Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced

Engagé en faveur d’un système économique mondial équitable et propice au développement

Le Maroc souscrit aux efforts de la Cnuced en faveur d’un système économique, commercial et financier mondial plus équitable et plus propice au développement. Une confirmation faite par Omar Zniber, ambassadeur représentant permanent du Maroc à Genève, lors de sa présentation de la déclaration du Maroc à la 15ème session de la Conférence des Nations Unies pour le commerce et le développement (CNUCED) tenue en ligne.

Une intervention à travers laquelle le Royaume a mis en avant son approche proactive dans la gestion de la pandémie de Covid-19. M. Zniber indique que dans cet esprit, la Cnuced est bien placée pour répondre aux nouvelles difficultés liées à la santé, la migration, aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques qui se répercutent sur le développement. Il a par ailleurs souligné les multiples défis liés au contexte particulier dans lequel se tient cette conférence, plaidant pour une série «d’actions prioritaires à prendre», notamment la promotion d’une action internationale visant à accroître la cohérence et la cohésion des systèmes commerciaux, financiers et monétaires internationaux, ainsi que la gouvernance économique et monétaire, outre l’accroissement de l’aide publique au développement à un niveau permettant aux pays du Sud, notamment africains, d’assurer le financement adéquat de leur politique de développement.

Morocco Now: la nouvelle force du Maroc à l’international

En marge de sa participation à l’expo 2020, organisée à Dubaï, le Maroc lance officiellement sa marque d’investissement et d’export «Morocco Now». Objectif : faire rayonner le Royaume en tant que force industrielle et exportatrice, en misant sur ses atouts de destination d’affaires fiable et à fort potentiel. 

En cette période de relance économique et de reconfiguration des chaînes de valeur mondiales, plusieurs opportunités s’offrent au Royaume, pour attirer des investissements stratégiques et conquérir de nouveaux marchés. Pour ce faire, le Maroc se pare d’un nouveau branding en vue de rayonner davantage en tant que hub industriel et exportateur de 1er rang. Tel est l’objectif visé par l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE), à travers la présentation officielle, le dimanche 10 octobre, de la marque d’investissement et d’export «Morocco Now».

«L’attractivité de la place Maroc a été améliorée à travers l’ensemble des stratégies sectorielles mises en place dans la durée. L’objectif, aujourd’hui, est de consolider les acquis et confirmer la position du Royaume en tant que base mondiale de production et d’exportation de biens et services. Nous sommes tournés vers l’avenir et prêts à recevoir de nouveaux investissements», explique Youssef El Bari, DG de l’AMDIE, lors de la cérémonie de présentation. «Morocco Now» se présente avec quatre atouts. La durabilité : «Le Maroc est prêt pour des productions décarbonées !», explique le dirigeant. Premier producteur d’énergie renouvelable en Afrique, le Royaume affiche plus de 37% de mix-énergétique en EnR en 2020, avec pour objectif d’atteindre 52% en 2030. La compétitivité ! «Le Maroc offre une option best-cost, basée sur des coûts de production et d’export compétitifs et parmi les meilleurs au monde. N°3 dans l’industrie automobile, après la Chine et l’Inde, l’objectif du Royaume est d’être n°1 dès 2023», fait valoir le DG de l’AMDIE. Grâce à ses 54 accords de libre échange (ALE), le Maroc ouvre un accès privilégié à un marché de plus d’un milliard de consommateurs et se positionne comme une passerelle vers le potentiel de croissance dont regorge le continent africain.

Le Maroc, un gage de succès ! «Le Maroc a un historique de réussite dans l’exécution de mégaprojets, qu’ils soient d’infrastructures ou industriels, qui n’auraient pas été possibles sans les investissements réalisés pour faire monter en compétence sa jeunesse», souligne le dirigeant. Aujourd’hui, le pays oriente plus de 152.000 jeunes diplômés par an vers l’industrie. L’agilité ! La capacité d’adaptation fait partie de l’ADN du Maroc. Le pays s’est illustré, pendant la crise Covid-19, par la transformation de son outil industriel pour fabriquer des dispositifs médicaux, ou encore se démarquer par le déploiement remarquable de la campagne de vaccination, permettant d’envisager un retour rapide à la croissance.

Un nom, un slogan et un code couleur qui en disent long sur la vision

Choisir le mot NOW. Il fallait y penser. ««Now» n’est pas un futur ni une promesse électorale, ni une prévision de croissance ni même une mise en marche. Mais plutôt le présent et l’immédiat, une invitation à agir et à réagir, une prise en main pour construire, créer et innover. C’est tourner la page, non pas pour en lire une autre, mais pour débuter un nouveau tome. Éternel optimiste, je suis confiant que (demain) aujourd’hui sera meilleur qu’hier. Le choix, aussi, de l’accroche investissement et export est, à lui seul, une stratégie digne d’un grand pays. C’est un message d’une volonté de produire le «Made in Morocco», non pas seulement pour la consommation locale, mais pour devenir une référence à l’international. Finie la dépendance, place à l’interdépendance. Si le rêve américain est devenu un mythe, le rêve marocain va devenir une réalité», commente Tarik Lallouch, spécialiste de l’expérience utilisateur dans le retail, le Smart Phygital, ainsi que l’industrie de l’impression et de l’emballage.

Un contexte qui s’y prête

L’économie mondiale est confrontée à plusieurs défis. D’une part, le changement climatique, qui rend indispensable la production décarbonée, d’autre part, la réorganisation des chaînes de valeur mondiales, déclenchée par la crise sanitaire, vers des écosystèmes régionaux permettant un approvisionnement plus sûr et plus compétitif. Enfin, la forte reprise, observée sur le marché, montre la nécessité d’investir dans de nouvelles capacités dans plusieurs secteurs, pour satisfaire la demande. De son côté, le Maroc se dit prêt et a de quoi capitaliser sur sa stabilité et sa vision à long terme, qui permettent de lancer des chantiers d’envergure cohérents et pérennes. Toujours dans cette logique, le Maroc vient de définir sa feuille de route 2021-2035 à travers le Nouveau modèle de développement (NMD).

Des acquis qui permettent au Royaume de se démarquer

Au cours des vingt dernières années, le Royaume a accéléré le rythme de sa transformation, notamment en signant 54 accords de libre-échange (ALE) dont celui avec les USA, le seul conclu par les États-Unis avec un pays du continent africain. D’importantes infrastructures de commerce et de transport de 1er rang ont été développées, dont le premier train à grande vitesse d’Afrique, le Port de Tanger Med, n°1 en Méditerranée et n°20 mondial, ou encore plus de six milliards de dollars investis dans les énergies renouvelables pour atteindre une capacité installée de 4 GW en 2021. Soulignons que le Maroc est le cluster automobile qui connaît la plus forte croissance au monde, avec des exportations industrielles multipliées par 4 ces 10 dernières années. Après ce qui précède, le pays affiche son intention d’aller encore plus loin. En définitive, ce nouveau branding est le résultat d’une transformation réussie, construite sur une vision à long terme qui exploite le potentiel des ressources du pays.

Ballet de grands groupes pour faire valoir leurs success stories

Dans le cadre de l’Expo Dubaï 2020 et du lancement officiel de la nouvelle marque «Morocco Now», les dirigeants de grands groupes et champions nationaux sont intervenus sur plusieurs sujets et panels pour faire valoir leurs success stories dans le Royaume ou encore la capacité du pays à attirer les talents et les investissements étrangers. Il s’agit, notamment, des groupes Stellantis, Renault, Gide Loyrette Nouel, CityBank, Gateway Partners…

PLF 2022: les propositions de la CGEM

La Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) vient de dévoiler, dans une démarche constructive et participative avec le ministère de l’Économie et des finances, ses recommandations pour le projet de Loi de finances 2022.

Les propositions émises cette année répondent principalement aux défis liés à la relance économique post-Covid et aux ambitions du Nouveau Modèle de Développement, qui appelle non seulement à mobiliser des recettes pour le financement des politiques et des investissements publics, mais également à orienter la fiscalité en faveur de la solidarité, de l’innovation, de la compétitivité et de la durabilité, précise la CGEM dans un communiqué.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

La récente publication de la loi cadre sur la fiscalité, dont les termes ont été convenus par l’ensemble des parties prenantes, lors des troisièmes Assises de la fiscalité, constitue le signal positif donné par l’administration pour la poursuite de réformes économiques et sociales majeures, en phase avec les exigences en matière d’équité et de soutien à la compétitivité, rappelle la même source.

Ainsi la vision de la CGEM pour la nouvelle loi de finances s’articule autour d’orientations précises à savoir, la préservation de la compétitivité des entreprises soumises à la concurrence mondiale, à travers, entre autres, l’allègement de la pression fiscale, la revue de la taxation des intrants à l’import, la mise en place d’une fiscalité verte pour favoriser une transition écologique responsable et la réduction des charges sociales.

Dans ce sens, plusieurs mesures concrètes sont proposées, notamment l’initiation de la baisse du taux de l’IS pour atteindre le niveau internationalement admis, la réduction de la cotisation minimale en vue de sa suppression dans les 5 ans, la réforme des taxes locales constituant un réel frein à l’investissement au regard de la multitude des taxes et des redevances, ainsi que la généralisation d’une TVA à 10% sur les équipements solaires et la mise en place d’un crédit d’impôt R&D ciblé.

Il s’agit aussi de la garantie de l’équilibre dans les trésoreries des entreprises tout en maintenant leurs capacités de financement et ce, en accélérant la réforme de la TVA, qui représente l’épine dorsale de l’équilibre financier des entreprises, ainsi que le renforcement des mécanismes de confiance entre le contribuable et l’administration pour démocratiser la participation à l’impôt dans la transparence exigée des deux parties, en encadrant le contrôle et les sanctions.

Par ailleurs, la CGEM recommande de continuer à soutenir l’investissement du tissu productif à travers le renforcement de la commande publique en maintenant les budgets alloués, l’encouragement de la préférence nationale et l’orientation d’une quote-part significative aux TPME.

La Confédération reste mobilisée et engagée, dans une démarche concertée avec les pouvoirs publics, pour concrétiser l’ensemble de ces propositions en vue d’accélérer la croissance économique de notre pays, souligne le communiqué.

Enseignement: Paiement de plus de 9.000 pensions de retraite CRM en 2021

La Caisse Marocaine des Retraites (CMR) a procédé à la mise en paiement de 9.099 pensions de retraite au profit du personnel relevant du secteur de l’enseignement au titre de l’année 2021.

Selon la Caisse, l’opération de concession des pensions de retraite au personnel de l’Enseignement au titre de 2021 a été réalisée « avec succès ». Ces paiements concernent 9.099 sur 9.286 dossiers complets reçus, au profit des affiliés admis à la retraite au 31 août 2021 pour limite d’âge ou sur demande, soit un taux de réalisation global avoisinant les 98%, précise la CMR.

Croissance: Le gouvernement dévoile ses objectifs

Le Chef du gouvernement Aziz Akhannouch a dévoilé les grandes lignes du programme gouvernemental au Parlement, lundi, lors d’une séance plénière tenue par les deux Chambres.

Selon le nouveau chef du gouvernement, le programme gouvernemental prévoit l’augmentation du rythme de la croissance économique nationale à une moyenne de 4% durant la période de 2021 à 2026. Pour y arriver, le gouvernement prévoit dans son programme de mettre en place une série de mesures « immédiates et concrètes » offrant des opportunités pour tous, en particulier les jeunes et ce, dans le cadre de la poursuite de la relance de l’économie nationale et de l’atténuation des effets de la crise sanitaire sur l’emploi.

Ce plan de relance qui, selon le chef du gouvernement, « répond aux besoins des citoyens et contribue à mettre terme aux difficultés auxquelles font face les acteurs économiques », comprend des programmes « innovants » de l’emploi et prévoit un appui aux initiatives, outre le financement et l’accompagnement des entreprises nationales. L’accent sera également sur ma transformation de l’économie nationale, « une condition fondamentale pour réaliser une forte croissance, capable de créer de l’emploi décent et productif ».

A ce sujet, Akhannouch a insisté sur l’importance de réformes structurelles transversales qui renforcent la compétitivité de l’économie marocaine, ainsi que le parachèvement des chantiers liés au soutien des piliers de l’Etat social, de la relance économique et de l’exécution des politiques sectorielles.

Expo 2020 Dubaï. La SMIT promeut les opportunités d’investissement touristique du Maroc

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

Un événement à même de rassembler de grands investisseurs mondiaux de l’industrie touristique, mais aussi des opérateurs nationaux et internationaux qui poursuivent avec succès leurs investissements et qui peuvent témoigner des nombreuses potentialités de développement dont regorge le Royaume, telle a été l’objet du «Morocco Tourism Investment Day». Une conférence proposée par la Société Marocaine d’Ingénierie Touristique (SMIT) ce 11 octobre courant au sein du Pavillon Maroc à Dubaï et qui a connu une très grande affluence.

La SMIT qui a saisi cette fenêtre de tir liée à l’exposition universelle dubaïote pour rassurer également la communauté d’investissement des pays du Golfe du climat des affaires quant aux potentialités du Royaume. Il s’agissait également de promouvoir les opportunités d’affaires touristiques notamment au niveau des provinces du Sud du Royaume, à Agadir, Guelmim et Dakhla.

«L’occasion est là, il reste à s’en saisir», a affirmé Imad Barrakad, Directeur général de la SMIT lors de son allocution d’ouverture de la conférence. Faut-il souligner que cette conférence s’est inscrite dans le programme de la semaine de promotion de l’attractivité du Maroc qui coïncide avec la tenue du «Global Business Forum Africa», organisé par Expo 2020 Dubaï, une plateforme de rencontres et d’échanges autour des opportunités d’investissement qu’offre le continent africain.

Le «Morocco Tourism Investment Day», a été animé par plusieurs leaders internationaux de l’industrie touristique. «Il est très important pour le groupe que je représente de participer à cet événement organisé par la SMIT», nous précise Jochem-Jan Sleiffer. Et le Président Middle East, Africa & Turkey Hilton d’ajouter : «comme vous le savez, nous avons trois plateformes hôtelières dans le Royaume et nous comptons en ouvrir cinq autres, voire plus à long terme. Justement, cette rencontre nous permet d’échanger avec le département du tourisme du Maroc, mais aussi de nouer des contacts avec de potentiels investisseurs».  

D’autres intervenants dont Marloes Knippenberg, CEO of Kerten Hospitality, ont témoigné de leur stratégie de développement dans le Royaume et plus largement dans la zone Afrique mettant en exergue au passage l’impact de la pandémie sur leur politique d’expansion. Les panellistes ont souligné aussi que les premiers signes de reprises et de redynamisation de l’industrie touristique sont déjà présents et que le Maroc constitue un gisement hors pair d’opportunités d’affaires dans ce secteur porteur.

Toujours est-il que ce message a été conforté lors du panel portant sur la perception des investisseurs à l’égard de la profitabilité des placements dans le secteur du tourisme au sein des pays émergents dont le Maroc et sur les mesures entreprises pour la relance de l’investissement à court terme dans le secteur du tourisme. A noter la présence d’éminents promoteurs touristiques émiratis dans la zone MENA au rang desquels Khalid Anib, Chief Executive Officer, Abu Dhabi National Hotels ainsi que Fardan Al Fardan, SEO, Embassy Capital.

Cette conférence a vu la présence du Président de la Confédération Nationale du Tourisme (CNT) dans le Royaume, Hamid Bentahar. «Cet événement permet également de redonner de l’espoir, de la confiance dans les nombreuses potentialités de notre pays qui sont très loin d’être optimisées. Nous disposons d’une marge énorme de progression en matière de développement touristique», précise M. Bentahar.

Et de poursuivre : «il faut souligner que notre pays a fait un travail considérable en matière de santé. En effet, les destinations aujourd’hui dans le monde qui n’ont pas relevé le défi de la santé sont particulièrement fragilisées en matière de développement touristique. Ce qui n’est pas le cas de notre pays qui fait partie des exemples mondiaux à suivre».

Le patron du CNT en a profité pour présenter les nouvelles niches prometteuses de produits touristiques que peut offrir le Maroc à l’ère post-covid et susceptibles de répondre aux tendances de la demande et des nouvelles habitudes de voyages, ainsi que les pré-requis pour leur mise en œuvre.

Principaux engagements du gouvernement pour 2021-2026

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

Ci-après les principaux engagements du gouvernement pour la période 2021-2026 tels que déclinés, lundi, par le chef du gouvernement Aziz Akhannouch, lors d’une séance conjointe consacrée à la présentation du programme gouvernemental devant les deux Chambres du Parlement.

– Création d’au moins un million de postes d’emploi net au cours des cinq prochaines années.

– Augmentation du taux d’activité des femmes de plus de 30% au lieu de 20% actuellement.

– Mise en œuvre de la protection sociale globale.

– Protection et élargissement de la classe moyenne et création des conditions socioéconomiques favorables à l’émergence d’une classe agricole moyenne dans le monde rural.

– Mobilisation du système éducatif, toutes composantes confondues, pour placer le Maroc dans le Top 60 des meilleurs pays dans le monde en la matière (contrairement aux derniers classements dans la majorité des indicateurs mondiaux).

.-Mise en œuvre du caractère officiel de la langue amazighe, notamment à travers la création d’un fonds spécial doté d’un milliard de dirhams d’ici 2025.

– Amélioration progressive des équilibres macroéconomiques du Royaume.

320 milliards de DH de cash manipulé par les Marocains, du jamais vu depuis 30 ans !

Ils ont fait circuler 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2% !

• Pour faire face à la demande, Bank Al-Maghrib a émis 613 millions de billets, en hausse de 7% par rapport à 2019.

• Le ratio de la circulation du cash rapporté au PIB s’établit désormais à 30% contre une moyenne de 22% sur les dernières années !

• Les chèques et les prélèvements restent les parents pauvres des modes de paiements au Maroc.

On dirait que les Marocains ne jurent plus que par le cash!  C’est du moins ce qui ressort des dernières statistiques de la banque centrale. Selon l’institut d’émission, le contexte de crise sanitaire a fait en sorte que la demande adressée au cash marque une accélération exceptionnelle en 2020 et le trend se poursuit avec moins d’ampleur en 2021! En effet, après une hausse annuelle de près de 7% en 2019, la circulation fiduciaire a atteint 319 milliards de dirhams, en croissance de près de 20%, soit le rythme le plus élevé observé sur les trente dernières années. En volume, elle s’est située à 2,1 milliards de billets et 2,9 milliards de pièces de monnaie, soit des progressions respectives de 17% et 2%, à en croire le rapport sur les infrastructures des marchés financiers, et les moyens de paiement, leur surveillance et l’inclusion financière.

Selon Bank Al-Maghrib (BAM), l’analyse au cours de l’année 2020 indique, qu’après s’être inscrites dans une tendance normale sur les deux premiers mois de l’année, les sorties nettes de billets de banque (BBM) ont fortement augmenté entre les mois de mars et mai. Leur cumul sur cette période a totalisé un peu plus de 38 milliards de dirhams, alors qu’il s’est limité sur la même période des trois dernières années à 6,6 milliards en moyenne. Cette hausse observée au niveau de plusieurs pays est expliquée par le recours massif des ménages au cash pour régler les achats de produits de base ayant connu une forte demande au début de la crise sanitaire, ainsi que pour constituer des réserves en cash au regard des incertitudes qui ont plané sur l’étendue et la durée de la pandémie.

Dans le détail, les flux aux guichets de Bank Al-Maghrib ont porté sur un volume de sorties d’environ 1,271 milliard de billets, ce qui correspond à une augmentation de 7% par rapport à 2019. Le volume des versements a, pour sa part, atteint 955 millions de billets, en baisse de 11%. Il est à noter que le développement du rôle des CPT dans la filière fiduciaire a contribué, d’une part, à la stabilisation des mouvements de billets de banque aux guichets de Bank Al-Maghrib. Ces mouvements se maintiennent, en moyenne annuelle, à environ 1 milliard de billets tant pour les flux de sorties que pour ceux des entrées de billets. Il a contribué aussi à l’optimisation de l’activité d’approvisionnement des sièges de BAM, qui a enregistré une baisse continue du nombre des missions de convoyage de fonds d’une année à l’autre.

Sur le reste de l’année, et en dépit de la distribution des aides du gouvernement en cash, le recul de l’activité économique sous les effets de la pandémie s’est reflété dans la circulation fiduciaire, qui a évolué à un rythme inférieur à sa cadence normale, mais sans autant compenser les sorties massives observées auparavant. Les flux nets se sont ainsi limités à un peu plus de 10 milliards, tandis qu’ils avaient évolué entre 2017 et 2019 aux voisinages de 14 milliards. Ainsi, le ratio de la circulation fiduciaire rapporté au PIB s’est établi à 30% contre une moyenne de 22% constatée lors des années précédentes. Cette hausse importante a été observée au niveau de plusieurs pays. C’est dire que cet appétit pour le cash n’est pas l’apanage de l’économie marocaine. En effet, l’examen de l’évolution récente de la circulation fiduciaire dans de nombreux pays confirme qu’il y a une préférence pour le cash en temps de crise. Ainsi, aux Etats-Unis, par exemple, la circulation fiduciaire a marqué au cours de mars 2020 l’augmentation la plus importante après celle enregistrée à la veille de l’an 2000, qui avait résulté des craintes liées à une éventuelle panne de la migration des systèmes informatiques. Dans le même sens, la zone euro a connu au cours de la semaine du 16 mars l’accroissement le plus élevé de la demande de billets de banque après celui de décembre 2008 engendré par le déclenchement de la crise financière. Pour le cas du Canada, la progression annuelle de la circulation fiduciaire s’est accélérée de 3% en février à 10% en juin et a enregistré la deuxième plus importante hausse historique après celle d’octobre 2008. De même, les données relatives à la Russie et au Brésil montrent que le rythme annuel du stock des billets de banque a augmenté de 6,5% en février à 17% en avril pour le premier pays et de 8% à 24% pour le second.

La «scripturalisation» des paiements reste à des niveaux modestes !

Pour faire face à cette hausse de la demande sur fond de contexte de crise sanitaire, Bank Al-Maghrib a défini un plan d’urgence impliquant tous les intervenants dans le cash cycle. La banque centrale a ainsi donné ses directives aux banques pour assurer, en continu, l’alimentation des GAB et a accordé aux Centres privés de tri l’autorisation d’effectuer le comptage et l’authentification des billets sans recours au tri qualitatif. Ces derniers ont été aussi invités à définir un Plan de continuité d’activité (PCA) et de rotation de leurs effectifs afin de pouvoir servir la place.

En parallèle, la banque a procédé à l’actualisation de ses prévisions pour les besoins du marché en cash et à l’activation du recours à son stock PCA afin de répondre à d’éventuelles hausses imprévues du cash. En outre, Bank Al-Maghrib a entamé la mise en œuvre d’un programme de production supplémentaire pour assurer un stock de sécurité suffisant.

En face, le nombre global de moyens de paiement scripturaux échangés (couvrant l’ensemble des moyens de paiement scripturaux) a connu une hausse de 8% par rapport à 2019, s’élevant à près de 292 millions d’opérations. En valeur, les échanges ont représenté près de 3 565 milliards de dirhams, restant ainsi stables par rapport à 2019 (contre une hausse de 4,8% l’année précédente).

Le Maroc enregistre ainsi une moyenne de 8,1 transactions par an et par habitant, ce qui représente une hausse de 8% par rapport à 2019. Ce niveau reste néanmoins largement en dessous de ceux enregistrés par les pays les plus avancés, comme les Etats-Unis, la Finlande ou la France, où il est respectivement de 531, 449 et 314, dénotant une «scripturalisation» très importante des paiements.

La structure des paiements scripturaux, en nombre, est restée quasiment identique à celle de l’année précédente. En effet, le virement a conservé sa première place, pour la quatrième année consécutive (46,5% des échanges en 2020, contre 42% en 2019), devant la carte bancaire (28% des échanges en 2020, comme en 2019). Les prélèvements ont maintenu leur troisième place dans l’ensemble des échanges en nombre (14,5% des échanges en 2020, contre 14% en 2019), devant les chèques dont la régression s’est accentuée (9,5% en 2020 contre 13% en 2019).

La baisse soutenue de la part des chèques (en nombre et en valeur), au profit des autres moyens de paiement électroniques va de pair avec la politique et les orientations stratégiques de Bank Al-Maghrib visant à développer les moyens de paiement électroniques. Cette baisse a été accélérée avec le contexte de crise sanitaire.

Contrefaçon : 1 MDH de faux billets

Les faux billets détectés par Bank Al-Maghrib ont baissé de 34% en 2020 pour atteindre 6 335 billets, contre une hausse de 6% une année auparavant. La valeur de ces faux billets s’est établie à 1 MDH contre 1,5 MDH en 2019.

Rapporté au million de billets en circulation, seulement 2,9 billets sont contrefaits, en baisse par rapport à l’année passée (5,2 billets contrefaits par million de billets en circulation).

Ce taux a observé une baisse particulière cette année qui pourrait être expliquée par la période de confinement et fait suite à des baisses continues depuis plusieurs années et montre que le risque de contrefaçon au Maroc est globalement maîtrisé et se situe à un niveau faible comparativement à l’échelle internationale.

Cette baisse a concerné toutes les coupures, avec notamment des reculs de 34% pour le billet de 200 DH et de 38% pour la coupure de 100 DH.

Sur les faux billets décelés, la coupure de 200 DH prédomine, avec une part de 69%, alors que celle de 100 DH n’y contribue qu’à hauteur de 11%, soit quasiment les mêmes proportions enregistrées un an auparavant. Quant aux petites dénominations, celle de 50 DH a vu sa part augmenter de 4 points de pourcentage à 15%, tandis que celle de 20 DH est passée de 7% à 5%. En 2020, les tentatives de contrefaçon ont porté notamment sur les séries de type 2012 qui ont accaparé deux tiers des faux billets décelés contre moins de la moitié un an auparavant. A l’inverse, celles de 2002 et de 1987 y ont représenté respectivement 18% et 7% contre des parts respectives de 32% et 23% en 2019. 71% des faux billets décelés sont réalisés au moyen de photocopieurs ou imprimantes couleurs.

400 millions de billets de banque détruits en une année !

Bank Al-Maghrib dispose, de par ses missions fondamentales, du pouvoir exclusif de l’émission et de l’entretien de la monnaie fiduciaire, de la supervision des opérateurs privés de tri et du retrait de la monnaie ne répondant plus aux normes de qualité requises. A cet effet, elle a pour mission notamment de s’assurer de la qualité de circulation fiduciaire.

Dans ce cadre, Bank Al-Maghrib a délégué, depuis 2005, aux Sociétés gestionnaires des centres privés de traitement (SGCPT), l’exercice des activités de traitement et de recyclage de la monnaie fiduciaire et ce, conformément à l’instruction n°10/G/2005 de Mr le wali relative aux règles de tri de la monnaie fiduciaire et au cahier des charges établi entre la banque et ces opérateurs.

En 2020, l’émission des billets neufs par Bank Al-Maghrib a concerné un volume de 613 millions de coupures, en hausse de 7% par rapport à l’année 2019. La destruction, quant à elle, a porté sur un volume de 400 millions de billets, en baisse de 14%. L’entretien de la qualité, effectué conjointement par la banque et les CPT, a atteint un volume de 3,1 milliards de billets, en baisse de près de 5% par rapport à l’année 2019.

Industrie : la reprise est bien réelle

Les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Un vent d’optimisme souffle dans les voiles du secteur de l’industrie, avec un enthousiasme palpable des chefs d’entreprises industrielles, confirmant une reprise économique progressive.

Rarement, depuis le début de la crise et ses effets sur l’économie nationale, un tel optimisme a rassemblé les chefs d’entreprises des différentes branches du secteur de l’industrie. Comme en attestent les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Ainsi, selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises, les opérateurs de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au T3-2021.

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Métallurgie» et, d’autre part, à une diminution de celle de «l’Industrie chimique» et de la «Fabrication d’équipements électriques», explique le HCP.

La même vague d’optimisme règne auprès des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent une augmentation de la production, notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. Pour leur part, les chefs d’entreprises du secteur de la construction envisagent l’avenir sous de meilleurs auspices et s’attendent à une hausse de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la «Construction de bâtiments» et du «Génie civil» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «Travaux de construction spécialisés».

La production énergétique attendue pour le 3e trimestre 2021 connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Plus prudentes, les entreprises de l’industrie extractive prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates. Les indicateurs conventionnels, tout comme les indicateurs à haute fréquence, montrent que l’activité économique nationale continue de se renforcer, selon la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’Administration.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole, et aussi de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne, d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant).

Elle est due, d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport, notamment aérien. Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macroéconomiques.

Services marchands non financiers : 38% des patrons anticipent une hausse de l’activité

Les anticipations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers, pour le 3e trimestre 2021, révèlent une augmentation de l’activité globale, selon 38% d’entre eux, et une stabilité selon 47%, indique le Haut Commissariat au Plan.

Ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites» et, d’autre part, à la baisse prévue dans les branches des «Activités de location et location-bail», précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture, au titre du 3e trimestre 2021, réalisées auprès des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros.

De même, 57% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande et 70% une stagnation des effectifs employés.

Au 2e trimestre 2021, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse, selon 51% des patrons et une hausse selon 25%.

Cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et de «l’Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites».

Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 72%, fait savoir la note, ajoutant que les carnets de commande du secteur sont jugés d’un niveau inférieur à la normale par 32% des chefs d’entreprises. L’emploi aurait connu, quant à lui, une baisse selon 25% des chefs d’entreprises.

Commerce extérieur : Les valeurs unitaires en hausse au deuxième trimestre

Le HCP le confirme dans sa dernière note d’information

Les indices du commerce extérieur du Haut-commissariat au Plan (HCP) culminent. A import comme à l’export, ces indices affichent une évolution positive au deuxième trimestre de l’année. C’est ce que l’on peut relever de la note d’information du Haut-commissariat au Plan. Se référant au document, on relève une progression de 9,7% de l’indice des valeurs unitaires à l’import. Une évolution qui résulte de l’augmentation de 41,7% des valeurs unitaires de l’énergie et lubrifiants, de 9,5% des «demi-produits», de 40,3% des «produits bruts d’origine minérale» et de 7,4% de l’«alimentation, boissons et tabacs».

On note également une progression des valeurs unitaires des «produits finis de consommation» et des «produits bruts d’origine animale et végétale» à l’import. Elles se sont en effet appréciées respectivement de 2,4% et de 18,4% au deuxième trimestre. Pour ce qui est de l’indice des valeurs unitaires à l’exportation, il s’est apprécié de 8,2% comparé au deuxième trimestre de l’année précédente. Expliquant cette progression, le Haut-commissariat au Plan fait sortir une hausse de 36,5% des valeurs unitaires des «demi-produits».

Celle des «produits bruts d’origine minérale» a affiché une progression de 30,1% au moment où la valeur unitaire des «produits bruts d’origine animale et végétale» s’est améliorée de 7,3%. Le HCP relève également dans son document une amélioration de 8,1% de la valeur unitaire de «l’énergie et lubrifiants» ainsi qu’une appréciation de 12,3% de celle des produits finis d’équipement agricole. Le Haut-commissariat au Plan indique également dans sa note que les indices des valeurs moyennes des «produits finis de consommation», de l’«alimentation, boissons et tabacs» et des «produits finis d’équipement industriel» se sont inscrits en repli au deuxième trimestre de l’année. Ils se sont en effet repliés respectivement de 3,0%, de 4,6% et de 1,1%. Des baisses ayant atténué la hausse de l’indice global des valeurs unitaires des exportations.

Port de Casablanca : Le projet du nouveau terminal de croisières en marche

L’Agence nationale des ports (ANP) poursuit sa stratégie de renforcement de l’infrastructure portuaire. Celle-ci est l’une des pièces maîtresses de l’attractivité touristique du pays.

De ce fait, les ports doivent répondre à des logiques spatiales plus adaptées au tourisme de croisière bénéficiant des aménités de chaque région. Dans cette perspective, l’Agence a lancé la construction du nouveau terminal de croisières situé sur la jetée Moulay Youssef du port de Casablanca au niveau de l’ancien poste pétrolier. Ces travaux englobent également l’aménagement sur ses terre-pleins d’une gare maritime répondant aux standards internationaux.

A cet effet, l’ANP explique que «le terminal permet d’assurer une interaction ville-terminal de croisières ambitieuse par un traitement des interfaces de qualité (accès sur le site) et la création d’un paysage portuaire de qualité par l’aménagement des espaces extérieurs agréable pour l’attente et le contrôle des passagers qui arrivent à pied ou en véhicules au terminal». A ce stade, l’agence travaille sur la définition du régime d’exploitation de cette nouvelle infrastructure de croisière du port de Casablanca. Pour ce faire, un benchmark s’inspirant de la gestion des ports de croisières similaires (comme les ports de Marseille, de Tenerife, Lisbonne ou encore de Barcelone) est proposé.

Il s’agit de s’atteler sur l’accueil des paquebots de croisière, la qualité des prestations rendues aux passagers, la gestion de l’espace et des flux, les tarifs de l’activité de croisière ou encore la relation port/ville pour la mise en valeur et le développement de l’activité. Il faut dire que depuis plusieurs années, le port de Casablanca connaît un flux important des bateaux en escale venant de plusieurs pays de la région. Pour l’heure, ces bateaux sont accueillis sur des quais non spécialisés pour le traitement de ces navires.


Visas français : l’alerte de l’Association Marocaine des Exportateurs

L’Association Marocaine des Exportateurs (ASMEX) a alerté sur le blocage des exportations marocaines suite au durcissement des procédures d’obtention de visas français pour les chauffeurs de camions TIR. « L’Ambassade de France a décidé de durcir les procédures d’obtention des visas pour les chauffeurs marocains de camions de TIR qui assurent le transport sur l’Europe, prenant ainsi en otage les exportations marocaines, notamment pour les denrées périssables », souligne l’association dans un communiqué.

A ce titre, l’Asmex « tire la sonnette d’alarme » et saisit par courrier plusieurs parties prenantes à savoir le ministère des Affaires étrangères de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, le ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau, le ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie verte et numérique et l’ambassade de France au Maroc, poursuit le communiqué.

La situation est d’autant plus inquiétante étant donné le début imminent de la campagne d’exportation des agrumes et primeurs et au vu de la conjoncture mondiale actuelle de surchauffe du fret maritime, qui s’est traduite cette année par la rareté des navires, des espaces et des conteneurs réfrigérés utilisés pour l’exportation de ce type de produits, alerte l’Association.

Dans ses courriers, l’ASMEX appelle à un déblocage en urgence de la situation et propose quelques solutions dont celle de prévoir un Fast-Track dédié aux chauffeurs de camions TIR afin d’obtenir ou renouveler leurs visas dans les plus brefs délais.

« Le Maroc doit agir vite et de manière efficace. Toutes les instances concernées doivent intervenir en urgence pour débloquer la situation », souligne le vice-président de l’ASMEX et président de la Commission Logistique, Abdelaziz Mantrach, cité dans le communiqué.

« Nous souffrons déjà du problème de rareté des bateaux et de disponibilité des containers, si en plus on prive les chauffeurs de TIR des visas nécessaires pour l’acheminement des produits vers l’Europe, cela va handicaper nos exportations », ajoute-t-il.

L’ASMEX rappelle en outre que le pavillon étranger monopolise 95% du transport TIR du Maroc, notant que les camions européens bénéficient d’une grande fluidité aux frontières marocaines sans exigence de visas au moment où les chauffeurs marocains sont bloqués, ce qui se traduit par de lourdes pertes d’immobilisations de leurs camions.

Les transferts effectués par les MRE dépassent les 67 MMDH à fin août

Les transferts de fonds effectués par les Marocains résidant à l’étranger (MRE) se sont élevés à plus de 67,73 milliards de dirhams (MMDH) au titre des huit premiers mois de 2021, contre 43,73 MMDH durant la même période de 2020, indique l’Office des changes. Ces transferts ressortent ainsi en augmentation de 45,7%, précise l’Office qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août. Ces indicateurs font également état d’un repli de l’excédent de la balance des échanges de services de 2,3% à 40,07 MMDH, contre 40,99 MMDH une année auparavant. Par ailleurs, l’Office relève que les voyages, principale composante des échanges de services, ont affiché un solde excédentaire en baisse de 21%. Cette évolution est attribuable, principalement, au recul des recettes voyages de 17,6%, se situant à 20,27 MMDH à fin août 2021. En parallèle, les dépenses voyages ont diminué de 9,1%.

Le déficit commercial continue de se creuser

Les exportations à leur plus haut niveau à fin août en cinq ans

La balance commerciale du Maroc fait ressortir un déficit de 136,54 milliards de dirhams (MMDH) à fin août 2021, ce qui correspond à une hausse de 22,3% ou 24.910MDH par rapport à la même période de l’année 2020.

Selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes, le taux de couverture est resté pour sa part quasi-stable, enregistrant une progression de 59,6% à fin août 2021 contre 59,3% à fin août 2020.

Dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août, l’Office des changes indique que les exportations se sont situées à 201.15 MMDH au titre des huit premiers mois de l’année 2021, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au cours des cinq dernières années. Elles ont ainsi réalisé un bond de +23,8% (38.65 MMDH) par rapport à fin août 2020.

Selon les explications de l’Office, l’accroissement observé au cours de cette période a concerné les exportations de l’intégralité des secteurs, essentiellement le secteur des phosphates et dérivés, celui de l’automobile et celui du textile et cuir.

Sur la même période, il ressort des mêmes données que les importations se sont chiffrées à 37.69 MMDH, contre 274.12MMDH à fin août de l’année écoulée, réalisant ainsi une progression de +23,2% équivalant à +63.56 MMDH.

Dans la dernière note de l’Office, il est indiqué que la hausse des importations de marchandises fait suite à l’augmentation des achats de la totalité des groupes de produits, principalement, des produits finis de consommation (+22.49 MMDH), des demi-produits (+14.30 MMDH), des produits énergétiques (+10.50 MMDH) et des biens d’équipement (+10.04 MMDH).

Si l’on en croit la même source, « la hausse des importations des produits finis de consommation (+38,7%) s’explique essentiellement par l’augmentation des achats des voitures de tourisme (+4.29 MMDH), ceux des parties et pièces pour voitures de tourisme (+4.12 MMDH), et ceux des médicaments et autres produits pharmaceutiques (+3.13 MMDH)».

Il est important de relever ici que l’accroissement «des achats de ce dernier groupe de produits est attribuable principalement aux acquisitions de vaccins antiCovid-19», selon l’Office des changes.

Soulignons, par ailleurs, que la facture énergétique a augmenté de 30,6% à fin août, en raison de la hausse des approvisionnements en gas-oil et fuel oil (+5.56 MMDH). Laquelle est «attribuable à l’accroissement des prix de 23,8% (4.892 DH/T à fin août 2021 contre 3.952 DH/T un an auparavant), conjugué à l’élévation des quantités importées de 8,9% : 4.399mT à fin août 2021 contre 4.038mT à fin août 2020».

Mais en dépit de cette augmentation, force est de constater que «le niveau des importations des produits énergétiques à fin août 2021 demeure, toutefois, inférieur à celui affiché durant la même période entre 2017 et 2019 », selon un constat de l’Office.

A propos des exportations, il est à noter que les ventes des phosphates et dérivés ont progressé de 42,2% (+13.73 MMDH) à fin août 2021 pour atteindre 46.31 MMDH. Comme le fait observer l’Office des changes dans sa note, « ce niveau dépasse largement les niveaux enregistrés durant la même période au cours des quatre dernières années ».

Pour l’institution publique, « cette évolution fait suite à la hausse des ventes des engrais naturels et chimiques (+8.83 MMDH), de celles de l’acide phosphorique (+4.412MDH) et celles des phosphates (+491MDH) ».

A souligner que les exportations du secteur automobile ont de leur côté atteint un niveau record jamais enregistré durant la même période s’élevant à 52.25 MMDH contre 41.63 MMDH, soit +25,5% (+10.61 MMDH), suite principalement à la hausse des ventes du segment de la construction (+32%) et celles du segment du câblage (+16,5%).

Pour leur part, les exportations du textile et cuir se sont accrues de 23,6% (+4.37 MMDH), mais sont restées en deçà de celles réalisées durant la même période de 2017 à 2019, après la hausse des ventes des vêtements confectionnés de +3.06 MMDH et celles des articles de bonneterie de +1.26 MMDH. Alors que les ventes des chaussures sont demeurées quasiment stables.

Quant aux ventes du secteur agricole et agroalimentaire, elles se sont situées à 43.86 MMDH contre 40.69 MMDH à fin août 2020, soit +7,8% (+3.16 MMDH), suite à « une hausse simultanée des exportations de l’industrie alimentaire (+1.86 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+1.45 MMDH).

Maroc. Les signes de reprise

Bonne campagne agricole, opération Marhaba au profit des Marocains résidant à l’étranger, campagne de vaccination bien avancée, le contexte est globalement favorable pour une bonne reprise. Les principaux indicateurs sont au vert. C’est notamment le cas de l’investissement, de la demande intérieure, de la position de change bancaire, de la consommation d’énergie électrique, des ventes de ciment, des télécommunications (…). C’est là une belle transition favorable à la nouvelle équipe politique qui devra émerger du processus électoral lancé.

Les importations des biens d’équipement ont connu une hausse de + 11,5%, à fin juin 2021. C’est aussi le cas des recettes des investissements directs étrangers (IDE), avec + 13,7% pour la même période. L’investissement budgétaire s’est accru de + 8,5%, avec une atténuation du rythme de baisse des crédits à l’équipement (- 2,8%, à fin juin 2021, au lieu de – 4,9%, un mois auparavant). La demande intérieure, principal facteur de résilience pendant la crise sanitaire, connait un regain de vigueur de la consommation des ménages, au 1er semestre 2021. La bonne campagne agricole, la création de 215 000 emplois rémunérés, au cours du 2ème trimestre 2021, la reprise des crédits de consommation, avec + 1,6%, à fin juin 2021, et la bonne tenue des transferts MRE, y ont beaucoup contribué.

Cette tendance devrait se poursuivre au cours des mois prochains, avec notamment les dépenses inhérentes à la rentrée scolaire. L’amélioration de la position de change bancaire se poursuit et dépasse 8 MMDH pour la période du 12 au 18 août 2021, d’après Attijari Global Research (AGR). Ce qui reflète surtout l’évolution favorable des recettes MRE durant la saison estivale qui a suivi l’opération Marhaba. L’écart entre le cours de référence et le cours central du dirham demeure stable, à – 4,96%. « Les spread de liquidité du dirham résistent à des niveaux proches de la limite inférieure de sa bande de fluctuation » (AGR).

Par ailleurs, l’évolution des indicateurs de l’activité du secteur de l’énergie électrique traduit un raffermissement important, au cours du 2ème trimestre 2021. La production de l’énergie électrique a augmenté de + 15,5% au 2ème trimestre 2021, contre  + 0,7%, au 1er trimestre 2021, et + 11,7%, un an auparavant, pour la même période. Cette progression concerne aussi bien la production privée (+ 7,2%) que celle de l’ONEE (+ 11,3%) et celle des énergies renouvelables, principalement le solaire (+ 6,6%). Les ventes de ciment, indicateur significatif dans la reprise économique, surtout pour le secteur des BTP, ont enregistré une hausse de + 17,7%, à fin juillet 2021, après un repli de – 19,5%, pour la même période, en 2020. Autre indicateur non négligeable pour apprécier l’évolution économique, les télécommunications, dont les chiffres sont au vert.

Ainsi, le parc global de la téléphonie a connu une hausse de + 8%, à fin mars 2021, avec + 7,8% pour la téléphonie mobile et + 12,4% pour la téléphonie fixe. L’internet s’est apprécié de + 16%, à fin mars 2021, au lieu de + 14,2%, un an auparavant, pour atteindre, à fin mars 2021, un taux de pénétration de 85,1%, après 74,1%, à fin mars 2020 et 65,6%, à fin mars 2019. En fait, c’est là l’un des principaux secteurs gagnants de la crise sanitaire qui a boosté le processus de digitalisation dans presque tous les secteurs, en particulier les ménages.

Avec les résultats des élections du 8 septembre, et l’émergence d’une nouvelle élite politique réformiste plus dynamique, le Maroc pourra disposer d’une meilleure visibilité et entamer solidement et irréversiblement aussi bien la reprise économique que les grandes réformes contenues notamment dans le « nouveau modèle de développement » qui est avant tout un « dénominateur commun » des forces vives de la nation.

Contrat programme État-Région. 11 projets programmés à Ifrane

Onze projets d’un investissement de 454 millions de DH ont été programmés dans la province d’Ifrane dans le cadre la mise en œuvre du contrat-programme entre l’État et la région Fès-Meknès (2020-2022).

Selon des données du Conseil de la région, ces projets concernent les axes stratégiques du contrat, à savoir le soutien aux secteurs productifs, la relance de l’emploi et la recherche scientifique (3 projets/255,5 MDH), l’amélioration de l’attractivité économique des espaces territoriaux de la région (4 projets/136 MDH), la réduction du déficit social et des inégalités territoriales (3 projets/82 MDH) et la valorisation du champ culturel et des sites touristiques et de la conservation des ressources naturelles (1 projet/10 MDH).

Parmi ces projets, auxquels le conseil de la région contribue à hauteur de 233,5 MDH, figurent le dédoublement de la route nationale N°8 entre Imouzzer Kander et Ifrane, le désenclavement du monde rural, la création d’un centre régional du digital à l’université Al Akhawayn et l’école nationale supérieure du management sportif (université Moulay Ismail de Meknès), outre la mise en place d’un observatoire régional de développement des compétences.

Ces opérations porteront aussi sur l’élaboration d’un programme pour la création de pôles de l’artisanat en faveur des PME, l’aménagement d’un marché moderne de bétail à Timhdit, les programmes de promotion du sport dans la région, la généralisation de l’enseignement préscolaire et la création de centres dédiés aux handicapés à Timhdit et Ifrane, outre un autre pour la protection sociale à Ain Leuh.

Le contrat-programme entre l’État et la région Fès-Meknès, qui porte sur la réalisation de projets d’une valeur budgétaire globale de 11,19 milliards de DH, identifie un total de 97 projets touchant différents secteurs d’activités. Le contrat touche, entre autres, les secteurs de l’industrie et du développement des services numériques (7 projets/plus de 1,066 MMDH), de l’équipement et la logistique (12projets/3,184 MMDH), de l’enseignement supérieur et l’appui à la recherche scientifique (5 projets/1,850 MMDH), de l’agriculture (820 MDH), de la promotion de l’emploi et du développement des compétences (11 projets/725,9 MDH) et de l’artisanat et l’économie sociale (7 projets/393 MDH).

Il s’agit aussi de la qualification sociale et l’identification des disparités territoriales (19 projets/plus de 2,204 MMDH), du tourisme et la valorisation du patrimoine culturel (16 projets/386 MDH) et l’environnement et la protection des ressources naturelles (7 projets/551,69 MDH).

Les IDE en hausse de 16,9% sur les huit premiers mois de 2021

Selon l’Office de Change, le flux net des investissements directs étrangers (IDE) a atteint près de 12,56 milliards de DH sur les huit premiers mois de cette année, soit une hausse de 16,9% par rapport à la même période un an auparavant.

L’office, qui vient de publier ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs du mois d’août, précise que cette évolution est attribuable à une hausse des recettes de 16% à 19,98 milliards de DH plus importante que celle des dépenses (+14,6% à 7,42 milliards de DH).

On apprend que les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) se sont situés à 12,20 milliards de DH à fin aout 2021, soit le plus haut niveau atteint durant la même période au titre des cinq dernières années, affichant une hausse de près de 6,94 milliards de DH par rapport à la même période de l’année 2020.

L’office indique que cet accroissement reste légèrement inférieur à celui réalisé par les cessions de ces investissements (+7,40 milliards de DH), ajoutant que le flux net des IDME a baissé ainsi de 16,4%.

Blocage des exportations : L’Asmex tire la sonnette d’alarme

  • Le durcissement des procédures d’obtention de visas pour les chauffeurs de camions TIR handicapent les exportations des denrées périssables.
  • L’ASMEX appelle à une intervention en urgence de toutes les parties prenantes pour débloquer la situation.
  • L’Ambassade de France et les Ministères directement concernés ont été interpellés pour agir.

L’Ambassade de France a décidé de durcir les procédures d’obtention des visas pour les chauffeurs marocains de camions de TIR qui assurent le transport sur l’Europe, prenant ainsi en otage les exportations marocaines, notamment pour les denrées périssables. C’est ce qu’indique un communiqué de l’Asmex reçu par La Vie éco, ce Jeudi 5 Octobre.

A ce titre, l’Association Marocaine des Exportateurs tire la sonnette d’alarme et saisit par courrier plusieurs parties prenantes :

  • Ministère des Affaires Etrangères de la Coopération Africaine et des Marocains Résidant à l’Etranger ;
  • Ministère de l’Equipement, du Transport, de la Logistique et de l’Eau ;
  • Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique ;
  • L’Ambassade de France au Maroc.

La situation est d’autant plus inquiétante étant donné le début imminent de la campagne d’exportation des agrumes et primeurs et au vu de la conjoncture mondiale actuelle de surchauffe du fret maritime, qui s’est traduite cette année par la rareté des navires, des espaces et des conteneurs réfrigérés utilisés pour l’exportation de ce type de produits.
Dans ses courriers l’ASMEX appelle à un déblocage en urgence de la situation et propose quelques solutions dont celle de prévoir un Fast-Track dédié aux chauffeurs de camions TIR afin d’obtenir ou renouveler leurs visas dans les plus brefs délais.

« Le Maroc doit agir vite et de manière efficace. Toutes les instances concernées doivent intervenir en urgence pour débloquer la situation. Nous souffrons déjà du problème de rareté des bateaux et de disponibilité des containers, si en plus on prive les chauffeurs de TIR des visas nécessaires pour l’acheminement des produits vers l’Europe, cela va handicaper nos exportations. C’est tout le commerce extérieur marocain qui est aujourd’hui menacé ! », souligne M. Abdelaziz Mantrach, vice-président de l’ASMEX et président de la Commission Logistique.

Pour rappel le pavillon étranger monopolise 95% du transport TIR du Maroc. Les camions européens bénéficient d’une grande fluidité aux frontières marocaines sans exigence de visas au moment où les chauffeurs marocains sont bloqués, ce qui se traduit par de lourdes pertes d’immobilisations de leurs camions.

Industrie : la reprise est bien réelle

Les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Un vent d’optimisme souffle dans les voiles du secteur de l’industrie, avec un enthousiasme palpable des chefs d’entreprises industrielles, confirmant une reprise économique progressive.

Rarement, depuis le début de la crise et ses effets sur l’économie nationale, un tel optimisme a rassemblé les chefs d’entreprises des différentes branches du secteur de l’industrie. Comme en attestent les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP), les patrons des entreprises opérant dans l’industrie manufacturière, extractive, énergétique et de la construction s’attendent à des résultats positifs au 3e trimestre de cette année.

Ainsi, selon les résultats des enquêtes de conjoncture réalisées auprès des entreprises, les opérateurs de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au T3-2021.

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de «Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» et de la «Métallurgie» et, d’autre part, à une diminution de celle de «l’Industrie chimique» et de la «Fabrication d’équipements électriques», explique le HCP.

La même vague d’optimisme règne auprès des entreprises de l’industrie environnementale qui anticipent une augmentation de la production, notamment dans les activités du «Captage, traitement et distribution d’eau» et une stabilité des effectifs employés. Pour leur part, les chefs d’entreprises du secteur de la construction envisagent l’avenir sous de meilleurs auspices et s’attendent à une hausse de l’activité. Une évolution qui résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la «Construction de bâtiments» et du «Génie civil» et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des «Travaux de construction spécialisés».

La production énergétique attendue pour le 3e trimestre 2021 connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné». Plus prudentes, les entreprises de l’industrie extractive prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates. Les indicateurs conventionnels, tout comme les indicateurs à haute fréquence, montrent que l’activité économique nationale continue de se renforcer, selon la direction des études et des prévisions financières (DEPF), relevant du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’Administration.

Cette évolution résulte de la reprise de l’activité du secteur agricole, et aussi de la poursuite de la dynamique enclenchée des activités non agricoles. Une dynamique qui concerne, d’une part, les secteurs du BTP, de l’énergie électrique et celle des industries manufacturières telles qu’indiqué par le raffermissement de l’indice de production industrielle (+10,4% à fin juin contre -10,4% un an auparavant).

Elle est due, d’autre part, au secteur extractif et au secteur des télécommunications qui maintiennent globalement leur évolution positive, ainsi qu’à l’atténuation du retrait des indicateurs du tourisme et du transport, notamment aérien. Globalement, outre le regain du dynamisme des activités sectorielles, le redressement de l’activité économique semble se confirmer en 2021, à la faveur des avancées enregistrées en matière de vaccination, des mesures de relance de l’activité initiées précédemment, de la consolidation de la croissance chez les principaux partenaires commerciaux du Royaume et le regain de vigueur des échanges mondiaux de biens et services.

L’économie nationale devrait ainsi clôturer l’année 2021 avec une croissance du PIB, en volume, entre 5,5% et 5,8%. Cette évolution globale devrait quasiment combler l’écart de la production apparu en 2020 et contribuer à redresser progressivement les principaux agrégats macroéconomiques.

Services marchands non financiers : 38% des patrons anticipent une hausse de l’activité

Les anticipations des chefs d’entreprises du secteur des services marchands non financiers, pour le 3e trimestre 2021, révèlent une augmentation de l’activité globale, selon 38% d’entre eux, et une stabilité selon 47%, indique le Haut Commissariat au Plan.

Ces anticipations seraient dues, d’une part, à l’amélioration prévue dans les branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites» et, d’autre part, à la baisse prévue dans les branches des «Activités de location et location-bail», précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture, au titre du 3e trimestre 2021, réalisées auprès des entreprises opérant dans les secteurs des services marchands non financiers et du commerce de gros.

De même, 57% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande et 70% une stagnation des effectifs employés.

Au 2e trimestre 2021, l’activité des services marchands non financiers aurait connu une baisse, selon 51% des patrons et une hausse selon 25%.

Cette évolution aurait été le résultat, d’une part, de la baisse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Télécommunications» et de «l’Hébergement et restauration» et, d’autre part, de la hausse d’activité enregistrée au niveau des branches des «Transports aériens» et des «Transports terrestres et transport par conduites».

Le taux d’utilisation des capacités de prestation (TUC) du secteur se serait établi à 72%, fait savoir la note, ajoutant que les carnets de commande du secteur sont jugés d’un niveau inférieur à la normale par 32% des chefs d’entreprises. L’emploi aurait connu, quant à lui, une baisse selon 25% des chefs d’entreprises.

Grand rush sur les créations d’entreprises en 2021 !

L’immatriculation au registre du commerce, considérée comme l’acte de naissance de l’entreprise, affiche une dynamique positive en 2021 avec 57 661 entreprises immatriculées en 6 mois, soit un taux de croissance de 84% par rapport à la même période de 2020 • Le stock des entreprises immatriculées au registre du commerce s’élève à plus de 1,6 million d’entreprises.

La création d’entreprises continue sur son trend haussier. Selon les données de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC), l’immatriculation au registre du commerce, considérée comme l’acte de naissance de l’entreprise, affiche une dynamique positive avec
57 661 entreprises immatriculées à fin juin 2021, soit un taux d’évolution de 84% par rapport à la même période de 2020.

Cette évolution est attribuée aux créations de personnes morales qui ont enregistré une augmentation de 113%, ajoute la même source, précisant que le stock des entreprises immatriculées au registre du commerce, s’élève à plus de 1 643 000 entreprises. La répartition par forme juridique des sociétés (personnes morales) immatriculées au registre du commerce durant les six premiers mois de 2021 montre la prédominance des sociétés à responsabilité limitée à associé unique (55,7%) et des sociétés à responsabilité limitée (43,8%), fait savoir l’office, notant que la société anonyme (SA) ne représente que 0,3% du nombre total des sociétés créées.

En parallèle, l’office a délivré un total de 82 797 certificats négatifs (CN) à fin juillet 2021, soit une hausse de 46% par rapport à la même période de 2020.

Les dénominations sociales qui servent à désigner les personnes morales représentent 93% des certificats négatifs délivrés par l’OMPIC, précise l’office dans un récent bulletin sur la propriété industrielle et commerciale au Maroc.

Par région, Casablanca-Settat arrive en tête du classement par rapport aux intentions de création d’entreprises avec 28 074 (33%) CN délivrés. Vient en 2e position la région de Rabat-Salé-Kénitra avec 14 398 (17%) certificats délivrés. En 3e position, figure la région Marrakech-Safi avec 9 280 (11%) certificats délivrés, suivie de la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima avec 9 115 (11%) certificats délivrés.

S’agissant des marques de fabrique, de commerce ou de service, l’office indique avoir reçu, au cours des sept premiers mois de l’année, 10 646 nouvelles demandes de marques, dont 7 029 demandes d’origine marocaine et 1 009 demandes étrangères.

Les demandes d’origine marocaine ont ainsi augmenté de 43% par rapport à la même période de l’année écoulée. En outre, 2608 nouvelles demandes internationales désignant le Maroc ont été reçues à travers le système de Madrid durant la période janvier-juillet 2021, soit une évolution de 8% par rapport à cette même période de 2020. Concernant les brevets d’invention, l’OMPIC a reçu, à fin juillet 2021, près de 1 647 demandes de brevet d’invention dont 135 demandes marocaines, et
1 512 demandes étrangères. Les dépôts d’origine étrangère et d’origine marocaine ont enregistré respectivement une augmentation de 10% et 9% par rapport à la même période de 2020, relève l’office, notant que 398 brevets d’invention ont été délivrés courant cette période.

Les dessins et modèles industriels (DMI) ont connu une évolution de 34% par rapport à la même période de 2020, avec 2 889 dessins ou modèles déposés, dont 2 210 DMI marocains (en hausse de 38% pour rapport à 2020) et 130 DMI étrangers déposés directement au Maroc auprès de l’OMPIC (par voie nationale), soit une augmentation de 117% par rapport à 2020.

Les radiations et dissolutions en hausse !

5 260 entreprises sont entrées en phase de dissolution au moment où 3 667 entités ont été radiées au titre de l’année 2020. S’agissant des entreprises ayant entamé le process de dissolution, l’office marocain de la propriété industrielle et commerciale observe dans son analyse un pic au mois de décembre avec 970 sociétés qui sont entrées en phase de dissolution. Pour ce qui est des radiations, 31,6% des entreprises ont baissé le rideau dans la région de Casablanca-Settat.

Les radiations à Marrakech ont concerné 15% des entreprises contre 12% au niveau de Rabat-Salé-Kénitra. Dans la région de Tanger-Tétouan-Al Hoceima, les radiations ont concerné 11,2% des entreprises, Fès-Meknès (8,1%), Souss Massa (6,7%), l’Oriental ( 6,6%), Béni Mellal-Khénifra (3,6%). Par secteur, 31,8% des entreprises ayant mis fin à leurs activités opèrent dans le commerce ; 21,7% exerçaient dans le BTP et activités immobilières et 20,9% autres dans les services divers.

L’OMPIC relève également que 7,1% des entreprises radiées opèrent dans les industries, 5,9% dans l’hôtellerie et restauration, 5,7% dans les transports, 4% dans le secteur des TIC, 1,7% dans l’agriculture et pêche et 1,1% dans les activités financières.

La Bourse de Casablanca débute en hausse

La Bourse de Casablanca débutait la séance de lundi en hausse, son principal indice, Masi, gagnant 0,23% à 13.162,28 points.

Le MSI20, qui reflète la performance des cours des 20 entreprises les plus liquides, prenait 0,26% à 1.079,01 points et le Madex, indice compact composé des valeurs cotées au continu, progressait de 0,24% à 10.702,49 points.

L’indice de référence Environnement, Social et Gouvernance (ESG) « Casablanca ESG 10 » avançait, quant à lui, de 0,44% à 991,06 points.

Sur le front des valeurs, Fenie Brossette s’envolait de 3,99% dans les premiers échanges de la cote, devant Disway (+3,76%) et Managem (+3,48%).

Lanterne rouge du Masi, S.M Monétique perdait 3,84%, suivie par Taqa Morocco (-2,44%) et Jet Contractors (-1,65%).

Au volet des valeurs les plus actives, Disway drainait 6,52 millions de dirhams (MDH), LabelVie 2,15 MDH et Managem 1,27 MDH.

CESE : des ambitions électrisantes pour la mobilité durable au Maroc

Le CESE a rendu son dernier avis ayant pour thème «La mobilité durable: vers des moyens de transport durables et accessibles». Faciliter l’accès au transport, promouvoir l’automobile et les bicycles électriques ou encore, sensibiliser les citoyens sur les enjeux de la mobilité durable figurent, entre autres, parmi les recommandations présentées dans ce rapport.

Plus qu’une simple restitution de rapport, c’est sous la forme d’un atelier de travail que s’est faite la présentation du dernier avis du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur la mobilité durable au Maroc (voir aussi pages 6-7). Organisée le 22 septembre en visioconférence, cette présentation a vu la participation d’intervenants de tous bords parmi lesquels on pourrait citer Abderrahim Ksiri, président de l’Association des enseignants des sciences de la vie et de la terre (AESVT Maroc), Abdellah Mokssit, secrétaire général du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Badr Ikken, directeur général de l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (IRESEN), Nabil Belabed, directeur de la SDL Casa Transport, ou encore Idriss Ilali, membre expert du CESE.

La séance a été ouverte par Mohamed Reda Chami (photo), président du CESE, qui, dans son introduction, a rappelé tous les efforts consentis ces dernières années pour améliorer la qualité des transports, faisant notamment allusion à la Ligne à grande vitesse (LGV), ainsi qu’aux bus à haut niveau de service (BHNS) opérationnels à Marrakech. Mohamed Reda Chami a aussi rappelé l’importance de rendre la mobilité accessible à un plus grand nombre de citoyens, urbains et ruraux, tout en veillant à limiter l’impact environnemental. À partir de ces deux axes, le CESE a présenté ses recommandations. Auparavant, M.Chami a appelé à l’accélération de la transition énergétique à travers l’utilisation de voitures électriques, mais aussi de motos et vélos électriques, tout en pensant à des villes expérimentales. «Je pense que ce serait une pure ineptie de ne pas développer la bicyclette électrique au Maroc», a déclaré, dans ce sens, le président du CESE. Le même homme estime que le Maroc devrait investir dans ce sens, d’autant plus qu’il s’est donné les moyens de produire une électricité propre.Des carences et défis pour la mobilité durable.Lors d’une longue introduction, Idriss Ilali a dévoilé les grandes lignes dudit rapport qui examine l’opportunité de développer une mobilité durable au Maroc. Le CESE a d’abord passé en revue les différentes carences de la mobilité au Maroc et, notamment, la difficile accessibilité au transport pour un bon nombre de personnes. Dans des villes comme Casablanca et Marrakech, il est intéressant de noter qu’au moins 60% des Marocains se déplacent à pied !

Si, dans la capitale économique, c’est la voiture qui est ensuite la plus utilisée pour se déplacer, avec 13%, dans la ville ocre, la moto vient en second lieu comme moyen de transport, avec un taux de 18%. Idriss Ilali a aussi pointé du doigt le secteur des taxis et les carences qui le minent, à savoir des problèmes de gouvernance, la précarité de ses employés, ou encore l’insuffisance du renouvellement des flottes et notamment en matière de véhicules électriques. «Et c’est dommage», a regretté l’intervenant du CESE. Automobile toujours, Ilali a également évoqué le passage à l’Euro6 qui est en retard au Maroc, puisqu’il n’entrera en vigueur qu’en 2023, alors qu’en Europe on parle déjà de l’Euro7.

Une pluie de recommandations

Dans ce sens, le CESE appelle à la mise en place d’un système intégré de la mobilité durable qui prend en compte plusieurs donnes et recommandations. Parmi elles, citons l’intégration des besoins en mobilité durable (accès à l’emploi, à l’habitat et aux services publics…) aux exigences urbanistiques, d’aménagement du territoire et de planification, l’accélération de l’exécution du contrat-programme de développement des plateformes logistiques routières à la périphérie des villes, tout en assurant leur connexion au rail, ou encore l’amélioration de l’accessibilité pour tous les citoyennes et citoyens à des moyens de transport en commun durables et développer des infrastructures rurales durables, limitant ainsi la dépendance au véhicule particulier.

Le CESE recommande aussi à mettre progressivement en place un modèle économique de la mobilité durable, intégrant la condition sociale, la qualité de l’air, l’état de santé et le bien-être des populations. Il aimerait aussi voir se déployer progressivement des solutions techniques et technologiques durables, compatibles avec les besoins de toutes les catégories d’usagers et adaptées aux différentes échelles territoriales. L’allusion est ici faite aux véhicules électrifiés et aux infrastructures nécessaires à leur utilisation.

Le CESE appelle aussi à la mise à niveau du Code de la route et de la sécurité routière, d’une manière compatible avec les principes de la mobilité durable, améliorant l’accessibilité et limitant le risque pour les usagers et l’environnement. Le même avis parle d’adopter une stratégie de communication (incluant programmes audiovisuels et réseaux sociaux) et de sensibilisation des citoyennes et citoyens à la mobilité durable à travers des contenus pédagogiques portant sur l’environnement. En fin de présentation, des intervenants comme Badr Ikken, Stefanie Sohm (consultante allemande) ont apporté leur lot de réflexions sur le sujet non sans féliciter les membres du CESE pour la qualité dudit rapport.

Alimentation et agriculture : OCP dans le top 5 mondial

Une nouvelle consécration qui vient contredire les allégations d’un média français

OCP confirme sa place de leader mondial. Une nouvelle consécration internationale vient s’ajouter au long palmarès du Groupe. En effet et à l’occasion de la publication de son benchmark sur le secteur mondial de l’alimentation et de l’agriculture 2021, l’organisme international de la World Benchmarking Alliance a classé OCP à la 4ème place sur un ensemble de 350 entreprises, reconnaissant ainsi ses performances en matière d’alimentation et d’agriculture en comparaison à ses pairs, sur des sujets clés. La WBA est une organisation internationale à but non lucratif, qui agit en tant qu’organisme indépendant et rassemble des institutions mondiales, régionales et locales, ayant pour objectif de développer des indices de référence et accompagner les entreprises dans la réalisation des ODD. Ces repères sont soutenus par les meilleures données scientifiques existantes, tout en tirant parti des normes et standards internationaux oeuvrant pour la transformation des entreprises pour atteindre les ODD.

Le benchmark de l’alimentation et de l’agriculture créé par la WBA a adopté en ce sens une approche holistique de la transformation des systèmes alimentaires, en évaluant les entreprises tout au long de la chaîne de valeur alimentaire sur un large éventail d’indicateurs dans quatre domaines de mesure : gouvernance et stratégie, environnement, nutrition et inclusion sociale. En conséquence de quoi, le Groupe OCP a décroché la première place du classement sur le segment de l’«Agriculture », mais s’est également démarqué sur plusieurs critères de notation, notamment en lien avec la stratégie environnementale du Groupe et ce, grâce à ses objectifs à long terme de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) et de la consommation d’eau. En effet, et depuis plusieurs années, le groupe implémente une stratégie qui lui permet de renforcer son statut de producteur d’engrais parmi les plus durables au monde et répondre ainsi aux objectifs du développement durable (ODD) fixés par l’ONU. Le Groupe s’est fixé plusieurs objectifs ambitieux en lançant le programme «Économie Circulaire» au sein de sa «Sustainability Platform» dont l’approche vise à créer une dynamique verte, ainsi qu’à favoriser la symbiose avec l’écosystème industriel et les communautés. Il s’agit entre autres de couvrir 100% des besoins en eau par des sources d’eau non conventionnelles d’ici 2030 et de réduire de 5% la consommation spécifique d’eau dans le traitement d’ici 2024.

L’organisme international a également reconnu les efforts du Groupe en matière de leadership et d’inclusion sociale avec l’implémentation de ses programmes phares, à l’instar des «Agriboosters» ou encore «Al Moutmir» visant à améliorer la productivité et l’accès aux marchés des agriculteurs et proposent des solutions de bout en bout de la chaîne de valeur. Les résultats du benchmark démontrent que le Groupe OCP répond aux critères de performance les plus élevés du référentiel sur l’alimentation et l’agriculture, à l’instar des deux notations des agences internationales Vigeo Eiris et Sustainalytics, respectivement spécialisées dans l’évaluation de la performance en sustainability et dans l’identification des niveaux de risques ESG (Environnement, Social et Gouvernance) et dont le Groupe a fait l’objet. Rappelons également que le Groupe OCP n’est pas à sa première initiative et avait déjà rejoint en 2019 le World Business Council for Sustainable Development (WBCSD, Conseil mondial des entreprises pour le développement durable), une association internationale regroupant plus de 200 multinationales avantgardistes agissant en faveur du développement durable. La mission du Conseil mondial des entreprises pour le développement durable (WBCSD) est d’accélérer la transition vers un monde durable en rendant plus performantes les entreprises qui font du développement durable leur fer de lance.

Cette consécration est l’une des meilleures réponses aux allégations diffusées par certains médias au sujet des activités du Groupe. Dans ce sens et suite au documentaire «Vert de rage : engrais maudits », diffusé dimanche 19 septembre 2021 sur France 5, le Groupe OCP fustige, dans un communiqué, «un reportage à charge» et annonce «rétablir les faits». Par ailleurs, le Groupe affirme que le documentaire impute à OCP ainsi qu’à la filière des engrais dans son ensemble la responsabilité de faits de pollution et de «contamination». Outre le recours à des méthodes et des arguments biaisés, le Groupe OCP déplore un parti pris contre les engrais phosphatés, une succession de raccourcis hasardeux et de multiples contrevérités scientifiques. Devant le caractère infondé des allégations formulées à son encontre, le Groupe OCP a adressé un courrier au Comité d’éthique de France Télévisions contestant point par point les allégations et les manquements du reportage.

Pour stimuler la demande : Le tourisme interne à la rescousse du secteur

«Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique».

Le tourisme interne est une carte à jouer pour sauver le secteur en pleine période de crise. Ainsi, une campagne de sensibilisation a été lancée (bien avant la période des vacances qui s’achève) sous la marque «Ntla9awfbladna» avec l’objectif de faire du Maroc la destination préférée des Marocains. «Au-delà de la construction de la marque et de son cadre stratégique, nous avons soigneusement étudié les attentes de nos concitoyens, pour comprendre leurs besoins et ce qui les motive.

Notre ambition avec «Ntla9awfbladna» est de nous adresser à nos compatriotes en les inspirant à découvrir toutes les richesses qu’offre notre pays et en leur rappelant que notre pays a tous les atouts pour répondre à leurs besoins en matière de tourisme», avait souligné Adel El Fakir, directeur général de l’ONMT. Cette démarche s’est inscrite dans la continuité des initiatives de l’ONMT dans le cadre du déploiement de la nouvelle stratégie globale de promotion de la destination Maroc auprès de tous ses publics, le lancement de la nouvelle campagne de promotion du tourisme interne intervient à un moment important pour la relance de l’activité touristique du pays.

Un moment d’autant plus crucial que les professionnels du secteur ont émis le besoin d’une campagne forte pour assurer la prochaine saison estivale. «Nous sommes convaincus de l’énorme potentiel que représente le tourisme interne pour le secteur au Maroc. Si aujourd’hui il fournit près d’un tiers des touristes, nous pensons qu’à terme 1 touriste sur 2 pourrait être un voyageur domestique. Aujourd’hui plus que jamais les Marocains ont envie de voyager et le secteur a besoin d’être stimulé», explique Adel El Fakir. Le lancement de «Ntla9awfbladna» est le premier jalon du volet tourisme interne de la stratégie globale de l’ONMT, dont l’objectif est de stimuler la demande.

Il faut dire que l’envie des Marocains de partir en vacances se faisait sentir malgré la période de crise. En atteste une étude menée par l’ONMT. Celle-ci avait permis de révéler que près de 60% des Marocains ont exprimé leur désir de voyager pendant l’été, si les conditions sanitaires le permettaient. La campagne qui a été menée par l’Office avait pris en considération le fait que 95% des Marocains décident de leur destination de voyage au maximum 1 mois avant le départ. Notons que le tourisme interne est le premier pourvoyeur de touristes au Maroc.

En effet, en 2019, les touristes domestiques ont généré 7,8 millions de nuitées, soit 31% de l’ensemble des nuitées dans les établissements classés. Avec une croissance annuelle moyenne de 7,7%, c’est également un segment à très fort potentiel, qui a quasiment doublé lors des dix dernières années, selon ladite étude.

De ce fait, le déploiement de la campagne de communication «Ntla9awfbladna» est arrivé pour repositionner l’offre touristique marocaine en incitant les citoyens à voyager dans leur pays. «Véritable source d’inspiration, la marque «Ntla9awfbladna» porte des valeurs d’altérité, de partage, de durabilité, et d’inclusion. Elle adopte une identité visuelle moderne, avec un curseur de localisation, réelle invitation à se retrouver au Maroc. La typographie évoquant l’art calligraphique apporte une touche d’authenticité ancrée dans les traditions et la culture du Royaume», indique l’ONMT.

L’ancien patron de Tesco veut investir 22 milliards de dollars à Guelmim pour résoudre la crise énergétique au Royaume-Uni

Alors que la Grande-Bretagne reste confrontée à une baisse drastique de la production d’énergie, surtout en hiver, l’ancien PDG du groupe international de distribution Tesco, Sir Dave Lewis, estime que la solution se trouve du côté du Maroc.

Selon The Times, l’ancien patron Tesco, jadis surnommé « Drastic Dave », compte lancer un projet de parc éolien et solaire dans la région de Guelmim-Oued Noun, sur une superficie de la taille de la ville de Londres, pour alimenter 24h/24 en électricité 7 millions de foyers britanniques soit 8% des besoins d’ici la fin de la décennie.

« Nous avons sécurisé avec le gouvernement marocain une superficie d’environ 1 500 km². . . Sur ce terrain, nous allons installer un parc solaire, un parc éolien et des batteries qui, ensemble, produiront environ 10,5 gigawatts d’électricité », a déclaré au quotidien britannique l’initiateur du projet. Il faut dire qu’au Maroc si jusque-là, les investisseurs se sont contentés de produire sur place et d’y écouler leur production, Dave Lewis, lui, voit très loin avec à la clé un projet inédit.

A travers sa société Xlinks, il compte développer un projet de construction du plus long câble électrique au monde, reliant le Maroc au Royaume Uni.

L’ancien patron de Tesco espère réunir 22 milliards de dollars pour relier les deux pays avec 3.800 km de câbles, l’objectif étant de transporter 10,5 GW des centrales solaires marocaines vers le Royaume-Uni. Pour cela, il sollicite l’aide du gouvernement britannique, rapporte le quotidien.

Aussi, Dave Lewis compte boucler le financement en 2023 pour démarrer les constructions en 2025. Outre l’ancien patron de Tesco, Xlinks compte parmi ses associés, l’ancien directeur d’Acwa Power, Paddy Padmanathan.

Sidi Slimane. La première centrale photovoltaïque flottante d’Afrique bientôt en service

Après une année de travaux de construction, la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, le projet, premier du genre en Afrique, entrera en service dans quelques semaines.

Dernière ligne droite pour la centrale photovoltaïque flottante de Sidi Slimane, la première de son genre sur le continent.  Sa mise en service est prévue dans les prochaines semaines à Sidi Slimane, selon un communiqué de la société «Energy Handle», spécialisée dans le secteur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique, qui réalise les travaux pour le compte de la société «Lady B».  Pour rappel, ce projet permet à la fois de réaliser de l’efficacité énergétique, de l’économie d’eau et d’éviter l’émission d’environ 12.000 tonnes de CO2.

Les travaux ont duré 1 an.  Pour sa première phase, la centrale aura une capacité installée de 360 kW. L’infrastructure comptera 800 panneaux photovoltaïques qui produiront environ 644 MWh par an, selon Energy Handle.

Cette nouvelle technologie présente plusieurs avantages, d’après le communiqué. « Il s’agit d’un projet qui permet à la fois une économie de l’énergie et de l’eau. Deux ressources qui sont en voie d’épuisement et extrêmement importantes pour le développement de notre pays », fait savoir la même source.  En effet, « en plus de la production de l’énergie verte, elle permet une économie d’eau importante en réduisant l’évaporation de l’eau ».

A noter, que le taux moyen d’évaporation d’eau au Maroc avoisine les 1.300 litres par m² par an.    Cette centrale flottante permet aussi de libérer la surface au sol, qui aurait été occupée par la centrale solaire avec une solution classique. « Cette même surface devient génératrice de revenus quand elle est exploitée pour l’agriculture », explique-t-on. 

Les panneaux solaires qui sont installés au ras de l’eau sont refroidis l’été, précise la même source, soulignant qu’ainsi, leur rendement est amélioré de plus de 15% pendant la période estivale où le besoin en énergie est à son maximum. 

Pour le directeur fondateur de la société Energy Handle, Hassan Nait Bella, « ce projet est le fruit des efforts de toute une équipe de travail et d’une collaboration qui a duré plus d’une année avec notre partenaire espagnol ISIGNERE ».  « Cette réalisation s’inscrit au cœur de la vision stratégique du Royaume du Maroc, suite aux instructions de Sa Majesté, appelant au déploiement de l’efficacité énergétique et à la conservation de l’eau. Le photovoltaïque flottant est une grande opportunité pour l’agriculture nationale pour un développement durable du secteur et une meilleure compétitivité », a-t-il encore ajouté.

Pour rappel, Energy Handle avait déjà réalisé plusieurs projets d’énergie solaire au Maroc, dont l’équipement de 490 écoles rurales en énergie solaire. L’entreprise a également mis en œuvre un projet d’énergie solaire pour la Chambre des représentants du Maroc qui est en cours de construction. 

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Électricité : avec Xlinks, le Maroc pourrait éclairer le Royaume-Uni

Il ne manquait plus à Xlinks que l’obtention des permis et la localisation des sites d’implantation de ce projet pharaonique. Le 26 septembre, l’énergéticien britannique a dévoilé les plans d’une ligne électrique sous-marine de 3800 km qui reliera le Maroc au Royaume-Uni. Ce serait le plus long câble sous-marin au monde.

uelque 3800 km de câbles seront nécessaires à l’ambitieux projet de fournir de l’électricité produite au Maroc pour alimenter le Royaume-Uni. Dans une interview relayée par la presse britannique, Simon Morrish, le PDG de Xlinks, a dévoilé les plans de ce projet. Et les chiffres ont de quoi donner le tournis.

22 milliards de dollars d’investissement

Une enveloppe d’investissement de 22 milliards de dollars devra permettre de mettre en place des installations à énergie solaire et éolienne dans la région de Guelmim-Oued Noun. Ce parc solaire et éolien de 1500 km2 devrait fournir à terme 3,6 GW d’électricité. Il sera couplé à l’installation d’une batterie de 5 GW pour stocker l’énergie afin d’injecter 10,5 GW d’électricité dans le réseau du Royaume-Uni.

Pour acheminer l’électricité, l’énergéticien britannique prévoit la construction d’un système de quatre câbles sous-marins HVDC (courant continu haute tension) de 3800 km chacun, soit la plus longue ligne électrique sous-marine au monde. Prévues en eaux profondes, les lignes de courant devront traverser l’Espagne, le Portugal et la France.

La société britannique prévoit la construction au Royaume-Uni de deux usines pour produire les câbles. Le premier câble devrait être posé en 2025 pour une mise en ligne en 2027. Selon les prévisions de Xlinks, les trois autres câbles devraient être mis en ligne en 2029.

Industrie manufacturière : La production attendue en hausse au T3-2021

Les entreprises de l’industrie manufacturière s’attendent à une augmentation de leur production au 3ème trimestre 2021, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Ces anticipations seraient attribuables, d’une part, à une hausse de l’activité de « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » et de la « Métallurgie » et, d’autre part, à une diminution de celle de l’ »Industrie chimique » et de la « Fabrication d’équipements électriques », indique le HCP dans une note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Concernant les anticipations de l’emploi, les industriels prévoient globalement une stabilité des effectifs employés, d’après la même source.

S’agissant de l’industrie extractive, les entreprises de ce secteur prévoient une stabilité de leur production, imputable, principalement, à une stagnation de la production des phosphates, fait savoir le HCP, relevant qu’au niveau des effectifs employés, les patrons de ce secteur prévoient une diminution.

La production énergétique attendue pour le 3ème trimestre 2021, connaîtrait, quant à elle, une augmentation attribuable à une hausse de la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ». Pour ce qui est de l’emploi, il connaîtrait une diminution.

Pour le même trimestre, les entreprises de l’industrie environnementale anticipent une augmentation de la production notamment dans les activités du « Captage, traitement et distribution d’eau » et une stabilité des effectifs employés.

La note fait, en outre ressortir, qu’au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie manufacturière aurait connu une hausse résultat d’une augmentation de la production dans les branches des « Industries alimentaires », de l’ »Industrie automobile » et de l’ »Industrie chimique » et d’une diminution de la production dans les branches de la « Fabrication d’équipements électriques » et de la « Fabrication d’autres produits minéraux non métalliques ».

Les carnets de commandes du secteur sont jugés d’un niveau normal par les chefs d’entreprises. S’agissant de l’emploi, il aurait connu une stabilité. Globalement, le taux d’utilisation des capacités de production (TUC) dans l’industrie manufacturière se serait établi à 77%.

Au 2ème trimestre 2021, la production de l’industrie extractive aurait affiché une stabilité imputable à une stagnation de la production « d’autres industries extractives ». Les carnets de commande se seraient situés à un niveau normal et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le TUC dans l’industrie extractive se serait établi à 72%.

La production de l’industrie énergétique aurait connu, au T2-2021, une augmentation due principalement à une hausse dans la « Production et distribution d’électricité, de gaz, de vapeur et d’air conditionné ».

S’agissant des carnets de commandes, ils sont jugés d’un niveau normal, et l’emploi, quant à lui, aurait connu une diminution.

En ce qui concerne la production de l’industrie environnementale, elle aurait enregistré une augmentation imputable à une hausse de l’activité du « Captage, traitement et distribution d’eau ». Les carnets de commandes de ce secteur se seraient établis à un niveau normal et l’emploi aurait connu une augmentation.

Construction : Les chefs d’entreprises anticipent une hausse de l’activité au T3-2021

Les anticipations avancées par les chefs d’entreprises du secteur de la construction, pour le 3ème trimestre 2021, font ressortir, globalement, une hausse de l’activité, selon le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution résulterait, d’une part, de la hausse d’activité attendue dans les branches de la « construction de bâtiments » et du « Génie civil » et, d’autre part, de la diminution d’activité prévue au niveau de la branche des « Travaux de construction spécialisés », précise le HCP dans sa récente note sur les résultats des enquêtes de conjoncture auprès des entreprises relevant des secteurs de l’industrie manufacturière, de l’extractive, de l’industrie énergétique, de l’industrie environnementale et de la construction, au titre du troisième trimestre 2021.

Cette hausse dans le secteur de la construction serait accompagnée par une stabilité des effectifs employés, ajoute la même source.

Au 2ème trimestre 2021, l’activité dans le secteur de la construction aurait connu une diminution, relève le HCP, notant que cette évolution aurait été due principalement à la baisse d’activité dans les branches des « Travaux de construction spécialisés » et du « Génie civil ».

Les carnets de commande dans la construction se seraient situés à un niveau inférieur à la normale et l’emploi aurait connu une baisse. Dans ces conditions, le taux d’utilisation des capacités dans le secteur de la construction se serait établi à 69%.

INFORMER EN TOUTE INDEPENDANCE

Foncier: L’Agence de la conservation digitalise le dépôt des dossiers notariaux

D’après l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc), l’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière.

L’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (Ancfcc) pose un nouveau jalon dans sa stratégie de dématérialisation des procédures. Elle annonce qu’à compter de ce mercredi 15 septembre, les notaires devront impérativement déposer leurs dossiers transactionnels auprès d’une conservation foncière par voie numérique.

Chaque document contenu dans ce dossier sera signé électroniquement via la signature «Barid E Sign», développée par Barid Al-Maghrib, précise l’Agence pour qu’il soit infalsifiable et inviolable. «L’instauration du dépôt électronique des dossiers notariaux et la digitalisation des transactions relatives à ces dossiers apportent une transparence rigoureuse dans la relation entre l’usager et la conservation foncière», explique-t-elle.

Digitalisation des procédures

Pour rappel, l’Ancfcc était déjà entrée de plain-pied dans l’ère du digital après la mise en place du paiement électronique des droits de conservation foncière et des frais relatifs aux droits cadastraux, ainsi que la mise en place d’une plateforme pour permettre aux notaires de consulter en ligne des données juridiques et techniques pour l’élaboration de leurs dossiers transactionnels.

Un projet qui figure dans son vaste programme de digitalisation de ses services qui vise à divorcer avec l’usage excessif du papier qui entraine souvent des lourdeurs administratives. Objectifs: assurer la sécurité des opérations et des données, la traçabilité des opérations, la fluidité des transactions et l’accès aux services pour le citoyen et l’usager professionnel.

Autre innovation lancée, et pas des moindres, l’espace digital cadastre, qui permet aux ingénieurs géomètres topographes exerçant au Maroc d’avoir accès à une base de données techniques et à une plateforme transactionnelle numérique. D’après l’Ancfcc, 35.000 dossiers cadastraux sont traités chaque année dans cet espace.

Les propriétaires peuvent aussi obtenir un certificat de propriété numérique sans se déplacer, ou s’inscrire au service «Mohafadati» pour être informés par SMS sur toute opération qui concerne leurs titres fonciers. D’ailleurs, 660.000 d’entre eux sont déjà inscrits sur cette plateforme, selon les données de l’Agence.

Réforme fiscale. Les 10 mesures prioritaires

Après avoir défini 5 priorités en politique fiscale et 14 objectifs fondamentaux, le projet de loi cadre (PLC) a annoncé 10 mesures prioritaires à décliner dans les lois de finances dès les cinq prochaines années.

La première mesure phare concerne la TVA. Elle consiste à consacrer le principe de la neutralité fiscale, en matière de TVA, sous réserve de maintien de l’exonération des produits de base tels que le pain, la farine, les semoules, le lait, le sucre brut (…). Cette « neutralité fiscale » devra se réaliser aussi à travers l’élargissement du champ d’application de la TVA, en y intégrant des activités ou opérations actuellement hors champ telles que l’agriculture.

A cela s’ajoute la réduction du nombre de taux, actuellement au nombre de cinq (0%,7%,10%,14% et 20%) et la généralisation du droit au remboursement, ce qui doit permettre à certaines entreprises de mettre fin au calvaire du butoir (crédit TVA non remboursable). En matière d’IS, il sera question de converger progressivement vers un taux unifié, après avoir navigué, au cours des dix dernières années, autour de plusieurs taux. C’est aussi le cas des régimes bénéficiant de taux préférentiels.

Les établissements et entreprises publics et les sociétés exerçant des activités régulées ou en situation de monopole ou d’oligopole se verront taxés à un taux plus élevé, à l’instar du secteur financier. La cotisation minimale (CM), séquelle de l’ancien système fiscal, devra baisser pour ensuite disparaître. C’est une contradiction flagrante avec l’article 39 de la Constitution instituant le principe d’équité fiscale. En fait, le maintien de la CM est révélateur de la faiblesse structurelle du contrôle fiscal.

Les entreprises innovantes telles que les startups, les structures de soutien, dites incubateurs ou accélérateurs, et les entreprises regroupant les auto-entrepreneurs, pourront bénéficier d’incitations fiscales. Le barème de l’IR, non révisé depuis 2009, devra être réaménagé, surtout en faveur des petits et moyens revenus. La Contribution professionnelle unique, récemment instauré par la loi de finances de l’année 2021, sera adaptée et améliorée pour ne pas faire obstacle à l’intégration des activités informelles.

Par ailleurs, le Maroc étant une économie ouverte sur le monde, il est donc tout à fait normal d’intégrer, dans le système fiscal national, les règles de bonne gouvernance en matière de fiscalité internationale. Enfin, toutes les réformes, aussi belles soient-elles, ne peuvent réussir que si les droits des contribuables et ceux de l’administration sont garantis.

Ce qui impose un encadrement du pouvoir d’appréciation de l’administration fiscale, surtout en matière de contrôle fiscal, avec un renforcement des instances de recours, sans oublier la clarification et la simplification des procédures, aussi bien les procédures administratives internes de gestion que celles mettant en relation l’administration et les contribuables.

Paradoxalement, ne figure pas, parmi ces dix priorités, la réforme de la fiscalité locale, alors que la régionalisation est actuellement un chantier stratégique et urgent pour la réussite des politiques publiques.

CNSS. L’indemnité Covid-19 prolongée

La Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) a annoncé une nouvelle prolongation de l’indemnité forfaitaire.  

Bonne nouvelle pour les propriétaires des crèches privées, les exploitants des salles de sport privées, les opérateurs du secteur des industries culturelles et créatives, ainsi qu’aux opérateurs du secteur du tourisme (agences de voyages agréées, transporteurs touristiques agréés, établissements d’hébergement classés, sociétés d’intérim ayant un contrat avec les opérateurs des sous-secteurs liés au tourisme et guides touristiques déclarés à la CNSS.

Le service de l’indemnité forfaitaire, financé par le fonds spécial de la gestion de la pandémie Covid-19 créé sur Hautes Instructions de S.M. le Roi, a été prorogé au 30 juin 2021. Les acteurs des secteurs précités, qui souhaitent que leurs travailleurs bénéficient de l’indemnité forfaitaire pour le mois de juin 2021, doivent les déclarer via le portail covid19.cnss.ma à partir du jeudi 8 juillet jusqu’au 3 août 2021. Les personnes déclarées sur le portail, avant le 11 juillet 2021, percevront l’indemnité forfaitaire à partir du 15 juillet 2021. En revanche, les employés déclarés après cette date recevront l’indemnité forfaitaire à partir du 10 août 2021. 

La CNSS invite donc les affiliés concernés à procéder à la déclaration de leur personnel avant le dimanche 11 juillet sur le portail susmentionné, opérationnel 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24, et ce afin de permettre à leurs employés de bénéficier du paiement de l’indemnité à partir du 15 juillet.  La Caisse précise que pour tout complément d’information, il faut contacter le centre « Allo Damane » au : 08 02 03 33 33 / 08 0200 72 00. 

Déclaration de la TVA : Plus de 90% des entreprises optent pour le « tout digital »

Sage, l’éditeur des solutions de comptabilité, de paie et de gestion commerciale dans le Cloud, a organisé mardi 15 juin à Casablanca, une table-ronde, sous le thème « Comment la dématérialisation fiscale peut-elle contribuer à la relance économique ?», en s’appuyant sur les résultats du baromètre TVA, une étude menée auprès de 165 PME marocaines.

Voici les principaux enseignements de ce Baromètre réalisé par SAGE :

Sur les 165 entreprises questionnées, 92% d’entre elles déclarent utiliser l’Echange des Données Informatisé. 88% de ces entreprises étant assujetties à un mode d’imposition mensuel, près de 30% d’entre elles estiment qu’une journée est le délai nécessaire pour réaliser la déclaration mensuelle de la TVA.

Par ailleurs, si 65% des entreprises n’ont pas eu de difficultés à s’adapter à la télé-déclaration fiscale, 60,6% des PME affirment que le système d’information interne a été le plus grand challenge de cette dématérialisation fiscale contre 16,5% qui estiment que le défi principal était la compétence en interne.

A noter également que 38% des entreprises sondées affirment que la productivité et le gain de temps sont les premiers avantages de cette digitalisation fiscale. Cela a aussi permis de réduire leurs charges fixes, tout en leur offrant une traçabilité de leurs opérations, une instantanéité de l’information et une sécurité garantie.

Cette conférence a été l’occasion pour Sage de réitérer son engagement envers les entreprises marocaines afin de les accompagner dans la transformation digitale et de mettre à leur disposition les outils nécessaires pour prendre le virage numérique de manière optimale.

Energie : l’ANRE entame le chantier de refonte du secteur électrique

L’ANRE a annoncé, ce 6 juillet, avoir entamé ses chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité. Ce premier projet concerne la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE.Bas du formulaire

Moins d’une année après la tenue de son premier conseil d’administration, l’Autorité nationale de régulation de l’électricité (ANRE) lance son premier chantier pour la refonte du secteur électrique national. Selon un communiqué publié ce 6 juillet, l’autorité dirigée par Abdellatif Bardach a tenu une réunion avec une délégation de l’Office National de l’Electricité et de l’Eau potable (ONEE) conduite par son directeur général, Abderrahim El Hafidi. Cette rencontre avait pour objectif le lancement formel des différents chantiers prévus par la loi 48.15 relative à la régulation du secteur de l’électricité.

Parmi les chantiers prioritaires figure la séparation comptable entre les activités de transport et les autres activités de l’ONEE, le tarif d’accès aux réseaux et le Code réseau garantissant un accès équitable au réseau national de transport d’électricité. Dans ce cadre, un groupe de travail conjoint ANRE-ONEE sera mis en place. Ce comité sera chargé de suivre, entre autres, « le chantier de séparation comptable, prérequis fondamental, pour garantir l’ouverture progressive du marché dans le respect des exigences en matière de qualité et de sécurité d’approvisionnement en énergie électrique« , informe le communiqué.

Restructurer l’ONEE

La réforme de l’ONEE figure parmi les recommandations du rapport de la CSMD dans son volet énergie. L’office dirigé par Abderrahim El Hafidi devrait ainsi se défaire de ses activités de production et de distribution pour se concentrer sur le transport.

Dans les pratiques internationales, lorsqu’on veut un secteur compétitif, que ce soit pour les télécoms ou le réseau, on est obligé de séparer les activités historiques de l’institution qui gère le réseau. Dans notre cas, il y a une question de conflit d’intérêt : l’ONEE se retrouve en concurrence avec les producteurs privés. En recentrant l’Office sur le transport, on arrivera à la transparence en matière d’accès au réseau et de tarifs”, expliquait un haut cadre dans le secteur à TelQuel en juin dernier.

A terme, l’ONEE devrait aussi se transformer en Société Anonyme (SA), «avec une gouvernance permettant une gestion axée sur la performance et la transparence, répondant à des règles de fonctionnement claires, alignées sur les meilleures pratiques internationales, et autonome par rapport à la tutelle stratégique et au régulateur», recommande la commission Benmoussa.

Finances / Maroc – Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques appelle à la vigilance

Le Comité de Coordination et de Surveillance des Risques Systémiques (CCSRS) a tenu sa treizième réunion ce mardi 6 juillet, au sujet de l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021 et pour évaluer les risques du système financier marocain.

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, le Comité a relevé ce qui suit :

“Il a approuvé le rapport sur la stabilité financière au titre de l’exercice 2020 et examiné l’état d’avancement de la feuille de route de stabilité financière pour la période 2019-2021. Il s’est enquis, en particulier, des projets engagés par les régulateurs financiers pour la surveillance des risques émergents notamment les cyber-risques et ceux liés au changement climatique.

Il a également fait le point sur l’évolution des risques affectant le secteur financier national et a, dans ce cadre, passé en revue la synthèse des réunions régulières des représentants du Comité tenues depuis le début de la crise sanitaire. Les indicateurs de surveillance continuent à ce jour de faire ressortir une résilience avérée des secteurs bancaire, assurantiel, des infrastructures de marchés financiers et du marché des capitaux.”

À l’issue de l’évaluation du secteur financier au regard des tendances économiques et financières, observées et attendues, le Comité a relevé ce qui suit :

“- Si les signes d’amélioration des perspectives macroéconomiques commencent à s’éclaircir tant au plan national qu’international, les risques associés appellent toutefois à la vigilance en raison de la persistance des incertitudes entourant la maîtrise future de la pandémie (apparition de nouveaux variants du virus, efficacité des vaccins et leur généralisation).

– Après l’épisode de récession sans précédent de 2020, les perspectives de l’économie mondiale tablent sur une reprise de l’activité à 6,6% en 2021 et à 4% en 2022. Au plan national et selon les prévisions de Bank Al-Maghrib, l’économie connaîtrait cette année un rebond à 5,3%, suivi d’une consolidation à 3,3% en 2022, bénéficiant des mesures de soutien budgétaire et monétaire, de l’allègement des restrictions sanitaires et de la reprise chez nos partenaires. Concernant la position extérieure, le déficit du compte courant devrait se creuser à 3,8% du PIB avant de s’atténuer à 2,6% en 2022, en lien notamment avec la reprise des flux du commerce extérieur. Dans ces conditions et considérant les tirages extérieurs du Trésor et l’allocation de DTS prévue par le FMI, les avoirs officiels de réserve ressortiraient à 328,5 milliards de dirhams en 2021 et à 338,6 milliards en 2022, permettant ainsi d’assurer la couverture de plus de 7 mois d’importations de biens et services. Pour ce qui est des finances publiques, le déficit budgétaire devrait s’atténuer graduellement à 7,1% du PIB en 2021 puis à 6,6% en 2022, tandis que la dette du Trésor poursuivrait sa progression à 77,8% du PIB en 2021 et 80% en 2022.

– En dépit d’une conjoncture difficile, le crédit bancaire destiné au secteur non financier poursuit son évolution positive, bien qu’à un rythme lent, tiré particulièrement par les crédits de trésorerie garantis par l’Etat en faveur des entreprises non financières et par le maintien de la politique monétaire accommodante de la Banque Centrale. Après s’être établie à 3,9% en 2020, cette évolution devrait, compte tenu des perspectives économiques, se situer à 3,5% en 2021 et 3,8% en 2022.

– La crise n’a pas manqué de se répercuter sur la rentabilité et la qualité des actifs du secteur bancaire. Au titre de l’exercice 2020, le résultat net agrégé des banques, sur base sociale, a connu une baisse de près de 43% à 6,8 milliards de dirhams, sous l’effet principalement de la montée significative du coût du risque de crédit et de la contribution au fonds Covid-19. De même, le taux des créances en souffrance s’est hissé à 10,8% pour les entreprises non financières et à 9,3% pour les ménages, contre respectivement 10,1% et 8% à fin 2019. Pour autant, le secteur bancaire continue d’afficher des fondamentaux solides en matière de solvabilité et de liquidité. Les ratios, sur base sociale, demeurent stables avec un ratio moyen de solvabilité de 15,7% et un ratio moyen de fonds propres de catégorie 1 de 11,4% à fin 2020, supérieurs aux minimas réglementaires. Sur base consolidée, ces ratios ressortent respectivement à 13,6% et à 10,5%. Le coussin de liquidité s’établit, quant à lui, à 191% à fin mars 2021 bien au-delà du minimum réglementaire de 100%. Le risque de concentration sur les grands débiteurs continue, pour sa part, de faire l’objet d’une surveillance rapprochée.

– L’exercice de macro stress test effectué par Bank Al-Maghrib sur la base des projections économiques de juin 2021 continue de démontrer à cette date la capacité des banques à faire face au choc induit par la crise de la Covid-19 et à maintenir le respect des exigences réglementaires, grâce notamment aux matelas en fonds propres qu’elles ont constitués ces dernières années et à la mise en application par le secteur bancaire de la recommandation de Bank Al-Maghrib de non distribution des dividendes.

Pour ce qui est des infrastructures de marchés financiers, celles-ci continuent de faire preuve d’une forte résilience aussi bien sur le plan financier que sur le plan opérationnel et présentent toujours un niveau de risque faible pour la stabilité financière.

Malgré le contexte difficile lié à la crise sanitaire, le secteur des assurances a montré, dans l’ensemble, sa résilience et la solidité de ses fondamentaux techniques. Les primes émises ont affiché une croissance de 1% pour atteindre 45,1 milliards de dirhams, grâce notamment à l’entrée en vigueur du régime obligatoire de couverture des conséquences d’événements catastrophiques qui a généré un volume de primes de 476,7 millions de dirhams.
A contrario, l’activité financière du secteur a été durement impactée par la contraction du marché boursier. L’actif des entreprises d’assurances reste fortement exposé à la poche « actions » entraînant un recul du solde financier. Ainsi, malgré la bonne performance de la marge d’exploitation, le résultat net a cédé 21% pour se fixer à 2,9 milliards de dirhams. Dans le même sens, le rendement des capitaux propres (ROE) a baissé en 2020 pour s’établir à 7,3%.

Au niveau prudentiel, la marge de solvabilité a également subi une baisse, mais reste à des niveaux largement au-dessus du seuil réglementaire. Ne couvrant à ce jour que le risque de souscription, l’excédent de la marge devrait se replier de manière significative avec le passage vers le régime prudentiel de solvabilité basée sur les risques qui couvrira une plus large palette de risques auxquels le secteur des assurances est exposé.

Par ailleurs, les exercices de stress tests réalisés font ressortir une bonne résilience des entreprises d’assurances aux chocs sur le portefeuille actions et immobilier ainsi qu’aux conditions macroéconomiques et techniques défavorables.

Concernant le secteur de la retraite, les principaux régimes connaissent une situation financière difficile marquée globalement par l’importance de leurs dettes implicites et par l’épuisement de leurs réserves à divers horizons. La réforme systémique de la retraite, dont l’étude relative à la conception technique de scénarios dans le cadre d’un système à deux pôles (public et privé) est à un stade avancé, permettra d’instaurer une tarification équilibrée mais également de résorber, dans des proportions importantes, les engagements passés non couverts, et partant de rétablir les équilibres financiers dans le futur.

Le marché des capitaux a retrouvé au premier semestre 2021 sa situation d’avant crise et ce, suite à la baisse des tensions qui l’avaient marqué au cours du premier semestre 2020. La Bourse de Casablanca a maintenu au cours du premier semestre 2021 la tendance haussière qui a débuté à partir du quatrième trimestre 2020 et ce, avec une volatilité moyenne limitée à 7,18%. En effet, le MASI enregistre au 30 juin 2021 une hausse de 9,94% par rapport à fin 2020, effaçant ainsi la baisse de 7,27% enregistrée l’année précédente. Néanmoins, la valorisation globale de la Bourse reste à un niveau relativement élevé et sa liquidité a connu à fin mai une baisse à 7,3% contre 8,8% à fin 2020 et 9,7% à fin 2019. Les taux des Bons du Trésor ont maintenu une tendance baissière au cours du premier semestre 2021 avec un niveau de volatilité faible, proche des plus bas historiques. L’encours de la dette privée à fin avril 2021 s’élève à 240 milliards de dirhams, en hausse de 7,1% en glissement annuel. Il sert à hauteur des deux tiers au financement des établissements de crédit. Le paiement des échéances des titres de dette privée n’enregistre pas de défaut sur la période. S’agissant de l’endettement net des émetteurs non-financiers, il ressort à un niveau globalement maîtrisé et en légère baisse à 80% des capitaux propres en 2020 contre 81% en 2019. L’industrie des OPCVM continue de croître avec un actif net global à fin mai 2021 qui s’élève à 574,2 milliards de dirhams, en augmentation de 9,75% depuis le début de l’année. S’agissant de la titrisation, son encours global est en quasi-stagnation à 9,6 milliards de dirhams et ce, après sept années de croissance soutenue. L’activité des OPCI connait, pour sa part, un bon amorçage avec l’agrément de neuf sociétés de gestion et de huit fonds dont l’actif net global à fin mars 2021 est de 6,5 milliards de dirhams.

Quant au risque opérationnel des infrastructures de marché, le nombre d’incidents et le taux de suspens des transactions boursières restent à des niveaux très faibles et ce, grâce à des dispositifs de maitrise des risques globalement efficaces.

Le Comité a, par ailleurs, fait le point sur l’état d’avancement des actions inscrites dans la feuille de route relative à la mise en œuvre des recommandations du GAFI et du GAFIMOAN en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) dans le secteur financier. Il s’est enquis des avancées réalisées au premier semestre 2021 particulièrement en ce qui concerne le plan d’action du Groupe Conjoint de l’ICRG (The International Co-operation Review Group) relevant du GAFI. Lors de sa rencontre avec les autorités marocaines le 17 mai 2021, ce groupe et tout en soulignant l’engagement ferme du Maroc pour finaliser le plan d’action et les mesures entreprises dans les circonstances difficiles de la pandémie, a encouragé les autorités à poursuivre leurs efforts afin que ce plan puisse être pleinement réalisé dans les délais convenus.”

Pour rappel, le comité est composé des représentants de Bank Al-Maghrib, de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux, de l’Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale et de la Direction du Trésor et des Finances Extérieures.

Actualité – Managem annonce la production du premier lingot d’or de la mine Tri-k en Guinée

Le Groupe marocain Managem a annoncé, jeudi, le démarrage de la mine Tri-k en Guinée et la production du premier lingot d’or.

Dans un communiqué sur site web, Managem a indiqué que « la mine d’or de Tri-K en Guinée, dans la région de Mandiana, a réalisé la première coulée le 23 juin 2021, suite à la finalisation des travaux de construction ».

« La mine de Tri-K consolide la présence du Groupe en République de Guinée et appuie sa détermination à se positionner parmi les plus importants producteurs d’or de taille intermédiaire en Afrique de l’Ouest », souligne le Groupe marocain.

« Cette concrétisation, témoin du savoir-faire, de l’expertise et résilience de nos équipes, renforce la position de Managem comme un acteur majeur de la dynamique économique locale avec plus de 800 emplois à terme, tout en créant de la valeur partagée et durable pour nos investisseurs et toutes nos parties prenantes », a ajouté Managem.

Le Groupe prévoit de produire 130.000 onces d’or par an pendant 12 ans, au cours desquels 800 emplois directs et 1 500 emplois indirects seront créés.

Situé dans la région de Mandiana en Guinée, une zone géologique à fort potentiel aurifère, Tri-K est un important projet d’or qui s’étend sur 490 km². Il est détenu à hauteur de 70 % par Managem et de 30% par son partenaire Avocet Mining.

Gaz naturel – Sound Energy rachète les parts de Schlumberger dans les permis de l’Est du Maroc

La compagnie gazière Sound Energy a annoncé lundi 14 juin qu’elle vient de conclure un accord avec son partenaire Schlumberger pour le rachat de la part de ce dernier dans les permis de l’Est du Maroc.

Selon le site Energy Voice, pour un dollar américain, Sound Energy augmentera de 27,5% à 75% sa participation dans les permis d’exploration d’Anoual et du Grand Tendrara au Maroc ainsi que le contrôle total de sa participation de 75 % dans la concession de Tendrara.

La même source a ajouté que Sound Energy a conclu un accord avec Schlumberger Holdings II, achetant l’intégralité de Schlumberger Silk Route Services.

+ Sound Energy augmente sa participation dans les principaux actifs dans l’Est du Maroc +

La société mère Schlumberger conservera certains droits futurs aux bénéfices, en vertu d’un acte de participation aux bénéfices. Sound paiera 8 à 11 % du total des bénéfices nets de la concession pendant 12 ans.

Si Sound Energy vendrait l’actif avant mars 2023, Schlumberger aurait droit à 27,5% de la trésorerie nette. Si un accord de vente de l’actif intervient avant la fin de 2021, Schlumberger obtiendrait 55% du produit.

« Nous sommes ravis d’avoir augmenté notre participation dans nos principaux actifs dans l’Est du Maroc à des conditions très attractives », a déclaré Graham Lyon, président exécutif de Sound.

« Cette transaction évolutive, une fois réalisée, consolidera la position de Sound Energy en tant que principal développeur de gaz au Maroc et nous positionnera pour générer des rendements, des flux de trésorerie et de la valeur améliorés à mesure que nous progressons dans le développement par phases du TE-5 Horst », a-t-il ajouté.

Sound travaille avec Afriquia Gaz sur le projet gazier marocain. TE-5 Horst détient 18,4 milliards de mètres cubes de gaz.

La compagnie a l’intention de le développer dans un premier temps à travers un plan de micro GNL (mLNG). L’acheteur transportera le gaz par camion jusqu’aux consommateurs, comme les usines.

Établissements publics : le statut de l’agence de gestion stratégique finalisé

À l’ordre du jour du Conseil du gouvernement prévu aujourd’hui, figure le projet de loi 82-20 portant création de l’agence de gestion stratégique des participations de l’État et du suivi de la performance des établissements publics. Cette entité à naître devra assurer une plus grande visibilité pour le repositionnement du portefeuille public.

Parallèlement à l’approbation du projet de loi-cadre sur les établissements publics, par les deux chambres du parlement, le gouvernement prépare la mise en place de l’entité devant prendre en charge la gestion stratégique des participations de l’État. Le projet de statut de cette agence qui se chargera de gérer les participations de l’État et de suivre la performance des établissements publics est à présent finalisé. L’objectif étant de mettre en place ledit organe dans les plus brefs délais. Le projet de loi souligne que la nouvelle agence aura pour mission de veiller aux intérêts patrimoniaux de l’État actionnaire dans les établissements publics et les sociétés anonymes dont le capital est détenu totalement ou partiellement par l’Etat. Notons que la philosophie de la nouvelle politique actionnariale de l’État a pour base, l’encouragement des modèles sectoriels qui entrent dans le domaine d’action des établissements publics. La législation projetée a placé la nouvelle agence au sommet de la pyramide de prise des décisions en matière d’investissements publics et leur implantation, tout en tenant compte de la nécessité de revoir les modalités d’intervention du capital public.

Les enjeux de la nouvelle stratégie actionnariale publique

Le timing de mise sur pied de la nouvelle agence sous-entend qu’elle supervisera les processus de recentrage du portefeuille public sur ses prérogatives de base, ainsi que celui de liquidation des établissements publics non stratégiques ou non pérennes. Un délai de cinq ans sera accordé par la nouvelle loi en vue de permettre à l’agence nationale de réaliser les objectifs qui lui ont été assignés. Un décret d’application de la loi projetée viendra, quant à lui, lister les entreprises publiques qui entreront dans le domaine de compétences de l’agence. La transformation attendue concernera principalement la restructuration des entreprises publiques pour s’orienter vers un système de gestion des SA. Il s’agira de gérer les montants qui sont annuellement accordés aux établissements et aux organismes publics qui dépendent du budget de l’État, des fonds composés de taxes parafiscales affectées.

La feuille de route que préconise le gouvernement prenne également en compte les versements effectués, sous forme de dividendes, des parts de bénéfices, des produits de monopole et des redevances d’occupation du domaine public. Quant à l’épineuse question des dépenses, le nouveau dispositif a pour priorité la rationalisation des dépenses des établissements publics et «leur corrélation à la réalisation des résultats», souligne la nouvelle législation, qui préconise aussi la mise en place d’une programmation pluriannuelle des contributions et le versement en trois tranches (mars, juin et septembre) des contributions nettes de tout prélèvement fiscal. Pour ce qui est de la gouvernance des entreprises publiques, les rapports entre l’État et les entreprises publiques marchandes et non marchandes obéiront à de nouvelles exigences en vue d’ un contrôle plus efficient les sociétés de l’État, ainsi que pour mieux gérer le réseau des prises de participation. L’alignement aux stratégies sectorielles et à la régionalisation est, par ailleurs, une grande priorité pour l’État. Outre le recentrage sur le cœur de métier, l’action de l’État devra porter sur l’amélioration du processus de restructuration de ces organismes. En ligne de mire, figure «la refonte du modèle économique de certains d’entre eux, l’optimisation de leurs programmes d’investissement et la recherche de modalités de financement innovantes». La relation de l’État avec les entreprises publiques reposera désormais sur des visions stratégiques à moyen et long termes.

Une importante contribution budgétaire au portefeuille public

La mission de gestion stratégique qui sera confiée à l’agence prend en compte l’appui budgétaire de l’État en faveur de son portefeuille d’établissements, qui connait une croissance annuelle moyenne de l’ordre de 4,8 %, avec plus de 56 % des déblocages du budget qui sont destinés à couvrir les dépenses de fonctionnement. Pour le contrôle financier, la nouvelle orientation consiste à se focaliser sur l’appréciation des performances et la prévention des risques à travers la vérification de la qualité des procédures internes et leur capacité à optimiser l’efficacité de la gestion de l’établissement public concerné. Par rubrique, ce sont les dépenses de fonctionnement qui accaparent 56 % des subventions, et 40 % pour couvrir les charges d’équipement. Le pôle social vient en tête des bénéficiaires des transferts publics, suivi de l’agriculture et du financement des infrastructures.

Port Tanger Med: hausse de plus de 25% du chiffre d’affaires du pôle portuaire

1,46 milliard de dirhams. C’est le montant du chiffre d’affaires réalisé par le pôle portuaire Tanger Med à fin juin 2021, soit une hausse de de 25% par rapport à la même période durant l’année dernière.

D’après un communiqué de sa direction, le chiffre d’affaires (CA) de ce pôle qui englobe Tanger Med Port Authority (TMPA), chargée de l’exploitation du Port Tanger Med 1 et du Port passagers et rouliers, et Port Tanger Med 2 (TM2), s’est élevé à 720 millions de dirhams durant le deuxième trimestre 2021, après les 536 millions de dirhams enregistrés lors du deuxième trimestre de 2020.

Concrètement, les CA de la société TMPA et TM2 ont respectivement atteint 985 MDH (+11%) et 474 MDH (+71%), indique-t-elle, non sans préciser que 52 millions de tonnes de marchandises ont été traitées à fin juin 2021, dont 28 millions de tonnes au cours du deuxième trimestre de l’année en cours.

Note du HCP sur la situation économique au premier trimestre 2021

La croissance fait du surplace

Au moment où le secteur de l’industrie et celui des services connaissent un repli, le secteur agricole, lui, tire son épingle du jeu.

L’arrêté des comptes nationaux fait ressortir une croissance de l’économie nationale à 1% au premier trimestre 2021, au lieu de 0,9% durant le même trimestre de l’année précédente, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution est le résultat d’une forte hausse de l’activité agricole de 20,5% et d’une contraction de 1,4% des activités non agricoles, explique le HCP qui vient de publier une note d’information sur la situation économique nationale au cours du premier trimestre 2021.

La croissance a été ainsi tirée par la demande intérieure dans le contexte d’une inflation maîtrisée et d’une amélioration du besoin de financement de l’économie nationale, relève la même source.

Variations saisonnières
Au détail, le HCP fait savoir qu’après une baisse de 4,3% durant le premier trimestre 2020, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a augmenté de 18,7% durant la même période en 2021. Cette évolution est attribuable à la hausse de l’activité de l’agriculture de 20,5% et de celle de la pêche de 1%.

La valeur ajoutée du secteur secondaire, de son côté, a réalisé une augmentation moindre au premier trimestre 2021(de 1,5%) par rapport à celle (de 1,8%) du premier trimestre de l’année précédente. Ceci a été, surtout, le résultat de l’amélioration des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 5,2%, des industries de transformation (1,6%), de l’électricité et eau (0,6%), du bâtiment et travaux publics (0,2%).

En revanche, la valeur ajoutée du secteur tertiaire, s’est contractée de 2,9% au 1er trimestre de cette année après avoir enregistré un accroissement de 1,5% le même trimestre de 2020. Cette baisse a résulté de l’effet conjugué du repli des valeurs ajoutées des hôtels et restaurants de 50,3%, des transports (10,9%), des postes et télécommunications (4%), des services financiers et assurances (3,2%) et du commerce (0,5%), ainsi que de la hausse de celles des services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale de 2,1%, des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (1%) et des services rendus aux ménages et aux entreprises (0,6%).

Aux prix courants, le PIB a connu une augmentation de 1,8% durant le premier trimestre 2021. De ce fait, la hausse du niveau général des prix a été de 0,8% au lieu de 0,7% une année auparavant.

Direction générale des impôts: 144,8 milliards de dh de recettes fiscales nettes en 2020

La contribution sociale de solidarité sur les bénéfices a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI dans son rapport d’activité 2020.

Les recettes fiscales globales nettes se sont élevées au titre de l’exercice 2020 à 144,8 milliards de dirhams, en repli de 5,4% par rapport à 2019, selon la Direction générale des impôts (DGI). Cette performance correspond à un taux de réalisation de 106,5% de l’objectif cible actualisé de la Loi de Finances Rectificative 2020, précise la DGI qui vient de publier son rapport d’activité 2020.

«En dépit du contexte de crise sanitaire liée à la pandémie du Covid-19, les recettes fiscales brutes ont atteint près de 156 milliards de dirhams durant l’année écoulée, dont 52,13 milliards relatives à l’impôt sur les sociétés, représentant un taux de réalisation de 113,5% des prévisions de la Loi de Finances Rectificative», détaille la DGI. Concernant la contribution sociale de solidarité sur les bénéfices, elle a enregistré un taux de réalisation de 102,3% pour un montant de 2,2 milliards de dirhams, fait savoir la DGI. Pour ce qui est des recettes brutes de l’impôt sur le revenu, elles ont atteint 42,38 milliards de dirhams, avec un taux de réalisation de 100%.

Mesures spécifiques
En outre, la DGI indique que les recettes brutes de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’intérieur se sont établies à 41,52 milliards de dirhams en 2020, soit un taux de réalisation des prévisions de la LFR de l’ordre de 117,9%. Les recettes nettes de cette taxe ont, quant à elles, dépassé 31,11 milliards de DH. «Face à l’impact de la crise sanitaire sur les entreprises, les ménages et le pouvoir d’achat, des mesures spécifiques ont été adoptées par le Comité de veille économique et mise en oeuvre par la DGI. Dans ce contexte, l’administration fiscale a su exploiter son agilité et s’adapter en capitalisant sur les acquis importants en matière de digitalisation, permettant, ainsi, la sécurisation des recettes fiscales», indique le rapport de la DGI.

Par ailleurs, près de 14,25 millions d’opérations ont été dématérialisées par la Direction générale des impôts en 2020, soit plus de 5,3 fois le volume enregistré en 2016. «En 2020, la DGI a poursuivi le déploiement de sa stratégie de digitalisation en redoublant d’efforts pour renforcer le bouquet des services dématérialisés offerts aux usagers et aux partenaires de la DGI», souligne la Direction. Cette dématérialisation a, par ailleurs, permis d’assurer la continuité des services et des prestations offertes dans le contexte d’urgence sanitaire », ajoute la DGI.

Le rapport fait aussi état d’une concentration, par les télépaiements et les télédéclarations, de près de 75% des opérations réalisées de manière dématérialisée en 2020, ainsi qu’une hausse de 139% du nombre des services en ligne liés aux déclarations sur la période 2017-2020. En outre, la DGI relève que le nombre de déclarations Impôt sur les sociétés (IS), Impôt sur le revenu (IR) et taxe sur la valeur ajoutée (TVA) déposées en ligne en 2020 s’est chiffré à 3,36 millions, en augmentation de 21% par rapport au volume enregistré en 2017.

Zone industrielle de Bouznika : une méga- convention PPP actée

Une convention de partenariat, portant sur le projet d’aménagement, de développement et de gestion de la zone industrielle de Bouznika a récemment été signée. Le projet s’étend sur 25 ha et sera réalisé selon un modèle de partenariat public-privé.

Cap Holding se lance dans une méga-opération à Bouznika. L’entreprise vient, en effet, de signer en fin de semaine dernière une convention de partenariat portant sur le projet d’aménagement, de développement et de gestion de la zone industrielle de Bouznika. Ladite convention a été actée entre Mohamed Benchaâboun, ministre de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration, Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du commerce, de l’économie verte et numérique, Malika Laasri, directrice générale de l’Agence Millenium Challenge Account-Morocco (MCA-Morocco) et le président directeur général de Cap Holding, Chakib Alj. Le projet concerné, qui sera réalisé selon un modèle de partenariat public-privé (PPP), s’étend sur une superficie de 25 ha. Il s’inscrit dans le cadre de la composante «Sites pilotes», relevant du programme de coopération «Compact II», financé par le gouvernement des États-Unis d’Amérique, représenté par Millennium Challenge Corporation (MCC) et dont la mise en œuvre est confiée à l’Agence MCA-Morocco.

Dans ce cadre, la partie publique s’engage à mettre à disposition de l’opérateur privé un foncier mobilisé, assaini et raccordé aux infrastructures hors-sites effectivement réalisées, moyennant un investissement de 5 millions de dollars. En plus de ces infrastructures hors-site (réseaux d’eau potable, d’électricité et d’assainissement, construction d’une station d’épuration des eaux usées, d’un complexe hydraulique et de voies d’accès, à savoir un pont sur l’Oued de Bouznika et un accès secondaire de secours), la partie publique revitalisera la zone existante à travers l’amélioration de ses infrastructures (voirie, réseaux d’assainissement liquide, d’eau potable, d’électricité et d’éclairage public, etc.). Elle s’associera, dans ce cadre, avec la commune et l’Association des industriels de Bouznika.

Pour sa part, Cap Holding mobilise un investissement de près de 11 millions de dollars et s’engage à réaliser les aménagements in-site, à assurer la commercialisation du site à des prix attractifs, à gérer la zone selon les hauts standards de qualité, à proposer une offre de services à valeur ajoutée et à respecter les normes sociales et environnementales. Ce projet, tiré par la demande, devrait drainer des investissements privés industriels de l’ordre de 75 millions de dollars et générer 4.000 emplois directs, fait savoir le communiqué. Rappelons, en outre, qu’il a été procédé en mars dernier, à la relance de l’appel à partenariat ayant trait à la réalisation des deux autres projets relevant de la composante «Sites pilotes». Il s’agit de l’aménagement, la commercialisation et la gestion des parcs industriels de Had Soualem et Sahel Lakhyayta, et ce, après révision du dossier d’appels d’offres en concertation avec le secteur privé en vue de renforcer l’attractivité des deux projets, à la lumière notamment de l’impact de la pandémie de la Covid-19. S’étendant sur une superficie globale de près de 136 ha, les trois sites industriels pilotes devraient abriter à terme 500 entreprises industrielles pour un investissement total prévisionnel de 486 millions de dollars et générer 27.000 emplois directs.

Maroc Telecom, Orange et inwi: il va y avoir du changement

L’ANRT publie les détails de sa décision définissant les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion dans les réseaux fixe, de nouvelle génération et mobile entre Maroc Telecom, Orange Maroc et inwi. Quelles sont les répercussions d’une telle décision ?

Les trois opérateurs télécoms marocains vont devoir proposer des offres plus généreuses sur le segment voix, dans les jours à venir. Comment cela serait-il possible ? Pour maintenir les équilibres dans les échanges de flux d’interconnexion entre opérateurs, le régulateur a décidé de baisser les tarifs d’interconnexion. Par la décision ANRT/DG/n°14-20 du 26 novembre 2020, celui-ci définit les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion (TA) dans les réseaux fixe, de «nouvelle génération» et mobile de Maroc Telecom, Orange Maroc et Inwi, en vigueur depuis le 8 juin 2018. Ainsi, depuis le 1er décembre 2020, le tarif de terminaison du trafic d’interconnexion SMS dans les réseaux mobiles d’Itissalat Al-Maghrib, Orange et Inwi a été fixé à 0,01 DH (HT) par SMS au lieu de 0,03 DH.

Face aux interrogations qu’une telle décision pourrait susciter, le régulateur rassure : «les propositions de baisse des tarifs d’interconnexion ne devraient pas affecter significativement les résultats des opérateurs». Mais pas que «sur le marché de détail, une baisse importante des tarifs d’interconnexion pourrait permettre une animation plus soutenue des différents marchés et encourager les usages voix». Concernant les réseaux fixe et nouvelle génération, l’application des baisses au niveau des tarifs d’interconnexion serait de nature à stimuler le niveau de concurrence. «Au besoin, des baisses plus importantes pourraient être mises en œuvre, jusqu’à l’horizon 2022, si la dynamique concurrentielle (dégroupage, développement FTTH, …) sur ce segment si nécessaire», soutient l’ANRT.

Benchmark international

Sur le plan des comparaisons internationales, il ressort des analyses de l’ANRT que des fluctuations importantes des échanges des trafics d’interconnexion peuvent, à terme, générer de nouveaux déséquilibres. S’y ajoute le fait que les niveaux des trafics d’interconnexion, actuellement appliqués au Maroc, seraient supérieurs de 42% à la moyenne observée dans les pays européens, en ce qui concerne les réseaux mobiles. «Les écarts observés s’expliqueraient, entre autres, par l’approche différente adoptée actuellement en Europe, basée ces dernières années sur la méthode CILT ou méthode du coût incrémental à long terme», explique l’ANRT. Par ailleurs, les audits réglementaires des trois opérateurs, pour certains exercices échus, ont permis de relever que les niveaux de coûts d’interconnexion en vigueur sont supérieurs aux coûts issus des audits réglementaires. Lesdits audits font également ressortir l’existence d’arguments justifiant des différences entre les TA (asymétrie) dans les réseaux des trois opérateurs.

En baissant les tarifs d’interconnexion, l’ANRT espère dynamiser la concurrence via le lancement d’offres plus compétitives et plus généreuses, notamment sur le segment Voix. Soulignons que la croissance du marché télécom marocain est essentiellement portée par la Data et que le segment Voix mérite d’être redynamisé étant donné que ce dernier connaît depuis l’avènement des applications alternatives comme WhatsApp, Telegram et Zoom des baisses importantes de trafic. Pour accompagner cet élan, l’ANRT a mis en place un encadrement pluriannuel des tarifs de terminaisons d’appel Mobile et Fixe, et ce, sur trois étapes couvrant la période allant jusqu’à 2022. Cet encadrement implique une baisse des tarifs d’interconnexion Mobile de 35% pour Maroc Telecom contre 25% pour Orange et 22% pour Inwi avec maintien de l’asymétrie. À la fin dudit encadrement, une baisse cumulée moyenne de 65% devrait être enregistrée auprès des trois opérateurs télécoms.

Cadre juridique de la décision

En vertu du décret n°2-97-1025 susvisé, les tarifs d’interconnexion devraient respecter les principes d’objectivité, de transparence et de non-discrimination, et ne pas conduire à imposer indûment des charges excessives. Ils devraient également refléter les coûts pertinents pour chaque opérateur exerçant une influence significative sur un marché particulier des télécommunications. Par ailleurs, et en vertu de l’article 22 du décret précité, l’ANRT peut définir les conditions de décroissance des tarifs d’interconnexion sur une période déterminée, de façon à permettre notamment les comparaisons internationales utiles en la matière. Enfin, et conformément aux décisions en vigueur, les tarifs d’interconnexion SMS de chaque opérateur doivent refléter effectivement les coûts. En application des textes réglementaires susvisés, les opérateurs exerçant une influence significative sur les marchés particuliers concernés sont soumis à l’obligation d’orientation vers les coûts des TA dans leurs réseaux. Quant aux opérateurs qui n’exercent pas d’influence significative sur un marché particulier, ils sont assujettis aux dispositions de l’article 13 du décret n°2-97-1025 susvisé et ne doivent pas imposer aux autres opérateurs utilisant l’interconnexion des charges excessives qu’ils doivent pouvoir justifier à la demande de l’ANRT.

Historique des consultations

En décembre 2018, une étude a été lancée en collaboration avec les opérateurs. Celle-ci a porté sur la mise en place de la méthode CILT pour la détermination des tarifs d’interconnexion. L’étude dont les résultats ont été présentés aux trois opérateurs courant décembre 2020 a permis d’établir un échéancier pour la mise en œuvre effective des recommandations. Par ailleurs, l’ANRT avait lancé une première consultation, en août 2019, pour la révision des tarifs d’interconnexion, à l’issue de laquelle les opérateurs se sont accordés, sans converger vers les mêmes niveaux, sur un seuil minimal de révision des tarifs en vigueur. Sur demande des trois opérateurs globaux et après concertation, il a été convenu de reporter provisoirement la révision de ces tarifs. Une deuxième consultation a été lancée, fin août 2020, pour la mise en place d’un encadrement pluriannuel, sur trois étapes, couvrant jusqu’à 2022, assurant ainsi la visibilité sur les modalités de décroissance des tarifs d’interconnexion pour les opérateurs en tenant compte de la configuration actuelle des flux d’interconnexion, des positions et tarifs d’interconnexion actuels des trois opérateurs sur chaque segment de marché. Ainsi, il a été préconisé, à la fin dudit encadrement pluriannuel, une baisse cumulée moyenne de 65%. Les niveaux de baisse proposés s’inscrivent également dans le cadre de la mise en œuvre progressive des résultats qui seraient issus de l’application de la méthode CILT et dont des coûts préliminaires ont déjà été calculés par l’ANRT sur la base des données fournies par certains opérateurs.

Réaction des opérateurs suite aux consultations

En réponse à des consultations, les trois opérateurs ont transmis à l’ANRT leurs commentaires et propositions. Leur examen relève que les trois opérateurs s’accordent pour appliquer des niveaux de baisse importants au niveau des tarifs d’interconnexion. Un opérateur a souhaité l’adoption d’une symétrie des tarifs le plus tôt possible, et recommandé une baisse progressive des niveaux d’asymétrie. Un opérateur a estimé qu’il serait pertinent que la baisse des tarifs de l’interconnexion ne soit pas brusque tout en proposant, à terme, qu’ils devraient varier entre 0,01 et 0,04 DH/mn. Un opérateur a demandé l’alignement des niveaux et rythme des baisses des tarifs de l’interconnexion entre deux opérateurs alternatifs, d’annuler ou d’abaisser massivement les tarifs de l’interconnexion fixes dans une optique d’ouverture du marché fixe, ainsi que de prévoir la possibilité d’une révision, à tout moment, de l’encadrement pluriannuel, au regard notamment de l’évolution de la dynamique concurrentielle.

Douanes et impôts indirects : ce qui va changer d’ici 2023

L’Administration des douanes et impôts indirects a lancé son plan stratégique 2020-2023, après la réussite de la feuille de route 2017-2021, qui a pu être mise en œuvre deux années avant l’échéance prévue. Ce nouveau plan s’article autour de six volets, visant notamment à renforcer le climat de confiance. Zoom.

C’est sous le signe du renforcement de la confiance que l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII) entend s’atteler à ses missions durant la période 2020-2023. Un leitmotiv désormais porté par le plan stratégique de l’institution, fraîchement dévoilé. Les grandes priorités de ce cap stratégique seront de contribuer à l’effort de relance de l’économie nationale et au renforcement du climat de confiance entre les opérateurs économiques et l’administration. Cette nouvelle feuille de route représente le 3e plan stratégique inité par l’ADII, depuis juin dernier, après la réussite de son précédent (2017-2021), qui a pu être mis en œuvre deux années avant l’échéance prévue.

Six axes

Le plan stratégique, qui s’étale jusqu’en 2023, s’articule ainsi autour de six objectifs. L’un d’eux vise à s’engager en faveur de l’amélioration de l’environnement des affaires et encourager la production nationale, est-il précisé dans le «Plan stratégique de l’ADII 2020-2023», qui relève que pour ce faire, l’Administration se mobilise en faveur d’une meilleure protection du tissu industriel national. Dans cette lignée, un programme d’actions sera engagé pour encourager la production nationale et donner une forte impulsion aux entreprises, en l’occurrence les TPE et PME, avec un effort soutenu en direction des acteurs du secteur informel en vue de leur arrimage au formel. Autre point crucial : l’efficacité de la gestion du contentieux, en favorisant le règlement transactionnel et en s’appuyant sur l’informatisation et l’échange électronique des données avec la justice (registre de commerce, les requêtes, mémoires en réponse, etc.), fait savoir l’ADII.

Le but est de consolider l’automatisation de la gestion des affaires contentieuses et la réduction du nombre d’affaires poursuivies en justice. Il s’agit, également, d’améliorer la gouvernance et la qualité du service, indique l’ADII, qui souligne l’impératif d’offrir une meilleure qualité de ses prestations et de satisfaire les attentes des opérateurs et des citoyens, selon une démarche prônant l’écoute et la concertation. Ainsi, l’ADII affirme s’engager à réaliser un nouveau saut qualitatif de ses modes de gestion afin de mettre à la disposition de ses clients-usagers des prestations de qualité ainsi qu’une information douanière fiable et en temps opportun, tout en réduisant au maximum leur déplacement aux bureaux douaniers. Parallèlement, la stratégie 2023 vise à renforcer les actions de lutte contre la fraude et la contrebande en privilégiant le recours aux nouvelles technologies et au contrôle intelligent et non intrusif.

Pour ce faire, l’ADII compte mettre à profit les nouvelles technologies comme la Blockchain, l’analyse prédictive et le «machine learning» pour améliorer l’efficacité du contrôle a priori et le ciblage des opérations du commerce extérieur, notamment celles du e-commerce, ajoute le rapport. S’agissant de la rationalisation du contrôle, poursuit l’ADII, il sera procédé à la mise en place du triple circuit (vert, orange, rouge) ainsi qu’à l’élargissement du champ d’application de la sélectivité automatique à d’autres types de contrôles (scanners, contrôle a posteriori…). Il faut également noter que d’autres actions sont prévues dans ce cadre, comme l’instauration du contrôle à la demande des opérateurs. La dématérialisation de l’écosystème douanier, l’amélioration du cadre juridique et règlementaire et la valorisation du capital humain figurent également en bonnes places dans cette stratégie, tant leur rôle est important dans tout programme de modernisation et de réforme, souligne le rapport.

Ciblage : L’Agence nationale des registres voit le jour

Son décret adopté par le gouvernement

Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce projet de décret fixe le cadre institutionnel de l’ANR afin qu’elle puisse atteindre les objectifs qui lui ont été assignés à travers la contribution au chantier de réforme et de renouvellement du système d’appui social au Maroc.

C’est acté. L’Agence nationale des registres est officiellement créée. En effet, le Conseil de gouvernement, vient d’approuver le projet de décret N°2.20.792 portant application de la loi N°72.18 relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et portant création de l’Agence nationale des registres (ANR). Présenté par le ministre de l’Intérieur, ce projet de décret fixe le cadre institutionnel de l’ANR afin qu’elle puisse atteindre les objectifs qui lui ont été assignés à travers la contribution au chantier de réforme et de renouvellement du système d’appui social au Maroc, en application des Hautes orientations royales contenues dans le discours royal à l’occasion du 19ème anniversaire de l’accession du Souverain au Trône de ses glorieux ancêtres, le 29 juillet 2018, a indiqué le ministre de l’Education nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi.

Le texte adopté confie au chef de gouvernement la présidence du conseil d’administration de l’ANR et à l’autorité gouvernementale en charge de l’Intérieur la prérogative d’exercer la tutelle de l’État sur l’agence, a précisé M. Amzazi, faisant savoir que le conseil d’administration de l’ANR est composé des autorités gouvernementales ou de leurs représentants chargés de l’Intérieur, de l’Économie et des Finances, de l’Agriculture, de l’Éducation nationale, de la Solidarité, du Développement social, de l’Égalité et de la Famille, de l’Administration de la défense nationale et du Haut Commissariat au Plan. Et d’ajouter que le décret prévoit également la création d’un comité technique auprès du conseil d’administration, composé des représentants de l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS), de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), de l’Agence de développement du digital (ADD) et de l’Agence nationale de régulation des télécommunications (ANRT), a-t-il ajouté. Dans l’attente de la création de l’ANR, l’autorité gouvernementale en charge de l’Intérieur exercera, provisoirement, certaines fonctions confiées à l’agence, a conclu M. Amzazi.

Par ailleurs, le Conseil de gouvernement a adopté deux projets de décrets portant application de la loi n°98.15 relative au Régime d’assurance-maladie obligatoire de base et la loi n°99.15 relative à la mise en place d’un Régime de retraite pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants et des personnes non salariées exerçant une activité libérale.
Le premier projet de décret (n°2.21.290), consacré aux mécanismes d’application des deux lois précitées pour la catégorie des médecins, définit le ministère de la santé comme organisme de liaison chargé de communiquer à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) les informations nécessaires à l’enregistrement des médecins et de déterminer le revenu forfaitaire de cette catégorie. Le deuxième projet de décret (n°2.20.803), consacré à l’application des deux lois précitées pour la catégorie des architectes, désigne l’Ordre des architectes en tant qu’organisme de liaison avec la CNSS pour l’échange des informations nécessaires, ainsi que pour se mettre d’accord sur le revenu forfaitaire de cette catégorie.

A noter enfin que l’Exécutif a également examiné et approuvé deux projets de décret portant application du décret-loi n° 2.20.605 du 15 septembre 2020, instaurant des mesures exceptionnelles au profit de certains employeurs affiliés à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de leurs employés déclarés, ainsi que de certaines catégories de travailleurs indépendants et de personnes non-salariées assurées auprès de la CNSS, touchés par les répercussions de la propagation de la pandémie de la Covid-19. Le premier projet de décret (n°2.21.227) vise à prolonger jusqu’au 30 juin 2021 la période d’indemnisation des travailleurs des sous-secteurs de la restauration et de l’événementiel.

Le second projet de décret (n°2.21.228) tend à prolonger jusqu’au 30 juin 2021 l’indemnisation des employés des espaces de jeux et de divertissement.

Plus de 220 textes en souffrance

A quatre mois de la fin de la législature, les parlementaires interpellent le gouvernement au sujet de propositions de loi bloquées

La lenteur de l’adoption des propositions de loi refait surface. Des dizaines de textes proposés par les parlementaires n’ont pas évolué d’un iota. Une situation qui pousse aujourd’hui la première Chambre à lancer un appel, un autre, à destination du gouvernement. Selon les responsables de la Chambre basse du pays, le nombre des propositions de loi atteint aujourd’hui pas moins de 227. A quelques mois de la fin de l’actuelle législature et de l’organisation des prochaines législatives, une bonne partie des textes en question semble déjà condamnée. La Chambre des représentants veut ainsi profiter du temps restant pour sauver quelques propositions avant qu’il ne soit trop tard. Dans ce sens, le bureau de la Chambre des représentants a insisté lors de sa dernière réunion sur la nécessité de la concertation des efforts entre la Chambre et le gouvernement pour consolider le rendez-vous mensuel relatif aux propositions de loi. Pour rappel, le gouvernement et le Parlement avaient annoncé, il y a quelques années, la mise en place d’un dispositif spécial pour accélérer l’examen et l’adoption des propositions de loi. Celles-ci émanent directement des élus de la Nation contrairement aux projets de loi qui sont l’émanation de la volonté de l’Exécutif. Dans les faits, les bilans de toutes les sessions parlementaires écoulées sont dominés dans leur écrasante majorité par les projets de loi. Pourtant, la Constitution du pays stipule dans son article 78 que «l’initiative des lois appartient concurremment au chef de gouvernement et aux membres du Parlement. Les projets de loi sont déposés en priorité sur le bureau de la Chambre des représentants. Toutefois, les projets de loi relatifs notamment aux Collectivités territoriales, au développement régional et aux affaires sociales sont déposées en priorité sur le bureau de la Chambre des conseillers». Plus loin encore, l’article 82 dispose que «l’ordre du jour de chaque Chambre est établi par son Bureau. Il comporte les projets de loi et les propositions de loi, par priorité, et dans l’ordre que le gouvernement a fixé. Une journée par mois au moins est réservée à l’examen des propositions de loi dont celles de l’Opposition». Cependant, ce dispositif prévu par la Constitution avec une séance mensuelle consacrée aux propositions de loi a du mal à prendre sa vitesse de croisière. La lenteur de l’examen de ces textes parlementaires provoque parfois des polémiques entre le gouvernement et le Parlement. La dernière remonte à il y a quelques mois seulement. Certes, le Parlement a pu valider une quarantaine de textes, mais il n’en demeure pas moins que le volume des textes en stand-by reste important. Le Parlement compte ainsi sur la poursuite des dialogues, débats et discussions auprès du pouvoir exécutif au sujet des nombreuses propositions de loi. Reste à savoir si le gouvernement répondra favorablement aux requêtes des parlementaires. Une chose est sûre en tout cas. Le gouvernement a son tour compte sur les quelques semaines qui restent pour l’adoption d’un maximum de lois…

Bureau

Lors de la réunion hebdomadaire du bureau, présidée par Habib El Malki, président de la Chambre des représentants, les membres du bureau ont assuré que le projet de la généralisation de la couverture sociale constitue une contribution sans précédent aux efforts de lutte contre la pauvreté et la vulnérabilité, ainsi qu’une avancée stratégique dans l’optique de réaliser le projet sociétal qui place l’homme au centre du développement durable et global.

M. El Malki a rappelé l’attention particulière que porte cette institution législative à l’accompagnement de ce chantier national primordial, mettant en avant la place qu’occupe la protection sociale au niveau des différentes composantes de la Chambre. Il a rappelé, à juste titre, le travail sérieux accompli par le groupe de travail thématique sur le système de santé, qui a été une occasion d’écoute des différents acteurs dans le domaine de la santé et de la protection sociale, précisant que le groupe a élaboré, à cet effet, un rapport détaillé qui sera présenté à la Chambre lors de l’une des prochaines séances.

Procédure

Selon l’article 84 de la Constitution, «tout projet ou proposition de loi est examiné successivement par les deux Chambres du Parlement pour parvenir à l’adoption d’un texte identique. La Chambre des représentants délibère la première sur les projets de loi et sur les propositions de loi initiées par ses membres, la Chambre des conseillers délibère en premier sur les propositions de loi initiées par ses membres.

Une Chambre saisie d’un texte voté par l’autre Chambre, délibère sur le texte tel qu’il lui a été transmis. La Chambre des représentants adopte en dernier ressort le texte examiné. Le vote ne peut avoir lieu qu’à la majorité absolue des membres présents, lorsqu’il s’agit d’un texte concernant les collectivités territoriales et les domaines afférents au développement régional et aux affaires sociales».

Lancement de idarati.ma, le portail National des Procédures et des Formalités Administratives

Conscient de l’importance des technologies de l’information dans l’essor de l’administration publique marocaine, le gouvernement et conformément aux hautes orientations royales a placé la transformation numérique au cœur de son programme de réformes.

Dans ce sens, le Portail National des Procédures et des Formalités Administratives « Idarati » (www.idarati.ma) a vu le jour ce mercredi 21 Avril 2021. Ce portail aura pour but d’améliorer la qualité des services rendus par l’administration aux usagers ainsi que d’instaurer une nouvelle relation fondée sur la confiance et la transparence.

Ce portail, – réalisé dans le cadre d’un partenariat entre le Ministère de l’Intérieur, le Ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, le Ministère de l’Industrie, du Commerce, de l’Economie Verte et Numérique, l’Agence du Développement du Digital (ADD) et l’Agence Nationale de Réglementation des Télécommunications (ANRT) -, est une interface d’information unifiée, intégrée et multi-espaces qui aura pour rôle de mettre les informations administratives à la disposition de l’usager.

les formalités administratives qu’il se doit d’effectuer auprès des administrations, des établissements et des entreprises publiques ainsi que des collectivités territoriales et toute personne morale assujettie au droit public.

Aussi, les actes administratifs publiés dans le Portail ont été recensés, documentés et transcrits par les administrations concernées et ce conformément aux dispositions de la loi 55.19, loi relative à la simplification des procédures et des formalités administratives où sont définis les principes généraux régissant les nouvelles relations entre administration et usager.

Il s’agit donc d’un premier pas envers le processus de simplification de l’ensemble des procédures et leur dématérialisation conformément aux dispositions de ladite loi 55.19. Ultérieurement, d’autres versions du Portail comportant de nouvelles fonctionnalistes verront le jour, et ce, toujours dans l’objectif de simplifier davantage le parcours de l’usager et d’améliorer la qualité des services qui lui sont offerts et renforcer sa confiance envers l’administration.

La Chambre des représentants approuve 5 conventions internationales

La Chambre des représentants a approuvé à l’unanimité, mardi en séance plénière, cinq projets de loi relatifs à des conventions internationales, indique-t-on dans un communiqué.

Présentant les projets des conventions internationales, la ministre déléguée chargée des Marocains résidant à l’étranger Nezha El Ouafi a expliqué que ces accords s’inscrivent dans le cadre des orientations stratégiques du Royaume visant le renforcement et la diversification de ses partenariats dans les domaines diplomatique, politique, économique, sociale et environnemental, indique un communiqué de la Chambre.

Il s’agit du projet de loi n ° 77.20 portant approbation de l’accord de coopération dans le domaine de la pêche maritime entre le Maroc et la Russie, signé le 14 septembre 2020 à Rabat et le 14 octobre 2020 à Moscou, du projet n°18.20 portant approbation de la convention relative à l’entraide judiciaire en matière civile et commerciale entre le Royaume du Maroc et l’Ukraine, signée à Marrakech le 21 octobre 2019, et du projet de loi 17.20 portant approbation de la convention relative au transfèrement des personnes condamnées, également signée à Marrakech le 21 octobre 2019.

Il s’agit aussi du projet de loi n°16.20 portant approbation de la convention relative à l’entraide judiciaire en matière pénale et l’extradition entre le Royaume du Maroc et l’Ukraine et du projet de loi n°75.20 portant approbation de l’accord entre le gouvernement du Royaume du Maroc et les Nations Unies relatif à l’établissement à Rabat du Bureau du programme de lutte contre le terrorisme et la formation en Afrique relevant du Bureau des Nations Unies de lutte contre le terrorisme, signé le 6 octobre 2020.

Les conventions de coopération signées avec l’Ukraine ont pour objet le renforcement de la coopération bilatérale en matière judiciaire, tandis que la convention de coopération avec la Russie vise le développement de la coopération bilatérale dans les domaines de la pêche maritime, de l’économie de la pêche et les secteurs qui y sont liés, souligne la même source, ajoutant que la convention de coopération avec les Nations unies s’inscrit dans le cadre de la stratégie onusienne en matière de lutte contre le terrorisme, adoptée à l’unanimité en 2006 par l’Assemblée générale de l’ONU, visant le soutien des programmes de luttes contre le terrorisme et le renforcement des capacités des pays membres dans ce domaine.

Les nudges fiscaux

L’humain est un être coopérant par nature, mais qui reste un coopérant conditionnel, c’est-à-dire qu’il est toujours prédisposé à coopérer si les autres le souhaitent aussi.
• L’action administrative en matière fiscale devra de plus en plus être adaptée et individualisée pour chaque contribuable tenant compte des traits de sa personnalité (les big five) ou à la limite pour chaque segment de contribuable ayant des caractéristiques individuelles, culturelles et sociales similaires.

Les deux derniers discours royaux prononcés récemment par sa Majesté le Roi, que Dieu le glorifie, ont lancé deux défis majeurs aux pouvoirs publics et aux citoyens. Le premier, socialement très souhaitable, a trait à la généralisation de l’assurance maladie par une consolidation de la fonction de redistribution. Ces dépenses sociales nécessiteront une forte mobilisation des recettes financières de l’Etat dont principalement les recettes fiscales. Le deuxième, un appel à un grand sens de responsabilité et de citoyenneté pour faire face à la propagation de la pandémie. Deux orientations stratégiques royales qui nous rappellent le fameux article publié en 1958 de l’économiste Thomas Schelling «The Life You Save may be your own» où il expose merveilleusement la différence d’engagement des citoyens au secours d’une «vie identifiée» (appel à la générosité publique pour venir au secours d’une fille atteinte d’une tumeur) par opposition à nos comportements au quotidien vis-à-vis des «vies statistiques» (des vies perdues par manque de budgets suffisants par exemple).

Ces biais comportementaux deviennent de plus en plus le centre d’intérêt des gouvernements depuis l’émergence de l’économie comportementale. Le gouvernement britannique, à l’époque de David Cameron, fut alors le premier à institutionnaliser ces approches en mettant en place un Behavioural Insights Team capable de dénouer et intervenir sur une multitude de questions comportementales, notamment celles relevant du civisme fiscal. L’idée de base de ce groupe dont faisait partie aussi le prix Nobel et père de l’économie comportementale Richard Thaler (avec Kahneman et Tversky), serait d’intervenir là où le choix rationnel a échoué et d’agir en tant que paternaliste libertarien par un ensemble de nudges (coups de pouce) pour aider le citoyen à prendre les bonnes décisions en gardant la liberté de choix, particulièrement le choix de payer ses impôts. L’équipe, en réalisant quelques expériences auprès de l’administration fiscale, était bien convaincue que le système traditionnel basé sur le contrôle et les sanctions, si nécessaire que ce soit, demeure insuffisant et ne permet guère une grande amélioration du civisme fiscal dans un pays quelconque. En effet, comme démontré dans le célèbre article Gneeze et Rustichini publié en 2000, «A fine is a price», autrement dit, les sanctions ont toujours un prix futur plus élevé, l’être humain dispose généralement des motivations intrinsèques et extrinsèques que les incitations matérielles (ne pas payer une pénalité) peuvent entrer en conflit avec ces motivations et nuire considérablement à l’efficacité indiscutable de la désapprobation morale de l’individu.
C’est dans ce courant de pensée que les administrations fiscales sont actuellement en train d’inscrire leurs efforts afin de corriger la myopie des passions d’Adam Smith et améliorer le self control chez les contribuables. Ils sont de plus en plus convaincus, comme disait Antonio R. Damasio de l’Université de Californie, que les individus sont des machines émotives qui sont parfois logiques. L’humain est un être coopérant par nature, mais qui reste un coopérant conditionnel, c’est-à-dire qu’il est toujours prédisposé à coopérer si les autres le souhaitent aussi. Sa procrastination naturelle, ou sa tendance à repousser à plus tard les actions coûteuses à court terme et dont les bénéfices ne se manifestent qu’à long terme devra être corrigée par ces fameux nudges fiscaux dont la nature dépendra fortement des caractéristiques sociodémographiques, psychologiques et psychographiques relatives à l’individu et des caractéristiques culturelles et situationnelles relatives à son environnement. C’est ainsi que le contribuable attend généralement de son administration fiscale une réciprocité, un fort engagement, une cohérence et une preuve sociale. Il sera très attentif à tous les types d’incitations à la conformité même les plus symboliques, pourvu qu’ils convergent avec ses stimulus personnels et son processus de prise de décision.
De là, l’action administrative en matière fiscale devra de plus en plus être adaptée et individualisée pour chaque contribuable tenant compte des traits de sa personnalité (les big five) ou à la limite pour chaque segment de contribuable ayant des caractéristiques individuelles, culturelles et sociales similaires. C’est le cas, par exemple, de l’ensemble des formulaires et lettres fiscaux (déclarations, lettres de rappel, avis de vérification…) qui devraient sortir de leur taylorisme actuel et échapper au phénomène habituel de standardisation. Ces formulaires fiscaux adaptés, qui ont fait l’objet de plusieurs expériences réussies au niveau des pays développés, sont devenus un vrai nudge de conformité et un terrain fertile d’action sur les schémas de référence des contribuables.
Ainsi, plusieurs types de formulaires ont été conçus par différentes administrations, des warning letter, des lettres de remerciements pour bon comportement (respect du délai de dépôt, paiement des impôts), des lettres de rappels avant dépôt de déclaration, des pré-notifications, etc. Un ensemble de dispositifs à destination du citoyen qui devrait contenir autant d’incitations informationnelles que possibles, genre «la plupart des citoyens ont payé à temps leurs impôts, et vous faites partie des rares qui ne l’ont pas encore fait» (exemple d’une preuve sociale utilisée en Angleterre), afin de susciter pression et rivalité auprès des contribuables et améliorer leur perception par rapport au niveau du civisme fiscal et éliminer au fur et à mesure les motivations hédonistes et ablatives vis-à-vis de la fraude fiscale. Il s’agit aussi de graduer l’action répressive de l’administration fiscale, partant d’appels téléphoniques, des SMS, des lettres individualisées, des visites in situ, des contrôles soft, avant de passer aux contrôles approfondis ou répressifs. En effet, les contribuables se situent généralement à des niveaux très variables de la pyramide de la discipline fiscale, et l’administration devrait toujours commencer par l’utilisation de la manière la plus douce tant qu’elle dispose d’armes puissants. Elle n’est censée sanctionner un comportement que lorsque cela s’avère vraiment nécessaire et le contribuable réagit davantage aux incitations positives qu’aux facteurs de dissuasion et c’est l’esprit même de l’ensemble des législations fiscales.
Par ailleurs, et pour une administration fort engagée, un travail acharné de collaboration avec l’ensemble des parties prenantes, les représentants des secteurs, les intermédiaires fiscaux et les groupes de pressions. Cette collaboration ne devra pas porter sur l’élaboration des Lois de finances et des mesures législatives, mais principalement sur l’amélioration du civisme fiscale et la promotion de la conformité fiscale tout en faisant preuve d’une grande capacité d’écoute et de compréhension des difficultés rencontrées et les raisons d’un mauvais comportement fiscal. Ces approches peuvent déboucher sur une contractualisation des relations de confiance et de partenariat entre les administrations et le groupe de contribuables en question et une instauration d’un climat de confiance généralisé qui ne devrait guère rester des paroles ou des slogans, sachant pertinemment que les individus, comme l’a démontré Murphy K., dans son article «Trust me, I’m the taxman» publié en 2002, feront davantage confiance et se conformeront aux instructions d’une administration fiscale ou de tout autre organisme s’ils ont le sentiment d’avoir été traités d’une manière juste et équitable. Il ne s’agit là que de quelques exemples de nudges fiscaux, mais il en existe une pléthore d’autres tout aussi efficaces et capables d’orienter en douceur les décisions du citoyen. La pratique des nudges a aussi été utilisée dans d’autres domaines, tels que l’environnement, la santé, la prévoyance, l’emploi, l’énergie et la prévention avec des résultats très prometteurs. De même et durant la pandémie, la majorité des administrations fiscales de l’OCDE ont été forcées à adapter leurs stratégies de traitement et de lutte contre la fraude fiscale en se basant sur des nouvelles politiques de support et de communication, des segmentations innovantes des contribuables établis selon leurs capacités à payer et non sur leurs capacités contributives et enfin sur des nouveaux supports (formulaires et guides de contact avec les contribuables ) adaptés principalement au contexte actuel de la crise.
Les administrations fiscales et les décideurs publics ont dès lors grand intérêt à développer ces approches comportementales intelligentes, agiles, bon marché, ne nécessitant généralement pas de processus législatif et qui commencent à faire leurs preuves dans les pays anglo-saxons. Elles doivent, en outre, établir une grille de nouveaux indicateurs de performance capables de surveiller le niveau global de la conformité et de fournir une approche systématique de surveillance et de mesure de la conformité tout en veillant à établir une image cohérente et complète de la conformité à tout moment de l’année.

Maroc : Les arrivées de touristes en repli de 78,5% à fin 2020

Les arrivées de touristes se sont repliées de 78,5% à fin 2020 après +5,2% en 2019 et les nuitées ont accusé une baisse de 72,4% après +5,1%, selon la Direction du trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.

Malgré les mesures prises pour atténuer l’impact de la pandémie sur le secteur, les arrivées des touristes aux postes frontières ont enregistré une baisse de 79,8% au T4-20, sous l’effet des replis de 92% pour les touristes étrangers et de 59% pour les MRE, précise la DTFE dans sa note de conjoncture portant sur les premiers résultats de l’année 2020.

De même, les nuitées réalisées dans les hôtels classés ont reculé de 82,6%, résultat des baisses de 94% pour les non-résidents et de 52,3% pour les résidents.

« Après avoir maintenu une bonne dynamique durant les trois dernières années, le secteur touristique a pâti lourdement des effets de la crise sanitaire et des mesures restrictives mises en place par les autorités pour endiguer la pandémie de la Covid-19 », fait savoir la note, notant que la suspension dès le 15 mars de tous les vols internationaux de passagers et des liaisons maritimes en provenance et à destination du territoire marocain ainsi que la déclaration de l’état d’urgence sanitaire au Royaume ont entrainé un arrêt quasi-total de l’activité touristique.

Il est à signaler que les autorités marocaines ont annoncé différentes mesures d’assouplissement de franchissement du territoire national notamment à partir du 7 septembre. En effet, les ressortissants des pays non soumis à l’obligation de visa sont autorisés à se rendre sur le territoire marocain à condition de présenter une réservation d’hôtel ou une invitation d’une entreprise marocaine ainsi qu’un test négatif de dépistage de la Covid-19.

Un nouvel assouplissement a été annoncé, à partir du 1er octobre, pour les voyageurs à destination du Maroc et concerne le prolongement de la durée des résultats du test PCR à 72h avant le vol au lieu des 48h avec suppression du test sérologique, rappelle la DTFE.

Banques, mines et ports, des secteurs qui vont se démarquer !

Relâchement de tension en terme de provisionnement du secteur financier.
• Hausse des dividendes dès 2021 et poursuite de ce trend en 2022

Al’heure où nous mettions sous presse, 65 sociétés cotées sur 74 ont dévoilé le montant de leur résultat distribuable au titre de 2020. Ces sociétés, qui captent plus de 80% de la capitalisation totale du marché, vont distribuer 14,324 milliards de DH, dont 121,5 MDH de dividendes exceptionnels. Dans l’attente d’une communication de la part des 9 sociétés restantes, les analystes d’Attijari Global Research (AGR) tablent sur un montant de dividendes global de 16,705 milliards de DH (Vs 18,670 milliards de DH en 2019) en recul de 10,5%. Toujours au volet projections, la masse bénéficiaire est attendue en hausse durant la période 2021-2022 selon les analystes des différentes sociétés de bourse. Pour rappel, la cote a bouclé 2020 sur une baisse considérable de 35% de son RNPG à 17,4 milliards de DH.
Dans sa dernière note, AGR a élaboré un nouveau scope d’investissement nommé «AGR-30», pour un suivi plus pointu du marché. Cet indice comprend les 30 principales valeurs couvertes par la cellule de recherche, issues de 13 secteurs d’activité et représentant 87% de la capitalisation boursière et 97% de la masse bénéficiaire.
Ces sociétés devraient réaliser une croissance de 5% de leur chiffre d’affaires agrégé à 189,4 milliards de DH en 2021. En 2022, la croissance devrait s’établir à 4% à 197 milliards de DH.
En terme de profitabilité, les bénéfices récurrents de l’indice devraient augmenter de 14,2% cette année à 23,48 milliards de DH. En 2022, le trend haussier devrait se maintenir à 15%, soit un RNPG agrégé de 27 milliards de DH. Un dynamisme que les analystes expliquent par un «allègement attendu de l’effort de provisionnement consenti par le secteur financier en 2020. Et le redressement progressif de l’activité économique de plusieurs secteurs».
AGR précise cependant avoir suspendu ses prévisions de croissance concernant le secteur immobilier dans l’attente d’une communication plus détaillée lors des semaines à venir.

Sur quels secteurs miser sur la période 2021-2022 ?
Trois secteurs particuliers devraient contribuer à l’appréciation des bénéfices sur la période 2021-2022. Les banques devraient être les premières contributrices à la hausse des bénéfices de la cote. Les analystes anticipent pour ce secteur un redressement de 31,5% des bénéfices récurrents en 2021 et de 21,4% en 2022. La société de recherche justifie son scénario par une normalisation progressive des coûts du risque du secteur.
Le second secteur est celui des mines. Les estimations tablent sur un doublement des bénéfices en 2021 dans un contexte minier très favorable marqué par un effet volume/prix positif et par la non-récurrence des provisions financières. A compter de l’année suivante, une hausse de 18,8% des bénéfices récurrents est anticipée, principalement portée par un effet volume.
Le troisième secteur porteur pour les bénéfices du portefeuille AGR-30 est celui des ports. Les bénéfices du secteur devraient augmenter de 12,3% en 2021 et de 20,5% en 2022. Une croissance soutenue par la reconstitution de stocks des opérateurs économiques en anticipation de la reprise progressive de l’activité économique.

Des dividendes attendus plus généreux en 2021
Comme mentionné plus haut, par obligation ou par prudence les sociétés cotées vont distribuer moins de dividendes au titre de 2020. Les analystes sont néanmoins optimistes pour l’avenir «les perspectives de reprise des bénéfices sur la période 2021-2022 conjuguées à une amélioration progressive de la visibilité des émetteurs laissent présager un relèvement sensible du dividende futur», expliquent-ils.
AGR anticipe une hausse de 24,5% des dividendes en 2021 et de 8% en 2022 à respectivement 18,34 milliards de DH et 19,8 milliards de DH. «Dans ces conditions, l’AGR-30 offrirait un D/Y moyen de 3,2% en 2020, de 3,6% en 2021 et de 3,9% en 2022».
En terme de rendement sur la période 2021-2022, certains secteurs s’avèrent prometteurs sur l’indice AGR-30. Notamment celui des sociétés de financement avec Eqdom affichant un rendement anticipé à 5,3% sur la période 2021-2022. Sur la période, le secteur cimentier, les énergies et les télécoms offriraient des rendements respectifs de 4,8%, 4,6% et 4,5%. «Parallèlement, le multiple des bénéfices de l’AGR-30 devrait se normaliser pour se rapprocher à l’horizon 2022 de sa moyenne 5 ans, soit de 20,6x. Plus en détails, le P/E 22E de notre univers de valeurs ressortirait à un niveau correct de 20,8x sous l’effet du redressement progressif de la capacité bénéficiaire des sociétés cotées», conclut la cellule de recherche.

Opinion | Les obligations d’État chinoises, une alternative à saisir

Alors que les faibles rendements des emprunts souverains des pays développés donnent du fil à retordre aux investisseurs, les obligations d’État chinoises peuvent apporter une solution. (Par Peter Thompson, responsable de l’activité ETF en Europe chez Goldman Sachs Asset Management

Les stratégies obligataires traditionnelles peinent aujourd’hui à générer du rendement. Dans les pays développés, les taux des obligations d’État ont fortement diminué au cours de l’année écoulée. Dans la quête de rendement, les obligations d’État chinoises peuvent offrir une alternative rafraîchissante : le taux des emprunts d’État chinois à échéance dix ans dépasse en effet 3 %, pour une volatilité relativement faible en 2020.

Et cette opportunité d’investissement paraît d’autant plus intéressante à l’aune des différentiels de rendement entre la Chine et d’autres grands marchés obligataires ces derniers temps. Fin 2019, le rendement de l’emprunt chinois à 10 ans dépassait de 121 points de base celui du titre du Trésor américain équivalent ; en septembre 2020, l’écart atteignait 246 points de base. Si les investisseurs se tournent vers les obligations d’État chinoises, c’est principalement pour ce rendement supérieur.

Le deuxième facteur entrant en ligne de compte : la diversification, car le marché obligataire chinois affiche une corrélation faible avec d’autres grands marchés de taux. Après les États-Unis, la Chine est le deuxième marché obligataire mondial. Et pourtant, les investisseurs étrangers ne détiennent qu’un petit pourcentage des obligations d’État chinoises en circulation.

Cette part va être amenée à augmenter avec l’inclusion croissante de la Chine dans des indices obligataires mondiaux phares. Déjà, ce processus prend de l’ampleur depuis avril 2019, avec l’entrée de la Chine dans l’indice Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond, puis février 2020, avec l’inclusion d’emprunts chinois dans l’indice JP Morgan EMBI Global.

Mais la majeure partie de cette évolution reste à venir. En octobre 2021, les obligations d’État chinoises intégreront le FTSE World Government Bond (FTSE WGBI), un indice couvrant majoritairement des marchés développés. L’adaptation des stratégies passives suivant le FTSE WGBI devrait générer un afflux de 120-150 milliards de dollars vers les obligations d’État chinoises – un chiffre équivalent à celui des flux de capitaux passifs vers les obligations d’État chinoises qui avaient suivi l’inclusion de la Chine dans le Bloomberg Barclays Global Aggregate Bond et dans l’indice JP Morgan EMBI Global. Il faut aussi tabler sur une hausse de l’allocation vers la catégorie chez les gérants actifs.

Il est rare que les investisseurs puissent anticiper le cours de l’histoire. L’ajout prochain de la Chine à l’indice FTSE WGBI est une opportunité unique de tirer profit des flux de capitaux attendus vers cette catégorie d’investissement.
Au-delà du rendement, les avantages en termes de diversification et l’inclusion de la Chine dans un nombre croissant d’indices obligataires sont autant d’éléments contribuant à l’attrait des obligations d’État chinoises. De nombreux analystes estiment que la monnaie chinoise est sous-évaluée. Il n’est pas illogique de penser que le renminbi sera amené à jouer un rôle plus important dans l’économie mondiale. La question fait toujours l’objet d’un débat et de nombreux investisseurs intègrent ces considérations dans leur allocation.

Après leur inclusion dans l’indice FTSE WGBI, les obligations d’État chinoises auront leur place dans trois des plus importants indices obligataires mondiaux. La Chine devient-elle pour autant un marché traditionnel ? Une chose est sûre : que l’on parle d’obligations, d’actions ou de devises, l’empire du Milieu pèse trop lourd pour faire l’impasse dessus. Chaque investisseur doit dès lors se forger sa propre opinion.

Union européenne : 5 milliards de dirhams décaissés pour le Maroc

Au bénéfice en particulier à la santé, la protection sociale et l’éducation

L’Union européenne (UE) fait le bilan de son soutien au Maroc. Une année après le déclenchement de la pandémie ayant impacté la planète entière, l’UE retrace ses actions de soutien en faveur du Royaume dans la lutte contre la Covid-19. «L’Union européenne se félicite, en tant qu’un des principaux donateurs à l’initiative mondiale Covax, de la livraison au Royaume de 307.200 doses de vaccins sur les 1.608.000 prévus dans ce cadre. Cette livraison, ainsi que celles qui suivront dans les prochaines semaines contribueront à la campagne de vaccination entreprise avec engagement et volontarisme par les autorités marocaines», apprend-on auprès de l’UE qui salue par la même occasion les partenaires de l’OMS, de l’Unicef et les autres contributeurs au Covax, pour leur implication dans cette initiative. «Il y a un an aujourd’hui, l’Union européenne a présenté son plan pour la mise en place d’une réponse globale afin de soutenir l’ensemble des pays dans leur lutte contre le Coronavirus. Au Maroc, l’Union européenne a effectivement décaissé près de 5 milliards de dirhams de subventions promises, en appui au Fonds Covid et au bénéfice en particulier des secteurs vitaux, tels que la santé, la protection sociale et l’éducation», précise la même source annonçant que la solidarité de l’Europe va continuer puisque la pandémie est toujours présente.

«Cette solidarité s’exprime notamment grâce à la combinaison des ressources de l’UE, de ses États membres et des institutions financières européennes, en tant que «Team Europe». En 2021, l’Union européenne reste engagée auprès du Maroc, dans la continuité du partenariat et de son soutien au Royaume pour contrer les conséquences sanitaires et socio-économiques de la pandémie. Team Europe s’emploie à garantir un accès mondial et équitable aux vaccins Covid-19 et à soutenir le déploiement de campagnes de vaccination, tout en explorant les possibilités de renforcer la capacité de fabrication locale», conclut l’Union européenne dans sa communication concernant son action en faveur du Maroc.

Secteur vital de l’économie sur le continent : Oxford Business Group et OCP décryptent l’agriculture en Afrique

Pour de nombreux pays d’Afrique, l’agriculture reste l’une des activités les plus importantes de l’économie. Elle représente 14% du PIB total en Afrique subsaharienne et emploie la majorité de la population du continent.

Ainsi, certaines cultures comme la noix de cajou, le cacao ou le coton ont un fort potentiel commercial pouvant permettre aux agriculteurs d’améliorer leurs revenus dans des pays comme le Mali, le Burkina Faso, la Côte d’ivoire et le Tchad. Par ailleurs, au Nigeria par exemple, les initiatives d’ OCP dans le pays comprennent les programmes Agribooster et Agripromoter, qui visent à améliorer l’ensemble de la chaîne de valeur en soutenant l’accès aux services financiers, aux intrants et aux marchés de haute qualité, ainsi qu’en fournissant une formation technique.

Mohamed Hettiti, directeur général d’OCP, souligne qu’en encourageant «des activités de recherche et En plus, ce secteur essentiel s’est trouvé au cœur de la réponse contre la Covid-19. «La pandémie a contraint les gouvernements africains et de nombreuses organisations internationales à repenser le fonctionnement des chaînes d’approvisionnement alimentaire pour garantir que les aliments puissent arriver aux consommateurs», explique Mohamed Anouar Jamali, CEO d’OCP Africa, dans un rapport réalisé par Oxford Business Group (OBG) en partenariat avec le Groupe OCP, faisant remarquer que plus de 60% de la population africaine vit dans les zones rurales et dépend de l’agriculture à petite échelle ou familiale. «Par conséquent, les restrictions de déplacements, les perturbations de l’approvisionnement alimentaire et l’accès limité aux marchés peuvent avoir des effets dévastateurs, tels qu’une insécurité alimentaire accrue», relève-t-il précisant que l’investissement dans la technologie et la formation peut conduire à des améliorations dans les chaînes d’approvisionnement à travers l’Afrique.

Pour lui, la numérisation aidera les petits agriculteurs à protéger leurs démarches contre d’autres crises futures. Ainsi, des capteurs, des drones et des images satellitaires pourraient dans ce sens accompagner l’agriculture. Cela permettrait de garantir la continuité du fonctionnement des systèmes alimentaires malgré des perturbations majeures. «Pendant la pandémie de la Covid-19, un nombre important d’agriculteurs a utilisé son téléphone pour contacter les fournisseurs d’intrants, recevoir des conseils et acquérir de nouvelles compétences, prouvant que les technologies numériques et les smartphones améliorent l’industrie agricole», indique-t-il. Au niveau d’OCP Africa, Mohamed Anouar Jamali relève que le Groupe a renforcé son programme phare «Agribooster» qui offre une approche globale centrée sur les petits agriculteurs.

Il les aide à augmenter leurs revenus grâce à une amélioration durable du rendement à travers le développement des capacités, une formation en agronomie, des intrants de meilleures qualités, des mécanismes d’approvisionnement, des financements et des informations sur la demande du marché en termes de qualité et de prix. «Fondées sur le modèle Agribooster, nos initiatives Covid-19 ont touché plus de 350 000 petits exploitants agricoles dans quatre pays. En Côte d’Ivoire, par exemple, OCP Afrique a soutenu le Plan d’urgence national à travers une approche globale qui comprend la fourniture d’intrants adaptés aux riziculteurs», précise le responsable.

Relever le défi à travers des programmes innovants

Au Nigeria, au Ghana, en Éthiopie, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays, OCP dispose d’équipes d’agronomes locaux qui sont en contact avec les parties prenantes aux niveaux nationaux telles que les ONG, les gouvernements, les associations d’agriculteurs, les universités et les instituts de recherche. A partir de ces collaborations, l’entreprise a réalisé une cartographie approfondie des sols. En 2021, 25 millions d’hectares de sols africains avaient été cartographiés numériquement et 5000 essais sur le terrain menés pour fournir aux agriculteurs des solutions spécifiques et plus adaptées.

Le développement de projets innovants par le Groupe OCP a permis d’aboutir à des formules d’engrais personnalisées qui prennent en compte les besoins des sols et des plantes, améliorant les rendements dans des cultures comme le maïs et le riz, ainsi que d’autres cultures.

Le président du ministère public appelle à rationnaliser l’émission des avis de recherche

Le procureur général du Roi près la Cour de Cassation, président du ministère public, a appelé à rationnaliser le recours à l’émission des avis de recherche et à les limiter aux cas nécessitant la comparution de l’individu concerné devant la Justice, notamment pour sa présumée implication dans un crime ou un délit grave avec la présence d’indices ou de preuves suffisantes.

A cet effet, le président du ministère public a adressé, le 12 avril courant, aux procureurs généraux du Roi près les Cours d’appel et aux procureurs du Roi près les tribunaux de première instance une circulaire sur la gestion des avis de recherche, qui constituent l’une des procédures auxquelles recourent les parquets en cas d’impossibilité de localisation des suspects en état de fuite.

La circulaire insiste sur la pondération dans le traitement des affaires des personnes recherchées au moment de leur interpellation, tout en évitant de les placer systématiquement en garde-à-vue, sauf si cela est requis par l’enquête et ses besoins, ainsi que sur la révision régulière des PV classés et ayant été déclenchés à la base par des avis de recherche et ce, dans le souci de vérifier la persistance des motivations juridiques à l’origine d’une telle procédure, indique un communiqué de la présidence.

Il incite, en outre, à donner des instructions portant sur l’annulation de tous les avis relatifs à des actes criminels tombés sous prescription, tout en tenant compte de la nature des faits reprochés, et ceux dont les concernés ont été soit présentés au parquet ou dont les affaires font l’objet d’enquête ou en instance de jugement.

Il préconise, d’autre part, d’interagir positivement avec les requêtes et doléances d’annulation des avis de recherche et veiller à communiquer la décision de leur annulation pour présence de raison juridique valable.

Au vu de l’extrême importance de cette question étroitement liée à la protection des droits et des libertés fondamentales, dont la mission de préservation incombe aux parquets, la présidence du ministère public s’engage à assurer un suivi minutieux de l’application de la circulaire, dans le but de garantir la sécurité judiciaire des individus.

Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire : Recomposition des commissions permanentes et création de trois nouvelles commissions thématiques

Le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ) a passé en revue mardi les points inscrits à l’ordre du jour de sa réunion hebdomadaire, notamment les dossiers relatifs à la situation professionnelle de plusieurs magistrats affectés dans diverses juridictions du Royaume.

Conformément à sa mission constitutionnelle et à la loi 100-13 l’instituant, le Conseil a indiqué dans un communiqué qu’il s’est enquis de ces dossiers dans le strict cadre des garanties accordées aux magistrats, selon les critères objectifs précisés dans la loi précitée, et dans le total respect de l’indépendance des magistrats, de l’honorabilité de leur fonction et de la défense des valeurs judiciaires et des principes de neutralité et d’impartialité.

Par ailleurs, et en vertu de l’article 52 de la loi 100-13 et de son règlement intérieur, le CSPJ a procédé, au cours de sa réunion, à la recomposition de ses commissions permanentes : la commission « Moralisation et renforcement de l’indépendance de la justice », la commission « Élaboration des Études et Rapports » et la commission « Gestion et suivi de la carrière des magistrats ».

Comme il a été procédé à la mise en place de trois nouvelles commissions thématiques, qui sont la commission en charge des élections des membres, magistrats, au sein du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire, la commission « Digitalisation et modernisation » et la commission en charge de l’évaluation et de la révision du règlement intérieur du Conseil et des lois organiques relatives au pouvoir judiciaire.

La recomposition des commissions permanentes et la mise en place de nouvelles commissions, toutes présidées et composées par des membres du Conseil, « s’inscrivent dans l’étape institutionnelle clé que vit actuellement le pouvoir judiciaire, et qui vise à donner au Conseil les outils et les instruments nécessaires pour une gestion opérationnelle efficiente des dossiers qui lui sont soumis et pour répondre aux questions stratégiques prioritaires qui entrent dans le cadre de ses missions », souligne le communiqué.

Le Conseil a également débattu de la stratégie ambitieuse qui sous-tendra l’exercice des missions dont il a été investi, inspirée de la vision et des hautes orientations de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, et qu’il poursuivra dans le respect des valeurs de la Constitution et des lois relatives aux fonctions judiciaires.

En adoptant cette stratégie, le Conseil entend contribuer, selon ses attributions, aux chantiers structurants de la modernisation et de la moralisation du système judiciaire, de sa transparence et de son accessibilité, et d’œuvrer au renforcement de la confiance dans la justice et l’État de droit, notamment par le développement de canaux de communication avec les citoyens et les usagers du service public de la justice, conformément aux principes de bonne gouvernance

La Fondation OCP accompagne les étudiants des classes préparatoires publiques marocaines

  • En partenariat avec le ministère de l’Éducation nationale, la Fondation OCP va assurer la livraison de la première de tranche de matériel didactique au profit des 27 centres publics Classes Préparatoires aux Grandes Écoles.
  • Plus de 9000 étudiants bénéficieront de cette opération dans les 12 régions du Royaume.

« L’objectif est de favoriser la progression et la réussite des 9000 étudiants qui y poursuivent leurs études, en leur offrant, ainsi qu’aux corps enseignants, un environnement et un cadre de travail plus stimulant et plus motivant. » précise un communiqué de la fondation parvenu à La Vie éco, ce Mercredi 14 Avril.

C’est ainsi que la Fondation OCP a procédé, à la livraison de la première tranche de matériel didactique des sciences physique. Ce matériel vise à développer de nouveaux dispositifs non conventionnels permettant de promouvoir l’excellence académique, et contribuera à accompagner les classes préparatoires publiques marocaines en tant que système national d’excellence, favorisant ainsi la progression et la réussite des étudiants dans les concours de Grandes Écoles d’ingénieurs marocaines et étrangères.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la convention signée en Février 2020 entre le département de l’éducation nationale et la Fondation OCP, sur une durée de cinq ans, ayant pour objet la promotion d’un enseignement moderne, exigeant et ouvert sur le monde, permettant la mise en place d’un écosystème éducatif marocain basé sur l’excellence, la recherche et l’innovation.

Délais de paiement / Covid-19 : les TPE lourdement impactées

Dans le contexte de crise sanitaire, lié à la pandémie du Covid-19, la très petite entreprise (TPE) a été lourdement impactée en matière de délais de paiement, a indiqué mercredi, le directeur études et communication à Inforisk, Amine Diouri.

Intervenant lors d’un webinaire sous le thème « Délais de paiement: Situation et plan de sauvetage » organisé par la Chambre de commerce suisse au Maroc, M. Diouri a relevé qu’en matière de délais de paiement, la petite ou moyenne entreprise (PME) ne « souffre pas dans les mêmes ordres de grandeur » que la TPE.

Il a, à cet effet, souligné que si l’on regarde la situation des grandes entreprises, on s’aperçoit que la situation est assez paradoxale, dans la mesure où les délais fournisseurs sont au dessus des délais clients, en l’occurrence, la grande entreprise paye plus tardivement qu’elle ne reçoit son argent.

En outre, l’expert a indiqué que le crédit inter-entreprise s’est situé au delà de 400 milliards de dirhams (MMDH) en 2019, dépassant l’encours de crédit desservi aux entreprises non financières privées depuis plus de dix ans, ce qui fait de lui la première source de financement des entreprises marocaines.

Évoquant la crise, M. Diouri a fait savoir qu’en début de pandémie, les entreprises ont eu beaucoup plus de difficultés à retrouver leurs créances et les délais de paiement se sont encore allongés de 40 à 49 jours.

M. Diouri a, par ailleurs, rappelé que la résilience des entreprises qui ont réussi à surmonter l’année 2020 en matière de défaillances, revient aux aides de l’Etat, notamment à travers Damane Relance, Damane Oxygène, ou tout autre programme ayant permis de contenir ce besoin de BFR supplémentaire qui est né avec cette pandémie.

Pour sa part, Ahmed Belfahmi, chef de division à la Direction des Entreprises Publiques et de la Privatisation (DEPP), a relevé que les établissements et les entreprises publiques (EPP) constituent la principale composante de l’Etat, en termes de commandes publiques, d’investissements et de problématiques également.

Il a, à cet effet, indiqué que bien qu’il soit un acteur majeur dans la croissance économique et porteur de grands chantiers et projets, le secteur des EPP comporte des limites, notamment liées à l’extension du portefeuille public, la concentration des performances et faiblesses des transferts vers l’Etat, le risque de surendettement, ainsi que la dépendance du Budget Général de l’Etat (BGE) et l’essoufflement des modèles économiques.

« C’est dans ce sens que le ministère de l’Économie, des finances et de la réforme de l’administration a mis en place des actions concrètes, à même de maitriser les délais de paiement des EEP, avec comme défi le maintien de la tendance positive de ces délais en plus d’aider les TPE et PME à dépasser les difficultés de trésorerie », a-t-il soutenu.

Il a été aussi question d’accompagner les EEP via l’accélération des transferts budgétaires du BGE et l’activation des procédures d’apurement de leur crédit de TVA, outre le suivi des différentes réclamations des fournisseurs déposées au niveau de la plateforme AJAL, a-t-il ajouté.

De son côté, le directeur Général d’Euler Hermes ACMAR, Hicham Alaoui Bensaid, a noté qu’en pleine période de pandémie, le risque de contrepartie a mécaniquement augmenté dans des proportions très substantielles, se traduisant au Maroc notamment par une projection de hausse des défaillances des entreprises.

Après avoir explicité la place de l’assurance-crédit dans la gestion des risques face aux impayés, M. Bensaid a souligné l’impératif de disposer d’un bon système de prévention de risque, afin d’apporter une réponse circonstanciée et proportionnée à la conjoncture actuelle.

Et de soutenir : « autant notre engagement en matière de prévention structurelle des risques que notre solvabilité financière ainsi que celle de nos actionnaires, nous ont permis d’allier amont et aval de la chaine de valeur, apportant ainsi un certain confort dans une conjoncture tellement incertaine ».

Le nouvel accord de pêche Maroc-Russie adopté par la commission des affaires étrangères

Le texte de l’accord arrête les conditions de la pêche des navires battant pavillon russe dans les domaines maritimes de la côte atlantique dans lesquels le Maroc exerce ses droits souverains et/ou qui sont soumis à sa juridiction.

La Commission des affaires étrangères, de la défense nationale, des affaires islamiques et des MRE adopté, jeudi 8 avril 2021, le projet de loi portant approbation de l’accord de pêche Maroc-Russie.

Signé le 14 septembre 2020 à Rabat et le 14 octobre 2020 à Moscou, cet accord définit les principes de coopération en matière de préservation et d’exploitation des ressources halieutiques de la Zone économique exclusive du Maroc (ZEE). Le texte arrête, notamment, les conditions de la pêche des navires battant pavillon russe dans les domaines maritimes de la côte atlantique dans lesquels le Maroc exerce ses droits souverains et/ou qui sont soumis à sa juridiction.

Le quota autorisé s’élève à 140.000 tonnes de poissons pélagiques pendant la durée de l’accord, dont 23% de sardine et sardinal durant la première année. Ce quota est réduit en fonction de la situation des ressources, arrêtée par l’INRH.

Ce nouvel accord, d’une durée de 4 ans, est le huitième du genre depuis 1992. Il établit le cadre juridique permettant à une flotte de 10 navires russes de pêcher des espèces de petits pélagiques dans les eaux marocaines au-delà de 15 miles nautiques.

L’activité des navires russes dans les eaux marocaines offrent des possibilités de travail pour les marins pêcheurs marocains à raison de 16 marins par navire en permanence. Une commission mixte, qui se réunira avant le début des activités de pêche, fixera les dispositions techniques et les arrangements financiers pour la mise en oeuvre de l’accord.

La Chine approvisionnera le Maroc de 10 millions de doses de vaccins courant avril et mai

Le président de l’Assemblée nationale populaire de Chine, Li Zhanshu, a salué, mercredi 8 avril 2021, le leadership de S.M. le Roi et les résultats tangibles obtenus par le Maroc dans le combat contre la pandémie de la Covid-19.

Lors d’une entrevue en visioconférence avec le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, le responsable chinois a souligné que l’entretien téléphonique entre S.M. le Roi Mohammed VI et le président de la République de Chine, Xi Jinping, en août 2020, a insufflé une nouvelle dynamique au partenariat bilatéral, notamment en matière de lutte contre la Covid-19.

Selon un communiqué de la Chambre des représentants, le président de l’Assemblée nationale chinoise a indiqué que son pays, qui avait fourni au Royaume une grande quantité de doses de vaccins anti-Covid-19, veillera à approvisionner le Maroc de 10 millions de doses de vaccins pendant les mois d’avril et mai

La loi 46.19, une occasion pour lutter efficacement contre la corruption

L’Instance nationale pour la probité, la prévention et la lutte contre la corruption a placé parmi ses premières priorités le chantier de refonte de son cadre légal, afin de renforcer le dispositif institutionnel national de prévention et de lutte contre la corruption.

L’Instance nationale pour la probité, la prévention et la lutte contre la corruption (INPPLC) vient de publier le 2e numéro de la Lettre de la Probité, avec un focus sur l’Indice de perception de la corruption, le contexte lié à la Covid-19 et les perspectives d’évolution à venir. «Cette deuxième Lettre de la Probité coïncide avec l’adoption de la Loi n°46-19, qui vient renforcer le cadre juridique et institutionnel de l’INPPLC.

L’institution a placé parmi ses premières priorités le chantier de refonte de son cadre légal, afin de renforcer le dispositif institutionnel national de prévention et de lutte contre la corruption», a précisé dans un mot d’ouverture le président de l’instance, Mohamed Bachir Rachdi.

L’INPPLC a ainsi engagé le processus de concertation, de construction et de convergence qui a abouti, le 23 mars 2021, à l’adoption à l’unanimité de la loi n°46.19, a rappelé M. Rachdi, estimant qu’il s’agit d’une loi «qui traduit la volonté du législateur constitutionnel, en élargissant et précisant le périmètre et la définition du phénomène de la corruption et des pratiques associées, qu’elles relèvent d’infractions d’ordre administratif et financier ou qu’elles relèvent de crimes à caractère pénal».

Vers un changement en profondeur
Faisant le point sur la situation de la corruption et son évolution, la Lettre de la Probité souligne que l’analyse en la matière intègre le contexte marqué par les conséquences de la crise sanitaire du Covid-19, avec ses répercussions économiques et leurs conséquences encore plus lourdes sur le plan social. A cet égard, l’INPPLC estime que, de manière générale, les mesures prises par les autorités marocaines face à la crise constituent un modèle de gestion loué aux niveaux national et international, ajoutant qu’en matière de lutte contre la corruption, ces efforts doivent être intensifiés et adaptés à ce nouveau contexte caractérisé par l’urgence et l’imprévisibilité.

S’agissant des perspectives d’évolution à venir, la Lettre de la Probité annonce la publication en juin 2021 du rapport annuel au titre de 2020, ajoutant que comme en 2019, ce rapport sera accompagné de rapports thématiques qui approfondissent l’analyse et présentent les perspectives d’évolution à venir.

«Il devient impératif que l’INPPLC, dans une forte synergie avec les autres pouvoirs et institutions concernées, fasse de l’entrée en vigueur de la nouvelle loi 46.19, une occasion pour engager une nouvelle phase de la lutte contre la corruption au Maroc, orientée vers un changement en profondeur capable d’infléchir la courbe de développement du phénomène et l’inscrire ainsi, dans la durée, dans une tendance fortement baissière», souligne Rachdi.

Décès en prison du célèbre escroc Bernard Madoff, à 82 ans

Le financier, à l’origine d’un gigantesque système d’escroquerie ayant fait des milliers de victimes, avait été condamné à 150 ans de prison en 2009.

C’était l’un des plus célèbres escrocs du XXIe siècle. Bernard Madoff, le financier coupable d’avoir orchestré la plus grande chaîne de Ponzi de l’histoire, est décédé dans un centre pénitencier de Caroline du Nord, a annoncé ce mercredi l’agence de presse Associated Press.

L’année dernière, ses avocats avaient tenté en vain d’obtenir la libération de l’homme de 82 ans, affirmant qu’il souffrait de maux chroniques et qu’il ne lui restait plus que 18 mois à vivre. Le porte-parole de la prison de Butner, située dans le nord de la Caroline du Nord, s’est refusé à communiquer la cause du décès.

Entrepreneur autodidacte et président d’une des principales sociétés de Wall Street, il avait dans les années 2000 instigué un gigantesque montage financier frauduleux – connu sous le nom de pyramide de Ponzi – portant sur plusieurs dizaines de milliards de dollars.

Des milliers de victimes

Né dans une famille modeste à New York, en 1938, Bernard Madoff a fondé une société de courtage alors qu’il était encore à l’université, à la fin des années 1950. Il incarnait une nouvelle génération de financiers, plus modernes, qui capitalisaient sur le développement de l’informatique. Devenu une figure de Wall Street, il a offert, en plus des services de courtage (vente et achat de titres pour le compte de clients), un véhicule d’investissement, devenu rapidement un succès.

Un nombre croissant d’investisseurs institutionnels mais aussi de particuliers fortunés, lui ont confié des milliards de dollars en gestion, séduits par la promesse d’un rendement élevé et surtout stable, dans un univers de la finance par définition imprévisible. Mais le financier n’avait jamais placé un seul centime des sommes confiées par ses clients, piochant dans les fonds de nouveaux investisseurs pour rétribuer ou rembourser les plus anciens.

Parmi ses milliers de victimes, on compte notamment le célèbre réalisateur Steven Spielberg, l’acteur Kevin Becon, ou encore l’écrivain nobellisé Elie Wiesel, rappelle la chaîne américaine CNBC.

Condamné à 150 ans de prison

Son château de cartes s’est écroulé en décembre 2008 lorsqu’un nombre croissant d’investisseurs, affolés par la crise financière, avaient demandé à récupérer leur dû. Les sommes réclamées par les investisseurs qui ont saisi la justice après l’éclatement du scandale atteignaient plus de 17 milliards de dollars.

En incluant les profits vantés par Bernie Madoff, qui se sont révélés virtuels, les pertes se montent à 65 milliards de dollars. Le fonds de recouvrement destiné à l’indemnisation des victimes de cet escroquerie sans précédent a reversé, jusqu’ici, environ 2,7 milliards de dollars.

L’introuvable vaccin africain contre le Covid-19

L’Afrique se réveille pour mettre fin à sa dépendance à l’égard des laboratoires étrangers. Mais il lui faudra des décennies pour espérer rattraper son retard en matière de recherche et de développement de vaccins et de médicaments

L’une des premières puissances africaines, le Nigeria, assure qu’il est en train d’élaborer son propre vaccin contre le Covid-19, afin de rompre avec la dépendance du continent à l’égard des laboratoires étrangers. Le président, Muhammadu Buhari, a encore vanté lundi le dynamisme de la communauté scientifique nigériane. Mais le mystère plane autour de ce vaccin nigérian et de son réel état d’avancement.

La vérité est probablement moins rose que proclamée par les autorités d’Abuja. Car le Nigeria, comme les autres pays africains, part de loin. Comme l’a confié récemment le biologiste moléculaire Christian Happi, directeur du Centre africain d’excellence sur le génome et les maladies infectieuses (Acegid), une institution justement louée par le président nigérian pour ses innovations contre le Covid-19 et financée par la Banque mondiale: «Est-ce qu’il y a eu des tentatives pour créer un vaccin en Afrique? Oui. Mais l’Afrique n’a pas investi dans la recherche et le développement de vaccins contre le Covid-19.»

L’Afrique est en train de se réveiller cependant. Lundi et mardi, l’Union africaine a convoqué une conférence en ligne sur la production de vaccins sur le continent. Plusieurs chefs d’Etat y ont participé, comme le Sud-Africain Cyril Ramaphosa, le Rwandais Paul Kagame et le Congolais Félix Tshisekedi. A l’origine de l’initiative, John Nkengasong, le directeur du Centre de contrôle et de prévention des maladies en Afrique (CDC-Africa), a reconnu qu’il s’agissait d’une course de longue haleine mais qu’il fallait prendre le départ pour que le continent ne soit pas aussi démuni à l’avenir.

99% de vaccins importés

Actuellement, seuls 1% des vaccins administrés aux Africains sont produits sur le continent, a-t-il reconnu. L’objectif est de parvenir à 60% d’ici à 2040. Pour cela, l’Union africaine a annoncé au terme de la conférence virtuelle le lancement d’un «partenariat pour la fabrication des vaccins africains» avec la création de cinq pôles de recherche et de fabrication dans chacune des régions du continent. Plusieurs pays ont déjà annoncé leur intérêt, comme l’Afrique du Sud, le Rwanda et le Sénégal.

Dans ce vaste plan, l’Union africaine s’est assuré de la collaboration de l’Alliance des vaccins (GAVI), basée à Genève, et de la Coalition pour les innovations en matière de préparation aux épidémies (CEPI), deux institutions qui pilotent déjà le dispositif Covax avec l’OMS. Deux institutions financières panafricaines sont aussi associées à cette nouvelle initiative.

En matière de production industrielle et de transfert de technologie, le volontarisme ne suffit pas. Sans parler d’un vaccin africain, encore hypothétique, plusieurs pays se sont associés à des laboratoires étrangers pour produire localement. C’est le cas de l’Afrique du Sud ou de l’Egypte. Les pays en voie de développement réclament depuis des mois un assouplissement des règles de l’Organisation mondiale du commerce protégeant la propriété intellectuelle. Pour l’instant, ces efforts, menés en particulier par l’Afrique du Sud et l’Inde, sont vains et se heurtent aux pays occidentaux, protégeant leur industrie pharmaceutique.

Dépendance à l’aide internationale

De leur côté, les pays africains doivent investir dans la recherche mais aussi dans le système de santé, de même que moderniser le cadre réglementaire, soulignaient plusieurs experts lors de la conférence organisée par l’Union africaine. Selon le site Quartz, en Afrique, les budgets de recherche ne dépassent pas 0,5% des produits nationaux bruts des pays du continent, quatre fois moins que dans le reste du monde.

Lors de la conférence, l’économiste Vera Songwe, de la Commission économique pour l’Afrique, rappelait aussi que les systèmes de santé des pays africains étaient largement financés par l’aide internationale. «Les donateurs font fuir le secteur privé», prévient-elle. Les donateurs internationaux sont aussi enclins à privilégier l’importation de médicaments plutôt que d’investir dans des producteurs locaux. «Il n’y a pourtant pas de fatalité, les capacités africaines existent et elles ne demandent qu’à être encouragées», exhorte Vera Songwe.

Seth Berkley, le directeur de GAVI, abonde dans le même sens. L’organisation est le premier pourvoyeur de vaccins dans le monde contre de nombreuses maladies. Elle s’approvisionne auprès d’une dizaine d’entreprises pharmaceutiques, dont une minorité se trouvent en Europe ou en Amérique du Nord. «La diversification est cruciale, car la production de vaccins rencontre de nombreux aléas», souligne Seth Berkley. En Afrique, GAVI compte, par exemple, sur l’Institut Pasteur du Sénégal pour un vaccin contre la fièvre jaune. Mais pour un vaccin africain contre le Covid-19, il faudra encore attendre

Banques : Les taux de crédit seront plafonnés

L’amendement de la loi n°103.12 relative aux établissements de crédit acté

C’est probablement une grande nouveauté dans le secteur bancaire. L’Exécutif compte agir sur les taux appliqués pour les opérations de crédits bancaires. Dans ce sens, le gouvernement vient d’amender la n°103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés. Dans le détail, des changements introduits renforcent le rôle du ministère des finances dans la détermination des taux appliqués sur le marché. Les responsables affirment agir dans le cadre de la protection du consommateur. Concrètement, il est question de modifier l’article 51, qui permettra au ministre des finances, conformément aux décisions, de déterminer le taux maximum des intérêts conventionnels pour chaque type d’opération de crédit. La décision a été annoncée à l’issue du dernier Conseil de gouvernement, réuni jeudi dernier à Rabat par visioconférence.

Un Conseil qui a ainsi adopté le projet de loi n°51.20 modifiant et complétant la loi n°103.12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés. Ce texte qui doit atterrir chez le Parlement prochainement pour sa validation par les élus de la nation, a été présenté par le ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, Mohamed Benchaâboun. Selon le porte-parole du gouvernement, Saaid Amzazi qui s’exprimait lors d’un point de presse à l’issue du Conseil, ce projet vise à renforcer la supervision des groupements financiers et de la protection du consommateur, en approuvant la publication conjointe émise par les instances de surveillance du secteur financier, après consultation du Comité de coordination et de surveillance des risques systémiques (CCRS) au niveau de l’article 21, lequel leur confère un caractère réglementaire pour mettre en œuvre leurs exigences en matière de groupements financiers.

Données bancaires verrouillées

L’un des grands changements introduits par le gouvernement dans le nouveau texte concerne l’échange des données bancaires. Il semble que les autorités veulent d’ores et déjà mettre en place des garde-fous alors que l’échange des données va démarrer avec les autorités financières à l’échelle planétaire comme prévu par les conventions internationales signées par le Maroc. Dans ce sens, le gouvernement a ajouté un paragraphe à l’article 112 stipulant que les informations obtenues auprès des autorités étrangères compétentes ne peuvent être divulguées par Bank Al-Maghrib sans le consentement de ces autorités et lorsque cela est nécessaire exclusivement aux fins convenues par ces autorités. Cette nouveauté arrive à un moment où les autorités financières et fiscales du Royaume tentent de clarifier la situation actuelle concernant la convention signée sur l’échange bancaire.

Ainsi, il existerait une confusion concernant les dispositions de la convention multilatérale pour la mise en œuvre des mesures relatives aux conventions fiscales BEPS. Selon un communiqué de la DGI (Direction générale des impôts) diffusé il y a quelques jours, l’objet de la convention précitée ne concerne pas l’échange automatique de renseignements. De même, la même source précise que le Maroc n’est tenu par aucun engagement pour échanger de manière automatique des informations à des fins fiscales au cours de l’année 2021.

Industrie agroalimentaire : Un chiffre d’affaires de 115 milliards DH

«L’industrie agroalimentaire est hautement stratégique dans l’autonomie alimentaire de la nation.

Elle représente 150.000 emplois et 115 milliards de dirhams du chiffre d’affaires». Les chiffres véhiculés, samedi à Rabat, par le Groupe Crédit Agricole du Maroc, via son directeur du domaine vert, Mustapha Chehhar, dénotent des bonnes perspectives de cette industrie. Le responsable, qui s’exprimait, lors d’un panel organisé dans le cadre du 20ème forum Industries agricoles et alimentaires (IAA)-Entreprises, dédié aux opportunités d’investissement et mécanismes d’appui à la relance du secteur de l’agroalimentaire, ne manque pas de mettre en avant le secteur des IAA qui, touché en plein fouet par la crise de la Covid-19, a «maintenu l’approvisionnement du marché sur l’ensemble des filières, et a assuré une stabilité des prix de vente».

De son côté, Hamid Felloun, directeur de la Fédération nationale de l’agro-alimentaire (Fenagri) met l’accent sur «l’amélioration de la compétitivité systémique des chaînes de valeur, en soutenant l’expansion de la production agricole primaire et en améliorant la durabilité des intrants produits localement». Pour lui, il est question d’encourager le secteur informel dans la transition vers le respect des règlements et des normes, encourager l’amélioration de la gouvernance dans les chaînes de valeur et renforcer les capacités de l’interprofession, renforcer l’introduction des principes de production décarbonée et d’économie circulaire dans l’ensemble des filières (transport, chaîne de froid, digitalisation) et encourager l’introduction de technologie à haut rendement énergétique.

Cela étant, le secteur des industries agricoles et alimentaires (IAA) a montré sa vitalité et prouvé sa résilience pendant la crise économique et sanitaire liée à la propagation du Coronavirus comme l’indique Meryem Boukhalkhal, présidente de l’Association des elèves ingénieurs en industries agricoles et alimentaires (Asseleing IAA), de l’Institut agronomique et vétérinaire (IAV) Hassan II, initiatrice de l’événement. Les participants y ont mis l’accent sur les atouts du secteur, les nouvelles opportunités de développement et d’investissement des filières agricoles, mais aussi sur les grands défis auxquels ce secteur fait face.

Ils ont également identifié plusieurs axes de développement, notamment les nouvelles opportunités de développement et d’investissement en aval des filières, offertes par la stratégie «Génération Green».:

Des Data Center pour atteindre la souveraineté numérique

Le Big data est une source inestimable qu’il est essentiel de protéger en raison des nombreux enjeux qu’elle représente. Pour y parvenir, il est nécessaire pour le Maroc de mettre en place des structures de Data Center sur le territoire national capables de porter le plus grand nombre de données.

A l’ère de l’Open Data, d’Internet, des géants du web, du cloud et des réseaux sociaux, le Big data est devenu essentiel dans le monde d’aujourd’hui. Au niveau mondial, la guerre de la donnée est bel et bien déclenchée. Plusieurs entreprises privées ainsi que des organisations nationales et internationales considèrent que le « Big data » est un outil indispensable pour apporter des réponses à leur besoin d’efficacité, de pertinence, de portée stratégique et de prise de décision. A l’heure de la crise sanitaire les projecteurs ont été braqués sur son importance en tant qu’élément influent de la réponse mondiale à la pandémie pour prédire les résultats potentiels et éventuellement sauver des vies. Le Big data est une source inestimable qu’il est essentiel de protéger en raison des nombreux enjeux qu’elle représente. Pour y parvenir, il est nécessaire pour le Maroc de mettre en place des structures de Data Center sur le territoire national capables de porter le plus grand nombre de données. Cette démarche permettrait au Maroc d’arriver à la souveraineté numérique parallèlement à l’émergence d’un écosystème technologique et industriel.

Héberger les plates-formes de secours

L’hébergement de la donnée fait partie intégrante de la protection de l’information. Dans le même sens, disposer d’un Data Center devient de plus en plus important pour les structures qui doivent gérer une masse d’informations importante. C’est le cas du ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration (MEFRA) qui a lancé un appel d’offres pour l’hébergement et l’infogérance de ses systèmes d’information. Cette démarche concerne l’hébergement des plates-formes de secours et rentre dans le cadre de la continuité de service des systèmes d’information du ministère. Ce plan de continuité est lié à la protection des données et la protection des applications. Il s’agit aussi d’éviter une paralysie des services, reprendre les activités au plus tôt les fonctions ou activités essentielles et limiter les effets négatifs relatifs à un sinistre majeur. Pour revenir à l’existant, le MEFRA dispose depuis 2013 d’un plan de continuité des services informatiques gérés par un prestataire externe assurant l’hébergement et l’infogérance des plateformes de secours des systèmes critiques et ce selon plusieurs niveaux d’infogérance, précise le département de tutelle. Actuellement, il est question de l’hébergement et de l’infogérance d’une plate-forme plus étendue «et ce suite à la maturité de nouveaux systèmes critiques du ministère», précise-t-on. Pour ce faire, le site concerné devra être localisé au Maroc avec une distance supérieure à 75 km de la ville de Rabat et éloigné des zones côtières.

«L’Africain Supercomputing Center» de Benguerir

L’Université Mohammed VI Polytechnique a récemment inauguré son nouveau Data Center, certifié Tier III et Tier IV par l’Uptime Institute, intégrant également le SuperCalculateur «le plus puissant d’Afrique, sous le nom de «l’African Supercomputing Center», offrant ainsi au Maroc une place dans le Top 100 mondial des centres intelligents», indique l’UM6 ajoutant qu’elle renforce sa présence sur le territoire en proposant des réponses technologiques pour contribuer à la souveraineté numérique, à la sécurisation et au traitement des données exploitées. Ce nouveau centre est doté d’une capacité de 3,15 pétaflops à raison de trois millions de milliards d’opérations par seconde. Développé en partenariat avec l’Université de Cambridge, l’African Supercomputing Center se place au 98e rang des superordinateurs les plus puissants au monde et hisse le Maroc à la 26e place mondiale et à la 1ère place africaine, en termes de puissance de calcul, devant l’Autriche et Hong Kong.
Il est à noter qu’en 2017 le groupe marocain Medafrica Systems (Medasys), spécialisé en IT, avait lancé à Témara, Maroc Datacenter, ce qui a été considéré à son inauguration comme la 1ère plate-forme Cloud Computing en Afrique francophone.

Quel risque pour les MRE n’ayant pas déclaré leurs comptes bancaires détenus au Maroc ?

L’étau se resserre autour des Marocains résidents à l’étranger (MRE) n’ayant pas à ce jour déclaré aux pays de résidence les comptes bancaires détenus au Maroc. Sauf report de dernière minute, à partir de septembre 2021, les banques marocaines devront communiquer aux pays de résidence des MRE les informations bancaires qu’elles détiennent.

Le Maroc, fait partie des États signataires de la « Norme d’échange automatique de renseignements (EAR) relatifs aux comptes financiers en matière fiscale » sous l’égide de l’OCDE. C’est dans ce cadre que le Parlement a ratifié en 2018 le décret-loi n°2.18.117 qui oblige les banques marocaines à communiquer à la DGI, qui transmettra aux États partenaires concernés, toutes les informations fiscales concernant leurs ressortissants ayant des revenus, des biens immobiliers, des actions ou des comptes bancaires au Maroc. Désormais à compter de septembre 2021, date de lancement des échanges entre les États signataires, la DGI recevra de l’étranger l’identification, les avoirs et détails des comptes bancaires ou placements détenus par les contribuables résidents au Maroc, directement ou indirectement, dans un pays partenaire. Dans l’autre sens, les revenus, avoirs et soldes des comptes bancaires détenus au Maroc par des non-résidents (dont les MRE) seront communiqués aux autorités fiscales étrangères où ils résident. 

Conscient de l’ampleur de ceux qui sont en infraction vis-à-vis des règles de change et de résidence fiscale, le Maroc a décidé de faire table rase du passé avant le démarrage de l’EAR. C’est ainsi que le législateur a concédé jusqu’à fin décembre 2020, une seconde amnistie fiscale, après celle de 2014, auxdits contribuables pour leur faciliter la conformité à la législation en vigueur concernant les revenus et patrimoines détenus à l’étranger. Le taux de la contribution libératoire a été très modéré, soit de 2%, 5% et 10% en fonction de la nature des avoirs détenus à l’étranger. Par contre les MRE, qui ont des comptes bancaires au Maroc, et qui ne les ont pas déclarés au fisc de leur pays de résidence, eux risquent de lourdes amendes, voire des sanctions pénales. La France en particulier, où réside plus d’un million de résidents d’origine marocaine, dispose d’une législation très sévère concernant ce genre d’infraction. Si des informations relatives à un compte non officiellement déclaré parviennent à l’administration fiscale de ce pays, le contribuable concerné est invité d’abord à déposer les déclarations rectificatives, les relevés bancaires et les justificatifs sur l’origine des avoirs. A défaut de réponse dans le délai ou en cas de réponse jugée insuffisante, l’Administration fiscale est autorisée à considérer que les avoirs placés sur le compte bancaire non déclaré constituent un patrimoine acquis à titre gratuit et devant être taxé d’office aux droits de mutation de 60%. En plus il faut s’attendre, d’une part, à payer le principal et les majorations de retard au titre de l’IR, et éventuellement de l’ISF, afférents aux revenus dus ou aux comptes régularisés, au titre de la période non prescrite (2011-2020). Les intérêts de retard sont de 0,4 à 2,2% par mois de retard en plus d’une majoration unique et globale de 80% du principal qui ne peut être inférieure à 1500€.

Le plus grave, c’est que le défaut de déclaration des avoirs et revenus afférents à un compte bancaire à l’étranger est, dans la plupart des situations, constitutif du délit de fraude fiscale. Ainsi, indépendamment des sanctions fiscales précitées, le délit de fraude fiscale est sanctionné par une amende de 500.000€ ou le double et une peine d’emprisonnement de cinq ans. En cas de fraude aggravée, l’amende peut atteindre 3.000.000€ ou le double et une peine d’emprisonnement de sept ans. Il est encore possible pour les contribuables concernés de régulariser spontanément leur situation. Cela ne leur évitera pas un rappel d’impôt conséquent, mais ce sera beaucoup moins lourd que si c’est le fisc qui le découvre. Toutefois, si les comptes impliqués n’ont été alimentés que par des revenus déclarés en France, ils ne risquent qu’une amende de 1500 € pour compte en banque à l’étranger non déclaré.

Il reste à espérer que le nombre de cas délictueux restera limité, d’autant plus que depuis quelques mois la majorité des établissements bancaires au Maroc et à l’étranger conditionnent l’ouverture ou le maintien de l’existence d’un compte au respect des obligations fiscales dans l’Etat de résidence.

Où est, donc, le consentement à l’impôt ?

C’est l’une des questions qui a été posée lors d’un webinaire organisé récemment par la Trésorerie Générale du Royaume en partenariat avec l’Association pour la Fondation Internationale de Finances Publiques (FONDAFIP) avec le soutien de la Revue Française de Finances Publiques (RFFP). Voici un extrait de l’intervention de Noureddine Bensouda, Trésorier Général du Royaume du Maroc.

Le consentement à l’impôt est en effet battu en brèche. Il existe théoriquement, juridiquement, mais pas réellement. Les Etats les plus fragiles finissent le plus souvent par se soumettre à l’hégémonie voire aux dictats des multinationales. S’agissant des organisations internationales, il est relevé une forte expertise et une présence importante des pays économiquement et politiquement puissants notamment les pays de l’OCDE. Leurs niveaux de développement et de recherche scientifique font qu’ils sont souvent à l’origine des grandes réformes des systèmes fiscaux au niveau mondial.

Ils disposent d’une grande influence dans l’élaboration du modèle de convention fiscale concernant le revenu et la fortune de l’OCDE et du modèle de convention des Nations Unies concernant les doubles impositions entre pays développés et pays en développement. En fait, les systèmes fiscaux et les modèles de fiscalité internationale reflètent davantage les modèles économiques, financiers et fiscaux des pays développés et répondent à leurs objectifs stratégiques. Ces modèles occultent le plus souvent la prise en compte de certaines spécificités des pays en développement qui caractérisent leur système fiscal tels que la présence d’un important secteur informel et un civisme fiscal moins marqué, qui sont à l’origine à la fois de la prédominance des impôts indirects par rapport aux impôts directs et des difficultés de recouvrement. L’architecture de ces systèmes et de ces modèles a été conçue principalement par eux-mêmes et pour eux-mêmes, même si tous les pays sont présents dans les instances internationales. Leur supériorité scientifique et leur niveau d’implication plus fort, ont pour conséquence, que les tendances fiscales au niveau international traduites dans les normes adoptées sont plus bénéfiques et mieux adaptées à leurs économies et leurs politiques. Les représentants des citoyens au niveau du Parlement des autres pays ne peuvent qu’adopter ces systèmes et modèles dans leurs législations fiscales respectives, car ils ne disposent pas d’autres alternatives. Enfin, les groupes d’intérêts ou de pression, dont l’influence peut être apparente, lorsqu’ils sont reconnus juridiquement par leurs Etats, ou diffuse, quand ils agissent dans les coulisses, contribuent fortement à l’élaboration de la législation fiscale. A ce titre, il est à noter que «les taux, les seuils d’exonération ou d’imposition, les niches, les abattements, les plafonds … ne se bricolent pas sans remettre en cause des situations personnelles et donc sans modifier des rapports sociaux, établir ou détruire des situations légitimes ».Ainsi, le consentement à l’impôt, censé traduire la volonté générale des citoyens, finit par représenter des intérêts corporatistes ou ceux d’une catégorie sociale aux dépens de la collectivité. Au final, une analyse de la composition des parlements permet de déceler les secteurs d’activité les mieux défendus.

D’ailleurs, dans le cas du Maroc, il est observé que ce sont les secteurs de l’immobilier et de l’agriculture qui bénéficient le plus des incitations fiscales. En termes d’agents économiques, ce sont les entreprises qui obtiennent des avantages fiscaux beaucoup plus que les ménages ou les salariés. Vu sous cet angle, le consentement à l’impôt est par conséquent un consentement qui accroît les privilèges au lieu de les réduire. La pression fiscale est supportée par une partie de la population, alors que l’impôt a vocation à être universel et doit être réparti de manière équitable, en vue de réduire les inégalités sociales.

Le jumelage Maroc-UE répond aux impératifs d’une comptabilité publique moderne

Le jumelage institutionnel Maroc-Union européenne (UE) répond aux impératifs d’une comptabilité publique moderne, a indiqué, jeudi, Raphaël Martin De Lagarde, ministre–Conseiller, chef de mission adjoint à l’Ambassade de France au Maroc.

« Ce jumelage est particulièrement structurant puisqu’il répond aux impératifs d’une comptabilité publique moderne et transparente », a souligné M. De Lagarde qui intervenait lors du séminaire d’étape du jumelage Maroc-UE intitulé « Appui à la modernisation de la gestion financière publique », organisé récemment en mode webinaire.
S’inscrivant dans le cadre du programme Hakama de l’UE, il apporte un appui à la modernisation de l’administration marocaine en matière de gouvernance publique, a précisé le ministre–Conseiller, chef de mission adjoint à l’Ambassade de France au Maroc. Ledit jumelage vise aussi à accroitre la performance et la transparence budgétaire par la mise en œuvre des réformes de la structure financière publique et la dématérialisation des procédures touchant l’ensemble des métiers de la Trésorerie générale du Royaume (TGR).
Et de soutenir: « La philosophie est de construire une logique d’ensemble pour l’accroissement de la performance et de la transparence budgétaire en perfectionnant le système comptable, en modernisant les contrôles et les systèmes d’informations et en formant les agents ».

Cette philosophie, a noté M. De Lagarde, est de nature à permettre à l’administration de poser des briques: une certification des comptes d’Etats qui répond à des normes internationales harmonisées.

De son côté, le directeur général adjoint, à la Direction générale des finances publiques (DGFiP) de la France, Antoine Magnant, a mis en avant les liens historiques entre la TGR et la DGFiP de la France, relevant que la coopération Maroc-UE est multifactorielle et a de nombreuses facettes. Il s’agit d’une relation ancienne, a-t-il indiqué, précisant que les administrations et les communautés des fonctionnaires de la TGR et de la DGFi ont un lien extrêmement fort.

Soulignant l’importance de la modernisation de la gestion financière publique, M. Magnant a salué les efforts de la TGR pour la mise en place des réformes relatives à la gestion des finances publiques et à la dématérialisation des procédures.

Pour sa part, Adèle Lieber, déléguée aux relations internationales à la DGFiP a mis en exergue la coopération étroite entre la TGR et la Direction marquée par l’amitié et le respect commun. « La coopération technique a été nourrie par le passé de très nombreuses missions et visites d’études », a-t-elle fait savoir, ajoutant que cela permet aux deux institutions d’avoir un référentiel en commun, une culture des finances publiques communes.

Elle a, à ce propos, rappelé la mise en œuvre d’coopération mutualisée, française et marocaine, au bénéfice de pays partenaires de l’Afrique de l’ouest. Ce séminaire d’étape, était également l’occasion de mettre en perspective par les chefs de projet, Abdelkrim Guiri et Philippe Leray, ainsi que les experts marocains et français les objectifs poursuivis par le jumelage et de présenter l’état d’avancement des actions engagées et les résultats obtenus à ce stade de la mise en œuvre.

Le jumelage Maroc-UE, initié par la TGR, la Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE) et la DGFiP de la France, a pour objectif de soutenir les efforts de la TGR pour la mise en œuvre des réformes relatives à la gestion des finances publiques et à la dématérialisation des procédures liée à l’ensemble de ses métiers.

D’une durée de 24 mois, il est financé par l’UE à hauteur d’un million d’euros et géré avec l’appui de la DTFE – Cellule d’accompagnement du programme réussir le statut avancé – relevant du ministère de l’Economie, des finances et de la réforme de l’administration.

Gouvernance : Le Maroc verrouille le dispositif anticorruption

L’adoption d’une nouvelle loi relative à l’instance de probité, de nouvelles nominations à la tête d’institutions clés et un travail déjà accompli sur le terrain, autant de facteurs qui renseignent sur la ferme volonté de l’Etat de mettre fin une fois pour toute à ce fléau

Les signes d’une imminente guerre totale contre la corruption ne trompent pas. La corruption et son corollaire, la dilapidation des deniers publics et la mauvaise gestion, pire que la corruption elle-même. Il faut préciser que ce sera une lutte permanente, de longue haleine, mais sûrement impeccable. Pour cela, un déblaiement de terrain s’impose, sur le plan juridique bien sûr. L’amendement de la loi portant création de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption fait partie de ce travail de préparation. Le texte a été adopté, mercredi, en deuxième lecture par la Chambre des représentants. L’objectif de cet aggiornamento légal étant, outre la promotion de la probité et la lutte contre la corruption, le renfoncement de la bonne gouvernance.

On retient particulièrement deux points dans cette nouvelle loi. D’abord le concept de la corruption a été élargi. Il englobe désormais tous les actes qui constituent des violations administratives et financières revêtant un caractère particulier, mais qui ne sont pas élevés au rang de crime à part entière. Plus encore, la nouvelle loi a élargi le concept de corruption, en incluant les infractions relatives à la législation pénale, ainsi que toutes les infractions relatives aux conflits d’intérêts, à l’activité des administrations et des organes publics et au mauvais usage des fonds publics, tels que définis dans l’article 36 de la Constitution.
De même, il est permis à l’instance de mener des recherches et des enquêtes et de préparer des rapports qui seront transmis aux autorités et instances compétentes pour le lancement des procédures disciplinaires ou pénales, selon les cas. Le deuxième point est relatif aux nouvelles attributions de l’instance. En effet, si son président juge qu’il y a lieu d’enquêter, il mandate un commissaire pour mener les investigations. Les procès-verbaux élaborés au terme des opérations effectuées par les commissaires ont une valeur juridique et font foi jusqu’à preuve du contraire. Ces PV sont, en effet, remis au président qui le soumet, à son tour, au Parquet. En évoquant le ministère public justement, il a connu il y a quelques jours la nomination à sa tête d’un nouveau président, Moulay El Hassan Daki, que le Souverain a nommé au poste lundi dernier. Magistrat de carrière et membre du Parquet depuis qu’il a intégré le système judiciaire, il y a quarante ans, c’est un homme de terrain, pour ainsi dire. Il aura à conduire le ministère public après une première phase d’installation, menée par son prédécesseur depuis la concrétisation de l’indépendance du pouvoir judiciaire. Le même jour a connu la nomination de Zineb El Adaoui à la tête de la Cour des comptes. La nouvelle présidente de la Cour des comptes, ancienne magistrate de la même juridiction. Elle a entamé, en effet, sa carrière, en 1984, en qualité de juge à la Cour des comptes, avant d’occuper, en 2004, le poste de Présidente de la Cour régionale des comptes de Rabat. Avant sa nomination, elle dirigeait l’IGAT, la bête noire des présidents des communes, après un passage par l’Administration territoriale. Elle évolue donc en terrain conquis. Magistrate de la même Cour et ancien wali de région, son passage à la tête l’IGAT lui sera sans doute également d’un grand apport. Son champ d’action couvre en effet tous les aspects de la gouvernance, et donc de la gestion des deniers publics. A l’instar des PV de l’Instance nationale de la probité, c’est également devant le Parquet qu’atterrissent les rapports de la Cour des comptes à chaque fois que les infractions relevées peuvent avoir un caractère pénal. Et naturellement pour instruire ces dossiers, un autre acteur entre en jeu : la DGSN, et plus précisément la police judiciaire. Dans cet environnement juridique et financier de lutte contre la corruption dans sa définition désormais élargie, l’action de la DGSN n’est donc pas en reste. Depuis quelques années déjà, cette institution a décidé de se réorganiser pour contrer efficacement les nouveaux crimes financiers et économiques. En 2016, rappelons-le, quatre brigades régionales avaient été créées pour lutter contre les crimes économiques et financiers qui auparavant étaient du seul ressort de la BNPJ dans le cadre de la stratégie nationale qui consiste en la multiplicité des acteurs dans le domaine (Cour des comptes, tribunaux financiers, INPPC…) . Ces brigades qui quadrillent, aujourd’hui, l’ensemble du territoire national seront constituées d’enquêteurs spécialisés en finance, économie, comptabilité et techniques de communication. En revenant au renforcement de l’arsenal juridique, on pourrait évoquer, entre autres, le récent amendement des lois organiques relatives à la première Chambre et aux collectivités territoriales. C’est de notoriété publique, certains candidats aux élections et aux postes clés dans les collectivités territoriales ont tendance à récupérer après leur élection l’argent, de grosses sommes, qu’ils ont dépensées pour leur campagne électorale. Cette brèche vient d’être définitivement colmatée. Les dépenses électorales sont non seulement plafonnées, mais elles doivent être portées scrupuleusement sur une déclaration comptable, selon un modèle unifié, qui doit être obligatoirement remise à la Cour des comptes ou, selon le cas, aux Cours régionales des comptes.

Nous sommes donc devant un nouvel environnement désormais très peu propice au développement de ce fléau. En même temps, l’application du principe de corrélation entre responsabilité et reddition de compte ne sera que plus renforcée. D’autres mécanismes peuvent bien sûr compléter ce dispositif. Il s’agit notamment du processus de digitalisation de l’administration, actuellement en cours, ainsi que la loi relative à la simplification des procédures administratives, également en plein déploiement. Le dispositif est donc au complet. Le chantier est préparé pour le prochain gouvernement.

Data center : Pourquoi il faut aller vite

  • L’endommagement des infrastructures de la plateforme marocaine Rokhas, hébergée chez
  • le leader La majorité du web marocain est hébergée à l’étranger.
  • Un plan national de développement des data centers est en gestation

Tout d’abord, il faudrait saluer la communication de «Rokhas.ma», prestataire de service public d’envergure. Deux jours après l’énorme incendie qui a ravagé l’un des data centers d’OVH, dans la nuit du 9 au 10 mars 2021, la plateforme qui gère la gestion de plusieurs services publics digitalisés (e-signature, e-services urbanistiques…) a annoncé qu’une partie de ses serveurs hébergés chez le leader européen de l’hébergement internet et cloud, basé à Strasbourg, a été sévèrement endommagée. Un exercice de transparence assez rare qui fera certainement tache d’huile dans la gestion de ce genre de crise. Revenir à un état normal prendra plusieurs jours, reconnaît Rokhas. C’est dire l’onde de choc ! Des institutions et des entreprises marocaines, clients d’OVH, ont dû à coup sûr accuser le coup. Il est d’ailleurs difficile de savoir le nombre de comptes marocains hébergés chez l’hébergeur français. Ce genre d’information est généralement classé confidentiel.

Pour l’heure, l’on évalue toujours les multiples dégâts de l’incendie qui a ravagé les infrastructures d’OVH. Pour saisir l’impact, il faut savoir que plus de 3,6 millions de sites web et 464 000 noms de domaines n’étaient pas accessibles, quelques heures après le déclenchement de cet incident, dont des plateformes publiques françaises, pour ne citer que «data.gouv.fr». Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel incident se produit chez OVH. En 2017, un incendie avait ravagé des serveurs du leader européen de l’hébergement.

L’Etat devrait jouer le rôle de locomotive

Quand on sait que la majorité du web marocain est hébergée à l’étranger, notamment pour des raisons de coûts, les questions relatives au stockage et à la protection des données digitales sont hautement stratégiques. Face aux enjeux économiques, géostratégiques et de souveraineté numérique, il y a lieu d’agir et vite. «Depuis le début de la pandémie Covid-19, nous avons tous constaté comment la continuité des activités économiques et administratives est devenue liée à notre capacité à fournir des services en ligne. Le déploiement de ces services crée de nouvelles dépendances technologiques. La souveraineté en termes de cloud et de data center est une question plus que jamais critique, voire vitale. En gardant nos données et nos capacités de calcul ailleurs sous le contrôle de pays étrangers, nous ne sommes pas à l’abri. L’incident OVH doit nous servir de leçon», relève Salah Baina, professeur universitaire et expert en transformation digitale.

Faut-il donc que le Maroc se donne les moyens pour ériger une méga-infrastructure data et cloud digne de ce nom ? Investi par les opérateurs télécoms et des acteurs spécialisés, le paysage cloud marocain reste des plus modestes, selon des spécialistes, qui relèvent toutefois l’évolution d’une offre sérieuse en termes d’hébergement. Quant à la demande, elle n’est toujours pas à la hauteur des ambitions. Il a fallu attendre la fin de l’année 2020 pour qu’un plan national des data center et cloud soit enfin en gestation. Une étude a été commanditée par l’Agence de développement du digital (ADD). Dans sa dernière note d’orientations générales des télécommunications pour 2023, le régulateur du secteur attire l’attention sur le fait que l’arrivée de nouveaux services cloud, plébiscités par le marché des entreprises et des grands comptes, annonce des enjeux importants dans différents domaines. «Le développement de ces nouveaux services doit être encouragé, notamment en mettant en place des conditions pour favoriser l’émergence de champions nationaux du cloud. Ils représentent une opportunité pour le Maroc de se positionner comme un acteur régional de référence, notamment sur les solutions cloud et cybersécurité», précise l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT).

Pour l’expert Salah Baina, «il est temps de mettre en place une stratégie pour promouvoir l’utilisation de ces infrastructures afin de changer la donne. Les investissements dans ce domaine sont importants et ne peuvent être justifiés que si la demande suit et que le marché local décolle réellement. L’Etat est l’un des grands absents aujourd’hui. Au-delà d’un simple consommateur de cloud, il devrait jouer le rôle de facilitateur pour que la PME et la TPE marocaines puissent elles aussi franchir le pas. L’accompagnement de l’Etat doit aller dans ce sens».

Aujourd’hui, le data center est un outil puissant de souveraineté économique. Un support qui devra élargir l’influence au-delà des frontières. Des experts, des politiques et des acteurs économiques sont convaincus que le Maroc a tous les atouts pour jouer le rôle d’un tiers de confiance data et cloud à l’échelle africaine. Le Maroc, l’Egypte, le Nigéria et le Kenya réunissent l’essentiel des installations les plus importantes que le reste des autres pays de l’Afrique. Le grand champion reste incontestablement l’Afrique du Sud qui, à elle seule, concentre les deux tiers des capacités du continent, dont les besoins sont estimés à 700 data centers pour répondre à la forte demande. Dans son dernier rapport, l’Association africaine des data center (ADCA) estime que l’extension de la capacité en Afrique est fondamentale pour réduire la latence, optimiser les flux de trafic intra-africains et réduire les coûts d’exploitation dans la chaîne d’approvisionnement économique africaine au sens large. Dans un tel contexte, le Maroc a une opportunité historique à saisir.

Data Center et “Supercalculateur”

Il y a quelques semaines, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguérir a inauguré son nouveau Data Center abritant le plus puissant “SuperCalculateur” d’Afrique (African Supercomputing Center).

Avec ce Data Center, installation de classe mondiale, assurant sécurité élevée, disponibilité maximale, haute flexibilité et connectivité optimale, l’UM6P, fidèle à son positionnement d’excellence à l’échelle nationale et continentale, se met au service de l’écosystème numérique national afin de contribuer à garantir la souveraineté digitale du Royaume et à développer de nouveaux services numériques 100% marocains. Ces infrastructures marquent un tournant, à même de permettre au Maroc de se doter de son «cloud souverain» et garder tous les contenus digitalisés sous sa maîtrise. Cela devrait permettre également le développement des offres cloud et d’une panoplie de services et de plateformes agiles qui seront mises à la disposition des entreprises, des administrations et des start-up.
Comme précisé plus haut, le data center est doté d’un «SuperCalculateur» d’une puissance impressionnante qui en fera un formidable outil de performance. Développé en partenariat avec la prestigieuse université de Cambridge, il offre en effet une capacité équivalente à 1 300 serveurs réunis pour un nombre d’opérations à la seconde qui dépasse les 3 millions de milliards. Il se classe ainsi au 98e rang des superordinateurs les plus puissants au monde et place le Maroc à la 26e position mondiale en termes de puissance de calcul.

Transferts des MRE: plus de 71 milliards de dirhams attendus en 2021

Les transferts des Marocains résidents à l’étranger (MRE) devraient connaitre une hausse de plus de 5% en 2021 pour atteindre plus de 71 milliards de dirhams, selon les dernières prévisions de Bank Al-Maghrib. Une résilience remarquable dans ce contexte de morosité économique.

Les envois de fonds des Marocains établis à l’étranger ont affiché une résilience remarquable dans ce contexte de crise sanitaire qui a mis à genoux des secteurs clés de l’économie marocaine. Ils ont atteint l’année écoulée 68 milliards de dirhams, soit 5% de plus que 2019. Une croissance qui devrait se poursuivre cette année avec 71,9 milliards de dirhams de transferts, soit une hausse de 5,7% par rapport à l’année écoulée, a annoncé Bank Al-Maghrib, lors d’un point de presse virtuel organisé à l’issue de son premier conseil de l’année organisée mardi 23 mars.

Des prévisions objectives si l’on sait que les Marocains résidents à l’étranger (MRE) ont envoyé près de 5,9 milliards de dirhams de devises en janvier 2021. Les investissements directs étrangers (IDE), qui constituent un important pourvoyeur de devises, devraient retrouver en 2021 leur niveau d’avant crise, pour représenter 3,2% du PIB, soit une légère amélioration comparée à l’année 2020, où ils avaient stagné à 2,4%, d’après la banque centrale.

Plus de 310 milliards de stock

Dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs de janvier 2021, l’Office des changes révélait que le flux net des IDE au Maroc a atteint 650 millions de dirhams à cette date, en recul de 53,9% par rapport à janvier 2020. Une importante régression qui s’explique, selon lui, par une baisse des recettes des IDE de 7,8%, à 1,87 milliard de dirhams, conjuguée à une hausse des dépenses de 97,6%.

Par ailleurs, Abdellatif Jouahri, wali de Bank Al-Maghrib, a déclaré que le stock de devises actuellement détenues par le Maroc se situerait à 310,3 milliards de dirhams à fin 2021, et à 318,6 milliards à fin 2022. Ce qui représente 6 mois et 25 jours, ainsi que 7 mois d’importations de biens et services.

Le tourisme, un des poumons économiques du Royaume, lourdement affecté par le Covid-19, ne verra pas de sitôt le bout du tunnel. Si l’on se fie à BAM, les recettes touristiques devraient se limiter à 38,1 milliards de dirhams en 2021. Une légère hausse par rapport aux 36,4 milliards de dirhams dénombrés en 2020, et très loin des 78,6 milliards de dirhams enregistrés en 2019.

Les professionnels devront donc prendre leur mal en patience, puisque ces rentrées financières ne retrouveront un niveau convenable qu’à partir de 2022, avec 68,2 milliards, selon les prévisions de l’équipe de la banque centrale. En un mot, le secteur n’est pas encore sorti de l’auberge.

Turbulences dans la finance mondiale après des ventes massives d’actions à Wall Street

La finance mondiale est confrontée ce 29 mars à de fortes turbulences après la vente massive d’actions par Archegos Capital Management, société d’investissement basée à New York, deux grandes banques ayant d’ores et déjà prévenu que leurs résultats allaient en pâtir.

Principalement touchés, le numéro deux helvétique du secteur, Crédit Suisse, qui s’effondrait de 13,5 % à 10,79 francs suisses (104 dirhams) à la Bourse de Zurich vers 8 h 50 GMT, ainsi que la japonaise Nomura, qui a clôturé en très forte baisse de 16,33 % à 603 yens (50 dirhams), à la Bourse de Tokyo.

Également à la peine, l’allemande Deutsche Bank qui plongeait de 5,50 % à 9,91 euros (100 dirhams) et la française BNP Paribas qui accusait la plus forte chute de l’indice CAC 40 avec une baisse de 2,34 % à 50,46 euros (533 dirhams).

20 milliards de dollars d’actions vendues

Vendredi, Archegos Capital Management, qui gère la fortune de l’homme d’affaires Bill Hwang, s’est délestée massivement de parts détenues dans des entreprises américaines de médias et des sociétés chinoises cotées à la Bourse de New York, avait rapporté l’agence de presse Bloomberg, citant des sources proches du dossier.

Cette vente d’actions en bloc de plus de 20 milliards de dollars, inhabituelle par son ampleur, a été réalisée notamment par les banques d’affaires américaines Morgan Stanley et Goldman Sachs, selon l’agence financière.

Elle concerne notamment les actions des sociétés chinoises, tels les géants de l’Internet Baidu Inc et Tencent Music Entertainment Group, le détaillant de rabais en ligne Vipshop Holding ainsi que des entreprises américaines, comme les conglomérats de médias de masse, ViacomCBS et Discovery, qui ont plongé vendredi en Bourse.

La société d’investissement aurait été bousculée par la forte baisse plus tôt dans la semaine de ViacomCBS, dont il détenait beaucoup d’actions, selon le quotidien britannique des affaires Financial Times, qui cite lui aussi des sources proches du dossier.

Ce repli a conduit un des courtiers d’Archegos à demander des fonds supplémentaires pour couvrir la dépréciation de cet investissement, et a conduit Archegos à liquider certaines de ses positions.

Réactions en chaîne

Les déboires du fonds ont fait craindre des réactions en chaîne dans le monde de la finance. Lundi, la banque japonaise Nomura a averti qu’un “événement” le vendredi 26 mars “pourrait soumettre une des ses filiales aux États-Unis à une perte significative” émanant de transactions liées à un client basé aux États-Unis. Elle n’a pas dévoilé le nom de ce dernier.

La banque nipponne est actuellement en train d’évaluer la perte potentielle ainsi que ses possibles répercussions sur ses résultats financiers, estimant pour l’instant que les déboires liés à ce client pourraient lui coûter 2 milliards de dollars (1,6 milliard d’euros) sur la base des cours vendredi. Le montant pourrait cependant devoir être réévalué, a-t-elle prévenu, en fonction du dénouement des transactions et fluctuations de marchés.

Déjà secouée par la faillite de la société financière britannique Greensill, la banque Crédit Suisse, à son tour, a émis un avertissement sur ses résultats. Le numéro deux du secteur bancaire helvétique a, lui aussi, évoqué les déboires d’un “fonds spéculatif basé aux États-Unis” qui pourrait se traduire par une perte substantielle, sans toutefois la chiffrer.

Bien qu’il soit « pour le moment prématuré » de quantifier la taille exacte de la perte qui pourrait en résulter, la banque suisse, qui est comme d’autres banques en train de se désengager de ce fonds, a-t-elle précisé, a évoqué un impact potentiellement « hautement significatif et substantiel » pour ses résultats du premier trimestre.

Comme Nomura, la banque suisse n’a pas donné le nom du fonds à l’origine de cette perte potentielle. Elle est cependant liée aux déboires d’Archegos Capital Management, a indiqué une personne au fait du dossier à l’AFP. L’avertissement de la banque Nomura est également liée à ce fonds, a indiqué une personne proche du dossier à l’agence Bloomberg.

BAD : Le Maroc renoue avec la croissance en 2021

Le PIB réel devrait rebondir à 4,5 %

Secoué par une crise inédite, le continent africain devrait se remettre de la «pire récession économique enregistrée en un demi-siècle. «En 2020, l’activité économique a été limitée en Afrique par une pandémie mondiale sans précédent causée par le Covid-19. Après s’être contracté de 2,1% en 2020, le PIB réel africain devrait croître de 3,4% en 2021», indique la BAD dans son dernier rapport sur les perspectives économiques en Afrique 2021 intitulé «De la résolution de la dette à la croissance :
une feuille de route pour l’Afrique». Ce document dévoile les points saillants de cette période, les performances et perspectives dans le contexte de la pandémie ou encore la dynamique de la dette. Par pays, ce document décrypte les évolutions macroéconomiques et financières récentes et dévoile les perspectives et les risques.

Défis au développement

La croissance du PIB réel devrait revenir à son dynamisme en 2021. La banque prévoit une hausse de 4,5% pour le pays. Durant le troisième trimestre de 2020, les exportations de pièces automobiles ainsi que de phosphate et dérivés ont rebondi et devraient se renforcer davantage à court terme avec l’augmentation de la demande mondiale, souligne la banque précisant que cela compensera probablement «la morosité des secteurs du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration qui devrait perdurer». De ce fait, le déficit de la balance courante et le déficit budgétaire devraient se resserrer, et les pressions inflationnistes devraient rester modérées. Dans son analyse, la Banque africaine de développement n’a pas manqué de mettre en lumière la réflexion sur le modèle de développement dont la mission est assignée à une commission spéciale. Cette initiative permettrait de favoriser une croissance inclusive. En effet, le pays fait face à des inégalités sociales, à des disparités régionales en matière de développement économique ainsi qu’au chômage des jeunes.

Confiance des bailleurs de fonds et financements

Le Maroc bénéficie du soutien des donateurs. Il a d’ailleurs rapidement obtenu des fonds d’urgence de leur part, dont 3 milliards de dollars US du Fonds monétaire international et 460 millions de dollars US de la Banque africaine de développement afin de juguler l’impact de la pandémie. La BAD rappelle qu’en septembre 2020, le Maroc a émis une obligation d’un milliard d’euros. «Ces apports financiers ont permis de renforcer les réserves de change, représentant environ 8,1 mois d’importations et trois fois la dette due à court terme». Du côté de la dette totale du Trésor, elle atteignait 650 milliards de dirhams en 2019 (environ 73,1 milliards de dollars US) et la dette publique extérieure à 346 milliards de dirhams (environ 39 milliards de dollars US). La banque relève par ailleurs que le risque de refinancement du Royaume est «minime et à partir de 2021, le ratio dette-PIB devrait diminuer régulièrement pour atteindre 70% en 2025».

Décryptage d’une année de crise

2020 a été marquée par une crise sans précédent affectant la dynamique économique du continent. Au Maroc, le PIB réel a fléchi de 5,9% après avoir augmenté de 2,5% en 2019. «En plus des effets néfastes d’un confinement strict de trois mois pour contenir la propagation du Covid-19, une sécheresse a également pesé sur les revenus du monde rural, ce qui a encore réduit la demande intérieure», souligne la banque expliquant que la croissance économique dépend des précipitations qui affectent le secteur agricole. En termes d’emplois, le taux de chômage est passé de 9,2% fin 2019 à 12,7% fin septembre 2020.

«Les perturbations des chaînes de valeur mondiales et le ralentissement soudain de la demande des principaux partenaires commerciaux du Maroc (l’Espagne, la France, l’Italie et l’Allemagne) ont également réduit les exportations marocaines, qui ont chuté de 10,1% au cours des dix premiers mois de 2020», relève la même source. Parallèlement, le recul de la production intérieure et de la demande des consommateurs a fait que les importations ont baissé de 16,6% en 2020. Par ailleurs, les envois de fonds des travailleurs à l’étranger sont en croissance de 1,7% au cours des dix premiers mois de l’année 2020. Pour ce qui est de la balance courante, le déficit devrait se creuser, passant de 4,1% en 2019 à 7,6% en 2020, essentiellement à cause de la chute des recettes touristiques. Les arrivées de touristes affichent un recul de 78% sur les neuf premiers mois de l’année. «La baisse des recettes touristiques, conjuguée à une demande intérieure modérée, a réduit les recettes fiscales, alors que le gouvernement a engagé des dépenses élevées liées à la pandémie», souligne l’institution financière africaine ajoutant que le déficit budgétaire est passé de 4,1% du PIB en 2019 à environ 8% en 2020. S’agissant de la dette, la Banque explique que «la nécessité de financer le déficit a accru les emprunts, faisant passer la dette publique de 65,8% du PIB en 2019 à 76,9% en 2020».

Situation des charges et ressources du Trésor : Déficit budgétaire de 12,6 MMDH à fin février

Cette stabilité du déficit recouvre une hausse de 0,3 MMDH des recettes, une baisse de 2,1 MMDH des dépenses et un recul de 2,7 MMDH de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor.

L’exécution de la loi de Finances (LF) à fin février 2021 fait ressortir un déficit budgétaire de 12,6 milliards de dirhams (MMDH), quasiment au même niveau que celui dégagé à la même période de 2020, dont les résultats n’avaient pas encore subi les effets de la pandémie du Covid-19, selon le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration.

Cette stabilité du déficit recouvre une hausse de 0,3 MMDH des recettes, une baisse de 2,1 MMDH des dépenses et un recul de 2,7 MMDH de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor (CST), précise le ministère, qui vient de publier la Situation des charges et ressources du Trésor (SCRT) à fin février 2021.
L’augmentation des recettes est attribuable principalement aux recettes non fiscales (+0,7MMDH) suite au versement de 0,5 MMDH par l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie au titre des dividendes de 2020, ajoute la même source.
En revanche, les recettes fiscales ont affiché une baisse de 0,6 MMDH, imputable notamment aux taxes intérieures de consommation (TIC) (-0,9 MMDH), à la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) à l’importation (-0,4 MMDH) et aux droits d’enregistrement et de timbre (-0,4 MMDH). Cette baisse a été partiellement atténuée par la hausse des recettes au titre de l’impôt sur le revenu (+0,7 MMDH) et de la TVA à l’intérieur (+0,4 MMDH).

Pour leur part, les recettes de l’impôt sur les sociétés (IS) et des droits de douane sont restées quasiment stables par rapport à février 2020, s’élevant respectivement à 2,2 MMDH et 1,7 MMDH, fait savoir le ministère, notant que «l’appréciation du comportement des recettes fiscales à fin février 2021 devrait tenir compte du fait que la période de comparaison (fin février 2020) n’intégrait pas encore l’effet Covid-19». S’agissant des dépenses ordinaires, elles ont enregistré une baisse de près de 1,1 MMDH, recouvrant, d’une part, un repli des dépenses au titre des autres biens et services (-1,5 MMDH) et des intérêts de la dette (-0,5 MMDH) et, d’autre part, une hausse de 814 millions de dirhams (MDH) des charges de personnel sous l’effet notamment des mesures de la 3ème phase du dialogue social, selon la même source, faisant remarquer que la charge de la compensation est restée relativement stable à 2,9 MMDH à fin février 2021, contre 2,8 MMDH une année auparavant.
Ces évolutions des recettes et des dépenses ordinaires se sont traduites par un solde ordinaire négatif de 7 MMDH, en légère amélioration par rapport à celui dégagé à fin février 2020 (-8,4 MMDH).

Le document fait en outre ressortir que les émissions au titre des dépenses d’investissement ont enregistré une baisse de 1,1 MMDH pour se situer à 15,2 MMDH, relevant que comparativement aux prévisions de la LF 2021, leur taux de réalisation s’est élevé à 22,3%. En parallèle, le recul de l’excédent des CST est dû essentiellement au solde négatif de 1,8 MMDH enregistré par le Fonds de gestion de la pandémie du Covid-19, lequel s’explique, à hauteur de 1,7 MMDH, par le coût d’acquisition des vaccins contre le Covid-19.
«Compte tenu de ces évolutions et d’une baisse des opérations en instance de 0,9 MMDH, la situation des charges et ressources du Trésor dégage un besoin de financement de l’ordre de 13,4 MM.DH, contre 16,8 MMDH à fin février 2020», précise le ministère.

Maroc-Ghana L’agroalimentaire, une opportunité sous-exploitée, selon l’Asmex

L’Association marocaine des exportateurs (Asmex) a organisé un webinaire sous le thème «Doing Business With Ghana», en partenariat avec le cabinet Harvard Consulting.

La rencontre s’est tenue le 10 mars et a été animée par Philippe Cordier, spécialiste du management opérationnel, de la performance individuelle et collective et de la gestion des risques interculturels. «La position du Maroc par rapport au Ghana laisse penser que nous avons encore une marge de manœuvre importante. Il reste beaucoup à faire dans ce pays qui, d’un point de vue économique, a de gros atouts et qui met en œuvre un environnement extrêmement favorable aux échanges», a expliqué M. Cordier.

Le Ghana est un marché peu exploité par le Maroc et se classe comme le 44ème marché d’exportation et le 100ème marché d’importation du Royaume, ce qui représente 83,2 millions USD en exportations et 5,7 millions USD en importations. Les opportunités principales de développement pour les entreprises marocaines se présentent dans les secteurs de l’agriculture et de l’industrie alimentaire.

Les hydrocarbures et les mines restent également des secteurs porteurs et il est à noter que le Ghana est le 2ème producteur mondial de cacao et le 2ème producteur d’or en Afrique. En termes de produits échangés, les exportations du Maroc vers le Ghana sont notamment composées de viandes, poissons et fruits de mer ($25M), d’engrais ($15,5M), de combustibles minéraux, huiles et produits de distillation ($11M) et de sucres et préparations sucrées ($10,5M).


Tourisme : bientôt une sortie de crise au Maroc ?

Le Club des dirigeants Maroc organise, le 20 mars, la première édition du «Tourism Now». Le focus sera fait sur la disruption au service de la relance touristique.

Comment sortir de la crise et comment transformer la Covid-19 en opportunité de renouveau pour le secteur ? C’est à ces deux questions que des professionnels du tourisme, qui prendront part à la première édition du «Tourism Now» entendent répondre. L’évènement, programmé le 20 mars prochain à Marrakech par le Club des dirigeants Maroc, réunira des opérateurs nationaux et internationaux mais aussi des partenaires tels que l’Université Cadi Ayyad de Marrakech et le Centre de résilience des chercheurs et experts en tourisme. Le point focal de cette rencontre sera celui de « la disruption au service d’une relance touristique». Les challenges de cette activité sont en effet nombreux, amplifiés par les répercussions de la crise sanitaire, si bien qu’aujourd’hui, le secteur du tourisme marocain est considéré par le Fonds monétaire international, comme le quatrième le plus durement touché au monde.

C’est pourquoi, «l’objectif est de remettre la durabilité et l’inclusion sociale et économique comme leitmotive, ainsi réunir des professionnels et des universitaires pour présenter le meilleur scénario de relance d’une manière concertée», explique-t-on auprès du le Club des dirigeants Maroc. La relance doit, en effet, être amorcée en urgence afin de sauver les meubles en prenant en compte une donnée majeure: celle de la durabilité. Cette notion figure, justement, parmi les volets du programme de l’événement. En effet, des workshops traitant de sujets tels la durabilité au service de la disruption touristique, l’inclusion et disruption: nouveaux paradigmes pour une destination durable, La durabilité et le digital, l’expérience inclusive au service de la durabilité… «De nombreux observateurs gardent espoir pour l’année à venir, certains y voyant une belle opportunité de transformer le secteur du tourisme marocain», explique le Centre des dirigeants Maroc, précisant que Tourism Now «augure pour sortir de la crise que les professionnels avancent en marche serrée pour la conquête des marchés cibles du tourisme marocain».

Les voyants au rouge

Cette rencontre prend pour toile de fond, la morosité de l’activité touristique engendrée par l’avènement de la pandémie de la Covid-19. Entre janvier et novembre 2020, en effet, les revenus du tourisme national ont baissé de 51 %. Le pays recense l’arrivée de 142.000 touristes seulement, traduisant une chute de 82 % comparativement à la même période de l’année précédente. La majorité des arrivants étaient des Marocains résidant à l’étranger. Pendant la grande saison estivale, la baisse était de 98 % dans le rang des touristes étrangers et de 56 % des résidents. Concernant la perte d’emploi, ils sont plus de 35 % des travailleurs du tourisme à avoir perdu leurs emplois et, donc, leurs revenus. Les statistiques ont montré que les revenus ont baissé de 80 % en moyenne dans les entreprises marocaines de tourisme. Par ailleurs, l’espace aérien marocain est resté fermé, en dehors de quelques vols exceptionnels auxquels sont admis les touristes ayant une réservation d’hôtel. Le tourisme, un des principaux pourvoyeurs de l’économie nationale, avec environ 2 millions d’emplois directs et indirects, participe à hauteur de 11% du PIB national et mobilise près de 80 milliards DH de recettes voyages en devises par an.


Mines: Altus Strategies décroche trois nouveaux projets au Maroc

Altus Strategies, société de redevances minières basée au Royaume-Uni, annonce l’obtention de nouveaux projets d’exploration de cuivre et d’argent au Maroc. Ces projets totalisent une superficie de 252 km2 dans l’Anti-Atlas occidental du Royaume du Maroc, précise Altus Strategies, ajoutant qu’ils ont été attribués à sa filiale détenue à 100%, Aterian Resources Limited, à la suite d’un appel d’offres.

Ces projets sont considérés comme très prometteurs pour la minéralisation sédimentaire, explique Altus Strategies, précisant que la zone d’exploration de ces minéraux se trouve à Izougza, à 20 km au sud-est de la mine d’argent Zgounder.

« Nous avons obtenu le projet Izougza, d’une superficie de 24 km2, situé à environ 20 km au sud-est de la mine d’argent Zgounder, exploitée par la société canadienne Aya Gold & Silver Inc. Nous avons également obtenu les projets Azrar (85 km2) et Tata (143 km2), situés respectivement à environ 43 km et 50 km à l’est et au sud-est de la mine de cuivre de Tizert, exploitée par le groupe Managem », explique le DG de la socité britannique Steven Poulton. « Avec l’octroi de ces projets, nous avons approximativement doublé notre propriété foncière à 511 km2 et augmenté notre portefeuille à sept projets de métaux de base et précieux au Maroc », ajoute-t-il.

Signature à Rabat de conventions relatives au Programme national de constitution de coopératives agricoles

DEUX CONVENTIONS RELATIVES AU PROGRAMME NATIONAL DE CONSTITUTION DE COOPÉRATIVES AGRICOLES NOUVELLE GÉNÉRATION ONT ÉTÉ SIGNÉES LUNDI À RABAT.

Il s’agit d’une convention cadre relative au Programme national de constitution de coopératives agricoles nouvelle génération paraphée par le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, et la ministre du Tourisme, de l’artisanat du transport aérien, et de l’économie sociale, Nadia Fettah Alaoui.

La convention porte sur la mise en place et l’exécution d’un programme national visant à accélérer la création et le développement de coopératives agricoles nouvelle génération pour accompagner l’implémentation de la nouvelle stratégie agricole « Génération Green 2020-2030 ».

S’exprimant à cette occasion, M. Akhannouch a relevé que le ministère a œuvré dans le cadre du Plan Maroc Vert à fournir les capacités matérielles et d’encadrement aux organisations professionnelles, le cas des associations, des coopératives et des groupements d’intérêt économique, pour la réalisation de projets se rapportant notamment, aux filières de production.

Il a ainsi précisé que plus de 10.000 coopératives ont été créées pour la période 2015-2020, dépassant l’objectif initial du programme national de création de 10.000 coopératives agricoles, pour atteindre un cumul de 25.700 coopératives à aujourd’hui, ajoutant que son département reste engagé pour poursuivre et valoriser les acquis dans le cadre de la stratégie « Génération Green » lancée par SM le Roi Mohammed VI le 14 février 2020, qui donne la priorité au développement humain, avec la poursuite de la dynamique de développement agricole.

Pour sa part, Mme Fettah Alaoui a fait savoir que cette convention s’inscrit dans la continuité de la dynamique de création et de structuration des coopératives agricoles, soulignant que les deux ministères ont renouvelé les accords se rapportant au programme national de constitution de coopératives agricoles nouvelle génération pour la période 2020-2030.

Il s’agit d’une nouvelle génération de partenariat efficace et innovant, visant à faire de la coopérative agricole une entreprise capable de faire face à la concurrence et aux défis du marché, lui permettant de jouer pleinement son rôle en matière de création de richesse et d’emplois, a-t-elle soutenu.

Par la suite, une convention spécifique a été signée entre le directeur général de l’Office National du Conseil Agricole (ONCA), Jaouad Bahaji, et le directeur de l’Office de Développement de la Coopération (ODCO), Youssef Hosni, pour la mise en place et l’exécution du programme national de constitution de 18.000 coopératives agricoles entrepreneuriales nouvelle génération, à travers la mobilisation d’environ 1.100 conseillers agricoles publics et privés à l’horizon 2030.

Ladite convention a pour objectif la définition et la mise en œuvre de plans d’action conjoints pour faire passer ces coopératives du modèle classique vers un modèle dit « Business » pour les transformer en vraies entreprises productives, autonomes et performantes.

Il est prévu au titre de ces conventions de fournir l’accompagnement nécessaire pour le montage des dossiers de création des coopératives, pour la structuration des coopératives dans des unions de coopératives, et pour le renforcement des capacités de gestion et de bonne gouvernance.

La digitalisation des outils de conseil agricole développés par l’ONCA constitue un levier d’innovation important dans l’opérationnalisation et l’aboutissement de ce programme. Concrètement, il est question de trois outils fondamentaux, à savoir, la cartographie nationale digitale du conseil agricole, la plateforme virtuelle de communication et d’appui conseil (ARDNA) et la plateforme digitale de conseil agricole.

Les coopératives agricoles nouvelle génération offrent l’opportunité d’une plus grande intégration dans le marché national, voire international, et encouragent des pratiques de production certifiée et écologique. Elles sont également un des créneaux privilégiés pour encourager le développement de l’entreprenariat des jeunes ruraux.

Taqa Morocco : Un RNPG de 880 millions de dirhams en 2020

LE RÉSULTAT NET PART DU GROUPE (RNPG) TAQA MOROCCO S’EST ÉTABLI À 880 MILLIONS DIRHAMS (MDH) AU TITRE DE L’ANNÉE ÉCOULÉE, EN BAISSE DE 16,5% PAR RAPPORT À 2019.

Cette performance tient compte du repli du résultat d’exploitation de 7,5% à 2,359 milliards de dirhams MMDH et du résultat financier de 8,4% à 564 MDH, indique le groupe dans un communiqué, précisant que le taux de marge nette consolidée s’est situé à 14,7%. La baisse du résultat d’exploitation s’explique principalement par l’impact de la réalisation de la révision majeure de l’Unité 5 sur le 4ème trimestre 2019, fait savoir la même source, notant que le taux de marge opérationnelle consolidé a progressé à 30,3%.

S’agissant du chiffre d’affaires consolidé, il s’est établi à 7,79 MMDH en 2020, en raison de la bonne performance de l’ensemble des unités tenant compte du plan de maintenance, de la diminution des frais d’énergie consécutive à l’évolution du prix d’achat du charbon sur le marché international, ainsi qu’à la réalisation de la révision majeure planifiée de l’unité 5 de 68 jours en 2019.

« Une année 2020 sans précédent, marquée par une disponibilité record pour la deuxième année consécutive dans un contexte de crise sanitaire confirmant la robustesse du business model de Taqa Morocco qui réalise une performance industrielle en progression continue et enregistre des indicateurs financiers résilients », a indiqué Abdelmajid Iraqui Houssaini, président du Directoire de Taqa Morocco, cité par le communiqué.

En social, le résultat net a augmenté de 10,1% à 816 MDH en 2020, en raison de la bonne performance opérationnelle des Unités 1 à 4 et la baisse des dotations aux amortissements consécutive à la signature de la prorogation du contrat de fourniture d’énergie électrique (PPA) des unités 1-4.

Cette hausse est attribuable aussi à la progression du résultat financier de 31,5% à 281 MDH, suite à l’augmentation de la distribution de dividendes de la filiale JLEC 5&6 pour un montant de 132 MDH et par la hausse des charges d’intérêt, essentiellement dû au tirage de la dette afférente au droit de jouissance complémentaire pour un montant de 1,5 MMDH. Et de conclure que le directoire de Taqa Morocco propose de soumettre à l’approbation de l’Assemblée générale Ordinaire la distribution d’un dividende de 35 dirhams par action. Ce dividende sera mis en paiement au pus tard au 23 juillet 2021.

Viandes rouges : la filière a généré un chiffre d’affaires de 27 milliards de DH

  • LA PRODUCTION A AUGMENTÉ DE 51,5% À 606 000 TONNES À FIN 2019.
  • LES INVESTISSEMENTS ONT ATTEINT 1022 MDH.
  • PLUSIEURS CHANTIERS SONT EN COURS, À L’INSTAR DE LA MISE EN ŒUVRE DES RÉSULTATS DU SCHÉMA DIRECTEUR RELATIF AUX ABATTOIRS ET MARCHÉS DES BESTIAUX PRIORITAIRES.

Tout comme les autres filières, celle des viandes rouges a bénéficié d’un programme spécifique qui rentre dans le cadre du Plan Maroc Vert. Parmi ses objectifs : augmenter la production et donc la consommation, à travers l’amélioration de la productivité. Ainsi, le chiffre d’affaires généré par la filière a atteint 27 milliards de DH, pour une valeur ajoutée de 15 milliards en 2019.

Avec une production de 606 000 tonnes à fin 2019, la filière a réalisé un bond de 51,5% par rapport à 2008, année prise comme référence avant le PMV. Elle a accaparé de lourds investissements, de l’ordre de 1022 MDH, contre seulement 169 MDH sur la même période d’étude. Cette décennie a nécessité 44 millions de journées de travail et a affiché une productivité de 601 DH/jour de travail.

De 2009 à 2019, l’interprofession a essayé tant bien que mal de mettre l’accent sur la valorisation de la filière. Elle compte ainsi 5 abattoirs modernes d’une capacité totale de 60 000 tonnes/an, 57 ateliers de découpe, 92 établissements de transformation des produits à base de viandes, 24 boyauderies, 26 ateliers de boucherie et 34 ateliers de préparation de viandes hachées. Tout cela pour un investissement de 482 MDH.
Le PMV a accordé plusieurs subventions à différentes échelles. Elles ont concerné l’acquisition de matériels d’élevage tels que broyeurs, mélangeurs, unité d’aliments de bétails annexée à la ferme, ensileuses, mélangeur distributeur ; l’acquisition de matériels d’insémination artificielle tels que conteneurs de conservation de semences, kit d’IA, vêleuses…; la construction de bâtiments d’élevage tels que les étables modernes ou traditionnels, bergeries, chèvreries ; la production des reproducteurs sélectionnés (bovins, ovins, caprins) ; la construction et l’équipement des abattoirs de viandes rouges, des unités de découpe de viandes rouges et celles de transformation des viandes rouges.
A côté de cela, plusieurs chantiers sont en cours de réalisation dont notamment la mise en œuvre des résultats du schéma directeur relatif aux abattoirs et marchés des bestiaux prioritaires, la poursuite de la mise en œuvre des programmes d’amélioration génétique afin d’augmenter la productivité du troupeau, l’identification du cheptel et l’encouragement de l’exportation des produits de la filière. La filière œuvre avec le ministère de l’agriculture afin d’élaborer un contrat programme fourrage ; entend poursuivre la réalisation des programmes de formation au zoopole (centre de formation de Ain Jemaa, situé à Casablanca) et prévoit aussi de concevoir et d’accélérer les programmes de recherche et développement.

OCP obtient un financement de 350 millions de dollars auprès d’Afreximbank

Le groupe OCP vient de décrocher un financement de 350 millions de dollars (plus de 3 milliards de DH) auprès d’Afreximbank. Les détails.

Le géant industriel marocain a récemment signé un accord de financement d’un montant de 350 millions de dollars avec Afreximbank. Dans le détail, il s’agit d’une enveloppe qui vise à renforcer l’expansion du groupe marocain en Afrique subsaharienne. « Ce partenariat avec un groupe panafricain majeur, leader mondial dans le secteur des mines et des engrais, qui a déjà une présence importante sur le continent africain, témoigne de l’engagement d’AfreximBank en faveur de la facilitation du développement des exportations sur le continent et de la promotion du commerce et des investissements intra-africains », a assuré Pr. Benedict Oramah, Président d’Afreximbank, ajoutant que ce partenariat avec le groupe OCP représente aussi une importante transaction visant à soutenir le développement de l’agriculture africaine.

« Ce partenariat a également une valeur symbolique puisqu’il marque le début d’une relation étroite et fructueuse entre Afreximbank et le groupe OCP. Il marque aussi le début d’une relation forte et solide entre la banque et le Maroc », a-t-il poursuivi. Pour rappel, Afreximbank est une institution financière panafricaine, basée au Caire en Égypte, et dont la mission est de soutenir le financement et le développement du commerce intra-africain et aussi des exportations hors du continent.

Adoption à l’unanimité de la loi-cadre sur la protection sociale

Le projet de généralisation de la protection sociale suit son circuit législatif avec l’adoption de la loi-cadre par la Chambre des conseillers. Retour sur les détails de ce vaste chantier et cette révolution sociale qui soutiendra les plus vulnérables.

C’est parti pour le vaste chantier de généralisation de la protection sociale. La Chambre des conseillers a adopté en séance plénière, mardi 9 mars 2021, à l’unanimité, le projet de loi-cadre n°09.21 relatif à la protection sociale, en présence du ministre de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’Administration, Mohamed Benchaâboun.

Ce texte, «élaboré en application des hautes orientations royales, représente une révolution sociale qui marquera un tournant décisif dans la réforme du système de la protection sociale au Maroc, dans la perspective d’élargir son impact direct sur les citoyens à même de réduire la pauvreté, de lutter contre la vulnérabilité et de soutenir le pouvoir d’achat des ménages», a indiqué, à cette occasion, M. Benchaâboun.

Près de 22 millions de Marocains, dont 11 millions de Ramedistes et 11 millions de professionnels, commerçants, agriculteurs, artisans traditionnels et de personnes exerçant une activité libérale, bénéficieront d’une assurance maladie obligatoire (AMO) avec les mêmes services et paniers de soins dont bénéficient actuellement les travailleurs du secteur privé.

L’Etat supportera les droits d’affiliation des 11 millions de Ramedistes pour une enveloppe annuelle d’environ 9 milliards de dirhams, soit une augmentation annuelle de 7 milliards par rapport aux dépenses liées à l’achat de médicaments dans le cadre du système actuel de Ramed, a précisé le ministre, notant que 4,2 milliards de dirhams ont été alloués à cet égard au titre de la loi de Finances de 2021.

Elargissement des systèmes de retraite

L’ensemble des familles, surtout celles en situation de pauvreté et de précarité, qu’elles soient avec des enfants ou non, bénéficieront des indemnités de protection des dangers relatifs à l’enfance ou des indemnités forfaitaires et ce, sur la base du registre social unique (RSU) pour un meilleur ciblage. Cet appui coûtera environ 20 milliards de dirhams, dont 14,5 milliards consacrés aux allocation familiales.

Dans la même optique, la loi-cadre stipule l’élargissement de la base des adhérents aux systèmes de retraite aux personnes exerçant une activité et ne bénéficiant pas d’une pension, à travers l’accélération de la mise en place du système de retraite pour la catégorie des professionnels et travailleurs indépendants et personnes non-salariées, qui exercent une activité libérale, a relevé M. Benchaâboun.

Il s’agit également de la généralisation de l’indemnité pour perte d’emploi pour couvrir toute personne exerçant un emploi stable à travers la simplification des conditions d’octroi de cette indemnité et l’élargissement de la base des bénéficiaires.

Les professionnels des parcs aquatiques montent au créneau

Au même titre que les hammams, les salles de sport et l’événementiel, les professionnels des parcs aquatiques sortent enfin de leur silence pour dénoncer leurs conditions économiques et sociales catastrophiques conséquentes à la crise du Covid-19.

Ces professionnels viennent d’annoncer leur regroupement pour créer un collectif afin de défendre leur activité. Dans ce contexte, et après une année difficile en 2020, ils redoutent une deuxième année de fermeture dans la perspective de la future saison estivale alors que de nombreux sites hôteliers et touristiques non moins risqués ont déjà vu leurs activités reprendre.

Vecteur de développement touristique local à travers une présence dans plusieurs villes au Royaume et plus de 200 emplois par parc, ce secteur a été en plus exclu de toutes les aides gouvernementales allouées aux opérateurs touristiques.

A peine élu président de l’Association marocaine des parcs aquatiques et de loisirs, Issame Kiouder explique: «Le secteur des parcs aquatiques est une activité fragile de par son caractère saisonnier. Elle a été fortement touchée par la crise de Covid et la série des fermetures. Exclue des aides gouvernementales, elle fait face à des difficultés financières majeures. Aujourd’hui, les entreprises opérant dans le secteur sont menacées de faillite».

Et d’ajouter: «Nous souhaitons initier un dialogue avec les autorités de tutelle pour les sensibiliser sur la problématique de notre activité et solliciter un dispositif d’aide à l’instar des autres secteurs économiques, notamment touristiques, dans le cadre du Comité de Veille Economique».

C’est ainsi que la nouvelle association sollicite de nombreuses actions publiques pour sauver le secteur. Notamment un soutien de l’Etat via une subvention financière urgente, l’exonération des impôts et taxes locaux, la suspension des échéances des crédits bancaires et l’éligibilité au fonds spécial du Covid-19 géré par les ministères de l’économie et des finances.

Sécurité routière: 1,6 milliard DH pour le plan d’action de 2021

Un montant de 1,60 MMDH a été alloué à la mise en œuvre du plan d’action relatif à la sécurité routière pour l’année 2021.

C’est ce qu’a souligné jeudi à Rabat le ministre de l’Équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, Abdelkader Amara qui a présenté le bilan et des perspectives de la politique nationale en matière de sécurité routière au cours de la réunion du Conseil de gouvernement.

Le Ministre a indiqué que pour le programme d’action 2021 relatif aux piétons, il a été procédé à l’adoption d’un guide référentiel des aménagements de sécurité routière et à la réalisation de 50 opérations d’audit afin de s’assurer du respect de la compatibilité des véhicules avec les attestations de conformité délivrées. Concernant les cyclomoteurs de deux ou trois roues, il est question de déterminer les mécanismes nécessaires pour l’examen d’obtention du permis de conduire des cyclomoteurs cylindrés de plus de 50 cm3, conformément au décret en vigueur en la matière. Le responsable gouvernemental a précisé qu’il sera procédé à la révision des critères techniques d’approbation des casques en y ajoutant un code pour faciliter les opérations de contrôle. En plus, des plateformes interactives dédiées à l’éducation routière seront réalisées dans les villes de Temara, El Kelâa et Boujdour, au profit des enfants de moins de 14 ans, avec un budget de 16 MDH.

Le ministre a mis l’accent sur la poursuite de l’introduction des notions de la sécurité routière dans le milieu scolaire et la mise en place d’un certificat scolaire de sécurité routière dans le cycle collégial, en plus de clubs pour la sécurité routière dans les établissements d’enseignement primaire et universitaire (1 MDH). Concernant les accidents impliquant un seul véhicule, l’année 2021 verra la mise en application du projet pilote d’amélioration de la qualité de l’examen appliqué pour l’obtention du permis de conduire, dans le cadre d’une convention de partenariat avec l’Université Mohammed VI polytechnique de Benguerir, l’installation et l’exploitation de 552 radars fixes et l’acquisition de 140 radars mobiles au profit de la Gendarmerie royale (10 MDH).

Pour ce qui est du transport du personnel, il sera procédé à l’augmentation du nombre de points de contrôle et des seuils de contrôle technique pour les véhicules de transport professionnel et au renforcement du contrôle routier des véhicules de transport de marchandises, notamment en matière d’infractions relatives à la surcharge. Ainsi, le parc des bus du transport en commun sera contrôlé au moins deux fois par an.

Abdelkader Amara a aussi dévoilé que l’accent sera mis sur l’approbation du projet de loi relatif au transport médical et aux premiers secours, la promulgation de la loi relative aux urgences préhospitalières, l’élaboration d’une décision conjointe des ministères de la Santé et du Transport portant sur la nouvelle liste des maladies et empêchements sanitaires de conduite, ainsi que sur la publication d’une décision des ministres de la Santé et de l’Intérieur relative à l’organisation du transport médical. Notons que la présentation du bilan et des perspectives de la politique nationale dans le domaine de la sécurité routière coïncide avec la commémoration de la Journée nationale de la Sécurité routière qui se déroule le 18 février de chaque année.

Big Data : Le Maroc dans la course mondiale

Le plus puissant super calculateur sur le continent lancé à Benguerir

Le Maroc voit grand pour les Data Centers. En effet, l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) de Benguerir a procédé, vendredi, à l’inauguration de son nouveau Data Center abritant le plus puissant «super calculateur» d’Afrique (African Supercomputing Center). Il s’agit d’un très grand pas du Royaume dans le domaine qui permettra à l’UM6P de se mettre au service de l’écosystème numérique national afin de contribuer à garantir la souveraineté digitale du Royaume et à développer de nouveaux services numériques 100% marocains. Situé au cœur de la ville verte de Benguerir et étalé sur une superficie de 2.000 m2, ce Data Center va élever les capacités d’expérimentation scientifique et permettre ainsi une plus grande maîtrise des données massives collectées.

Avec l’African Supercomputing Center, dont la capacité s’établit à 3 millions de milliards d’opérations par seconde, les horizons de la recherche scientifique et l’innovation pour l’UM6P et pour le Maroc s’élargissent. Concrètement, de nouveaux projets innovants majeurs de modélisation peuvent éclore dans des domaines aussi vastes et variés que le génome des plantes africaines à protéger, les données satellitaires pour une meilleure valorisation et gestion des terres agricoles, ou encore les données météorologiques pour une intégration plus efficace des énergies renouvelables dans les réseaux électriques.

Développé en partenariat avec la prestigieuse université de Cambridge, ce «super calculateur» occupe le 98e rang des superordinateurs les plus puissants au monde et hisse le Maroc à la 26e place mondiale et 1ère africaine en termes de puissance de calcul, précise-t-on. La cérémonie d’inauguration de ce Centre a connu la présence du ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Saaïd Amzazi, du ministre de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, du ministre délégué chargé de l’enseignement supérieur et la recherche scientifique, Driss Ouaouicha, et de l’ambassadeur du Royaume-Uni au Maroc, Simon Martin CMG. Il faut préciser que ce Data Center certifié Tier III et Tier IV par l’Ultime Institute, outre le fait de proposer aux entreprises et aux organismes publics une infrastructure pour organiser, traiter, stocker et entreposer de grandes quantités de données, abrite l’African Supercomputing Center, une plateforme essentielle pour analyser d’immenses quantités de données et résoudre des calculs d’une extrême complexité.

Dans ce sens, M. Amzazi a expliqué que l’African Supercomputing Center constitue une infrastructure de pointe de nature à renforcer les liens entre le monde de la recherche et celui de l’industrie. Cette réalisation témoigne de l’effervescence innovatrice de cette université marocaine pionnière dans la recherche, a fait savoir M. Amzazi, estimant que l’Africa Supercomputing Center, doté d’un super calculateur au nom très évocateur de «Toubkal», contribuera sans aucun doute à porter cette université vers les plus hauts sommets de l’écosystème de high performance computing régional et continental.

Session extraordinaire : Suspense autour de l’ordre du jour

Négociations dans les coulisses du Parlement pour inclure d’autres textes avec les lois électorales

Le président de la première Chambre avait déjà expliqué que la Chambre des représentants était disposée à tenir une session extraordinaire pour l’examen des projets de loi organiques relatifs aux élections et à la généralisation de la protection sociale.

Le scénario d’une session parlementaire extraordinaire se précise. Le gouvernement devait adopter ce jeudi les projets de lois électorales. En effet, le Conseil de gouvernement réuni jeudi à Rabat a programmé l’examen pour adoption, deux projets de loi dont le premier modifiant et complétant la loi relative aux listes électorales générales, aux opérations de référendums et à l’utilisation des moyens audiovisuels publics lors des campagnes électorales et référendaires, et le deuxième modifiant et complétant la loi relative au code électoral et l’organisation d’une révision exceptionnelle des listes électorales des Chambres professionnelles. Pour rappel, un Conseil des ministres avait adopté quatre projets de lois organiques régissant les prochaines échéances électorales.

Il s’agit notamment du projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la Chambre des représentants, le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la Chambre des conseillers, le projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à l’élection des membres des Conseils des collectivités territoriales ainsi que le projet de loi organique modifiant la loi organique relative aux partis politiques. Après l’adoption de l’ensemble de ces textes par l’Exécutif, les regards se tournent vers l’institution législative. Dans ce sens, le président de la première Chambre, Habib El Malki, avait déjà expliqué que la Chambre des représentants était disposée à tenir une session extraordinaire pour l’examen des projets de loi organiques relatifs aux élections et à la généralisation de la protection sociale. Autrement, l’ordre du jour de la prochaine session extraordinaire pourrait statuer sur plusieurs textes de lois. Dans ce sens, des négociations dans les coulisses sont en cours pour inclure non seulement les projets de lois électorales mais également des textes se trouvant au Parlement. Des sources n’écartent pas un lobbying partisan pour cibler des textes en particulier.

Reste à savoir si ces tentatives vont aboutir sachant que certains projets ne font pas l’unanimité au sein de la majorité et l’opposition ni au Parlement. La balle est dans le camp du gouvernement. Selon la Constitution, notamment l’article 66, «le Parlement peut être réuni en session extraordinaire, soit par décret, soit à la demande du tiers des membres de la Chambre des représentants ou de la majorité de ceux de la Chambre des conseillers. Les sessions extraordinaires du Parlement se tiennent sur la base d’un ordre du jour déterminé. Lorsque ce dernier est épuisé, la session est close par décret». C’est aujourd’hui la fixation d’un ordre du jour qui capte l’attention. Qui sera chargé de fixer l’ordre du jour ? Y aura-t-il des concertations entre les parties concernées? L’ordre du jour sera-t-il limité aux textes électoraux ou bien plusieurs autres projets de lois seront effectivement inclus? Autant de questions qui restent pour le moment en suspens mais les prochains jours seront déterminants. Affaire à suivre.

Textes électoraux

Dans la perspective de préparer les prochaines élections générales, le Conseil des ministres avait adopté quatre projets de lois organiques régissant ces échéances, visant de manière générale à parfaire les règles du mode électoral, renforcer les garanties électorales, définir les règles régissant le soutien financier accordé aux partis politiques, moraliser les opérations électorales et renforcer la transparence financière des campagnes électorales des candidats. Il s’agit du projet de loi organique modifiant et complétant la loi organique relative à la Chambre des représentants.

Ce dernier vise notamment à développer le mécanisme législatif relatif à la représentativité des femmes, à travers le remplacement de la circonscription électorale nationale par des circonscriptions électorales régionales, eu égard à la place constitutionnelle de la Région dans l’organisation territoriale du Royaume, ainsi qu’à rationaliser les mandats électoraux en instituant l’incompatibilité entre le mandat de député et la fonction de président du Conseil de toute commune, dont la population dépasse 300.000 habitants.

Polémique

Depuis quelques jours, Parlement et gouvernement se rejettent la responsabilité quant au retard d’adoption de certains projets. Il s’agit principalement des propositions de loi. Des centaines d’initiatives législatives dorment toujours dans les tiroirs du Parlement. Lors de la présentation du bilan marquant la fin de la session parlementaire d’automne, le président de la Chambre des représentants a fait savoir que le nombre des propositions de loi a atteint à ce jour 223 textes.

Certes, le responsable a rappelé l’approbation de cinq propositions de loi, portant ainsi à 40 le nombre de textes approuvés par l’institution législative, mettant en avant la réactivité positive du gouvernement vis-à-vis de ces initiatives, mais il n’en demeure pas moins que le volume des textes en stand-by reste important. Dans ce qui ressemble à une réponse du berger à la bergère, le ministre en charge des relations avec le Parlement a affirmé il y a quelques jours que le gouvernement interagit avec toutes les initiatives émanant du Parlement et qu’une petite dizaine de propositions de lois seulement est en attente actuellement.

Secteur minier. Explorations : l’ONHYM ne chôme pas

L’Office national des hydrocarbures et des mines passe au peigne fin tout le pays à la recherche de métaux précieux, métaux de base, roches et minéraux industriels. L’entreprise qui veut se positionner dans le marché des nouvelles filières autour des ressources du sous-sol national ne craint pas l’aventure.

En matière d’exploration minière, l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) met le turbo. Le bilan des travaux réalisés par l’Office au cours des dernières années est éloquent et se décline autour de cinq axes principaux. En reconnaissance minière, dont l’objectif est de circonscrire de nouvelles cibles, des campagnes de recherche stratégique sur de larges superficies et des projets intégrés ont été réalisés sur l’Anti Atlas, les provinces du Sud et le Maroc central. Les nouvelles zones de métaux précieux et métaux de base identifiées font l’objet de contrôle et vont permettre d’alimenter le portefeuille des projets de l’Office. Pour les métaux précieux, situés dans les terrains les plus anciens de l’Anti-Atlas et des provinces du sud et qui occupent une part importante de l’activité de l’ONHYM, plusieurs gisements ont été découverts, développés et pour certains cédés.

Concernant les métaux de base, les travaux ont concerné la poursuite du développement des gisements polymétalliques des Jebilet-Guemassa en partenariat avec Managem, une province connue pour les gisements de Hajjar, Draa Sfar, Koudiat Aicha…découverts et cédés par l’ONHYM, des prospects polymétalliques à or-argent dans l’Anti Atlas oriental, des minéralisations cupro-cobaltifères du Haut Atlas occidental et cuprifères dans l’Anti Atlas, et les prospects à Zn-Pb de type MVT dans l’Oriental, où un prospect très prometteur vient d’être découvert dans la province de Jerada. Les travaux en partenariat ont porté sur le projet de Rhouiret Nhas (polymétallique) avec HSMM (Chine), le domaine Imilchil (Cu, Ni) avec NAN (Canada), les gisements de talc de Nkob et du fer d’Ait Amar avec MECTP (Maroc).

Roches et minéraux industriels

Pour les roches et minéraux industriels, les travaux propres ont permis de circonscrire des zones très potentielles pour les dolomies industrielles et de poursuivre le développement du nouveau prospect de sables siliceux de Toulal (province de Meknès), ainsi que la potasse dans le bassin de Boufekrane (province d’El Hajeb) et le lithium dans le massif de Rhamna. Les travaux en partenariat ont été menés : avec la société espagnole Tolsa sur les bentonites de la région de Nador (où plusieurs gisements cédés à cet opérateur sont en exploitation) et l’andalousite de Sidi Bou Othmane (province de Rehamna) ; avec l’OCP pour le développement du gisement de potasse de Khémisset et avec la société espagnole Inversiones Monte Olimpo pour celui de la magnésite de Boudkek (province de Chefchaouen). Dans le but de lancer de nouvelles filières autour des ressources du sous-sol national et tenant compte des tendances énergétiques et industrielles, l’ONHYM a entrepris des travaux et a identifié des zones favorables à la géothermie, le CO2, l’hydrogène naturel et l’hélium.

Un intérêt particulier pour les provinces du Sud

Les provinces du Sud où l’ONHYM a lancé les premiers travaux en 2002, captent aujourd’hui la majeure part des investissements en exploration minière de l’Office. Ces zones ont été, jusqu’à 2002, les moins explorées du pays et aucune donnée bien documentée et fiable sur leur géologie et leurs potentialités n’était disponible. Après une première phase stratégique par géophysique aéroportée, géochimie régionale, télédétection et cartographie géologique, plusieurs indices en métaux de base, métaux précieux et métaux stratégiques ont été découverts. Les provinces du sud ont fait également l’objet d’une étude sur leurs potentialités géothermiques, et qui a abouti, lors de la première phase, à identifier des zones très prometteuses dans le bassin de Tarfaya –Laayoune – Dakhla. En termes de perspectives, les axes de développement pour les trois prochaines années sont nombreux. Couvrant l’ensemble des régions du royaume , l’ONHYM va continuer le développement des projets jugés les plus potentiels dans le cadre d’une maximisation des chances de découverte, de l’optimisation du portefeuille et de la responsabilité sociale et environnementale. L’objectif étant de faire avancer ces projets à la phase du développement avant de passer à leur mise en exploitation, dans le cadre de partenariats, si les conclusions technico-économiques sont favorables.

Dans sa planification, l’ONHYM tient compte des transformations et des mutations induites par les tendances nationale et internationale, comme la transformation digitale, la transition énergétique, la croissance des TIC et l’intégration des données géoscientifiques. L’ONHYM va poursuivre la réalisation des campagnes sur de larges superficies afin de continuer à alimenter son portefeuille des projets.

Légère hausse de l’inflation en janvier

Une légère hausse de l’inflation a été notée en janvier dernier comparé au même mois de l’année écoulée. D’après le HCP, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de janvier 2021 une hausse de 0,2% par rapport au mois de décembre 2020 et de 0,4% par rapport au mois de janvier 2020. Ainsi, l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de janvier 2021, une hausse de 0,1% par rapport au mois précédent. Cela résulte de la stagnation de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires.

Entre décembre 2020 et janvier 2021, les hausses des produits alimentaires ont touché principalement les « Poissons et fruits de mer » (+2,1%), les huiles/graisses (+1,5%), les « eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légumes » (+0,3%). En revanche, les prix des légumes ont diminué de 1%, et 0,6% pour les fruits et viandes. Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des tabacs(+2,3%) et des carburants (+2,5%).

Réserves internationales: Près de 313 milliards de DH

Le dirham s’est apprécié de 0,22% par rapport à l’euro et s’est déprécié de 0,28% vis-à-vis du dollar américain, durant la période allant du 11 au 17 février 2021, selon Bank Al-Maghrib (BAM). Au 12 février dernier, l’encours des avoirs officiels de réserve a atteint 312,9 milliards de DH, en hausse de 0,1% d’une semaine à l’autre et de 25,9% en glissement annuel, précise la Banque centrale.

HCP : Légère hausse des prix à la consommation en janvier 2021

L’INDICE DES PRIX À LA CONSOMMATION (IPC) A CONNU, AU COURS DU MOIS DE JANVIER 2021, UNE HAUSSE DE 0,1% PAR RAPPORT AU MOIS PRÉCÉDENT, INDIQUE LE HAUT-COMMISSARIAT AU PLAN (HCP).

Cette variation est le résultat de la stagnation de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,2% de l’indice des produits non alimentaires, explique le HCP dans une note d’information relative à l’IPC du mois de janvier 2021.

Les hausses des produits alimentaires observées entre décembre 2020 et janvier 2021 concernent principalement les « Poissons et fruits de mer » avec 2,1%, les « Huiles et graisses » avec 1,5% et les « Eaux minérales, boissons rafraichissantes, jus de fruits et de légume » avec 0,3%.
En revanche les prix ont diminué de 1,0% pour les « Légumes » et de 0,6% pour les « Fruits » et pour les « viandes ». Pour les produits non alimentaires, la hausse a concerné principalement les prix des «Tabacs» avec 2,3% et des «Carburants» avec 2,5%.

Par villes, les hausses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Kénitra avec 0,7%, à Safi avec 0,6%, à Tétouan et Errachidia avec 0,4%, à Meknès avec 0,3% et à Casablanca et Tanger avec 0,2%. En revanche, des baisses ont été enregistrées à Dakhla avec 0,6%, à Laâyoune avec 0,5% et à Guelmim et Beni-Mellal avec 0,4%.

Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une stagnation au cours du mois de janvier 2021, conséquence de la baisse de l’indice des produits alimentaires de 0,8% et de la hausse de celui des produits non alimentaires de 0,6%, souligne le HCP, notant que les variations enregistrées pour les produits non alimentaires vont d’une baisse de 0,4% pour les « loisirs et culture » à une hausse de 1,7% pour l’ »Enseignement ».

Dans ces conditions, l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de janvier 2021 une hausse de 0,2% par rapport au mois de décembre 2020 et de 0,4% par rapport au mois de janvier 2020, conclut le HCP.

BTP et Immobilier : le secteur semble s’enfoncer en ce début d’année

  • LA CONSOMMATION NATIONALE DU CIMENT A RÉGRESSÉ DE 10% À FIN JANVIER
  • L’INFRASTRUCTURE RESTE LA BRANCHE LA PLUS DYNAMIQUE
  • LE HCP PRÉVOIT UNE REPRISE DE CES DEUX SECTEURS AU COURS MÊME DE CETTE ANNÉE

La consommation nationale du ciment peine à se remettre sur pied. A fin janvier, les ventes ressortent en recul de 12,3% par rapport à janvier 2020. Ce qui correspond à un volume de 1 037 005 tonnes. Le principal baromètre du BTP s’enfonce, après une année au bout de laquelle il a essayé tant bien que mal de rattraper sa contre-performance affichée au 1er semestre, pour finir l’année sur une baisse de 10%. Une année auparavant, les livraisons ont clôturé en 2019 sur une hausse de 2,6%.

L’on peut mettre cette contre-performance sur le volume exceptionnel de pluviométrie qu’a connue le pays. «En effet, les dernières conditions climatiques n’étaient pas favorables et ont donc pousser à suspendre les chantiers déjà entamés, jusqu’à assèchement complet du chantier lui-même. Ce qui n’était pas chose aisée, puisque les précipitations ont duré plusieurs jours successifs», explique notre source. Ce qui réconforte davantage ce constat, c’est l’évolution de la matière au même mois les deux précédentes années, où les précipitations faisaient grand défaut. Les ventes avaient dès lors affiché une hausse de 5,3% en 2019 et de 2,7% en 2020.

Même si la répartition de la consommation n’est pas disponible pour le mois passé, les professionnels assurent que la situation reste inchangée, dans le sens où c’est le segment de l’infrastructure qui accapare le gros des ventes, le reste des branches dont le BPE et le préfa restent en retrait. «Et heureusement d’ailleurs, autrement, les ventes se seraient creusées à des niveaux jamais atteints auparavant», assure un professionnel du secteur.
En tout cas, les chantiers de l’Etat se maintiennent, même si ce n’est pas avec la même cadence que les années passées. Entre ouvrages d’art, mise à niveau de routes et d’autoroutes, aménagement urbain, projets publics, bâtiments…, la commande publique reste solide. En revanche, le secteur immobilier passe toujours par une mauvaise passe. Les mises en chantier redémarrent de façon légère et les promoteurs immobiliers ne veulent pas s’aventurer sur de nouveaux projets tant que le manque de visibilité continue de persister. D’ailleurs, plusieurs d’entre eux souffrent toujours de problèmes de trésorerie. D’où un recours massif au produit Damane relance destiné à la promotion immobilière. Comme un problème ne vient jamais seul, la situation s’est aggravée davantage avec les derniers changements introduits dans les demandes d’autorisation de construire qui devront contenir, en plus de la notice de sécurité, une fiche d’efficacité énergétique. «Les professionnels compétents en la matière ne manquent pas. Mais, il s’agit de documents qui augmentent le coût de quelques milliers de DH. D’autant qu’il faut un temps d’adaptation pour intégrer ces nouveautés dans la manière de faire», estime un spécialiste de l’immobilier. Quoi qu’il en soit, ces conditions ont conduit donc à une baisse de la consommation du ciment, qui, elle, a entraîné sur son passage une régression des ventes du préfa, surtout que 70% de la production vont vers ce secteur.

Une situation qui risque de durer encore, selon certains professionnels, puisque l’immobilier, dont l’offre est riche et abondante, reste confrontée à un problème de demande et de pouvoir d’achat inadapté aux prix proposés.
Toutefois, le HCP prévoit une croissance de 5,1% en cette année du secteur du BTP, après une chute de 9,8% en 2020. Cela serait redevable au dynamisme que devra afficher l’activité des travaux d’infrastructure favorisée en cela par la hausse de l’investissement public. Hormis les projets publics, les professionnels espèrent un accompagnement étatique en vue de permettre à certaines entreprises, au bout du gouffre, de se ressaisir et de poursuivre leur rôle premier qui est la contribution à la relance de l’économie nationale.

L’institution réserve de bons présages pour la branche du bâtiment également. Elle pronostique ainsi une reprise de la demande grâce à la politique publique et à la mise en place d’une nouvelle politique axée sur la digitalisation.

Environ 20% des importations peuvent être produits localement

LES MAROCAINS ONT DEMANDÉ 18 MILLIARDS DE DH DE MOINS EN PRODUITS FINIS DE CONSOMMATION IMPORTÉS : 95 MILLIARDS EN 2020 CONTRE 113 MILLIARDS EN 2019 !

Contexte oblige, la structure du commerce extérieur a changé de visage en 2020. Sous l’effet de la crise sanitaire, l’année 2020 étant marquée par un ralentissement de l’activité économique aussi bien au niveau national qu’au niveau international, les principaux indicateurs des échanges extérieurs du Maroc ont affiché des résultats contrastés. De façon générale, tant les importations que les exportations de marchandises ont enregistré, en glissement annuel (comparaison entre janvier-décembre 2020 et janvier-décembre 2019), des baisses respectives de 14,1% et de 7,5%.

Plus particulièrement, la baisse des importations de biens s’explique par le recul des importations de la quasi-totalité des groupes de produits, en l’occurrence des produits énergétiques (-26,5 MMDH), des produits finis de consommation (-17,9MMDH), des biens d’équipement (-17,2MMDH), des demi produits (-11,4 MMDH) et des produits bruts (-3,1MMDH). En revanche, les achats des produits alimentaires augmentent de 7,5 MMDH. La facture énergétique s’est établie à 49832MDH à fin décembre 2020 contre 76,3 MMDH à fin décembre 2019, soit -26,5MMDH. Le recul de la facture énergétique (-34,7%) est dû principalement à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fueloils (-15,5 MMDH). Cette évolution s’explique par la baisse des prix de 33,5% (3 742 DH/T en 2020 contre 5626DH/T un an auparavant), conjuguée à la baisse des quantités importées (-9,8%) : 6 220 MT en 2020 contre 6 892 MT en 2019. S’agissant des importations des produits alimentaires, celles-ci se situent à 55,3 MMDH en 2020 contre 47,8 MMDH l’année précédente, soit une augmentation de 15,7%. Cette hausse se justifie de façon principale par l’accroissement des achats de blé (+4,2 MMDH) et ceux de l’orge (+1,5 MMDH) sur fond d’une mauvaise campagne agricole.

Un grand potentiel de substitution des importations

Plus en détail, et en se basant sur la liste des produits remarquables de l’Office des changes à fin 2020, les Marocains ont importé moins qu’en 2019 sur toutes les classes de produits confondus. Ainsi, les produits d’origine animale et végétale ont vu leur montant baisser de 12,5 milliards de DH à moins de 12,3 milliards. Idem pour les énergies et lubrifiants dont les importations ont dévissé lourdement de 76,3 à 49,8 milliards de DH. Les produits d’origine minérale n’ont pas dérogé à la règle : leurs importations ont reculé de 9,6 milliards de DH à 6,6 milliards. Signe de l’attentisme qui règne chez les patrons du privé et du public, les importations des produits finis d’équipement industriel ont baissé de 125 milliards de DH à 108 milliards à peine. La même tendance est observée au volet des produits finis de consommation. Selon le traitement des données des tableaux des produits remarquables de l’OC, la baisse a concerné tous les produits : ameublement (-500 MDH), voitures (-8 MMDH), téléviseurs et récepteurs (-100 MDH), réfrigérateurs et articles domestiques (-90 MDH), produits de beauté et parfumerie (-120 MDH), vêtements et chaussures (-732 MDH), jouets, jeux et articles de divertissement (143 MDH)..et d’autres rubriques.

Dans la nouvelle stratégie de relance industrielle, le Maroc aspire désormais à substituer près de 83 milliards de DH d’importations, au lieu des 34 milliards annoncés initialement en septembre dernier par le ministre de l’industrie, Moulay Hafid Elalamy. 8 filières stratégiques, qui concentrent 92% des 34 milliards, sont déjà identifiés : textile (10,6 milliards), transports (5,1 milliards), industries mécaniques et métallurgiques (5 milliards), plasturgie (3,3 milliards), électrique-électronique (2,1 milliards), agroalimentaire (2 milliards), parachimie (2 milliards) et cuir (1,1 milliard). La révision à la hausse de la production locale en substitution aux importations est due essentiellement aux bons résultats affichés jusqu’ici par la banque de projets, un des piliers de la stratégie de relance industrielle post-Covid-19. Rappelons que dans le cadre de cette initiative lancée par le ministère de l’industrie, 100 projets d’investissement ont été mis en ligne, avec un objectif d’atteindre 500 d’ici le 4e trimestre 2021pour couvrir les 34 milliards de DH ciblés dans un premier temps. Cette initiative a pour objectif d’encourager l’entrepreneuriat industriel et le made in Morocco afin de satisfaire les besoins du marché local dans le cadre du plan de relance industrielle 2021-2023. Après le lancement, le 25 septembre dernier, de la banque de projets en ligne, le ministère a mis en place «la war-room», cellule chargée d’accompagner les porteurs de projets. Cette cellule a été contactée par 524 porteurs de projets dont elle a retenu 238, représentant un potentiel de substitution de 15,1 milliards de DH sur les 34 milliards fixés comme premier objectif. Pour les responsables du ministère du commerce et de l’industrie, ces résultats démontrent la mobilisation du secteur industriel marocain dans un contexte marqué par la crise sanitaire. À souligner que la stratégie de relance industrielle 2021-2023 ne vise pas la promotion du made in Morocco pour le marché local uniquement. Cette stratégie, déclinée en 5 axes et 3 chantiers prioritaires, devra permettre un impact brut sur la balance commerciale de 51 milliards de DH dans un premier temps : 34 milliards de DH par la substitution aux importations et 17 milliards via la concrétisation du potentiel additionnel à l’export.

Allègement remarquable du déficit commercial en 2020

Le déficit commercial du Maroc s’est allégé de manière importante en 2020 selon l’Office des changes (-23%). Cet allègement s’explique par les baisses respectives des importations et des exportations de marchandises respectivement de 15,9% à 378 MMDH et de 8,4% à 239,22 MMDH, précise l’office dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs, notant que le taux de couverture a enregistré une amélioration de 4,5 points à 62,4%.
En glissement trimestriel, les exportations ont affiché une hausse de 29,3%, supérieure à celle des importations (+6,7%). Le repli des importations de biens s’explique par le recul des importations de la quasi-totalité des groupes de produits, en l’occurrence des produits énergétiques (-24,92 MMDH), des produits finis de consommation (-19,99 MMDH), des biens d’équipement (-19,02 MMDH), des demi-produits (-11,22 MMDH) et des produits bruts (-2,75 MMDH). En revanche, les achats des produits alimentaires ont augmenté de 7,15 MMDH. S’agissant des exportations, leur baisse fait suite à la diminution des ventes des secteurs de l’automobile (-10,8% à 66,29 MMDH), du textile et cuir (-18% à 28,6 MMDH), de l’aéronautique (-30,1% à 11,05 MMDH), des autres extractions minières (-21,7% à 2,88 MMDH), de l’électronique et l’électricité (-1,1% à 9,21 MMDH) et des autres industries (-12,8% à 19,15 MMDH). Ce recul est atténué, toutefois, par la hausse des ventes des secteurs de l’agriculture et agroalimentaire (+1% à 56,84 MMDH) et des phosphates et dérivés (+0,3% à 45,53 MMDH). Au titre des onze premiers mois de l’année dernière, la balance des échanges de services a affiché un excédent en baisse de 35,7% à 53,54 MMDH, indique l’office, ajoutant que les exportations ont reculé de 32,5% à 115,47 MMDH et les importations de 29,6% à 61,93 MMDH.

Certificat de dépôt, billets de trésorerie…, ces titres qui perdent leur dynamisme

  • L’ENCOURS DES CD A BAISSÉ, ALORS QUE CELUI DES BSF ET DES BT A AUGMENTÉ.
  • LES BANQUES PRÉFÈRENT S’ADRESSER À BAM PLUTÔT QUE D’ÉMETTRE CES TITRES.
  • LA HAUSSE DES CRÉANCES EN SOUFFRANCE CONTRAINT LES INVESTISSEURS À SOUSCRIRE AUX BSF.

Le marché des titres des créances négociables (TCN) poursuit sa baisse, sachant qu’il était déjà sur une pente descendante depuis plusieurs années. Ces titres de la dette privée ont atteint au terme de 2020 un encours global de 86,4 milliards de DH, en baisse de 5,8% par rapport à 2019. Tous les segments n’ont pas évolué de la même manière. Au moment où l’encours des certificats de dépôts (CD) a enregistré une diminution de 11% à 57 milliards de DH, celui des bons des sociétés de financement (BSF) et des billets de trésorerie (BT) est ressorti en croissance ; le 1er de 5,8% à près de 27 milliards de DH et le second de 19,5% à 2,3 milliards de DH.

Le gros des levées sur le segment des CD est accaparé, à l’instar de l’année dernière, par Attijariwafa bank avec 11 milliards de DH, suivi de la SGMA avec 10,8 milliards et de la BOA avec 7,8 milliards de DH.

En dépit du resserrement des liquidités bancaires, avec ce contexte actuel, le recours des banques au marché de la dette privée ne s’est pas fait beaucoup sentir. C’est en raison notamment de la politique accommodante de Bank Al-Maghrib. «Le taux de satisfaction sur le marché des adjudications est de 100% depuis le mois d’avril. L’institut d’émission s’est dit prêt à répondre à toutes les demandes de refinancement des banques, sans exception», explique un analyste du marché. En dépit d’une aggravation du déficit des liquidités bancaires qui dépasse les 80 milliards de DH actuellement, les banques n’ont pas eu besoin de solliciter le marché de la dette privée. D’autant que le coût des ressources auprès de la banque centrale s’avère plus intéressant que sur le marché des titres de créances négociables, spécialement après l’abaissement du taux directeur à 1,5%.
Le segment des BSF, en revanche, n’a pas connu la même tendance (+5,8% à 27 milliards de DH). Il ne s’agit pas d’un recours plus accru au marché des TCN par les sociétés de financement, mais seulement de remboursements non encore échus qui s’ajoutent à quelques émissions.

Comme en 2019, c’est Maghrebail qui a le plus animé le marché, puisqu’elle a levé des fonds de l’ordre de 6,7 milliards de DH, suivie de Wafasalaf avec 5,4 milliards de DH. Ces deux sociétés dominent 45% de l’encours total des BSF. Ce segment a connu un fort essoufflement en raison de la baisse de la demande sur les crédits des sociétés de financement. «L’activité des sociétés de financement ayant connu un certain ralentissement, surtout pendant la période du confinement, les sociétés de crédit spécialisées n’ont pas vu la nécessité de recourir massivement aux BSF», ajoute notre source. Cela d’un côté. D’un autre, la demande n’y est pas significative non plus. «Compte tenu de la montée des impayés, les investisseurs sont devenus plus méfiants vis-à-vis des sociétés de financement. Certaines émissions ont même été annulées par leurs émetteurs, vu le manque de souscripteurs à l’opération», souligne notre analyste. Si l’on prend le crédit bancaire de façon globale (banques et sociétés de financement comprises), son encours s’est établi à 958 milliards de DH contre un encours des créances en souffrance de 80 milliards de DH. Alors que le premier n’a augmenté que de 4%, le second, lui, s’est propulsé de 15%. Le taux des créances en souffrance global est aux alentours de 8,5%, alors que celui des sociétés de financement tourne autour de 13%. Ceci est de nature à décourager les souscripteurs à investir dans les BSF, cela, en dépit d’une rémunération plus intéressante que celle de l’année 2019, comprise en 10 et 15 pbs supplémentaires.


De même pour le segment des billets de trésorerie. L’encours a augmenté de 19,5% à 2,3 milliards de DH. Les émetteurs les plus dynamiques sur ce segment sont notamment Managem avec 1 milliard de DH, talonné de loin par Addoha avec près de 600 MDH et Résidences Dar Saada avec près de 400 MDH. Notons que ce segment a accueilli un nouvel entrant, Aradei Capital, avec un volume de 100 MDH. Ce segment accapare une partie infime des TCN globales, avec une part de 2,2% seulement. Il s’agit d’opérations ponctuelles réalisées par des opérateurs habituels dont Managem, Résidences Dar Saada, Addoha et Label’vie…et qui donc n’ont pas d’impact significatif sur le marché des TCN. Généralement, les souscripteurs suivent les opérations de ces sociétés et ne rechignent donc pas sur les moyens pour investir dans leurs billets de trésorerie.
En tout cas, que ce soit sur le marché des CD, des BSF ou des BT, ce sont les OPCVM qui répondent le plus présent. Ils dominent les souscriptions à plus de 60%, suivis des établissements de crédit et des assurances et organismes de prévoyance.
Il faut souligner que «l’année 2020 a été marquée par nombre d’opérations de placements privés d’obligations ; autrement dit, sans forcément passer par les étapes consistant en la publication de notes d’informations et de placement à travers la banque conseil…», note l’analyste. Des montants conséquents ont été levés, à l’instar de l’ANP qui a levé 1 milliard de DH et Al Omrane avec 2 milliards de DH. D’autres sociétés ont également investi le marché, comme Label’vie, Afriquia Gaz, Maghreb Oxygène…

Pas de grands changements prévus en 2021

Du côté des perspectives, l’année en cours devrait s’inscrire dans la continuité de la précédente. En effet, la politique monétaire de la banque centrale devra rester aussi accommodante qu’avant. D’ailleurs, elle continue de servir l’intégralité des demandes de refinancement sur le mois de janvier. Du coup, le recours des banques au marché des certificats de dépôts ne devrait pas connaître de grands changements tant au niveau des taux, que des montants demandés.

En revanche, l’étau devrait se resserrer davantage sur les sociétés de financement. «Les retombées de la crise sanitaire devraient se faire ressentir en 2021 et 2022, avec notamment une montée des impayés. Il est prévu qu’ils atteignent jusqu’à 14%. Ce qui devrait refroidir les investisseurs et accroître leur méfiance à l’égard des bons émis par les sociétés de financement», prévoit notre source. Toutefois, la tendance baissière des taux pourrait inciter quelques émetteurs à revenir sur le marché des TCN ou des obligations pour se refinancer, au lieu du recours aux dettes bancaires, plus coûteuses et dont les conditions d’octroi sont plus serrées.

Renault/Air France-KLM : Histoires parallèles

Renault et Air France-KLM ont plus mal traversé cette crise que leur secteur.

Il y a des coïncidences qui ne tiennent pas au hasard. Aussi hétéroclites qu’aient été les impacts de la pandémie sur l’industrie automobile et sur les compagnies aériennes, il est difficile de ne pas rapprocher les pertes abyssales de Renault (8 milliards d’euros) et d’Air France-KLM (7,1 milliards) en 2020. Leurs accablants records se tiennent respectivement sur la première et la troisième marche de ce triste podium de la cote parisienne. Ils seront probablement les lanternes rouges mondiales de leur secteur l’an dernier. Renault pourrait toujours blâmer Nissan, responsable aux deux tiers de son déficit avant impôts. Mais ce serait oublier les 25 milliards d’euros de profits reçus en 18 ans de l’allié japonais, dont moins du quart a été effacé. Lufthansa et IAG n’ont certes guère fait mieux qu’Air France-KLM. L’empennage tricolore est cependant le seul qu’aucun courtier ne recommande à l’achat en Bourse. Clairement, l’ex-Régie et l’ancien monopole traversent plus mal la crise sanitaire que leurs pairs. La gangrène d’une gouvernance défaillante qu’a laissée s’installer, par le passé, leur premier actionnaire, l’Etat, les a rendus extrêmement vulnérables aux chocs. Luca de Meo et Ben Smith, les deux « pompiers » professionnels auxquels il a fait appel, se retrouvent confrontés à l’éternelle problématique de l’endettement dont ils n’ont pas la clé. Il va leur falloir faire mentir le destin.

L’endettement net d’Air France-KLM s’est creusé de 4,9 milliards d’euros en un an pour atteindre 11 milliards d’euros à fin 2020, à rapporter à une capitalisation boursière de 2,1 milliards.