Ces entreprises qui ont opté pour la cessation temporaire d’activité

  • 19.000 contribuables ont eu recours à cette mesure introduite en 2018
  • Plus de 90.000 entreprises officieusement en sommeil, selon Inforisk
  • Amélioration proposée : une seule déclaration pour la mise au chômage et la cessation d’activité

PLF/Foncier agricole: 973 hectares mobilisés en 2020

  • Les investissements ont dépassé 329 millions de DH
  • 5 régions accaparent l’essentiel des projets réalisés
  • Arboriculture, oléiculture, viandes rouges… les principales filières concernées

PLF 2022 : Pour un amendement afin de booster l’export, libérer les énergies et débureaucratiser l’acte d’exporter

L’article 94 du code général des impôts, stipule que l’exonération de la TVA à l’exportation, ne peut être accordée à l’exportateur débutant.

Il doit attendre la 2ème année pour que cette exonération lui soit accordée, mais juste sur la base de ses exportations réalisées en 1ère année. Durant sa 1ère année, l’exportateur doit donc assumer le paiement de la TVA à ses fournisseurs, faire des déclarations trimestrielles et attendre la restitution par l’Etat, qui peut prendre plusieurs mois. Une telle disposition constitue une entrave majeure au développement des exportations et à l’émergence de nouveaux exportateurs fougueux.

Au moins quatre raisons à cela :

1-l’obligation du paiement de la TVA par l’exportateur à ses fournisseurs, grève fortement sa trésorerie devant être mobilisée exclusivement pour exporter davantage et non pas pour payer une TVA à l’Etat qui le lui restituera quelques mois plus tard ;

2- en raison d’une trésorerie essoufflée, asséchée par le paiement de la TVA, l’exportateur se trouve contraint de suspendre l’approvisionnement de ses clients étrangers, ce qui les force à chercher à s’approvisionner ailleurs ;

3- au lieu de se consacrer à son métier de base qui est l’entreprenariat et la conquête de nouvelles opportunités d’exportation, l’exportateur débutant consacre un temps perdu, inutile, dans la préparation des dossiers de déclaration de la TVA et dans le suivi de sa récupération ;

4- bien plus, après cette 1ère année de déclaration et d’attente de récupération de la TVA, l’exportateur n’est exonéré à partir de la 2ème année, qu’à hauteur de 20% de son chiffre d’affaires réalisé en 1ère année. Et donc si pendant sa 1ère année, l’exportateur n’a pu exporter qu’à hauteur de ce qu’il a pu supporter comme paiement de TVA à ses fournisseurs et à … l’Etat, sa 2ème année d’activité se trouve directement et fortement impactée par ses contraintes de la 1ère année.

L’amendement que je propose à l’article 94, consiste à faire profiter l’exportateur de l’exonération de la TVA dès sa 1ère opération d’exportation, sans aucune limitation de quantité.

En contrepartie de cette exonération, l’exportateur remet trimestriellement à la DGI par conteneur exporté par ses soins :

  • la facture de son ou ses fournisseurs nationaux,
  • sa facture commerciale d’exportation,
  • tous les documents douaniers attestant que le conteneur a été inspecté et remis à la compagnie maritime (liste de colisage, Eur 1 par exemple),
  • le document bancaire attestant du rapatriement des fonds en devises, au titre du paiement de la marchandise par le client étranger.

Un tel amendement est de nature à encourager fortement les exportations, à libérer les initiatives, à crédibiliser davantage l’origine Maroc, à débureaucratiser l’acte d’exporter et à permettre que l’effort financier de l’exportateur soit orienté vers ses activités d’exportation.

L’ONCF va investir près de 8 milliards de DH d’ici 2024

Selon le rapport sur les établissements et entreprises publics (EEP) accompagnant le projet de loi de finances (PLF) au titre de l’année 2022, les investissement du groupe ONCF (Office national des chemins de fer) pour la période 2022-2024 s’élèveront à plus de 7,72 milliards de DH.

Dans le détail, ce programme est étalé sur 2022 avec 2,9 milliards de DH, sur 2023 avec 2,22 milliards de DH et sur 2024 avec 2,6 milliards de DH. Il sera dédié principalement à la réhabilitation de l’infrastructure et au renouvellement du matériel roulant.

« Afin de pérenniser le modèle économique de l’ONCF et assainir sa situation financière, le protocole d’accord, signé le 25 juillet 2019 entre l’Etat et l’Office, prévoit la mise en œuvre d’un schéma de restructuration institutionnelle et organisationnelle visant la modernisation du secteur ferroviaire à travers l’alignement avec les meilleures pratiques internationales préconisant la séparation entre l’exploitation commerciale, d’une part, et le développement et le financement des infrastructures, d’autre part », souligne le rapport.

Notons que le nouveau contrat avec l’Etat, en cours de finalisation, devrait asseoir les bases de consolidation du modèle de l’ONCF et définir le plan de financement adapté pour accélérer le développement du secteur ferroviaire en termes d’aménagement du territoire et de renforcement de la connectivité entre les régions et les grands pôles économiques du pays.

Le rapport fait aussi observer qu’à fin juin dernier, l’ONCF a réalisé un chiffre d’affaires (CA) de plus de 1,6 milliards de DH pour des prévisions de clôture de l’année 2021 de 3,34 milliards de DH. Pour rappel, les investissements réalisés au premier semestre 2021 ont atteint 687 millions de DH, soit un taux de réalisation de 25%, alors que les prévisions de clôture de 2021 sont de 2,71 milliards de DH.

Collectivités territoriales : Excédent de 3,41 milliards de dirhams à fin mai 2021

La situation des charges et ressources des collectivités territoriales dégage un excédent global de 3,41 milliards de dirhams (MMDH) à fin mai 2021, contre un excédent global de 3,53 MMDH enregistré un an auparavant, selon la Trésorerie générale du Royaume (TGR).

Cet excédent tient compte d’un solde positif de 6 MMDH dégagé par les comptes spéciaux et les budgets annexes, précise la TGR dans son bulletin mensuel de statistiques des finances locales (BMSFL) du mois de mai 2021.

Le bulletin fait état également d’une baisse des recettes ordinaires de 4,6%, provenant de l’augmentation de 6,2% des impôts directs suite à la hausse de la taxe de services communaux (+30,5%), de la taxe professionnelle (+74,3%), de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (+25,1%) et de la taxe d’habitation (+51,2%), conjuguée à la baisse de la part des régions dans le produit de l’impôt sur les sociétés (IS) et de l’impôt sur le revenu (IR) (-39,6%).

La baisse des recettes ordinaires est due aussi à la baisse de 20,6% des impôts indirects qui s’explique notamment par la diminution de la part des collectivités territoriales dans le produit de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) (-23,7%), de la taxe de séjour (-70,9%) et de taxe sur les débits de boissons (-38,7%), conjugué à l’augmentation de la taxe sur les opérations de construction (+55,4%) et de la taxe sur les opérations de lotissement (+63,4%).

Cette baisse s’explique aussi par l’augmentation de 44,7% des recettes non fiscales provenant notamment de la hausse des subventions (+68,9%), de la redevance d’occupation temporaire du domaine public communal (+48,3%) et des recettes domaniales (+29,9%), précise la TGR.

S’agissant des dépenses ordinaires, elles ont diminué de 6,3% en raison de la baisse de 3,2% des dépenses de personnel et de 11,6% des dépenses des autres biens et services et de 3,4% des charges en intérêts de la dette.

Les dépenses d’investissement sont passées, quant à elles, de 3,146 MMDH à fin mai 2020 à 3,025 MMDH à fin mai 2021, soit une baisse de 3,8%.

A fin mai 2021, les dépenses globales réalisées par les collectivités territoriales (dépenses ordinaires, dépenses d’investissement et remboursements du principal de la dette) se sont établies à 12,3 MMDH, en baisse de 4,6% par rapport à leur niveau à fin mai 2020. Elles se composent à hauteur de 67,1% de dépenses ordinaires.

L’excédent dégagé par les budgets des collectivités territoriales à fin mai 2021, auquel s’ajoutent les recettes d’emprunt de 788 MDH a permis le remboursement du principal de la dette pour 1,026 MMDH et la reconstitution des excédents pour 3,2 MMDH.

BAD : Lancement mercredi de l’édition 2021 des «Perspectives économiques en Afrique du Nord»

Le Bureau régional de la Banque africaine de développement (BAD) pour l’Afrique du Nord procédera, mercredi, au lancement virtuel de l’édition 2021 des «Perspectives économiques en Afrique du Nord».

Figurant parmi les publications phares de la Banque, ce document offre une vue d’ensemble des économies nord-africaines en proposant une approche régionale du développement, souligne la BAD dans un communiqué.

Cette quatrième édition du rapport a pour thème «La dynamique de la dette en Afrique du Nord : la voie vers la reprise post-Covid», précise-t-on .

La présentation en visioconférence permettra de décliner les principales conclusions de l’édition 2021 du rapport, d’exposer les projections macroéconomiques pour la région dans le contexte actuel de pandémie, d’aborder la partie thématique consacrée à la dynamique de la dette en Afrique du Nord et de proposer des recommandations de politique économique.

Un panel de haut niveau réunira ensuite des ministres de la région pour échanger sur les voies et moyens de relancer les économies qui optimisent le recours à l’endettement et en maximisent l’efficacité.

La présentation du rapport sera assurée par Emmanuel Pinto Moreira, directeur des économistes-pays, et Audrey Verdier-Chouchane, économiste régionale pour l’Afrique du Nord, en présence du directeur général de la Banque pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi, fait savoir la même source.

La Caisse Centrale de Garantie se transforme en SA portant la marque « TAMWILCOM »

La Caisse Centrale de Garantie (CCG) se transforme en une Société anonyme (SA), portant la marque « TAMWILCOM ». « Après plus de 70 ans de réalisations, la Caisse Centrale de Garantie franchit une nouvelle étape de son histoire en se transformant en Société Anonyme, portant la dénomination juridique Société Nationale de Garantie et du Financement de l’Entreprise (SNGFE) », indique un communiqué de l’institution financière.

Cette transformation, qui vient en application des dispositions de la loi 36.20 promulguée en juillet de l’année 2020, est consacrée désormais par l’adoption d’un nouveau nom de marque : « TAMWILCOM », ajoute le communiqué.

La nouvelle identité, « claire et accessible », porte ainsi les ambitions et les valeurs de l’institution et traduit son objectif majeur, celui de faciliter l’accès des entreprises au financement et d’œuvrer pour l’essor de l’économie nationale, souligne la même source.

« TAMWILCOM » est une institution financière entièrement détenue par l’Etat et régie par la loi bancaire. Elle a pour mission d’intervenir, avec ses partenaires, principalement du secteur bancaire, pour répondre aux besoins des entreprises marocaines et ce, à travers une panoplie d’instruments de garantie et de financement.

Dette : l’Etat compte de plus en plus sur le marché intérieur pour ses besoins de financement

Le recours à l’emprunt national et à l’extérieur est une décision qui doit être étudiée au bon moment.

En attendant, le processus de privatisation portera sur un montant total estimé à 8 MMDH.

Les besoins de financement pour l’année 2022 sont estimés à 80% sur le marché national et 20% sur le marché international, a affirmé, mardi à Rabat, la ministre de l’économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui.

«Globalement, les besoins pour l’année 2022 sont estimés à un financement à 80% sur le marché intérieur et 20% sur le marché extérieur», a dit Mme Fettah Alaoui lors d’une conférence de presse dédiée à la présentation du projet de Loi de finances (PLF) au titre de l’exercice 2022.

Elle a, dans ce sens, mis en avant les mécanismes de financement du Royaume, notamment à l’extérieur avec les partenaires bilatéraux ou multilatéraux habituels, ainsi que toutes les solutions sur le marché intérieur «qui n’a posé aucun problème, même ces deux années de crise».

S’agissant du timing pour faire appel à l’emprunt national et à l’extérieur, la ministre a éclairé qu’il s’agit de décisions «qui doivent être étudiées au bon moment» et ce, à l’instar de l’année 2021, afin d’apporter des résultats, des conditions financières et des taux de sur-souscription importants.

«Il s’agit d’un travail qui doit être fait en toute responsabilité», a-t-elle soutenu, soulignant l’importance de suivre le comportement des marchés financiers l’année prochaine et d’arbitrer entre des solutions interne et externe pour garantir les meilleures conditions de financement.

Mme Fettah Alaoui a aussi insisté sur l’importance de l’épargne intérieure dans le mécanisme de financement, notant que l’emprunt national doit être opportun pour les deux parties (budget de l’Etat mais également pour les intérêts des épargnants).

En outre, la ministre a relevé que le processus de privatisation porte sur un montant total estimé à 8 milliards de dirhams (MMDH). «Nous avons le confort nécessaire pour s’assurer que ce montant pourra être réalisé au cours de l’exercice 2022». Et de rappeler que le portefeuille de l’Etat est composé de deux catégories, à savoir des actifs qui ne sont pas directement productifs et ceux liés directement à l’activité des établissements publics ou des sociétés d’Etat et des sociétés majoritaires ou minoritaires.

S’attardant sur le sujet de la protection sociale et de l’assurance maladie, Mme Fettah Alaoui a relevé que celui-ci est un sujet central et un enjeu majeur pour le Royaume, relevant que plusieurs forces vives sont associées à cette réforme majeure. Parallèlement, elle a assuré que le ministère de l’économie et des finances dispose des outils, des compétences et des expertises pour faire face au défi du financement au sein notamment de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) qui est au cœur du dispositif.

Pour ce qui est du Fonds Mohammed VI pour l’investissement, Mme Fettah Alaoui a fait savoir qu’un travail considérable a été fait au sein du ministère au niveau des directions concernées et avec l’ensemble des partenaires concernant ce fonds de financement, notamment sur des sujets de structuration et de gestion.

S’agissant de la progressivité de l’impôt sur les sociétés (IS), la ministre a relevé qu’il s’agit d’une innovation locale. «Il était temps qu’on revienne à cette mesure pour aller vers une mise en œuvre progressive de la fiscalité».

De son côté, le ministre délégué chargé du budget, Faouzi Lekjaa, a indiqué que les variables de l’équation de l’exercice budgétaire de 2022 sont désormais connues, mettant l’accent sur l’impératif de retrouver les équilibres macroéconomiques, compte tenu des effets de la crise qui étaient «néfastes».

Il a également souligné la nécessité de trouver les mécanismes pour avoir une croissance créatrice d’emplois, relevant que ce dernier constitue une préoccupation majeure.

«Seuls les points de croissance peuvent résoudre cette question, d’où la politique volontariste en matière d’investissement avec l’implication du Fonds Mohammed VI», a-t-il relevé à ce sujet. Il aussi noté que le Nouveau modèle de développement fixe aujourd’hui la trajectoire de la feuille de route et auquel vient se greffer le programme du gouvernement.

Mme Fettah Alaoui a présenté lors de ce point de presse le contexte de préparation du PLF-2022, les hypothèses retenues pour son élaboration, son cadre de référence, ses orientations générales, ses principales dispositions ainsi que le tableau de l’équilibre budgétaire dudit projet.

Investissement public : Vers une nouvelle approche de gestion efficace

La réforme du système de gestion des investissements publics vise à établir un cadre uniforme et des méthodes harmonisées à l’échelle nationale, selon la note sur la répartition régionale de l’investissement accompagnant le projet de Loi de finances (PLF) 2022.

Cette réforme vise à assurer une gestion optimale et efficiente des projets d’investissement public tout au long du cycle de vie du projet, de la phase d’identification et de planification jusqu’à sa mise en œuvre et son implantation territoriale et finalement son évaluation, explique ladite note. La réforme prévoit la mise en place progressive d’un ensemble d’outils tels que l’élaboration d’un cadre normatif approprié (textes juridique et réglementaire, guides…), le développement d’une Banque de données des projets d’investissement (BDP), ainsi que le déploiement des plans de formation et de communication afférents à cette réforme.

Les exercices 2020 et 2021, caractérisés particulièrement par la crise pandémique, ont été marqués par la réalisation de certaines actions prévues au titre de la feuille de route du chantier de la réforme. Il s’agit de l’élaboration d’un cadre normatif régissant la gestion des investissements publics et d’une première version du document-cadre relatif à la méthode de priorisation des projets d’investissement public. Parallèlement, un cahier des spécifications fonctionnelles détaillées pour le développement de la BDP est en cours d’élaboration. Dans la perspective de la poursuite de la mise en place de ce chantier, il est envisagé, au titre de l’année 2022, la Finalisation de l’avant-projet de loi relative à la gouvernance des projets d’investissement public et des textes réglementaires y afférents, la finalisation du document-cadre relatif à la priorisation et la finalisation du cahier des spécifications fonctionnelles détaillées des projets en vue d’entamer le développement spécifique du système d’information.

La flambée des prix à l’international du sucre et du blé impacte négativement la caisse de compensation

UNE CHARGE DE SUBVENTION QUI S’ALOURDIT

Du fait de la flambée des prix à l’international des matières premières et de l’énergie, il y a de bonnes raisons de penser que le taux d’inflation sera supérieur aux données officielles

Les cours mondiaux du sucre brut et les prix du blé se sont envolés au cours des douze derniers mois. En effet, les cours mondiaux du sucre brut, tirés par une forte demande mondiale, se sont établis à 379 dollars la tonne en moyenne, sur les neuf premiers mois de 2021. Soit une hausse de pas moins de 38% par an. Quant aux prix du blé tendre, ils se sont établis, selon la FAO, à 271 dollars la tonne en moyenne, sur les deux premiers mois de l’année. Soit une augmentation de pas moins de 22%.

Cette flambée des cours mondiaux de ces deux matières de première nécessité est d’autant plus inquiétante qu’elle est nourrie par la crise du Covid-19 et une épargne mondiale accumulée qui cherche à se placer, par le biais du jeu des traders, sur tous les marchés spéculatifs possibles. Or, si ce jeu des marchés fait quelques gagnants du côté des producteurs, il fait surtout beaucoup de victimes du côté des pays importateurs, dont le Maroc. En effet, notre pays reste fort dépendant des importations de blé tendre, puisqu’il a été classé, au cours de la période 2018-2020, parmi les top 10 des importateurs de blé (représentant 40,5% des importations mondiales).

Le sujet fait couler de l’encre, puisque le blé reste, en effet, dans notre inconscient collectif un pilier de notre sécurité alimentaire. Si les cours flambent, c’est que le blé manque, et si le blé manque, l’heure est grave. Résultat des courses et, contrairement aux années précédentes, le budget 2022 doit plus que jamais faire face à cette flambée des prix à l’international de ces deux produits de première nécessité que sont le sucre et le blé. Une facture des plus salée pour la Caisse de compensation.

Ménages à faibles revenus

En effet, la charge de soutien du sucre raffiné pourrait s’élever à 2,6 milliards de dirhams sur la période allant de janvier à septembre 2021, contre 2,4 milliards de dirhams l’année dernière. Soit une hausse de pas moins de 6%. Quant à la charge de compensation du blé tendre et de la farine sur la période allant de janvier à septembre 2021, elle pourrait s’élever à 1,5 milliard de dirhams, dont 438 millions de dirhams au titre de la subvention du blé tendre importé.

Cette augmentation de la charge de subvention de ces deux produits de base coïncide, d’ailleurs, avec la décision du gouvernement Akhannouch d’accélérer la réforme de la Caisse de compensation et de ne plus subventionner le gaz butane. Cette mesure permettrait certes une économie de 9,93 milliards de dirhams, mais elle affecterait fortement les ménages à faibles revenus et provoquerait la hausse en cascade des prix, notamment des fruits et légumes et des viandes blanches.

CDG Invest Growth lève un nouveau fonds de Private Equity

Cette nouvelle levée de fonds témoigne des relations durables tissées par la société de gestion avec ses investisseurs institutionnels, qui ne manquent pas de lui renouveler chaque fois leur confiance

En ligne avec la stratégie de la société marocaine de Private Equity, historiquement connue sous le nom de CDG Capital Private Equity, un nouveau fonds vient d’être créé. Il porte le nom CDG Invest Growth («CIG»). Ce changement d’identité entérine la mission de la société de gestion qui agit depuis plus de 20 ans comme accélérateur de développement des champions régionaux dans les secteurs clés de l’économie.

Ce nouveau fonds investira des tickets moyens de 100 millions de dirhams dans les sociétés prometteuses, disposant d’un fort potentiel de croissance et d’optimisation opérationnelle, et ce soit directement à travers des prises de participation dans le capital, soit par le biais des obligations convertibles/ mezzanine. Ce fonds généraliste nouvellement levé bénéficiera, d’ailleurs, de l’expertise cultivée par l’équipe de CDG Invest Growth dans les secteurs clés pour le continent africain, notamment la santé, l’éducation, les services, les nouvelles technologies et les biens de consommation.

La redéfinition de l’identité de CDG Invest Growth coïncide, ainsi, avec le premier closing de son nouveau fonds CapMezzanine III, pour un engagement total de 945 millions de dirhams. Cette nouvelle levée témoigne des relations durables tissées par la société de gestion avec ses investisseurs institutionnels, qui lui ont renouvelé leur confiance à l’occasion de la levée de CapMezzanine III. En effet, le nouveau fonds excède le double de la taille du fonds précédent qui a été levé en 2015 et qui est complètement investi.

Investisseurs institutionnels

Rappelons que sur une durée de plus de vingt ans, CDG Invest Growth a créé 4 fonds dédiés au capital développement, et levé près de deux milliards de dirhams auprès d’une base d’investisseurs privés et publics constituée de fonds de pension, de compagnies d’assurance et d’institutions de financement du développement. L’équipe de gestion a ainsi pu constituer un solide track-record à travers 21 prises de participations et 13 sorties dans divers secteurs de l’économie.

Elle a notamment été le partenaire de fleurons nationaux devenus des champions régionaux, tels que HPS (technologies monétiques), Intelcia (business process outsourcing), T2S (distribution et maintenance de matériel médical high-tech).

Antoine Glaser : “La Françafrique n’existe plus telle quelle”

Dans un contexte où les relations entre le continent africain et la France semblent troublées, Antoine Glaser, journaliste spécialiste de l’Afrique et ancien directeur de la rédaction d’Africa Intelligence, estime que “le problème” de la France est qu’elle n’a pas vu l’Afrique se mondialiser.

Entretien complet dans le numéro de ce mois.

INVESTISSEMENTS ETRANGERS AU MAROC :DES REFORMES LEGALES QUI RENFORCENT L’ATTRACTIVITE

Dans le cadre de l’Exposition universelle Dubaï 2020, le Royaume du Maroc a présenté le dimanche 10 octobre sa nouvelle marque d’investissement et d’export « Morocco Now ». L’objectif de cette initiative lancée par l’Agence marocaine de développement des Investissements et des exportations (AMDIE) est de positionner le pays comme une plateforme économique de premier rang et de renforcer davantage encore son attractivité pour devenir un véritable hub africain et mondial en matière d’investissements étrangers.

Le cabinet de conseils juridiques, Gide Loyrette Nouel, implanté au Maroc depuis 2002, était présent afin de témoigner du dynamisme du pays et dresser le bilan des principales réformes récemment entreprises par le Royaume du Maroc afin d’améliorer le climat des affaires et attirer les investisseurs étrangers.

Au cours de la dernière décennie, les Investissements directs étrangers (IDE) à destination du Maroc n’ont cessé de croître et ont visé des secteurs très variés tels que l’industrie automobile et aéronautique, l’immobilier, le tourisme, l’éducation, les infrastructures, ou encore l’énergie.

Cet accroissement des investissements étrangers au Maroc fait suite aux nombreuses réformes adoptées au cours des dernières années en vue de moderniser le droit des affaires marocain.

Simplification des procédures nécessaires à la constitution de sociétés

La constitution d’une société est la première étape du déploiement par un investisseur étranger de ses activités au Maroc. Jadis, cette étape pouvait s’avérer complexe et chronophage.

La création des Centres Régionaux d’Investissement qui agissent comme « guichets uniques » en lieu et place des multiples interlocuteurs précédemment compétents, ainsi que la récente digitalisation des procédures avec certaines autorités locales ont permis de simplifier cette étape et de réduire significativement le temps nécessaire à la constitution d’une société.

Par ailleurs, la tant attendue loi n°19-20 – publiée au Bulletin officiel en date du 22 juillet 2021 – a consacré une nouvelle forme sociale, la « Société par actions simplifiée » (SAS) plus adaptée aux besoins des investisseurs étrangers désireux de constituer leur véhicule d’investissement au Maroc. La SAS ainsi créée supprime en effet l’ensemble des contraintes juridiques de l’ancienne « société anonyme simplifiée » (forme sociale désormais abrogée) : cette société peut désormais être constituée par un seul actionnaire, personne physique ou morale, aucun capital social minimum n’est imposé s’agissant des actionnaires de la SAS, instauration d’une véritable liberté contractuelle pour l’organisation de la gestion et de la gouvernance de la société, etc.

Assouplissements successifs de la règlementation des changes marocaine

Les divers assouplissements apportés à la règlementation des changes marocaine au cours des dernières années ont permis d’apporter aux investisseurs étrangers tout le confort nécessaire pour la réalisation de leur projet au Maroc.

Ainsi, la règlementation des changes actuellement en vigueur permet à tout investisseur étranger, dès lors qu’il a investi en devises au Maroc et qu’il a déclaré son investissement à l’Office des Changes marocain dans les délais impartis, de bénéficier de la « garantie de libre rapatriement » lui permettant de rapatrier dans son pays d’origine l’intégralité des fruits et produits de son investissement en capital et en compte courant d’actionnaire.

Par ailleurs, les assouplissements successifs du contrôle des changes marocain permettent également à l’investisseur étranger de combiner, pour le financement de son projet au Maroc, le recours à la dette externe locale et internationale. L’Office des changes marocain, très au fait des problématiques juridiques soulevées par les contrats de financement et de sûretés y afférents, consent les autorisations nécessaires – conformément à la règlementation en vigueur – pour permettre de leur donner plein effet.

Un meilleur accès aux financements bancaires locaux

L’un des enjeux rencontrés par les investisseurs étrangers au moment de leur investissement au Maroc est l’accès à des sources de financement locales et notamment des financements bancaires fournis par les grandes banques commerciales de la place.

Sur ce point, les prêteurs marocains ont aligné leurs pratiques avec les standards internationaux, notamment en matière de financements structurés. De plus, l’ouverture du Maroc aux bailleurs de fonds étrangers a permis aux banques locales d’aligner leurs pratiques contractuelles avec celles des bailleurs de fonds internationaux avec lesquels elles interviennent dans le cadre de consortium pour financer des opérations d’envergure.

Par ailleurs, longtemps restée au stade de projet, la réforme sur les sûretés mobilières, censée faciliter le recours à l’emprunt bancaire, a finalement été adoptée en avril 2019. Cette loi a permis notamment une harmonisation du régime des sûretés mobilières, l’officialisation du rôle d’agent des sûretés et le lancement du Registre national des sûretés mobilières en ligne, permettant une opposabilité desdites sûretés aux tiers.

La garantie d’opérer ses activités dans un environnement de pleine concurrence

Un investisseur étranger souhaitant déployer ses activités au Maroc a besoin d’être rassuré sur le fait qu’il pourra opérer dans un environnement de concurrence loyale.

A cet égard, l’adoption de la loi n°103-12 relative à la liberté des prix et de la concurrence en décembre 2014 ainsi que la mise en place d’un Conseil de la Concurrence, organe pivot du nouveau régime, doté de véritables pouvoirs de décision et de sanction, a permis de rassurer les opérateurs économiques et d’assainir le marché.

Simplification et digitalisation des procédures et formalités administratives

Au cours des dernières années, et davantage encore depuis la survenance de la pandémie de Covid-19, des progrès significatifs ont été faits au Maroc pour faciliter les procédures administratives et les digitaliser. Désormais, de nombreuses démarches peuvent être effectuées en ligne sans avoir à se déplacer : administrations fiscales et douanières, prise de rendez-vous aux greffes du Tribunal de commerce, demandes d’autorisation administrative, etc.

De même, l’adoption de la loi n°55-19 a permis de supprimer l’exigence de la légalisation et certification de signature pour certains documents à soumettre aux administrations.

Représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des organes de gouvernance des sociétés anonymes

De plus en plus d’investisseurs étrangers sont contraints, de par leur politique d’investissement interne, de favoriser les « cibles » satisfaisant certains critères, dont celui d’une représentation des femmes dans leurs organes de gouvernance.

La loi n°19-20 a sur ce point opéré une véritable modernisation du droit des affaires marocain en imposant notamment, via la mise en place de quotas, une représentation équilibrée des hommes et des femmes au sein des organes de gouvernance des sociétés faisant appel public à l’épargne. Il s’agit d’un texte novateur, s’inspirant des meilleures pratiques mondiales de bonne gouvernance et notamment de la loi française Copé-Zimmerman de 2011.

CES FEMMES QUI FONT TOURNER L’USINE AFRICAINE

L’entrepreneuriat féminin africain fait de plus en plus parler de lui, surtout depuis que les études sur le sujet se multiplient, lui créditant le taux le plus élevé au monde, soit 24% des femmes actives. Si celles évoluant dans le domaine de la Tech sont parfois les plus en vue à l’heure du 4.0, les femmes investies dans le domaine industriel ont un impact important. Focus sur quatre profils de haut vol issus d’Afrique du Nord, de l’Ouest du Centre et de l’Est.

Bien avant la pandémie de Covid-19, le développement du secteur industriel s’érigeait déjà en priorité pour les économies africaines, pressées par les Objectifs de développement durables (ODD) des Nations Unies à l’horizon 2030 et l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA). La crise survenue dès mars 2020 en a davantage relevé le niveau d’urgence, en raison des incidences directes de celle-ci sur les chaines d’approvisionnement. Plus que jamais, il est question d’équiper les économies face aux chocs et assurer la prospérité.

Au moment où certains gouvernements se montrent plus stratèges que d’autres, le secteur privé tente de pousser les limites de la transformation depuis plusieurs années sur un continent riche en matières premières, et les femmes africaines ne sont pas en reste. Si ces championnes de l’entrepreneuriat dans le monde -avec 24% des femmes actives- sont généralement plus en vue dans le domaine de Tech à l’heure du 4.0, celles évoluant dans le secteur industriel mènent souvent d’une main de fer de grands projets industriels dans divers domaines. Cette première partie met en lumière deux profils au Nord et à l’Est de l’Afrique.

Lamia Tazi, au cœur de la pharmacopée marocaine

Elle incarne certainement l’un des principaux visages de l’industrie pharmaceutique marocaine. Lamia Tazi est PDG des Laboratoires Sothema, une des mastodontes du secteur fondée en 1976 par son père et spécialisée dans la fabrication et la commercialisation des produits pharmaceutiques dans plus de 30 pays en Afrique et dans le monde arabe. La jeune femme chapeaute ainsi plusieurs usines dédiés à toutes les formes de génériques non antibiotiques, aux injectables, aux solutés massifs, ainsi qu’aux comprimés, granulés, gélules, et antibiotiques bêta-lactamines. Au total, 350 produits environ alimentent l’ensemble de ses marchés.

Pharmacienne, Lamia Tazi entame son parcours au sein de l’entreprise familiale en 1998. Sa devise : « le travail », comme elle aime à le dire. Cette valeur la placera au centre du développement stratégique de la firme avec plusieurs étapes marquantes comme le lancement en 2013 de West Afric Pharma, la filiale sénégalaise dédiée à l’approvisionnement en médicaments des marchés de la sous-région ouest-africaine.

A travers Sothema, Lamia Tazi est également au cœur du projet d’essais cliniques du vaccin anti-Covid, fruit d’une coopération entre le Maroc et le chinois Sinopharm. En tant que promoteur de l’étude clinique, la firme marocaine en coordonne l’ensemble des phases. A l’occasion, celle qui est depuis fin septembre Vice-présidente générale de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques (FMIIP) ne manque pas d’exprimer sa conviction quant à la possibilité pour le Maroc de se creuser un sillon sur le marché de 40 milliards de dollars qu’est celui des essais cliniques, et devenir une locomotive pour la lutte anti-Covid sur le continent.

Flora Mutahi, l’ambassadrice de l’or vert kényan

Le Kenya est connu pour son industrie des fleurs, mais aussi pour son thé, en tant que premier exportateur et deuxième producteur mondial d’or vert. En tête des entrepreneurs qui font rayonner cette filière : Flora Mutahi, fondatrice et PDG de Melvin Marsh International CO, le leader national de la fabrication et de la distribution de thé aromatisé. Auditeur de formation, elle abandonne rapidement l’idée d’une longue carrière au sein des cabinets internationaux pour se livrer à sa passion pour l’entrepreneuriat. Elle fait un premier essai dans la production de sel avant de trouver sa voie vers le succès dans le thé. Une voie cependant parsemée de défis majeurs dont l’éternel problème de financement.

Ses multiples réalisations et son impact lui ont valu d’être depuis fin mai dernier la première femme élue présidente de l’Alliance du secteur privé kényan (KEPSA) qui rassemble plus de 500 000 membres. Egalement Vice-présidente du Marché commun de l’Afrique orientale et austral (COMESA) qui rassemble 21 pays, Flora Mutahi est un élément clé du dispositif mis en place par le président Uhuru Kenyatta pour notamment promouvoir le Kényan comme destination de choix pour les investissements étrangers.

Kate Fotso, la reine du cacao camerounais

Considérée comme l’une des principales fortunes féminines d’Afrique subsaharienne francophone, Kate Fotso dispose d’un patrimoine personnel estimé à environ 250 millions de dollars selon le magazine Forbes. Veuve d’André Fotso, éminent homme d’affaires camerounais et ex-patron des patrons, Kate est très vite sortie de l’ombre de son époux grâce à Telcar Cocoa, une entreprise qu’elle a fondée il y a une vingtaine d’années, suite à un partenariat avec l’américain Cargill.

Extrêmement discrète se tenant presque toujours à carreau des médias, Kate Fotso dirige pourtant le leader du négoce du cacao au Cameroun, avec 24,6% des parts de marché en 2019-2020, selon les statistiques de l’Office national du cacao et du café (ONCC). Sur la même période, ses usines ont conditionné pour l’export 69 253 tonnes de fèves achetées localement. Plusieurs fois primée pour son engagement entrepreneurial qui revêt une forte dimension sociale notamment auprès des agriculteurs camerounais, Kate Fotso continue de nourrir une forte ambition pour le développement du cacao camerounais.

Aissa Dione, grande prêtresse du textile sénégalais

En réalité, l’influence d’Aissa Dione ne saurait être limitée au Sénégal. Pionnière du tissage industriel du manjak, un tissu emblématique retrouvé au Sénégal, en Gambie et en Guinée Bissau, l’entrepreneure a réussi à se frayer un chemin au milieu des plus grands noms du luxe à l’international. Son usine dakaroise qui emploie une centaine de personnes tourne à plein régime et accueille désormais d’autres types d’activités. Car, si le coton est longtemps resté la principale matière première de cette designer, le bois s’est rajouté depuis peu à la liste, pour la fabrication de mobiliers de luxe inspirée de traditions ancestrales ouest-africaines.

FINANCEMENT:OU VA L’ARGENT DES INVESTISSEURS EN 2021?

Alors que les économies africaines règlent leurs montres pour la relance, certains secteurs sont privilégiés par les investisseurs, redéfinissant ainsi la carte sectorielle des investissements à travers le continent.

Du Cap au Caire, de Dakar à Djibouti, la relance économique passe, outre les stratégies bien déroulées, par l’injection des fonds nécessaires au développement des entreprises. C’est une certitude partagée à l’unanimité par tout l’écosystème régional et international. Après une année 2020 qui a plongé le continent dans sa première récession en 25 ans pour un PIB régional de 1,8%, les économies africaines retroussent leurs manches pour le redécollage. La mobilisation des ressources financières devient alors primordiale, le besoin de financement supplémentaire étant évalué à 425 milliards de dollars d’ici 2025 par le Fonds monétaire international (FMI).

De leur côté, les investisseurs scrutent les opportunités les plus potentiellement fructueuses. Depuis le début de l’année 2021, plusieurs annonces ont été faites. Les institutions financières du G7 et leurs partenaires multilatéraux dont la Société financière internationale (IFC), filiale du Groupe de la Banque mondiale, ont annoncé en mai 80 milliards de dollars d’investissements dans le secteur privé africain au cours des cinq prochaines années. Objectif : soutenir la reprise économique et la croissance durable. Outre son engagement aux côtés du G7, l’IFC investira 2 milliards de dollars dans les petites et moyennes entreprises (PME) africaines. L’Agence française de développement (AFD) poursuit quant à elle son engagement de 12 milliards d’euros d’investissements en Afrique initié en 2020 et dont l’enveloppe dédiée aux PME a été bonifiée de 1 milliard d’euros et ainsi portée globalement à 3,5 milliards d’euros. De même, le britannique CDC Group, qui entend désormais articuler son déploiement régional autour des entreprises, a doublé à 1 milliard de dollars ses objectifs d’investissements cette année.

Par ailleurs, les private equities poursuivent également leur développement sur le continent. Pendant les deux premiers mois de l’année, des sources concordantes rapportaient une levée d’environ 850 millions de dollars par divers fonds d’investissement.

La pandémie a propulsé la santé

Sur le plan sectoriel, le rapport 2021 de l’Association africaine de capital investissement et de capital risque (AVCA) qui rassemble les « general partners », les institutions financières et les investisseurs institutionnels opérant sur le continent y compris Proparco (filiale de l’AFD), BpiFrance ou CDC Group, révèle qu’une dizaine de secteurs attise l’appétit de tous les investisseurs au cours des trois prochaines années. Et la santé se démarque particulièrement. Pourtant quatrième secteur attractif pour les investisseurs en 2020, la santé trône désormais parmi leurs centres d’intérêts en Afrique. « Le renforcement du secteur de la santé sur nos marchés n’a jamais été un objectif d’investissement aussi important, car cette industrie continue de jouer un rôle de première ligne dans la réponse de CDC à la pandémie de Covid-19 », explique dans un entretien avec LTA Benson Adenuga, directeur du bureau du Nigeria chez CDC Group.

Avant la pandémie, la montée de la santé parmi les secteurs attractifs pour les investisseurs montrait déjà ses signaux. D’ailleurs, le bureau Afrique de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en avait fait un de ses chevaux de bataille, organisant des rencontres avec le secteur privé, afin de booster l’engagement de ce dernier, notamment dans la construction des industries pharmaceutiques et des hôpitaux. L’Union africaine (UA) y a également mis un accent à partir de fin 2017, réussissant notamment à convaincre Aliko Dangote, l’homme d’affaires le plus riche d’Afrique, de créer la Coalition africaine des entreprises du secteur de la santé (ABCHealth), une organisation destinée à mobiliser le secteur privé. Cependant, la Covid-19 a carrément érigé le développement de la santé en urgence, tellement les lacunes en la matière à travers le continent ont été mises en évidence.

Finance, Tech,… ces bon filons

Les services financiers restent également une priorité pour les investisseurs. « En tant que secteur le plus actif en 2020 attirant la plus grande part des transactions (21%), la finance continue effectivement de dominer les investissements en capital et en capital-risque en Afrique et nous prévoyons que cette tendance restera prédominante au cours des prochaines années », argue Abi Mustapha-Maduakor, directrice générale de l’AVCA, soulignant que les fintechs se sont arrachées 70% des opérations dans ce secteur l’an dernier.

Alors que la pandémie a imposé une accélération de la digitalisation de l’économie, la technologie attise également l’appétit des fonds d’investissement et institutions financières et ce secteur devrait continuer d’être parmi les plus plébiscités au cours des années à venir.

Infrastructures et agriculture, un duo gagnant à l’horizon 2030

Dans une logique long-termiste, les infrastructures représentent un secteur à fort intérêt pour les investisseurs en 2021, selon la patronne de l’AVCA. Ce secteur s’érige même au top des plus attrayants pour les investisseurs publics et privés à l’horizon 2030, selon le dernier baromètre annuel d’Havas Horizons, réalisé en partenariat avec la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique. Un intérêt justifié par la croissance démographique à travers le continent et la pression qui en résultera en zone urbaine, au moment où l’Afrique doit accélérer le rythme de ses réalisations en vue des objectifs de développement durable (ODD) de l’ONU à l’horizon 2030 et de l’agenda 2063 de l’Union africaine (UA). A cela s’ajoute la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) dont l’efficacité dépendra fortement de la disponibilité d’infrastructures, adéquates. Ainsi, la construction des réseaux routiers, des chemins de fer, des ponts, des réseaux d’énergie et numériques ou encore des ouvrages hydrauliques devraient mobiliser les investisseurs au gré du dynamisme des gouvernements.

D’après ce baromètre, l’agriculture est jugée tout aussi crucial, en raison de la croissance démographique et des limites imposées par la perturbation des chaines d’approvisionnement en temps de crise, comme pendant la pandémie de Covid-19. « L’augmentation de la productivité agricole est un levier important pour une croissance inclusive et doit permettre de réduire la dépendance alimentaire ainsi que la vulnérabilité aux perturbations des chaînes d’approvisionnement », expliquent les auteurs de l’étude.

Les autres secteurs prisés

Dans le contexte actuel, les autres secteurs prisés sont les biens de consommation, l’éducation, mais aussi l’hôtellerie, lourdement sinistré par la crise. D’ailleurs, l’engouement manifesté par certains investisseurs sur le marché hôtelier malgré les piètres performances enregistrées depuis 2020 témoigne de leur optimisme face à l’avenir. En septembre dernier encore, un nouveau fonds d’investissement dédié lançait ses activités en Côte d’Ivoire, avec la vocation de couvrir la sous-région ouest-africaine.

Par ailleurs hautement stratégique pour plusieurs économies africaines, le secteur des mines représente une cible non négligeable pour les investisseurs en capital et en capital-risque, en témoignent les travaux de l’AVCA. L’immobilier, quant à lui, n’est pas en reste.

Jusqu’à ce que la croissance économique reprenne sa vitesse de croisière à travers le continent, la question du financement des économies et donc des entreprises restera certainement au centre des débats. D’ailleurs, tous les grands meetings prévus jusqu’à la fin de cette année s’articulent autour de cette thématique. Mais alors que les investisseurs encore trouver de bon filons sur le continent au cours des années à venir, il apparaît clairement que la gestion du risque et les potentielles interventions des gouvernements visant à faciliter les affaires dans un contexte inédit restent autant de facteurs déterminants à l’acte d’investir.

MAROC:LE RESEAU DU TRES CONNECTE ABDOU DIOP, VRP DU ROYAUME

Des VIP sénégalais au Makhzen, en passant par le cercle fermé des riches hommes d’affaires, le patron du cabinet Mazars au Maroc côtoie depuis trente ans les élites du continent.

Au Maroc, Abdou Souleye Diop est incontournable dès lors que l’on s’intéresse à l’économie du pays et aux ambitions de son secteur privé sur le continent. Patron de la branche locale du cabinet d’audit et de conseil français Mazars, également responsable de son développement africain, ce Sénégalais de 51 ans est considéré comme le « Monsieur Afrique » du royaume.

Sans cesse entre deux avions, il parcourt le continent 200 jours par an. Après avoir visité l’exposition universelle de Dubaï, début octobre, il a fait un crochet par la Tanzanie avant de brièvement rentrer au Maroc. Il a ensuite assisté à Istanbul au troisième forum économique et d’affaires Turquie-Afrique, les 21 et 22 octobre. Et il est attendu à Abidjan les 28 et 29 pour l’événement annuel du patronat ivoirien.

ANKARRA EN POLE POSITION SUR LES CHANTIERS DE RECONSTITUTION LYBIENS

Plusieurs groupes internationaux lorgnent un marché estimé à 111 milliards de dollars. Les Turks ont pour le moment une longueur d’avance sur leurs concurrents italiens, chinois et français. Mais l’instabilité politique pourrait rebattre les cartes.

BTP EN AFRIQUE /GEANTS CHINOIS -LA FIN DE L’EXPANSION SANS ENTRAVERS

Les groupes venus de l’empire du Milieu continuent de capter plus d’un tiers des projets sur le continent. Mais leurs bailleurs de fonds se montrent de plus en plus prudents.

Sept des dix principaux groupes mondiaux de BTP sont chinois.

La Bourse de Casablanca débute en hausse

La Bourse de Casablanca débutait la séance de lundi en hausse, son principal indice, Masi, gagnant 0,23% à 13.162,28 points.

Le MSI20, qui reflète la performance des cours des 20 entreprises les plus liquides, prenait 0,26% à 1.079,01 points et le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, progressait de 0,24% à 10.702,49 points.

L’indice de référence Environnement, Social et Gouvernance (ESG) « Casablanca ESG 10 » avançait, quant à lui, de 0,44% à 991,06 points.

Sur le front des valeurs, Fenie Brossette s’envolait de 3,99% dans les premiers échanges de la cote, devant Disway (+3,76%) et Managem (+3,48%).

Lanterne rouge du Masi, S.M Monétique perdait 3,84%, suivie par Taqa Morocco (-2,44%) et Jet Contractors (-1,65%).

Au volet des valeurs les plus actives, Disway drainait 6,52 millions de dirhams (MDH), LabelVie 2,15 MDH et Managem 1,27 MDH.

CESE : des ambitions électrisantes pour la mobilité durable au Maroc

Le CESE a rendu son dernier avis ayant pour thème «La mobilité durable: vers des moyens de transport durables et accessibles». Faciliter l’accès au transport, promouvoir l’automobile et les bicycles électriques ou encore, sensibiliser les citoyens sur les enjeux de la mobilité durable figurent, entre autres, parmi les recommandations présentées dans ce rapport.

Plus qu’une simple restitution de rapport, c’est sous la forme d’un atelier de travail que s’est faite la présentation du dernier avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur la mobilité durable au Maroc (voir aussi pages 6-7). Organisée le 22 septembre en visioconférence, cette présentation a vu la participation d’intervenants de tous bords parmi lesquels on pourrait citer Abderrahim Ksiri, président de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT Maroc), Abdellah Mokssit, secrétaire général du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Nabil Belabed, directeur de la SDL Casa Transport, ou encore Idriss Ilali, membre expert du CESE.

La séance a été ouverte par Mohamed Reda Chami (photo), président du CESE, qui, dans son introduction, a rappelé tous les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la qualité des transports, faisant notamment allusion à la Ligne à grande vitesse (LGV), ainsi qu’aux bus à haut niveau de service (BHNS) opérationnels à Marrakech. Mohamed Reda Chami a aussi rappelé l’importance de rendre la mobilité accessible à un plus grand nombre de citoyens, urbains et ruraux, tout en veillant à limiter l’impact environnemental. À partir de ces deux axes, le CESE a présenté ses recommandations. Auparavant, M.Chami a appelé à l’accélération de la transition énergétique à travers l’utilisation de voitures électriques, mais aussi de motos et vélos électriques, tout en pensant à des villes expérimentales. «Je pense que ce serait une pure ineptie de ne pas développer la bicyclette électrique au Maroc», a déclaré, dans ce sens, le président du CESE. Le même homme estime que le Maroc devrait investir dans ce sens, d’autant plus qu’il s’est donné les moyens de produire une électricité propre.Des carences et défis pour la mobilité durable.Lors d’une longue introduction, Idriss Ilali a dévoilé les grandes lignes dudit rapport qui examine l’opportunité de développer une mobilité durable au Maroc. Le CESE a d’abord passé en revue les différentes carences de la mobilité au Maroc et, notamment, la difficile accessibilité au transport pour un bon nombre de personnes. Dans des villes comme Casablanca et Marrakech, il est intéressant de noter qu’au moins 60% des Marocains se déplacent à pied !

Si, dans la capitale économique, c’est la voiture qui est ensuite la plus utilisée pour se déplacer, avec 13%, dans la ville ocre, la moto vient en second lieu comme moyen de transport, avec un taux de 18%. Idriss Ilali a aussi pointé du doigt le secteur des taxis et les carences qui le minent, à savoir des problèmes de gouvernance, la précarité de ses employés, ou encore l’insuffisance du renouvellement des flottes et notamment en matière de véhicules électriques. «Et c’est dommage», a regretté l’intervenant du CESE. Automobile toujours, Ilali a également évoqué le passage à l’Euro6 qui est en retard au Maroc, puisqu’il n’entrera en vigueur qu’en 2023, alors qu’en Europe on parle déjà de l’Euro7.

Une pluie de recommandations

Dans ce sens, le CESE appelle à la mise en place d’un système intégré de la mobilité durable qui prend en compte plusieurs donnes et recommandations. Parmi elles, citons l’intégration des besoins en mobilité durable (accès à l’emploi, à l’habitat et aux services publics…) aux exigences urbanistiques, d’aménagement du territoire et de planification, l’accélération de l’exécution du contrat-programme de développement des plateformes logistiques routières à la périphérie des villes, tout en assurant leur connexion au rail, ou encore l’amélioration de l’accessibilité pour tous les citoyennes et citoyens à des moyens de transport en commun durables et développer des infrastructures rurales durables, limitant ainsi la dépendance au véhicule particulier.

Le CESE recommande aussi à mettre progressivement en place un modèle économique de la mobilité durable, intégrant la condition sociale, la qualité de l’air, l’état de santé et le bien-être des populations. Il aimerait aussi voir se déployer progressivement des solutions techniques et technologiques durables, compatibles avec les besoins de toutes les catégories d’usagers et adaptées aux différentes échelles territoriales. L’allusion est ici faite aux véhicules électrifiés et aux infrastructures nécessaires à leur utilisation.

Le CESE appelle aussi à la mise à niveau du Code de la route et de la sécurité routière, d’une manière compatible avec les principes de la mobilité durable, améliorant l’accessibilité et limitant le risque pour les usagers et l’environnement. Le même avis parle d’adopter une stratégie de communication (incluant programmes audiovisuels et réseaux sociaux) et de sensibilisation des citoyennes et citoyens à la mobilité durable à travers des contenus pédagogiques portant sur l’environnement. En fin de présentation, des intervenants comme Badr Ikken, Stefanie Sohm (consultante allemande) ont apporté leur lot de réflexions sur le sujet non sans féliciter les membres du CESE pour la qualité dudit rapport.

Alimentation et agriculture : OCP dans le top 5 mondial

Une nouvelle consécration qui vient contredire les allégations d’un média français

OCP confirme sa place de leader mondial. Une nouvelle consécration internationale vient s’ajouter au long palmarès du Groupe. En effet et à l’occasion de la publication de son benchmark sur le secteur mondial de l’alimentation et de l’agriculture 2021, l’organisme international de la World Benchmarking Alliance a classé OCP à la 4ème place sur un ensemble de 350 entreprises, reconnaissant ainsi ses performances en matière d’alimentation et d’agriculture en comparaison à ses pairs, sur des sujets clés. La WBA est une organisation internationale à but non lucratif, qui agit en tant qu’organisme indépendant et rassemble des institutions mondiales, régionales et locales, ayant pour objectif de développer des indices de référence et accompagner les entreprises dans la réalisation des ODD. Ces repères sont soutenus par les meilleures données scientifiques existantes, tout en tirant parti des normes et standards internationaux oeuvrant pour la transformation des entreprises pour atteindre les ODD.

Le benchmark de l’alimentation et de l’agriculture créé par la WBA a adopté en ce sens une approche holistique de la transformation des systèmes alimentaires, en évaluant les entreprises tout au long de la chaîne de valeur alimentaire sur un large éventail d’indicateurs dans quatre domaines de mesure : gouvernance et stratégie, environnement, nutrition et inclusion sociale. En conséquence de quoi, le Groupe OCP a décroché la première place du classement sur le segment de l’«Agriculture », mais s’est également démarqué sur plusieurs critères de notation, notamment en lien avec la stratégie environnementale du Groupe et ce, grâce à ses objectifs à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la consommation d’eau. En effet, et depuis plusieurs années, le groupe implémente une stratégie qui lui permet de renforcer son statut de producteur d’engrais parmi les plus durables au monde et répondre ainsi aux objectifs du développement durable (ODD) fixés par l’ONU. Le Groupe s’est fixé plusieurs objectifs ambitieux en lançant le programme «Économie Circulaire» au sein de sa «Sustainability Platform» dont l’approche vise à créer une dynamique verte, ainsi qu’à favoriser la symbiose avec l’écosystème industriel et les communautés. Il s’agit entre autres de couvrir 100% des besoins en eau par des sources d’eau non conventionnelles d’ici 2030 et de réduire de 5% la consommation spécifique d’eau dans le traitement d’ici 2024.

L’organisme international a également reconnu les efforts du Groupe en matière de leadership et d’inclusion sociale avec l’implémentation de ses programmes phares, à l’instar des «Agriboosters» ou encore «Al Moutmir» visant à améliorer la productivité et l’accès aux marchés des agriculteurs et proposent des solutions de bout en bout de la chaîne de valeur. Les résultats du benchmark démontrent que le Groupe OCP répond aux critères de performance les plus élevés du référentiel sur l’alimentation et l’agriculture, à l’instar des deux notations des agences internationales Vigeo Eiris et Sustainalytics, respectivement spécialisées dans l’évaluation de la performance en sustainability et dans l’identification des niveaux de risques ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et dont le Groupe a fait l’objet. Rappelons également que le Groupe OCP n’est pas à sa première initiative et avait déjà rejoint en 2019 le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD, Conseil mondial des entreprises pour le développement durable), une association internationale regroupant plus de 200 multinationales avantgardistes agissant en faveur du développement durable. La mission du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) est d’accélérer la transition vers un monde durable en rendant plus performantes les entreprises qui font du développement durable leur fer de lance.

Cette consécration est l’une des meilleures réponses aux allégations diffusées par certains médias au sujet des activités du Groupe. Dans ce sens et suite au documentaire «Vert de rage : engrais maudits », diffusé dimanche 19 septembre 2021 sur France 5, le Groupe OCP fustige, dans un communiqué, «un reportage à charge» et annonce «rétablir les faits». Par ailleurs, le Groupe affirme que le documentaire impute à OCP ainsi qu’à la filière des engrais dans son ensemble la responsabilité de faits de pollution et de «contamination». Outre le recours à des méthodes et des arguments biaisés, le Groupe OCP déplore un parti pris contre les engrais phosphatés, une succession de raccourcis hasardeux et de multiples contrevérités scientifiques. Devant le caractère infondé des allégations formulées à son encontre, le Groupe OCP a adressé un courrier au Comité d’éthique de France Télévisions contestant point par point les allégations et les manquements du reportage.

Pour stimuler la demande : Le tourisme interne à la rescousse du secteur

«Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique».

Le tourisme interne est une carte à jouer pour sauver le secteur en pleine période de crise. Ainsi, une campagne de sensibilisation a été lancée (bien avant la période des vacances qui s’achève) sous la marque «Ntla9awfbladna» avec l’objectif de faire du Maroc la destination préférée des Marocains. «Au-delà de la construction de la marque et de son cadre stratégique, nous avons soigneusement étudié les attentes de nos concitoyens, pour comprendre leurs besoins et ce qui les motive.

Notre ambition avec «Ntla9awfbladna» est de nous adresser à nos compatriotes en les inspirant à découvrir toutes les richesses qu’offre notre pays et en leur rappelant que notre pays a tous les atouts pour répondre à leurs besoins en matière de tourisme», avait souligné Adel El Fakir, directeur général de l’ONMT. Cette démarche s’est inscrite dans la continuité des initiatives de l’ONMT dans le cadre du déploiement de la nouvelle stratégie globale de promotion de la destination Maroc auprès de tous ses publics, le lancement de la nouvelle campagne de promotion du tourisme interne intervient à un moment important pour la relance de l’activité touristique du pays.

Un moment d’autant plus crucial que les professionnels du secteur ont émis le besoin d’une campagne forte pour assurer la prochaine saison estivale. «Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique. Aujourd’hui plus que jamais les Marocains ont envie de voyager et le secteur a besoin d’être stimulé», explique Adel El Fakir. Le lancement de «Ntla9awfbladna» est le premier jalon du volet tourisme interne de la stratégie globale de l’ONMT, dont l’objectif est de stimuler la demande.

Il faut dire que l’envie des Marocains de partir en vacances se faisait sentir malgré la période de crise. En atteste une étude menée par l’ONMT. Celle-ci avait permis de révéler que près de 60% des Marocains ont exprimé leur désir de voyager pendant l’été, si les conditions sanitaires le permettaient. La campagne qui a été menée par l’Office avait pris en considération le fait que 95% des Marocains décident de leur destination de voyage au maximum 1 mois avant le départ. Notons que le tourisme interne est le premier pourvoyeur de touristes au Maroc.

En effet, en 2019, les touristes domestiques ont généré 7,8 millions de nuitées, soit 31% de l’ensemble des nuitées dans les établissements classés. Avec une croissance annuelle moyenne de 7,7%, c’est également un segment à très fort potentiel, qui a quasiment doublé lors des dix dernières années, selon ladite étude.

De ce fait, le déploiement de la campagne de communication «Ntla9awfbladna» est arrivé pour repositionner l’offre touristique marocaine en incitant les citoyens à voyager dans leur pays. «Véritable source d’inspiration, la marque «Ntla9awfbladna» porte des valeurs d’altérité, de partage, de durabilité, et d’inclusion. Elle adopte une identité visuelle moderne, avec un curseur de localisation, réelle invitation à se retrouver au Maroc. La typographie évoquant l’art calligraphique apporte une touche d’authenticité ancrée dans les traditions et la culture du Royaume», indique l’ONMT.

L’ancien patron de Tesco veut investir 22 milliards de dollars à Guelmim pour résoudre la crise énergétique au Royaume-Uni

Alors que la Grande-Bretagne reste confrontée à une baisse drastique de la production d’énergie, surtout en hiver, l’ancien PDG du groupe international de distribution Tesco, Sir Dave Lewis, estime que la solution se trouve du côté du Maroc.

Selon The Times, l’ancien patron Tesco, jadis surnommé « Drastic Dave », compte lancer un projet de parc éolien et solaire dans la région de Guelmim-Oued Noun, sur une superficie de la taille de la ville de Londres, pour alimenter 24h/24 en électricité 7 millions de foyers britanniques soit 8% des besoins d’ici la fin de la décennie.

« Nous avons sécurisé avec le gouvernement marocain une superficie d’environ 1 500 km². . . Sur ce terrain, nous allons installer un parc solaire, un parc éolien et des batteries qui, ensemble, produiront environ 10,5 gigawatts d’électricité », a déclaré au quotidien britannique l’initiateur du projet. Il faut dire qu’au Maroc si jusque-là, les investisseurs se sont contentés de produire sur place et d’y écouler leur production, Dave Lewis, lui, voit très loin avec à la clé un projet inédit.

A travers sa société Xlinks, il compte développer un projet de construction du plus long câble électrique au monde, reliant le Maroc au Royaume Uni.

L’ancien patron de Tesco espère réunir 22 milliards de dollars pour relier les deux pays avec 3.800 km de câbles, l’objectif étant de transporter 10,5 GW des centrales solaires marocaines vers le Royaume-Uni. Pour cela, il sollicite l’aide du gouvernement britannique, rapporte le quotidien.

Aussi, Dave Lewis compte boucler le financement en 2023 pour démarrer les constructions en 2025. Outre l’ancien patron de Tesco, Xlinks compte parmi ses associés, l’ancien directeur d’Acwa Power, Paddy Padmanathan.

Sidi Slimane. La première centrale photovoltaïque flottante d’Afrique bientôt en service

Après une année de travaux de construction, la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, le projet, premier du genre en Afrique, entrera en service dans quelques semaines.

Dernière ligne droite pour la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, la première de son genre sur le continent.  Sa mise en service est prévue dans les prochaines semaines à Sidi Slimane, selon un communiqué de la société «Energy Handle», spécialisée dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, qui réalise les travaux pour le compte de la société «Lady B».  Pour rappel, ce projet permet à la fois de réaliser de l’efficacité énergétique, de l’économie d’eau et d’éviter l’émission d’environ 12.000 tonnes de CO2.

Les travaux ont duré 1 an.  Pour sa première phase, la centrale aura une capacité installée de 360 kW. L’infrastructure comptera 800 panneaux photovoltaïques qui produiront environ 644 MWh par an, selon Energy Handle.

Cette nouvelle technologie présente plusieurs avantages, d’après le communiqué. « Il s’agit d’un projet qui permet à la fois une économie de l’énergie et de l’eau. Deux ressources qui sont en voie d’épuisement et extrêmement importantes pour le développement de notre pays », fait savoir la même source.  En effet, « en plus de la production de l’énergie verte, elle permet une économie d’eau importante en réduisant l’évaporation de l’eau ».

A noter, que le taux moyen d’évaporation d’eau au Maroc avoisine les 1.300 litres par m² par an.    Cette centrale flottante permet aussi de libérer la surface au sol, qui aurait été occupée par la centrale solaire avec une solution classique. « Cette même surface devient génératrice de revenus quand elle est exploitée pour l’agriculture », explique-t-on. 

Les panneaux solaires qui sont installés au ras de l’eau sont refroidis l’été, précise la même source, soulignant qu’ainsi, leur rendement est amélioré de plus de 15% pendant la période estivale où le besoin en énergie est à son maximum. 

Pour le directeur fondateur de la société Energy Handle, Hassan Nait Bella, « ce projet est le fruit des efforts de toute une équipe de travail et d’une collaboration qui a duré plus d’une année avec notre partenaire espagnol ISIGNERE ».  « Cette réalisation s’inscrit au cœur de la vision stratégique du Royaume du Maroc, suite aux instructions de Sa Majesté, appelant au déploiement de l’efficacité énergétique et à la conservation de l’eau. Le photovoltaïque flottant est une grande opportunité pour l’agriculture nationale pour un développement durable du secteur et une meilleure compétitivité », a-t-il encore ajouté.

Pour rappel, Energy Handle avait déjà réalisé plusieurs projets d’énergie solaire au Maroc, dont l’équipement de 490 écoles rurales en énergie solaire. L’entreprise a également mis en œuvre un projet d’énergie solaire pour la Chambre des représentants du Maroc qui est en cours de construction. 

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Électricité : avec Xlinks, le Maroc pourrait éclairer le Royaume-Uni

Il ne manquait plus à Xlinks que l’obtention des permis et la localisation des sites d’implantation de ce projet pharaonique. Le 26 septembre, l’énergéticien britannique a dévoilé les plans d’une ligne électrique sous-marine de 3800 km qui reliera le Maroc au Royaume-Uni. Ce serait le plus long câble sous-marin au monde.

uelque 3800 km de câbles seront nécessaires à l’ambitieux projet de fournir de l’électricité produite au Maroc pour alimenter le Royaume-Uni. Dans une interview relayée par la presse britannique, Simon Morrish, le PDG de Xlinks, a dévoilé les plans de ce projet. Et les chiffres ont de quoi donner le tournis.

22 milliards de dollars d’investissement

Une enveloppe d’investissement de 22 milliards de dollars devra permettre de mettre en place des installations à énergie solaire et éolienne dans la région de Guelmim-Oued Noun. Ce parc solaire et éolien de 1500 km2 devrait fournir à terme 3,6 GW d’électricité. Il sera couplé à l’installation d’une batterie de 5 GW pour stocker l’énergie afin d’injecter 10,5 GW d’électricité dans le réseau du Royaume-Uni.

Pour acheminer l’électricité, l’énergéticien britannique prévoit la construction d’un système de quatre câbles sous-marins HVDC (courant continu haute tension) de 3800 km chacun, soit la plus longue ligne électrique sous-marine au monde. Prévues en eaux profondes, les lignes de courant devront traverser l’Espagne, le Portugal et la France.

La société britannique prévoit la construction au Royaume-Uni de deux usines pour produire les câbles. Le premier câble devrait être posé en 2025 pour une mise en ligne en 2027. Selon les prévisions de Xlinks, les trois autres câbles devraient être mis en ligne en 2029.

Industrie manufacturière : La production attendue en hausse au T3-2021

Les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au 3ème trimestre 2021, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » et de la « Métallurgie » et, d’autre part, à une diminution de celle de l’ »Industrie chimique » et de la « Fabrication d’équipements électriques », indique le HCP dans une note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Concernant les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés, d’après la même source.

S’agissant de l’industrie extractive, les entreprises de ce secteur prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates, fait savoir le HCP, relevant qu’au niveau des effectifs employés, les patrons de ce secteur prévoient une diminution.

La production énergétique attendue pour le 3ème trimestre 2021, connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ». Pour ce qui est de l’emploi, il connaîtrait une diminution.

Pour le même trimestre, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du « Captage, traitement et distribution d’eau » et une stabilité des effectifs employés.

La note fait, en outre ressortir, qu’au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une hausse résultat d’une augmentation de la production dans les branches des « Industries alimentaires », de l’ »Industrie automobile » et de l’ »Industrie chimique » et d’une diminution de la production dans les branches de la « Fabrication d’équipements électriques » et de la « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques ».

Les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprises. S’agissant de l’emploi, il aurait connu une stabilité. Globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 77%.

Au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie extractive aurait affiché une stabilité imputable à une stagnation de la production « d’autres industries extractives ». Les carnets de commande se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le TUC dans l’industrie extractive se serait établi à 72%.

La production de l’industrie énergétique aurait connu, au T2-2021, une augmentation due principalement à une hausse dans la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ».

S’agissant des carnets de commandes, ils sont jugés d’un niveau normal, et l’emploi, quant à lui, aurait connu une diminution.

En ce qui concerne la production de l’industrie environnementale, elle aurait enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du « Captage, traitement et distribution d’eau ». Les carnets de commandes de ce secteur se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation.

Construction : Les chefs d’entreprises anticipent une hausse de l’activité au T3-2021

Les anticipations avancées par les chefs d’entreprises du secteur de la construction, pour le 3ème trimestre 2021, font ressortir, globalement, une hausse de l’activité, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la « construction de bâtiments » et du « Génie civil » et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des « Travaux de construction spécialisés », précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Cette hausse dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés, ajoute la même source.

Au 2ème trimestre 2021, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une diminution, relève le HCP, notant que cette évolution aurait été due principalement à la baisse d’activité dans les branches des « Travaux de construction spécialisés » et du « Génie civil ».

Les carnets de commande dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités dans le secteur de la construction se serait établi à 69%.

INFORMER EN TOUTE INDEPENDANCE

Foncier: L’Agence de la conservation digitalise le dépôt des dossiers notariaux

D’après l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc), l’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière.

L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc) pose un nouveau jalon dans sa stratégie de dématérialisation des procédures. Elle annonce qu’à compter de ce mercredi 15 septembre, les notaires devront impérativement déposer leurs dossiers transactionnels auprès d’une conservation foncière par voie numérique.

Chaque document contenu dans ce dossier sera signé électroniquement via la signature «Barid E Sign», développée par Barid Al-Maghrib, précise l’Agence pour qu’il soit infalsifiable et inviolable. «L’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière», explique-t-elle.

Digitalisation des procédures

Pour rappel, l’Ancfcc était déjà entrée de plain-pied dans l’ère du digital après la mise en place du paiement électronique des droits de conservation foncière et des frais relatifs aux droits cadastraux, ainsi que la mise en place d’une plateforme pour permettre aux notaires de consulter en ligne des données juridiques et techniques pour l’élaboration de leurs dossiers transactionnels.

Un projet qui figure dans son vaste programme de digitalisation de ses services qui vise à divorcer avec l’usage excessif du papier qui entraine souvent des lourdeurs administratives. Objectifs: assurer la sécurité des opérations et des données, la traçabilité des opérations, la fluidité des transactions et l’accès aux services pour le citoyen et l’usager professionnel.

Autre innovation lancée, et pas des moindres, l’espace digital cadastre, qui permet aux ingénieurs géomètres topographes exerçant au Maroc d’avoir accès à une base de données techniques et à une plateforme transactionnelle numérique. D’après l’Ancfcc, 35.000 dossiers cadastraux sont traités chaque année dans cet espace.

Les propriétaires peuvent aussi obtenir un certificat de propriété numérique sans se déplacer, ou s’inscrire au service «Mohafadati» pour être informés par SMS sur toute opération qui concerne leurs titres fonciers. D’ailleurs, 660.000 d’entre eux sont déjà inscrits sur cette plateforme, selon les données de l’Agence.

Réforme fiscale. Les 10 mesures prioritaires

Après avoir défini 5 priorités en politique fiscale et 14 objectifs fondamentaux, le projet de loi cadre (PLC) a annoncé 10 mesures prioritaires à décliner dans les lois de finances dès les cinq prochaines années.

La première mesure phare concerne la TVA. Elle consiste à consacrer le principe de la neutralité fiscale, en matière de TVA, sous réserve de maintien de l’exonération des produits de base tels que le pain, la farine, les semoules, le lait, le sucre brut (…). Cette « neutralité fiscale » devra se réaliser aussi à travers l’élargissement du champ d’application de la TVA, en y intégrant des activités ou opérations actuellement hors champ telles que l’agriculture.

A cela s’ajoute la réduction du nombre de taux, actuellement au nombre de cinq (0%,7%,10%,14% et 20%) et la généralisation du droit au remboursement, ce qui doit permettre à certaines entreprises de mettre fin au calvaire du butoir (crédit TVA non remboursable). En matière d’IS, il sera question de converger progressivement vers un taux unifié, après avoir navigué, au cours des dix dernières années, autour de plusieurs taux. C’est aussi le cas des régimes bénéficiant de taux préférentiels.

Les établissements et entreprises publics et les sociétés exerçant des activités régulées ou en situation de monopole ou d’oligopole se verront taxés à un taux plus élevé, à l’instar du secteur financier. La cotisation minimale (CM), séquelle de l’ancien système fiscal, devra baisser pour ensuite disparaître. C’est une contradiction flagrante avec l’article 39 de la Constitution instituant le principe d’équité fiscale. En fait, le maintien de la CM est révélateur de la faiblesse structurelle du contrôle fiscal.

Les entreprises innovantes telles que les startups, les structures de soutien, dites incubateurs ou accélérateurs, et les entreprises regroupant les auto-entrepreneurs, pourront bénéficier d’incitations fiscales. Le barème de l’IR, non révisé depuis 2009, devra être réaménagé, surtout en faveur des petits et moyens revenus. La Contribution professionnelle unique, récemment instauré par la loi de finances de l’année 2021, sera adaptée et améliorée pour ne pas faire obstacle à l’intégration des activités informelles.

Par ailleurs, le Maroc étant une économie ouverte sur le monde, il est donc tout à fait normal d’intégrer, dans le système fiscal national, les règles de bonne gouvernance en matière de fiscalité internationale. Enfin, toutes les réformes, aussi belles soient-elles, ne peuvent réussir que si les droits des contribuables et ceux de l’administration sont garantis.

Ce qui impose un encadrement du pouvoir d’appréciation de l’administration fiscale, surtout en matière de contrôle fiscal, avec un renforcement des instances de recours, sans oublier la clarification et la simplification des procédures, aussi bien les procédures administratives internes de gestion que celles mettant en relation l’administration et les contribuables.

Paradoxalement, ne figure pas, parmi ces dix priorités, la réforme de la fiscalité locale, alors que la régionalisation est actuellement un chantier stratégique et urgent pour la réussite des politiques publiques.

CNSS. L’indemnité Covid-19 prolongée

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a annoncé une nouvelle prolongation de l’indemnité forfaitaire.  

Bonne nouvelle pour les propriétaires des crèches privées, les exploitants des salles de sport privées, les opérateurs du secteur des industries culturelles et créatives, ainsi qu’aux opérateurs du secteur du tourisme (agences de voyages agréées, transporteurs touristiques agréés, établissements d’hébergement classés, sociétés d’intérim ayant un contrat avec les opérateurs des sous-secteurs liés au tourisme et guides touristiques déclarés à la CNSS.

Le service de l’indemnité forfaitaire, financé par le fonds spécial de la gestion de la pandémie Covid-19 créé sur Hautes Instructions de S.M. le Roi, a été prorogé au 30 juin 2021. Les acteurs des secteurs précités, qui souhaitent que leurs travailleurs bénéficient de l’indemnité forfaitaire pour le mois de juin 2021, doivent les déclarer via le portail covid19.cnss.ma à partir du jeudi 8 juillet jusqu’au 3 août 2021. Les personnes déclarées sur le portail, avant le 11 juillet 2021, percevront l’indemnité forfaitaire à partir du 15 juillet 2021. En revanche, les employés déclarés après cette date recevront l’indemnité forfaitaire à partir du 10 août 2021. 

La CNSS invite donc les affiliés concernés à procéder à la déclaration de leur personnel avant le dimanche 11 juillet sur le portail susmentionné, opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, et ce afin de permettre à leurs employés de bénéficier du paiement de l’indemnité à partir du 15 juillet.  La Caisse précise que pour tout complément d’information, il faut contacter le centre « Allo Damane » au : 08 02 03 33 33 / 08 0200 72 00. 

Déclaration de la TVA : Plus de 90% des entreprises optent pour le « tout digital »

Sage, l’éditeur des solutions de comptabilité, de paie et de gestion commerciale dans le Cloud, a organisé mardi 15 juin à Casablanca, une table-ronde, sous le thème « Comment la dématérialisation fiscale peut-elle contribuer à la relance économique ?», en s’appuyant sur les résultats du baromètre TVA, une étude menée auprès de 165 PME marocaines.

Voici les principaux enseignements de ce Baromètre réalisé par SAGE :

Sur les 165 entreprises questionnées, 92% d’entre elles déclarent utiliser l’Echange des Données Informatisé. 88% de ces entreprises étant assujetties à un mode d’imposition mensuel, près de 30% d’entre elles estiment qu’une journée est le délai nécessaire pour réaliser la déclaration mensuelle de la TVA.

Par ailleurs, si 65% des entreprises n’ont pas eu de difficultés à s’adapter à la télé-déclaration fiscale, 60,6% des PME affirment que le système d’information interne a été le plus grand challenge de cette dématérialisation fiscale contre 16,5% qui estiment que le défi principal était la compétence en interne.

A noter également que 38% des entreprises sondées affirment que la productivité et le gain de temps sont les premiers avantages de cette digitalisation fiscale. Cela a aussi permis de réduire leurs charges fixes, tout en leur offrant une traçabilité de leurs opérations, une instantanéité de l’information et une sécurité garantie.

Cette conférence a été l’occasion pour Sage de réitérer son engagement envers les entreprises marocaines afin de les accompagner dans la transformation digitale et de mettre à leur disposition les outils nécessaires pour prendre le virage numérique de manière optimale.

Energie : l’ANRE entame le chantier de refonte du secteur électrique

L’ANRE a annoncé, ce 6 juillet, avoir entamé ses chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité. Ce premier projet concerne la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE.Bas du formulaire

Moins d’une année après la tenue de son premier conseil d’administration, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) lance son premier chantier pour la refonte du secteur électrique national. Selon un communiqué publié ce 6 juillet, l’autorité dirigée par Abdellatif Bardach a tenu une réunion avec une délégation de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) conduite par son directeur général, Abderrahim El Hafidi. Cette rencontre avait pour objectif le lancement formel des différents chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité.

Parmi les chantiers prioritaires figure la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE, le tarif d’accès aux réseaux et le Code réseau garantissant un accès équitable au réseau national de transport d’électricité. Dans ce cadre, un groupe de travail conjoint ANRE-ONEE sera mis en place. Ce comité sera chargé de suivre, entre autres, « le chantier de séparation comptable, prérequis fondamental, pour garantir l’ouverture progressive du marché dans le respect des exigences en matière de qualité et de sécurité d’approvisionnement en énergie électrique« , informe le communiqué.

Restructurer l’ONEE

La réforme de l’ONEE figure parmi les recommandations du rapport de la CSMD dans son volet énergie. L’office dirigé par Abderrahim El Hafidi devrait ainsi se défaire de ses activités de production et de distribution pour se concentrer sur le transport.

Dans les pratiques internationales, lorsqu’on veut un secteur compétitif, que ce soit pour les télécoms ou le réseau, on est obligé de séparer les activités historiques de l’institution qui gère le réseau. Dans notre cas, il y a une question de conflit d’intérêt : l’ONEE se retrouve en concurrence avec les producteurs privés. En recentrant l’Office sur le transport, on arrivera à la transparence en matière d’accès au réseau et de tarifs”, expliquait un haut cadre dans le secteur à TelQuel en juin dernier.

A terme, l’ONEE devrait aussi se transformer en Société Anonyme (SA), «avec une gouvernance permettant une gestion axée sur la performance et la transparence, répondant à des règles de fonctionnement claires, alignées sur les meilleures pratiques internationales, et autonome par rapport à la tutelle stratégique et au régulateur», recommande la commission Benmoussa.

Finances / Maroc – Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques appelle à la vigilance

Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu sa treizième réunion ce mardi 6 juillet, au sujet de l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021 et pour évaluer les risques du système financier marocain.

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, le Comité a relevé ce qui suit :

“Il a approuvé le rapport sur la stabilité financière au titre de l’exercice 2020 et examiné l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021. Il s’est enquis, en particulier, des projets engagés par les régulateurs financiers pour la surveillance des risques émergents notamment les cyber-risques et ceux liés au changement climatique.

Il a également fait le point sur l’évolution des risques affectant le secteur financier national et a, dans ce cadre, passé en revue la synthèse des réunions régulières des représentants du Comité tenues depuis le début de la crise sanitaire. Les indicateurs de surveillance continuent à ce jour de faire ressortir une résilience avérée des secteurs bancaire, assurantiel, des infrastructures de marchés financiers et du marché des capitaux.”

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, le Comité a relevé ce qui suit :

“- Si les signes d’amélioration des perspectives macroéconomiques commencent à s’éclaircir tant au plan national qu’international, les risques associés appellent toutefois à la vigilance en raison de la persistance des incertitudes entourant la maîtrise future de la pandémie (apparition de nouveaux variants du virus, efficacité des vaccins et leur généralisation).

– Après l’épisode de récession sans précédent de 2020, les perspectives de l’économie mondiale tablent sur une reprise de l’activité à 6,6% en 2021 et à 4% en 2022. Au plan national et selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, l’économie connaîtrait cette année un rebond à 5,3%, suivi d’une consolidation à 3,3% en 2022, bénéficiant des mesures de soutien budgétaire et monétaire, de l’allègement des restrictions sanitaires et de la reprise chez nos partenaires. Concernant la position extérieure, le déficit du compte courant devrait se creuser à 3,8% du PIB avant de s’atténuer à 2,6% en 2022, en lien notamment avec la reprise des flux du commerce extérieur. Dans ces conditions et considérant les tirages extérieurs du Trésor et l’allocation de DTS prévue par le FMI, les avoirs officiels de réserve ressortiraient à 328,5 milliards de dirhams en 2021 et à 338,6 milliards en 2022, permettant ainsi d’assurer la couverture de plus de 7 mois d’importations de biens et services. Pour ce qui est des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer graduellement à 7,1% du PIB en 2021 puis à 6,6% en 2022, tandis que la dette du Trésor poursuivrait sa progression à 77,8% du PIB en 2021 et 80% en 2022.

– En dépit d’une conjoncture difficile, le crédit bancaire destiné au secteur non financier poursuit son évolution positive, bien qu’à un rythme lent, tiré particulièrement par les crédits de trésorerie garantis par l’Etat en faveur des entreprises non financières et par le maintien de la politique monétaire accommodante de la Banque Centrale. Après s’être établie à 3,9% en 2020, cette évolution devrait, compte tenu des perspectives économiques, se situer à 3,5% en 2021 et 3,8% en 2022.

– La crise n’a pas manqué de se répercuter sur la rentabilité et la qualité des actifs du secteur bancaire. Au titre de l’exercice 2020, le résultat net agrégé des banques, sur base sociale, a connu une baisse de près de 43% à 6,8 milliards de dirhams, sous l’effet principalement de la montée significative du coût du risque de crédit et de la contribution au fonds Covid-19. De même, le taux des créances en souffrance s’est hissé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,3% pour les ménages, contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019. Pour autant, le secteur bancaire continue d’afficher des fondamentaux solides en matière de solvabilité et de liquidité. Les ratios, sur base sociale, demeurent stables avec un ratio moyen de solvabilité de 15,7% et un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,4% à fin 2020, supérieurs aux minimas réglementaires. Sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 13,6% et à 10,5%. Le coussin de liquidité s’établit, quant à lui, à 191% à fin mars 2021 bien au-delà du minimum réglementaire de 100%. Le risque de concentration sur les grands débiteurs continue, pour sa part, de faire l’objet d’une surveillance rapprochée.

– L’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib sur la base des projections économiques de juin 2021 continue de démontrer à cette date la capacité des banques à faire face au choc induit par la crise de la Covid-19 et à maintenir le respect des exigences réglementaires, grâce notamment aux matelas en fonds propres qu’elles ont constitués ces dernières années et à la mise en application par le secteur bancaire de la recommandation de Bank Al-Maghrib de non distribution des dividendes.

Pour ce qui est des infrastructures de marchés financiers, celles-ci continuent de faire preuve d’une forte résilience aussi bien sur le plan financier que sur le plan opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière.

Malgré le contexte difficile lié à la crise sanitaire, le secteur des assurances a montré, dans l’ensemble, sa résilience et la solidité de ses fondamentaux techniques. Les primes émises ont affiché une croissance de 1% pour atteindre 45,1 milliards de dirhams, grâce notamment à l’entrée en vigueur du régime obligatoire de couverture des conséquences d’événements catastrophiques qui a généré un volume de primes de 476,7 millions de dirhams.
A contrario, l’activité financière du secteur a été durement impactée par la contraction du marché boursier. L’actif des entreprises d’assurances reste fortement exposé à la poche « actions » entraînant un recul du solde financier. Ainsi, malgré la bonne performance de la marge d’exploitation, le résultat net a cédé 21% pour se fixer à 2,9 milliards de dirhams. Dans le même sens, le rendement des capitaux propres (ROE) a baissé en 2020 pour s’établir à 7,3%.

Au niveau prudentiel, la marge de solvabilité a également subi une baisse, mais reste à des niveaux largement au-dessus du seuil réglementaire. Ne couvrant à ce jour que le risque de souscription, l’excédent de la marge devrait se replier de manière significative avec le passage vers le régime prudentiel de solvabilité basée sur les risques qui couvrira une plus large palette de risques auxquels le secteur des assurances est exposé.

Par ailleurs, les exercices de stress tests réalisés font ressortir une bonne résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobilier ainsi qu’aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables.

Concernant le secteur de la retraite, les principaux régimes connaissent une situation financière difficile marquée globalement par l’importance de leurs dettes implicites et par l’épuisement de leurs réserves à divers horizons. La réforme systémique de la retraite, dont l’étude relative à la conception technique de scénarios dans le cadre d’un système à deux pôles (public et privé) est à un stade avancé, permettra d’instaurer une tarification équilibrée mais également de résorber, dans des proportions importantes, les engagements passés non couverts, et partant de rétablir les équilibres financiers dans le futur.

Le marché des capitaux a retrouvé au premier semestre 2021 sa situation d’avant crise et ce, suite à la baisse des tensions qui l’avaient marqué au cours du premier semestre 2020. La Bourse de Casablanca a maintenu au cours du premier semestre 2021 la tendance haussière qui a débuté à partir du quatrième trimestre 2020 et ce, avec une volatilité moyenne limitée à 7,18%. En effet, le MASI enregistre au 30 juin 2021 une hausse de 9,94% par rapport à fin 2020, effaçant ainsi la baisse de 7,27% enregistrée l’année précédente. Néanmoins, la valorisation globale de la Bourse reste à un niveau relativement élevé et sa liquidité a connu à fin mai une baisse à 7,3% contre 8,8% à fin 2020 et 9,7% à fin 2019. Les taux des Bons du Trésor ont maintenu une tendance baissière au cours du premier semestre 2021 avec un niveau de volatilité faible, proche des plus bas historiques. L’encours de la dette privée à fin avril 2021 s’élève à 240 milliards de dirhams, en hausse de 7,1% en glissement annuel. Il sert à hauteur des deux tiers au financement des établissements de crédit. Le paiement des échéances des titres de dette privée n’enregistre pas de défaut sur la période. S’agissant de l’endettement net des émetteurs non-financiers, il ressort à un niveau globalement maîtrisé et en légère baisse à 80% des capitaux propres en 2020 contre 81% en 2019. L’industrie des OPCVM continue de croître avec un actif net global à fin mai 2021 qui s’élève à 574,2 milliards de dirhams, en augmentation de 9,75% depuis le début de l’année. S’agissant de la titrisation, son encours global est en quasi-stagnation à 9,6 milliards de dirhams et ce, après sept années de croissance soutenue. L’activité des OPCI connait, pour sa part, un bon amorçage avec l’agrément de neuf sociétés de gestion et de huit fonds dont l’actif net global à fin mars 2021 est de 6,5 milliards de dirhams.

Quant au risque opérationnel des infrastructures de marché, le nombre d’incidents et le taux de suspens des transactions boursières restent à des niveaux très faibles et ce, grâce à des dispositifs de maitrise des risques globalement efficaces.

Le Comité a, par ailleurs, fait le point sur l’état d’avancement des actions inscrites dans la feuille de route relative à la mise en œuvre des recommandations du GAFI et du GAFIMOAN en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans le secteur financier. Il s’est enquis des avancées réalisées au premier semestre 2021 particulièrement en ce qui concerne le plan d’action du Groupe Conjoint de l’ICRG (The International Co-operation Review Group) relevant du GAFI. Lors de sa rencontre avec les autorités marocaines le 17 mai 2021, ce groupe et tout en soulignant l’engagement ferme du Maroc pour finaliser le plan d’action et les mesures entreprises dans les circonstances difficiles de la pandémie, a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts afin que ce plan puisse être pleinement réalisé dans les délais convenus.”

Pour rappel, le comité est composé des représentants de Bank Al-Maghrib, de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures.

Actualité – Managem annonce la production du premier lingot d’or de la mine Tri-k en Guinée

Le Groupe marocain Managem a annoncé, jeudi, le démarrage de la mine Tri-k en Guinée et la production du premier lingot d’or.

Dans un communiqué sur site web, Managem a indiqué que « la mine d’or de Tri-K en Guinée, dans la région de Mandiana, a réalisé la première coulée le 23 juin 2021, suite à la finalisation des travaux de construction ».

« La mine de Tri-K consolide la présence du Groupe en République de Guinée et appuie sa détermination à se positionner parmi les plus importants producteurs d’or de taille intermédiaire en Afrique de l’Ouest », souligne le Groupe marocain.

« Cette concrétisation, témoin du savoir-faire, de l’expertise et résilience de nos équipes, renforce la position de Managem comme un acteur majeur de la dynamique économique locale avec plus de 800 emplois à terme, tout en créant de la valeur partagée et durable pour nos investisseurs et toutes nos parties prenantes », a ajouté Managem.

Le Groupe prévoit de produire 130.000 onces d’or par an pendant 12 ans, au cours desquels 800 emplois directs et 1 500 emplois indirects seront créés.

Situé dans la région de Mandiana en Guinée, une zone géologique à fort potentiel aurifère, Tri-K est un important projet d’or qui s’étend sur 490 km². Il est détenu à hauteur de 70 % par Managem et de 30% par son partenaire Avocet Mining.

Gaz naturel – Sound Energy rachète les parts de Schlumberger dans les permis de l’Est du Maroc

La compagnie gazière Sound Energy a annoncé lundi 14 juin qu’elle vient de conclure un accord avec son partenaire Schlumberger pour le rachat de la part de ce dernier dans les permis de l’Est du Maroc.

Selon le site Energy Voice, pour un dollar américain, Sound Energy augmentera de 27,5% à 75% sa participation dans les permis d’exploration d’Anoual et du Grand Tendrara au Maroc ainsi que le contrôle total de sa participation de 75 % dans la concession de Tendrara.

La même source a ajouté que Sound Energy a conclu un accord avec Schlumberger Holdings II, achetant l’intégralité de Schlumberger Silk Route Services.

+ Sound Energy augmente sa participation dans les principaux actifs dans l’Est du Maroc +

La société mère Schlumberger conservera certains droits futurs aux bénéfices, en vertu d’un acte de participation aux bénéfices. Sound paiera 8 à 11 % du total des bénéfices nets de la concession pendant 12 ans.

Si Sound Energy vendrait l’actif avant mars 2023, Schlumberger aurait droit à 27,5% de la trésorerie nette. Si un accord de vente de l’actif intervient avant la fin de 2021, Schlumberger obtiendrait 55% du produit.

« Nous sommes ravis d’avoir augmenté notre participation dans nos principaux actifs dans l’Est du Maroc à des conditions très attractives », a déclaré Graham Lyon, président exécutif de Sound.

« Cette transaction évolutive, une fois réalisée, consolidera la position de Sound Energy en tant que principal développeur de gaz au Maroc et nous positionnera pour générer des rendements, des flux de trésorerie et de la valeur améliorés à mesure que nous progressons dans le développement par phases du TE-5 Horst », a-t-il ajouté.

Sound travaille avec Afriquia Gaz sur le projet gazier marocain. TE-5 Horst détient 18,4 milliards de mètres cubes de gaz.

La compagnie a l’intention de le développer dans un premier temps à travers un plan de micro GNL (mLNG). L’acheteur transportera le gaz par camion jusqu’aux consommateurs, comme les usines.

Établissements publics : le statut de l’agence de gestion stratégique finalisé

À l’ordre du jour du Conseil du gouvernement prévu aujourd’hui, figure le projet de loi 82-20 portant création de l’agence de gestion stratégique des participations de l’État et du suivi de la performance des établissements publics. Cette entité à naître devra assurer une plus grande visibilité pour le repositionnement du portefeuille public.

Parallèlement à l’approbation du projet de loi-cadre sur les établissements publics, par les deux chambres du parlement, le gouvernement prépare la mise en place de l’entité devant prendre en charge la gestion stratégique des participations de l’État. Le projet de statut de cette agence qui se chargera de gérer les participations de l’État et de suivre la performance des établissements publics est à présent finalisé. L’objectif étant de mettre en place ledit organe dans les plus brefs délais. Le projet de loi souligne que la nouvelle agence aura pour mission de veiller aux intérêts patrimoniaux de l’État actionnaire dans les établissements publics et les sociétés anonymes dont le capital est détenu totalement ou partiellement par l’Etat. Notons que la philosophie de la nouvelle politique actionnariale de l’État a pour base, l’encouragement des modèles sectoriels qui entrent dans le domaine d’action des établissements publics. La législation projetée a placé la nouvelle agence au sommet de la pyramide de prise des décisions en matière d’investissements publics et leur implantation, tout en tenant compte de la nécessité de revoir les modalités d’intervention du capital public.

Les enjeux de la nouvelle stratégie actionnariale publique

Le timing de mise sur pied de la nouvelle agence sous-entend qu’elle supervisera les processus de recentrage du portefeuille public sur ses prérogatives de base, ainsi que celui de liquidation des établissements publics non stratégiques ou non pérennes. Un délai de cinq ans sera accordé par la nouvelle loi en vue de permettre à l’agence nationale de réaliser les objectifs qui lui ont été assignés. Un décret d’application de la loi projetée viendra, quant à lui, lister les entreprises publiques qui entreront dans le domaine de compétences de l’agence. La transformation attendue concernera principalement la restructuration des entreprises publiques pour s’orienter vers un système de gestion des SA. Il s’agira de gérer les montants qui sont annuellement accordés aux établissements et aux organismes publics qui dépendent du budget de l’État, des fonds composés de taxes parafiscales affectées.

La feuille de route que préconise le gouvernement prenne également en compte les versements effectués, sous forme de dividendes, des parts de bénéfices, des produits de monopole et des redevances d’occupation du domaine public. Quant à l’épineuse question des dépenses, le nouveau dispositif a pour priorité la rationalisation des dépenses des établissements publics et «leur corrélation à la réalisation des résultats», souligne la nouvelle législation, qui préconise aussi la mise en place d’une programmation pluriannuelle des contributions et le versement en trois tranches (mars, juin et septembre) des contributions nettes de tout prélèvement fiscal. Pour ce qui est de la gouvernance des entreprises publiques, les rapports entre l’État et les entreprises publiques marchandes et non marchandes obéiront à de nouvelles exigences en vue d’ un contrôle plus efficient les sociétés de l’État, ainsi que pour mieux gérer le réseau des prises de participation. L’alignement aux stratégies sectorielles et à la régionalisation est, par ailleurs, une grande priorité pour l’État. Outre le recentrage sur le cœur de métier, l’action de l’État devra porter sur l’amélioration du processus de restructuration de ces organismes. En ligne de mire, figure «la refonte du modèle économique de certains d’entre eux, l’optimisation de leurs programmes d’investissement et la recherche de modalités de financement innovantes». La relation de l’État avec les entreprises publiques reposera désormais sur des visions stratégiques à moyen et long termes.

Une importante contribution budgétaire au portefeuille public

La mission de gestion stratégique qui sera confiée à l’agence prend en compte l’appui budgétaire de l’État en faveur de son portefeuille d’établissements, qui connait une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 4,8 %, avec plus de 56 % des déblocages du budget qui sont destinés à couvrir les dépenses de fonctionnement. Pour le contrôle financier, la nouvelle orientation consiste à se focaliser sur l’appréciation des performances et la prévention des risques à travers la vérification de la qualité des procédures internes et leur capacité à optimiser l’efficacité de la gestion de l’établissement public concerné. Par rubrique, ce sont les dépenses de fonctionnement qui accaparent 56 % des subventions, et 40 % pour couvrir les charges d’équipement. Le pôle social vient en tête des bénéficiaires des transferts publics, suivi de l’agriculture et du financement des infrastructures.

Port Tanger Med: hausse de plus de 25% du chiffre d’affaires du pôle portuaire

1,46 milliard de dirhams. C’est le montant du chiffre d’affaires réalisé par le pôle portuaire Tanger Med à fin juin 2021, soit une hausse de de 25% par rapport à la même période durant l’année dernière.

D’après un communiqué de sa direction, le chiffre d’affaires (CA) de ce pôle qui englobe Tanger Med Port Authority (TMPA), chargée de l’exploitation du Port Tanger Med 1 et du Port passagers et rouliers, et Port Tanger Med 2 (TM2), s’est élevé à 720 millions de dirhams durant le deuxième trimestre 2021, après les 536 millions de dirhams enregistrés lors du deuxième trimestre de 2020.

Concrètement, les CA de la société TMPA et TM2 ont respectivement atteint 985 MDH (+11%) et 474 MDH (+71%), indique-t-elle, non sans préciser que 52 millions de tonnes de marchandises ont été traitées à fin juin 2021, dont 28 millions de tonnes au cours du deuxième trimestre de l’année en cours.

Note du HCP sur la situation économique au premier trimestre 2021

La croissance fait du surplace

Au moment où le secteur de l’industrie et celui des services connaissent un repli, le secteur agricole, lui, tire son épingle du jeu.

L’arrêté des comptes nationaux fait ressortir une croissance de l’économie nationale à 1% au premier trimestre 2021, au lieu de 0,9% durant le même trimestre de l’année précédente, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution est le résultat d’une forte hausse de l’activité agricole de 20,5% et d’une contraction de 1,4% des activités non agricoles, explique le HCP qui vient de publier une note d’information sur la situation économique nationale au cours du premier trimestre 2021.

La croissance a été ainsi tirée par la demande intérieure dans le contexte d’une inflation maîtrisée et d’une amélioration du besoin de financement de l’économie nationale, relève la même source.

Variations saisonnières
Au détail, le HCP fait savoir qu’après une baisse de 4,3% durant le premier trimestre 2020, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 18,7% durant la même période en 2021. Cette évolution est attribuable à la hausse de l’activité de l’agriculture de 20,5% et de celle de la pêche de 1%.

La valeur ajoutée du secteur secondaire, de son côté, a réalisé une augmentation moindre au premier trimestre 2021(de 1,5%) par rapport à celle (de 1,8%) du premier trimestre de l’année précédente. Ceci a été, surtout, le résultat de l’amélioration des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 5,2%, des industries de transformation (1,6%), de l’électricité et eau (0,6%), du bâtiment et travaux publics (0,2%).

En revanche, la valeur ajoutée du secteur tertiaire, s’est contractée de 2,9% au 1er trimestre de cette année après avoir enregistré un accroissement de 1,5% le même trimestre de 2020. Cette baisse a résulté de l’effet conjugué du repli des valeurs ajoutées des hôtels et restaurants de 50,3%, des transports (10,9%), des postes et télécommunications (4%), des services financiers et assurances (3,2%) et du commerce (0,5%), ainsi que de la hausse de celles des services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale de 2,1%, des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (1%) et des services rendus aux ménages et aux entreprises (0,6%).

Aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 1,8% durant le premier trimestre 2021. De ce fait, la hausse du niveau général des prix a été de 0,8% au lieu de 0,7% une année auparavant.

Direction générale des impôts: 144,8 milliards de dh de recettes fiscales nettes en 2020

La contribution sociale de solidarité sur les bénéfices a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI dans son rapport d’activité 2020.

Les recettes fiscales globales nettes se sont élevées au titre de l’exercice 2020 à 144,8 milliards de dirhams, en repli de 5,4% par rapport à 2019, selon la Direction générale des impôts (DGI). Cette performance correspond à un taux de réalisation de 106,5% de l’objectif cible actualisé de la Loi de Finances Rectificative 2020, précise la DGI qui vient de publier son rapport d’activité 2020.

«En dépit du contexte de crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, les recettes fiscales brutes ont atteint près de 156 milliards de dirhams durant l’année écoulée, dont 52,13 milliards relatives à l’impôt sur les sociétés, représentant un taux de réalisation de 113,5% des prévisions de la Loi de Finances Rectificative», détaille la DGI. Concernant la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices, elle a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI. Pour ce qui est des recettes brutes de l’impôt sur le revenu, elles ont atteint 42,38 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 100%.

Mesures spécifiques
En outre, la DGI indique que les recettes brutes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’intérieur se sont établies à 41,52 milliards de dirhams en 2020, soit un taux de réalisation des prévisions de la LFR de l’ordre de 117,9%. Les recettes nettes de cette taxe ont, quant à elles, dépassé 31,11 milliards de DH. «Face à l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises, les ménages et le pouvoir d’achat, des mesures spécifiques ont été adoptées par le Comité de veille économique et mise en oeuvre par la DGI. Dans ce contexte, l’administration fiscale a su exploiter son agilité et s’adapter en capitalisant sur les acquis importants en matière de digitalisation, permettant, ainsi, la sécurisation des recettes fiscales», indique le rapport de la DGI.

Par ailleurs, près de 14,25 millions d’opérations ont été dématérialisées par la Direction générale des impôts en 2020, soit plus de 5,3 fois le volume enregistré en 2016. «En 2020, la DGI a poursuivi le déploiement de sa stratégie de digitalisation en redoublant d’efforts pour renforcer le bouquet des services dématérialisés offerts aux usagers et aux partenaires de la DGI», souligne la Direction. Cette dématérialisation a, par ailleurs, permis d’assurer la continuité des services et des prestations offertes dans le contexte d’urgence sanitaire », ajoute la DGI.

Le rapport fait aussi état d’une concentration, par les télépaiements et les télédéclarations, de près de 75% des opérations réalisées de manière dématérialisée en 2020, ainsi qu’une hausse de 139% du nombre des services en ligne liés aux déclarations sur la période 2017-2020. En outre, la DGI relève que le nombre de déclarations Impôt sur les sociétés (IS), Impôt sur le revenu (IR) et taxe sur la valeur ajoutée (TVA) déposées en ligne en 2020 s’est chiffré à 3,36 millions, en augmentation de 21% par rapport au volume enregistré en 2017.

Souss-Massa: les grands barrages toujours déficitaires

Malgré l’évolution du taux de remplissage des barrages à 32,1%, avec des apports de 148 millions de m3, ceux qui disposent de capacités de stockage conséquentes, notamment Youssef Ben Tachfine à Tiznit, avec 298 millions de m3, et Abdelmoumen à Taroudant, avec 198 Mm3, ne sont remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%.

À l’instar du scénario de novembre 2014, les pluies survenues du 4 au 10 janvier dans la Région Souss-Massa ont permis à ce territoire d’éviter la catastrophe de l’épuisement de ses retenues d’eau stockées dans les principaux barrages. Comment se portent les retenues après les récentes précipitations ? En se référant à la situation journalière des principaux barrages de la région, arrêtée mardi 12 janvier à 8h00, le taux de remplissage s’est élevé à 32,1%. Autrement dit, 67% de la capacité totale de stockage demeure vide en raison de la problématique structurelle du stress hydrique (déficit critique de pluviométrie et succession annuelle de sécheresse). C’est pourquoi les apports actuels ne sont salutaires qu’à court et à moyen termes pour la région, en attendant la mise en service prévue, en mars ou avril 2021, de l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer destinée à l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir, mais aussi à l’irrigation agricole. La capacité de production initiale de cette station est de 275.000 m3/j à raison d’un débit 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable et d’un autre de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. À noter aussi qu’aucune donnée n’est pour le moment disponible sur l’épuisement des nappes phréatiques ou sur leur niveau de récupération suite aux dernières précipitations.

La demande en eau en hausse

Parallèlement, la demande en eau devrait connaître une augmentation après la levée des différentes restrictions. Pour ce qui est des limitations ménagères, la pénurie d’eau a entraîné la programmation d’une coupure quotidienne d’eau potable, depuis plus de trois mois, au niveau des communes formant le grand Agadir entre autres de 22h à 6h. Concernant les restrictions agricoles, l’irrigation est à l’arrêt depuis décembre 2019 et juillet 2017 au niveau des barrages de Youssef Ben Tachfine à Tiznit et de Abdelmoumen à Taroudant, tandis que la dotation en eau à usage agricole consacrée au périmètre de Sebt El Guerdane (Taroudant) a été réduite de plus des deux tiers, soit environ 70%, au départ du barrage d’Aoulouz. À cela s’ajoute la reprise attendue de l’activité touristique à Agadir d’ici la prochaine saison estivale puisqu’actuellement la majorité de la capacité litière, estimée à plus de 30.908 lits, de la destination est hors service en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Deux grands barrages toujours en déficit

Aujourd’hui, sur les 730 millions de m3 (Mm3) de capacité totale des barrages de la région, le volume actuel de réserves d’eau se situe à 234 Mm3 après l’épisode pluviométrique enregistré du 6 au 12 janvier 2021. De ce fait, les apports totaux ont cumulé 148 Mm3 durant cette période alors que les plus grands apports ont été respectivement enregistrés au niveau du barrage d’Aoulouz avec 37 Mm3, suivi du barrage Mokhtar Soussi avec 32 Mm3, Youssef Ben Tachfine avec 29 Mm3, Abdelmoumen avec 28 Mm3 et Prince Moulay Abdellah avec 12,9 Mm3. Le reste est réparti entre les petits barrages d’Imi El Kheng et Dkhila. Malgré cette évolution de 14% à 33% du taux de remplissage durant ce mois de janvier, les barrages disposant de capacités conséquentes de stockage, allusion faite au barrage de Youssef Ben Tachfine à Tiznit, d’une capacité de 298 Mm3, et Abdelmoumen sur Oued Issen (Taroudant), d’une capacité de 198 Mm3 où l’ONEE a lancé la réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage (STEP)- ne sont actuellement remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%. À noter que le taux de remplissage de ces deux barrages était de respectivement 14,2% et 3,6% au début du mois.

Le stockage évoluera de 730 à 1.040 Mm3

Pour le reste, le barrage Prince Moulay Abdellah, classé troisième en termes de capacité de stockage, est rempli à hauteur de 32%. Il est suivi par celui d’Aoulouz, dont le taux de remplissage est arrivé à 56,9%. Ce barrage est actuellement sous pression en raison de la sécurisation des besoins en eau potable du Grand Agadir depuis celui-ci, et des besoins d’irrigation agricole en faveur du périmètre agricole de Sebt El Guerdane à Taroudant. Le barrage Mokhtar Soussi est rempli à hauteur de 86,7%. Par ailleurs, la capacité de stockage, qui est actuellement de 730 Mm3 grâce à la réalisation de 8 barrages, est appelée à évoluer pour se situer à 1.040 Mm3. C’est dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 que cette capacité augmentera après la mise en service du barrage Sidi Abdellah, qui offre une capacité de 10 Mm3, de la surélévation du barrage Mokhtar Soussi, qui permettra d’augmenter sa capacité à 200 Mm3, et de la construction du barrage Tamri, d’une capacité de 150 Mm3.

Relance touristique au Maroc: les trois marchés « très porteurs »

Pour préparer la reprise du tourisme, l’Office national marocain du tourisme étudie toutes les niches porteuses. Entre autres, trois marchés émetteurs bénéficient d’un

grand intérêt. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne, d’Israël et du Portugal. Les raisons de ce choix.

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) prépare activement la relance du secteur touristique, l’un des plus affectés par les effets collatéraux de la pandémie de la Covid-19. Pour se donner les moyens d’une reprise rapide, l’Office entend étudier de près trois marchés émetteurs qu’il juge «très porteurs». Une étude devrait être menée dans ce sens par un prestataire externe, pour se pencher sur les potentialités de l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud et Guinée), d’Israël et du Portugal. «Des marchés internationaux jeunes, qui ont des affinités culturelles, historiques et politiques avec le Maroc, mais également des potentialités à l’export et une proximité géographique qui permettent d’y conquérir rapidement des parts de marché », est-il considéré par l’Office. Pour ce qui est de l’Afrique, par exemple, l’ONMT a décidé de s’y positionner parce que le continent se profile comme le moteur de la croissance au cours du siècle à venir. Avec plus d’un milliard d’habitants, soit le 2e continent le plus peuplé au monde, ainsi qu’un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, l’Afrique soutiendra inéluctablement la croissance démographique et économique du monde, surtout qu’elle dispose d’une classe moyenne importante et en constante hausse, constate l’Office. Au niveau touristique, le potentiel est énorme.

500.000 touristes Africains par an

En effet, l’Afrique ne représente actuellement que 500.000 arrivées touristiques au Maroc et l’Afrique subsaharienne que 2% de ces arrivées, sur 10 millions de touristes que reçoit annuellement le royaume. Selon l’Office, ce niveau pourra facilement être relevé en raison des efforts d’intégration et de co-développement récemment opérés par le royaume qui ont mené à la levée ou à l’amélioration des conditions d’obtention de visas et du lancement de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECA) . Pour ce qui est du marché portugais, même s’il figure parmi les marchés émetteurs classiques de touristes internationaux, l’Office estime qu’«il est nécessaire d’affiner la connaissance et la compréhension du comportement des touristes portugais afin d’aller y glaner plus de part de marché». Concernant le marché israélien, l’Office souligne que c’est un pays qui représente un potentiel considérable à saisir. En effet, en 2019 sur une population de 9,136 millions d’habitants 8,473 millions sont partis en voyages touristiques a l’étranger et ont dépensé 9,765 millions de US$ (environ 100 MDH). Ce nombre de voyages a connu un taux de croissance annuel moyen de 13% sur les 5 dernières années et les cinq premières destinations touristiques préférées des voyageurs israéliens sont I’Italie, la Turquie, la Thaïlande, les États-Unis et l’Égypte. «Si la Turquie et l’Égypte, deux des principaux concurrents du Maroc, reçoivent chacun une moyenne de 400 000 voyageurs israéliens par an, c’est que le royaume peut également y arriver», relève l’ONMT.

Fort potentiel du marché israélien

En tous cas, les dernières évolutions dans la relation diplomatique et économique entre les deux pays permettront certainement d’activer la demande touristique du marché israélien qui montre dores et déjà un grand intérêt pour les destinations ayant des attributs proches du Maroc. Il devient donc primordial d’étudier ce marché pour y activer les segments les plus porteurs dans le cadre de la relance de l’industrie touristique nationale, souligne l’Office. Sur ces trois marchés, le prestataire de service choisi aura pour mission de réaliser une enquête de terrain qui permettra de fournir un profil détaillé des touristes, d’expliquer et d’illustrer clairement leur comportement d’achat et de voyage et de réaliser une segmentation opérationnelle à laquelle s’adjoindra un focus sur l’analyse des perceptions de la destination et de son portefeuille produit.

90 jours pour mener l’étude

L’étude devant être menée autour de ces trois marchés, sur une période estimée à priori à trois mois, devrait permettre d’évaluer la position de la destination par rapport à la concurrence dans le pourtour méditerranéen, à travers une analyse concurrentielle. Elle déterminerait de même le couple produit/destination, afin d’orienter les investissements marketing à opérer. Du côté de l’accueil, c’est-à-dire de l’incoming, les destinations touristiques marocaines à étudier par le prestataire sont Tanger, Saïdia, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Agadir, Dakhla et Azilal. Et les produits ciblés sont le golf, le bien-être, les sports nautiques, la nature, l’aventure, le tourisme religieux et le shopping.

Leconomiste.com - Le premier quotidien économique du Maroc

 

Maroc: Baisse de 7% de la croissance économique en 2020

L’économie marocaine a été rudement malmenée par la crise sanitaire en 2020. Elle a en effet connu un repli de 7% l’année dernière contre une hausse de 2,5% en 2019, indique le HCP dans une note sur la situation économique en 2020 et ses perspectives en 2021.

Dans le détail, au niveau du secteur non agricole, les activités profondément touchées par la pandémie auraient été celles fortement dépendantes de la demande extérieure, notamment des pays européens, souligne le HCP. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses activités annexes, des industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME), des industries du textile et habillement, du commerce et du transport.

Concernant les activités industrielles, un repli de 7% de leur valeur ajoutée a été noté en 2020 contre une hausse de 2,8% un an auparavant. En revanche, la valeur ajoutée du secteur de l’industrie agroalimentaire, aurait connu en 2020 une amélioration, en enregistrant une modeste croissance de l’ordre de 0,6% en 2020 contre une évolution de 1,1% l’année précédente.

Globalement, la valeur ajoutée du secteur primaire a accusé une baisse plus prononcée en 2020 (-7,1%) qu’en 2019 (-4,6%), contribuant encore une fois négativement à la croissance du PIB (-0,9 point).

Croissance : Les projections du HCP pour 2021

Après une année 2020 difficile, la croissance devrait être de retour au Maroc. C’est ce qu’indique le HCP dans une note sur Budget économique prévisionnel 2021.

L’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 4,6% en 2021, après une récession de 7% au cours de l’année écoulée, prévoit ainsi le HCP. « Tenant compte d’une évolution de 4,7% prévue des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4,6% en 2021 », précise le HCP.

Les perspectives économiques nationales en 2021 tiennent compte, en plus de l’évolution économique nationale et internationale, des hypothèses portant sur l’évolution de la campagne agricole 2020-2021 et sur les nouvelles mesures et dispositions annoncées dans la Loi des Finances 2021. Pour la campagne agricole 2020/2021, le HCP se base sur un scénario d’une production céréalière moyenne de 75 millions de quintaux.

Challenge.ma

La Banque mondiale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier

Bonne nouvelle pour les autorités de la région de Rabat-Salé-Kénitra. La Banque mondiale apporte, en effet, son soutien à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier.

La Banque mondiale poursuit son soutien en faveur du développement du royaume. Dans ce sens, l’institution financière internationale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier. Notons que le gouvernement a lancé plusieurs stratégies nationales, dont le Plan national de gestion intégrée du littoral (PNL), qui vise à réconcilier protection de l’environnement et activités économiques, dans le but de promouvoir un développement résilient, inclusif, durable et efficace du littoral du pays. « Pour permettre le déploiement de cette stratégie à l’échelle régionale, la Banque mondiale apporte depuis 2019, avec le soutien du gouvernement italien, une assistance analytique et technique en appui à l’élaboration du premier schéma régional du littoral dans la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce dispositif porte une vision régionale dans le but de promouvoir le développement durable des côtes et couvre un certain nombre d’activités, de secteurs et de modes d’utilisation du territoire (gestion des ressources naturelles, ports, tourisme, urbanisme, pêche…) », souligne la Banque mondiale.

Jesko Hentschel, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, fait remarquer que la gestion durable du littoral est l’un des piliers du développement territorial du Maroc. « Dans le même temps, il faut impérativement identifier les sources potentielles de création d’emplois et de revenus encore inexploitées, surtout dans le contexte post-COVID, afin d’enrichir les stratégies de promotion d’activités économiques durables le long des côtes », poursuit-il. On apprend que pour concevoir ce schéma régional et affiner sa portée et ses objectifs, la Banque mondiale a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement et les autorités régionales du Maroc dans le but d’organiser de vastes consultations avec différentes parties prenantes de la mise en valeur du littoral, notamment des pêcheurs, des associations professionnelles, des organisations de la société civile, des scientifiques et des agriculteurs.

De même, les documents relatifs à l’utilisation et à l’aménagement du territoire ont été examinés pour identifier les zones de la région les plus exposées à la pollution et au changement climatique le long du littoral et dans l’arrière-pays proche. La Banque mondiale indique que la phase de diagnostic, achevée en janvier 2020, a abouti à un certain nombre de constats assez convaincants : la concentration croissante d’habitants le long du littoral (les deux tiers de la population régionale) et les activités connexes qui en découlent menacent l’écosystème côtier et appellent à des mesures urgentes pour atténuer l’empreinte de l’homme et renforcer la résilience des côtes. Par ailleurs, plusieurs sources potentielles de développement, notamment dans le tourisme vert, restent inexploitées.

« Forte de ces observations et des remontées d’information des différentes parties prenantes, l’équipe de la Banque mondiale a défini une feuille de route jusqu’en 2040 pour atteindre les objectifs de long terme de mise en valeur du littoral régional », apprend-t-on. Dans le détail, l’introduction d’un modèle de gouvernance intégrée des côtes, conforme aux stratégies nationales, ainsi que la préservation et la réhabilitation des écosystèmes par des investissements majeurs sont des moyens qui sont envisagés actuellement.

« À cette fin, des mesures complémentaires seront introduites, pour mieux sensibiliser les différents acteurs à la menace environnementale ou pour intégrer des mesures de sauvegarde dans les plans d’urbanisme afin de prévenir la dégradation des côtes. Des investissements initiaux prioritaires sont également prévus pour promouvoir des activités vertes et durables le long du littoral au titre du schéma pour la région Rabat-Salé-Kénitra. Ces investissements couvriront un large éventail d’activités, dont l’organisation de la pêche artisanale et la formation des pêcheurs aux meilleures pratiques, la réhabilitation écologique des zones humides côtières, la construction d’usines de traitement des eaux usées dans certaines localités, la stabilisation biologique des dunes ou encore le recyclage et la valorisation des déchets en plastique », précise la Banque mondiale.

On apprend aussi qu’avec le gouvernement, la Banque mondiale a conçu un guide méthodologique pour la définition de schémas régionaux du littoral afin d’étendre cette approche innovante et intégrée de la gestion des côtes à d’autres régions. Ce guide, mis à la disposition des autorités et des décideurs locaux, permet de normaliser le processus d’élaboration de ces schémas régionaux en respectant les principes de la gestion intégrée des zones côtières tout en tenant compte des spécificités et des contraintes locales.

LVE

Pêche maritime : ONP poursuivra la modernisation de la commercialisation en 2021

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OFFICE NATIONAL DES PÊCHES (ONP), RÉUNI MARDI, A APPROUVÉ LE PLAN D’ACTION 2021 QUI VISE À POURSUIVRE L’AMÉLIORATION ET LA MODERNISATION DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE MARITIME.

Tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, le Conseil a également approuvé le budget afférent à ce plan d’action dans lequel l’Office prévoit le déploiement de la feuille de route portant sur la refonte du processus de commercialisation.

Il s’agit notamment, du renforcement du cadre réglementaire, d’une offre de services à terre plus pointue, de la restructuration de l’activité du mareyage et de la digitalisation de la criée, précise l’ONP dans un communiqué.

L’Office poursuivra aussi le programme de mise à niveau et de maintenance des équipements et infrastructures de commercialisation afin qu’ils continuent de répondre aux meilleurs standards, fait savoir la même source.

Pour développer le réseau de commercialisation, il est prévu de procéder à l’achèvement de la construction de la halle d’Essaouira, de construire une nouvelle halle au port de Lamhiriz et de réaliser l’extension de la halle au poisson de Tarfaya.

Le réseau relatif à la deuxième vente sera renforcé à travers l’extension du marché de gros au poisson de Casablanca afin qu’il puisse accompagner le développement de l’activité.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’efficacité énergétique engagée par l’ONP, il est prévu d’équiper certains villages de pêcheurs (VDP) et points de débarquement aménagés (PDA) du Sud en centrales photovoltaïques.

Le Conseil d’administration s’est également penché sur le déploiement de la démarche « Qualité-Sécurité-Environnement » prévu en 2021 à travers la généralisation de l’agrément sanitaire des halles et marchés de gros au poisson et le maintien des agréments existants.

En outre, une réflexion sur le repositionnement stratégique de l’ONP a été entamée afin de donner à l’institution une nouvelle impulsion et lui permettre de remplir au mieux la mission qui lui est dévolue en tant que bras opérationnel des pouvoirs publics pour le développement de la filière pêche.

Impacts Macro-économiques du « Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 MMDH »

LE PACTE NATIONAL POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI A PEU D’IMPACT SUR L’INFLATION, PARTICULIÈREMENT SUR LE COURT TERME, ESTIME CDG CAPITAL INSIGHT.

« Les risques inflationnistes restent contenus sur le court terme, et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et le long terme », explique CDG Capital Insight dans sa récente note d’analyse intitulée « Impacts macro-économiques du Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 milliards de dirhams (MMDH) ».

Le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

Selon la note d’analyse, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole.

Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme à des chocs d’offre alimentaire qu’à la demande ou bien à une impulsion monétaire, souligne la même source, notant que l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments oriente vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande. Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi, une pression inflationniste à moyen et long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale compte tenu de la structure du panier de l’IPC.

De surcroit, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen et long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

Légalisation du cannabis : Argument démagogique ou réel combat ?" par  Telquel.ma

Démission du PDG et du directeur général du laboratoire chinois Sinopharm

Coté à la Bourse de Hong Kong, le laboratoire pharmaceutique chinois Sinopharm, avec qui le Maroc a conclu un partenariat pour la campagne de vaccination anti-Covid-19, a annoncé la démission de deux de ses dirigeants dans un communiqué publié par la société.

Changement de tête au sein du partenaire chinois du Maroc dans sa campagne de vaccination. Dans deux communiqués distincts publiés le 12 janvier, le conseil d’administration du groupe pharmaceutique public chinois Sinopharm annonce les démissions de Li Zhiming ainsi que de Li Hui, occupant pour le premier la fonction de président directeur général, tandis que le second est directeur général et membre du comité stratégique et du comité d’audit.

Le motif des deux départs est le même pour les deux désormais ex-dirigeants, justifiés par “des raisons personnelles”. Leurs démissions ont pris effet “immédiatement”.

Aucun désaccord

Le communiqué relatif au départ de Li Zhiming évoque que ce dernier a confirmé n’avoir “aucun désaccord avec le conseil d’administration” et qu’aucune question liée à son départ “n’a attiré l’attention des actionnaires et des créanciers de la compagnie”.

Le remplaçant du PDG a été nommé dans la foulée, le même jour, en la personne de Yu Qingming, 56 ans. Ce dernier était auparavant directeur exécutif du géant pharmaceutique chinois. La communication précise que la société continuera de mener le cours normal de ses opérations.

Premier groupe chinois à avoir fait part de chiffres concernant l’efficacité de son vaccin, estimée à 79,43 %, Sinopharm a vu son produit faire l’objet d’une approbation “conditionnelle” à une utilisation d’urgence accordée le 31 décembre par le régulateur chinois. Cinq millions de personnes en Chine, considérées à “forts risques” avaient pu déjà bénéficier de l’injection du vaccin.

Le dossier du vaccin chinois “encore à l’étude” au Maroc

Engagé à fournir des millions de doses au Maroc, Sinopharm n’a toujours pas vu son produit recevoir l’aval de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), dépendant du ministère de la Santé marocain. “Le dossier d’approbation est encore à l’étude” par la Commission nationale d’autorisation de mise sur le marché, nous a confirmé l’un des membres, ce 13 janvier.

Après l’annonce des deux démissions, les actions de Sinopharm cotées à la bourse de Hong Kong ont perdu 1,8 % de leur valeur.

Covid-19 : ce que l’on sait du prix des vaccins

Quel est le prix des vaccins à l’unité et quels accords ont été passés entre les États et les laboratoires pharmaceutiques ? Des chiffres sous le sceau du secret afin de laisser aux fabricants les coudées franches pour négocier.

Elle s’était justifiée en avançant avoir été “transparente, peut-être trop transparente”. Le 17 décembre, alors ciblée par les critiques de l’opposition nationaliste flamande qui l’accusait de ne pas avoir prévu suffisamment de fonds pour l’achat des vaccins, la secrétaire d’État belge au Budget et à la protection des consommateurs Eva De Bleeker a voulu remettre les pendules à l’heure. Et c’est par le biais de son compte Twitter que la clarification a eu lieu.

Une valse à trois temps où elle annonce d’abord : “Comme je l’ai dit quarante fois en commission, il y a suffisamment de marge dans les provisions (…) pour financer les vaccins.” Pour ajouter à sa démonstration, elle publie ensuite un tableau où figure le détail des contrats signés entre la Belgique et les laboratoires pharmaceutiques, des quantités commandées jusqu’au prix unitaire des doses.

L’erreur ne passe pas inaperçue et, dans la foulée, le message est supprimé. C’est que ces données font normalement l’objet de clauses de confidentialité entre les parties et sont secrètement couvertes par l’industrie pharmaceutique. 

Accords internationaux et confidentialité

Dans le détail, le prix des doses commandées par la Belgique était donné comme suit : 1,78 euro l’unité pour AstraZeneca, 7,56 euros pour Sanofi/GSK, 10 euros pour Curevac, 12 euros pour Pfizer-BioNTech. En revanche, pour Johnson & Johnson et Moderna, les prix avancées ont été publiés en dollars américains : respectivement 8,50 $ (6,90 euros ou 75 dirhams) et 18 $ (14,7 euros ou 159 dirhams). L’ensemble pour un coût dépassant les 279 millions d’euros concernant l’approvisionnement de 33,5 millions de doses.

Appelée à se justifier devant la Chambre sur ce que certains médias belges ont qualifié “d’erreur politique”, la secrétaire d’État au Budget a défendu qu’il ne s’agissait pas “d’un tableau définitif officiel”. 

Il reste difficile de prévoir avec exactitude le prix des doses des vaccins acquis par les États et plus encore le montant global des partenariats noués avec les laboratoires pharmaceutiques établis sur plusieurs millions de doses. “Le Maroc étant lié par des accords internationaux, portant notamment sur la confidentialité et les transactions commerciales, il n’est pas possible de divulguer le prix auquel l’État marocain achètera ce vaccin”, avait éludé le ministre Khalid Aït Taleb lors d’un entretien accordé à TelQuel courant décembre.

Au Maroc, la gratuité a été instaurée pour la campagne de vaccination attendue ces prochaines semaines. Et à Khalid Aït Taleb de poursuivre, concernant le coût de l’acquisition du vaccin développé par Sinopharm CNBG : “La non-divulgation du prix s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde des intérêts chinois.” Ces clauses de confidentialité, pour les laboratoires, sont demandées afin de conserver des marges de négociation avec leurs autres clients.

C’est ainsi que pour le vaccin Pfizer-BioNTech, l’agence Reuters annonçait en décembre que l’Union européenne avait passé commande de 300 millions de doses pour un montant de 15,50 euros l’unité. Un tarif en dessous de ce que devront payer les États-Unis où 100 millions de doses ont été achetées pour 19,50 euros.

Un bien public ?

Toutefois, il reste nécessaire de distinguer les accords passés entre un État et un laboratoire pharmaceutique, qui se basent sur un certain prix à l’unité, du tarif une fois le produit mis sur le marché. Ces derniers pourront même être amenés à changer. 

En Chine, les vaccins font partie d’un maillage général de la diplomatie sanitaire que Pékin entend déployer, notamment dans les pays en développement. En mai déjà, le président chinois Xi Jinping avait proposé de fournir le vaccin chinois comme un “bien public”, donc à un prix “abordable. En août, Liu Jingzhen, le président de Sinopharm — une entité publique chinoise — annonçait que la double dose du produit coûterait 140 dollars (soit approximativement 115 euros, ou 1230 dirhams) une fois sur le marché.

Un vaccin qui serait toutefois vendu bien plus cher que le second commandé par le Maroc, celui développé par AstraZeneca-Oxford. L’approvisionnement marocain du vaccin se fera par l’Inde et son fabricant industriel Serum Institute of India (SII), comme l’indiquait l’autorisation d’urgence de mise sur le marché émise par le ministère de la Santé le 6 janvier.

Son PDG, Adar Poonawalla, annonçait récemment que les 100 premiers millions de doses qui sortiront de l’usine pharmaceutique seront destinées au gouvernement indien au “prix spécial” de 200 roupies, soit environ 25 dirhams, tandis que les doses vendues sur le marché privé devraient coûter 1000 roupies (environ 120 dirhams).

Si ces propos ont rapidement fait l’objet d’un démenti de la part du gouvernement indien, ces chiffres permettent de donner une indication. En Europe, à titre d’exemple, AstraZeneca avait déclaré fin novembre que son vaccin serait initialement commercialisé en France “à prix coûtant”, soit aux alentours de “2,5 euros”.

Programme Covax : Le Maroc recevra 1.881.600 doses du vaccin d’AstraZeneca

L’Inde à elle seule réceptionnera 97,2 millions de doses

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié les premières prévisions de distribution des vaccins aux pays participants au programme Covax. Rappelons que ce programme a été conçu pour garantir un accès équitable aux vaccins anti-Covid. Les pays participants devront recevoir les doses de vaccin durant les prochains mois. Selon le document, il est prévu une distribution indicative de 240 millions de doses de vaccin AstraZeneca/Oxford, sous licence du Serum Institute of India (SII), 96 millions de doses du vaccin AstraZeneca/Oxford, dans le cadre du contrat d’achat anticipé entre Gavi, l’Alliance du vaccin et AstraZeneca pour les deux premiers trimestres de 2021 et 1,2 million de doses promises du vaccin Pfizer-BioNTech.

Le Maroc figure ainsi dans la liste des pays bénéficiaires du programme Covax. Selon les prévisions, le Royaume recevra 1.881.600 doses du vaccin d’AstraZeneca. Parmi les autres pays du Maghreb, il y a lieu de relever que l’Algérie recevra 2.200.800 doses du même vaccin que le Maroc. Pour ce qui est de la Tunisie, le nombre de doses du vaccin AstraZeneca s’élève à 592.800 et 93.600 doses du vaccin de Pfizer et BioNTech. La Mauritanie réceptionnera 360.000 doses du vaccin d’AstraZeneca fournies par le Serum Institute of India. Les pays qui recevront le plus grand nombre de doses au cours de ce semestre sont l’Inde avec 97,2 millions de doses, le Pakistan (17,2 millions), le Nigeria (16 millions), l’Indonésie (13,7 millions), le Bangladesh (12,8 millions) et le Brésil (10,7 millions), l’Ethiopie (8.928.000). Il est aussi à noter que des pays riches figurent également dans la liste des bénéficiaires. C’est notamment le cas du Canada (1.903.200 doses), l’Andorre (26.400), Monaco (7.200), la Nouvelle-Zélande (249.600), le Qatar (144.000) et l’Arabie saoudite (1.747.000). Signalons que le dispositif Covax prévoit actuellement que 1,2 million de doses du vaccin de Pfizer-BioNTech seront mises à la disposition de moins de vingt pays au cours du premier trimestre 2021.

Les pays qui seront les premiers à recevoir ces doses de vaccin sont : Bhoutan, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Cap-Vert, Colombie, Salvador, Géorgie, Maldives, Moldavie, Mongolie, Pérou, Philippines, République de Corée, Rwanda, Afrique du Sud, Tunisie, Ukraine et Cisjordanie et Gaza. «Des volumes supplémentaires de doses du vaccin de Pfizer-BioNTech seront disponibles au cours du deuxième trimestre et au-delà, conformément à l’accord d’achat anticipé signé entre Gavi et Pfizer-BioNTech pour un maximum de quarante millions de doses», indique le dispositif Covax dans ses prévisions. Les doses totales couvrent en moyenne 3,3% de la population des 145 participants, en ligne avec l’objectif de 3% de couverture sur les six premiers mois de 2021.

Pluviométrie, production arboricole, exportations… De bonnes perspectives agricoles en 2020-2021

«Le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’est élevé à 180,6 mm, en hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date et de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm)»

La campagne agricole 2020-2021 démarre sous de bons auspices. «Les pluies importantes qui ont touché l’ensemble du territoire national à partir de la 3ème décade du mois de novembre 2020 ont permis de résorber progressivement le déficit pluviométrique qui a atteint 21,4% au 31 décembre 2020. En effet, le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’est élevé à 180,6 mm, en hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date et de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm)», fait observer la dernière note de conjoncture de la Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE – janvier 2021). Les détails.

Arboriculture : Après la pluie, le beau temps

La saison agricole 2020-2021 s’annonce prometteuse. Concernant la production arboricole, les premières estimations du ministère de l’agriculture dévoilent une croissance de 29% pour les agrumes, attribuée à l’effet des températures relativement clémentes durant les périodes de floraison et de nouaison et de l’entrée en production des nouvelles plantations. Sur le plan des exportations, et face à l’offre relativement limitée des principaux concurrents du Maroc et d’une demande internationale soutenue pour les agrumes dans le sillage de la pandémie, une progression de 10% est prévue. S’agissant de l’olivier, on notera une amélioration de 14% de sa production en raison de l’effet positif des pluies des mois d’avril et mai qui ont favorisé la nouaison et le développement des fruits. Dans le même sens, l’effet de l’alternance de l’olivier a coïncidé lors de cette campagne avec un cycle haut de production, précise la même source. Les mêmes estimations présentent une croissance de 4% pour la production du palmier dattier en comparaison avec le record atteint l’année passée. «Cette performance record est due aux effets positifs des conditions climatiques et à l’impact du programme de plantation de 1 million de palmiers», relève-t-on.

Dynamique des exportations

Malgré le contexte international de crise en raison de la Covid-19, la campagne d’exportation des produits agricoles 2020-2021 est sur une bonne dynamique. «En effet, les exportations des produits maraîchers ont enregistré un volume de 214,5 mille tonnes (du 1er septembre au 22 novembre), en hausse de 15% par rapport à la campagne précédente. Pour leur part, les exportations de clémentines se sont élevées à 106,6 mille tonnes, en augmentation de 60%», affirme la même source rappelant que cette tendance favorable a concerné également les expéditions de la tomate qui ont progressé de 3% pour atteindre un volume de 117,4 mille tonnes. On observera aussi qu’au niveau des fruits rouges, les exportations de la framboise s’élèvent à 6,5 mille tonnes, augmentant de 17% comparativement à la campagne agricole de l’année passée.

Quelques faits de la campagne 2019-2020

Parmi les tendances favorables qui ont été relevées au cours de la campagne agricole 2019-2020, on compte au niveau des filières : les produits maraîchers dont les exportations ont enregistré un volume de l’ordre de 1,4 million de tonnes, en hausse de 12% par rapport à la campagne 2018-19. Pour leur part, les expéditions de la tomate ont marqué une progression de 5%. Dans le même sens, une hausse importante de 22% a été enregistrée au niveau des fruits rouges.

Pour ce qui est du cheptel, les précipitations des mois de mars et d’avril avaient participé à «l’amélioration de la situation des ressources fourragères des parcours et à l’atténuation de l’impact de la sécheresse sur le revenu des éleveurs», indique la DTEF. Il faut par ailleurs souligner que la campagne agricole 2019/2020 a été caractérisée par un déficit pluviométrique important et une mauvaise répartition temporelle des pluies. A fin mai 2020, le cumul pluviométrique était de 239 mm, en recul de 31% par rapport à la moyenne de 30 ans et de 19% par rapport à la campagne précédente. Durant la campagne 2019-2020, la production des trois principales céréales avait atteint 32 millions de quintaux, en sensible recul de 39% comparé à la campagne précédente et de 57% par rapport à la production moyenne de 75 millions de quintaux.

Projets d’infrastructures : les procédures d’expropriation, ce point nodal !

Une dotation de 5MMDH a été débloquée sur la période 2016-2020 afin de boucler les dossiers d’expropriation pour cause d’utilité publique. Le budget des projets d’infrastructures routières en cours s’élève à 6MMDH.

Parce que la poursuite des travaux d’infrastructure est cruciale au point qu’elle ne saurait être impactée par la conjoncture, la question relative à la manière dont l’Etat gère les opérations d’expropriation s’est une nouvelle fois invitée aux débats, cette semaine sous la coupole. Le ministre de l’Equipement a, ainsi, été interpellé par les principales formations parlementaires au sein de la deuxième instance législative sur l’état des lieux des projets d’infrastructures et ceux portant sur le désenclavement. Abdelkader Amara a, à ce titre, étalé devant les conseillers plusieurs indicateurs pour mettre en avant l’effort budgétaire consenti en vue de concrétiser les projets dans les meilleurs délais. La condition sine qua non, exigée par l’article 8 de la loi des Finances, pour l’entame des projets, pourra certes être à l’origine de retards dans certains projets, mais «elle constitue une garantie», a estimé Amara. Du point de vue juridique, l’Etat reste très vigilant en matière de respect des procédures dans les opération d’expropriation, l’enjeu étant d’éviter la phase judiciaire. Selon les données communiquées aux Conseillers, sur la période 2016-2020, c’est une enveloppe de 5MMDH qui a été affectée à l’expropriation. Malgré cela, le principal souci demeure l’achèvement de plusieurs programmes de liaisons routières. «Les voies express qui sont en cours d’aménagement au sein des collectivités territoriales sont de l’ordre de 739 km, pour un coût de 6MMDH», a noté Amara.

Des normes imposées pour protéger les expropriés

La procédure d’expropriation fait l’objet d’un traitement particulier de la part de plusieurs départements ministériels. Les devoirs qui sont actuellement transcrits par la réglementation en vigueur sont contrôlés au niveau d’un comité comprenant toutes les parties prenantes de la procédure. L’objectif est la prise en compte des intérêts des administrés face aux pouvoirs publics. Il s’agit aussi de s’assurer que les buts escomptés derrière l’expropriation soient atteints par l’Etat. Parmi les points cruciaux qui restent posés en matière d’expropriation, figurent les mesures suivant la déclaration d’utilité publique, notamment pour ce qui est de la délimitation des démarches à suivre par les citoyens en vue de l’obtention des indemnités découlant de l’expropriation.

Un processus qui doit être on ne peut plus fluide et équitable, sachant que la gestion à l’amiable des dossiers reste le principal objectif. Notons tout de même que l’entame de la procédure judiciaire est souvent synonyme de retard de démarrage ou de continuité de projets déjà arrêtés.

Il est également à souligner que l’action judiciaire souvent intentée par les expropriés ne suspend pas le jugement rendu en première instance par les juridictions administratives, sans oublier que les citoyens lésés perçoivent, dans la plupart des cas, des indemnités obtenues à l’amiable qui sont inférieures à celles arrachées via la voie contentieuse.

Le schéma des infrastructures routières prorogé

Pour garder la même cadence de réalisation des projets, l’Etat vise à asseoir une vision long termiste pour la carte routière, avec une recommandation actuellement à l’examen de proroger la durée du schéma des infrastructures routières jusqu’à 2040. Cette piste a surtout pour objectif « d’établir un cadre anticipatif et prendre en considération l’état du réseau routier, l’évolution des besoins, en plus des contraintes relatives au financement ainsi que la complémentarité avec les autres moyens de transport ferroviaire, maritime et aérien », comme l’indique la feuille de route du comité de pilotage du schéma national. La carte des travaux routiers montre que l’achèvement du programme des routes rurales devra atteindre 90 % en 2021. L’accélération de la cadence de réalisation des projets d’infrastructures routières reste parmi les principaux enjeux de l’Exécutif. En effet, ce volet conditionne l’ensemble des infrastructures de base pour le monde rural, ainsi que pour certaines zones urbaines. Durant l’année écoulée, le principal constat qui s’est dégagé concerne le faible impact en la matière de la loi sur le partenariat public-privé (PPP), un fait aggravé par l’arrêt de plusieurs chantiers durant le second trimestre de l’année.

Financement collaboratif : la nouvelle loi dans les starting- blocks

La loi sur le financement collaboratif a franchi le cap de la Chambre des représentants. Treize dispositions ont été amendées par les parlementaires.

Composée de 70 articles, la version finale de la loi 15-18 sur le financement collaboratif a fait l’objet de plusieurs amendements, apportés par la Commission des finances au sein de la Chambre des représentants, en vue de maximiser les chances de succès de ce nouveau mode de financement. Le premier correctif apporté par les députés concerne la nécessaire édiction d’un décret d’application pour réglementer les contributions des non-résidents.

De même, les élus ont exigé que le dossier d’agrément inclue une attestation qui prouve que la personne concernée n’a jamais été condamnée pour des délits financiers. La mouture finale de la loi a également introduit un amendement relatif au dépôt électronique de la demande, qui figure dans l’article 9 de la loi, ce qui permettra aux demandeurs de bénéficier des avantages prévus en matière de délais et de modalités de traitement des demandes. Pour leur part, les sociétés de financement collaboratif seront dans l’obligation d’adresser un rapport annuel au département des Finances, suite à un amendement apporté à l’article 33 de la loi, qui établissait une liste limitative des destinataires du rapport annuel de sociétés. À noter que huit autres amendements ont été apportés par les députés afin de détailler et clarifier plusieurs dispositions. Il s’agit notamment de la nécessité d’édicter une circulaire de la Banque centrale sur les contrats conclus entre les sociétés du financement collaboratif et divers partenaires. La nouvelle législation devra doter les coopératives de nouvelles modalités de financement, et «mobiliser de nouvelles sources de financement en faveur des TPE et des PME, ainsi que des jeunes porteurs de projets», indique la version finale de la loi qui ajoute que les MRE seront aussi pris en considération «à travers la mise en place d’un mécanisme simple et transparent de financement». Les nouvelles mesures citent également le soutien apporté à la société civile, avec «le financement de projets ayant un fort impact social», précise la nouvelle législation. Le crowdfunding, qui permet de financer les projets et de collecter des fonds généralement peu élevés, devra aboutir à l’esquisse d’un cadre qui «renforce l’attractivité de la place financière du pays», selon les termes de la législation qui est actuellement en deuxième lecture à la Chambre des conseillers.

D’autres exigences imposées

Les sociétés de financement qui seront agréées, devront adhérer à une association professionnelle (ASFC) dont les statuts devront avoir l’aval de Bank Al-Maghrib (BAM) et de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Chaque société de financement est également assujettie au paiement d’une commission annuelle, calculée sur la base du volume des financements collectés, avec des majorations de retard prévues. Toujours dans la rubrique des devoirs qui incombent aux sociétés, on retrouve la désignation d’un commissaire aux comptes pour trois exercices consécutifs. Le contrôle qui sera assuré par la Banque centrale s’apparente aux missions dévolues à BAM en matière de vérification du respect des dispositions légales. Une rubrique spéciale a aussi été prévue pour les opérations de financement collaboratif participatif. Ainsi, et préalablement à la constitution d’une plateforme électronique permettant la mise en relation des porteurs des projets avec les contributeurs, un avis conforme devra être sollicité auprès du Conseil supérieur des oulémas sur le projet du règlement de gestion de la plateforme électronique. À noter que les projets devront être réalisés au terme d’un contrat de financement conclu entre le porteur du projet, avec des clauses qui devront être conformes au contrat type dont le modèle sera établi par une circulaire conjointe de BAM et de l’AMMC. Enfin, le cumul des contributions d’une personne physique au titre de chaque projet ne pourra dépasser un certain montant, qui sera fixé par décret d’application, avec un plafond maximal de 250.000 DH par campagne. Par an, ce cumul ne pourra en aucun cas dépasser les 500.000 DH.

Centrale des risques sur le crédit : vérifiez votre rapport de solvabilité !

Le « Crédit Bureau » qui délivre des rapports de solvabilité sur les emprunteurs, a été bien adopté par les institutions financières de la place. Il est par contre peu connu ou moins maîtrisé par les clients. Pourtant, tout consommateur, particulier ou entreprise, est en droit aussi bien de consulter son rapport de solvabilité ou de contester d’éventuelles données erronées en mesure de bloquer indirectement son accès à un financement ou demander des rectifications, s’il estime que les données qui y figurent sont erronées. Usurpation d’identité, non prise en compte de la régularisation des impayés, attribution de crédits jamais contractés… le demandeur de crédit peut être pénalisé par de fausse de informations dans son rapport de solvabilité. Comment obtenir votre rapport de solvabilité ?


Toute personne ayant déjà pris un crédit au Maroc a un rapport de solvabilité accessible à toutes les institutions financières de la place à travers le « Crédit bureau ».  Les informations contenues dans la base de données du crédit bureau, sont des informations initialement transmises à cette centrale des risques, par l’ensemble des établissements financiers.  La prise de connaissance des informations figurant sur votre rapport de solvabilité vous aidera à mieux vous protéger contre les risques liés à l’usurpation d’identité ainsi qu’une meilleure visibilité sur votre situation financière. Qu’est-ce que le « Crédit Bureau » ? Comment obtenir son rapport de solvabilité ?

Dans un deuxième guide de la série « Infos utiles » dédié au « Rapport de solvabilité », Bank Al-Maghrib (BAM) y explique les démarches à suivre pour avoir les informations sur la situation de crédits.

– Le « Crédit Bureau » collecte toutes les informations signalétiques, habitudes de remboursement des crédits et les informations négatives sur les particuliers et les entreprises auprès des banques, les sociétés de financement et les associations de micro-crédit.

– Il est nécessaire de s’adresser au « Crédit Bureau » qui est le délégataire de BAM pour la gestion de la centrale des risques sur le crédit.

– Tout consommateur, particulier ou entreprise, est en droit aussi bien de consulter son rapport de solvabilité ou de contester ou demander des rectifications sur ce dernier, s’il estime que les données qui y figurent sont erronées.

– Conformément à la circulaire n°1/G/2010 de BAM, les établissements de crédits sont tenus, préalablement à l’octroi d’un crédit à la clientèle, de consulter le crédit bureau, en vue de l’obtention d’un rapport sur la solvabilité des clients souhaitant bénéficier d’un crédit.

Les informations sont :

– Communiquées de façon transparente et claire.

– Parfaitement sécurisées : à part le demandeur ou son établissement de crédit, personne ne peut avoir accès au rapport de solvabilité.

– Rectifiables dans le cas où le rapport contient des erreurs.

Comment contacter le « Crédit Bureau » ?

– D’abord préparer les documents justificatifs suivants :

– Personne physique : Copie de la pièce d’identité de l’intéressée ou de son mandataire.

– Personne morale : Pour les entreprises : Copie de la pièce d’identité du gérant ou de son mandataire et le modèle J de moins de 3 mois. Pour les associations : présenter le statut de l’association, le règlement intérieur, la CNIE du président du bureau avec une procuration des membres du bureau de l’association.

– Soit transmettre ou se présenter, muni de ses pièces justificatives, à une des agences de crédit de bureau qui existent au Maroc :

Les deux agences de renseignements sur le consommateur, particulier ou entreprise au Maroc sont : Quantik (7 rue Messaoudi, Appt 8-9, 20100, Casablanca -Tel: +212 5 22 64 74 00. Mail : info@quantik.ma) et Creditinfo Maroc (300 lot 2 Mandarona, Immeuble Casablanca Business Center , 1er étage, Sidi Maarouf- Tel : +212 6 66 04 98 48. Mail : consommateurcb@creditinfo.co.ma)Ces agences préparent les rapports de solvabilité. 

– Ou bien télécharger le formulaire disponible sur l’un des sites web (www.quantik.ma ou ma.creditinfo.com), remplir le formulaire et l’envoyer avec les pièces justificatives, à info@quantik.ma ou consommateurcb@creditinfo.co.ma.

Les industriels marocains optimistes à court terme

Pour les trois prochains mois, les industriels s’attendent à une hausse de la production et des ventes. Au cours du mois de décembre 2020, les ventes ont enregistré une augmentation aussi bien sur le marché local qu’étranger, estime Bank Al-Maghrib.

Les chefs d’entreprises opérant dans le secteur industriel anticipent globalement une hausse de la production et des ventes pour les trois prochains mois. C’est ce qui ressort des résultats de l’enquête mensuelle de conjoncture dans l’industrie au titre du mois de décembre 2020 de Bank Al-Maghrib (BAM).  « Pour les trois prochains mois, les entreprises s’attendent globalement à une hausse de la production et des ventes. Toutefois, 20% d’entre elles déclarent ne pas avoir de visibilité quant à l’évolution future de la production et 34% pour ce qui est des ventes », indique BAM.

L’enquête dont les données ont été collectées entre le 1et et le 29 janvier 2021, avec un taux de réponse de 65%, révèle que la production a stagné en décembre 2020 et que le taux d’utilisation des capacités (TUC) s’est stabilisé à 70%. Pour les ventes, elles ont enregistré une augmentation aussi bien sur le marché local qu’étranger. De même, les commandes ont progressé, avec un carnet qui s’est situé à un niveau inférieur à la normale. 

Par branche d’activité, la production est restée quasiment stable d’un mois à l’autre dans l’« agroalimentaire ». En revanche, elle a enregistré une hausse dans le « textile et cuir », dans la « chimie et parachimie » et dans l’« électrique et électronique » et a accusé une baisse dans la « mécanique et métallurgie ». 

Pour leur part, les ventes ont augmenté dans toutes les branches à l’exception de l’« agro-alimentaire » où elles auraient plutôt stagné.

Quant aux commandes, elles ont connu une hausse dans l’ « agroalimentaire » et le « textile et cuir », une stagnation dans la « chimie et parachimie » et une baisse dans la « mécanique et métallurgie ».

Secteur avicole : des pertes estimées à 4 milliards de DH sur une année

LA PRODUCTION DE VIANDES DE VOLAILLE EST ESTIMÉE À 580 000 TONNES ET CELLE D’ŒUFS À 6,1 MILLIARDS UNITÉS.

LE SECTEUR CONTINUE À APPROVISIONNER LE MARCHÉ NATIONAL.

Le secteur avicole passe par une période difficile, à l’instar de la majorité des secteurs d’activité économique. Les niveaux de production ont été impactés au même titre que les prix à la vente et les coûts de production. La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) estime la production des viandes de volaille poulet de chair et dinde, à 580000 tonnes et la production d’œufs de consommation à 5,8 milliards d’unités en 2020 (chiffres provisoires en attente de finalisation). Rappelons qu’en 2019, la production a atteint 625 000 tonnes de viandes de volaille et 6,1 milliards d’œufs de consommation. Youssef Alaoui, président de la FISA, se désole : «Les effets restrictifs de l’état d’urgence sanitaire sur la fluidité d’écoulement de la volaille, à travers les circuits de distribution habituels (fermeture des souks, hôtels, restaurants, arrêt d’activité des traiteurs….), ont entraîné une baisse de la demande et, partant, une chute des ventes, un effondrement des prix à la ferme et une abondance des stocks de volaille et d’œufs invendus au niveau des fermes». Il s’agit d’une crise jamais vécue par le secteur avicole. Elle est sans commune mesure même avec les crises les plus graves qu’ait connues le secteur. Conséquence : les pertes subies sont estimées à 4 milliards de DH dont la majeure partie est supportée par les éleveurs de volaille et d’œufs. En dépit de ces effets néfastes de la crise sanitaire, le secteur avicole a continué à approvisionner, souvent à perte, le marché national en viandes de poulet et de dinde et en œufs de consommation. D’ailleurs, les coûts de production ont enregistré une hausse de près d’un dirham par kg produit. «Il faut savoir que les matières premières, dont le maïs et le soja essentiellement, ont connu une flambée des prix sur le marché international. Ajouter à cela une consommation accrue de gaz due à la vague de froid qu’a connue notre pays. Malheureusement, les éleveurs se retrouvent une fois de plus à absorber cette hausse au détriment d’une marge qui n’existe plus. Aussi, pouvons-nous clairement dire que l’éleveur “subventionne“ le panier de la ménagère en quelque sorte», ironise M.Alaoui.

En revanche, les prix restent stables. Durant le mois de janvier dernier, les prix de vente départ ferme du poulet de chair ont varié entre 9 et 11 DH/kg vif, soit une moyenne de 10,5 DH/kg. De son côté, le prix moyen pondéré de la dinde est situé à 17,75 DH/kg vif. Quant à l’œuf de consommation, le prix est en moyenne de 0,79 DH/unité départ ferme. Actuellement et compte tenu de l’effondrement du pouvoir d’achat de plusieurs ménages et donc de la baisse de la demande, le secteur enregistre une surproduction dans tous ses segments (poulet de chair, dinde et œufs de consommation). Pour remédier à cette situation et atténuer ses effets, les professionnels mènent des opérations individuelles et volontaires de régulation de leurs productions respectives. Les accouveurs procèdent ainsi à des réformes précoces de leurs lots de reproducteurs afin d’adapter la production de poussins et de dindonneaux aux besoins du marché. D’un autre côté, il est à signaler que «des opérateurs du secteur exportent les produits avicoles, notamment les poussins, les œufs à couver et les œufs de consommation essentiellement vers les pays de l’Afrique de l’Ouest. Ce qui représente un débouché important, mais pas suffisant pour le moment, pour écouler une partie de la production nationale. Il faut souligner que certains opérateurs ont aussi opté pour des implantations directement à l’étranger comme au Mali, en Mauritanie et au Sénégal», annonce notre source. De son côté, la fédération mène des actions en vue de relancer l’activité. Citons parmi elles le partenariat avec le groupe CAM qui s’engage à accompagner le secteur avicole en activant des mesures de soutien spécifiques et un dispositif d’accompagnement personnalisé par opérateur. De plus, «la FISA est en contact permanent avec le ministère de l’agriculture, la CGEM, la COMADER et les administrations concernées pour assurer et maintenir le rythme normal de l’activité du secteur. Enfin, je pense que le contrat programme du secteur lié au plan Génération Green apportera le souffle nécessaire afin de permettre au secteur de se développer de manière harmonieuse», rassure M.Alaoui.

L’effort de modernisation des «Riyachates» se poursuit

Au delà des conséquences lourdes de cette pandémie, le secteur pâtit de l’existence d’un nombre élevé de tueries traditionnelles dites «Riyachates». La FISA milite depuis plusieurs années avec les parties concernées à la modernisation de ce secteur. Un cahier des charges spécifique a même été élaboré par l’ONSSA, après de longues concertations menées par les administrations concernées et la FISA, afin de moderniser et mettre à niveau ces unités en les transformant en abattoirs de proximité ou en points de vente des viandes de volaille. Et pour inciter et favoriser l’implication des propriétaires des «Riyachates» dans cet effort de mise à niveau, la FISA a sollicité et obtenu auprès du ministère de l’industrie une prime non remboursable de 30 000 DH pour chaque «Riyacha» mise à niveau ou transformée en point de vente, au choix du propriétaire. Il est à noter que la mise en œuvre de cette prime a été retardée et reportée au vu du contexte actuel lié à la pandémie.

En revanche, les abattoirs avicoles sont structurés, organisés et modernes. Mais ils travaillent actuellement à 40% de la capacité installée depuis 20 ans. «Notre objectif est donc de booster le développement des activités de ces abattoirs afin qu’ils puissent arriver à 80% d’ici 2030. Le seul moyen d’y arriver c’est de mettre en œuvre les dispositions de la loi obligeant les établissements de restauration collective de s’approvisionner uniquement auprès des abattoirs industriels avicoles», explique le président de la FISA.

Investissement : C’est parti pour le Fonds Mohammed VI

LE CONSEIL DE GOUVERNEMENT VIENT D’ADOPTER UN DÉCRET PORTANT SUR SA MISE EN ŒUVRE

Le conseil de gouvernement, réuni jeudi par visioconférence, a approuvé le projet de décret n° 2.21.67 relatif à la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 76.20 portant création du Fonds Mohammed VI pour l’investissement. En application des directives royales et afin d’activer le Plan de relance économique, ce texte comprend des exigences organisationnelles pour l’application de ladite loi, a indiqué Saaid Amzazi, porte-parole du gouvernement, à l’issue du conseil de gouvernement. Selon la même source, il s’agit de fixer à 15 milliards de DH le capital initial du Fonds et de définir ses statuts, qui comprennent la liste des premiers administrateurs du conseil d’administration. Quelques jours auparavant, le ministre de l’économie et des finances avait souligné dans une déclaration publique que le lancement du Fonds Mohammed VI pour l’investissement n’est plus qu’une question de jours. «La loi relative à la création du Fonds a été publiée au Bulletin officiel. Dans quelques jours nous allons passer le décret qui fixe les statuts pour que ce Fonds soit opérationnel», assure le ministre qui ajoute que «le conseil d’administration de ce Fonds va démarrer bientôt». Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement constitue une étape majeure pour relancer l’économie et soutenir les investissements. Son entrée en activité aura un effet positif sur la reprise de l’investissement en particulier, et celle de l’économie en général.

Le Fonds Mohammed VI pour l’investissement est doté de la personnalité morale (société anonyme). Une enveloppe de 15 milliards de dirhams est allouée par le Budget général de l’Etat. Le capital du Fonds (soit 15 MMDH) est souscrit en totalité par l’Etat au moment de la création et peut être ouvert à d’autres actionnaires à hauteur de 49%. Afin de garantir la continuité du caractère public de ce Fonds, il a été décidé que la part des actionnaires, hors Etat, ne doit pas dépasser 33% du capital.
Le Fonds aura plusieurs missions, dont l’accompagnement et la contribution au financement des grands projets d’investissement aux échelles nationale et territoriale dans le cadre de partenariats avec le secteur privé, ainsi que la participation, via des fonds sectoriels ou thématiques tel qu’énoncé dans l’article 4 de la loi, dans le capital des petites et moyennes entreprises (PME). Il s’agit aussi de participer, d’une manière directe, dans le capital des grandes entreprises publiques et privées évoluant dans des secteurs jugés prioritaires par le Fonds, de fournir des moyens financiers adéquats, de mettre en place des mécanismes de financement structurés et de contribuer à l’élaboration de projets d’investissement et à leur montage financier.

D’où provient l’argent des banques et où va-t-il ?

EN 2020, LES MAROCAINS ONT DÉPOSÉ 48,2 MILLIARDS DE DH DE PLUS DANS LEURS COMPTES, TANDIS QUE LES BANQUES ONT DISTRIBUÉ 46,6 MILLIARDS DE DH DE PLUS POUR LES DIFFÉRENTS SECTEURS DE L’ÉCONOMIE.


LES DÉPÔTS ET LES CRÉDITS SONT EN HAUSSE UNIFORME DE 5,2%.
TOUTEFOIS, LES MAROCAINS SONT DE MOINS EN MOINS ATTIRÉS PAR LES DÉPÔTS À TERME : -13% EN 2020.

En 2020, les Marocains auraient déposé environ 1 000 milliards de DH auprès des banques. C’est près de 82% du PIB (1218 milliards en 2019, en baisse en 2020). Le gros de cette manne, principal coussin des établissements de crédit pour irriguer l’économie de financements, est constitué de dépôts à vue, source non rémunérée pour le secteur bancaire. Selon les dernières statistiques monétaires de BAM datant de fin novembre, ce type de ressources pèse un peu plus de 624 milliards de DH, soit près des deux tiers des dépôts. Les comptes à terme et bons de caisse, que les banques doivent assortir d’un rendement au profit des déposants, ne dépassent pas les 135 milliards de DH, ou moins de 15% du total des dépôts. Le reste étant constitué de comptes d’épargnes et autres dépôts.

Elément nouveau qui mérite de s’y arrêter : les dépôts rémunérés (bloqués par leurs détenteurs sur des maturités précises) se sont inscrits en nette baisse en 2020 ! Les Marocains ont ainsi confié 20 milliards de DH de moins en tant que dépôts à terme pour les 6540 guichets bancaires du pays. Ces ressources sont en décrochage d’environ 13% en 2020. Il faut dire que la tendance a été entamée en 2019, année pendant laquelle les dépôts rémunérés ont dévissé de 5,4%, alors qu’ils étaient en hausse de 6,1% en 2018 et de 7% en 2017. C’est dire que la crise pandémique a eu un effet psychologique déterminant sur les décisions des déposants dont la majorité ont préféré garder les liquidités dans un contexte empreint d’attentisme généralisé et d’un grand manque de visibilité.

Si l’on s’intéresse à l’évolution des dépôts et crédits, force est de constater que les deux ont progressé exactement de la même manière en 2020. Rapportés à leur niveau de 2019, les dépôts et crédits sont en hausse de 5,2%. Ainsi, les Marocains ont déposé 48,2 milliards de DH de plus dans leurs comptes, tandis que les banques ont distribué 46,6 milliards de DH de plus pour les différents secteurs institutionnels.

Par région, la répartition des dépôts et crédits est restée globalement stable sur les dernières années. La région de Casablanca-Settat, avec une part de 29% des guichets, 38% des dépôts et 64% des crédits, continue d’occuper la première position. Elle est suivie par la région de Rabat-Salé-Kénitra qui détient 15% du réseau bancaire, 17% des dépôts et 17% des crédits. En 3e position, se place la région de Fès-Meknès 4% des crédits. De façon générale, il n’y a que Casablanca qui vit au-dessus de ses moyens ! La région Rabat-Salé-Kénitra est exactement à l’équilibre. Tandis que les dix autres régions restantes contribuent plus aux dépôts qu’elles ne consomment de financements. C’est le cas, par ordre d’excédent des dépôts sur les crédits, de l’Oriental, de Tanger Tétouan Al Hoceima, Béni Mellal-Khénifra, et dans une moindre mesure Souss-Massa Draâ et Marrakech-Safi.

Pour donner une idée sur l’ordre de grandeur des dépôts et crédits, en s’arrêtant aux plus grandes localités figurant dans le tableau de la répartition régionale des dépôts et crédits de Bank Al- Maghrib arrêté à fin octobre 2020, la ville de Casablanca fournit, par exemple, 316,4 milliards de DH de dépôts et se voit octroyer environ 585,2 milliards de DH de crédits. Rabat, quant à elle, participe aux dépôts de 97 milliards de DH et bénéficie de 120,3 milliards de crédits. Salé pourvoit 15,6 milliards de DH et se voit octroyer 8,1 milliards de crédits. Pour leur part, les dépôts de la ville de Tanger dépassent 44,4 milliards de DH en face à des crédits d’à peine 22 milliards. Idem pour Marrakech qui contribue aux dépôts nationaux de 41,3 milliards de DH mais ne voit s’octroyer que 28,2 milliards de DH de financements. La capitale de Souss-Massa, Agadir, fournit plus de 27,7 milliards de DH de dépôts et bénéficie de 24,4 milliards de DH de crédits, au moment où les dépôts d’Oujda totalisent 22,5 milliards de DH, tandis que les crédits distribués pour les opérateurs de la ville ne dépassent pas 10 milliards de DH. (voir cartographie).
Cela dit, rapportés au nombre total des comptes bancaires, les dépôts se font de moins en moins importants. Alors que le montant moyen des dépôts ressortait à plus de 56 100 DH en 2010, les comptes n’abritent aujourd’hui que 34 000 en moyenne. Ce montant est obtenu selon nos calculs, en retenant un nombre de comptes de 29,4 millions avec une moyenne de croissance des comptes bancaires au Maroc d’environ 4,5% en 2020 (les ouvertures de comptes ont augmenté d’environ 4 à 5% sur les trois dernières années). A fin 2019, le nombre de comptes bancaires avait enregistré une hausse annuelle de 5% à plus de 28 millions, après 4,7% à fin 2018. S’agissant des comptes ouverts par les banques participatives, leur nombre s’est établi à environ 87 mille, contre 56 mille comptes l’année passée. A ce titre, il semble judicieux de relever que le gap entre rythmes de progression des dépôts et de création des comptes de particuliers, s’explique en partie par l’intégration d’Al Barid Bank dans les données du secteur. L’établissement a en effet amené un grand nombre de comptes relativement faiblement alimentés, du fait du positionnement historique de la Poste en matière de services bancaires, ciblant les bas revenus situés à l’extérieur des grandes villes. Ainsi, entre 2013 et 2014 (année d’intégration des données d’Al Barid Bank), le nombre de comptes au niveau national a bondi de 60%, tandis que leurs dotations a progressé de moins de 15%.

La rémunération des dépôts en baisse !

Les taux créditeurs à fin novembre avoisinent 2,26% pour les comptes et bons de caisse à 6 mois, tandis que les dépôts et bons de caisse à 12 mois sont rémunérés à 2,75%. Force est de relever que les taux «standard» appliqués par les banques sont souvent inférieurs à la moyenne, cette dernière étant tirée vers le haut par l’importance des taux accordés aux grands institutionnels du marché (compagnies d’assurances, caisses de retraites, etc.).

Pour ce qui est des taux débiteurs, la dernière enquête de Bank Al-Maghrib sur les taux débiteurs relatifs au 3e trimestre de 2020 font ressortir une baisse du taux moyen pondéré global de 28 pbs à 4,30%, contre 4,58% au 2e trimestre.Par objet économique, la plus forte baisse de taux a concerné les prêts à la consommation qui ont reculé de 62 pbs à 6,47%. Pour leur part, les taux ont reculé de 44 pbs à 3,97% pour les facilités de trésorerie et de 43 pbs à 4,79% pour les crédits immobiliers. En revanche, les taux ont progressé de 16 pbs à 4,37% pour les crédits à l’équipement. Par secteur institutionnel, les taux appliqués aux crédits aux particuliers ont accusé un repli de 38 pbs à 5,15% et ceux assortissant les concours aux entreprises non financières de 33 pbs à 4,11%. Pour les entreprises non financières privées en particulier, les taux ont baissé de 35 pbs à 4,09% globalement, reflétant principalement un recul de 26 pbs à 3,88% pour les grandes entreprises (GE), et de 74 pbs à 4,44% pour les très petites, petites et moyennes entreprises (TPME).

L’administration Biden s’attaque à l’affaire GameStop

La saga GameStop migre sur le terrain politique à Washington où, au milieu d’appels à mieux encadrer les pratiques boursières, la secrétaire au Trésor Janet Yellen s’est entretenue jeudi avec les gendarmes des marchés.

Aucune mesure n’a été annoncée à la suite de cette réunion virtuelle, mais «les régulateurs estiment que l’infrastructure a été résiliente malgré une forte volatilité et un volume de transactions élevé, et conviennent de l’importance pour la SEC (ndlr: le gendarme boursier américain) de publier une étude circonstanciée des événements», a déclaré le Trésor dans un communiqué transmis jeudi en fin de journée. «En outre, la SEC et la CFTC (ndlr: régulateur des matières premières et agricoles) examinent si les pratiques de trading sont compatibles avec la protection des investisseurs et des marchés équitables et efficaces», précise encore le communiqué.

Cette réunion virtuelle a regroupé autour de la secrétaire au Trésor les responsables des régulateurs boursier et des matières premières et agricoles, ainsi que la Banque centrale américaine (Fed) et son antenne de New York, qui suit de près tout ce qui se passe à Wall Street. Ils «ont discuté du fonctionnement du marché et des pratiques financières récentes sur les marchés des actions, des matières premières et des marchés connexes», a détaillé le Trésor. Janet Yellen «juge impératif de maintenir l’intégrité de ces marchés et d’assurer la protection des investisseurs». «Nous devons vraiment nous assurer que nos marchés financiers fonctionnent correctement et que les investisseurs sont protégés.»

Le vent de panique qui a soufflé à Wall Street la semaine dernière a poussé la ministre de Joe Biden à solliciter cette rencontre, quelques jours seulement après sa prise de fonctions.

«Bien comprendre avant d’agir»

Interrogée sur d’éventuelles sanctions à l’issue de la réunion, Janet Yellen a botté en touche: «Nous avons besoin de bien comprendre ce qui s’est passé avant d’agir, mais nous regardons très attentivement ces événements», avait-elle déclaré jeudi matin sur la chaîne ABC, lors de sa première interview en tant que secrétaire au Trésor.

Des élus ont pourtant, dans une rare alliance entre républicains et démocrates, demandé une révision des réglementations commerciales. Le Trésor, l’équivalent du ministère de l’Économie et des Finances, n’a pas de pouvoirs de régulation des marchés, mais peut influencer les régulateurs.

L’action de la chaîne de magasins de jeux vidéo GameStop avait bondi de 400% la semaine dernière. Derrière cette stupéfiante envolée du titre d’une enseigne pas particulièrement en bonne santé, se cache une armée de boursicoteurs, actifs notamment sur le site communautaire Reddit et adeptes d’applications de courtage comme Robinhood, et qui se sont ligués contre les fonds spéculatifs ayant parié sur un effondrement de GameStop. Mais des professionnels sont aussi entrés dans la mêlée pour profiter des gains.

Déconnexion

Le fonctionnement de la Bourse de New York dans son ensemble avait été perturbé, de même que le cours de matières premières comme l’argent. Cela a de nouveau mis en lumière l’insolente bonne santé de Wall Street, en totale déconnexion avec l’état actuel de l’économie américaine réelle.

Et le rôle de la Fed a été pointé du doigt: pour soutenir le bon fonctionnement des marchés et du crédit et éviter que la consommation ne chute encore plus, la banque centrale a inondé les marchés de liquidités quand l’activité économique a été paralysée en mars dernier par la pandémie de Covid-19.

L’affaire GameStop a aussi braqué les projecteurs sur des pratiques financières comme le «short-selling», qui consiste à parier sur le plongeon d’une action. L’implication de Janet Yellen dans ce dossier a nécessité une autorisation spéciale, rapportent des médias américains.

En effet, avant d’être choisie par Joe Biden pour prendre la tête du Trésor, elle avait été rémunérée à hauteur de 700’000 dollars par la société d’investissement Citadel, l’un des acteurs-clés de l’affaire GameStop, pour des discours prononcés lors de conférences sur l’économie après son départ de la présidence de la Fed en 2018.

Reprise du travail: El Othmani donne le feu vert sans aucune différence entre les zones

Une journée à peine après le regroupement des patients Covid19 dans des structures sanitaires spécialisées à Benguerir et Benslimane, Saâd-Eddine El Othmani a donné son feu vert à la reprise du travail dans plusieurs secteurs. Dans une circulaire adressée aux différents départements ministériels, le Chef du gouvernement affirme qu’il « a été décidé de reprendre les activités relatives à l’industrie, le commerce, l’artisanat, les petits métiers, les professions libérales, et assimilées, les marchés hebdomadaires, le commerce de proximité…tout en gardant les restrictions sanitaires de l’état d’urgence relative à l’interdiction des rassemblements, fêtes, funérailles…etc ». Ce qui est toutefois surprenant dans le message d’El Othmani c’est qu’il ne précise pas la date de son entrée en vigueur, et ne fait aucune différence entre les zones 1 et 2.

La reprise du travail concerne également toutes les administrations, établissements publics, et collectivités territoriales sans exception. Ceci, forcément sous condition du respect des mesures d’hygiène barrières à la propagation du Covid-19. Par ailleurs, tout porte à croire que le processus du déconfinement progressif s’accélère. À ce titre, Abdelouafi Laftit a signalé ce lundi que « des instructions ont été données aux walis et aux gouverneurs pour qu’ils adaptent l’évaluation de la situation sanitaire locale par rapport au dispositif d’allègement du confinement ».

« Nous allons prendre cette mesure en fin de semaine sachant qu’il ne faut pas oublier que le virus vit toujours parmi nous », a indiqué le ministre de l’Intérieur lors de la session des questions orales. Selon le ministre de l’Intérieur, « cette évaluation va permettre aux préfectures inscrites dans la zone 2 d’accéder à la zone 1 dont les mesures de déconfinement sont plus allégées.

BMCI déploie les crédits pour la relance des entreprises

BMCI a lancé, ce lundi 15 juin, les crédits « Damane Relance » et « Relance TPE », deux nouveaux produits de garanties qui donnent accès à des financements bancaires au cours du second semestre 2020 aux entreprises marocaines impactées par la crise née du Covid19. La banque propose ainsi des crédits garantis par la CCG avec un taux d’intérêt exceptionnel de 4% HT, dont le remboursement peut s’étaler sur 7 ans avec un différé pouvant aller jusqu’à 2 ans.

« Damane Relance », réservé aux entreprises marocaines (hors holdings et services financiers), ayant réalisé un chiffre d’affaires supérieur à 10 millions de DH en 2019, est plafonné à 100 millions de dirhams, quel que soit leur secteur d’activité. Ce crédit s’adosse à la garantie de la CCG couvrant 80 à 90 % du montant selon le chiffre d’affaires de l’entreprise.

Pour les TPE, le crédit « Relance TPE », garanti à hauteur de 95%, est destiné à celles réalisant un chiffre d’affaires inférieur à 10 millions de DH. Ce crédit est plafonnée à 1 millions de DH. Ces crédits garantis seront destinés, à au moins 50% de leur montant, au règlement des fournisseurs, afin de favoriser un financement interentreprises.

Relance économique : le patronat et les principaux partenaires du Maroc s’allient

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et le Groupe principal des partenaires (GPP), qui rassemble les directeurs et représentants des principaux partenaires techniques et financiers internationaux présents au Maroc, ont convenu, lundi, d’un nouveau mode opératoire de coopération pour la relance de l’économie nationale, indique l’organisation patronale.

Cette orientation se traduira par « la mise en place de mécanismes d’accompagnement technique pour la réussite de la relance », ainsi que « de solutions de financement destinées aux très petites entreprises (TPE) et petites et moyennes entreprises (PME), en s’appuyant sur des modèles opérés par les institutions internationales dans d’autres pays », souligne la CGEM dans un communiqué, sanctionnant une séance de travail par visioconférence entre les deux parties.

Il a été aussi convenu de développer « un plan d’actions ciblé et concret sur le court et le moyen termes », ajoute la même source, précisant que l’implémentation de cette feuille de route sera assurée par des tasks force conjointes dédiées aux projets d’accompagnement pour la relance économique.

La séance de travail a réuni le président de la CGEM, Chakib Alj, le vice-président général, Mehdi Tazi, et des représentants du GPP, à l’initiative de Leila Farah Mokaddem, co-présidente du Groupe et représentante résidente de la Banque Africaine de Développement (BAD) au Maroc, et Giovanna Barberis, représentante par intérim du bureau des Nations Unies, président permanent du Groupe.

« Elle visait à associer ces institutions à la réflexion sur la relance de l’économie marocaine et à identifier les moyens de renforcer davantage la coopération en faveur du soutien des entreprises, notamment les TPE et PME, particulièrement dans la gestion de la sortie de crise », relève le communiqué, qui fait état de la présence à cette rencontre du président de la commission internationale de la Confédération, Badr Alioua.

L’échange a, d’autre part, porté sur les défis auxquels fait face l’industrie marocaine, notamment les coûts de l’énergie et du transport, l’accompagnement technique et financier des opérateurs économiques, l’intégration de l’informel, les délais de paiement, l’assouplissement du code du travail, la digitalisation, l’innovation, l’intégration africaine du Maroc, entre autres.

Économie solidaire : la précarité hante majorité et opposition

Le sort des catégories en situation de précarité revient en tête de liste des sujets d’interpellation du gouvernement sous la coupole. En effet, une unanimité s’est dégagée parmi les formations parlementaires sur la nécessité de mettre en place une vision claire et réaliste pour le soutien des populations ayant perdu toute source de revenus durant près de 3 mois. La Commission des secteurs sociaux devait tenir, mardi, une audition pour passer en revue les mesures prévues par le gouvernement pour assurer la reprise des activités génératrices de revenus et améliorer les conditions de vie des populations ciblées. Les aides exceptionnelles débloquées en deux étapes ne peuvent, pour leur part, assurer aux catégories précaires une source pérenne de revenus, chose qui pousse actuellement à trouver des moyens de soutenir ces populations.

La carte des besoins

Concernant les préparatifs lancés, il s’agit essentiellement de trouver les moyens de minimiser l’impact de l’arrêt des activités, mais aussi de trouver les canaux via lesquels les personnes impactées et leurs familles pourront bénéficier des mesures de soutien qui leurs sont destinées. Le gouvernement cherche actuellement à mettre en place un dispositif d’information, qui sera un outil de décision pour les agents locaux, dans l’objectif de renforcer l’identification des personnes méritantes au niveau de chaque province sur la base d’une série d’indicateurs prédéfinis. À souligner que la feuille de route du gouvernement se basera sur «le contenu de la loi de Finances rectificative, qui devra favoriser la continuité des projets sociaux, en dépit de la rareté des ressources budgétaires de l’État». En plus de la mise en œuvre du Registre social unifié (RSU), qui devra être érigé en priorité, le rassemblement des informations sur la situation socio-économique des individus et des ménages durant cette année permettra au gouvernement de repérer les plus défavorisés éligibles aux prestations sociales, mais aussi de limiter les fuites et les fraudes, et d’optimiser les délais et les coûts d’opérationnalisation. La consolidation du système national d’information devra passer par la collecte et le traitement des données sur les inégalités, qui sont systématiquement actualisées par les divers intervenants dans le vaste champ de ciblage. Une agence nationale sera créée afin d’intégrer les divers programmes et de toucher toute personne nécessitant une protection.

La consolidation du système national d’information passe d’abord par le changement du mode de mesure des inégalités au Maroc, qui est d’ordre monétaire et issu des deux principales enquêtes du HCP. Les élus proposent ainsi de remplacer ce critère par un autre, plus large, «à partir des données sur les revenus, à l’instar des pays avancés et d’autres économies émergentes». L’adoption de cette approche permettrait de capter la complexité des inégalités et mieux cerner sa dynamique. La production statistique de données devra aider à mesurer l’efficacité des actions déployées sous quelque forme que ce soit. La nouvelle approche devra aussi se baser sur un nouveau système d’évaluation afin de relever les insuffisances impactant les conditions de vie des individus et leur aptitude à assurer leur mobilité sociale.

60% du PIB est encore en confinement

Que représentent réellement les zones 1 et 2, en termes d’indicateurs démographiques et économiques, dans le cadre du plan d’assouplissement du confinement sanitaire mis en place par le Maroc depuis jeudi 11 juin? Le décryptage du Haut-Commissariat au plan (HCP)… 

En vertu d’un plan d’assouplissement du confinement sanitaire mis en place par le Maroc depuis jeudi dernier, les préfectures ou provinces du royaume ont été classées en deux zones selon les critères fixés par les autorités sanitaires. La première est qualifiée de zone verte, avec un large allègement des restrictions sanitaires, alors que la zone 2, dite zone orange, garde encore des limitations contraignantes. Mais que représentent réellement les zones 1 et 2, en termes d’indicateurs démographiques et économiques? Dans une note rendue publique ce 14 juin, intitulée «Indicateurs démographiques et économiques des zones de déconfinement», le Haut-commissariat au plan (HCP) donne les détails de chaque zone en termes de richesses ou encore de taux d’urbanisation. Ainsi, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP), la zone 1 représente pratiquement 60% de la population du pays et compte 56%. Elle affiche une importante composante rurale comparée à la zone 2, puisque le taux d’urbanisation de la zone 1 est de 49,9%, alors que celui de la zone 2 s’élève à 83,3%. Toujours selon la même source, la forte urbanisation de la zone 2 se reflète aussi dans sa densité. Avec 4.278 citadins au km2, la zone 2 est 3,5 fois plus dense que la zone 1. Autres détails de la composition des zones, poursuit le HCP, la zone verte est composée des régions à faible nombre de cas actifs de Covid-19 et correspond à un ensemble de villes de petite taille à l’intérieur du pays ainsi qu’aux régions à dominante rurale. Concernant la zone orange, où subsiste encore un nombre non négligeable de cas actifs, elle est constituée des régions économiques majeures situées pour la plupart sur l’axe Tanger-Casablanca. S’agissant des indicateurs économiques par zone, le HCP indique que la la zone 2 produit près de 60% du PIB national (base 2017) alors qu’elle emploie 40% des actifs occupés, selon les chiffres 2019. Par secteur d’activité, 58% de la population active de la zone 2 sont employés dans les services et 19% dans l’industrie. En revanche, un peu plus du tiers de la population active de la zone 1 est employé dans le secteur agricole.

Les détails des étapes à venir
Pour ce qui est de la levée progressive de ces mesures, de la reprise des activités de tous les secteurs et du retour à la vie normale, l’Exécutif invite à nouveau tous les citoyens à respecter davantage les mesures de confinement et les conditions sanitaires et préventives. Selon le ministre de l’Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi, dans le cadre de l’approche progressive adoptée dans la mise en œuvre de ce plan, les comités de veille et de suivi mis en place au niveau de chaque préfecture et province, placés sous l’autorité des walis et des gouverneurs, procèderont à une évaluation hebdomadaire de la situation épidémiologique locale et à la prise des mesures nécessaires à l’assouplissement des restrictions liées au confinement ou à leur durcissement. Les résultats de cette évaluation permettront de reclasser les préfectures et provinces, soit dans la zone 1 au lieu de la zone 2- et inversement- mais aussi de favoriser un plus grand assouplissement des mesures de confinement sanitaire et, du coup, la levée des restrictions sur bon nombre de services et d’activités. «Une telle démarche nous permettra de passer à la deuxième phase marquée par l’ouverture du tourisme intérieur, l’autorisation de certains rassemblements avec un nombre de personnes limité, la reprise sous conditions d’activités culturelles et sportives et l’autorisation des déplacements inter-régions et inter-villes entre autres», a-t-il précisé. Le ministre a en outre abordé les mesures adoptées dans les deux zones d’assouplissement, rappelant que pour la zone 1, il est permis aux citoyens qui y résident, dès jeudi 11 juin, de sortir sans avoir besoin d’une autorisation exceptionnelle de déplacement à l’intérieur du périmètre territorial de la préfecture ou de la province, et de circuler à l’intérieur de la région de résidence classée dans la zone 1 sans obligation d’avoir des autorisations à cet effet. Il a noté que ces citoyens doivent seulement présenter la carte d’identité électronique et pourront accéder aux salons de coiffure et d’esthétique, lesquels sont tenus d’exploiter 50% de leur capacité d’accueil. Les citoyens résidant dans la zone 1 sont aussi autorisés à accéder aux espaces publics en plein air (parcs, jardins, lieux publics, jogging, footing, etc.) et à reprendre l’activité sportive à titre individuel en plein air (bicyclette, skate, roller, etc.).

Commande publique : Comme un air d’austérité

Les activités dépendantes des appels d’offres (A.O) ont pris un sérieux coup pendant cette crise. Cette situation s’illustre clairement à travers les tendances générales de publications des A.O analysées récemment par SODIPRESS.com (portail web spécialisé dans la publication des appels d’offres publics et privés) et W-ADVISER (cabinet d’études marketing) qui met en exergue le recul du nombre des publication des appels d’offres depuis le début de la crise, à savoir mi-mars dernier. Cette analyse qui couvre la période du 15 février au 15 mai 2020 relève qu’à partir du 15 avril 2020, l’écart entre le nombre de publications en 2020 comparativement à la même période en 2019 se resserre. En même temps, le poids des A.O émis par le secteur public est resté stable sur toute la période à plus de 95%.

Une reprise timide au niveau des régions

Par région, la reprise s’annonce timide au niveau de l’ensemble du territoire marocain, à l’exception de la région du Sud qui semble avoir retrouvé son niveau pré-Covid. Ainsi, les régions du Sud ont renoué avec les publications pré-crise sanitaire : Souss-Massa, Drâa-Tafilalet, Laâyoune-Sakia El Hamra, Gelmim-Oued Noun et Dakhla-Oued Eddahab. Parallèlement, les autres régions dénombrent entre 60 et 75% de leurs publications mensuelles pour cette période de l’année. Ce qui laisse prévoir une reprise totale pour juin 2020.

Le BTP fortement impacté

Par secteur, l’impact sectoriel des appels d’offres est également significatif, notamment dans le BTP, Etudes & Conseil qui enregistrent respectivement 38% et 32%, soit les plus fortes chutes pendant la période du 15 février 2020 au 15 mai 2020 comparé à la même période de l’année 2019. Cette crise touche également les secteurs «Informatique, Télécommunications, Electrique et Electronique et Bureautique» et «Agriculture» qui affichent respectivement -27% et -23%. Pour les experts la tendance actuelle laisse présager une stabilisation des reports dès le mois de juin. Dans cette perspective, les prémices de la reprise se confortent sur les 30 derniers jours pour les 4 secteurs les plus touchés. Pour les experts, la reprise semble se confirmer sur les 4 dernières semaines, avec des disparités entre les secteurs. Il faudra donc attendre la fin des 2 semaines allant du 1er au 15 juin 2020 pour une confirmation finale.

Un levier dominant pour la reprise

«A la veille du déconfinement, les espoirs se tournent vers la commande publique, perçue comme un levier de croissance incontournable pour limiter l’impact de la crise sanitaire Covid-19 et relancer notre économie», indiquent les auteurs de cette analyse précisant qu’aujourd’hui plus que jamais certains sujets sont devenus prioritaires et interpellent les différentes parties prenantes (préférence nationale Vs valeur ajoutée nationale, amélioration des délais de paiement, digitalisation des processus, accès de la PME à la commande publique, partenariat public privé). A court terme, les entrepreneurs vont commencer a consulter les appels d’offres. Pour les experts, une augmentation significative du nombre des appels d’offres et/ou un traitement massif des paiements des fournisseurs en ligne avec les directives du gouvernement seront perçus comme un signal fort. Pour conclure, cette analyse prône l’accélération de la réforme de la commande publique, dans toutes ses dimensions qui pourrait de ce fait reformuler qualitativement l’essor de l’économie nationale de l’après-crise.

Base de données et méthodologie 

Pour mener cette étude, SODIPRESS.com et W-ADVISER se sont associés afin de décrypter les tendances générales de publications des appels d’offres en situation de crise et anticiper l’évolution qui devrait marquer l’après-confinement en phase de retour à la vie normale en la matière.

Partant de là, W-ADVISER, en étroite collaboration avec SODIPRESS, a défini le périmètre d’analyse pour l’exploitation des données dont dispose SODIPRESS.COM en vue de répondre à la problématique «Quel a été l’impact de la crise sanitaire Covid-19 sur les publications des appels d’offres ?».

Dans la pratique, il a été procédé à une évaluation fondée sur un benchmarking des données à disposition sur une période de 12 mois, appuyé par un comparatif interactif des résultats hebdomadaires de SODIPRESS.com et d’autres sources, ce qui a permis de croiser les données recueillies par secteur et par région. L’étude prend comme spectre d’analyse la période allant du 15 février au 31 mai.

Le paiement mobile sans contact arrive au Maroc

Poser son téléphone et c’est payé. Cette possibilité est désormais introduite au Maroc par le CMI (Centre monétique interbancaire). Selon les responsables, il est désormais possible d’effectuer des transactions par m-wallet mobiles en NFC sans contact, ce qui représente une première au Maroc. Cette nouveauté a été rendue possible grâce à une nouvelle génération de terminaux déployés par le CMI. «Pour permettre aux commerçants d’accepter tous les instruments de paiements digitaux en circulation et privilégier le mode de paiement sans contact, le Centre Monétique Interbancaire (CMI) a déployé une infrastructure globale de paiements mobiles sans contact auprès de la grande distribution et des commerces de proximité», apprend-on auprès des responsables.

Et d’ajouter : «Désormais, l’organisme met à la disposition de la grande distribution, des fast-foods et des stations-service de nouveaux terminaux de paiement dernière génération acceptant les paiements mobiles interopérables. Destinés à tous les utilisateurs de m-wallet, ils permettent l’affichage électronique d’un QR code identifiant le commerçant et la transaction». Concrètement, le détenteur du smartphone sur lequel est installée l’application m-wallet n’a plus qu’à scanner ce code pour effectuer son paiement.

Ces terminaux acceptent également les paiements par m-wallet mobiles en NFC sans contact, une première au Maroc. «Les porteurs de m-wallet de tous les établissements de paiement et des banques disposent aujourd’hui d’une infrastructure qui permet l’amorçage d’un véritable écosystème de paiement mobile, brique nécessaire pour une plus grande digitalisation des actes de paiements au quotidien et une plus grande inclusion financière.

Ce dispositif permet également d’offrir une expérience de paiement fluide qui respecte les gestes barrières», déclare Mikael Naciri, directeur général du CMI. Pour rappel, le CMI avait innové en novembre 2019, en rendant l’application de paiement Alipay disponible à travers le Royaume à destination des touristes chinois. Cette expérience réussie et prometteuse confirme l’avancée technologique du CMI et sa maîtrise de la chaîne des paiements digitaux.

Maroc : un autre établissement public mis en liquidation depuis le début de la crise du Covid-19

Après plusieurs décennies de laisser-aller à l’issue desquelles le nombre des entreprises publiques en instance de liquidation s’est allongé interminablement, l’Etat marocain semble décidé à prendre les choses en main. Une action d’autant plus louable, qu’elle intervient par ces temps de crise économique inédite où la mortalité des entreprises risque justement de s’envoler !

Plan de sauvetage de l’industrie automobile française enfin dévoilé : un grand soulagement pour le Maroc

Le Président français, Emmanuel Macron, vient de donner les grandes lignes du Plan de sauvetage de l’industrie automobile française doté d’une enveloppe de 8 milliards d’euros (près de 88 milliards de DH). Comme nous l’avions annoncé, les usines marocaines des constructeurs français, Renault et de PSA, ne seront pas concernées par les mouvements de relocalisation vers l’Hexagone.   

Alors que la polémique battait son plein quant aux concessions que devra consentir le groupe Renault pour obtenir une aide publique de la part de l’Etat français, nous avons expliqué sur challenge.ma (Relocalisation potentielle de Renault en France : pourquoi le Maroc est à l’abri) pourquoi le Maroc devrait être épargné par les mouvements de relocalisation vers l’Hexagone qui s’annoncent à l’horizon de ce constructeur automobile.  A peine quelques jours après, le président français vient de confirmer notre analyse basée sur la spécialisation du dispositif industriel du groupe Renault à travers le monde et des contraintes qu’elle impose. En effet, dans une allocution devant un parterre d’ouvriers et de managers de l’équipementier Leoni (lui aussi présent au Maroc où il emploie plus de 20.000 salariés), Emmanuel Macron a donné les grandes lignes du Plan de sauvetage de l’industrie automobile française doté d’une enveloppe de 8 milliards d’euros (près de 88 milliards de dirhams). Au-delà des mesures de soutien immédiat pour l’écoulement des stocks accumulés (notamment en augmentant les primes à la casse et à la transition vers les modèles moins polluants), ce Plan vise, désormais, à positionner la France comme « la plus grande nation productrice de véhicules propres d’Europe ». Ce qui veut dire, en termes plus concrets, que le cheval de bataille de l’objectif de « souveraineté industrielle » se fera essentiellement sur le créneau de la voiture électrique.  Les usines marocaines de Renault et de PSA, qui fabriquent essentiellement de petites voitures thermiques, seront donc épargnées contrairement à plusieurs équipementiers asiatiques qui fournissent les deux constructeurs français en batteries et diverses composantes pour les modèles électriques et hybrides. Ces derniers feront donc les frais de la décision de rapatrier en France l’ensemble de la « filière verte » de la production des véhicules portant la marque au losange et celles du groupe PSA. Un grand soulagement donc du côté de l’écosystème automobile marocain qui devra, tout de même,  ne pas rater le virage de l’automobile verte que la crise de la Covid-19 vient accélérer au niveau mondial.

La CCG déploie les mécanismes de garantie en faveur des entreprises

La Caisse Centrale de Garantie (CCG) déploie, à partir du lundi 15 juin 2020, deux nouveaux mécanismes de garantie, dans le cadre de la mise en oeuvre des mesures décidées par le Comité de veille économique (CVE) visant l’atténuation des effets de la crise induite par le Covid-19 et ses impacts sur les entreprises.

Atténuation qui passe, notamment, par la garantie accordée aux banques qui ont été amenées à octroyer des crédits aux entreprises en difficulté. Banques qui devaient, par ailleurs, faciliter les modalités de remboursement aux entreprises et aux particuliers via différentes mesures, notamment le report des échéances de crédits bancaires et de leasing jusqu’à fin juin 2020, sans oublier la suspension du paiement des charges sociales.

Cette garantie, rendue effective depuis le lundi 15 juin 2020, couvre aussi bien les mécanismes Relance TPE que Damane Relance, indique la CCG dans un communiqué, notant que ce dispositif a pour objectif de relancer l’activité des entreprises à travers la garantie des crédits destinés à financer leurs besoins en fonds de roulement, remboursables sur une durée de 7 ans, avec 2 ans de différé. Ainsi, le produit Relance TPE est conçu en faveur des très petites entreprises (TPE), y compris les commerçants, artisans, coopératives et professions libérales, relève la même source, précisant qu’il est destiné à garantir, à hauteur de 95%, les prêts des entreprises réalisant un chiffre d’affaires ne dépassant pas 10 millions de dirhams (MDH). Sans sûretés exigées, cette ligne de financement est plafonnée à 10% du chiffre d’affaires avec un minimum de 10.000 dirhams.

Financer les fonds de roulement

Pour sa part, le produit Damane Relance sera déployé en faveur des petites, moyennes et grandes entreprises réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 10 MDH, fait savoir le communiqué, ajoutant que le montant du crédit garanti est fixé à 1,5 mois de chiffre d’affaires pour les entreprises du secteur industriel, et à 1 mois de chiffre d’affaires pour les entreprises relevant des autres secteurs.

La quotité de garantie de ce nouveau mécanisme varie de 80 à 90%, précise l’organisme que dirige l’infatigable Hicham Zanati Serghini, notant que les crédits garantis doivent être destinés, à au moins 50% de leur montant, au règlement des fournisseurs, favorisant ainsi un financement interentreprises. Et de signaler que chaque entreprise ne peut bénéficier des mécanismes de garantie exceptionnelle Relance TPE ou Damane Relance qu’une seule fois. Dont acte!

LE SOLDE BUDGÉTAIRE POURRA-T-IL SORTIR DE LA ZONE ROUGE?

Hors Fonds Covid-19, le déficit explose à 43,6 milliards de dirhams. La seule bouée de sauvetage sera-t-elle, alors, la reprise de l’activité économique ?

La crise économique et sanitaire liée à la propagation du Coronavirus sera très coûteuse non seulement pour le secteur privé mais aussi pour l’Etat, dont le budget a du mal à équilibrer ses comptes. En effet, selon la dernière situation provisoire des charges et des ressources du Trésor, les recettes ordinaires ont baissé à fin mai 2020 de 9,4 milliards de dirhams, soit moins 10%, alors que les dépenses ordinaires ont augmenté de 9,8 milliards de dirhams, soit 10% de plus. Résultat: un solde ordinaire qui vire au rouge, passant de plus 2 milliards de dirhams à moins 17 milliards de dirhams. Compte tenu d’un solde des comptes spéciaux du Trésor (CST) en hausse à 18,5 milliards de dirhams, en raison de l’excédent du Fonds Covid-19 (18,1 milliards de dirhams), le déficit budgétaire ressort à 25,5 milliards de dirhams, en hausse de 31%, ou de 6 milliards de dirhams.

Baisse généralisée

Hors Fonds Covid-19, le déficit explose à 43,6 milliards de dirhams, ou plus de 24 milliards de dirhams, soit une hausse de 124%. La crise et le confinement ont, ainsi, porté un coup dur aux finances de l’Etat à fin mai 2020. Avec des recettes d’impôts qui ont chuté et des charges, notamment de fonctionnement, qui n’ont fait qu’augmenter, le déficit budgétaire ne pouvait que s’aggraver. Ceci à un moment où l’investissement budgétaire n’a fait que reculer: moins de 11%, soit l’équivalent de 3,4 milliards de dirhams. Le département de Mohamed Benchaâboun explique ce recul par principalement les transferts en raison de la limitation des autorisations d’engagements en anticipation de la loi de finances rectificative de 2020. En effet, côté recettes fiscales, la baisse est de l’ordre de 8,9 milliards de dirhams.

La baisse a touché tous les impôts. La taxe sur la valeur ajoutée (TVA) en tête, avec une baisse de 2,5 milliards de dirhams, suivie de l’impôt sur le revenus (IR), de 2 milliards de dirhams, de la taxe intérieure de consommation (TIC), d’un montant équivalent. Les droits d’enregistrement et de timbre ne sont pas en reste, avec une baisse de 1,4 milliard de dirhams. Même l’impôt sur les sociétés (IS), payé sur la base des résultats 2019, a connu une légère baisse de 682 millions de dirhams.

Baisse du niveau d’activité, report des échéances fiscales, chute de la consommation, recul des transactions immobilières…, plusieurs facteurs expliquent ce résultat. En face, les dépenses ordinaires ont augmenté de 10%, ou 9,8 milliards de dirhams, exclusivement en raison de la hausse de la masse salariale (+5,4 milliards de dirhams) et des dépenses en biens et services (+4,5 milliards de dirhams). Avec la fin du report de certaines recettes et, surtout avec la fin du confinement et la reprise de l’activité économique, les recettes de l’Etat ne peuvent que reprendre leur souffle. Le déficit du budget pourra alors sortir de la zone rouge. Du moins l’espère-t-on.

Investissement : Quel poids dans la relance économique ?

  • Sur fond de tassement des ide, l’investissement domestique est plus que jamais appelé à jouer un rôle de catalyseur de la croissance.
  • La cgem estime à environ 200 milliards de dh l’effort d’investissement et de dépense publique dans la phase de relance.
  • Le public et le privé appelés à repenser leur manière de procéder et œuvrer dans un partenariat empreint de confiance mutuelle et de volonté, pour des investissements plus efficients et moins rentiers.

Composante essentielle de la création de richesse et de l’emploi, l’investissement est appelé à jouer un rôle de catalyseur pour la phase de relance économique. Ce rôle prend encore plus de poids sur fond de tassement prévu de l’investissement direct étranger qui a déjà commencé à renvoyer des signes d’étiolement sur les quatre premiers mois de l’année (voir encadré). «Il ne faut pas trop parier sur les IDE, étant donné que les investisseurs à l’échelle internationale ne disposent pas de visibilité et que les facteurs d’attrait de l’investissement étranger de la phase post-pandémie ne sont pas encore connus», explique Mehdi El Fakir, économiste et expert en finances. Selon lui, une grande partie de l’investissement (qui a contribué à 32,2% au PIB de 2019 selon les données du HCP dévoilées le 8 juin 2020) doit être assurée par le public et le privé selon une vision harmonieuse et empreinte de confiance des deux côtés. En 2019, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation des stocks) a enregistré un net ralentissement de sa croissance, passant de 5,8% en 2018 à 0,1% en 2019. La demande intérieure, principal moteur de la croissance, a progressé de 1,8% au lieu de 4% à cause du tassement de la consommation et de l’investissement. Pour remonter la pente dans ce contexte de crise particulièrement délicat, «il doit y avoir une volonté réelle du public et des opérateurs privés pour réaliser des investissements créateurs de valeur ajoutée en s’éloignant de la logique de rente qui a prévalu dans plusieurs secteurs et qui a impacté négativement la croissance et la distribution de la richesse au Maroc», relève M.Fakir. Ce dernier estime que l’investissement doit être toujours abordé sous l’angle qualitatif et non quantitatif. Beaucoup de projets voient le jour chaque année, mais leur impact sur la création de valeur est très limité. D’où la problématique de l’efficience des investissements au Maroc, sachant que le pays a un taux d’investissement parmi les plus élevés à l’échelle mondiale. «A trop être préoccupé par les exonérations d’impôts, les abattements, les baisses des prix du foncier et les avantages de tous genres, on retombe dans des situations de rente masquée», alerte M.El Fakir.

Interpellé par La Vie éco sur le poids que représentera l’effort d’investissement dans la phase de relance de l’économie, Mehdi Tazi, vice-président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) confie que l’estimation de l’enveloppe totale de la relance tourne autour de 400 milliards de DH, dont environ 200 milliards de DH d’investissements et de dépense publique. Le reste devrait être constitué de quelque 100 milliards de DH de remboursements de droits dus aux opérateurs privés et environ 100 milliards de DH de crédits de fonctionnement selon le mécanisme de garantie étatique prévu par le ministère de l’économie et des finances. Chakib Alj, président de la Confédération patronale, estime que l’investissement, notamment à travers la commande publique, est appelé à se massifier. «Dans la phase de relance, nous voulons compter sur des niveaux forts de l’investissement, sachant que nous n’avons pas beaucoup de leviers pour contrôler ce niveau», explique le président de la CGEM. A travers ce volontarisme public, l’économie peut rattraper les pertes enregistrées sur le marché local. A en croire la dernière note de conjoncture de la Direction du Trésor et des Finances extérieures, les émissions au titre des dépenses d’investissement se sont établies à 24,6 milliards de DH à fin avril 2020, en légère baisse de 667 MDH ou 2,6% par rapport au niveau enregistré il y a un an. Comparées aux prévisions de la Loi de finances 2020, les émissions ont atteint 34,9%, soit un rythme moins prononcé que les 43,8% réalisés à fin avril 2019. Sachant que la consommation finale des administrations publiques a affiché une hausse de 4,7% en 2019 avec une contribution à la croissance de 0,9 point, tandis que le rythme d’évolution de l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation des stocks) a chuté de 5,8% en 2018 à 0,1% en 2019.

A ce titre, le plan de relance de la CGEM comprend parmi ses mesures transverses phares le maintien et la relance volontariste de l’investissement public, notamment en liant le subventionnement à l’intégration locale (d’après les cas des fédérations sectorielles FIMME, FENELEC, FE, FCS, GIMAS, FMC, FNBTP, FA,..). Le plan de relance propose également la promotion de l’investissement répondant aux mutations sectorielles (nouveaux secteurs porteurs, nouveaux modes de consommation..etc.) ; le maintien des investissements publics dans les territoires ; et la priorisation des investissements dans un second temps, selon leur mobilisation de devises.

Selon M.El Fakir, pour que l’investissement participe durablement à la création d’emplois et de richesses de manière durable dans la relance, il faudra penser à de nouveaux schémas, notamment les partenariats public-privé. A cet égard, le plan de la CGEM propose l’accélération des PPP dans la santé, l’éducation et l’eau, le lancement de plateformes «market-place» de marchés publics fluidifiées et enfin le lancement d’appels à projets transparents et accessibles.

L'economiste

Réserves internationales : Hausse de 6,9% au début janvier

Les réserves internationales restent toujours en hausse. Elles ont atteint, au 3 janvier dernier, 245,5 milliards de DH, enregistrant une progression de 6,9% en glissement annuel. A noter que sur le dirham s’est apprécié de 0,41% face à l’euro et s’est déprécié de 0,21% vis-à-vis du dollar durant la période allant du 2 au 8 janvier, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Cash non déclaré: Le dispositif opérationnel

  • Le mode opératoire fixé par l’administration fiscale
  • La mesure cible également les personnes qui s’identifient pour la première fois
  • Dernier délai pour souscrire à la contribution libératoire : le 30 juin prochain

Le mode opératoire de l’amnistie sur les avoirs liquides vient d’être codifié par la Direction générale des impôts. Les formulaires sont prêts. La mesure qualifiée de «régularisation fiscale volontaire» est prévue par la loi de finances 2020. Elle cible les personnes physiques ayant des avoirs liquides thésaurisés à l’abri de l’économie formelle.

Au départ, il était question uniquement des avoirs liquides détenus chez soi sous forme de billet de banque. Un amendement proposé par la CGEM a été introduit, pour intégrer également les fonds déjà versés sur des comptes bancaires, mais non déclarés au fisc.

Sur le plan opératoire, les banques sont tenues d’accepter l’argent en liquide quelle que soit la somme  (ce qui renforce le soupçon de blanchiment d’argent) et de prélever le montant de la contribution libératoire de 5% qui sera reversé au Trésor le mois suivant la date de la déclaration. La note interne de la DGI précise que les clients multi-bancarisés peuvent s’adresser à plusieurs guichets pour régulariser leurs avoirs.

Sans titre

A l’image de la contribution libératoire sur les actifs détenus à l’étranger, la dimension confidentielle a été introduite dans l’amnistie sur les avoirs liquides. Les banques mentionneront certes les éléments d’identification des personnes ayant souscrit à la mesure en même temps que le montant des sommes déclarées, mais les bordereaux transmis (lors du reversement de la contribution au Trésor via internet) à la DGI ne comporteront pas ces éléments d’identification du contribuable. Seul le montant sera transmis au fisc. Sur le plan de la loi, rien n’interdit à l’administration fiscale de s’enquérir au sujet des comptes bancaires des contribuables.

Les établissements bancaires qui ne se plieront pas à ces dispositions en matière de reversement des contributions libératoires s’exposent aux pénalités prévues par le CGI.

Pour attirer les personnes en infraction, il leur est permis d’effectuer toutes sortes de dépenses mentionnées dans l’article 29 du code général des impôts (achat de véhicule, loyers, remboursement d’une dette, acquisition d’un bien immeuble, entretien de la résidence principale et secondaire…) sans risque de redressement.

L’on sait que ces dépenses peuvent souvent déclencher un contrôle fiscal au titre de l’examen de l’ensemble de la situation fiscale des contribuables. En cas de contrôle fiscal, la personne concernée bénéficie de l’exonération du paiement de l’IR et de toutes les pénalités s’y rattachant. Les personnes qui font la sourde oreille demeurent bien entendu soumises aux règles du droit commun.

La mesure cible également les contribuables qui s’identifient pour la première fois auprès de l’administration fiscale en s’inscrivant à la taxe professionnelle à partir du 1er janvier 2020.

Les personnes concernées ont jusqu’au 30 juin prochain pour souscrire à la contribution libératoire. Le délai pourrait être prorogé de deux mois, renouvelables une fois. Ce qui renvoie au mois de septembre. Tout dépendra du rythme des régularisations et de la demande.

Implications fiscales

Certains professionnels avaient attiré l’attention du législateur au sujet des implications fiscales de la régularisation des avoirs liquides. En effet, une personne qui décide, par exemple, de déclarer des fonds importants et de réintégrer l’économie formelle, peut toujours être interrogée sur l’écart entre les montants régularisés et les revenus portés sur la déclaration annuelle d’impôt. La DGI se veut rassurante via un exemple : une personne dépose sur un compte bancaire une somme de 850.000 DH non déclarée avant le 1er janvier 2020. La même personne déclare un revenu annuel de 400.000 DH. Si, en 2021, elle fait l’objet d’un examen d’ensemble de la situation fiscale sur l’exercice 2020 et que cette vérification débouche sur une somme totale de 850.000 DH, elle ne sera pas inquiétée sur l’écart de 450.000 DH. Le différentiel sera traité comme ressources disponibles justifiant le financement de cet écart. Le contribuable ne subira donc aucune régularisation au titre de l’examen d’ensemble de la situation fiscale étant donné qu’il a souscrit à la contribution libératoire.

Finances

Spoliation foncière : Les biens non immatriculés, cible des escros

Les victimes éprouvent des difficultés pour se faire indemnisés rapidement, malgré les mesures prises.

La bataille n’est pas uniquement judiciaire ou réglementaire, mais elle concerne également la sensibilisation.

La spoliation immobilière a défrayé la chronique ces derniers temps. Le nombre de cas portés devant la justice n’a cessé d’augmenter. Au point qu’il a interpellé les plus hautes sphères de l’Etat. Le Roi Mohammed VI a évoqué cette question lors de ses précédents discours, insistant sur la nécessité de lutter avec fermeté contre ce phénomène, et invitant les différents pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) à redoubler d’effort pour réussir cette mission.

Depuis cette date, de nouvelles mesures d’ordre législatif et réglementaire plus musclées ont vu le jour. La dernière en date est le projet de loi 32.18 modifiant et complétant la loi 22.01 relative à la procédure pénale adoptée au parlement en mai dernier.

Pour sa part, la Conservation foncière a mis en oeuvre au profit des propriétaires une panoplie de dispositions pour s’enquérir systématiquement de tout changement concernant leurs titres fonciers. Le digital est appelé à la rescousse et des applications ont été conçues spécialement à cet effet.

L’Association droit et justice au Maroc (ADJM), qui regroupe des centaines de victimes essentiellement des Marocains résident à l’étranger (MRE) sans compter des juristes et autres militants de la société civile, reconnaît que beaucoup de choses ont été faites mais cela reste insuffisant pour barrer la route définitivement aux malfaiteurs.

«Le risque zéro n’existe pas mais il faut le réduire au maximum. D’abord, il faut sanctionner sévèrement les personnes incriminées dans les affaires de spoliation et surtout dédommager le plus rapidement possible les victimes dont certains sont lourdement touchés et n’arrivent pas encore à surmonter le choc subi», souligne Moussa Elkhal, membre de l’ADJM.

Toutefois, l’association constate que les mesures préventives ont montré leur pertinence pour les biens titrés mais s’interroge sur la protection des propriétés non titrés.

«Les pratiques de spoliation ne sont pas les mêmes pour un bien immatriculé comparativement avec un autre non titré. C’est plus facile lorsque la propriété est sous le régime foncier traditionnel. Ce système présente une série d’inconvénients comme l’absence de publicité des droits prétendus. Le régime implique le plus souvent une méconnaissance par les tiers notamment les ayants droit de la propriété concernée, son emplacement, sa superficie, son bornage ainsi que la nature et l’étendue des droits qui s’y exercent et de leur véritable détenteur», explique Maître Jad Aboulachbal, notaire à Casablanca.

Généralement, les spoliateurs agissent en bandes organisées. Parmi les personnes impliquées, figurent le plus souvent des notaires, des avocats, des agents immobiliers et autres intermédiaires. C’est-à-dire des personnes qui maîtrisent parfaitement le droit foncier et les rouages des administrations concernées.

Le mode opératoire le plus usité consiste à déployer de faux testaments ou procurations ou carrément opter pour une usurpation d’identité surtout pour les personnes étrangères ayant des biens au Maroc.

«Pour un bien non titré, on s’appuie sur de faux témoignages afin de justifier une durée de possession paisible et publique qui fera jouer la prescription acquisitive au profit du spoliateur», explique Aboulachbal.

Il faut noter que le taux d’immatriculation à la conservation foncière reste encore relativement faible. Il ne dépasse pas les 35% des propriétés recensées sur tout le territoire national. C’est ce qui explique la méfiance des acquéreurs des biens non titrés. D’où la nécessité d’investir de nouvelles pistes pour protéger les propriétés, surtout celles non immatriculées

Renouvellement des taxis : Pourquoi le programme n’accroche pas

Depuis son lancement il y a 6 ans, le programme de renouvellement des taxis est loin d’avoir atteint ses objectifs.

La problématique des agréments et les retards de traitement des dossiers sont les principaux écueils pointés du doigt par les professionnels.

Depuis son premier lancement en 2014, le plan national pour le renouvellement du parc des taxis n’a pas connu un franc succès. A l’époque, le gouvernement Benkirane promettait grâce à ce plan un renouvellement total, rapide et définitif, du parc automobile des petits et grands taxis. L’objectif premier du Plan était l’élimination de la circulation des antiques «Mercedes 240», le modèle de voiture le plus prisé et utilisé par les propriétaires des grands taxis.

Force est de constater que ledit programme est loin de ses objectifs. Noureddine Boutayeb, ministre délégué à l’Intérieur, qui répondait récemment à une question orale au Parlement sur le sujet, a affirmé que l’ambitieux plan de renouvellement du parc des taxis au Maroc n’a atteint que 54 % de ses objectifs, après son adoption il y a déjà sept ans.

D’après le responsable gouvernemen-tal, seulement 41.000 véhicules ont été renouvelés dans le cadre de cette stra-tégie. Parmi eux, 25.000 grands taxis et 16.000 petits taxis. L’Exécutif a donc décidé d’étendre le programme jusqu’au 31 décembre 2021, pour une enveloppe budgétaire de 2 milliards de DH, d’autant que selon Boutayeb, 5.000 dossiers de renouvellement sont sur la table. Rappelons que la valeur de la subvention pour le renouvellement du parc de taxis est de 80.000 dirhams pour chaque grand taxi retiré définitivement de la circulation, et est de 30% du prix du véhicule neuf pour les petits taxis, à condition que la valeur totale ne dépasse pas les 35.000 dirhams.

Des blocages persistants

Malgré ces incitations financières, un grand nombre de professionnels du sec-teur n’a pas encore adhéré à cette opéra-tion à cause de nombreux blocages. C’est le cas de Mohamed Harak, secrétaire général du syndicat des chauffeurs des taxis, contacté à ce sujet. Ce dernier déplore de «grands retards dans le trai-tement des demandes de subvention, les professionnels du secteur ont déjà déposé leurs dossiers depuis le lancement du plan et attendent toujours que la subvention fixée à 80.000 DH leur soit octroyée».

Le responsable syndical a également pointé du doigt certains problèmes persis-tants dans le secteur. «Le plus courant est celui des contrats entre les professionnels et les propriétaires des agréments dont la plupart sont «coutumiers» et n’ont aucune valeur juridique, ce qui cause un retard ou un refus pour accorder les subventions au niveau des wilayas», affirme-t-il. Enfin, si 41.000 véhicules ont été renou-velés dont 25.000 «grands taxis» inte-rurbains et 16.000 «petits taxis» cita-dins, grâce à des mesures incitatives financières ayant mobilisé 4 milliards de dirhams du budget de l’Etat, les résul-tats n’ont touché majoritairement que les véhicules de plus de 30 ans d’âge, notam-ment les fameuses Mercedes 240, dont beaucoup sont toujours en circulation. D’après Mohamed Harak, «les accords pour les subventions doivent être accélé-rées, car certains véhicules et principale-ment la fameuse 240 sont dans un état de dégradation avancé et que les clients refusent d’utiliser».

Soulignons enfin que le programme national de renouvellement des taxis vise également l’amélioration des conditions de travail et les revenus des professionnels, la réduction de la consommation de carburant ainsi que les autres coûts d’exploitation, l’amélioration de la qualité des services, la réduction des impacts environnementaux négatifs causés par les véhicules anciens et l’amélioration de la sécurité routière. Pour atteindre ces objectifs très ambitieux, le gouvernement a donc décidé de prolonger, une fois de plus, le programme afin, dit-il, de permettre l’achèvement du renouvellement du parc «durant les années à venir».

le desk

Le Maroc vise 42% de renouvelables dans son mix énergétique dès 2021

La stratégie énergétique nationale vise à satisfaire les besoins nationaux et honorer les engagements internationaux pris dans le cadre de lutte contre les changements climatiques et garantir la sécurité énergétique du Maroc, a déclaré Aziz Rabbah, ministre de l’énergie en marge de la 10è assemblée générale de l’IRENA à Abu Dhabi

Le ministre de l’énergie, des Mines et de l’Environnement, Aziz Rabbah a souligné, dimanche à Abou Dhabi, que le Maroc ambitionne de porter à 42 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national à l’horizon 2021.

Dans des déclarations à la presse en marge des travaux de la 10è assemblée générale de l’Agence Internationale des Energies Renouvelables (IRENA), le ministre a souligné que le Royaume a amorcé des investissements colossaux dans le secteur de l’énergie en vue de porter à 42 % la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique national d’ici 2021.

Et d’ajouter que la stratégie énergétique nationale, lancée par le Roi Mohammed VI, vise à satisfaire les besoins nationaux et honorer les engagements internationaux pris dans le cadre de lutte contre les changements climatiques et garantir la sécurité énergétique du Maroc.

Il a indiqué aussi que le Maroc accord une importance particulière à l’industrialisation et la recherche scientifique dans le secteur de l’énergie et veille à renforcer le partenariat international dans ce secteur pour accompagner les mutations qu’a connues le monde en matière d’approvisionnements en énergie.

Le Royaume est représenté à cette réunion par une délégation conduite par Aziz Rabbah et qui comprend des responsables de l’Office National de Electricité et de l’Eau Potable, de l’Agence marocaine pour l’énergie durable (MASEN), de l’Institut de Recherche en Energie Solaire et Energies Nouvelles (IRESEN) et de l’Agence Marocaine pour l’Efficacité Energétique (AMEE).

La vie éco

Construction : seules les normes sur le ciment et l’acier sont obligatoires

LE SECTEUR DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTION REPRÉSENTE 20% DES NORMES MAROCAINES. PLUS DE 2 250 NORMES COUVRENT LE SECTEUR DU BTP. ELLES SONT OBLIGATOIRES DANS LES MARCHÉS PASSÉS PAR L’ETAT, LES COLLECTIVITÉS LOCALES OU LES ORGANISMES PUBLICS.

Le secteur des matériaux de construction fait l’objet d’une réorganisation depuis quelques années, tant au niveau des opérateurs qu’au niveau de la production, des importations, mais aussi de la normalisation. L’objectif étant de permettre l’utilisation de matériaux qui répondent aux critères de sécurité essentiellement et de qualité. L’Institut marocain de normalisation (IMANOR), principal institut habilité à mettre en place des normes, a une cadence de production de 1000 normes par an, couvrant tous les secteurs d’activité. «Le secteur des matériaux de construction qui est historiquement le premier à avoir fait l’objet de normes au Maroc représente environ 20% des normes marocaines, qui compte actuellement plus de 15 000 largement harmonisées avec les normes internationales et européennes», précise Abderrahim Taibi, directeur de l’IMANOR. Ainsi, plus de 2 250 normes couvrent le secteur du BTP et traitent principalement des spécifications des matériaux et des méthodes d’essais. Elles concernent notamment le ciment, le fer à béton, les produits d’étanchéité, les produits préfabriqués en béton, les carreaux céramiques, les peintures, le béton prêt à l’emploi, les produits en acier, le bois ainsi que d’autres produits utilisés dans les constructions tels que les produits électriques, la robinetterie et le vitrage.

Ces normes étant mises en place, sont-elle réellement appliquées ? En fait, «la certification doit être exigée pour les matériaux utilisés dans les gros et seconds œuvres», souligne M.Taibi. C’est le seul mode d’évaluation de la conformité qui garantit en permanence la performance de ces produits de première sécurité, et ce, à travers la validation des systèmes de qualité et d’autocontrôle des usines productrices, et un suivi régulier par des audits et des essais de laboratoires. Dans les faits, seules quelques normes (une vingtaine) sont généralement requises lors des appels d’offres des marchés publics. «Les normes s’imposent sous différentes formes. Elles sont obligatoires dans les marchés passés par l’Etat, les collectivités locales ou les organismes publics. Elles sont rendues d’application obligatoire lorsque l’autorité compétente juge une telle mesure nécessaire. Et elles interviennent avec efficacité dans les relations clients/fournisseurs entre opérateurs privés eux-mêmes», souligne M.Taibi. Le seul acquis à citer à cet égard est celui des ciments dont l’arrêté rend obligatoire l’application de leur norme de spécifications marocaines. Ce qui signifie que la certification constitue le mode d’attestation de la conformité à la norme en question. De même pour l’acier qui, pour sa quasi-totalité, est certifié NM. Du reste, les normes sont d’application volontaire.

«Tous les matériaux de construction et autres produits comme la robinetterie, les chauffe-eau… doivent disposer d’une certification qui soit obligatoirement imposable. Les cahiers des charges devraient faire référence aux normes marocaines», explique David Toledano, président de la Fédération des industries des matériaux de construction (FMC). Encore plus lorsqu’ils sont importés. «Un contrôle devra être réalisé à tous les niveaux. Sauf qu’il n’est pas systématique», ajoute M.Toledano. Ce n’est donc pas un hasard d’entendre ici et là des drames survenus en raison d’un défaut de fabrication. Un autre type de normes, dites facultatives, devrait être pris en compte et fait référence surtout à la qualité. «Nous souhaitons faire adhérer les professionnels aux normes obligatoires, mais la meilleure combinaision reste la sécurité/qualité», estime M.Toledano.
L’IMANOR, la FMC et autres parties prenantes n’ont de cesse d’appeler à la généralisation du contrôle, à l’imposition des normes dans tout chantier, et à l’importance de s’y conformer. Si l’IMANOR déploie des efforts pour sensibiliser sur les enjeux des normes et de la certification, informer sur les bonnes pratiques des autres pays en la matière, et dénoncer les mauvaises pratiques de recours à des référentiels et modes d’évaluations étrangers non fiables et discriminatoires, la FMC, elle, organise des roadshows visant les professionnels et les invitant à prendre au sérieux la question de la normalisation des produits utilisés dans la construction.

La norme définit les caractéristiques techniques et les spécifications d’un matériau lui permettant d’être apte à l’usage auquel il est destiné. Elle décrit également les méthodes d’essais utilisées pour évaluer la conformité du matériau aux spécifications requises. Les normes assurent une meilleure interaction entre les matériaux constituant un ouvrage se reflétant ainsi sur la qualité et la durabilité de ce dernier. La norme résultat de recherche et d’expérimentation donne suffisamment de garanties aux intervenants dans l’acte de bâtir. C’est le cas par exemple de la résistance d’un ferraillage aux contraintes de cisaillement, la résistance d’un produit en béton à la compression ou l’essai de vieillissement d’une feuille d’étanchéité. Ces paramètres nous donnent assez d’informations sur le comportement de ces matériaux le long de leur cycle de vie. Il faut savoir que les normes sont élaborées dans des commissions techniques spécialisées regroupant les différentes parties concernées, y compris les professionnels du secteur et les laboratoires.

 

L'economiste

Financements innovants: La deuxième opération arrive!

  • Elle porte sur 3 milliards de DH
  • Discussions avancées avec plusieurs investisseurs institutionnels
  • Une réforme des PPP, décisive pour booster le système

Une réforme des PPP, décisive pour booster le système

Après la transaction avec la Caisse marocaine des retraites (CMR) qui a rapporté de l’argent frais au budget de l’Etat à hauteur de 4,7 milliards de DH, d’autres financements innovants sont en négociation.

La prochaine opération concerne la cession d’un lot de bâtiments administratifs. Elle est sur le point d’être finalisée. La discussion est engagée avec plusieurs investisseurs institutionnels dont notamment la CDG, les caisses de retraite et les assurances. Elle doit rapporter aux caisses de l’Etat entre 2,5 et 3 milliards de DH, souligne une source proche du dossier.

En tout cas, ces deux opérations comme d’autres qui vont suivre s’inscrivent dans le cadre de la programmation de la loi de finances de 2019. Celle-ci avait prévu une enveloppe de 12,165 milliards de DH en provenance des financements innovants. Ce total (CMR et bâtiments administratifs) sera bouclé avant la fin de décembre de cette année. Par la suite, d’autres opérations vont permettre de réaliser les 12 milliards de DH inscrits dans le PLF 2020.

Il faut reconnaître que les bâtiments administratifs, bien situés, ont de la valeur comme c’est le cas d’une direction régionale à Casablanca ou à Rabat par exemple. En tout cas, avec les institutionnels, c’est un placement sûr avec l’Etat. Ils ont la garantie à travers les bons de Trésor à maturité de 20 ou 30 ans. De toute façon, ces institutionnels et le secteur privé placent leur argent dans les bons de Trésor. La référence de la maturité est le bon de trésor et la garantie est l’Etat. En face, ce volontarisme d’investissement permettra de corriger les insuffisances dans les infrastructures de base.

Pour réaliser les premiers financements, le ministère des Finances a engagé  les discussions avec les investisseurs institutionnels. Il les étendra par la suite aux banques qui sont également intéressées.

L’enjeu d’une institution financière est de placer son argent, avec  le moindre risque possible. Encore faut-il accrocher le secteur privé. C’est là où intervient la réforme de la loi sur le Partenariat public-privé (PPP), dont la première mouture n’a pas donné les fruits escomptés. Le projet revisité est actuellement au niveau de la Commission des Finances de la Chambre des représentants.

Après le démarrage de l’examen du PLF 2020 au niveau de la Commission, Mohamed Benchaâboun a saisi cette opportunité pour faire la présentation du texte du PPP il y a près d’un mois. Il devra vite le reprendre pour l’approuver vu son caractère d’urgence.

Surtout que cette réforme prévoit l’introduction de plus de souplesse dans la loi du PPP de sorte à permettre au secteur privé de s’y engager avec la fluidité et l’assurance nécessaire, tout en ouvrant la porte à de nouvelles entités, essentiellement les collectivités territoriales qui réalisent une grande partie des investissements publics.

Le recours à ces financements innovants s’est imposé comme le meilleur recours pour maintenir un trend haussier des investissements publics, particulièrement dans les infrastructures de base. Il faut préciser que le mécanisme des financements innovants se résume à une idée simple: les actifs ayant fait l’objet d’investissements dans les années précédentes, et qui ont aujourd’hui atteint une maturité de fonctionnement et de services publics, sont cédés à des investisseurs institutionnels.

Ces derniers vont prendre cet investissement pour le mettre dans leurs actifs. En contrepartie, l’Etat payera un loyer à l’investisseur institutionnel. Cette formule permettra au gouvernement d’avoir les moyens nécessaires pour réaliser les autres investissements dont a besoin le pays. C’est le cas par exemple du secteur sensible de la Santé.

Le défi est d’avoir les moyens de réaliser d’autres CHU. «Nous sommes  en train de finir celui de Tanger, de construire celui d’Agadir et de Laâyoune», confie à L’Economiste une source proche du dossier. Qu’importe si l’Etat doit garder la propriété des CHU de Fès et d’Oujda.

En fait, le véritable challenge est que les citoyens dans ces villes disposent de la qualité de service. Pour cette même source, il est impératif d’installer une nouvelle culture. Désormais, l’enjeu n’est pas que l’Etat soit propriétaire ou non d’un bien public, mais responsable d’assurer le service public. Pour cela, il est nécessaire de continuer à investir là où le manque est patent.

Projets en cours

Les contours de ce modèle de financement se précisent avec la mise en œuvre des projets. Déjà le PLF 2019 a avancé des estimations préliminaires et une budgétisation triennale de plusieurs projets d’infrastructures pour un coût global de plus de 55 milliards de DH dont 12,165 milliards de DH en 2019.
La liste du ministère des Finances avait retenu la construction du nouveau siège de la Direction générale de sécurité nationale pour 2,506 milliards de DH, dont 555 millions de DH au titre de 2019. Le projet a démarré il y a quelques mois. Au menu aussi, la construction du port de Dakhla pour 9,6 milliards de DH dont 500 millions de DH payés en 2019. Le nouveau port énergétique de Jorf Lasfar est également sur la liste. L’enveloppe nécessaire à sa réalisation s’élève à 5,420 milliards de DH dont à peine 20 millions de DH seront décaissés l’année prochaine.

Le reste sera mobilisé en 2020 et en 2021. Sur cette liste figure également la connexion du port de Nador West Med au réseau autoroutier pour une enveloppe de 4,5 milliards de DH dont 600 millions engagés en 2019. Idem pour la connexion ferroviaire du port de Nador West Med qui nécessitera 3 milliards de DH dont 300 millions programmés pour cette année.

Atlantic Free Zone: Plus de 800 cadres recrutés en 48h!

  • Une soixantaine de multinationales cherchent la perle rare
  • Des postes de middle-management et encadrement supérieur

Atlantic Free Zone (AFZ) met les bouchées doubles sur l’employabilité.  La zone franche de Kénitra vient d’organiser le salon de l’emploi en présence d’une soixantaine de multinationales de renom en quête de la perle rare.

« L’enjeu est de permettre aux entreprises de cette zone modèle, qui accueille l’usine et l’écosystème PSA, de recruter des profils pointus, favoriser l’attractivité de cadres de haut niveau et monter vite en compétences.

Pas moins de 800 postes d’encadrement sont à pourvoir», tient à préciser Hakim Abdelmoumen, président de Kénitra Free Zone et président de la Fédération de l’automobile à la CGEM. Les fourchettes de salaires varient entre 30.000 et 60.000 DH, voire plus, selon les profils. Par ailleurs, des dispositifs d’accompagnement des opérateurs ont été mis en place par l’association des industriels pour gérer les interactions et la convergence entre investisseurs et autorités.

Cette dynamique dans les recrutements intervient dans un contexte de montée en cadence de la production du constructeur PSA. En effet, depuis son inauguration officielle (le 20 juin 2019), la filiale marocaine du groupe français (Peugeot Citroën Automobiles Maroc) met le turbo sur ses chaînes de montage. L’usine de Kénitra (située à Ameur Seflia) produit actuellement un peu plus de 100 véhicules/jour (Peugeot 208).

Le management prévoit de monter rapidement à 300 véhicules par jour dès avril 2020.  Par ailleurs, le projet d’extension du site PSA (Phase II) avance conformément au planning initial. Il sera livré l’été prochain (2020). Les nouvelles capacités installées devront doper la production et la productivité du site pour arriver à une moyenne de 600 véhicules par jour dès fin 2020, selon des sources proches du management. Ce rythme de production journalier correspond exactement au volume des 200.000 véhicules prévus par PSA Kénitra.

Pour rappel, le site du constructeur a une capacité de production de 100.000 véhicules par an qui sera doublée dès 2020. L’investissement global est de quelque 550 millions d’euros. Bien évidemment, ce nouvel élan industriel aura des retombées directes sur l’ensemble des équipementiers et entreprises de l’écosystème PSA: Vitrage, faisceaux de câbles, design de composants, jantes, coiffes de sièges, planches de bord, panneaux de portes, systèmes de direction (EPS), échappement, services…

Pour rappel, PSA a dépassé 600 millions d’euros en sourcing local au Maroc. Or, l’objectif initial sur les composants était de 200 millions d’euros. En termes d’emplois, le nombre d’ingénieurs est près de 3.000. Une trentaine de multinationales de renom sont déjà implantées.

Un véritable maillage industriel et d’activités connexes qui vient compléter le puzzle autour du chef de file, PSA. Ce qui se traduit déjà par une dynamique en termes d’emplois, de commandes, de chiffre d’affaires, de valeur ajoutée… Les retombées vont même au-delà du tissu industriel dans le sens où elles sont en train de métamorphoser le chef-lieu du Gharb (Kénitra).

Conjugué à l’effet TGV, le lancement de l’écosystème PSA a apporté dans son sillage une forte demande en logements, en mobilité-transport, en capacités hôtelières, restaurants… à Kénitra.

Aujourd'hui

Emprunt obligataire de 1 milliard d’euros : Le Maroc réussit sa sortie sur le marché financier international

Un succès qui confirme la confiance dont jouit le pays auprès des grandes institutions financières internationales et des agences de notation. En date du 21 novembre, le Maroc réalise un emprunt obligataire sur le marché financier international pour un montant de 1 milliard  d’euros, assorti d’une maturité de 12 ans et d’un spread de 139,7 points de base, soit un taux d’intérêt de 1,5%.

«Outre le rendement qui constitue le niveau le plus bas jamais obtenu par le Maroc sur le marché international, cette émission a bénéficié du carnet d’ordre le plus important par sa taille pour une transaction en euro du Maroc», peut-on lire dans le  communiqué diffusé par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration. Et de préciser qu’ «il a dépassé 5,3 milliards d’euros au cours de la transaction avec plus de 285 investisseurs impliqués». Cette émission vient en effet boucler le roadshow d’une semaine mené par Mohamed Benchaaboun et des représentants de la direction du Trésor dans les principales places européennes.

La délégation marocaine a ainsi visité Paris, Zurich, Londres, Francfort et Amsterdam/La Haye. Des escales ayant connu la tenue d’une trentaine de réunions avec plus de soixante investisseurs dont des gestionnaires de fonds, des assureurs, et des fonds de pension. «Au cours de ce roadshow, les investisseurs ont apprécié en particulier la stabilité politique dont jouit le Royaume, la résilience de son cadre macroéconomique confirmée par le maintien de la notation Investment Grade depuis plus d’une décennie, ainsi que la portée des réformes menées sous la conduite éclairée de Sa Majesté le Roi, qui augure d’un renforcement des perspectives économiques du Maroc», explique le département ministériel dans sa communication

.Challange

Moulay Hafid Elalamy : L’industrie automobile, 1er secteur exportateur du Maroc

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Économie Verte et Numérique, Moulay Hafid Elalamy, a souligné, jeudi à Madrid, que sous le leadership de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, l’industrie automobile est devenue le 1er secteur exportateur du Maroc.

S’exprimant lors d’un Congrès sous le thème « Le Maroc, pôle de compétitivité pour l’industrie automobile » organisé par l’Agence marocaine de Développement des Investissements et des Exportations (AMDIE) et l’Ambassade du Maroc à Madrid, en partenariat avec Auto-revista, Elalamy a ajouté que le Maroc ne ménagera aucun effort pour poursuivre l’accélération industrielle du secteur parce qu’il s’agit, selon le ministre, d’une « ambition nationale ».

« La montée en gamme du secteur autour des écosystèmes Renault et PSA et de ceux des grands équipementiers de rang 1 est opérée et nous allons plus loin en intégrant la mobilité électrique et autonome », a relevé le ministre lors de ce congrès tenu en présence des principaux acteurs du secteur automobile en Espagne.

« Nous nous rapprochons aujourd’hui de nos partenaires de la péninsule ibérique pour développer une feuille de route commune pour mobiliser l’investissement pertinent, gagner des marchés ensemble, et partager la valeur ajoutée additionnelle générée », a-t-il enchaîné.

Ce congrès a été l’occasion de mettre en avant les nouvelles ambitions de montée en gamme du Maroc dans le secteur et les multiples opportunités d’investissement que le Royaume présente aujourd’hui.

L’Espagne est, pour la 6ème année consécutive, le 1er partenaire commercial du Maroc, aussi bien en termes d’exportations que d’importations. Les flux commerciaux entre le Maroc et l’Espagne ont dépassé les 12 MM€ en 2017. Selon les prévisions de l’Office des Changes, ils pourraient atteindre 24 MM€ à l’horizon 2025. Les investissements directs espagnols au Maroc sont de l’ordre de 2,2 MM de dirhams en moyenne, le Maroc étant la 1ère destination des IDE espagnols en Afrique.

L’Espagne est actuellement le 8ème producteur de voitures au niveau mondial. Son expertise dans le domaine est reconnue, notamment à travers l’activité de constructeurs espagnols de renommée mondiale.

Finances

Aviculture : Le secteur se prépare à de nouveaux défis – Infos

Le contrat-programme 2011-2020 est en phase avec ses objectifs. 

L’informel persiste dans l’aval de l’activité 

La Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA) organise du 26 au 28 novembre 2019 la 22ème édition du salon Dawajine à Casablanca. Outre son rôle d’exposition regroupant les professionnels de l’activité, l’événement est aussi l’occasion pour débattre des problématiques que connaît le secteur et aussi de dresser l’état des lieux des réalisations dans le cadre du contrat-programme conclu avec l’Etat pour la période 2011-2020.

«Nous avons dépassé tous les objectifs que nous avons fixés en terme d’investissement, de production ou de création d’emplois. En dépit de certaines contraintes, la filière est en plein essor. Il faut capitaliser sur cette dynamique pour donner une nouvelle impulsion au secteur dans les années à venir», souligne Chawki Jirari, Directeur général de la FISA.

En effet, le secteur a mobilisé près de 13 milliards de DH d’investissement depuis le lancement du contrat-programme, générant un chiffre d’affaires annuel de 31,6 milliards de DH et permettant la création de 495.000 emplois directs et indirects. Au niveau de la production, les réalisations sont très encourageantes. Plus de 720.000 tonnes de poules de chair et 6,3 milliards d’oeufs sont produits.

«Les exploitants ont amélioré sensiblement leur productivité, grâce à l’utilisation de meilleurs intrants et des techniques d’élevage de dernière génération. Nous assurons au pays une autosatisfaction totale en produits avicoles. Ce qui a permis à différents producteurs de lorgner le marché international. Le volume des exportations en 2018 pour les oeufs à couver de type chair a atteint 21 millions d’unités», précise Jirari.

En dépit de cet essor, la filière est souvent confrontée à des aléas d’exploitation. Le secteur connait une crise structurelle liée à la fois à la situation de surproduction, à la forte concurrence qui existe entre les opérateurs et aussi à la forte demande sur le poussin.

«Des exploitants produisent sans prendre en considération la situation du marché, créant un déséquilibre entre l’offre et la demande. Le secteur avicole est très capitalistique et les investissements sont vulnérables. Chaque perturbation de l’offre peut avoir un effet néfaste sur tout le secteur», affirme Jirari.

Outre les problématiques liées à l’offre, le secteur reste impacté par l’existence d’un circuit de distribution et de commercialisation archaïque. A cet égard, un projet de transfert du marché de gros aux volailles de Casablanca est en cours. Mais les tueries traditionnelles résistent aux efforts de modernisation. En général, l’aval de l’activité est marqué par une forte présence de l’informel, non seulement au niveau de l’abattage mais aussi de la distribution, la commercialisation et le conditionnement.

Dans ce contexte, le secteur doit préparer son prochain contrat-programme qui devrait concerner la période 2011-2030.

La vie éco

Filière oléicole : Le Salon national de l’olivier revient pour une 6e édition

L’OLIVIER, FILIÈRE PHARE POUR LA CRÉATION D’EMPLOIS. TEL EST LE THÈME DE LA 6E ÉDITION DU SALON NATIONAL DE L’OLIVIER (SNO) QUI SERA ORGANISÉE DU 4 AU 7 DÉCEMBRE PROCHAIN, À LA MUNICIPALITÉ D’EL ATTAOUIA (PROVINCE DE KELAÂT SRAGHNA).

Un rendez-vous annuel qui se veut un espace privilégié pour mettre en exergue la filière oléicole, ses enjeux et ses défis et une plateforme de rencontre et d’échange entre les différents opérateurs oléicoles. Pas moins de 80 exposants représentant différents opérateurs du secteur seront de la partie. Selon les organisateurs, plus de 10 000 visiteurs sont attendus pour cette édition 2019.
Au menu : un large éventail d’activités, dont des séminaires et des ateliers scientifiques, des animations pédagogiques, des guichets thématiques dédiés au conseil agricole, des ateliers de dégustation pour faire découvrir aux visiteurs la diversité et la richesse de la région en huile d’olive et en olives de table, outre une cérémonie de remise de prix de performance aux meilleures exploitations. Notons que la production, en moyenne, de la Région Marrakech-Safi représente 25% de la production nationale d’olives et contribue à hauteur de 64% aux exportations nationales de conserves d’olives et de 24% aux exportations de l’huile d’olive.

Pour sa part, la municipalité d’El Attaouia constitue quant à elle une sorte de plateforme commerciale et une véritable bourse de l’olive aux dimensions régionale et nationale.

Des opérateurs agricoles ghanéens en quête d’opportunités d’affaires au Maroc

UNE DÉLÉGATION D’OPÉRATEURS AGRICOLES GHANÉENS EN TOURNÉE DU 3 AU 10 NOVEMBRE AU MAROC A TENU, JEUDI 7 NOVEMBRE À CASABLANCA, UNE RENCONTRE DE NETWORKING.

Les opérateurs agricoles ghanéens lorgnent le marché marocain. Parrainée par le Ghana Scholarships Secretariat, une tournée de réseautage a été organisée du 3 au 13 novembre au Maroc. L’événement s’inscrit dans le cadre du «Programme de récompenses» destinées aux opérateurs ghanéens nommés «Meilleurs agriculteurs nationaux pour la saison de récolte 2018».

Objectif affiché : donner à la délégation ghanéenne l’occasion de s’informer de l’expérience marocaine dans le domaine agricole et des résultats obtenus par le Royaume dans le cadre du Plan Maroc Vert (PMV). La délégation ghanéenne a profité également de son séjour au Maroc pour présenter le secteur agricole de son pays et les opportunités d’investissement qu’il recèle. Lors de cette rencontre organisée par l’ambassade de la République du Ghana au Maroc, la délégation – composée d’acteurs économiques opérant dans le secteur de l’agriculture, l’agro-industrie et la pêche, et des représentants du ministère de l’alimentation et de l’agriculture ghanéen – a mis à l’honneur ses agriculteurs qui se sont distingués dans les différentes filières agricoles.

S’exprimant à cette occasion, l’ambassadeur, Stephen D.Yakubu, a souligné l’excellence des relations liant le Ghana au Maroc, notant que cette tournée vient renforcer encore plus les liens d’amitié et de coopération qui existent entre les deux pays. Selon lui, cette visite permet à ses compatriotes de s’informer des bonnes pratiques au niveau de l’agriculture marocaine et de nouer des contacts avec les investisseurs marocains et chercher des débouchés pour les produits ghanéens.

L’agriculture, pilier de l’économie ghanéenne

Pour sa part, le président de la délégation, Alex Frempong Tenkorang, a mis en relief les avancées réalisées par l’agriculture marocaine, notant que le Ghana s’emploie également à développer ce secteur, vu son impact considérable sur l’économie, et entend à cet égard tirer profit de l’expérience développée par le Maroc dans ce domaine. Le président de la délégation a en outre fait part de son souhait de voir des partenariats et des joint-ventures naître entre les deux pays dans ce secteur, ajoutant que son pays espère emprunter la même voie que le Royaume dans le développement agricole.

De son côté, Mohammed Zouhairi de l’Agence pour le développement agricole (ADA), a indiqué que cette rencontre, qui s’insère dans le cadre de la coopération Sud-Sud, est l’occasion de mettre en avant les projets du Plan Maroc Vert ainsi que ses réalisations phares et les opportunités d’investissement dont regorge le Maroc au niveau de l’agriculture.

Employant plus de la moitié de la main-d’œuvre nationale, l’agriculture au Ghana est reconnue comme le pilier de l’économie. Selon les statistiques du ministère de l’alimentation et de l’agriculture (Ghana), l’agriculture a progressé de 6,1% en 2017, soit plus du double qu’en 2016 (2,9%), grâce à une augmentation significative des rendements. Le sous-secteur des cultures est le plus important, avec une contribution d’environ trois quarts du PIB du secteur agricole. 65 % des terres sont dédiées aux principales cultures que sont l’huile de palme, la noix de cola, les céréales et le cacao.

Le partenariat entre les deux pays devrait connaître une nouvelle dynamique grâce aux politiques sectorielles de diversification amorcées par les deux pays ces dernières années et à la signature de plus d’une vingtaine d’accords de coopération en marge de la visite du Souverain en février 2017 à Accra.