Rappelons qu’en plus des avancées enregistrées au niveau de la réalisation des travaux d’infrastructures, des réalisations financières notables ont été accomplies par l’Agence, comme en témoignent les chiffres avancés par la Directrice Générale de l’Agence MCA-Morocco, Malika Laasri.

Dans son exposé sur l’état d’avancement de la mise en oeuvre du Compact II depuis la dernière session du COS, la responsable a ,en effet, annoncé un taux d’engagement des fonds s’élevant à 67,62%, l’équivalent de près de 304,3 millions de dollars, soit presque le double du niveau enregistré en juin 2020.

Le CESE plaide pour une politique d’innovation qui libère les énergies

S’engager dans une trajectoire industrielle, fondée sur l’innovation technologique

Le Conseil économique social et environnemental propose une série de recommandations stratégiques et opérationnelles en vue de lever les obstacles à une politique ambitieuse d’innovation pour la prospérité économique et l’inclusion sociale.

Dans son avis intitulé «Pour une politique d’innovation qui libère les énergies au service d’un nouveau modèle industriel », le Conseil économique social et environnemental (CESE), que dirige Mohamed Reda Chami, propose une série de recommandations stratégiques et opérationnelles en vue de lever les obstacles à ce qu’il appelle «une politique ambitieuse d’innovation pour la prospérité économique et l’inclusion sociale, et en assoir le développement sur des dispositifs adaptés».

En effet, le Conseil constate que la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 a mis en exergue la capacité d’innovation et de résilience citoyenne, sanitaire et industrielle, qu’un pays doit pouvoir déployer dans ces situations. Partant de ce constat, le Conseil considère que dans cette épreuve, se sont clairement révélés tous les atouts potentiels du pays qui lui permettraient de s’engager résolument dans une trajectoire industrielle, fondée sur l’innovation technologique.

De même, le Conseil considère que la capacité d’innovation d’un pays exige aujourd’hui des écosystèmes appropriés ainsi que des processus collectifs dans lesquels de nombreux acteurs publics et privés, nationaux et régionaux, ainsi que les universités et les entreprises, doivent collaborer et jouer pleinement leur rôle.

Instance de coordination

Sur le plan stratégique, le CESE appelle, ainsi, à mettre en place un environnement institutionnel, juridique et financier susceptible de soutenir l’innovation au Maroc et d’augmenter significativement son impact. À cet égard, il est recommandé, d’abord, de mettre en place un organe de gouvernance stratégique qui définirait la stratégie nationale de l’innovation et allouerait les fonds publics destinés à cet effet ainsi que des fonds issus de différents bailleurs nationaux ou internationaux publics ou privés.

Sans oublier de tenir des assises nationales sous l’égide du chef du gouvernement avec l’implication de tous les acteurs concernés dans deux ou trois domaines prometteurs d’innovation technologique. Parmi ces recommandations, le CESE demande de définir, au niveau de chaque stratégie sectorielle, un volet recherche, développement et innovation.

Il préconise également la promotion, au niveau du système éducatif, d’ une pédagogie adaptée à l’innovation et intégrer le travail de conception et la conduite de projet. Au niveau opérationnel, le CESE préconise, par ailleurs, de créer pour les startups marocaines un véritable environnement qui leur permette de se développer et de devenir des entreprises viables et rentables.

Le tout dans le cadre de repenser un cadre de relation entre universités et environnement socio-économique qui soit simplifié et réaliste et qui aurait pour principal objectif de développer une relation win-win. Ce qui nécessite de procéder au changement du statut de l’université d’un établissement public à caractère administratif à une institution jouissant d’une autonomie efficiente favorisant la recherche et l’innovation.

Lutte anticorruption : le Maroc toujours aussi mauvais élève

Chaque année, l’économie marocaine paie un lourd tribut à la corruption. Malgré des efforts, le Maroc a perdu six places en 2020 dans le classement de Transparency International.

Cette année encore, le Maroc poursuit sa tendance rétrograde dans le classement de l’indice de perception de la corruption de Transparency. Dans le dernier rapport de l’ONG, publié le 28 janvier, le classement du royaume a dégringolé de six places et un point en 2020 par rapport à l’année précédente, avec un score de 40 sur 100, passant à la 86e place sur 180 pays. C’est peu dire que la stratégie nationale de lutte contre la corruption lancée en 2016 n’a pas porté ses fruits.

Pour “une volonté politique réelle”

Selon un communiqué de Transparency Maroc, cette stagnation résulte avant tout de “l’absence de la part de l’État de signes et d’une volonté de lutter sérieusement contre la corruption”. Pour l’association, la sortie du Maroc de la corruption endémique nécessite de manifester “une volonté politique réelle, non limitée aux discours”, à travers notamment la mise en œuvre effective de la stratégie nationale de lutte anticorruption.

Le secrétaire général de Transparency Maroc nous expliquait en octobre 2020 déjà que la principale cause de la faiblesse des résultats de la lutte anticorruption au royaume était le manque de volonté politique quant à sa mise en œuvre, citant l’exemple des tergiversations des groupes politiques au Parlement au sujet du projet de loi sur l’enrichissement illicite qui traîne depuis près de cinq ans, ou encore de la régulation du conflit d’intérêts prévue dans la Constitution de juillet 2011 et encore non traitée à ce jour.

Entre résilience et choc exceptionnel, l’économie africaine face à la pandémie de Covid-19

Le continent a plutôt bien résisté sur le plan sanitaire souligne un nouvel ouvrage de l’Agence française de développement.

Une Afrique résiliente face à la pandémie de Covid-19. C’est l’image que défendent les auteurs de l’ouvrage L’Economie africaine en 2021 (ed. La Découverte), tout juste publié par l’Agence française de développement (AFD). Le continent, soulignent les auteurs, a plutôt bien résisté sur le plan sanitaire : il représente 17 % de la population planétaire et comptabilisait officiellement, en octobre 2020, 4,7 % des cas de contaminations dans le monde et moins de 87 000 morts au 27 janvier. Sur le front économique, l’activité a également moins reculé en Afrique (-2,6 %) qu’à l’échelle mondiale (-4,4 %).

« Frappé d’une présomption de fragilité, le continent a pourtant fait la preuve de sa résilience, fort de la jeunesse de sa population, de la réactivité de ses dirigeants et de son expérience des pandémies », estime Rémy Rioux, directeur général de l’AFD, l’opérateur qui orchestre le déploiement de l’aide publique au développement.

Mais, si la récession a été moins marquée en Afrique que dans les autres régions du monde – à l’exception de l’Asie –, la déflagration économique provoquée par la pandémie n’en est pas moins exceptionnelle. Comme le rappelle Yasmine Osman, économiste au sein du département Afrique de l’AFD, aucun des chocs de ces trente dernières années, y compris la crise financière mondiale de 2008 et l’effondrement des cours du pétrole en 2015-2016, n’avait à ce point impacté le produit intérieur brut (PIB) régional. Au total, plus de quarante pays sont en récession simultanément sur le continent, du jamais-vu.

Sévérité de la crise

La sévérité de la crise s’explique par une série de facteurs désormais bien connus. Il y a d’abord eu la chute des prix des matières premières dont de nombreux pays africains demeurent tributaires pour leur croissance et leurs recettes. Pétrole, charbon, zinc, plomb… Les cours comme les volumes exportés se sont brutalement contractés, affectant les grands producteurs. La fermeture des frontières a également affecté en profondeur les économies africaines en pénalisant notamment le tourisme, un secteur clé dans près d’une quinzaine de pays du continent. Le recul des transferts de fonds opérés par les migrants (-20 %, selon le Fonds monétaire international), les mesures de confinement, le manque de marge de manœuvre budgétaire des Etats pour élaborer une riposte, l’absence de filets sociaux, ont contribué à cette récession d’une ampleur inédite.

La pandémie a ainsi déclenché une « crise en poupées russes », le fléau sanitaire entraînant une dégradation économique et sociale. D’après le FMI, la baisse du revenu par tête pourrait effacer dix ans de progrès sur le front du développement. Au total, près de 43 millions de personnes sont menacées de retomber dans l’extrême pauvreté. L’éducation, la santé, la sécurité alimentaire risquent d’être durablement affectées dans les pays les plus pauvres.

L’ouvrage de l’AFD rappelle toutefois que le continent n’a pas été touché de façon uniforme. Le choc a été violent pour les principales économies africaines, souvent très dépendantes de l’exportation des matières premières, comme le Nigeria, l’Angola ou l’Afrique du Sud. Cette dernière cumulait déjà plusieurs années de croissance faible et, très touchée par l’épidémie, a décrété un confinement strict, qui a ravagé l’activité. La violence de sa récession (-8 %) a pénalisé les performances de toute la région. En Afrique du Nord, dont la croissance est liée à la demande européenne en tourisme ou en pétrole, la décélération a aussi été notable, contribuant à la hausse des taux d’endettement. En Tunisie, la dette représente désormais 85 % du PIB.

Pourtant, certains pays ont mieux résisté économiquement. C’est le cas par exemple de l’Egypte, l’une des rares nations du continent à avoir su maintenir une croissance positive (3,5 %) grâce à la taille de son marché intérieur et à la réponse – monétaire et budgétaire – des autorités. Les Etats peu tributaires des matières premières extractives, comme en Afrique de l’Est ou dans le golfe de Guinée, ont aussi réussi à déjouer les pronostics les plus sombres. Quant au Sahel, la récession y a été deux fois moindre que dans le reste de l’Afrique. En proie à des difficultés sécuritaires, climatiques et alimentaires persistantes, cette région est peu dépendante du tourisme ou des capitaux étrangers, et a pu bénéficier de la remontée des cours de l’or.

Reprise rapide

« Résiliente » donc, mais très fragilisée, l’Afrique aurait besoin de voir l’économie redémarrer vite et fort pour pouvoir se remettre sur le chemin de l’émergence. Pour l’heure, le FMI prédit une reprise rapide, dite en « V », avec une croissance qui pourrait atteindre +3,7 % en 2021. Mais comme le rappelle la publication de l’AFD, ce scénario reste soumis à de multiples inconnues, à commencer par l’évolution de la pandémie qui semble rattraper le continent avec plus de vigueur depuis quelques semaines.

Au-delà de ces incertitudes, la crise a remis en perspective des enjeux de long terme dont les pays africains sont invités à se saisir. La nécessité d’une intégration régionale par exemple, pour se prémunir des risques de rupture d’approvisionnement ou de la montée du protectionnisme. Cela tombe bien, souligne l’AFD, car l’Afrique « dispose d’un atout important », avec un marché intérieur de 1,2 milliard de personnes, et s’est déjà lancée dans la mise en place d’une zone de libre-échange continentale, la Zlecaf.

Une autre priorité est celle de la diversification des économies, un chantier sans cesse invoqué mais toujours remis à plus tard. Pour Thomas Mélonio, directeur exécutif chargé de la recherche et de l’innovation à l’AFD, « le développement africain ne se fera pas par pure extraction des ressources, ce serait un modèle non durable ». Les experts de l’Agence appellent à mettre l’accent sur l’agriculture et le développement du secteur privé pour favoriser encore davantage la « résilience économique » du continent.

Comment la dette publique augmente la richesse des milliardaires en période de crise

En Europe, la fortune des milliardaires a augmenté de 14% en 2020 (1). Oxfam révèle que les « 7 premiers milliardaires français possèdent plus que les 30% les plus pauvres » (2). Pourquoi « la France se distingue-t-elle en se présentant comme la championne d’Europe de la rémunération de ses actionnaires » ? (*) Par Gaspard Gabriel, Chef d’entreprise à la retraite, spécialiste en économie financière.

Avec la crise de la Covid, la France, par son endettement extérieur, a injecté beaucoup d’argent dans les marchés. L’augmentation des Bourses est tout simplement l’évolution de la quantité d’argent et du volume de dépenses dans l’économie. L’indice boursier suit en réalité l’évolution de la masse monétaire.

Non, la Bourse “ne monte pas parce que les boursicoteurs parient qu’elle va monter“. Pour comprendre, il faut s’autoriser quelques explications.

En France, l’État alimente son budget principalement par des emprunts. La dette française est principalement financée par des obligations émises par l’État. En effet, la dette de la France est composée en majorité d’OAT (Obligations Assimilables du Trésor) d’une durée de 7 à 30 ans. Les OAT sont des titres financiers qui ont en majorité un taux fixe et sont remboursés à leur valeur nominale d’émission à une échéance fixée dès le départ. L’État Français émet les obligations auprès de banques privées chargées de distribuer les titres sur le marché national et international.

Les obligations du trésor sont cotées en bourse secondaire pendant leur durée de vie. C’est le prix de l’obligation qui va décider les acquéreurs. La valeur de l’obligation va fluctuer en fonction du niveau des taux d’intérêt en suivant l’offre et la demande.

A qui profite l’inflation de la masse monétaire ?

A chaque émission d’une OAT, les banques commerciales créent de la monnaie. A la base du processus de création de cette monnaie il y a un agent économique (ménage, entreprise, etc.). Ici c’est l’État qui souhaite se financer pour soutenir l’activité. Pour ce faire, les banques commerciales vont créditer le compte courant de l’État du montant de l’OAT accordée. Par un simple jeu d’écriture, elles vont ainsi créer de la monnaie. Dans ce cas, “les crédits font les dépôts” puisque le montant du crédit octroyé vient alimenter le compte courant du client de la banque commerciale. C’est grâce à ce processus que le stock de monnaie en circulation croît en liaison avec les besoins de monnaie du système économique. Seules les banques commerciales ont ce pouvoir de création monétaire.

A cause de la pandémie, il y a inflation de la masse monétaire. Le 10 mars 2020, face à la crise mondiale de la Covid, la Commission Européenne assouplie les règles de déficit, le fameux plafond de 3%, pour faciliter l’aide aux entreprises en difficulté des États membres. Le Président de la République française met alors en place une enveloppe de 300 milliards d’euros pour garantir les prêts sollicités par les entreprises à leurs banques. Dans la même période, le 09 Avril 2020, l’union Européenne prévoit 240 milliards d’euros de prêts du fonds de secours de la zone euro et un fonds de garantie de 200 milliards d’euros pour prêts aux entreprises. Enfin le 21 juillet 2020, la France et l’Allemagne arrachent un accord historique. Les 27 pays de l’Union Européenne sont parvenus à une entente sur le budget de relance. Il s’agit de 390 milliards d’euros de subventions directes aux États après un emprunt commun et 390 milliards d’euros de prêts aux états à rembourser par chacun. La France seule à emprunter directement 200 milliards d’euros en 2020.

Les actions grimpent lorsqu’il y a inflation de la masse monétaire (masse monétaire : mesures de l’ensemble des valeurs convertibles en liquidités au sein d’un pays)Pour appréhender cette analyse, il faut commencer par regarder l’impact de la Covid sur le CAC 40 (le CAC 40 est le principal indice boursier de la Bourse de Paris). Le 24 janvier 2020, date de la déclaration du premier cas de coronavirus en France, l’indice CAC 40 était à 6024,26 points. La plus forte baisse a été enregistrée le 18 mars 2020 avec un indice de 3754,84 points. Le 11 décembre de la même année, l’indice CAC 40 s’élevait à 5.507,55 points (3). On constate une augmentation d’environ 47% entre la première réaction de la Commission Européenne le 10 mars 2020 et celle du 11 décembre 2020.

L’argent de l’État pousse les marchés d’actions

La masse monétaire devient fébrile. D’après la situation mensuelle monétaire de la Banque de France, l’encours fin du mois de février 2020 est de 1.142,6 milliards d’euros. Le dernier encours connu fin octobre 2020 est de 1.693,5 milliards d’euros (4). La masse monétaire croit bien d’environ 48% pendant cette période. C’est quasiment la même chose que le CAC 40.

De l’argent de l’État qui pousse la Bourse à tourner de plus en plus vite mais avec une économie qui va mal. L’Insee maintient sa prévision, établie début juillet, d’un recul de 9% du produit intérieur brut (PIB) pour l’ensemble de l’année 2020(5). Depuis mars, la Covid a coûté 200 milliards d’euros à la France. La dette est attendue à plus de 120% du PIB (6). Cette situation génère une injustice dans la distribution des richesses. La classe moyenne prend du retard et les pauvres deviennent plus pauvres.

Le piège à éviter. Plus la France emprunte sur les marchés financiers via des banques privées plus il y a création de monnaiesPlus il y a d’argent circulant dans l’économie plus il y a d’argent disponible pour investir dans des actions. Ce corolaire rend également les instruments d’investissement alternatifs, tels que les obligations, moins attractifs. Ainsi, la possibilité de l’État à emprunter à long terme est réduite (7).

Il faut éviter l’accélération de la masse monétaire qui provoquerait une envolée de la Bourse qui profiterait uniquement aux plus grosses capitalisations boursières.

DES PERSPECTIVES FAVORABLES POUR LA CAMPAGNE AGRICOLE EN 2021 : LA PERFORMANCE ECONOMIQUE SE REDRESSE

Le secteur tertiaire pâtit de la contre-performance du secteur touristique. Les arrivées ont fléchi de 78,9% à fin novembre. A cela s’ajoute le léger recul de l’activité de postes et télécommunications (-3% au 3ème trimestre).

Une relance économique confortée par les prémices d’une bonne campagne agricole. C’est le titre phare qu’attribue la Direction des études et prévisions financières (DEPF) à sa première note de conjoncture de l’année 2021. «Il y a lieu de souligner que les précipitations importantes observées lors des mois de décembre et janvier présagent de perspectives favorables pour la campagne agricole, renforçant directement et indirectement la dynamique attendue de l’activité économique en 2021», peut-on lire du texte introductif de la note de conjoncture. Et de poursuivre que «ces perspectives seront, également, soutenues par le déploiement prévu du vaccin qui devrait permettre, conjointement avec l’opérationnalisation du plan de relance économique, de restaurer progressivement la confiance des consommateurs et des investisseurs». La DEPF observe dans son analyse une bonne posture de la plupart des baromètres conjoncturels. Une performance qui confirme le redressement graduel de l’activité économique nationale, notamment dans les secteurs du BTP, de l’énergie électrique ainsi que certaines branches du secteur industriel. «Toutefois, ce dynamisme favorable enregistré lors des derniers mois s’avère insuffisant pour éponger les retombées négatives de la crise sanitaire sur la croissance économique, comme il ressort de la situation des comptes nationaux relatifs au troisième trimestre 2020», estiment les analystes de la DEPF. Retour sur les principales tendances ayant marqué les derniers mois de l’année 2020.

Une tendance sectorielle plutôt positive

Au niveau sectoriel, l’activité du secteur de la pêche a affiché une évolution favorable au troisième trimestre de l’année. On relève dans ce sens une hausse de 7,7% au 3ème quart de l’année. Pour ce qui est du secteur secondaire, le redressement est porté par le secteur des mines. La production des phosphates s’est en effet améliorée de 5,5% à fin novembre. Il en est de même pour le BTP. La baisse des ventes de ciment s’est atténuée au quatrième trimestre revenant à -1,3% après un repli de 3,7% au trimestre précédent. Pour ce qui est du secteur industriel, il s’est inscrit en ligne avec l’amélioration du taux d’utilisation des capacités de production (TUC). Il s’est établi à 71% aux mois d’octobre et novembre après 55,7% au deuxième trimestre 2020.

De même, les exportations ont repris vers la fin de l’année. La DEPF note dans ce sens une hausse de 20,3% des ventes des dérivés de phosphates et de 8,8% de celles de l’automobile. En revanche le secteur tertiaire pâtit de la contre-performance du secteur touristique. Les arrivées ont fléchi de 78,9% à fin novembre. A cela s’ajoute le léger recul de l’activité de postes et télécommunications (-3% au 3ème trimestre) au moment où le secteur des transports a affiché une évolution mitigée sur ladite période.

Les transferts des MRE résilients

Pour ce qui est de la demande intérieure, la DEPF relève dans son analyse que le pouvoir d’achat des ménages a été impacté par la crise sanitaire et les conditions climatiques difficiles. L’économie marocaine a perdu au troisième trimestre 2020, 581.000 postes d’emplois. De même, les crédits à la consommation ont baissé de 3,3% au onzième mois de l’année. «Cette contre-performance a, toutefois, été atténuée par la résilience des transferts des MRE et par les transferts monétaires octroyés par le Fonds Covid-19 en faveur des ménages touchés, ainsi que par la maîtrise de l’inflation», relève-t-on de la DEPF.
En effet, les transferts des Marocains du Monde se sont consolidés de 3,9% à fin novembre. De même, l’inflation a été maîtrisée à 0,7% à fin novembre. Pour ce qui est de l’investissement, l’effort s’est inscrit en baisse. La DEPF indique dans ce sens que ce ralentissement s’inscrit en phase avec la persistance du recul des importations en bien d’équipement et de l’investissement budgétaire. On relève respectivement des baisses de -16,6% et de 4,1% à fin novembre.

Le déficit commercial nettement atténué

En ce qui concerne les échanges commerciaux, la baisse cumulée des exportations a été moins importante que celle des importations. Ceci s’est traduit par une atténuation du déficit commercial de 26% ainsi qu’une amélioration du taux de couverture de 5 points à fin novembre. Ceci incorpore une baisse de près de 16% des importations et de 8,4% de exportations. Par ailleurs les transferts des MRE ont affiché une progression de 4% sur ladite période. Pour ce qui est des avoirs officiels de réserve, la DEPF fait ressortir une couverture de 7 mois et 4 jours d’importations de biens et services. Pour ce qui est du déficit budgétaire, la DEPF souligne qu’il ne s’éloigne pas de l’objectif initial fixé dans le cadre de la loi de Finances rectificative.

Une dynamique favorable des crédits bancaires

S’agissant du financement de l’économie, la DEPF note une dynamique favorable de l’encours des crédits bancaires à fin novembre. Cette évolution tient compte de l’importance des crédits «Damane» garantis par l’État. «Les crédits bancaires maintiennent, à fin novembre 2020, leur taux de progression de l’année précédente (+5,2%), incorporant l’accélération de la croissance des crédits au secteur financier (+9% après +6,5%) et la décélération de celle des crédits au secteur non financier (+4,7% après +5%), dont ceux aux ménages (+2,7% après +4,6%) et ceux aux sociétés non financières privées (+6% après +6,6%)», peut-on lire de la note de la DEPF. En ce qui concerne le marché boursier, les principaux indices, en l’occurrence le Masi et le Madex, ont affiché une évolution propice au quatrième trimestre. Chose ayant permis d’atténuer significativement leur repli cumulé depuis le début de l’année.

L’Office des changes accélère ses process digitaux

Objectif : 95% des demandes d’autorisations via la plateforme SMART avant la fin de 2021

Afin de créer un choc de simplification des procédures et vulgariser l’usage du digital pour les utilisateurs, plusieurs projets sont en cours. La période de Covid-19 a poussé un grand nombre d’organisations à s’orienter vers cet outil désormais indispensable. Néanmoins, son utilisation reste limitée et certains services restent méconnus aussi bien des professionnels que des citoyens. Dans ce contexte la CGEM, à travers sa Commission e-gov, a organisé le 20 janvier 2021 en partenariat avec l’Office des changes, un webinaire sur le thème «Les chantiers de digitalisation des services de l’Office des changes». Lors de cette e-conférence, une présentation des différents services en ligne (front-office) mis à la disposition des usagers sur le site de l’Office des changes a été faite.

La signature électronique prévue cette année

Le service Smart compte les demandes d’autorisation et déclarations, un espace requêtes, le bureau d’ordre digital, la dotation touristique supplémentaire (DTS), la déclaration Ex-MRE et le service Doléances. L’objectif pour l’Office est d’assurer un accès à ses plateformes avec le moins de clics possibles. En ce qui concerne Smart autorisation, il s’avère que depuis son lancement en mars 2020, elle constitue un peu plus de 50% des demandes d’autorisations que reçoit l’Office des changes. Ce service a visiblement eu du succès auprès des utilisateurs, notamment lors de la période de Covid-19 et avec l’intégration en cours de toutes les banques dans ce processus.

L’objectif serait d’arriver avant la fin de l’année 2021 à 95% des demandes d’autorisations qui transitent via «Smart». Concernant les personnes qui ne sont pas familiarisées avec le digital et qui ont l’habitude de se déplacer ponctuellement, l’Office garde ses services au niveau de son administration ouverts. On notera aussi que la dématérialisation du traitement a été généralisée en interne et l’intégration de la signature électronique fait partie des projets qui seront mis en place cette année. La finalité serait d’arriver à «zéro papier» sur le plan du traitement des autorisations.

Avec l’intégration de la signature électronique, l’opérateur n’aura plus besoin de se déplacer pour avoir l’autorisation au niveau de l’Office des changes. Il va la recevoir instantanément, une fois signée. Les services de l’Office des changes en ligne se complètent. Ainsi, pour une demande d’autorisation il faut saisir la plateforme Smart autorisation alors que pour une déclaration annuelle il faudrait recourir à Smart déclaration. Pour ce qui est des autres correspondances à envoyer à l’Office des changes, il faut passer par le bureau d’ordre digital. Notons à cet égard que la plateforme Smart est accompagnée par la mise en place d’un centre de contacts dédié aux usagers pour apporter les éléments de réponses sur cette plateforme.

Applications mobiles en préparation

Afin d’accélérer le processus de digitalisation, les services de l’Office des changes vont être étoffés prochainement avec des applications mobiles et web à destination des personnes physiques. Ces solutions permettront à toute personne physique ayant souscrit à ces services de bénéficier d’un suivi des demandes, d’effectuer une demande de dotation touristique directement sans avoir à imprimer des documents, et de recevoir des notifications au cas où il y a consommation de ces dotations.

Dématérialisation et allègement de la charge déclarative

L’Office des changes renforce également ses services de dématérialisation avec ses partenaires institutionnels. Cette approche se traduit par la mise en place du Système de déclaration bancaire (SBD), le Système de gestion de dotations (SGD), et avec son partenariat avec l’ADII. En effet, il y a un canal permanent avec l’Administration de la douane (ADII) et l’Office des changes qui a pour objectif d’assurer un échange quotidien sur toutes les Déclarations uniques de marchandises (DUM). D’ailleurs, cette expérience avec la douane sera dupliquée avec PortNet, à travers un projet qui sera mis en place prochainement.

Quid des décrets d’application de la loi 43-20 ?

Sur le plan juridique, les deux Chambres du Parlement avaient approuvé il y a quelques mois la loi 43-20 relative aux services de confiance des transactions électroniques. Ce texte vient combler les failles de la loi 53-05 relative à l’échange électronique des données numériques. Le nouveau texte permet aux opérateurs et aux utilisateurs de sécuriser leurs données numériques tout en apportant de nouvelles notions sur le plan législatif et pratique (par exemple : le cachet électronique). A cet égard, la CGEM se dit travailler actuellement sur les décrets d’application relative à cette loi, en particulier les plus urgents à mettre en place. D’ailleurs, une réunion avec le chef de gouvernement et les ministres concernés sera bientôt tenue et portera dans son ordre du jour l’accélération de la digitalisation, notamment les décrets d’application en question.

CMI : LES CARTES CONTACTLESS GAGNENT DU TERRAIN

L’activité monétique au Maroc a été fortement impactée par les conséquences de la crise sanitaire qui s’est déclenchée à la mi-mars 2020, accélérant ainsi le changement de comportement des usagers et leur migration vers le contactless.

L’activité monétique a encore de beaux jours devant elle, et ce, malgré ce que peuvent laisser croire les derniers chiffres annuels publiés par le Centre monétique interbancaire (CMI). La crise sanitaire qui s’est déclenchée à la mi-mars 2020, a, certes, eu un impact sur le volume global de l’activité qui était en hausse de 7,8%, durant le 1er trimestre 2020 et puis il a basculé en régression de 7% sur l’année 2020. Et ce, en partie en raison de l’activité des cartes étrangères qui a subi le plus fort impact en lien avec la fermeture des frontières. La baisse, déjà visible durant le 1er trimestre 2020 avec – 4,2%, s’est creusée davantage sur le reste de l’année avec une chute durant les trimestres suivants, affichant un repli de 59,5% sur l’année 2020. Ceci étant, l’usage de la carte bancaire marocaine s’est nettement renforcé en ces temps de crise.

En effet, l’activité domestique des cartes marocaines, s’est montrée assez résiliente au cours de l’année 2020. Les paiements par carte ont totalisé pas moins de 79,7 millions d’opérations pour un montant de 31,7 MMDH, soit en progression de 8,5% en nombre et de 4,1% en montant par rapport à l’année 2019. L’activité du paiement via Internet est également restée sur un trend haussier avec une progression de 25% durant l’année 2020. L’activité des paiements en ligne des cartes marocaines s’est intensifiée de 46,5% en nombre de transactions, en passant en une année de 9,4 millions à 13,8 millions opérations. En montant, l’activité s’est appréciée de 29,7% pour accumuler 5,7 MMDH en 2020, contre 4,4 MMDH en 2019. Il faut dire qu’avec l’instauration de l’état d’urgence et le confinement au mois de mars dernier, les usages ont rapidement évolué vers la vente à distance. «Nous notons comme changement dans les habitudes de paiement un fort intérêt des commerçants pour la vente à distance avec le paiement via Internet ou le paiement sur TPE 3G à la livraison», explique le CMI. Un autre impact, et non des moindre, a été la très forte prise de conscience de l’utilité de l’usage du paiement sans contact qui a fait son entrée dans le marché des moyens de paiement en septembre 2019. Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, il n’a représenté à fin décembre 2019 qu’une part de 1,5% en nombre des transactions de paiement domestique et 0,6% en valeur. Les paiements des cartes contactless se sont ensuite accentués au cours de l’année 2020 puisque l’ensemble du microcosme bancaire a vivement encouragé leur utilisation, dans le cadre des gestes barrières recommandés par les organismes de santé.

Pour accompagner davantage ces mesures de prévention et sécuriser l’acte de paiement, le CMI, en partenariat avec ses partenaires bancaires et les différents systèmes de paiement, a relevé le plafond des paiements sans contact, passant de 200 DH à 400 DH. Le rehaussement de ce plafond a été effectif à partir de fin avril 2020. Le CMI recense, depuis, une hausse du taux de nombre de transactions avec ce type de carte à 25% à fin décembre 2020 contre 4,7% en janvier 2020. Le taux des montants réglés en mode contacless a de son côté grimpé à 11,1% contre 1,5% en début d’année. À noter que l’usage de ce nouveau canal a nécessité le remplacement de la carte du client, à sa demande ou lors du renouvellement de sa carte. L’encours des cartes émises par les banques marocaines a, de ce fait, atteint 17,2 millions de cartes en 2020, soit une hausse de 6,3% par rapport à un an auparavant. Un encours qui se compose de 16,8 millions de cartes Paiement et Retrait sous les labels Visa, Mastercard et la marque nationale CMI et Cobadge CMI-Mastercard. «Cette croissance de l’encours est la conséquence d’une progression significative du nombre des cartes Mastercard (+24,6%), d’une progression modérée du nombre des cartes Visa (+4,7%), et d’une légère progression du nombre de cartes CMI et Cobadge CMI-Mastercard (+0,2%) et enfin d’une régression prononcée des cartes privatives (-37,5%) par rapport au 31 décembre 2019», précise le CMI. Au total, les cartes CMI et Cobadge CMI-Mastercard atteignent 3,6 millions à fin décembre dernier.

Par ailleurs, la crise sanitaire a également permis de modifier le comportement des usagers, notamment en termes de retrait de cash. Les Marocains très attachés à l’argent liquide, commencent à s’en défaire progressivement. Les opérations de retraits par cartes marocaines sur les guichets automatiques au Maroc ont au final totalisé en 2020 près de 283,6 millions de transactions pour un montant de 278,3 MMDH, soit en régression de 10,3% en nombre et 2,9% en montant par rapport à l’année 2019. En face, l’extension du réseau GAB a connu un certain ralentissement avec l’installation de seulement 121 nouveaux GAB durant l’année 2020, permettant au réseau d’atteindre 7.734 GAB, soit une extension d’à peine 1,6% par rapport à 2019.

Investissement : Bank of Africa s’allie au chinois CADFund

Bank of Africa vient de conclure un partenariat avec le Fonds de développement Chine-Afrique, confirmant ainsi son rôle économique majeur dans le développement des relations entre les deux parties.

«Il s’agit d’une coopération prometteuse visant à cofinancer l’investissement chinois en Afrique, soit par la mise en place de joint-ventures, soit par le financement bancaire direct en s’appuyant sur le large réseau africain du groupe», explique Bank of Africa, qui vient de sceller un accord avec Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund).

À travers ce partenariat, les deux parties s’engagent à capitaliser sur leur maîtrise respective des marchés chinois et africains pour créer de la valeur à leurs clients et partenaires. Il convient de préciser que CADFund dispose d’une capacité de financement de 10 milliards de dollars exclusivement dédiés à l’investissement productif dans le continent. Ce fonds de développement a été créé en juin 2007, et figure parmi les huit mesures annoncées par le gouvernement chinois, lors du sommet de Beijing du Forum sur la coopération Chine-Afrique en 2006, pour mettre en œuvre une coopération pragmatique avec son partenaire continental. À noter que cet accord, dont la cérémonie de signature s’est déroulée par visio-conférence en présence de Othman Benjelloun, président du groupe Bank of Africa, et de Song Lei, président du CADFund, aura également pour objectif de «promouvoir, faciliter et cofinancer les entreprises chinoises souhaitant s’implanter dans la cité Mohammed VI Tanger Tech». La future zone franche, qui s’étend sur 500 hectares, cible essentiellement les entreprises chinoises actives dans les secteurs de l’industrie automobile et aéronautique, les énergies renouvelables, l’industrie du cuir et du textile, les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, outre l’industrie plastique, l’agro-alimentaire, les industries chimiques et semi-chimiques ainsi que l’industrie des matériaux de construction. Ces entreprises y bénéficieront d’incitations fiscales et des infrastructures de pointe leur permettant d’opérer activement dans cette zone industrielle et d’avoir un accès direct à Tanger Med, avantages qui ont permis d’attirer le fabricant chinois de pales d’éoliennes Aeolon. Ce dernier évoque un investissement de 140 millions de dollars et la création de 2.000 emplois.

UN GRAND SOULAGEMENT POUR LES BANQUES : BANK AL MAGHRIB PROLONGE SON ASSOUPLISSEMENT DES RATIOS DE SOLVABILITE

Excellente nouvelle pour les banques marocaines. En effet, de sources proches de Bank Al Maghrib, on apprend que cette instance de régulation et de contrôle des activités bancaires et para-bancaires au Maroc vient d’apporter une bouffée d’oxygène aux établissements financiers sous sa tutelle.

Aussi, notre vénérable banque centrale a prorogé de 12 mois supplémentaires la dérogation concernant le respect des ratios de solvabilité auxquels sont soumis les établissements de crédit et qui leur avait été accordée en juin 2020 dans le cadre du package monétaire mis en place pour absorber le choc économique causé par la crise du Covid-19 et permettre notamment aux banques de jouer leur rôle crucial de soutien aux entreprises et de financement de l’économie.

Concrètement, il s’agit du maintien jusqu’en juin 2022 (contre juin 2021 initialement) du seuil minimum des deux ratios de solvabilité, de catégorie 1 (dit Core Tier 1) et de catégorie 2 (Core Tier 2) respectivement à 8,5%  et à 11,5% contre 9% et 12% auparavant. L’extension de ce relâchement est loin d’être négligeable sachant que quelques banques marocaines respectaient déjà péniblement ces seuils avant le déclenchement de l’actuelle crise sanitaire. Certaines d’entre elles comme Bank Of Africa – Groupe BMCE Bank et CFG Bank ont même été obligées d’opérer des augmentations de capital non négligeables (la première à hauteur de 4 milliards de dirhams en 2019 soit près de 20% de ses fonds propres consolidées et la deuxième pour dix fois moins en avril 2020 mais soit presque autant que ses fonds propres consolidés avant cette recapitalisation). Pour en mesurer autrement l’impact, pour une banque de la taille d’Attijariwafabank par exemple, dont les actifs pondérés à risque (composés à plus de 85% de risque de crédit) totalisent quelques 378 milliards de dirhams, un porte-à-faux de 0,5% (soit 50 points de base) en matière de respect du ratio de solvabilité de catégorie 1 (pour ne prendre que celui-ci) lui imposerait soit une recapitalisation de 1,9 milliard de dirhams soit une diminution du total des actifs à risque à hauteur de 20 milliards de dirhams. Une telle exigence impliquerait une baisse à due concurrence de ses encours de crédits sur les agents économiques.

Et c’est ce qui s’est passé d’ailleurs en 2018 quand les banques marocaines avaient dû se conformer aux nouvelles exigences de l’IFRS 9 qui ont impacté leurs ratios de solvabilité et qui n’avaient pas pour certaines d’entre elles d’autre choix que freiner la distribution de crédit. Une situation dont avaient pâti essentiellement les PME comme on peut le deviner vu le rapport de force de ces dernières auprès des banques comparativement aux corporates et institutionnels.

Autant dire que la nouvelle « largesse » de Bank Al Maghrib et quoiqu’elle paraisse assez limitée, est des plus bienvenues pour un secteur bancaire qui devra imparablement connaître une hausse des créances en souffrance en 2021 dans le sillage de la dégradation de l’activité économique à cause de la pandémie du Covid-19 et la baisse des revenus des ménages et la rupture du cycle d’exploitation des entreprises qui s’ensuivent. Et qui dit hausse de sinistralité (Bank Al Maghrib elle-même estime le bond anticipé des taux de créances en souffrance de 7.6% en 2019 à 10.8% en 2021 !), dit provisions additionnelles et, in fine, baisse des fonds propres réglementaires.

Rappelons qu’à l’issue de son deuxième Conseil d’Administration de  2020 tenu le 16 juin de la même année, Bank Al Maghrib avait consenti, outre l’assouplissement dérogatoire du seuil des ratios de solvabilité, plusieurs autres mesures monétaires et réglementaires tels la baisse de 50 points de base du taux directeur (ramené ainsi à 1,5%), l’allègement des mesures de calcul du ratio de liquidité (dit LCR) et l’assouplissement temporaire des règles de classification des créances en souffrance pour les établissements de micro-crédit.

LA COOPERATION ALLEMANDE FAIT LE BILAN DE SON ACTION AU MAROC

La KfW et la GIZ renforcent leur soutien au Maroc. Les deux institutions accroissent leur appui au royaume dans ce contexte de pandémie. Les détails.

La coopération allemande renforce son appui au Maroc. L’institution de financement allemande, KfW, a, en effet, alloué un milliard d’euros au Maroc pour faire face aux défis humains, sociaux et économiques dans ce contexte de pandémie. A cette occasion, la coopération allemande a organisé une rencontre de presse pour faire le point sur ces initiatives au Maroc. Notons que le Maroc et l’Allemagne ont signé, le 27 novembre dernier, quatre contrats de prêts au titre d’une aide d’urgence au Maroc pour atténuer les conséquences de l’épidémie de Covid-19 et aussi pour un appui aux réformes du système financier au Maroc. De même, deux contrats de dons sous forme de contribution au Fonds de garantie pour la micro-finance mis en place par le Maroc. La coopération allemande souligne que le montant total de ce soutien financier s’élève à 1,37 milliard d’euros, dont 1 milliard d’euros sous forme de prêts bonifiés et 37 millions d’euros sous forme de dons.

Au sujet des prêts, on apprend que 300 millions d’euros de l’encours accordé au Maroc sont dédiés à la fois à l’appui aux ambitieuses réformes du système financier engagées par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration (Phase I pour 250 millions d’euros) et au soutien du mécanisme de garantie destiné aux PME mis en œuvre par la Caisse Centrale de Garantie (50 millions d’euros). La coopération allemande fait remarquer que le soutien aux réformes du système financier marocain est un programme pluriannuel (3 phases de 2020 à 2022) qui s’inscrit dans le partenariat spécifique maroco-allemand convenu entre les deux gouvernements fin 2019 et qui vise à encourager des réformes structurantes pour un développement économique durable du Maroc. Markus Faschina, Directeur du Bureau KfW au Maroc, a également fait observer que la KfW soutient d’autres projets dans le royaume.

« Dans le secteur de l’énergie, la coopération allemande, à travers la KfW, a contribué à la réalisation de la centrale solaire mondialement connue de Ouarzazate à hauteur de 40% de son financement. Sur cette base et sur ces acquis, nos deux gouvernements veulent saisir l’opportunité pour répondre aux défis concernant la protection du climat et s’engager dans la décarbonisation de la société, notamment de l’industrie », a-t-il assuré. « Le Maroc veut promouvoir l’hydrogène, et c’est dans ce cadre que l’Allemagne lui a accordé un prêt pour l’aider à développer cette énergie. Il y a aussi des projets qui concernent la mobilité durable », a-t-il poursuivi.

Force est de préciser que la KfW a accordé un prêt de 700 millions d’euros au Maroc sous forme de deux prêts bonifiés, dont 300 millions d’euros en soutien du Fonds et 400 millions d’euros en appui au mécanisme de garantie spécifique à la pandémie mis en œuvre par la CCG. Concernant les dons, 20 millions d’euros ont été alloués en soutien au mécanisme de garantie pour les TPE. Et les 17 millions d’euros restants ont été attribués au titre d’une aide d’urgence Covid-19 appuyant le mécanisme de garantie pour amortir l’impact économique sur les très petites et jeunes entreprises. Pour sa part, Lorenz Petersen, Directeur-résident de la GIZ, a fait que remarquer que l’institution a reçu l’accord du gouvernement allemand pour augmenter son assistance technique de plus 500 millions de DH supplémentaires au profit du Maroc. « Cet accord concerne 7 nouveaux projets ou leur extension particulièrement dans le développement des offres de formation professionnelle en milieu de travail, la promotion des métiers verts et l’efficacité énergétique, et bien d’autres », a-t-il précisé.

VEHICULES ACQUIS A L’ETRANGER : LA DGI LANCE LE PAIEMENT EN LIGNE DES DROITS D’IMMATRICULATION

LA DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS (DGI) A ENRICHI LE BOUQUET DES TÉLÉSERVICES SIMPL PAR UNE NOUVELLE FONCTIONNALITÉ PERMETTANT DE RÉGLER EN LIGNE LES DROITS D’IMMATRICULATION DES VÉHICULES ACQUIS À L’ÉTRANGER.

Cette fonctionnalité, accessible via le portail internet de la DGI « www.tax.gov.ma« , vient compléter le module en service relatif aux paiements des droits afférents aux opérations sur les véhicules, indique un communiqué de la Direction qui poursuit sa stratégie de digitalisation et d’amélioration des services offerts aux contribuables.

Les attestations de paiement comportent une référence permettant de s’assurer de leur authenticité et de la sincérité des informations qui y figurent à l’aide du service disponible sur le portail de la DGI, précise la même source.

L’ESSENTIEL DE LA NOTE DE CONJONCTURE DE LA DEPF

1. Environnement international :

– L’économie mondiale a connu une sévère récession en 2020 (-3,7% selon la Banque mondiale), à cause des effets néfastes de la Covid-19. La Chine est la seule grande économie à afficher une croissance positive en 2020 (+2,3%).

– En termes de perspectives, le PIB mondial devrait enregistrer une nette reprise en 2021 (+4,3%), soutenu par des mesures de relance monétaire et budgétaire d’envergure et par des campagnes massives de vaccination. Cependant, les perspectives à court terme restent entourées d’incertitudes, liées notamment à l’évolution de la pandémie.

2. Tendances sectorielles :

-Secteur primaire : perspectives favorables pour la campagne agricole 2020/2021 suite aux précipitations abondantes en début d’année et évolution favorable de l’activité du secteur de la pêche (+7,7% au T3-2020).

-Secteur secondaire : poursuite du redressement, porté par les secteurs des mines (production de phosphate : +5,5% à fin novembre), le secteur du BTP (ventes de ciment : -1,3% au T4 après -3,7% au T3) et le secteur industriel, en ligne avec l’amélioration du TUC (71% en octobre et novembre après 55,7% au T2) et la poursuite de la reprise des exportations au cours des deux premiers mois du T4 (dérivés de phosphates : +20,3% ; automobile : +8,8%…).

-Secteur tertiaire : poursuite de la contreperformance du secteur touristique (arrivées : -78,9% à fin novembre) et léger recul de l’activité de poste et télécommunications (-3% au T3), parallèlement à une évolution mitigée du secteur de transport.

3. Ménages et entreprises :

– Pouvoir d’achat des ménages : impacté par la crise sanitaire et par la succession de deux mauvaises années agricoles (perte de 581.000 postes d’emplois au T3 et baisse des crédits à la consommation de 3,3% à fin novembre), mais relativement soulagé par la maîtrise de l’inflation (+0,7% à fin novembre) et par la résilience des transferts des MRE (+3,9% à fin novembre).

– Investissement : ralentissement reflété, notamment, par le recul des importations des biens d’équipement (-16,6% à fin novembre) et de l’investissement budgétaire (-4,1% à fin novembre).

4. Changes extérieurs :

-Atténuation du déficit commercial de 26,2% et amélioration du taux de couverture de 5,1 points à fin novembre, incorporant une baisse des importations (-15,9%) plus importante que celle des exportations (-8,4%).

-Les Avoirs Officiels de Réserve permettent de couvrir 7 mois et 4 jours d’importations de Biens et Services.

5. Finances publiques :

Poursuite du creusement du déficit budgétaire à fin novembre 2020 (+46,1% à 59,2 milliards de dirhams), recouvrant une hausse des dépenses ordinaires de 5% et le repli des recettes de 7,9%, notamment, celles fiscales (-7,3%).

6. Financement de l’Économie :

– Les crédits bancaires maintiennent, à fin novembre 2020, leur taux de progression de l’année précédente (+5,2%), incorporant l’accélération de la croissance des crédits au secteur financier (+9% après +6,5%) et la décélération de celle des crédits au secteur non financier (+4,7% après +5%), dont ceux aux ménages (+2,7% après +4,6%) et ceux aux sociétés non financières privées (+6% après +6,6%).

– Évolution favorable des indices boursiers MASI & MADEX au T4-2020 : hausse trimestrielle de 13% et 13,2% respectivement, atténuant leur repli depuis le début de l’année à -7,3% et -7,4% après -17,9% et -18,2% au terme du troisième trimestre 2020.

Avoirs en réserves : Hausse de 22,8% en glissement annuel

Le dirham s’est apprécié de 0,51% par rapport à l’euro et s’est déprécié de 0,80% vis-à-vis du dollar américain, durant la période allant du 07 au 13 janvier, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Au 8 janvier 2021, l’encours des avoirs officiels de réserve (AOR) a accusé, d’une semaine à l’autre, une baisse de 3,8% pour s’établir à 308,8 milliards de DH, précise la Banque centrale. Cette baisse, souligne BAM, est liée principalement au remboursement par anticipation d’une partie du tirage sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) d’un montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près 8,4 milliards de DH. En glissement annuel, les AOR ont toutefois progressé de 22,8%.

Dakhla: 60 millions de DH pour mettre à niveau les quartiers sous-équipés

Un montant de 60 MDH a été mobilisé pour la réalisation du programme complémentaire de mise à niveau urbaine des quartiers sous-équipés de Dakhla, a indiqué, vendredi dernier à Dakhla, la ministre de l’Aménagement du Territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Nouzha Bouchareb.

Lors d’une rencontre avec les professionnels sur la relance du secteur de l’urbanisme et de la construction dans la région de Dakhla Oued Eddahab, Bouchareb a souligné que ce programme, qui a débuté en 2018, est en cours de réalisation et les travaux ont atteint une étape avancée.

Sur un autre volet, la ministre a indiqué que 39 millions de DH ont été alloués pour lutter contre l’habitat insalubre à Dakhla. Au total, son département a mobilisé environ 750 millions de DH, dans le cadre du nouveau programme d’habitat et d’urbanisme des provinces du Sud du Royaume (2007-2015), qui comprend les lotissements, la mise à niveau urbain et la restructuration de quartiers sous équipés.

Plan de relance : L’injection de 120 milliards de DH aura-t-elle un effet sur l’inflation ?

• L’OUTPUT GAP AU MAROC EST NÉGATIF.
• LE RISQUE INFLATIONNISTE SERA CONTENU SELON L’ANALYSE DE CDG CAPITAL.

Le ministère de l’économie et des finances a élaboré un plan de relance global et intégré, qui vise l’accompagnement d’un redémarrage progressif de l’activité économique nationale. Ce plan repose sur l’implication d’autres instances publiques et privées, notamment Bank Al-Maghrib, la Caisse centrale de garantie (CCG) et le secteur bancaire. Dans sa récente note, CDG Capital Insight apprécie, sur la base d’un certain nombre d’hypothèses, les enjeux et impacts macroéconomiques potentiels que pourrait avoir cette nouvelle injection de liquidité dans l’économie. Le risque inflationniste figure parmi les points traités par les analystes. Selon eux les risques inflationnistes sont maîtrisés sur un horizon court terme et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et long terme.

En effet, le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, à savoir la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc, et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

D’un côté, l’offre est déterminée par la capacité de production du pays, mesurée par le PIB potentiel. Ainsi, à l’horizon de prévision du cadre de la politique monétaire, qui est de 8 trimestres pour le cas du Maroc, l’output gap est négatif. A noter que l’écart de production «output gap» est déterminé par la confrontation entre, d’une part, la production réelle du pays, estimée à travers son PIB, et, d’autre part, la production potentielle, mesurée à travers le PIB potentiel. La comparaison entre ces deux agrégats détermine la capacité de l’économie à faire face à une éventuelle hausse de la demande. Ainsi, si à l’horizon de prévision, l’output-gap (PIB-PIB potentiel) ressort négatif, cela signifie que l’économie est toujours capable d’absorber une augmentation de la demande et vice-versa. Selon les derniers calculs de Bank Al-Maghrib, l’output gap (en% du PIB) a fortement reculé pour s’établir à -5% au 2e trimestre 2020 contre seulement -2,2% enregistré la même période une année auparavant. Cela stipule que le potentiel de production dépasse le niveau de la demande.

De l’autre côté, l’évolution de la demande est conditionnée par trois principaux facteurs, en l’occurrence la situation du marché de l’emploi et des salaires, les transferts des MRE et la distribution des crédits, principalement ceux destinés aux ménages. A cet égard, une politique monétaire expansionniste devrait favoriser à court terme les crédits et, à moyen/long terme, l’amélioration du marché de l’emploi. Toutefois, cela resterait en deçà d’un niveau pouvant induire une hausse des salaires, compte tenu de la hausse du chômage enregistrée suite à la pandémie à 12,7% au 3e trimestre 2020, contre 9,4% une année auparavant.

La consommation des ménages, qui a subi un fort impact de la crise, devrait se redresser en 2021, mais ce rebond résulterait particulièrement de l’effet de base.
Par ailleurs, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des prix à la consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole. Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme, à des chocs d’offre alimentaire et à la demande, ou bien à une impulsion monétaire.
En effet, l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments orienterait vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande.

Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi une pression inflationniste à moyen/long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale, compte tenu de la structure du panier de l’IPC.
De surcroît, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen/long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

La conjoncture profitera-t-elle aux exportations nationales des médicaments ?

• LE CONTINENT AFRICAIN IMPORTE 95% DES MÉDICAMENTS CONSOMMÉS SUR SOL ET N’EN PRODUIT QUE 3%.

Les exportations des médicaments ne représentent que 10% de la production nationale en temps normal. Sur ces exportations, une infime partie est destinée au marché africain. Mais plusieurs données économiques indiquent que le continent africain pourrait permettre de faire augmenter ce pourcentage, si des mesures facilitatrices sont prises. En effet, le continent africain importe 95% des médicaments et n’en produit que 3%, essentiellement par le Maroc et l’Afrique du Sud. Aussi, selon le rapport annuel sur l’économie de l’Afrique 2020, publié récemment par Policy Center for the new south (PCNS), «l’Union africaine devrait saisir cette conjoncture pandémique pour accélérer la mise en œuvre du Plan de fabrication pharmaceutique pour l’Afrique et l’opérationnalisation de l’Agence africaine du médicament (AAM)», dit le rapport de PCNS. L’AMM, dont le Maroc a signé le traité portant création fin 2019, a comme objectif d’harmoniser les réglementations des médicaments au sein des pays africains. Cet objectif qui passe, selon le PCNS, par «la priorisation des investissements à l’appui du renforcement des capacités réglementaires et en définissant des positions communes au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) sur les droits de propriété intellectuelle». Autre donnée significative soulignée par le rapport de PCNS, les pays africains se sont engagés d’allouer au moins 15 % de leurs budgets publics nationaux à la santé d’ici 2025, conformément à la Déclaration d’Abuja de 2001. Au Maroc, la priorité nationale est de mise actuellement, en attendant que la pandémie de la Covid-19 soit endiguée. La digitalisation de la procédure de demande d’Autorisation spécifique d’exportation des médicaments (ASEM), courant 2020, est passée presque inaperçue.

Bientôt un Fonds d’investissement maroco-saoudien pour soutenir les TPME

• QUELQUE 250 ENTREPRISES À CAPITAUX SAOUDIENS SONT INSTALLÉES AU MAROC ET MOINS DE 20 ENTREPRISES MAROCAINES SONT PRÉSENTES EN ARABIE SAOUDITE.

Le Conseil d’affaires maroco-saoudien s’est réuni par visio-conférence pour examiner les moyens à déployer pour le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les communautés d’affaires des deux pays. Lors de cette séance de travail, plusieurs recommandations ont été émises par le co-président du conseil, Khalid Benjelloun, notamment l’identification des secteurs prioritaires de coopération économique entre le Maroc et l’Arabie Saoudite, l’assouplissement des formalités administratives à l’exportation et à l’importation pour les entreprises des deux pays, ainsi que la création d’un comité mixte qui se penche sur les obstacles qui entravent les activités commerciales et l’investissement.

Il a été appelé à la création d’un Fonds d’investissement maroco-saoudien afin de soutenir financièrement et de faciliter aux petites et moyennes entreprises des deux pays l’accès aux marchés et encourager les partenariats de part et d’autre. Le lancement d’une ligne maritime entre le Maroc et l’Arabie Saoudite a été jugé très crucial pour booster les échanges, particulièrement les exportations marocaines de l’agroalimentaire.

De son côté, Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), estime que «le Conseil d’affaires maroco-saoudien, bien que ses travaux aient été retardés cette année en raison de la pandémie, est le conseil le plus actif au niveau de la CGEM», se félicitant des fortes relations liant le Maroc et l’Arabie Saoudite. Le responsable du patronat déplore que les relations économiques bilatérales ne soient pas à la hauteur des potentialités existantes et des liens d’amitié exemplaire entre les deux Royaumes. A noter que les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Arabie Saoudite se montent à environ 14,5 milliards de dirhams, dont seulement 1,6 milliard d’exportations marocaines. Quelque 250 entreprises à capitaux saoudiens sont installées au Maroc et moins de 20 entreprises marocaines sont présentes en Arabie Saoudite.

La CDG lance Amanti pour la consultation des avoirs en déshérence

C’est une première. Les citoyens marocains pourront, désormais, consulter en ligne pour rechercher des fonds de comptes bancaires inactifs depuis plus de 10 ans et demander leur restitution. D’entrée, cette plateforme confirme une politique de gouvernance actionnée à la CDG et clairement signifiée durant ces deux dernières décennies par la Banque mondiale. Explications.

Le Groupe CDG vient de lancer une plateforme baptisée Amanti qui permet aux citoyens de consulter et recherche à distance des avoirs en déshérence, consignés à la Caisse. Il s’agit là de fonds et de valeurs relevant de comptes bancaires inactifs, n’ayant fait l’objet d’aucune opération ou réclamation de la part du titulaire du compte ou de ses ayants droit pendant 10 ans. A travers cette démarche, l’entité entend se positionner davantage en tant que tiers de confiance en charge de la gestion et de la protection des dépôts et consignations. Positionnée dans la conduite de projets d’intérêt général, la CDG offre, ainsi, ce nouveau service gratuit, à l’ensemble des citoyens résidant au Maroc.

Concrètement, la recherche des fonds de comptes bancaires marocains inactifs depuis plus de 10 ans, qui ont été transférés à la CDG -en vertu de l’article 152 de la loi 103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés- est désormais possible. Après un délai de 5 ans et en vertu du même dispositif légal, l’établissement est tenu de les verser de manière irréversible au profit de l’Etat en cas d’absence d’une demande de restitution. Les responsables assurent que «la plateforme Amanti servira ainsi aux citoyens de formuler des demandes de restitution directement en ligne, leur offrant une proximité dans leurs relations avec la CDG, tout en garantissant la sécurisation et la protection de leurs données à caractère personnel». Les enjeux sont clairs.

Dans le cadre de son activité de «consignations», la CDG affine sa manière de veiller sur la sécurisation des fonds qui lui sont confiés et qui requièrent une protection particulière jusqu’à leur liquidation. «La CDG est habilitée en vertu des articles 2 et 15 du Dahir portant sa création à recevoir les consignations administratives et judiciaires ainsi que les cautionnements. Ce service consiste en la réception des droits de personnes physiques ou morales en vue de préserver puis de restituer ces droits à leurs ayants droits dûment reconnus et identifiés», rappelle le top management de la Caisse. Et c’est dans cette optique, d’ailleurs, que la CDG a développé, depuis plus de soixante ans, une vingtaine de services de consignations en partenariat avec les pouvoirs publics. Ils visent les indemnités d’expropriation, les fonds des mineurs, les fonds en déshérence, les sommes litigieuses, les successions des Marocains décédés à l’étranger, les successions des fonctionnaires décédés, les pécules des prisonniers ou encore les fonds des malades… «Touchant des couches sociales vulnérables, ces fonds sont consignés à la CDG qui leur assure une protection conforme aux dispositions légales et réglementaires en vigueur», précisent les responsables de l’opérateur.

Il faut dire que l’activité «consignations» de l’établissement est large. Elle porte aussi sur différentes catégories de cautionnements dont les cautionnements provisoires des soumissionnaires aux marchés publics, les cautionnements définitifs des concessionnaires des services publics et adjudicataires de marchés publics de travaux et enfin, les cautionnements pour l’exercice d’une activité.

Bref, le citoyen marocain pourra consulter à travers une plateforme déclinée en deux langues, à savoir l’arabe et le français pour effectuer ses recherches. Une ligne a été, également, mise à la disposition du public pour accompagner et guider chaque demande. Cet élan suit la politique e-gov enclenchée depuis des années déjà. Elle permettra une meilleure traçabilité au service de la protection des revenus des citoyens marocains. Louable.

Marché de l’emploi : les secteurs qui recrutent en 2021

Qui aurait pu prédire qu’en 2020, sous l’influence d’une crise sanitaire, les cartes pourraient être ainsi rebattues ? La crise sanitaire du Covid-19 a débouché sur une grave crise économique et un bouleversement du marché de l’emploi. Personne n’avait anticipé la potentialité d’un coup d’arrêt du marché de l’emploi tel que celui que nous avons connu durant les trois premiers trimestres 2020. Gel des recrutements dans de nombreux secteurs, licenciements économiques, chute des offres d’emploi, effondrement du travail temporaire, report des projets de recrutements annoncés en 2019 : le marché de l’emploi a connu un retournement sans précédent. Mais depuis novembre dernier, un vent de reprise semble souffler sur le marché de l’emploi, suite à la relance progressive de l’économie nationale. A quoi s’attendre concrètement dans les mois à venir en matière d’emploi et de recrutement ? 

Impactés à la fois par la sécheresse et la crise sanitaire et économique actuelle, les indicateurs du marché de travail au troisième trimestre de l’année 2020 étaient au rouge. Un taux d’emploi qui a chuté à 37,9% marquant une baisse de 2,8 points par rapport à la même période de l’année dernière, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Résultat: le Maroc comptait à cette date 1.482.000 personnes au chômage sur les 26.797.000 en âge d’activité. Mais depuis un peu plus de deux mois, après plusieurs mois de crise, les demandeurs d’emploi semblent revenir à des comportements normaux, et multiplient les candidatures. Pour les jobboards et cabinets de recrutement, la tendance est bien visible. «Déjà à la fin de l’année dernière, on a pu constater un léger regain de l’activité. On a senti que le marché se réveillait tout doucement après l’été. Actuellement, ce début de mois de janvier montre des perspectives encourageantes, même si certaines grandes entreprises se restructurent, avec les conséquences que cela engendre en perte d’emplois », souligne Jamal Boumiloud, PDG et fondateur du site de recrutement Marocadres.

Même son de cloche chez le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle. Selon Mohamed Amekraz, le marché du travail connait une «reprise relative» suite à la relance progressive de l’économie nationale. «Les mesures prises pour faire face aux répercussions économiques et sociales de la Covid-19 ont contribué, de manière générale, à maîtriser l’aggravation de la situation au niveau du marché du travail. Les données des déclarations de salaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) relèvent que l’activité économique commence à se rétablir progressivement.  Le nombre de personnes inscrites à la CNSS a atteint 1,6 million de personnes au mois d’avril, tandis que quelque 2,5 millions employés ont été inscrits jusqu’à ce jour, et près de 100.000 employés n’ont pas encore repris leur travail», dit-il.

Autre observation faite par le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle «certains secteurs ont repris leurs activités en un temps record, notamment l’automobile, qui connaît un manque en matière de ressources humaines et est en train d’attirer d’autres catégories de main-d’œuvre, alors que d’autres secteurs connaissent encore des problèmes majeurs, tels que le tourisme, qui a été fortement touché malgré certaines mesures prises pour le relancer ».  

Tendances RH 

Le jobboard Rekrute.com a, de son côté, analysé le comportement des recruteurs sur toute l’année 2020 sur la base des offres d’emploi postées sur son site durant l’année, pour dégager les tendances du marché de l’emploi.  Selon Rekrute, la crise sanitaire a bien entendu impacté le marché de l’emploi sur les six derniers mois. «Même si le nombre de postes ouverts a chuté de 30% sur l’année, le nombre d’annonces diffusées a noté une baisse moins importante, avec même une augmentation de 4% en décembre. La conclusion est donc que les entreprises ont beaucoup moins recruté en volume, mais ont continué leurs recrutements. En décembre, l’activité recrutement a bien repris sur le marché », affirme-t-il.

Si les secteurs ont vu à la baisse leur volume de recrutement, trois d’entre eux ont quand même réussi à maintenir leurs recrutements, selon ce portail de l’emploi au Maroc qui cible des cadres et professions intermédiaires.

Sans surprise, le secteur des Call Center, sur la base de l’analyse de 75 663 postes ouverts dans ce segment, s’empare de la première place avec 68% (-2 points vs 2019). Il est le plus gros pourvoyeur de postes de l’année 2020 ! Le secteur des centres d’appel maintient donc son dynamisme en 2020 et recrute le plus cette année, avec 50 883 postes ouverts en 2020. 

Il est suivi du secteur IT avec 19% des recrutements (-1 point seulement vs 2019). Il faut dire que la demande des informaticiens ne cesse d’augmenter dans le Royaume et que le secteur devient aussi de plus en plus exigeant en termes d’expériences et de niveaux d’études. En effet, selon Rekrute, ce secteur de l’IT a enregistré une forte demande des profils entre 3 et 10 ans d’expériences. Il recrute surtout des ingénieurs. Ce sont en effet les Bac+5 qui ont été les plus demandés en 2020 avec 8877 postes ouverts, suivis par les Bac+2 avec 2140 postes ouverts. En 3ème place arrivent les Bac+3 et Bac+4 respectivement avec 1589 et 942 postes ouverts, qui ont connu une augmentation de la demande VS 2019, contrairement au Bac+4 et plus.

La fonction informatique / Electronique a été la plus demandée par le secteur IT en 2020 avec 10450 postes ouverts, en hausse VS 2020. La fonction Télécoms / Réseaux a comptabilisé une ouverture de 2126 postes et une baisse par rapport à 2020. Quant à la fonction Multimédia / Internet, la demande a été faible et connu l’ouverture de 180 postes seulement. A noter, que l’analyse du jobboard a porté sur 13 774 postes ouverts dans le secteur de l’IT. 

Le secteur bancaire arrive en troisième position avec 4% des recrutements en 2020 (-4 points vs 2019), selon Rekrute.

Toujours est-il qu’en 2020, les Bac+4 et plus, soit les cadres, ont été les plus impactés par la crise Covid, selon le spécialiste en e-recrutement. «Ils ont été les moins demandés avec une baisse de 65% par rapport à 2019. De l’autre côté, les Bac+3 et moins ont été les plus recrutés avec une hausse en 2020 de 65% par rapport à 2019 », constate-t-il.

Si la reprise de l’activité a permis de relancer tout doucement la machine, quid concrètement des recrutements et du marché de l’emploi dans les prochains mois de 2021 ? Les tendances RH 2020 vont- elles peser cette année ? https://emag.challenge.ma/773/mobile/index.html

WhatsApp repousse le changement de ses conditions d’utilisation

Sous le feu des critiques après l’annonce d’une modification de ses conditions d’utilisation, la plateforme de messagerie mobile WhatsApp a décidé de repousser de trois mois le changement de ses nouvelles conditions d’utilisation.

Cherchant à rassurer les utilisateurs sur la protection de leurs données personnelles, les modifications, qui devaient entrer en vigueur le 8 février, ne seront plus effectives qu’à partir du 15 mai. « Nous retardons désormais la date à laquelle les utilisateurs devront relire et accepter les conditions », a indiqué Whatsapp dans un article de blog. La compagnie a tenu à assurer que la mise à jour ne « renforcerait pas notre capacité à partager des données avec Facebook », mais était avant tout destinée à aider des entreprises à mieux communiquer avec leurs clients via la plateforme.

La semaine dernière, WhatsApp avait demandé à ses quelque deux milliards d’utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions avant le 8 février sous peine de ne plus pouvoir accéder à leur compte. Cette décision a été interprétée par de nombreux détracteurs comme une tentative de la plateforme de partager davantage de données avec la maison mère, Facebook, qui a racheté WhatsApp en 2014.

La plateforme avait tenté de calmer l’incendie à coups d’annonces rassurantes et de campagnes publicitaires, mais des services concurrents, comme Signal et Telegram, ont pu profiter de la confusion et vu leurs téléchargements s’envoler sur les magasins en ligne Apple Store et Google Play dans plusieurs pays.

Banque mondiale : les mesures économiques du gouvernement insuffisantes

Le dernier rapport de l’institution du Bretton Woods sur le Maroc, qui est revenu sur la situation économique du Royaume, dresse un tableau noir de l’exercice écoulé.

Certes, la réponse des autorités marocaines à la crise économique suscitée par la pandémie de Covid-19 a été “importante” et “ambitieuse”, à en croire la Banque mondiale. Elle avait consisté, dans le détail, en plusieurs mesures prises au niveau du Conseil de veille économique (CVE), mis en place par le gouvernement Saâd Eddine El Othmani pour suivre l’évolution de la situation économique et identifier les mesures appropriées en termes d’accompagnement des secteurs impactés, mais aussi le lancement le 4 août 2020, sur instructions du roi Mohammed VI, d’un plan de relance de 120 milliards de dirhams (MMDH), équivalant à environ 11% du produit intérieur brut (PIB) national.

Ceci étant, le constat de l’institution de Bretton Woods est sans appel: le Maroc a, au cours de l’année 2020, fait pire que la moyenne de la région MENA (Moyen- Orient/Afrique du Nord). “Nous avons entrevu des signes de reprise pendant les deux derniers trimestres de l’année, mais ça reste faible et incertain. Et cela ne concerne pas que le Maroc,” soulignent ses économistes dans le rapport de suivi de la situation économique du Maroc publié le 9 janvier 2021.

Se remettre d’aplomb

Concrètement, la récession de l’économie marocaine aurait été, pendant l’exercice écoulé, de 6,3%. Tandis que la moyenne régionale aurait été, elle, de 5%. Et c’est justement ce taux de 5% sur lequel avait tablé le gouvernement El Othmani dans son projet de loi des finances rectificative (PLFR), adopté le 20 juillet 2020 par le parlement. Comment expliquer alors ce “paradoxe marocain”? La Banque mondiale y voit, en fait, d’abord la dureté des mesures de confinement, décrété au titre de l’état d’urgence sanitaire à partir du 20 mars 2020 et qui ont dépassé, en comparaison, celles d’autres pays, y compris en Europe avec l’Espagne ou l’Italie. Mais il y a aussi la forte dépendance du Maroc, dans sa globalité, aux chaînes de valeurs mondiales, durement éprouvées, bien évidemment, par la pandémie.

Sans compter, en outre, le facteur de la sécheresse, qui a énormément fait souffrir les campagnes en particulier. Résultat, on a vu, principalement, quelque 580.000 emplois disparaître -le Haut-Commissariat au plan (HCP), dans un document rendu public le 4 janvier, avait, lui, plutôt avancé le chiffre de 531.000-, même si la Banque mondiale souligne qu’en comparaison avec les pays de la région les entreprises marocaines n’ont pas beaucoup licencié, à raison de 5,7% contre 17,6% dans les autres pays.

Mais ceci, pour surprenant que ce soit pour les économistes de l’institution, serait en fait à mettre sur le compte de la législation du travail, peu flexible. En tout cas, la Banque mondiale a estimé qu’à partir de tout ce qui a été précédemment cité, le gouvernement El Othmani s’en est plutôt tiré à bon compte en termes d’équilibres macroéconomiques, limitant son déficit à 7,5% seulement, mais parvenant aussi à se maintenir à flot en termes de changes. Un point positif à souligner, mais insuffisant en soi pour permettre à l’économie marocaine de se remettre d’aplomb.

Biden dévoile un plan de relance à 1.900 milliards de dollars

Agir vite – dès son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier prochain – et des « milliers de milliards de dollars » : telle est la promesse de Joe Biden. Le futur président américain a présenté les bases du prochain paquet d’aides économiques, censées permettre aux États-Unis de sortir de la pire crise qu’ait connue le pays depuis les années 1930, alors que des millions d’Américains sont toujours au chômage.

Joe Biden a dévoilé jeudi un nouveau plan de relance d’urgence de 1.900 milliards de dollars, censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 30, et qui sera suivi dans les prochaines semaines d’un plan d’investissements pour relancer l’économie.

Face à l’ampleur de la crise économique, “on ne peut pas se permettre de rester les bras croisés”, a défendu jeudi soir Joe Biden, en présentant, depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, ce paquet d’aides, baptisé “plan de sauvegarde”.

Chèques aux familles, fonds pour rouvrir les écoles, argent pour accélérer tests et vaccins, liquidités pour les petites entreprises, ou encore aide alimentaire renforcée: les mesures doivent répondre à l’urgence, et empêcher le pays de s’enfoncer plus avant dans la crise.

Viendra ensuite un plan d’investissements dans l’économie verte, dont les contours seront précisés dans les prochaines semaines.

Un « Made in America » nouvelle version

Il s’agira alors de créer les “millions” d’emplois manufacturiers “bien payés”. Joe Biden a pour cela repris à son compte le “Made in America” cher à Donald Trump.

“Imaginez un futur: ‘fabriqué en Amérique’, ‘entièrement fabriqué en Amérique et entièrement par des Américains'”, a-t-il lancé, soulignant que l’argent des contribuables sera utilisé pour “reconstruire l’Amérique”. “Nous achèterons des produits américains, soutenant des millions d’emplois industriels américains”, a-t-il dit.

En attendant, il faudra convaincre les élus du Congrès de débloquer les 1.900 milliards de dollars du plan d’urgence.

“Le retour sur investissement en matière d’emplois, d’égalité raciale, empêchera les dommages économiques sur le long terme”, a assuré Joe Biden, anticipant les critiques sur le creusement de la dette du pays.

“Les bénéfices seront bien supérieurs au coût” de ce plan, a-t-il ajouté.

Les républicains risquent en effet de s’y opposer car ils ont vanté récemment les vertus de l’orthodoxie budgétaire après avoir pourtant voté au printemps un plan d’aides de 2.200 milliards de dollars voulu par le président républicain Donald Trump.

Les responsables démocrates des deux chambres ont eux assuré de leur soutien: “Nous allons nous mettre tout de suite au travail pour transformer en législation, qui sera adoptée par les deux chambres et ratifiée en loi, la vision du président élu Biden”, ont réagi Chuck Schumer et Nancy Pelosi dans un communiqué commun.

Le texte prévoit que les Américains touchent un nouveau chèque de 1.400 dollars par personne en fonction des revenus.

Le paquet de 900 milliards de dollars adopté en décembre, considéré comme un “acompte” par Joe Biden, avait permis de leur mettre 600 dollars en poche. Mais les démocrates, dans une inhabituelle entente avec M. Trump, réclamaient 2.000 dollars.

Alors que 18 millions d’Américains vivent toujours grâce aux allocations chômage, les aides seront prolongées jusqu’à fin septembre ainsi que la possibilité de prendre un congé maladie payé en cas de contamination au Covid-19.

Prolongation de la suspension des expulsions locatives et saisies immobilières jusqu’à fin septembre, ou encore aide alimentaire renforcée, figurent également dans ce texte.

Accélérer les vaccinations

Joe Biden veut également accélérer le rythme des tests et vaccinations contre le Covid-19, pour permettre à l’activité de reprendre.

Rouvrir les écoles, toujours largement fermées aux Etats-Unis ou fréquentées à temps partiel seulement par les élèves, fait également partie des priorités.

M. Biden s’est fixé 100 jours pour que la majorité des écoliers reprenne le chemin de l’école, permettant à leurs parents de retourner au travail, alors que les femmes ont payé un lourd tribut, et ont massivement dû démissionner ou cesser de chercher un emploi pour s’occuper de leurs enfants.

Le président élu espère aussi faire adopter le rehaussement du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, plus du double des 7,25 dollars actuels.

Une enveloppe est prévue pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l’emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique.

Cette dernière mesure risque de susciter l’ire des républicains au Sénat, qui avaient bloqué fin 2020 tout plan de soutien économique comprenant des fonds pour les municipalités.

La hausse des impôts, prévue dans son programme de campagne, pour les plus grandes entreprises du pays et les personnes gagnant plus de 400.000 dollars par an, n’a toutefois pas été évoquée.

Il reviendra à Janet Yellen, qui devrait devenir secrétaire au Trésor – l’équivalent du ministre de l’Economie et des Finances – de mener les négociations avec les élus, pour le compte du gouvernement.

Si le chômage est resté stable en décembre aux Etats-Unis, à 6,7%, c’est la première fois depuis mai que la situation ne s’est pas améliorée.

Coronavirus : l’Amérique s’est-elle enrichie depuis le début de la crise sanitaire ?

Des gains boursiers, des secteurs économiques florissants… La crise sanitaire n’impacte pas négativement tous les Américains. Quelle part de population tire réellement son épingle du jeu ?

« À propos de ceux qui ont passé une année plutôt réussie », tel était le titre d’un article d’opinion publié dans le New York Times, en décembre dernier, dédié aux Américains n’ayant pas été impactés voire s’étant enrichis depuis le début de la crise sanitaire. De quoi nourrir la réflexion sur l’impact de la Covid-19 sur l’économie américaine. Quels sont ses effets à ce jour et se sont-ils vraiment avérés indolores pour toute une partie de la population ?

Il faut d’abord rappeler qu’à chaque nouvelle crise, les économistes réapprennent leur alphabet en débattant de la forme qu’une reprise éventuelle pourrait prendre. La crise sanitaire aux États-Unis n’a pas échappé à la règle. Comme toujours, les plus optimistes rêvaient (et rêvent encore) d’une reprise en « V », avec un rebond aussi rapide que la récession. D’autres craignaient que les possibles confinements à répétition aient pour effet une reprise en « W », avec des perspectives économiques pouvant s’améliorer avant de s’assombrir quand l’épidémie imposait de nouvelles restrictions.

D’autres encore mettaient l’accent sur les effets structurels durables de cette crise qui pourrait détruire le tissu économique américain dans la mesure où les petites et moyennes entreprises auraient du mal à se relever des confinements successifs. La reprise serait alors autrement plus longue et exigerait des efforts de transformation de l’économie dans la durée. Ce scénario d’une reprise en « U », voire d’une reprise en « swoosh » – un rebond encore plus lent que celui en « U ». (Il est d’ailleurs remarquable que le scénario en « swoosh » ne corresponde plus à une lettre, mais au logo d’une grande marque de sport – suggérant ainsi que la complexité de cette crise ne peut plus se résumer à un élément de l’alphabet). Les plus pessimistes, eux, pariaient sur le « L », anticipant une stagnation durable de l’économie à l’image de ce que le Japon a pu connaître dans les années 1990, la « décennie perdue ».

Des réalités américaines plurielles et le risque d’une reprise en « K »

Dans les faits, l’espoir d’une reprise en « V » de l’économie américaine s’amenuise. Malgré l’amélioration des perspectives au troisième trimestre de 2020, la création d’emplois aux États-Unis s’est nettement ralentie à la fin de l’année. Plus de 10 millions d’emplois détruits l’ont peut-être été de manière définitive. L’idée selon laquelle le rebond après cette crise serait rapide puisqu’elle était le résultat d’une volonté politique de fermer l’économie pour protéger la population de la pandémie, et non le résultat de fondamentaux économiques défaillants, reste encore à démontrer.

L’hypothèse d’une reprise en « swoosh » serait alors d’autant plus crédible. Pour autant, elle ne permet pas de comprendre pourquoi tant d’observateurs et d’acteurs économiques américains semblent penser qu’une large partie de la population et des secteurs économiques se portent bien.

Il existe en effet un contraste remarquable entre les secteurs économiques qui ont subi de plein fouet les effets de la pandémie et des confinements, comme l’industrie du transport aérien, le tourisme, la restauration et l’hôtellerie, et les secteurs qui avaient déjà entamé leur adaptation aux exigences de la quatrième révolution industrielle et de la digitalisation, comme le secteur des nouvelles technologies et une partie du retail. D’autres secteurs comme le bricolage ou la décoration ou la restauration en ligne et, plus généralement, qui se concentrent sur le bien-être à la maison ont aussi connu un essor notable. Les Américains qui pouvaient continuer de consommer lors de la crise ont fait vivre et prospérer la deuxième catégorie sans jamais pouvoir bénéficier des services de la première, renforçant ainsi ce contraste.

De même, il existe un contraste frappant entre les Américains qui ont pu bénéficier de la performance spectaculaire des marchés financiers en pleine pandémie (grâce aux valeurs technologiques notamment qui, justement, ont su tirer leur épingle du jeu lors du confinement) ou qui ont pu conserver ou retrouver un emploi rapidement à la fin du printemps, à la faveur de la réouverture des économies locales, et ceux qui dépendaient de secteurs économiques laminés par la crise sanitaire. Ceux-là sont souvent issus de catégories défavorisées de la population ou des minorités, et n’ont souvent ni les diplômes ni les compétences adéquates pour surfer sur la vague de la reprise ou se réinventer une identité professionnelle.

Il faut d’ailleurs noter que depuis l’été, 8 millions d’Américains ont sombré dans la pauvreté et 12 millions de locataires ont accumulé une dette vis-à-vis de leurs propriétaires qui dépasse 5 000 dollars. Le rebond de la création d’emplois, effectif mais inachevé, prend une toute autre dimension dans la mesure où il rappelle que toute une partie du marché du travail risque d’être transformée par cette pandémie. Le niveau d’exigence de cet effort de transformation ne sera pas le même selon que l’on parle de secteurs affectés durablement ou non par la pandémie.

Force est de constater, d’ailleurs, que ce ne sont pas uniquement les Américains les plus riches ou des classes moyennes supérieures qui ont su tirer leur épingle du jeu. Ce sont aussi les Américains qui, bénéficiant de la transformation de l’organisation du travail et des entreprises, ont pu s’installer dans d’autres villes du pays où le coût de la vie (notamment en matière de logement) est plus bas. Cette transformation de l’organisation du travail et des entreprises n’a pas eu lieu partout. Elle est le fait d’activités dans lesquelles le travail à distance est possible et dans des secteurs dans lesquels les entreprises et la force de travail se sont déjà adaptées aux nouveaux outils de la digitalisation par exemple.

Les inégalités de destins professionnels au lendemain de cette crise sont flagrantes. La crise sanitaire n’est qu’en partie responsable, puisque les secteurs et les populations qui se portent le mieux avaient déjà entamé leur transformation avant la crise. Mais cette crise sanitaire a tout de même accentué ces différences entre certains secteurs et catégories de la population. C’est pourquoi une nouvelle lettre s’est invitée dans le débat portant sur la forme que prendra la prise : le « K » avec une partie de l’économie qui saura s’adapter, voire prospérer, même en période de crise, alors qu’une autre partie de l’économie risque de connaître des difficultés continues.

À l’image d’un pays politiquement divisé, l’économie américaine fait face au risque de polarisation croissante entre ces deux catégories de secteurs et de personnes.

Souss-Massa : les grands barrages toujours déficitaires

Malgré l’évolution du taux de remplissage des barrages à 32,1%, avec des apports de 148 millions de m3, ceux qui disposent de capacités de stockage conséquentes, notamment Youssef Ben Tachfine à Tiznit, avec 298 millions de m3, et Abdelmoumen à Taroudant, avec 198 Mm3, ne sont remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%.

À l’instar du scénario de novembre 2014, les pluies survenues du 4 au 10 janvier dans la Région Souss-Massa ont permis à ce territoire d’éviter la catastrophe de l’épuisement de ses retenues d’eau stockées dans les principaux barrages. Comment se portent les retenues après les récentes précipitations ? En se référant à la situation journalière des principaux barrages de la région, arrêtée mardi 12 janvier à 8h00, le taux de remplissage s’est élevé à 32,1%. Autrement dit, 67% de la capacité totale de stockage demeure vide en raison de la problématique structurelle du stress hydrique (déficit critique de pluviométrie et succession annuelle de sécheresse). C’est pourquoi les apports actuels ne sont salutaires qu’à court et à moyen termes pour la région, en attendant la mise en service prévue, en mars ou avril 2021, de l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer destinée à l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir, mais aussi à l’irrigation agricole. La capacité de production initiale de cette station est de 275.000 m3/j à raison d’un débit 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable et d’un autre de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. À noter aussi qu’aucune donnée n’est pour le moment disponible sur l’épuisement des nappes phréatiques ou sur leur niveau de récupération suite aux dernières précipitations.

La demande en eau en hausse

Parallèlement, la demande en eau devrait connaître une augmentation après la levée des différentes restrictions. Pour ce qui est des limitations ménagères, la pénurie d’eau a entraîné la programmation d’une coupure quotidienne d’eau potable, depuis plus de trois mois, au niveau des communes formant le grand Agadir entre autres de 22h à 6h. Concernant les restrictions agricoles, l’irrigation est à l’arrêt depuis décembre 2019 et juillet 2017 au niveau des barrages de Youssef Ben Tachfine à Tiznit et de Abdelmoumen à Taroudant, tandis que la dotation en eau à usage agricole consacrée au périmètre de Sebt El Guerdane (Taroudant) a été réduite de plus des deux tiers, soit environ 70%, au départ du barrage d’Aoulouz. À cela s’ajoute la reprise attendue de l’activité touristique à Agadir d’ici la prochaine saison estivale puisqu’actuellement la majorité de la capacité litière, estimée à plus de 30.908 lits, de la destination est hors service en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Deux grands barrages toujours en déficit

Aujourd’hui, sur les 730 millions de m3 (Mm3) de capacité totale des barrages de la région, le volume actuel de réserves d’eau se situe à 234 Mm3 après l’épisode pluviométrique enregistré du 6 au 12 janvier 2021. De ce fait, les apports totaux ont cumulé 148 Mm3 durant cette période alors que les plus grands apports ont été respectivement enregistrés au niveau du barrage d’Aoulouz avec 37 Mm3, suivi du barrage Mokhtar Soussi avec 32 Mm3, Youssef Ben Tachfine avec 29 Mm3, Abdelmoumen avec 28 Mm3 et Prince Moulay Abdellah avec 12,9 Mm3. Le reste est réparti entre les petits barrages d’Imi El Kheng et Dkhila. Malgré cette évolution de 14% à 33% du taux de remplissage durant ce mois de janvier, les barrages disposant de capacités conséquentes de stockage, allusion faite au barrage de Youssef Ben Tachfine à Tiznit, d’une capacité de 298 Mm3, et Abdelmoumen sur Oued Issen (Taroudant), d’une capacité de 198 Mm3 où l’ONEE a lancé la réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage (STEP)- ne sont actuellement remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%. À noter que le taux de remplissage de ces deux barrages était de respectivement 14,2% et 3,6% au début du mois.

Le stockage évoluera de 730 à 1.040 Mm3

Pour le reste, le barrage Prince Moulay Abdellah, classé troisième en termes de capacité de stockage, est rempli à hauteur de 32%. Il est suivi par celui d’Aoulouz, dont le taux de remplissage est arrivé à 56,9%. Ce barrage est actuellement sous pression en raison de la sécurisation des besoins en eau potable du Grand Agadir depuis celui-ci, et des besoins d’irrigation agricole en faveur du périmètre agricole de Sebt El Guerdane à Taroudant. Le barrage Mokhtar Soussi est rempli à hauteur de 86,7%. Par ailleurs, la capacité de stockage, qui est actuellement de 730 Mm3 grâce à la réalisation de 8 barrages, est appelée à évoluer pour se situer à 1.040 Mm3. C’est dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 que cette capacité augmentera après la mise en service du barrage Sidi Abdellah, qui offre une capacité de 10 Mm3, de la surélévation du barrage Mokhtar Soussi, qui permettra d’augmenter sa capacité à 200 Mm3, et de la construction du barrage Tamri, d’une capacité de 150 Mm3.

Relance touristique au Maroc: les trois marchés « très porteurs »

Pour préparer la reprise du tourisme, l’Office national marocain du tourisme étudie toutes les niches porteuses. Entre autres, trois marchés émetteurs bénéficient d’un grand intérêt. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne, d’Israël et du Portugal. Les raisons de ce choix.

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) prépare activement la relance du secteur touristique, l’un des plus affectés par les effets collatéraux de la pandémie de la Covid-19. Pour se donner les moyens d’une reprise rapide, l’Office entend étudier de près trois marchés émetteurs qu’il juge «très porteurs». Une étude devrait être menée dans ce sens par un prestataire externe, pour se pencher sur les potentialités de l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud et Guinée), d’Israël et du Portugal. «Des marchés internationaux jeunes, qui ont des affinités culturelles, historiques et politiques avec le Maroc, mais également des potentialités à l’export et une proximité géographique qui permettent d’y conquérir rapidement des parts de marché », est-il considéré par l’Office. Pour ce qui est de l’Afrique, par exemple, l’ONMT a décidé de s’y positionner parce que le continent se profile comme le moteur de la croissance au cours du siècle à venir. Avec plus d’un milliard d’habitants, soit le 2e continent le plus peuplé au monde, ainsi qu’un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, l’Afrique soutiendra inéluctablement la croissance démographique et économique du monde, surtout qu’elle dispose d’une classe moyenne importante et en constante hausse, constate l’Office. Au niveau touristique, le potentiel est énorme.

500.000 touristes Africains par an

En effet, l’Afrique ne représente actuellement que 500.000 arrivées touristiques au Maroc et l’Afrique subsaharienne que 2% de ces arrivées, sur 10 millions de touristes que reçoit annuellement le royaume. Selon l’Office, ce niveau pourra facilement être relevé en raison des efforts d’intégration et de co-développement récemment opérés par le royaume qui ont mené à la levée ou à l’amélioration des conditions d’obtention de visas et du lancement de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECA) . Pour ce qui est du marché portugais, même s’il figure parmi les marchés émetteurs classiques de touristes internationaux, l’Office estime qu’«il est nécessaire d’affiner la connaissance et la compréhension du comportement des touristes portugais afin d’aller y glaner plus de part de marché». Concernant le marché israélien, l’Office souligne que c’est un pays qui représente un potentiel considérable à saisir. En effet, en 2019 sur une population de 9,136 millions d’habitants 8,473 millions sont partis en voyages touristiques a l’étranger et ont dépensé 9,765 millions de US$ (environ 100 MDH). Ce nombre de voyages a connu un taux de croissance annuel moyen de 13% sur les 5 dernières années et les cinq premières destinations touristiques préférées des voyageurs israéliens sont I’Italie, la Turquie, la Thaïlande, les États-Unis et l’Égypte. «Si la Turquie et l’Égypte, deux des principaux concurrents du Maroc, reçoivent chacun une moyenne de 400 000 voyageurs israéliens par an, c’est que le royaume peut également y arriver», relève l’ONMT.

Fort potentiel du marché israélien

En tous cas, les dernières évolutions dans la relation diplomatique et économique entre les deux pays permettront certainement d’activer la demande touristique du marché israélien qui montre dores et déjà un grand intérêt pour les destinations ayant des attributs proches du Maroc. Il devient donc primordial d’étudier ce marché pour y activer les segments les plus porteurs dans le cadre de la relance de l’industrie touristique nationale, souligne l’Office. Sur ces trois marchés, le prestataire de service choisi aura pour mission de réaliser une enquête de terrain qui permettra de fournir un profil détaillé des touristes, d’expliquer et d’illustrer clairement leur comportement d’achat et de voyage et de réaliser une segmentation opérationnelle à laquelle s’adjoindra un focus sur l’analyse des perceptions de la destination et de son portefeuille produit.

90 jours pour mener l’étude

L’étude devant être menée autour de ces trois marchés, sur une période estimée à priori à trois mois, devrait permettre d’évaluer la position de la destination par rapport à la concurrence dans le pourtour méditerranéen, à travers une analyse concurrentielle. Elle déterminerait de même le couple produit/destination, afin d’orienter les investissements marketing à opérer. Du côté de l’accueil, c’est-à-dire de l’incoming, les destinations touristiques marocaines à étudier par le prestataire sont Tanger, Saïdia, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Agadir, Dakhla et Azilal. Et les produits ciblés sont le golf, le bien-être, les sports nautiques, la nature, l’aventure, le tourisme religieux et le shopping.

 

Maroc: Baisse de 7% de la croissance économique en 2020

L’économie marocaine a été rudement malmenée par la crise sanitaire en 2020. Elle a en effet connu un repli de 7% l’année dernière contre une hausse de 2,5% en 2019, indique le HCP dans une note sur la situation économique en 2020 et ses perspectives en 2021.

Dans le détail, au niveau du secteur non agricole, les activités profondément touchées par la pandémie auraient été celles fortement dépendantes de la demande extérieure, notamment des pays européens, souligne le HCP. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses activités annexes, des industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME), des industries du textile et habillement, du commerce et du transport.

Concernant les activités industrielles, un repli de 7% de leur valeur ajoutée a été noté en 2020 contre une hausse de 2,8% un an auparavant. En revanche, la valeur ajoutée du secteur de l’industrie agroalimentaire, aurait connu en 2020 une amélioration, en enregistrant une modeste croissance de l’ordre de 0,6% en 2020 contre une évolution de 1,1% l’année précédente.

Globalement, la valeur ajoutée du secteur primaire a accusé une baisse plus prononcée en 2020 (-7,1%) qu’en 2019 (-4,6%), contribuant encore une fois négativement à la croissance du PIB (-0,9 point).

Croissance : Les projections du HCP pour 2021

Après une année 2020 difficile, la croissance devrait être de retour au Maroc. C’est ce qu’indique le HCP dans une note sur Budget économique prévisionnel 2021.

L’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 4,6% en 2021, après une récession de 7% au cours de l’année écoulée, prévoit ainsi le HCP. “Tenant compte d’une évolution de 4,7% prévue des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4,6% en 2021”, précise le HCP.

Les perspectives économiques nationales en 2021 tiennent compte, en plus de l’évolution économique nationale et internationale, des hypothèses portant sur l’évolution de la campagne agricole 2020-2021 et sur les nouvelles mesures et dispositions annoncées dans la Loi des Finances 2021. Pour la campagne agricole 2020/2021, le HCP se base sur un scénario d’une production céréalière moyenne de 75 millions de quintaux.

La Banque mondiale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier

Bonne nouvelle pour les autorités de la région de Rabat-Salé-Kénitra. La Banque mondiale apporte, en effet, son soutien à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier.

La Banque mondiale poursuit son soutien en faveur du développement du royaume. Dans ce sens, l’institution financière internationale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier. Notons que le gouvernement a lancé plusieurs stratégies nationales, dont le Plan national de gestion intégrée du littoral (PNL), qui vise à réconcilier protection de l’environnement et activités économiques, dans le but de promouvoir un développement résilient, inclusif, durable et efficace du littoral du pays. « Pour permettre le déploiement de cette stratégie à l’échelle régionale, la Banque mondiale apporte depuis 2019, avec le soutien du gouvernement italien, une assistance analytique et technique en appui à l’élaboration du premier schéma régional du littoral dans la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce dispositif porte une vision régionale dans le but de promouvoir le développement durable des côtes et couvre un certain nombre d’activités, de secteurs et de modes d’utilisation du territoire (gestion des ressources naturelles, ports, tourisme, urbanisme, pêche…) », souligne la Banque mondiale.

Jesko Hentschel, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, fait remarquer que la gestion durable du littoral est l’un des piliers du développement territorial du Maroc. « Dans le même temps, il faut impérativement identifier les sources potentielles de création d’emplois et de revenus encore inexploitées, surtout dans le contexte post-COVID, afin d’enrichir les stratégies de promotion d’activités économiques durables le long des côtes », poursuit-il. On apprend que pour concevoir ce schéma régional et affiner sa portée et ses objectifs, la Banque mondiale a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement et les autorités régionales du Maroc dans le but d’organiser de vastes consultations avec différentes parties prenantes de la mise en valeur du littoral, notamment des pêcheurs, des associations professionnelles, des organisations de la société civile, des scientifiques et des agriculteurs.

De même, les documents relatifs à l’utilisation et à l’aménagement du territoire ont été examinés pour identifier les zones de la région les plus exposées à la pollution et au changement climatique le long du littoral et dans l’arrière-pays proche. La Banque mondiale indique que la phase de diagnostic, achevée en janvier 2020, a abouti à un certain nombre de constats assez convaincants : la concentration croissante d’habitants le long du littoral (les deux tiers de la population régionale) et les activités connexes qui en découlent menacent l’écosystème côtier et appellent à des mesures urgentes pour atténuer l’empreinte de l’homme et renforcer la résilience des côtes. Par ailleurs, plusieurs sources potentielles de développement, notamment dans le tourisme vert, restent inexploitées.

« Forte de ces observations et des remontées d’information des différentes parties prenantes, l’équipe de la Banque mondiale a défini une feuille de route jusqu’en 2040 pour atteindre les objectifs de long terme de mise en valeur du littoral régional », apprend-t-on. Dans le détail, l’introduction d’un modèle de gouvernance intégrée des côtes, conforme aux stratégies nationales, ainsi que la préservation et la réhabilitation des écosystèmes par des investissements majeurs sont des moyens qui sont envisagés actuellement.

« À cette fin, des mesures complémentaires seront introduites, pour mieux sensibiliser les différents acteurs à la menace environnementale ou pour intégrer des mesures de sauvegarde dans les plans d’urbanisme afin de prévenir la dégradation des côtes. Des investissements initiaux prioritaires sont également prévus pour promouvoir des activités vertes et durables le long du littoral au titre du schéma pour la région Rabat-Salé-Kénitra. Ces investissements couvriront un large éventail d’activités, dont l’organisation de la pêche artisanale et la formation des pêcheurs aux meilleures pratiques, la réhabilitation écologique des zones humides côtières, la construction d’usines de traitement des eaux usées dans certaines localités, la stabilisation biologique des dunes ou encore le recyclage et la valorisation des déchets en plastique », précise la Banque mondiale.

On apprend aussi qu’avec le gouvernement, la Banque mondiale a conçu un guide méthodologique pour la définition de schémas régionaux du littoral afin d’étendre cette approche innovante et intégrée de la gestion des côtes à d’autres régions. Ce guide, mis à la disposition des autorités et des décideurs locaux, permet de normaliser le processus d’élaboration de ces schémas régionaux en respectant les principes de la gestion intégrée des zones côtières tout en tenant compte des spécificités et des contraintes locales.

Pêche maritime : ONP poursuivra la modernisation de la commercialisation en 2021

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OFFICE NATIONAL DES PÊCHES (ONP), RÉUNI MARDI, A APPROUVÉ LE PLAN D’ACTION 2021 QUI VISE À POURSUIVRE L’AMÉLIORATION ET LA MODERNISATION DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE MARITIME.

Tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, le Conseil a également approuvé le budget afférent à ce plan d’action dans lequel l’Office prévoit le déploiement de la feuille de route portant sur la refonte du processus de commercialisation.

Il s’agit notamment, du renforcement du cadre réglementaire, d’une offre de services à terre plus pointue, de la restructuration de l’activité du mareyage et de la digitalisation de la criée, précise l’ONP dans un communiqué.

L’Office poursuivra aussi le programme de mise à niveau et de maintenance des équipements et infrastructures de commercialisation afin qu’ils continuent de répondre aux meilleurs standards, fait savoir la même source.

Pour développer le réseau de commercialisation, il est prévu de procéder à l’achèvement de la construction de la halle d’Essaouira, de construire une nouvelle halle au port de Lamhiriz et de réaliser l’extension de la halle au poisson de Tarfaya.

Le réseau relatif à la deuxième vente sera renforcé à travers l’extension du marché de gros au poisson de Casablanca afin qu’il puisse accompagner le développement de l’activité.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’efficacité énergétique engagée par l’ONP, il est prévu d’équiper certains villages de pêcheurs (VDP) et points de débarquement aménagés (PDA) du Sud en centrales photovoltaïques.

Le Conseil d’administration s’est également penché sur le déploiement de la démarche « Qualité-Sécurité-Environnement » prévu en 2021 à travers la généralisation de l’agrément sanitaire des halles et marchés de gros au poisson et le maintien des agréments existants.

En outre, une réflexion sur le repositionnement stratégique de l’ONP a été entamée afin de donner à l’institution une nouvelle impulsion et lui permettre de remplir au mieux la mission qui lui est dévolue en tant que bras opérationnel des pouvoirs publics pour le développement de la filière pêche.

Impacts Macro-économiques du « Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 MMDH »

LE PACTE NATIONAL POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI A PEU D’IMPACT SUR L’INFLATION, PARTICULIÈREMENT SUR LE COURT TERME, ESTIME CDG CAPITAL INSIGHT.

« Les risques inflationnistes restent contenus sur le court terme, et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et le long terme », explique CDG Capital Insight dans sa récente note d’analyse intitulée « Impacts macro-économiques du Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 milliards de dirhams (MMDH) ».

Le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

Selon la note d’analyse, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole.

Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme à des chocs d’offre alimentaire qu’à la demande ou bien à une impulsion monétaire, souligne la même source, notant que l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments oriente vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande. Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi, une pression inflationniste à moyen et long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale compte tenu de la structure du panier de l’IPC.

De surcroit, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen et long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

Démission du PDG et du directeur général du laboratoire chinois Sinopharm

Coté à la Bourse de Hong Kong, le laboratoire pharmaceutique chinois Sinopharm, avec qui le Maroc a conclu un partenariat pour la campagne de vaccination anti-Covid-19, a annoncé la démission de deux de ses dirigeants dans un communiqué publié par la société.

Changement de tête au sein du partenaire chinois du Maroc dans sa campagne de vaccination. Dans deux communiqués distincts publiés le 12 janvier, le conseil d’administration du groupe pharmaceutique public chinois Sinopharm annonce les démissions de Li Zhiming ainsi que de Li Hui, occupant pour le premier la fonction de président directeur général, tandis que le second est directeur général et membre du comité stratégique et du comité d’audit.

Le motif des deux départs est le même pour les deux désormais ex-dirigeants, justifiés par “des raisons personnelles”. Leurs démissions ont pris effet “immédiatement”.

Aucun désaccord

Le communiqué relatif au départ de Li Zhiming évoque que ce dernier a confirmé n’avoir “aucun désaccord avec le conseil d’administration” et qu’aucune question liée à son départ “n’a attiré l’attention des actionnaires et des créanciers de la compagnie”.

Le remplaçant du PDG a été nommé dans la foulée, le même jour, en la personne de Yu Qingming, 56 ans. Ce dernier était auparavant directeur exécutif du géant pharmaceutique chinois. La communication précise que la société continuera de mener le cours normal de ses opérations.

Premier groupe chinois à avoir fait part de chiffres concernant l’efficacité de son vaccin, estimée à 79,43 %, Sinopharm a vu son produit faire l’objet d’une approbation “conditionnelle” à une utilisation d’urgence accordée le 31 décembre par le régulateur chinois. Cinq millions de personnes en Chine, considérées à “forts risques” avaient pu déjà bénéficier de l’injection du vaccin.

Le dossier du vaccin chinois “encore à l’étude” au Maroc

Engagé à fournir des millions de doses au Maroc, Sinopharm n’a toujours pas vu son produit recevoir l’aval de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), dépendant du ministère de la Santé marocain. “Le dossier d’approbation est encore à l’étude” par la Commission nationale d’autorisation de mise sur le marché, nous a confirmé l’un des membres, ce 13 janvier.

Après l’annonce des deux démissions, les actions de Sinopharm cotées à la bourse de Hong Kong ont perdu 1,8 % de leur valeur.

Covid-19 : ce que l’on sait du prix des vaccins

Quel est le prix des vaccins à l’unité et quels accords ont été passés entre les États et les laboratoires pharmaceutiques ? Des chiffres sous le sceau du secret afin de laisser aux fabricants les coudées franches pour négocier.

Elle s’était justifiée en avançant avoir été “transparente, peut-être trop transparente”. Le 17 décembre, alors ciblée par les critiques de l’opposition nationaliste flamande qui l’accusait de ne pas avoir prévu suffisamment de fonds pour l’achat des vaccins, la secrétaire d’État belge au Budget et à la protection des consommateurs Eva De Bleeker a voulu remettre les pendules à l’heure. Et c’est par le biais de son compte Twitter que la clarification a eu lieu.

Une valse à trois temps où elle annonce d’abord : “Comme je l’ai dit quarante fois en commission, il y a suffisamment de marge dans les provisions (…) pour financer les vaccins.” Pour ajouter à sa démonstration, elle publie ensuite un tableau où figure le détail des contrats signés entre la Belgique et les laboratoires pharmaceutiques, des quantités commandées jusqu’au prix unitaire des doses.

L’erreur ne passe pas inaperçue et, dans la foulée, le message est supprimé. C’est que ces données font normalement l’objet de clauses de confidentialité entre les parties et sont secrètement couvertes par l’industrie pharmaceutique. 

Accords internationaux et confidentialité

Dans le détail, le prix des doses commandées par la Belgique était donné comme suit : 1,78 euro l’unité pour AstraZeneca, 7,56 euros pour Sanofi/GSK, 10 euros pour Curevac, 12 euros pour Pfizer-BioNTech. En revanche, pour Johnson & Johnson et Moderna, les prix avancées ont été publiés en dollars américains : respectivement 8,50 $ (6,90 euros ou 75 dirhams) et 18 $ (14,7 euros ou 159 dirhams). L’ensemble pour un coût dépassant les 279 millions d’euros concernant l’approvisionnement de 33,5 millions de doses.

Appelée à se justifier devant la Chambre sur ce que certains médias belges ont qualifié “d’erreur politique”, la secrétaire d’État au Budget a défendu qu’il ne s’agissait pas “d’un tableau définitif officiel”. 

Il reste difficile de prévoir avec exactitude le prix des doses des vaccins acquis par les États et plus encore le montant global des partenariats noués avec les laboratoires pharmaceutiques établis sur plusieurs millions de doses. “Le Maroc étant lié par des accords internationaux, portant notamment sur la confidentialité et les transactions commerciales, il n’est pas possible de divulguer le prix auquel l’État marocain achètera ce vaccin”, avait éludé le ministre Khalid Aït Taleb lors d’un entretien accordé à TelQuel courant décembre.

Au Maroc, la gratuité a été instaurée pour la campagne de vaccination attendue ces prochaines semaines. Et à Khalid Aït Taleb de poursuivre, concernant le coût de l’acquisition du vaccin développé par Sinopharm CNBG : “La non-divulgation du prix s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde des intérêts chinois.” Ces clauses de confidentialité, pour les laboratoires, sont demandées afin de conserver des marges de négociation avec leurs autres clients.

C’est ainsi que pour le vaccin Pfizer-BioNTech, l’agence Reuters annonçait en décembre que l’Union européenne avait passé commande de 300 millions de doses pour un montant de 15,50 euros l’unité. Un tarif en dessous de ce que devront payer les États-Unis où 100 millions de doses ont été achetées pour 19,50 euros.

Un bien public ?

Toutefois, il reste nécessaire de distinguer les accords passés entre un État et un laboratoire pharmaceutique, qui se basent sur un certain prix à l’unité, du tarif une fois le produit mis sur le marché. Ces derniers pourront même être amenés à changer. 

En Chine, les vaccins font partie d’un maillage général de la diplomatie sanitaire que Pékin entend déployer, notamment dans les pays en développement. En mai déjà, le président chinois Xi Jinping avait proposé de fournir le vaccin chinois comme un “bien public”, donc à un prix “abordable. En août, Liu Jingzhen, le président de Sinopharm — une entité publique chinoise — annonçait que la double dose du produit coûterait 140 dollars (soit approximativement 115 euros, ou 1230 dirhams) une fois sur le marché.

Un vaccin qui serait toutefois vendu bien plus cher que le second commandé par le Maroc, celui développé par AstraZeneca-Oxford. L’approvisionnement marocain du vaccin se fera par l’Inde et son fabricant industriel Serum Institute of India (SII), comme l’indiquait l’autorisation d’urgence de mise sur le marché émise par le ministère de la Santé le 6 janvier.

Son PDG, Adar Poonawalla, annonçait récemment que les 100 premiers millions de doses qui sortiront de l’usine pharmaceutique seront destinées au gouvernement indien au “prix spécial” de 200 roupies, soit environ 25 dirhams, tandis que les doses vendues sur le marché privé devraient coûter 1000 roupies (environ 120 dirhams).

Si ces propos ont rapidement fait l’objet d’un démenti de la part du gouvernement indien, ces chiffres permettent de donner une indication. En Europe, à titre d’exemple, AstraZeneca avait déclaré fin novembre que son vaccin serait initialement commercialisé en France “à prix coûtant”, soit aux alentours de “2,5 euros”.

La Banque mondiale prévoit une croissance du PIB de 4% en 2021

La persistance de la pandémie et les retards dans la mise en oeuvre des campagnes de vaccination risquent de pénaliser la reprise de l’économie planétaire selon la Banque mondiale. Après une contraction de 4,3% en 2020, le produit intérieur brut à l’échelle du globe devrait rebondir de 4% en 2021 et de 3,8% en 2022 selon un scénario médian.

Le chemin de la reprise économique s’annonce long et périlleux. Selon les dernières prévisions économiques de la Banque mondiale rendues publiques ce mardi 5 janvier, le produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait progresser de 4% en 2021 et 3,8% en 2022 selon un scénario médian. Dans une version optimiste avec une vaccination rapide et une propagation limitée du virus, le PIB pourrait bondir de 5% cette année. À l’opposé, dans un scénario noir de poursuite des contaminations et de retard dans les campagnes de vaccination, l’économie globale pourrait ne regagner que 1,6%.

Après une récession vertigineuse en 2020 (-4,3%), l’économie globale reste meurtrie par les effets dévastateurs de la pandémie. Dans leur épais document de 234 pages, les rapporteurs recommandent de mettre le paquet sur le contrôle de la propagation du virus et les campagnes de vaccination.

“Alors que l’économie mondiale semble s’orienter vers une reprise timide, les décideurs sont confrontés à des défis redoutables — qu’il s’agisse de la santé publique, de la gestion de l’endettement, des politiques budgétaires, de l’action des banques centrales ou des réformes structurelles — pour faire en sorte que cette dynamique toujours fragile se confirme et jette les bases d’une croissance solide”, a déclaré David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale dans un communiqué.

Les conditions du rebond économique vont en grande partie dépendre de l’efficacité et de la vitesse de vaccination des populations.

 L’accord avec la Chine, un pied de nez à Joe Biden

DÉCRYPTAGE – L’UE refuse d’être entraînée dans la guerre froide entre Pékin et Washington, fragilisant le front face à la République populaire.

La pandémie venue de Wuhan, le défi de la présidence Trump et l’épreuve du Brexit avaient, pensait-on, favorisé une prise de conscience et mis fin à la naïveté européenne vis-à-vis de la Chine. La dernière décision de l’Union européenne (UE) en 2020 pourrait suggérer le contraire.

L’accord de principe sur les investissements signé le 30 décembre entre les Européens et la Chine est d’abord un cadeau politique fait à Pékin. Après sept ans de pourparlers, les responsables européens Ursula von der Leyen et Charles Michel, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé avec Xi Jinping, par vidéo conférence, contre un vague engagement de la Chine en matière de développement durable et une assurance de bonne conduite sur le travail forcé, notamment au Xinjiang.

Chambre des représentants : Adoption de deux textes relatifs aux fonctions supérieures et aux chèques

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS A ADOPTÉ, LUNDI, LE PROJET DE LOI ORGANIQUE N°57.20 RELATIVE À LA NOMINATION AUX FONCTIONS SUPÉRIEURES ET LE PROJET DE LOI N°69.20 SUR LES MESURES EXCEPTIONNELLES RELATIVES AUX AMENDES FISCALES À PAYER POUR RECOUVRER LA FACULTÉ D’ÉMETTRE DES CHÈQUES.

Lors d’une séance plénière, tenue en présence de Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, le projet de loi organique N°57.20 modifiant et complétant la loi organique N°02.12 relative à la nomination aux fonctions supérieures, en application des dispositions des articles 49 et 92 de la Constitution, a été adopté à la majorité des voix, alors que le projet de loi N°69.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.690, édictant des mesures exceptionnelles relatives aux amendes fiscales à payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques, a recueilli l’unanimité, indique la Chambre des représentants dans un communiqué.

A cette occasion, Benchaâboun a souligné que le projet de loi organique N°57.20 vise à modifier et compléter les listes des établissements et entreprises publics prévues dans les annexes n°1 et n°2 de la loi organique N°02.12, en ajoutant l’Agence nationale des registres, créée en application de la loi N°72.18 relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et portant création de cette Agence, à la liste des établissements publics stratégiques dont la nomination de responsables fait objet de délibération en Conseil des ministres, ainsi que l’ajout de la Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise, créée aux termes de la loi N°36.20 relative à la transformation de la Caisse centrale de garantie en société anonyme, à la même liste.

L’adoption par la Chambre des représentants du projet de loi N°69.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.690 édictant des mesures exceptionnelles relatives aux amendes fiscales à payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques, intervient après que le gouvernement ait pris le décret-loi précité dans l’intervalle des sessions législatives, et qui, aux termes de l’article 81 de la Constitution, doit être au cours de la session ordinaire suivante du Parlement, soumis à ratification de celui-ci, souligne le communiqué.

Ce texte vise à réduire l’amende fiscale que le titulaire du compte doit payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques à 0,5% du montant du chèque impayé, faisant l’objet de la première injonction, explique la même source, ajoutant que quant au chèque faisant l’objet de la deuxième injonction, son amende a été ramenée à 1%, et à 1,5% du montant du ou des chèques faisant l’objet de la troisième injonction et des injonctions suivantes.

Ces dispositions seront appliquées jusqu’au 31 mars de cette année, fait-on savoir, précisant que ce délai pourra être prolongé par décret pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

2021, serait-ce vraiment l’année de la relance ?

L’AGRICULTURE, OBJET DE TOUS LES ESPOIRS, L’INDUSTRIE RENVOIE DE BONS SIGNAUX, TANDIS QUE LE COMMERCE ET LES SERVICES VONT NÉCESSITER PLUS DE TEMPS POUR SE REMETTRE, ÉTANT DONNÉ L’AMPLEUR DE LEUR EXPOSITION.

EN 2021, LA DEMANDE INTÉRIEURE DEVRAIT CONTRIBUER AVEC PLUS DE VIGUEUR À LA CROISSANCE, AU MOMENT OÙ LA DEMANDE ADRESSÉE AU MAROC RESTERA EN BERNE SUR FOND DE DIFFICULTÉS CHEZ LES PARTENAIRES CLASSIQUES DU ROYAUME.

Comment sera l’année 2021 ? La question est sur toutes les lèvres et s’invite un peu à toutes les discussions. Les opérateurs économiques du privé et du public et la communauté des affaires, exaspérés du manque de visibilité ayant marqué l’année 2020, veulent des messages de rassurance et de confiance. Certes, le contexte actuel rend toute prévision difficile à établir, en raison de l’incertitude qui règne à la fois aux niveaux international et national découlant de l’évolution de la pandémie, les scénarios de re-confinement en marche dans plusieurs pays, la deuxième vague, et l’éventuelle troisième vague de contagion avec l’annonce de nouvelles souches plus contagieuses dans quelques pays.

Sur le plan macro-économique, les perspectives économiques mondiales, établies par les différents organismes internationaux, notamment le FMI, l’OCDE, la Commission Européenne et la Banque Mondiale prévoient une reprise de la croissance et un rattrapage au niveau de la création de richesse en 2021. L’étendue de cette reprise diffère d’une projection à l’autre. Récemment, l’équipe du FMI a salué les mesures adoptées par Bank Al-Maghrib pour atténuer l’impact de la pandémie sur les marchés financiers et l’économie réelle. Lors de leurs consultations de 2 Maroc, les experts du Fonds monétaire prédisent que le PIB marocain devrait reculer en 2020 dans une fourchette de 7% et ce, en fonction de l’évolution de la pandémie et repartira à la hausse avec +4,5% en 2021. Selon les projections du HCP, compte tenu d’une évolution de 4,9% des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le PIB devrait enregistrer une croissance positive de 4,4% cette année après une récession de 5,8% attendue en 2020 (les chiffres définitifs ne sont pas encore prêts). En terme nominal, le Produit Intérieur Brut devrait enregistrer une progression de 5,6%. Cette évolution fait ressortir une légère hausse de l’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, de 1,2% au lieu de -0,4% en 2020.

De toutes les projections faites par les institutions financières internationales, une moyenne de 3,5 à 4% semble la plus réaliste au vu du contexte actuel et du temps que la reprise nécessitera pour s’installer de manière vigoureuse. C’est ce qui fait dire au Haut commissariat au plan (HCP) que les perspectives présentées dans son budget exploratoire 2021 seront modifiées lors de l’élaboration du budget économique prévisionnel 2021, qui sera publié ce mois, pour tenir compte des évolutions éventuelles que connaîtrait l’environnement économique national et international, ainsi que des actions de politiques économiques retenues dans la Loi de finances 2021.
Par secteur productif, l’agriculture nourrit de grands espoirs chez les opérateurs du primaire. Avec les précipitations d’octobre et décembre, le moral gagne en confiance et la campagne semble prometteuse. A en croire les projections officielles, le secteur primaire devrait connaître une hausse de l’ordre de 9,1% en 2021 au lieu d’une baisse de 5,7% attendue en 2020. Les prévisions pour l’année 2021 sont basées sur la réalisation d’une production moyenne durant la campagne agricole 2020/2021. Pour les activités non agricoles, les performances sont en train de s’améliorer notamment dans le secteur secondaire. Les industries, toutes branches confondues, renvoient de bons signaux. Cette tendance sera consolidée avec les mesures annoncées dans le Plan de relance de l’industrie 2021-2023 récemment rendu public par le ministère du commerce de l’industrie et de l’économie verte et numérique. Aussi, les industriels attendent avec impatience le déploiement des Fonds sectoriels découlant du Fonds stratégique Mohammed VI. La loi sur le Fonds pour l’investissement a été votée, dans le cadre d’un processus législatif fait en un temps record, dans la foulée de la Loi de finances. Par conséquent, des fonds sectoriels vont pouvoir être mis en œuvre. A en croire les prévisions du HCP, les activités du secteur secondaire devraient dégager une valeur ajoutée en légère amélioration de 4,6% en 2021 contre un repli de 7% une année auparavant, profitant du bon comportement des activités minières, des industries chimiques et para-chimiques et agroalimentaires, en liaison principalement avec l’amélioration attendue de la demande extérieure adressée à ces filières. Mais les branches industrielles ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Les industries mécaniques, métallurgiques et électriques devraient continuer à pâtir en 2021 des contre-performances persistantes des secteurs de l’automobile et de l’aéronautique au niveau mondial. Parallèlement, le secteur du BTP, souffrant toujours des effets négatifs de la crise sanitaire, devrait connaître une légère reprise. Cela dit, selon les professionnels, le bâtiment devrait rester impacté par la crise et sa relance nécessiterait plus de temps et de moyens. Et du côté de l’offre, la baisse des ventes de logements devrait freiner considérablement les investissements des promoteurs immobiliers.

S’agissant du tertiaire, la reprise sera plus lente. En effet, les secteurs du commerce et des services devraient enregistrer une croissance timide ( pas plus de 3% selon le HCP) en 2021 au lieu d’une baisse de 4,5% en 2020 suite à la reprise très lente et graduelle des activités des services marchands, particulièrement celles du tourisme, du transport et du commerce, tirées par la demande intérieure.

En raisonnant par moteurs de la croissance, la croissance économique devrait être soutenue en 2021 par la reprise de la demande intérieure, au moment où la contribution de la demande extérieure à la croissance resterait négative. La demande intérieure serait, ainsi, en hausse de 4,4% après son fléchissement de 4% en 2020, contribuant de 4,8 points à la croissance économique au lieu d’une contribution négative de 4,4 points en 2020.
Néanmoins, la demande intérieure devrait tout de même rester freinée par la perte du pouvoir d’achat générée, elle, par la réduction des emplois et des salaires dans l’ensemble des activités économiques nationales.

Au registre de l’investissement, le manque de visibilité continuera à impacter de manière très soulignée les décisions des investisseurs plus nombreux à temporiser pour concrétiser leurs projets. Selon le HCP, la formation brute de capital, qui a reculé de 8,7% en 2020, devrait connaître une hausse en volume de 6,5% en 2021 et sa contribution à la croissance économique devrait atteindre 1,7 point. Ce qui semble très ambitieux, étant donné le contexte actuel. L’accélération du déploiement des projets dans le cadre du Fonds stratégique pourrait faire redécoller l’investissement en 2021.

S’agissant de la demande extérieure et sur la base d’un redressement modéré des marchés extérieurs et de l’amélioration des perspectives économiques mondiales en 2021, les échanges extérieurs devraient reprendre progressivement leur rythme d’évolution d’avant-crise. De plus, une reprise des transferts des Marocains résidents à l’étranger est attendue cette année après une baisse significative en 2020.


Un jumelage entre la politique monétaire et budgétaire s’avère nécessaire pour dépasser la crise

La nécessité de la mobilisation élargie des instruments des politiques économiques dans l’objectif d’une relance économique poussée renseigne sur les défis que les politiques budgétaire et monétaire sont appelées à surmonter. Selon le HCP, cette relance ne devrait pas être le résultat d’une politique unilatérale de dépense publique croissante, mais aussi le fruit d’une intervention profonde et efficace de la politique monétaire. Un jumelage entre la politique monétaire et budgétaire semble être inéluctable dans la phase de l’après Covid-19. Cette instrumentalisation simultanée des politiques permettrait une consolidation des équilibres macro-économiques et une redynamisation accélérée du tissu entrepreneurial national. A cet effet, la dynamisation des crédits et la facilitation de l’accès au financement contribuerait à soutenir l’activité des entreprises et rattraper progressivement les effets néfastes de la crise. Cette orientation nécessiterait une politique monétaire plus accommandante, visant l’expansion des investissements du tissu entrepreneurial avec un coût séduisant qui peut stimuler par conséquent le recours au financement bancaire. A ce titre, le recours au financement bancaire ne devrait plus représenter une charge lourde pour la trésorerie des entreprises, car cela ne représente pas seulement un frein à l’expansion de leurs investissements mais il génère une sorte de préférence à l’utilisation de fonds propres au lieu d’un financement bancaire coûteux.

Les travaux d’aménagement du port d’Asilah se poursuivent

Le projet permettra une amélioration des conditions d’accès des bateaux de pêche

En dépit de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les travaux avancent au niveau du port d’Asilah. Chapeauté par l’Agence nationale des ports (ANP), ce projet d’aménagement de cette infrastructure portuaire s’inscrit dans le cadre de la redynamisation des zones portuaires au Maroc. Ainsi, toutes les parties prenantes, à leur tête l’ANP, la Direction régionale du détroit et la Direction du port de Tanger, poursuivent leur mobilisation pour la réalisation de l’ensemble de la première phase de ce projet, qui concerne les travaux de dragage du bassin intérieur et du chenal d’accès ainsi que l’enlèvement d’une partie de la digue principale du port d’Asilah. Il s’agit également des travaux de substitution des tétrapodes de la zone du musoir de la digue secondaire par des enrochements et le prolongement de la digue principale. Alors que la deuxième partie du projet consiste en le dragage du chenal d’accès et des bassins au niveau de la zone adjacente du quai de pêche et celle aménagée pour la pêche artisanale. Elle comprend les travaux de dragage et de remblaiement du bassin Sud-Est du port par des remblais d’apport. Il s’agit également de la construction de nouveaux cavaliers de protection des nouveaux terre-pleins dans cette zone portuaire. Ce qui va entraîner une amélioration des conditions d’accès des bateaux de pêche de ce port.

L’augmentation des captures en poissons

Ce projet permettra de donner un nouvel élan au développement socio-économique d’Asilah, dont l’économie locale dépend essentiellement de la pêche et du tourisme balnéaire. Il contribuera à l’augmentation des captures en poissons et l’amélioration des revenus des marins pêcheurs.

Créé en 1992, le port d’Asilah se distingue par sa position géographique au centre-ville et en face des remparts portugais et de la célèbre Tour Kamra. Il héberge une flotté de pêche côtière, qui est composée de trois navires palangriers et huit corailleurs, et celle de pêche artisanale avec 110 canots actifs. Il est actuellement la source de revenu pour 500 marins et fait l’objet de développement de plusieurs autres activités annexes telles que celles de mareyage, de constructions des barques, de transport,… Le port d’Asilah a connu, en 2020, le débarquement d’environ 100 tonnes de poisson, permettant de générer quelque 5 million de dirhams.

90% des débarquements constitués d’espadon

L’espadon représente plus de 90% de l’ensemble des débarquements des produits de la pêche effectué dans ce port. Le quota est limité en 2020 à 97 tonnes de cette espèce de poisson pour la ville d’Asilah. Le reste des débarquements est constitué de poisson blanc et des grands crustacés comme la langouste et le crabe.

Notons qu’Asilah se distingue par sa production du corail, qui a pu attirer un nombre important de professionnels dans le milieu marin. D’ailleurs, cette espèce bénéficie d’une protection internationale et fait l’objet d’un plan d’aménagement du département de la pêche maritime depuis 2005. Le nombre maximum de navires autorisés à la pêche du corail est de 10.

Incompatibilité et cumul d’indemnités : Future bataille au Parlement

La question est au centre des changements des lois électorales attendues dans quelques semaines

Certaines voix partisanes défendent des incompatibilités sur mesure en limitant notamment l’interdiction de cumuler le mandat de maire d’une grande ville avec celui de parlementaire.

Après les retraites, le cumul des indemnités. Une grosse bataille se prépare au Parlement. Les futures lois électorales sont attendues dans les prochaines semaines au Parlement. Le temps commence à presser. Moins de neuf mois au maximum nous séparent des prochaines élections car toutes les instances élues devront être renouvelées avant l’inauguration royale de la session parlementaire le deuxième vendredi du mois d’octobre comme prévu par la Constitution.

Si le gouvernement à travers le ministère de l’intérieur a effectué des progrès concernant plusieurs points, certaines modifications sont loin de faire l’unanimité. L’un des points d’achoppement concerne les incompatibilités entre plusieurs mandats. Certaines voix partisanes défendent des incompatibilités sur mesure en limitant notamment l’interdiction de cumuler le mandat de maire d’une grande ville avec celui de parlementaire. Si le consensus n’a pas été facile sur cette question, c’est qu’il existe des considérations pécuniaires. Au cours des dernières années, la polémique avait enflé concernant certains responsables politiques qui «collectionnent» les indemnités mensuelles générées par différents mandats et postes qu’ils occupent dans les instances constitutionnelles ou élues. C’est pour cette raison que le débat risque d’être vif au Parlement sur la question des incompatibilités et de cumul des mandats et indemnités en l’absence d’un consensus élargi. En attendant, le ministère de l’intérieur a pu se mettre d’accord avec les partis politiques sur un ensemble de points dans les futurs textes électoraux. C’est en tout cas ce qu’avait révélé le premier secrétaire du parti de l’Union socialiste des forces populaires (majorité gouvernementale).

Driss Lachguar avait affirmé dans son discours au cours de la dernière session de la commission administrative (conseil national) que les consultations entre le chef de gouvernement, le ministère de l’intérieur et les partis ont abouti à certaines décisions, notamment l’amendement des lois organiques sur les communes, la Chambre des conseillers, la Chambre des représentants ainsi que le code électoral. Parmi les changements annoncés, il y a l’organisation des élections communales, régionales et législatives le même jour. La même source a révélé l’élargissement des cas d’incompatibilité sans donner plus de détails. Parmi les annonces, il y a également la simplification des procédures de mise à jour de ces listes en se basant sur les services de l’état civil et le vote des résidents étrangers sous réserve de réciprocité avec leur pays d’origine. Reste à savoir si le Parlement validera tous les changements ou si, au contraire, des amendements seront apportés sous l’hémicycle. Le débat parlementaire s’annonce en tout cas houleux.

Cas en vigueur

L’article 14 de la loi organique relative à la Chambre des représentants et l’article 32 de la loi organique relative à l’organisation et la conduite des travaux du gouvernement et au statut de ses membres stipulent que le mandat de députation est incompatible avec le poste de ministre dans le gouvernement.

L’incompatibilité s’applique également à la présidence d’une région. En effet, l’article 13 de la loi organique relative à la Chambre des représentants dispose que «le mandat de membre de la Chambre des représentants est incompatible avec la présidence d’un Conseil de région. « La loi n°1.15.83 du 7 juillet 2015, en application de la loi organique n°11.14 relative aux régions, prévoit également la même incompatibilité (article 17).

Cumul

En 2017, une proposition de loi avait été déposée à la Chambre des représentants. Le texte a été élaboré par le groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Cette dernière vise à mettre un terme au cumul des indemnités pour les élus assumant plusieurs mandats et donc plus de salaires à la fois. Concrètement, le cumul des différentes rémunérations pour chacune des fonctions assumées par un élu devient prohibé.

Ce n’est pas tout. Les institutions constitutionnelles ainsi que les établissements et administrations publics sont également concernés. Autrement, différentes catégories d’élus et d’agents administratifs seront assujetties aux dispositions de la proposition de loi. Dans les détails, ladite loi propose «de mettre un terme au cumul des salaires et indemnités pour les fonctions assumées au sein des différentes instances élues quel que soit leur degré ou dans le cadre des institutions prévues par la Constitution ainsi que les administrations et établissements publics».

Investissements publics : les modalités de déploiement sous la loupe

Les budgets, alloués aux programmes prioritaires, doivent être déployés selon une approche régionale. Les dépenses d’investissement des établissements publics devront accuser une hausse de 13% .

La continuité des projets, financés par le Budget de l’État sont en tête de liste des préoccupations de l’ensemble des départements ministériels à l’entame de cette année 2021. Plusieurs conditions ont été fixées en vue de l’obtention du concours budgétaire de l’État, des établissements publics et des collectivités territoriales. Au sommet des exigences se trouvent «la création de l’emploi, l’impact sur la résorption des inégalités spatiales, ainsi que la lutte contre l’impact économique de la Covid-19». La répartition des dotations, qui seront injectées durant l’année 2021, devrait atteindre 85 MMDH pour l’État, 81 MMDH pour les établissements publics et enfin 18 MMDH qui sont incluses dans les budgets des collectivités territoriales.

L’apport du Fonds Mohammed VI pour l’investissement sera, quant à lui, crucial dans l’optique d’assurer soit le démarrage soit la continuité des projets qui connaissent des difficultés. Il faut dire que les dotations, qui seront déployées par les entreprises publiques, devront connaître une hausse de 13% en 2021, ce qui représente plus de 35% du total des investissements publics. La feuille de route de l’Exécutif a pris en compte la baisse des recettes fiscales des collectivités territoriales. «Les dotations, prévues pour les quatre catégories des collectivités territoriales, doivent renforcer les efforts déployés par le gouvernement pour la mise en œuvre des lois organiques relatives aux régions, préfectures, provinces et aux communes, spécialement celles relatives aux ressources financières supplémentaires», indique l’argumentaire de l’Exécutif. À noter que la moyenne d’exécution des dépenses publiques a connu une nette évolution durant les trois dernières années, et qui atteint actuellement plus de 77%.

Une forte orientation régionale

La principale équation à résoudre se rapporte à l’amélioration de la contribution des régions au PIB. Le diagnostic, qui a été réalisé, montre que plusieurs projets en cours devront élargir le cercle toujours réduit des régions qui contribuent le plus dans l’économie du pays. La carte des projets pour l’année 2021 a été instaurée selon une logique «de réorganisation des priorités des dépenses, en vue d’avoir des marges budgétaires qui permettront de financer les projets, dont les études ont démontré qu’ils ont un impact direct sur la création de l’emploi et la mise à niveau de la production locale», précise la feuille de route du gouvernement. Les principales mesures qui seront mises en œuvre concernent, quant à elles, le pilotage des opérations d’investissement, ainsi que «la mise en place des modalités communes en vue de faciliter le pilotage centrale des investissements, de même que le cadre légal qui régit cet aspect sera renforcé», indique la même source. Pour les grands projets, un seul mode sera adopté pour l’ensemble des chantiers, avec une approche des risques qui sera également renforcée. Jusqu’à présent, les projets phares qui seront soumis aux nouvelles modalités de gestion ont été identifiés, en vue de respecter les délais de leur réalisation. À noter qu’en dépit d’une forte concentration régionale, le foncier, mobilisé pour l’investissement, cible les secteurs qui ont été touchés par la crise. La crise engendrée par la pandémie de la Covid-19 devra, de son côté, renforcer la convergence des actions des CRI avec la Direction des domaines relevant de l’Exécutif dans l’optique de capitaliser sur les avantages octroyés aux régions dans le domaine de l’investissement.

Un nouveau système pour optimiser les coûts

La mise en œuvre des procédures de dématérialisation des documents comptables de l’Etat représente un enjeu majeur pour l’optimisation des coûts et des délais. Pour les partenaires de l’Etat, le passage à ce nouveau stade de la dématérialisation serait synonyme d’une visibilité suffisante sur le déroulement de l’ensemble du processus, notamment les informations fiables et disponibles en temps réel. À noter que le portal des marchés publics, qui est mis sous le contrôle de la TGR forme la base de données qui propose des outils de consolidation des informations pour les ordonnateurs, de même que le portail devra à terme servir de base à la mise en place d’un observatoire national de la gestion de la commande publique. Pour l’État, les nouvelles mesures restent un vecteur de transparence de la commande publique, sans oublier la mise en œuvre des principes régissant la gouvernance des services publics.

HACA : un cycle de rencontres avec les opérateurs audiovisuels privés

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) organise, du 5 au 26 janvier, un cycle de rencontres entre le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) et l’ensemble des opérateurs audiovisuels privés pour renforcer et ré-impulser la dynamique d’échanges et de réflexion conjointe entre l’instance de régulation et les responsables des radios et télévisions privées. Ces rencontres permettront d’aborder plusieurs questions dont notamment l’évaluation de la situation générale du paysage audiovisuel national dans le contexte de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 qui a affecté le secteur de la communication audiovisuelle à l’instar de nombreux autres secteurs de l’économie nationale, indique un communiqué de la HACA.

Il s’agit en outre d’aborder la vision et les projections des opérateurs en matière d’adaptation aux grandes mutations professionnelles et économiques résultant du développement du numérique, ou encore les défis à relever pour promouvoir l’interaction avec les différentes tranches du public des radios et télévisions en termes de couverture territoriale, de qualité des programmes et d’information de proximité, ajoute la HACA.

Le CSCA rencontrera également dans le même esprit, à une date ultérieure, les responsables du service public de l’audiovisuel.

165 médicaments désormais remboursables par l’AMO

165 nouveaux médicaments viennent d’être intégrés dans le guide des médicaments remboursables au titre de l’assurance maladie obligatoire de base. Une bonne nouvelle pour les Marocains, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques.

Bonne nouvelle pour les Marocains, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques. Sur proposition de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), le ministre de la Santé a publié un arrêté ministériel portant intégration de 165 nouveaux médicaments dans le guide des médicaments remboursables, et ce, à partir de sa parution au Bulletin officiel. Sur cette liste, 70 médicaments entrent dans la prise en charge des affections de longue durée aux différents stades de leur évolution comme le cancer, dont le coût de traitement constitue un frein d’accès aux assurés, l’hypertension artérielle (HTA), le diabète, le rhumatisme psoriasique et l’hépatite B et C ainsi que la dépression.

Autre bonne nouvelle, des classes thérapeutiques concernant la fertilité sont également incluses dans cette liste. Une consécration pour les associations qui ont lutté pendant des années contre les coûts exorbitants de certains médicaments et traitement contre l’infertilité. D’ailleurs, une conférence sera organisée le jeudi 7 janvier 2021, pour mettre en lumière cette avancée majeure en faveur des couples infertiles. Une conférence organisée par la Société marocaine de médecine de reproduction et de médecine foetale et qui connaîtra la participation de représentants du ministère de la Santé et de l’ANAM.

Couverture médicale

Par ailleurs, d’autres produits alternatifs pour la prise en charge de certaines pathologies fréquentes comme les anti-thrombotiques, les antibiotiques, les antidiabétiques et les anti-glaucomateux, et le traitement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive font partie de cette liste additive, permettant ainsi une prise en charge optimale des patients souffrant de ces pathologies.

«Consciente de l’importance primordiale de remboursabilité des médicaments pour faciliter l’accès au traitement au profit des assurés dans le cadre de l’AMO, l’ANAM, depuis 2006 jusqu’à la publication de l’arrêté ministériel susmentionné, a inclus 4.668 médicaments remboursables, dont 3.015 médicaments génériques -soit 67%-, tels qu’ils figurent sur le GMR consultable sur le site web de l’ANAM www.anam.ma», souligne l’agence dans un communiqué.

L’intégration de ces 165 médicaments dans le guide des médicaments remboursables au titre de l’assurance maladie obligatoire de base s’inscrit pleinement dans la stratégie 2020-2024 de l’ANAM. «Les pouvoirs publics dans leur ensemble portent une attention particulière sur la part des ménages dans les dépenses de la santé.

Si la couverture médicale de base a permis une prise en charge importante des dépenses de santé, en moyenne, pour l’ensemble de la population, cette dernière représente encore 50,7% des dépenses globales de santé», avait déclaré l’ANAM, en janvier 2020, lors de la présentation de sa nouvelle stratégie.

Le port illégal d’armes blanches prend une ampleur considérable

L’ALERTE DE MOHAMED ABDENNABAOUI

Les affaires judiciaires relatives au port illégal d’armes blanches augmentent chaque année de 16,5% en moyenne. De seulement 20.000 en 2012, elles sont passées en 2019 à plus de 50.000. Le chef du parquet, Mohamed Abdennabaoui, appelle les procureurs du Royaume à faire preuve de plus de fermeté dans la gestion de ce crime.

Crise économique et sociale oblige, la criminalité poursuit sa flambée dans le Royaume. Parmi les aspects les plus graves de cette hausse de la criminalité, il y a le port d’armes blanches qui ne cesse d’augmenter à une vitesse vertigineuse dans la société marocaine. Le chef du parquet, Mohamed Abdennabaoui, vient de révéler, à travers une circulaire adressée début janvier 2021 aux procureurs du Roi et procureurs généraux du Roi, les dernières statistiques concernant l’ampleur de ce phénomène qui menace la sécurité et l’ordre publics dans le pays.

Ainsi, environ 15.000 affaires judiciaires touchant au port illégal d’armes blanches ont été traitées dans les différents tribunaux du Royaume au titre de l’année 2019. Plus de 16.000 personnes sont poursuivies dans le cadre de ces affaires, contre seulement 10.000 personnes en 2018. Et l’année 2020 ne va pas déroger à la nouvelle réalité sécuritaire.

Actes d’agression

Selon le rapport publié par le chef du ministère public, le port illégal d’armes blanches augmente chaque année en moyenne de 16,5%. Entre 2012 et 2019, le nombre d’affaires est passé de 20.000 à 50.000. Un chiffre impressionnant qui renvoie au malaise social profond vécu par les Marocains et leur incapacité de joindre les deux bouts surtout dans le contexte actuel de la crise sanitaire qui a plongé l’économie nationale dans une crise visiblement insurmontable.

Pour tenter d’affronter le problème pour au moins freiner sa progression, le chef du ministère public incite dans sa circulaire les procureurs du Royaume à faire preuve de plus de fermeté dans la gestion de ces affaires. Notamment en lançant des poursuites judiciaires contre toute personne dont l’implication aura été prouvée, mais aussi en ouvrant des enquêtes contre ceux, filmés ou photographiés, portant une arme sans motif légitime ou qui l’utilisent dans le cadre d’actes d’agression.

Les procureurs sont désormais priés de prendre les décisions adéquates en fonction des conditions de chaque affaire, notamment la taille de l’arme utilisée, l’importance des dommages subis ainsi que l’état dans lequel se trouvait l’auteur de l’infraction (sous emprise de l’alcool et de substances illicites).

Fait nouveau: les procureurs sont autorisés à élargir les recherches et les enquêtes aux fabricants et aux commerçants des armes blanches. Une manière pour le parquet de verrouiller les circuits commerciaux illégaux par lesquels se vendent ces armes.

VERS UNE RENATIONALISATION DE LA SAMIR

Échec retentissant de la vente de la raffinerie de mohammedia à des investisseurs étrangers

La renationalisation de la Samir refait politiquement surface. Face à l’échec des pourparlers avec les investisseurs étrangers pour une éventuelle reprise de la célèbre raffinerie de Mohammedia, plusieurs partis politiques et centrales syndicales sont montés au créneau pour pousser l’Etat à renationaliser cet ancien fleuron pétrolier national. Les groupes parlementaires de l’USFP, du PPS et du PAM ont présenté, début janvier 2021, un projet de loi visant à la reprise de la Samir par l’Etat marocain.

Un projet politique auquel adhèrent les plus grandes centrales syndicales comme l’UMT et la CDT. L’adhésion des ces centrales syndicales émane de leur constat de l’échec du processus de vente de la raffinerie aux investisseurs étrangers. Un processus qui a commencé il y a cinq ans, mais qui, à chaque fois, trébuche sur le prix de cette reprise.

Le dernier épisode en date dans ce processus inachevé: la désignation en juin 2020 de la banque d’affaires CFG pour accompagner le syndic judiciaire et les banques créancières dans l’opération de vente. Or, six mois plus tard, la démarche de vente ne semble pas encore aboutir.

Et pour cause, des désaccords profonds surgissent souvent sur la valeur de la raffinerie, son lourd passif financier, ses problèmes judiciaires et l’état industriel désastreux dans lequel se trouvent les installations pétrolières. Du coup, aucun investisseur ne juge bon de s’aventurer dans un projet embourbé dans les difficultés et les problèmes judiciaires interminables.

L’actionnaire de référence de la raffinerie, le richissime homme d’affaires saoudo-éthiopien, Cheikh Mohamed Hussein Amoudi, fuit toujours ses responsabilités et refuse de participer à une solution au problème de la Samir. Pire, il accuse même l’Etat marocain d’avoir précipité la chute de la Samir.

L’Etat est certes en partie responsable de la situation actuelle de la seule raffinerie nationale, mais ce qui est sûr, c’est que son propriétaire saoudien et ses collaborateurs, dont l’ancien DG de la société, Jamal Ba Amer, ont été pour beaucoup dans la faillite de l’entreprise.

L’État marocain est appelé à se mobiliser pour sauver un ancien fleuron qui devrait normalement constituer l’épine dorsale de la stratégie pétrolière publique pour sauvegarder l’indépendance énergétique du pays.

Portefeuille public : les holdings sectoriels pour l’agence étatique

Le gouvernement accélère le processus de la création de l’agence chargée de gérer les participations de l’État. Trois catégories des établissements publics sont concernées par le plan de revalorisation du portefeuille public.

Après l’adoption de la loi de Finances, à l’issue de la 2e lecture hier au sein de la Chambre des représentants, le gouvernement active un grand chantier prioritaire avant la fin de l’année, en l’occurrence la finalisation des attributions et du statut de l’agence qui sera chargée de la gestion des participations de l’État. Une réunion élargie a été, en effet, tenue à ce titre rassemblant plusieurs départements ministériels et entreprises publiques stratégiques, dans l’objectif de s’accorder sur les domaines de compétences de l’agence projetée, ainsi que pour déterminer les holdings sectoriels qui seront confiés à la nouvelle structure étatique. Les acteurs concernés par le processus de finalisation du statut de l’agence se sont accordés à classer les établissements publics selon trois critères. Les entreprises publiques concernées devront ainsi avoir un statut de société anonyme, les établissements non commerciaux qui disposent de la personnalité morale et de l’autonomie financière et enfin les établissements qui devront impérativement se transformer en SA. Gérer le réseau des prises de participation mais aussi tracer le cadre 2021-2022 de l’action des entreprises publiques, sont les deux équations à résoudre pour le gouvernement durant cette étape de gestation du statut de l’agence. D’un autre côté, les rapports entre l’État et les entreprises publiques marchandes et non marchandes devra obéir à de nouvelles exigences en vue d’assoir un contrôle plus efficient les sociétés de l’État, ainsi que pour mieux gérer le réseau des prises de participation. En fait, il s’agira de gérer les flux des subventions allouées à certains organismes par le budget de l’État et des taxes parafiscales affectées, mais aussi des versements effectués par les entreprises publiques, sous forme de dividendes, des parts de bénéfices, des produits de monopole, et des redevances d’occupation du domaine public.

Alignement aux stratégies sectorielles

La mise en place de holdings sectoriels signifie, avant tout, que l’État compte renforcer la dimension régionale de son portefeuille public. Outre le recentrage sur le cœur de leurs métiers, l’action de l’État devra porter sur l’amélioration du processus de restructuration. En ligne de mire «la refonte du modèle économique de certains d’entre eux, l’optimisation de leurs programmes d’investissement et la recherche de modalités de financement innovantes». La relation de l’État avec les entreprises publiques reposera désormais sur des visions stratégiques à moyen et long termes, indique la feuille de route triennale qui a été validée dans le cadre de la loi des Finances 2021, avec «un dispositif contractuel sur la base d’arrangements institutionnels clairs». À souligner que le département des Finances a lancé une étude sur la révision des modalités de liquidation des entreprises publiques. Les données de l’Exécutif montrent que 209 établissements publics et 44 Sociétés anonymes, à participation directe du Trésor, sont concernées par les mesures de restructuration, essentiellement les 466 filiales ou participations publiques qui sont dominées majoritairement par des participations directes et indirectes de l’État à hauteur de 55%. Pour sa part, la contribution des entreprises publiques au budget général de l’État devra se faire via la mise en place d’une programmation budgétaire qui s’étend jusqu’à 2022, et un versement en trois tranches de chaque année. Pour le contrôle financier, la nouvelle orientation consiste à se focaliser sur l’appréciation des performances et la prévention des risques à travers la vérification de la qualité des procédures internes et leur capacité à optimiser l’efficacité de la gestion de l’organisme concerné.

Plan législatif : les grandes priorités des secteurs productifs

Douze nouvelles lois portant sur des secteurs économiques seront à l’étude l’année prochaine, notamment sur la protection du consommateur et sur le commerce intérieur. Huit projets de lois devront, quant à eux, boucler le circuit parlementaire avant la fin de ce mandat.

Si le volet social a formé l’essentiel des mesures qui ont été débattues sous la coupole dans le cadre des débats sur le Budget 2021, l’agenda législatif afférent à bon nombre de secteurs économiques ne focalise pas moins l’attention du gouvernement. À ce sujet, le plan législatif présenté aux parlementaires des deux Chambres révèle une forte cadence en matière de production de lois qui seront présentées au Parlement au cours de la prochaine année. En tête de liste des nouvelles législations, figure le projet de loi sur la protection du consommateur qui devra renforcer les mécanismes de lutte contre les abus commis envers les diverses catégories de consommateurs. Après l’avis rendu par le Conseil de la concurrence en mars 2020, autorisant le gouvernement à prendre toute mesure temporaire contre la hausse excessive des prix des produits les plus consommés en cette période particulière, le volet législatif de la protection du consommateur pourra être ainsi bouclé. L’instance chargée de veiller à la concurrence saine et loyale sur le marché national a également considéré que le gouvernement était en droit de se fonder sur les critères exigés par la loi sur la liberté des prix, pour agir sur les tarifs des produits librement fixés. L’objectif escompté par l’Exécutif est de mettre fin aux pratiques illégales qui ont résulté de situations manifestement anormales du marché, notamment la hausse des prix suite à une forte demande. D’autre part, le gouvernement devra finaliser le projet de loi sur le commerce intérieur et la distribution, ainsi que le cadre légal relatif aux zones industrielles. En marge de ces trois projets de lois, le gouvernement s’est aussi engagé à finaliser la nouvelle loi sur l’économie numérique et à mener à bien la révision du Code du commerce. Cette révision concerne le régime juridique du chèque ainsi que le statut de l’Open data/ Big data.

Un plan de suivi en cours

Pour l’heure, 8 projets de lois sont ciblés par le gouvernement pour pouvoir être adoptés avant la fin de cette année législative. Il s’agit, respectivement, du projet de loi sur les délais de paiement, des zones d’accélération industrielle ainsi que de la Charte de l’investissement. Les députés devront aussi accélérer la procédure d’examen d’autres législations, essentiellement la loi sur l’administration électronique, celle sur les activités postales et la nouvelle loi sur les sociétés de participation. Notons que le Parlement retient, jusqu’à présent, le projet de loi 06-20 relatif à la dissolution de l’office de commercialisation et d’exportation, ainsi que la révision partielle du statut des Chambres professionnelles. Pour ce qui est des textes projetés, le Secrétariat général du gouvernement examine actuellement toutes les lois nouvelles présentées devant les élus, y compris le projet de loi portant sur l’instauration de normes spécifiques des délibérations au sein des sociétés durant l’état d’urgence sanitaire. En 2021, le gouvernement compte mettre en place un plan de suivi et adapter son agenda aux circonstances exceptionnelles que traverse le pays. Dans ce cadre, les lois à vocation sociale seront prioritaires, qu’il s’agisse de la lutte contre la précarité de l’emploi, de la couverture sociale des salariés ou encore de la généralisation de la couverture sociale au profit des couches défavorisées. Sur ce dernier point, il est à souligner que le cadre juridique demeure incomplet dans la mesure où l’ensemble des textes nécessaires à la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 65.00, portant Code de couverture médicale de base, n’a pas encore été publié.

Les parlementaires en arbitres

Avec un agenda aussi chargé, députés et conseillers auront la dure tâche de trier les législations devant absolument passer avant la fin de cette année législative. Les 8 commissions parlementaires au sein de la Chambre des représentants devront se prononcer sur les législations proposées par les groupes parlementaires, en évitant d’adopter des lois qui pourraient s’avérer similaires à celles en cours de préparation auprès de l’Exécutif.

Ses travaux réalisés à 83% : La station de dessalement de Chtouka bien avancée

Le mégaprojet de dessalement de Chtouka avance à un rythme soutenu comme le confirment les chiffres de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa, et qui font état d’un taux d’avancement de plus de 83%.

Dans les détails, ce projet est initié par le ministère de l’agriculture, des pêches maritimes, du développement rural et des eaux et forêts à la demande des agriculteurs et de leurs associations, et porte sur la production d’eau dessalée pour l’irrigation du périmètre irrigué, en substitution des volumes sur-prélevés sur la nappe. A ce jour, le taux d’avancement des travaux au niveau de cette station a atteint 83%, réparti comme suit : études techniques exécutives (87%), fourniture de matériel (100%), travaux de génie civil (85%), et travaux maritimes (72%). La mise en service de cette usine est prévue pour le mois de mars prochain.

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) au niveau local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels, …), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au Sud d’Agadir et à l’Est du Parc National du Souss-Massa. Il vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions de m3 annuellement. L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa.

Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe. Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.Sur le plan technique, ce projet consistera en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existants actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau. Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement. La station de dessalement (technologie d’osmose inverse) sera située à 300 m de la côte et à +44m d’altitude, dans la commune d’Inchaden, au sein du Parc National du Souss-Massa.

Son installation sera soumise à un strict respect de l’environnement et de la biodiversité du Parc, conformément à la législation en vigueur et aux directives du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. La capacité de production initiale est 275.000 m3/j à raison d’un débit de 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable, et d’un débit de cent vingt cinq mille (125.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation.

Suite au lancement d’une nouvelle initiative : La BID et Masen misent sur des projets renouvelables en Afrique

Dans le domaine des énergies propres, l’Afrique détient un potentiel qui n’attend qu’à être mis en valeur. A cet effet, la Banque islamique de développement (BID) et Masen viennent de lancer l’initiative commune de développement de projets renouvelables stratégiques au niveau du continent. Cette démarche s’aligne au mémorandum d’entente entre Masen et la BID signé en avril 2019 à Marrakech.

Ainsi, Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Mustapha Bakkoury, PDG de Masen, Ali Zerouali, directeur de la coopération et du développement international de Masen, et Mansur Muhtar, vice-président de la BID, ont procédé le 22 décembre 2020 à distance au lancement effectif de l’initiative BID-Masen en présence de plusieurs ministres africains en charge de l’énergie ou leurs représentants (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Niger, Sénégal, Togo). «L’Afrique a besoin d’accroître l’accessibilité à une électricité durable, de qualité et à moindre coût. Ainsi, plusieurs pays africains devront, dès aujourd’hui, ajuster leur système énergétique, en développant les énergies renouvelables», a expliqué Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement lors de cet événement. Pour sa part, Mansur Muhtar a indiqué que «le développement des énergies renouvelables à l’échelle de l’Afrique requiert la mobilisation des ressources nécessaires et la mise en place des mécanismes appropriés, intégrant les avantages de la coopération Sud-Sud. Il requiert en parallèle un engagement fort de la part de l’ensemble des acteurs opérant dans ce domaine».

Au cours de cette rencontre, certains projets ont été présentés, parmi lesquels les centrales solaires de Dosso, Maradi et Diffa au Niger pour une capacité totale de 30 MW, un projet de 3 centrales solaires avec stockage à Djibouti, à PK20, entre Mouloud et Dikhil, et entre Goubet et le Petit Bara pour des capacités entre 10 et 30 MW, la centrale solaire Franceville pour une capacité de 150 MW et le projet hydroélectrique FE II d’une capacité de 36 MW au Gabon, ou encore une centrale solaire thermique d’une capacité de 50 MW au Sénégal. Dans les mois qui arrivent, d’autres projets seront présentés par les pays membres de la Banque islamique de développement, candidats à l’initiative.

Un partenariat prometteur pour l’Afrique

Le lancement de cette initiative ambitieuse permettrait de promouvoir les projets durables et novateurs pour le continent. Partant de là, la BID et Masen ont conçu une initiative en rupture avec les paradigmes existants, relève l’agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) précisant que cette initiative est adaptée aux spécificités des pays candidats. «Dans le cadre d’une coopération Sud-Sud, elle œuvre à renforcer à la fois les capacités de production d’électricité d’origine renouvelable et à renforcer le développement d’un savoir-faire local capable de porter de manière autonome les projets futurs», précise la société marocaine. Dans ce sens, les ministres des pays d’Afrique subsaharienne, membres de la BID, n’ont pas manqué de saluer la pertinence de cette initiative qui sera matérialisée par la proposition d’autres projets dans l’avenir proche. De même, la BID, Masen et les pays partenaires se disent poursuivre leurs efforts pour compléter le pipeline de projets et initier le processus de sélection des projets qui seront supportés par l’initiative.

Suspension des droits d’importation du blé tendre et dérivés : un projet de décret adopté

Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n°2.20.922 relatif à la suspension des droits d’importation du blé tendre et ses dérivés, en vue de permettre un approvisionnement régulier du marché national en cette denrée.

Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances et de la Modernisation de l’administration, ce projet de décret vise à suspendre les droits d’importation du blé tendre à partir du 1er janvier 2021 et jusqu’au 31 mai 2021, en vue de permettre aux opérateurs d’importer les besoins nécessaires et garantir l’approvisionnement régulier du marché national.

Concernant le projet de loi N°91.17, complétant la loi n°04.12 relative à l’agrégation agricole, son examen a été reporté en vue d’approfondir la discussion entre les deux ministères concernés avant sa présentation devant un prochain Conseil de gouvernement.

Le Conseil a également examiné le projet de décret n°2.20.131 portant sur les autorisations et notifications des activités, installations et sources de rayonnements ionisants y afférentes, appartenant à la catégorie II, présenté par le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’environnement.

Libération

La Chambre des représentants adopte six textes législatifs dont trois propositions de loi

La Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, mardi lors de deux séances plénières, six textes législatifs dont trois propositions de loi. Il s’agit de trois projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire et ses mesures de déclaration, à la fiscalité des collectivités territoriales et à la pollution par les navires, précise la Chambre dans un communiqué. Elle a également adopté trois propositions de loi sur les zones franches d’exportation, le Code du travail et la liquidation des pensions des membres de la première Chambre du Parlement, et ce lors de deux séances plénières présidées par le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, en présence du ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Amakraz, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb.

L’adoption du projet de loi n°63.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.503 du 17 Hijja 1441 (7 août 2020) complétant le décret-loi n°2.20.292 du 28 Rejeb 1441 (23 mars 2020) édictant des dispositions particulières à l’état d’urgence sanitaire et des mesures de sa déclaration, intervient après que le gouvernement a publié le 7 août le décret-loi précité dans l’intervalle des sessions qui, aux termes de l’article 81 de la Constitution, doit être soumis à ratification par le Parlement au cours de la session ordinaire suivante. Au cours de la présentation du projet de loi modifiant et complétant la loi n°47.06 relative à la fiscalité des collectivités locales, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur a expliqué que ce texte vise à adapter la fiscalité locale aux changements intervenus dans le processus de décentralisation au Maroc après l’entrée en vigueur en 2015 des lois organiques relatives aux collectivités territoriales.

Ce projet, a-t-il dit, est l’aboutissement d’un processus qui a connu une série de consultations avec les représentants des collectivités territoriales, ainsi que les différents intervenants et parties concernées par la fiscalité locale, notamment les acteurs économiques. Parmi les autres axes sur lesquels se fonde le projet de loi figurent ceux relatifs à l’amélioration de la perception de certaines taxes locales, à la révision des règles relatives à l’assise de certaines taxes locales et à la révision des incitations fiscales. Dans le cadre de la discussion générale, les représentants des groupes de la majorité et ceux des groupes et du groupement de l’opposition ont salué ce texte législatif, le considérant comme une étape fondamentale pour permettre aux collectivités locales d’obtenir un financement fiscal plus efficace, afin de réaliser l’indépendance financière, et promouvoir le rôle qui leur est assigné comme levier de développement local, appelant en même temps à une révision complète du régime fiscal local, en vue de mettre en place un système qui réalise la justice fiscale et encourage l’investissement.

Les députés ont également soulevé de nombreuses observations importantes qui intéressent l’élargissement de l’assiette fiscale, la consolidation de l’efficacité et la gouvernance, la simplification des procédures relatives à la fiscalité locale, la consécration du nouveau concept de l’autorité, la réhabilitation des ressources humaines et autres propositions. Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle a présenté le projet de loi n°69.18 relatif à la pollution par les navires, expliquant que ce texte intervient pour combler le vide juridique des législations en relation avec la pollution marine, eu égard à l’importance de la situation du Maroc au sein du système maritime international, de ses obligations envers les institutions internationales, et sa mise en œuvre des dispositions des conventions maritimes internationales. Lors de la séance consacrée aux propositions de loi, les groupes de la majorité ont présenté une proposition de loi modifiant la loi n°19.94 relative aux zones franches d’exportation. L’expression “zones d’accélération industrielle” a été remplacée par “zones franches d’exportation” dans le titre et dans les dispositions de la loi n°19.94. Le groupe PJD et le groupe socialiste ont présenté deux propositions de loi modifiant la loi n°65.99 formant Code du travail, qui ont été fusionnées en une seule proposition de loi qui ajoute une disposition relative au service militaire dans un contexte d’adéquation avec la nouvelle loi n°44.18 sur le service militaire qui a été adoptée et publiée au Bulletin officiel. Cette proposition de loi fournit un ensemble de garanties pour le secteur privé relatives à l’arrêt temporaire du travail durant la période du service militaire. La Chambre des représentants a en outre adopté une proposition de loi sur la suppression et la liquidation des pensions des membres de la Chambre émanant des présidents des groupes et du groupement parlementaires. Cette proposition de loi prévoit la suspension des prélèvements des cotisations au titre du régime de pensions créé pour les membres de la Chambre des représentants, des indemnités versées à chaque membre député, ainsi que l’arrêt des contributions de la Chambre des représentants au titre du régime précité, outre le paiement des pensions dues au titre du même régime.

Le bilan diplomatique de la cause nationale au menu de la séance de lundi

Le bilan diplomatique du Royaume concernant la question de la cause nationale et les perspectives de résolution du conflit sur le Sahara marocain seront au centre de la séance mensuelle consacrée aux questions de politique générale, prévue lundi prochain. Selon un communiqué de la Chambre des représentants publié suite à la réunion hebdomadaire de son bureau lundi, sous la présidence de Habib El Malki, le bureau a décidé d’inscrire le thème précité à l’ordre du jour de la séance mensuelle sur la base des consultations menées avec les présidents de groupes et du groupement parlementaires.

Au volet législatif, le bureau a fixé l’ordre du jour de la séance législative du mardi 22 décembre 2020, soulignant l’importance de l’initiative parlementaire dans le domaine de la législation. Ainsi, quatre propositions de loi ont été programmées ayant trait aux zones franches d’exportation, dont deux propositions concernent le Code du travail. Le bureau de la Chambre s’est également arrêté sur le contenu de la proposition de loi relative à la suppression et à la liquidation des pensions des membres de la Chambre des représentants, se félicitant de l’esprit de consensus et d’unanimité sur toutes ses dispositions.

Il a également fixé les projets de loi inscrits pour la même séance. Il s’agit du projet de loi portant ratification du décret-loi édictant des dispositions particulières à l’état d’urgence sanitaire et ses mesures de déclaration, du projet de loi relatif à la fiscalité des collectivités locales, et du projet de loi relatif à la pollution par les navires. Le bureau a été informé de la cadence des travaux des commissions permanentes sur les plans législatif et de contrôle, relevant l’importance des chantiers ouverts par les missions exploratoires qui touchent plusieurs secteurs vitaux, notamment les secteurs économique, social, médical et financier.

Rabat et Londres se félicitent de l’application provisoire, dès janvier, de l’Accord d’Association signé en 2019

LES GOUVERNEMENTS DU ROYAUME DU MAROC ET DU ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET D’IRLANDE DU NORD SE SONT FÉLICITÉS DE L’APPLICATION PROVISOIRE, À PARTIR DU 1ER JANVIER 2021, DE L’ACCORD D’ASSOCIATION ENTRE LE MAROC ET LE ROYAUME-UNI, SIGNÉ À LONDRES LE 26 OCTOBRE 2019.

Les deux pays ont précédé, jeudi à Rabat, à un échange de Notes Verbales à cet effet, indique une Déclaration conjointe maroco-britannique.

L’Accord restitue, dans le contexte des relations bilatérales, l’ensemble des effets que les deux pays s’accordaient, mutuellement, dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-UE. Il assure, ainsi, la continuité des échanges entre le Maroc et le Royaume-Uni après le 31 décembre 2020, indique la Déclaration.

Elle note que l’Accord constituera « une garantie aux entreprises marocaines et britanniques qui entreprennent des relations économiques et commerciales dans tous les secteurs de coopération ».

Les relations d’investissement continueront de se dérouler dans le cadre de l’Accord entre les gouvernements des deux pays pour la promotion et la protection réciproque des investissements.

Le nouvel Accord d’Association, poursuit la même source, constituera un pilier fondamental dans la consolidation et le renforcement des relations entre les deux pays, en termes de commerce et d’investissement.

Les deux pays confirment, à cette occasion, leur engagement à poursuivre le renforcement de leurs relations et le développement de leur coopération, dans la perspective de l’établissement d’un Partenariat Stratégique global, conclut la déclaration.

Principaux points de l’accord post-Brexit conclu par l’UE et le Royaume-Uni

L’UNION EUROPÉENNE (UE) ET LE ROYAUME-UNI SONT PARVENUS JEUDI À UN ACCORD DÉFINISSANT LES MODALITÉS DE LEUR PARTENARIAT POST-BREXIT, NOTAMMENT DANS LE DOMAINE COMMERCIAL, APRÈS DE LONGS MOIS DE NÉGOCIATIONS DIFFICILES.

Voici les principaux points de cet accord :

– Un accord de libre-échange qui se base sur le principe de « zéro tarifs, zéro quotas ». Il couvre non seulement le commerce des biens et des services, mais également plusieurs autres domaines, tels que les investissements, la concurrence, les aides d’État, la transparence fiscale, les transports aériens et routiers, l’énergie et la durabilité, la pêche, la protection des données et la coordination en matière de sécurité sociale.

– Les deux parties se sont engagées à garantir des conditions de concurrence solides en maintenant des niveaux élevés de protection dans les domaines de la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la tarification du carbone, les droits sociaux et du travail, la transparence fiscale et les aides d’État, entre autres, avec une application efficace, un mécanisme contraignant de règlement des différends et la possibilité pour les deux parties de prendre des mesures correctives.

– L’UE et le Royaume-Uni sont convenus d’un nouveau cadre pour la gestion conjointe des stocks de poissons dans les eaux de l’UE et du Royaume-Uni. Ce nouveau cadre vise à développer davantage les activités de pêche britanniques, tout en sauvegardant les activités et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs européens.

– En ce qui concerne les transports, l’accord prévoit une connectivité aérienne, routière, ferroviaire et maritime continue et durable. Il comprend des dispositions visant à garantir que la concurrence entre les opérateurs de l’UE et du Royaume-Uni se déroule sur un pied d’égalité, afin que les droits des passagers et des travailleurs, ainsi que la sécurité des transports ne soient pas compromis.

– En matière d’énergie, l’accord fournit un nouveau modèle de commerce et d’interconnectivité, avec des garanties de concurrence ouverte et loyale, y compris sur les normes de sécurité pour l’offshore et la production d’énergie renouvelable.

– L’accord post-Brexit établit un nouveau cadre pour la coopération judiciaire en matière pénale et civile. Il insiste sur la nécessité d’une coopération sécuritaire accrue, en particulier pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.

– En vertu de l’accord conclu par l’UE et le Royaume-Uni, des mécanismes contraignants d’application et de règlement des différends garantiront le respect des droits des entreprises, des consommateurs et des individus.

Quand l’écosystème digital de l’offshoring tire son épingle du jeu

Webinaire organisé par le pôle offshoring de l’APEBI

Identifier les nouvelles niches de l’offshoring qui est un secteur en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional.

Le pôle offshoring de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI) a organisé, vendredi 18 décembre 2020, un webinaire intitulé «L’offshoring régionalisé: meilleure réponse aux opportunités post-Covid».Les discussions ont principalement porté sur les opportunités, les perspectives et les enjeux impulsés par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 dans le secteur de l’offshoring.

«Ce sont les crises qui nous permettent de devenir de plus en plus robustes, et derrière chacune d’entre elles se cache une opportunité», a d’ailleurs fait valoir Mohamed Benabbou, modérateur de la conférence. Lors de cette manifestation, une convention de partenariat a été signée entre l’APEBI et le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Fès-Meknès.

Selon Yassine Tazi, directeur général du CRI de Fès-Meknès, l’objectif de ce partenariat n’est autre que: «la mise en place d’un modèle d’écosystème digital dans cette même région, et pour la création d’une antenne régionale de l’APEBI afin de fédérer les acteurs du domaine des technologies de l’information et d’accompagner les secteurs clés dans leur processus de transformation digitale».

Et d’ajouter: «ces deux entités vont identifier les nouvelles niches de ce secteur qui est en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional. Ce sont des objectifs qui sont cohérents avec les orientations du plan de développement régional. Plusieurs chantiers stratégiques sont d’ailleurs en cours au niveau de la région, notamment le projet Fès Smart Factory, qui est le premier écosystème de l’industrie 4.0 au Maroc.»

Infrastructure de qualité

Le choix de la région Fès-Meknès pour accueillir ce nouveau modèle d’écosystème digital n’est pas dû au hasard, a également fait valoir Yassine Tazi: «la région est la troisième en matière d’offshoring au Maroc et représente environ 11% des emplois de ce secteur au niveau national. Avec 36 centres d’appels employant près de 4.500 employés uniquement à Fès, l’offshoring était déjà l’année dernière le premier secteur employeur à Fès, qui compte de grands noms comme Alten Delivery Center, Webhelp, CGI». Une position «consolidée par une infrastructure de qualité qui propose des services aux meilleures normes et standards internationaux, à l’instar du parc intégré Fès Shore qui s’étend sur une vingtaine d’hectares».

A en croire Idriss Elasri, directeur général d’Altran, filiale marocaine de l’entreprise française spécialisée dans le conseil en ingénierie, l’offshoring a été impacté inégalement par la crise économique générée par la crise sanitaire. Ce sont surtout les métiers du digital qui ont largement tiré leur épingle du jeu: «Cette année a été particulièrement difficile. Il y a eu des moments de sidération, où la crise a frappé énormément. Au niveau de l’offshoring, la situation a été inégale selon les métiers.

Les métiers de l’IT et des systèmes d’information ont été les grands gagnants de cette crise parce que la digitalisation s’est accélérée. Des tendances de fond déjà existantes avant la crise ont été exacerbées, et la digitalisation en fait partie».

Accord sur l’investissement : la Chine négociera “à son rythme” avec l’UE

La Chine entend négocier “à son rythme” un important accord sur la protection mutuelle des investissements avec l’Union européenne, a averti Pékin, semblant écarter la perspective d’un compromis avant la fin de l’année.

Ce n’est pas pour tout de suite. La Chine entend négocier “à son rythme” un important accord sur la protection mutuelle des investissements avec l’Union européenne, a averti Pékin, semblant écarter la perspective d’un compromis avant la fin de l’année. Le gouvernement chinois avait relancé l’espoir d’un accord la semaine dernière en annonçant que les discussions engagées avec Bruxelles voilà sept ans étaient “dans la dernière ligne droite”. Les deux parties s’étaient donné ces derniers mois l’objectif de conclure avant la fin 2020.

Mais la perspective d’un rapprochement Chine-UE a été critiquée ces derniers jours, notamment par la France et par la future administration américaine. Dans un communiqué publié tard jeudi soir, le ministère chinois du Commerce s’est gardé de mentionner la date butoir du 31 décembre et a paru au contraire miser sur une prolongation des discussions. “A la condition de préserver ses intérêts en matière de sécurité et de développement, la Chine mènera les négociations à son rythme et s’efforcera de parvenir à un accord sur l’investissement exhaustif, équilibré et ambitieux avec l’UE”, a averti Pékin.

Le cas des Ouïghours

“Aboutir à un accord suppose que les deux parties travaillent de concert et fassent chacune un pas vers l’autre”, selon le communiqué. Dans un entretien accordé mercredi au Monde, le ministre délégué français au Commerce extérieur, Franck Riester, avait lié l’accord de Paris à la ratification par la Chine de toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment celle qui concerne l’interdiction du travail forcé.

Il avait fait le lien avec le cas des Ouïghours, une ethnie musulmane du nord-ouest de la Chine, dont certains membres sont soumis au travail forcé, selon des organisations de défense des droits de l’Homme. Pékin rejette cette accusation. D’autres critiques de l’accord en négociation ont estimé qu’en se rapprochant de Bruxelles, Pékin tentait d’éloigner l’UE des Etats-Unis, à quelques semaines de l’arrivée au pouvoir du président Joe Biden, qui ambitionne de ressouder le camp occidental après la présidence Trump.

Comme en écho, son futur conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a plaidé mardi sur Twitter pour des “consultations avec nos partenaires européens sur nos inquiétudes communes concernant les pratiques économiques de la Chine”. Les discussions Chine-UE, lancées fin 2013, visent pour les Européens à obtenir que leurs entreprises soient traitées de la même manière en Chine que les entreprises chinoises dans l’Union. Le traité est censé garantir le respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes, interdire les transferts de technologie forcés et imposer des règles transparence aux subventions versées aux entreprises publiques chinoises.

Les détail des mesures fiscales de la loi de finance 2021

Masen – ONEE : le transfert des actifs et des installations démarre

La loi 38.16 avait décrété le transfert à Masen de toutes les activités de l’ONEE en liaison avec la production d’énergies renouvelables. Une convention entre les deux institutions vient d’être signée et validée (fin octobre) par le gouvernement pour le démarrage de l’inventaire des sites et des installations de l’ONEE qui feront l’objet de ce transfert.

Covid-19: Le taux de reproduction du virus a atteint 1,22 au niveau national

Le taux de reproduction de la Covid-19 a atteint 1,22 au niveau national, a indiqué mardi le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, Mouad Mrabet.

Dans sa présentation du bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique, M. Mrabet a souligné que le développement du taux de reproduction s’explique par l’augmentation significative du nombre des cas contaminés par la Covid-19 au niveau national, « puisque nous enregistrons chaque jour des chiffres records, notamment 259.951 cas positifs à la Covid-19 jusqu’au lundi 9 novembre, avec un taux d’incidence cumulé de 715.8/100.000 habitants », a-t-il dit.
Présentant la situation épidémiologique jusqu’au 9 novembre, le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, a indiqué que le nombre de décès enregistré jusqu’à cette date a atteint 4.356, soit un taux de létalité de 1,7% et le nombre de personnes déclarées guéries a atteint 212.905, soit un taux de rémission de 81,9%.
A l’échelle continentale et planétaire, le Maroc se classe 32-ème dans le monde et 2-ème en Afrique, du point de vue du nombre de contaminations, 36-ème mondialement et 3-ème en Afrique pour ce qui est du nombre des décès. Il est aussi 34-ème au niveau international et 2-ème au plan continental en termes de nombre de tests.

D’autre part, le bilan bimensuel du ministère a abordé les faits marquants relevés jusqu’au 9 novembre en lien avec la situation épidémiologique, en particulier la séance de travail consacrée à la stratégie de vaccination contre la Covid-19 et présidée par SM le Roi Mohammed VI, lundi à Rabat, lors de laquelle le Souverain a donné Ses Hautes Orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19, qui devra couvrir les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections.

La priorité sera, notamment, donnée aux personnels de première ligne, en l’occurrence le personnel de santé, les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationale, ainsi qu’aux personnes âgées et aux personnes vulnérables au virus, et ce avant de l’élargir au reste de la population, a-t-il dit.

L’intégration du vaccin tétravalent contre la grippe saisonnière par l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) au guide des médicaments remboursables au titre de l’AMO (GMR) et le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière font, également, partie des faits marquants relevés.

Dans le même contexte, M. Mrabet a insisté sur l’importance du respect des mesures sanitaires préventives qui sont de nature à limiter la propagation du virus, notamment le port des masques de protection, le lavage des mains et leur désinfection, la distanciation sociale et l’utilisation de l’application Wiqaytna.

Fonds de développement agricole: Légère hausse des subventions en 2021

Les subventions du Fonds de développement agricole vont légèrement augmenter en 2021. Elles devraient atteindre environ 4,2 milliards de DH, en hausse de 3% par rapport à cette année, a indiqué, lundi dernier à Rabat le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch.

Lors de la présentation du projet de budget de son département devant la commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants, Akhannouch a souligné que le programme d’action 2021 prévoit la mise en place de nouvelles incitations dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la stratégie “Génération Green” visant à soutenir les jeunes, à valoriser et développer les terres collectives.

Sur le volet de l’irrigation, le ministre a affirmé que la reconversion collective à l’irrigation localisée est destinée à couvrir 72% de la superficie totale programmée. Les travaux ont été achevés pour 10.300 ha supplémentaires, alors qu’ils sont toujours en cours pour une superficie de 48.600 ha. Concernant la conversion individuelle vers l’irrigation goutte-à-goutte, Akhannouch a en outre indiqué que le programme de 2021 permettra de couvrir près de 50.000 ha supplémentaires pour atteindre une superficie totale de 693.000 ha. Une subvention de 2,01 milliards de DH sera en ce sens octroyée par le Fonds.

Par ailleurs, le département de l’Agriculture finalisera les marchés relatifs à 417 projets d’agriculture solidaire programmés dans le cadre du Plan “Maroc Vert”, et lancera de nouveaux projets portant sur la “Génération Green 2020-2030”. Au total, 2,7 milliards de DH seront investis dans des projets agricoles solidaires, dont 1 milliard sous forme de crédits de paiement, a-t-il indiqué.

Circulaire relative aux obligations de vigilance: L’AMMC lance la consultation publique

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a lancé la consultation publique, du 10 au 24 novembre 2020, sur le projet de modification de la circulaire n° 01/18 relative aux obligations de vigilance et de veille interne incombant aux organismes et personnes soumis au contrôle de l’Autorité.

Le projet de modification de la circulaire n°01/18 prévoit de modifier et de compléter certaines dispositions, mais aussi d’introduire de nouvelles dispositions, précise l’AMMC. Parmi les nouvelles dispositions figurent le renforcement des points de vigilance à l’égard de la clientèle à risque (personne agissant pour le compte d’autrui, construction juridique) ; la précision de la notion de la personne politiquement exposée et les mesures de vigilance à prendre à son égard.

Ces nouvelles dispositions portent également sur la consolidation des mesures de vigilance et l’obligation d’appliquer les sanctions financières ciblées notamment le gel des biens.

Transformation numérique : Encore du chemin à parcourir

  • Le développement des infrastructures est un impératif
  • Des modèles économiques à réinventer

Sous l’effet des innovations numériques, l’industrie, l’économie et la société sont en métamorphose et de profondes transformations apparaissent dans leur organisation, leurs produits et leurs usages. Cette tendance modifie considérablement la nature des relations et des rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement.

En effet, internet, la robotisation et les technologies numériques forment un espace dans lequel de nombreux acteurs contribuent à créer de la valeur. Ce qui a donné naissance à des écosystèmes, de plus en plus digitalisés. Aujourd’hui, la transformation numérique n’est plus un choix, mais un impératif. La crise sanitaire l’a d’ailleurs bien démontré.

Les pays disposant d’infrastructures numériques plus développées ont souvent été les mieux outillés pour relever les défis immédiats (services  de santé, enseignement en ligne, utilisation des systèmes de paiements numériques…). La pandémie a ainsi appuyé l’urgence et l’importance de la technologie et de l’accélération de la transformation numérique.

«Le défi de la digitalisation interpelle beaucoup de pays. Le continent africain fait preuve d’une certaine maturité numérique, mais avec des vitesses assez hétérogènes selon les pays et les secteurs. Au Maroc, nous constatons par exemple que pour plusieurs TPE et PME, la transition digitale n’est toujours pas au rendez-vous», souligne Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste, lors de la première édition des journées scientifiques du digital (JSD).

«Le Maroc a un énorme retard dans le développement du digital et la pandémie n’a fait qu’exacerber un certain nombre de défaillances. Cette fracture numérique est une responsabilité partagée entre le secteur public et privé», tient à préciser pour sa part, Pr. Hamid Bouchikhi, Doyen à la SolBridge International School of  Business (Corée du Sud).

Si le but est de créer de la valeur et de participer à la croissance, il est primordial de faire de l’économie numérique un des piliers de la stratégie de développement du pays. «Mais tant que nous n’avons pas de leadership local qui ait un minimum de vision sur ce que doit être un écosystème créatif, rien ne se fera. Nous continuerons d’avoir des idées, des ambitions mais elles ne seront pas opérationnelles», insiste Pr. Youssef Errami, directeur et Doyen ESC PAU Business School et co-organisateur de cette rencontre avec l’Université Ibn Tofail de Kénitra et la Faculté d’Économie et de Gestion de la même ville.

Une transformation digitale réussie aurait d’abord pour conséquence d’améliorer l’attractivité du pays et sa différenciation dans une économie mondialisée. Toutefois, au Maroc, la lenteur dans la mise en place de réglementations pour accélérer la digitalisation représente un énorme frein. Les professionnels comptent d’ailleurs fortement sur cette crise et sur l’état d’urgence pour que les lois les plus importantes soient adoptées.

Mais, selon Bouchikhi, si le pays est encore à la traîne dans sa transformation numérique, il y a toujours des raisons d’espérer. Parmi elles, la transformation digitale des universités. En effet, les établissements d’enseignement supérieur se sont tournés, bien avant la pandémie, vers le numérique en intégrant les nouvelles technologies pour perfectionner l’apprentissage et développer les programmes pédagogiques.

«Nous avions démarré la transformation digitale de l’université avant la crise sanitaire. Durant le confinement, nous avons constaté l’utilisation accrue des outils pédagogiques mis en place, plus de 50.000 étudiants étaient connectés. Ce qui nous a confortés dans nos choix de système», indique Pr. Rochdi Messousi, directeur du Centre universitaire des ressources informatiques (CURI) de l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra.

L’engouement des Marocains pour les réseaux sociaux et l’équipement du pays qui est en progrès, ont aussi été cités comme de bons indicateurs par Bouchikhi. «Certains services publics font preuve de pratiques exemplaires et nous constatons également une forte mobilisation des professionnels. Ce qui nous donne de l’espoir», souligne-t-il.

Cette tendance des Marocains à investir internet et les réseaux sociaux  pourrait également les pousser à utiliser de nouvelles méthodes de partage et de communication sur lesquelles se base, par exemple, l’Inbound Marketing. Une technique qui replace le client au centre la stratégie marketing ainsi que le décrit l’ouvrage de l’intervenant Gabriel Szapiro, PDG de Studio Butterfly, «L’inbound Marketing au quotidien».

Un colloque international pour le digital

L’Université Ibn Tofail de Kénitra, la Faculté d’Économie et de Gestion (Kénitra) et Pau Business School ont organisé les 30 et 31 octobre dernier, un colloque international sous le thème «Ecosystèmes numériques et création de valeurs». Ce colloque scientifique a réuni des chercheurs, des académiciens et des professionnels de différents horizons pour débattre de l’apport du digital aux modèles économiques des organisations, privées, publiques et associatives. La plénière de la rencontre virtuelle a été modérée par Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste. L’intégrale de cette plénière et des autres panels sera bientôt mise en ligne.

Infrastructures : InfraCo Africa pose ses bagages à Casablanca

  • La filiale du groupe multilatéral PIDG y pilotera ses activités en Afrique centrale et occidentale
  • Jusqu’à 40 millions de dollars par an dans le développement des projets

«Drainer plus de ressources vers l’amont changerait beaucoup de choses pour le continent», estime Gilles Vaes

En 2020 encore, des millions d’africains n’ont accès à l’électricité que quelques heures par jour. Selon la Banque africaine de développement, le taux d’accès à l’électricité sur le continent se limite à 40%, soit le plus faible au monde. Sur les 130 à 170 milliards de dollars d’investissements nécessaires chaque année pour développer les infrastructures, l’Afrique ne parvient à mobiliser, dans le meilleur des cas, que la moitié de ses besoins.

Malgré les progrès réalisés, les experts relèvent encore de nombreuses insuffisances qui rebutent les investisseurs. Le contexte politico-administratif dans plusieurs pays n’est pas toujours un gage de sécurité. Par ailleurs, le portefeuille de projets bancables est très limité.

«Le problème se situe au niveau de l’amont et il n’a pas été suffisamment traité au cours des dernières années. L’engagement dans la phase de développement est insuffisant», analyse Gilles Vaes, directeur général de InfraCo Africa. L’investissement dans la phase développement représente entre 5 à 10% du coût d’un projet.

«Drainer plus de ressources vers cette étape cruciale changerait beaucoup de choses pour le continent», estime t-il. Un certain nombre de structures dont InfraCo Africa se mobilisent pour structurer l’amont afin de favoriser l’émergence d’un plus grand nombre de projets bancables.

Membre du groupe multilatéral PIDG (3,6 milliards de dollars engagés dans des projets d’infrastructures et 33,2 milliards de dollars mobilisés auprès des investisseurs privés et des institutions financières de développement depuis 2002) et financé par les gouvernements du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Suisse, InfraCo Africa peut investir jusqu’à 40 millions de dollars par an dans le développement de projets dans les secteurs d’infrastructures en général et dans les secteurs énergie, eau, transport, mobilité électrique, logistique et logement social. «Notre rôle est de dérisquer ces projets et de leur permettre de se déployer», note Nabil Saimi, directeur du développement à InfraCo Africa.

Plateforme

Opérationnel depuis 2004, la structure a accompagné treize projets jusqu’à leur clôture financière, dont plusieurs sont en phase de construction et/ou d’exploitation et est impliqué dans treize autres en cours de développement. Après Nairobi, elle a érigé un bureau régional à Casablanca Finance City pour piloter ses activités dans la région Afrique de l’Ouest et Centrale. «Nous sommes convaincus que c’est la plateforme idoine pour développer nos activités dans cette région», indique Gilles Vaes. S’il n’exclut pas des opérations dans des pays matures comme le Maroc, le mandat principal d’InfraCo Africa est de contribuer à réduire le déficit en infrastructures dans les pays où le manque est significatif. Il a déjà investi dans des projets au Cameroun, Gambie, Guinée, Libéria, Sénégal, Sierra Léone et au Tchad en Afrique centrale et occidentale. Ce sont aussi des territoires où le besoin d’expertise de développement, de structuration et de financement est colossal. «Nous avons la capacité d’accompagner les développeurs jusqu’à concurrence de 50% des capitaux nécessaires», relève Nabil Saimi.

Coronavirus : les recommandations du CESE pour sortir de la crise

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) vient de publier une étude sur « les impacts sanitaires, économiques et sociaux du virus covid-19 et les leviers d’actions envisageables ».

« Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une double dynamique, marquée par la nécessité de faire face à la crise sanitaire et ses répercussions d’une part, et de la nécessité de mettre en place un modèle de développement renouvelé pour le Maroc d’autre part », souligne le Conseil dans un communiqué.

Le CESE estime que les impacts de la crise sanitaire, en dépit des importantes mesures entreprises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ou celles annoncées jusqu’à présent pour endiguer la pandémie, demeurent profonds et multidimensionnels, touchant la dynamique économique et les conditions de vie de la population ainsi que la qualité et l’efficacité des services publics. Ainsi, le Conseil considère cette crise une réelle opportunité pour opérer une transformation radicale des mentalités et des modes de pensée, organisation, gestion, production et de consommation prédominantes au Maroc.

Le CESE préconise, dans ce sens, un ensemble de leviers majeurs de transformation et de recommandations d’une dimension graduelle et cumulative pour atteindre trois principaux objectifs stratégiques. Il s’agit de renforcer la résilience du Maroc face aux perturbations et sa capacité à cohabiter avec le virus Covid-19, d’autant plus que cela est devenu nécessaire, notant qu’il est question de garantir le droit des citoyens à la Santé, soutenir le pouvoir d’achat des ménages et de protéger le tissu productif.

Ainsi le CESE propose 149 recommandations s’articulant autour de 7 principaux axes, visant à renforcer la capacité du Maroc à anticiper les transformations et à s’y adapter en toute flexibilité. Il s’agit de cohabiter avec le virus de Covid-19 compte tenu des exigences de l’état d’urgence et la nécessité d’adaptation et de renforcer trois principaux rôles de l’État. Le CESE préconise également de développer les secteurs stratégiques pour consolider la souveraineté économique nationale et de mettre en place une politique économique nationale intégrée et inclusive en matière de transformation numérique.

Banque : les impayés atteignent 5,3 milliards de DH sur les 4 derniers mois

Les banquiers n’ont pas le moral au beau fixe. Et pour cause, les impayés, notamment du côté des entreprises, n’ont fait qu’augmenter ces derniers mois. Depuis la fin des moratoires sur les échéances des crédits, les impayés se sont envolés atteignant 1,7 milliard de DH en septembre sur un mois et 5,3 milliards de DH au cours des quatre derniers mois.

Le volume des impayés de ces derniers mois commence à donner le tournis aux banquiers. Le stock est en hausse de 9 milliards de DH sur les neuf derniers mois atteignant ainsi un total de 79 milliards de DH, rapporte L’Economiste dans sa publication du jour. Le quotidien fait remarquer que la reconduction du confinement chez plusieurs des partenaires économiques du Maroc, la France en tête, va exacerber les difficultés dans un certain nombre de secteurs et allonger la durée de sortie de crise. Ainsi, le secteur bancaire s’attend d’ores et déjà à une hausse considérable des créances en souffrance malgré les efforts déployés par le gouvernement et Bank Al-Maghrib pour atténuer l’impact de la crise.

L’Economiste indique que la qualité des portefeuilles s’est nettement dégradée sur les 9 premiers mois de l’année aussi bien du côté des entreprises privées que des ménages. Notons que le taux de sinistralité s’est établi à 11,6% pour les entreprises en dégradation de 0,9 point en 9 mois. Pour les ménages, 9,4% des crédits sont revenus impayés contre 8,4% à fin 2019. Soulignons que depuis la fin des moratoires sur les échéances des crédits, les impayés ont pris de l’ampleur, progressant de 1,7 milliard de DH en septembre sur un mois et de 5,3 milliards de DH au cours des quatre derniers mois. Force est de préciser aussi qu’au premier semestre, le coût du risque des banques cotées avait flambé de 141% à 8,8 milliards de DH. L’Economiste fait remarquer que l’ampleur de la hausse traduirait également une approche de provisionnement très conservatrice en l’absence de visibilité sur l’évolution de la situation sanitaire et des perspectives économiques.

Investissements publics : une enveloppe globale de 230 milliards de DH en 2021

Le PLF 2021 prévoit de porter l’effort d’investissement global du secteur public à 230 milliards de DH, selon la note de présentation du Projet de loi de finances (PLF-2021).

Dans le détail, les programmes d’investissement des Établissements et Entreprises Publics (EEP) s’élèvent globalement à près de 81,9 milliards de DH. Notons que ces derniers couvrent principalement les secteurs de l’énergie, des télécommunications, de l’habitat, de l’agriculture, de l’électricité, de l’eau potable, des phosphates et leurs dérivés, des autoroutes et des transports aériens, maritimes et ferroviaires. On apprend aussi que les efforts seront concentrés sur l’extension et le renforcement des réseaux de voirie et d’assainissement, les constructions d’infrastructures culturelles, sportives et de loisirs, de marchés et d’édifices publics ainsi que les aménagements de jardins et d’espaces verts. L’enveloppe globale à ce niveau sera à peu près de 18 milliards de DH.

De leur côté, les programmes d’investissement relevant des SEGMA se chiffrent, quant à eux, à près de 272,43 millions de DH. Il est à noter que les budgets d’investissement des collectivités territoriales seront consacrés essentiellement à la mise en place des infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des populations. Par ailleurs, les programmes d’investissement financés dans le cadre des CST et non couverts par des transferts du Budget général s’élèvent à 21,34 milliards de DH et portent principalement sur le renforcement du réseau routier national, le soutien d’actions relevant des secteurs de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’élevage, de l’audiovisuel, de l’habitat, de la justice, de la culture, des sports, de l’aide aux jeunes promoteurs et le financement de programmes socio-éducatifs.

Traitement de plus de 80% des plaintes relatives à la facturation reçue  par l’ONEE

PLUS DE 80% DES PLAINTES RELATIVES À LA FACTURATION REÇUES PAR L’OFFICE NATIONAL DE L’EAU ET DE L’ÉLECTRICITÉ A ÉTÉ TRAITÉES, A INDIQUÉ, MARDI À RABAT, LE MINISTRE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DE L’ENVIRONNEMENT, AZIZ RABBAH.

En réponse à une question centrale sur « la hausse des factures de l’eau et de l’électricité » à la Chambre des conseillers, Aziz Rabbah a relevé que le nombre total des plaintes qui ont été reçues par l’Office national de l’eau et de l’électricité dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 s’élève à environ 6.000 plaintes, dont 20% concernent la facturation.

Il sera procédé à la généralisation du nouveau système de prépaiement permettant au client d’avoir un meilleur contrôle sur la prestation, lequel système qui a bénéficié, jusqu’à ce jour, à environ un million de personnes.

Par ailleurs, la détermination du tarif de l’électricité se fait selon des règles et des procédures décidées par le gouvernement, après consultation de la commission interministérielle des prix. La moyenne nationale de la facture de l’Office national de l’électricité au niveau de chaque région s’élève à 91,2 dirhams, précise le ministre.

Il a, en outre, relevé que la maitrise de la consommation reste le moyen efficace pour réduire la facture d’électricité, notant, à cet égard, que les citoyens ont été incités à utiliser les lampes économiques en distribuant 14,1 millions lampes compte tenu de leur impact positif sur la réduction de la consommation, et donc sur la facture d’électricité.

OCP enrichit son offre de proximité al moutmir au service des petits agriculteurs

L’identification des besoins des sols pour une fertilisation raisonnée

Dans la continuité de son engagement en faveur du développement d’une agriculture marocaine agile et durable, le groupe OCP déploie son offre d’analyses de sols à travers le Royaume pour la saison 2020-2021. Une offre clé en main gratuite et intégralement digitalisée.

Dans la continuité de l’offre initiale d’Al Moutmir qui vise à accompagner les agriculteurs vers une agriculture plus agile et durable mise au point en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et dans le strict respect des mesures sanitaires imposées par la pandémie Covid-19, le groupe OCP, à travers cette initiative et l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir, déploie pour pour cette campagne agricole une offre intégrée d’analyses de sols au profit des agriculteurs surtout les petits en mobilisant une dizaine de vans aménagés sous forme de laboratoires mobiles d’analyses de sols qui vont sillonner les régions agricoles du Maroc pour effectuer, gratuitement, des analyses de sols. Ce dispositif, totalement digitalisé, cible toutes les grandes familles de cultures: céréales, légumineuses, arboriculture et maraîchage.

Il envisage de réaliser plus de 30.000 analyses de sols durant la saison agricole 2020-2021. Les unités mobiles sont équipées en matériel de laboratoire de dernière génération, nécessaire pour effectuer l’ensemble des analyses physico- chimiques du sol.

Cette offre s’appuie sur l’implication effective des différents partenaires nationaux, notamment les institutions scientifiques (INRA, IAV, ENA et UM6P), les experts agronomes, les ingénieurs agronomes Al Moutmir, les Autorités Locales, les agriculteurs et les collaborateurs OCP volontaires agissant dans le cadre de Act4Community. La connaissance continue et fine des sols, de leur composition et le suivi de leur changement en fonction des cultures et des aléas climatiques est un impératif et un préalable à toute décision de fertilisation respectueuse des ressources et garante de rendements et de revenus optimaux pour l’agriculteur.

Contrôle de qualité

Plusieurs séances d’explications et de démonstration sont organisées dans les champs. Des outils pédagogiques sont également distribués auprès des agriculteurs (flyers, vidéos démonstratives, etc.) pour leur permettre d’être autonomes et d’effectuer l’échantillonnage sur des bases scientifiques. Ces analyses sont suivies puis certifiées par le comité scientifique qui effectue régulièrement des contrôles de qualité en plus des opérations de calibration systématique du matériel mobilisé. Les séances de restitution des analyses de sols sont également prévues, au cas par cas. Les résultats sont communiqués à l’agriculteur dans un délai ne dépassant pas 3 jours.

Somme toute, il s’agit d’une offre clé en main allant de l’échantillonnage à la restitution des résultats et au suivi de la mise en oeuvre des recommandations de fertilisation. Une preuve de plus de l’engagement de l’OCP pour une agriculture agile et durable.

Les Chambres d’agriculture et la COMADER mécontentes du PLF 2021

IMPACT DU COVID-19 ET DE LA SÈCHERESSE

La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) et la Fédération des chambres d’agriculture (FCA) ont exprimé leur déception du projet de loi de Finances 2021. Elles ont proposé plusieurs amendements fiscaux au gouvernement pour les soutenir en ces périodes difficiles.

Les agriculteurs marocains sont en colère et le font savoir. La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) et la Fédération des chambres d’agriculture (FCA) ont exprimé, dans un communiqué conjoint, leur grande déception du projet de loi de Finances 2021 et le non-accompagnement de l’Etat des agriculteurs et employés du secteur, frappés de plein fouet par la crise du Covid-19 et de la sécheresse.

«Malgré la conjoncture très difficile que traverse le secteur agricole, due à la pandémie du Covid-19 et à trois années successives de sécheresse, aucune des doléances fiscales n’a été prise en compte par le ministère des Finances dans ce projet de loi et aucune mesure n’a concernée l’agriculture. La FCA et la Comader demandent l’appui des représentants de la 1ère Chambre et les conseillers de la 2ème Chambre lors des débats sur le PLF 2021 et leur soutien pour introduire les amendements qui s’imposent et par conséquent lever l’injustice qui frappe le secteur agricole», déclarent les deux organismes. Ces derniers dénoncent l’exclusion, à tort, du secteur agricole des mesures d’accompagnement décidées par le Comité de veille économique, notamment l’indemnité CNSS de 2.000 dirhams pour les travailleurs à l’arrêt, ainsi que les crédits avec garantie de l’Etat, à savoir Damane Oxygène, Relance TPE et Damane Relance. Ils rappellent aussi que leurs représentants ont rencontré le directeur général des Impôts pour lui soumettre leurs doléances.

Doléances fiscales
Il s’agit de l’extension du mécanisme de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) non apparente aux autres produits agro-industriels valorisés à partir des produits agricoles (ovo-produits, viandes transformées…), ainsi que l’extension au secteur agricole du taux réduit à 0,25% au titre de la cotisation minimale. La FCA et la COMADER appellent également à l’instauration d’une provision dérogatoire pour aléas (DPA), calculée proportionnellement au résultat fiscal annuel dans la limite de 20% et d’une provision dérogatoire pour investissements (DPI), calculée proportionnellement au résultat fiscal annuel dans la limite de 20%. Elles demandent aussi l’exonération quinquennale au titre de l’impôt direct au profit des exploitations agricoles et l’élargissement du statut fiscal de l’agriculteur via la révision de l’article 46 du CGI aux filières avicole, équine et de l’apiculture.

Il est aussi question de l’exonération de la TVA sur les investissements agricoles et les facteurs de production et de l’instauration en faveur de l’entreprise agricole de la possibilité de procéder au prélèvement à la source de l’IR au taux de 10% libératoire contre 30% non libératoire actuellement appliqué aux ouvriers occasionnels. Les deux parties recommandent également l’instauration d’un cadre incitatif en faveur des prestataires de service et des ouvriers à la tâche intervenant pour le compte des filières agricoles, la réduction du coût de production et notamment ceux des intrants relatifs à l’agriculture biologique et la mise en cohérence des dispositions fiscales pour ce qui est de l’obligation de dépôt des déclarations fiscales.


Le travail en cette période du COVID 19, nous interpelle en matière d’organisation du travail au sein de nos organisations et l’utilisation de la Transformation Digitale dans nos process de production au quotidien.

Ce vécue nous a permis de tirer les conclusions suivantes :

  • La grande expérience du travail à domicile n’est qu’un chapitre d’une histoire que nous allons vivre, en matière de transformation de travail, tant au niveau de notre profession de conseil et d’auditeur que pour l’ensemble des professions.
  • Le Changement des pratiques de l’organisation du travail, son rythme et ses méthodes auront de profondes implications pour le travail/vie et des conséquences sur le plan social et légal.

Face à cette situation, nous avons considéré ce timing comme une opportunité pour développer la digitalisation de nos procès de production tant en matière de nos métiers de conseil, d’expertise comptable, et d’audit, qu’au niveau de la gestion de notre quotidien et nous nous sommes appuyés sur ces évolutions pour :

  • Jouer pleinement notre rôle d’accompagnateur de nos clients en pleine période de mutation de notre environnement technologique, économique et social et intégrer les motivations de nos clients et de notre équipe dans notre quotidien.
  • Et, Organiser notre communication tant en matière de délai que de contenu, afin de la rendre plus utiles pour nos clients et équipe.

Cette évolution nous a interpellé à plus d’un titre et nous a amené à réfléchir sur les aspects suivants afin d’arrêter une Vision/ approche/réponse :

  • Réfléchir le degré de la souplesse de l’organisation et des procès afin de s’adapter aux imprévus ;
  • Adapter le but et la signification du travail et sa place dans le quotidien de l’individu.
  • Organiser le développement de la digitalisation de l’information économique et sociale et s’assurer de notre capacité d’intégrer dans nos schémas organisationnels, le bouleversement de l’organisation des procès de production de l’information financière.
  • Sécuriser la production de l’information, en cette tumultueuse période.
  • Se positionner face à la multitude des éditeurs informatiques, des politiques de sécurité, des moyens de communication, l’évolution technologique en la matière. Situation qui rend l’arbitrage complexe au niveau de l’organisation de nos systèmes d’information, à court et à moyen terme.
  • Organiser la disponibilité et l’accroissement du volume des données financières et économiques, et préciser le rôle à jouer par le professionnel, que nous sommes, au moins au niveau des axes suivants :
    • L’organisation de la collecte de l’information,
    • Le mode de la production,
    • Le mode de la synthèse et de la communication avec notre environnement interne et externe.
  • Organiser la gestion de nos relations humaines tant en interne, qu’avec notre environnement professionnel.
  • Adapter nos schémas organisationnels aux motivations de nos équipes, l’humain reprend encore, plus aujourd’hui que par le passé, sa place centrale au niveau de nos sensibilités et préoccupations.
  • Faire évoluer la gestion des ressources humaines de nos organisations, en matière de recrutement, de formation, d’évaluation et de gestion de carrière.

Cette réalité ouvre une nouvelle ère pour les générations futures dans l’organisation du travail, la qualité de la vie et l’organisation des relations humaines.