Les ECO

TÉLÉDÉCLARATION : LES SERVEURS DE LA DGI TIENNENT BON

Pas moins de 200.000 télédéclarations fiscales ont été effectuées à travers les services SIMPL-IS, SIMPL-TVA et SIMPL-IR de la DGI. Le nombre de contribuables qui se sont connectés jusqu’au 31 mars sur les serveurs de la DGI a été important. Hormis quelques ralentissements, aucun problème majeur n’est survenu.

Le rush sur les serveurs de la Direction générale des impôts (DGI) au 31 mars n’a finalement pas eu d’impact sur le fonctionnement du service de télédéclaration fiscale. «Hormis quelques ralentissements occasionnels, les opérateurs n’ont pas rencontré de difficultés ou de bugs», explique Abdelkader Boukhriss, président de la Commission fiscalité au sein de Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM). Une information confirmée également auprès du Conseil national de l’Ordre des experts comptables, dont certains membres affirment ne pas avoir rencontré de problèmes majeurs. Plus de peur que de mal donc.

Les entreprises craignaient un dysfonctionnement du système face à l’importante déferlante de déclarations électroniques en cette fin d’exercice fiscale. «Les ralentissements constatés sont tout à fait normaux étant donné le nombre important de contribuables connectés simultanément», précise Boukhriss. Selon la Commission fiscalité de la CGEM, le nombre de télédéclarations aurait atteint plus de 200.000 opérations alors qu’elles ne dépassaient pas pour les années précédentes 15.000 à 20.000 opérations.

La télédéclaration fiscale est devenue obligatoire depuis le 1er janvier 2017. Il s’agit de permettre aux entreprises d’adopter un procédé électronique et d’effectuer les télédéclarations et les paiements prévus en matière d’impôt sur les sociétés, d’impôt sur le revenu et de taxe sur la valeur ajoutée. À noter que les contribuables assujettis à l’impôt sur le revenu, selon le régime du bénéfice forfaitaire, ne sont pas soumis à cette obligation. Il s’agit pour l’administration fiscale de permettre aux entreprises de faire leur télédéclaration par le biais des services SIMPL-IS, SIMPL-TVA et SIMPL-IR, développés par la DGI auniveau de son portail internet. À défaut, elles seront exposées aux sanctions prévues par le Code général des impôts.

L'economiste

Flexibilité du dirham : La CGEM se positionne

La Commission fiscalité de la Confédération patronale se positionne en interlocuteur privilégié des autorités monétaires dans la perspective de la réforme du régime de cotation du dirham. La décision a été prise lors du conseil d’administration de la Confédération patronale tenu vendredi 31 mars. Présidée par Abdelkader Boukhriss, la structure a été dénommée Commission fiscalité et réglementation de change.

Pharmaciens: Le SGG sanctionne mais n’explique pas


Le SGG vient de rendre publics les noms des sept pharmaciens d’officine passés en conseil de discipline. Les sanctions consistent en une fermeture entre deux et trois jours. La publication au Bulletin officiel et l’exécution des sanctions fait partie des revendications des pharmaciens ayant déclenché une grève à Casablanca, le 7 mars (Voir L’Economiste n°4955 du 07 février 2017). Le SGG ne précise pas pour autant les raisons pour lesquelles ces pharmacies ont été sanctionnées.

Le Matin

Croissance de 0,9% au 4e trimestre 2016 : L’investissement a bien remonté la pente

La croissance économique a connu un net ralentissement au quatrième trimestre 2016. Elle s’est située à 0,9% contre 5,1% un an auparavant, selon les derniers chiffres du Haut Commissariat au Plan (HCP). Et c’est la demande intérieure qui a le plus contribué à cette croissance, avec 3 points, contre 1,7. Elle s’est appréciée de 2,8% contre 1,5% pour la même période de l’année précédente. Cette demande intérieure a elle-même été boostée par les dépenses de consommation finale des ménages et l’investissement.

«Les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une hausse de 3,1% au lieu de 2,9%, contribuant pour 1,8 point à la croissance au lieu de 1,7 point en glissement annuel», précise l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi. La consommation finale des administrations publiques a affiché pour sa part une augmentation de 1,1% contre 0,6%, avec une contribution à la croissance de 0,2 point au lieu de 0,1 point. De son côté, l’investissement brut (formation brute de capital fixe et variation de stocks) a progressé de 3,3% après une baisse de 0,7% en glissement annuel. Sa contribution à la croissance atteint 1 point au lieu d’une contribution négative de 0,2 point un an plus tôt. En revanche, les échanges extérieurs ont dégagé une contribution négative à la croissance économique nationale (-2,1 points, contre +3,4 points en glissement annuel). «Les exportations de biens et services ont affiché une hausse de 8% durant le 4e trimestre 2016 au lieu de 6,8% l’année passée, alors que les importations ont connu un net accroissement de 11,8% au lieu d’une baisse de 2,4%», précise le HCP.

La croissance enregistrée au quatrième trimestre a aussi été tirée par les activités non agricoles qui ralentissent toutefois. Leur valeur ajoutée a connu une hausse de 2,3% contre 3% en glissement annuel. En revanche, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume, corrigée des variations saisonnières, a dégringolé de 11,2% (+9,7 au quatrième trimestre 2015). En cause, la baisse de 11,8% de l’activité de l’agriculture (+9,6% un an auparavant) et un repli de 5,6% de la pêche (10,7% en 2015). La valeur ajoutée du secteur secondaire, de son côté, a connu un ralentissement : 2,6% contre 4,3% un an auparavant. Cette baisse de régime est due aux industries de transformation (+2,8% contre +5,3% sur un an), à l’électricité et l’eau (+3,4% au lieu de +4,7) et au bâtiment et travaux publics (0,5% au lieu de +3%). Le secteur tertiaire, en revanche, progresse, avec 2,4% après 2,1% sur un an, appuyé par les hôtels et restaurants (+9,6%), les services financiers (+1,9% contre -2,3% sur un an), et les services de l’éducation rendus par l’administration publique générale et sécurité sociale (+1,8%).
Par ailleurs, avec une augmentation de 1,5% des revenus nets reçus du reste du monde et une hausse de 2,5% du produit intérieur brut (PIB) aux prix courants, le revenu national brut disponible s’est amélioré de 2,5% durant le quatrième trimestre 2016, soit un ralentissement comparé à 2015 (5,8%). Compte tenu du net accroissement de l’investissement brut à 33,3% du PIB au lieu de 30,4%, le besoin de financement de l’économie nationale a augmenté, se situant à 6% du PIB durant le quatrième trimestre 2016 après 1,9% une année auparavant.

aujourd'hui

Trésor : La dette extérieure dépasse les 142 MMDH

La dette extérieure du Trésor du Maroc se consolide en 2016. Son encours est passé en une année de 140,8 milliards de dirhams à 142,78 milliards de dirhams à fin 2016. En dépit de la hausse de l’encours, le ratio d’endettement extérieur continue de baisser et ce pour la deuxième année consécutive. A fin 2016, il a reculé de 0,2 point du Produit intérieur brut contre une augmentation annuelle moyenne de 1,7 point sur les cinq dernières années. Il est ainsi passé de 14,1% du PIB contre 14,3% en 2015. C’est ce qu’on peut déduire du dernier bulletin des statistiques de la direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE) relevant du ministère de l’économie et des finances.

Dans son analyse, la DTFE fait savoir que la structure de la dette du Trésor reste dominée par les créanciers multilatéraux. Couvrant une part de 45,9% de la dette du Trésor, les multilatéraux constituent le premier groupement de créanciers du Maroc. Les créanciers bilatéraux détiennent, quant à eux, une part de 28,9%. La part du marché financier international et banques commerciales s’élève à 25,2%. En ce qui concerne les tirages sur la dette extérieure, ils se sont élevés à 10,38 milliards de dirhams en 2016. De ce montant, 9,14 milliards de dirhams ont été accaparés par les institutions internationales. Le 1,23 milliard de dirhams restant est détenu par les créanciers bilatéraux. S’agissant des charges de la dette, la DTFE met en relief un chiffre de l’ordre de 11,36 milliards de dirhams. Ce chiffre est constitué de 3,78 milliards de dirhams de charges en intérêts contre 3,98 milliards dirhams à fin 2015.

En ce qui concerne la dette extérieure publique, elle a atteint pour sa part un encours de 312,3 milliards de dirhams à fin 2016 contre 300,98 milliards de dirhams. Par catégorie d’emprunteurs, les établissements et entreprises publics arrivent en tête, soit une part de 54% du total de la dette publique. Le Trésor en détient 45,7% alors que les banques et les collectivités locales ne comptent que 0,3% de la dette. Par ailleurs, la DTFE relève dans son analyse que 31,8 milliards de dirhams ont été mobilisés par le secteur public en 2016. De ce volume global, 21,4 milliards de dirhams ont été destinés aux projets d’investissement des établissements et entreprises publics. De même, 10,4 milliards de dirhams ont été accordés au Trésor au titre des appuis aux réformes et des projets de budget.

LA VIE ECO

BAISSE DES TAUX: LES BANQUES TEMPÈRENT…

Message reçu. Suite aux rappels à l’ordre de Bank Al-Maghrib quant aux baisses excessives des taux du crédit, entre autres, durant le dernier conseil de l’institution tenu le 21 mars dernier, certaines banques ont réduit leur agressivité.

Les premiers à réagir sont les établissements qui se sont montrés particulièrement offensifs sur le crédit habitat ces derniers mois. Des clients souhaitant renégocier leurs prêts se sont fait signifier que les tarifs les plus avantageux mis en avant jusqu’à il y a peu n’avaient plus cours depuis qu’ils se sont fait remonter les bretelles par BAM. Théoriquement, ces établissements devraient aussi écarter leurs offres les plus agressives de leur catalogue pour les nouveaux prêts. Reste à voir si les établissements tiendront durablement les rangs dans un contexte des plus ardus pour le placement de crédits.MAROC HEBDO

Hausse de 5% des réserves internationales au 24 mars 2017

Les réserves internationales nettes se sont établies à 247,6 milliards de dirhams (MMDH) au 24 mars 2017, en hausse de 5% en glissement annuel, a annoncé Bank Al-Maghrib (BAM).

D’une semaine à l’autre, ces réserves ont enregistré une hausse de 0,2%, a précisé BAM dans ses indicateurs hebdomadaires publiés vendredi.

Durant la semaine allant du 23 au 29 mars 2017, le montant total des interventions de Bank Al-Maghrib ressort à 16,5 MMDH, dont une somme de 12 MMDH a été injectée sous forme d’avances à 7 jours sur appel d’offres et un montant de 4,5 MMDH a été accordé dans le cadre du programme de soutien au financement de la TPME, selon la Banque centrale.

Durant cette période, le taux interbancaire est revenu de 2,27% à 2,25%, alors que le volume des échanges s’est élevé de 3,3 milliards à 5,1 milliards, a fait savoir la BAM.

Lors de l’appel d’offres du 29 mars (date de valeur le 30 mars 2017), Bank Al-Maghrib a injecté un montant de 14 MMDH sous forme d’avances à 7 jours.

Sur le marché boursier, le MASI s’est déprécié de 2,2%, affichant ainsi une légère contreperformance de -0,1% depuis le début de l’année, a ajouté BAM, notant que cette évolution s’explique essentiellement par les baisses des indices sectoriels « bâtiment et matériaux de construction » de 6,7%, les « banques » (-1,4%), les « télécommunications » (-2,5%), les « mines » (-7,5%) et « l’immobilier » (-1,4%).

Par ailleurs, en glissement annuel, le rythme de progression de l’agrégat M3 a décéléré à 5,4% après 7,1% en janvier 2017. Cette évolution reflète principalement une accentuation de la baisse des comptes à terme à 9,6% après 7,6% et un ralentissement de la croissance des dépôts à vue auprès des banques à 7,9% après 9,1%.

Pour ce qui est du taux de progression des détentions des agents économiques en titres d’OPCVM monétaires, il est revenu à 8,6% après 25,6% et celui des placements à vue à 5,1% après 5,2%.

Par contreparties, l’évolution de M3 est attribuable essentiellement au ralentissement de la croissance du crédit bancaire de 4,4% à 3,7% et des réserves internationales nettes de 9% à 7,3%.

Au cours de la semaine allant du 23 au 29 mars 2017, le dirham s’est apprécié de 0,14% par rapport à l’euro et s’est déprécié de 0,21% face au dollar, selon BAM.

telquel.ma

Samir: Bras de fer entre la douane et les banques

CDG Capital, Banque populaire, Attijariwafa bank, BMCE, Crédit du Maroc, et la CDG font face à la douane dans un procès pour faire valoir leur qualité de créanciers dans le dossier Samir. Objet du différend: une dette obligataire de 800 millions de dirhams que les services de la douane contestent. Explications.

Alors que les offres soumises dans le cadre de l’appel à manifestation d’intérêt pour la cession de la Samir sont en cours d’étude par le juge commissaire, une autre problématique refait surface au sujet de la vérification des créances. Dans son édition du 21 mars, le quotidien L’Économisterévèle que la Cour d’appel de commerce de Casablanca devra statuer sur la validité de la déclaration de créances communes établie par six créanciers obligataires de la Samir. Cette déclaration commune a été émise par CDG Capital, Banque populaire, Attijariwafabank, BMCE, Crédit du Maroc et la CDG qui ont tous souscrit à un emprunt obligataire de 800 millions de dirhams émis par le raffineur.

Douane vs Créanciers

Mais cette déclaration commune est rejetée par l’administration douanière qui conteste “au représentant des créanciers obligataires sa qualité d’agir en justice”, indique le quotidien. L’Économiste affirme également que le syndic chargé de la liquidation de la Samir, Mohamed El Krimi, a également émis des réserves sur la créance.

Contacté par Telquel.ma, le responsable affirme ne pas avoir émis de réserves sur la créance et nous livre les détails des procédures entamées par les six créanciers. “Un mandataire a déposé la déclaration au nom de tous les obligataires. Ensuite, certains créanciers ont entamé des procédures individuelles créant ainsi une situation de double emploi”, nous explique-t-il. El Krimi estime que les déclarations faites à titre individuel doivent être rejetées pour double emploi et affirme que seule la déclaration commune aux six établissements doit être traitée par la justice.

L’administration douanière, en tant que contrôleur dans le cadre de la procédure de liquidation de la Samir, s’oppose à l’inscription de cette créance en remettant en cause la qualité d’agir du cabinet d’avocat qui représente le groupe des six obligataires. C’est pour “préserver ses intérêts” que la douane a entamé cette procédure, nous explique une source proche du dossier qui précise que “sur le plan juridique, l’élimination d’un certain nombre de créances lui permet de récupérer le maximum d’argent”.

Légalité

Pour Me Abdallah Benzekri, avocat au Barreau de Casablanca, “il n’y a aucune raison valable de contester la qualité d’agir à un cabinet d’avocats qui a été mandaté pour l’occasion”. L’avocat estime qu’une “masse d’obligataires peut parfaitement mandater plusieurs avocats pour le même dossier, comme pourrait le faire n’importe quel client”.

“Si les créanciers obligataires respectent les conditions du code de commerce, notamment en matière de délais de déclaration de leurs créances, personne ne pourra leur dénier ce droit et fort heureusement, parce que le marché financier peut tout supporter sauf le fait d’être déserté par les investisseurs par manque de confiance et de crédit”, précise l’avocat.

“Le représentant de la masse obligataire a en effet tardé à déclarer la créance dans le délai fixé [31 décembre 2015, NDLR]. Il l’a fait après, mais la déclaration a été acceptée tout de même par le syndic au regard des enjeux de ce dossier”, nous confie une source proche du dossier. Le syndic a été conforté dans sa décision par le fait que les six établissements “se soient réunis en assemblée et que personne ne l’a contesté”.

Impact de la crise financière

Ce qui est certain, c’est que cet aspect du dossier Samir lève le voile sur une autre problématique du marché de la dette privée. “Je pense que la crise financière et la défaillance de certains émetteurs tels que Médiaco ou Samir, ont montré les limites de la pratique actuelle en matière de représentativité des obligataires. On ne pense plus, comme avant, qu’un émetteur ne pourra jamais faire défaut”, déclare sans détour Abdallah Benzekri. Pour lui, envisager une éventuelle défaillance d’un émetteur est “une raison valable pour que la masse des obligataires joue pleinement son rôle de gardien des droits des souscripteurs, comme le prévoit la loi”.

Au final, c’est au tribunal qu’il revient de prendre en considération tous ces éléments et de trancher, lors de l’audience du 3 avril prochain, sur la recevabilité de la créance des six créanciers obligataires.

L'economiste

Pêche en Méditerranée : Le Maroc s’engage avec l’UE

Le Maroc, l’Union européenne et six autres pays tiers se sont engagés aujourd’hui à La Valette (Malte) pour sauver les stocks en poisson en Méditerranée. Durant les 10 prochaines années, Bruxelles et les autres pays concernés (Algérie, Tunisie, Égypte, Turquie, Albanie et Monténégro) devront travailler à préserver les ressources halieutiques de la région, afin de sauver des milliers d’emplois. En effet, la pêche fait travailler 300.000 personnes en Méditerranée et génère un nombre d’emplois indirects bien supérieur. Or, le stock halieutique de la Méditerranée est en danger et il “serait surexploité à 90%”, selon les estimations. D’ici 2020, les ressources halieutiques feront régulièrement l’objet d’une collecte de données et d’une évaluation scientifique appropriées, selon la déclaration de Malte (Medfish4ever). Les petits pêcheurs devraient notamment contribuer à ce travail. L’idée est d’établir des plans de gestion pluriannuels de toutes les pêcheries importantes et d’aider les États à faire disparaître la pêche illégale.

Résultats annuels : Addoha réduit le fardeau de la dette

Les investisseurs étaient à la vente sur Addoha après la publication des résultats annuels. Malgré la hausse de 18% des profits à plus de 1 milliard de DH et un dividende par action en croissance de 7% à 2,40 DH, le cours en Bourse du groupe immobilier a cédé 5,76% à 43,35 DH sur un volume de 44 millions de DH à la clôture du marché jeudi 30 mars. Addoha entraîne dans son sillage les autres valeurs du secteur. Au final, l’indice sectoriel a abandonné 5,28% et le Masi 1,67%.

En dehors du chiffre d’affaires qui a stagné à 7,1 milliards de DH, Addoha a publié des indicateurs de rentabilité en forte amélioration, notamment une hausse de 20% du résultat d’exploitation à 1,5 milliard de DH. Cela dit, la capacité du groupe à atteindre les objectifs fixés dans le plan “Génération cash”, semble tout aussi importante aux yeux des investisseurs. Sur l’endettement, le gearing (dette nette/(dette nette + fonds propres) de 33% à fin 2016 est déjà au niveau prévu en 2017. En deux ans, le promoteur immobilier a réduit sa dette de 3,1 milliards de DH pour la ramener à 6,2 milliards de DH. Le désendettement et l’amélioration de la signature du groupe impactent positivement les charges financières qui ont diminué de 22%.

Sur d’autres indicateurs tels que les fonds propres et les cash flows d’exploitation, le groupe est en retard sur ses prévisions. Les cash flows d’exploitation se sont établis à 2,7 milliards de DH contre 3 milliards anticipés. Cela dit, ils se sont significativement améliorés depuis le démarrage du plan stratégique en 2015. Quant aux fonds propres, ils sont inférieurs de 1 milliard de DH aux prévisions à fin 2016.

Sur le plan commercial, le groupe a concrétisé la prévente de 12.070 unités tous segments confondus, soit 92% des objectifs. La production de l’année totalise 13.388 unités, soit 3% au-delà des prévisions. Au 24 mars 2017, le chiffre d’affaires sécurisé s’élève à 7,8 milliards de DH, indique le groupe. Il correspond à la prévente de 11.691 unités. L’année dernière, les ventes de logement économique et moyen standing (14.008 unités) ont rapporté 4,3 milliards de DH. Le groupe a écoulé 1.579 unités dans le haut standing pour un chiffre d’affaires de 2,8 milliards de DH. Si les revenus sont restés quasi inchangés d’une année à l’autre, ils sont cependant en retrait de 4% par rapport aux anticipations. Le groupe tablait sur un chiffre d’affaires de 7,4 milliards de DH.

aujourd'hui

Industries manufacturières : Légère baisse des prix à la production en février

L’indice des prix à la production du secteur des «industries manufacturières hors raffinage de pétrole» a enregistré une baisse de 0,3% au mois de février 2017 par rapport au mois de janvier 2017.

C’est ce qui ressort de la note d’information du Haut-Commissariat au Plan (HCP) relative à l’indice des prix à la production industrielle, énergétique et minière du mois de février 2017.  Dans sa note, le HCP note une baisse des prix des «industries alimentaires» de 0,6%, de la «fabrication de textile» de 1 %, de la «fabrication d’autres produits minéraux non métalliques» de 0,3%, de l’«Industrie chimique» de 0,2% et de l’«Industrie automobile» de 0,3%.

En revanche, l’«industrie du cuir et de la chaussure» et le «travail du bois et fabrication d’articles en bois et en liège» ont enregistré une hausse de 1,2%. Il en va de même pour la «fabrication de meubles» de 0,8% et de l’«industrie du papier et du carton» de 0,4%. Pour leur part, les indices des prix à la production des secteurs des «Industries extractives», de la «production et distribution d’électricité» et de la «production et distribution d’eau» ont connu une stagnation au cours du mois de février 2017.

Challenge

Nigéria : le « made in Morocco » crée plus de 50.000 emplois

La dernière visite Royale au Nigéria porte d’ores et déjà ses fruits. En effet, plus de 50.000 emplois ont été créés suite à la signature, lors de cette visite, d’un mémorandum d’entente entre le gouvernement fédéral et celui du Maroc. Selon le directeur général de la société publique en charge du pétrole (NNPC), MaikantiBaru, le mémorandum a également abouti à la production de 1,3 million de tonnes d’engrais sur le territoire nigérian.

LA VIE ECO

Construire votre maison – Droits et taxes : ce que vous devez payer avant d’habiter

En plus des droits d’enregistrement du terrain qui varient de 4 à 6%, le propriétaire doit payer une taxe à la conservation foncière. Pour l’obtention du permis d’habiter, on doit s’acquitter d’une taxe relative à la contribution sociale de solidarité.

L’auto-constructeur est assujetti à plusieurs impôts et taxes depuis depuis l’étape de l’acquisition du terrain jusqu’à l’habitation. En effet, dès l’acquisition du terrain, le propriétaire doit s’acquitter des droits d’enregistrement. Dans ce cadre, il a le choix entre deux taux. Le 1er, habituellement utilisé, est le taux réduit de 4%. En fait, le code d’enregistrement permet de bénéficier de ce taux sous réserve de s’engager par écrit dans l’acte d’acquisition du terrain de construire son logement dans un délai qui ne dépasse pas 7 ans. En contrepartie, «il consent au profit de l’Etat une hypothèque de 1er rang pour garantir le complément de la taxe qui passe à 6% s’il ne repsecte pas son engagement», précise Hassan Slaoui, notaire à Casablanca. Si le propriétaire respecte ce délai, il obtient la mainlevée de l’Etat gratuitement. Dans le cas contraire, il est dans l’obligation de payer le complément, soit 2% supplémentaires, en plus des pénalités de retard depuis la date d’acquisition du terrain. Cela dit, l’auto-constructeur peut être totalement libéré de cet engagement en optant pour le 2e taux qui est le taux plein de 6% et qui n’est assorti d’aucun engagement. Dans ce cas, le propriétaire n’est tenu de respecter aucun délai en matière de construction et n’a pas besoin d’inscrire une hypothèque au profit de l’Etat.

En plus de l’enregistrement, l’on doit s’acquitter des droits d’inscription à la conservation foncière qui sont passés de 1 à 1,5% de la valeur du terrain acquis. Ce relèvement est jugé exorbitant par certains notaires dont M. Slaoui qui précise que «de l’histoire de la fiscalité marocaine, nous n’avons jamais assisté à une hausse de 50% d’un coup». Il ne faut pas oublier les frais d’hypothèque qui viennent en sus, si l’acquéreur a recours à un financement bancaire. Il s’agit de frais imposés ad valorem, c’est-à-dire calculés par tranche et peuvent aller de 0,5% à 1%. En effet, si le prix du bien ne dépasse pas 250 000 DH, ces frais s’établissent à 0,5%. Ils sont de 1% si le prix varie entre 250 000 et 5 MDH et de 0,5% encore une fois si le bien dépasse 5 MDH. S’ajoutent à cela les honoraires du notaire qui sont compris entre 0,5% et 1% du montant de la transaction (achat de terrain dans ce cas). Notons que ces honoraires sont en cours de normalisation pour passer à une fourchette de 0,75% à 1%.

Par ailleurs, «il faut savoir que le propriétaire du terrain est obligé de s’acquitter d’une taxe sur les terrains non bâtis. Il s’agit d’une taxe communale appliquée par l’administration fiscale pour pousser les propriétaires de terrains à construire et éviter ainsi les pratiques spéculatives en matière de terrains nus», explique M. Slaoui. Elle n’est due que sur les terrains situés dans le périmètre urbain. Elle varie entre 4 et 20 DH/m2 pour les terrains situés en zone immeuble et entre 12 et 20 DH/m2 pour ceux situés dans les zones villas ou de logement individuel. Une fois que le propriétaire du terrain a décroché son autorisation de construire, il est exonéré de cette taxe pour une durée de 3 années, pendant laquelle les constructions doivent être entamées et achevées, à compter du 1er janvier de l’année qui suit celle de l’obtention dudit document.

Une fois les constructions achevées, il faut payer une «TVA sur constructions» dont l’appellation et le tarif ont été révisés dans le cadre de la Loi de finances 2016. Actuellement appelée contribution sociale de solidarité sur les livraisons à soi-même de construction d’habitation personnelle, elle est appliquée par tranche de métrage couvert construit, avec une exonération pour les logements dont la superficie est inférieure à 150 m2. Elle peut aller jusqu’à 400 DH/m2 couvert construit. Notons que la délivrance du permis d’habiter est conditionnée par le paiement de cette taxe.

Les ECO

Industrie automobile : le Maroc ne doit pas rater le train de la croissance mondiale

L’industrie automobile marocaine est bien placée pour améliorer son positionnement par rapport aux pays concurrents. Une étude du cabinet américain IHS recommande d’investir dans le segment des SUV qui semble promis à un bel avenir.

tribune de geneve

Fraude fiscale: razzia chez Credit Suisse

Des perquisitions ont été menées dans plusieurs pays, ont indiqué vendredi les autorités néerlandaises qui soupçonnent des cas d’évasion fiscale. Les bureaux du Credit Suisse à Londres, Paris et Amsterdam sont concernés.

L’opération a été menée de façon coordonnée dès jeudi aux Pays-Bas, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en France et en Australie, a précisé le Service néerlandais d’information et d’enquête fiscale (FIOD). Deux personnes ont été arrêtées aux Pays-Bas. Par ailleurs, des lingots d’or, des toiles et de l’argent liquide ont notamment été saisis.

Enquête de plusieurs semaines

L’enquête vise des dizaines de personnes soupçonnées de fraude fiscale et de blanchiment d’argent, ont fait savoir les autorités néerlandaises pour la poursuite des crimes financiers. Les suspects auraient confié de l’argent à une banque suisse, sans en avertir les autorités.

Le gouvernement néerlandais a signalé aux pays concernés par cette affaire de l’existence de 55’000 comptes suspects dans cette banque – qu’il ne nomme pas – dont 3800 en lien avec les Pays-Bas. Selon le porte-parole WietskeVissers, l’enquête devrait continuer durant «des semaines» dans divers pays.

Relation rompue

En fin de matinée, le Credit Suisse a publié un communiqué annonçant que ses bureaux à Londres, Paris et Amsterdam «ont été contactés» par des autorités locales au sujet d’affaires fiscales de clients. Le numéro 2 bancaire helvétique souligne qu’il collabore avec elles.

L’établissement applique depuis 2013 la convention de retenue à la source entre la Suisse et le Royaume-Uni. Il ajoute avoir mis en oeuvre le programme français et néerlandais de déclaration volontaire et avoir rompu toute relation avec les clients «non-conformes».

Echange de renseignements

Il rappelle aussi avoir mis en place pour ses sites européens l’échange automatique de renseignement en matière fiscale. Celui-ci entrera en vigueur en avril. Ce dispositif sera étendu dès 2018 aux clients privés européens gérés depuis la Suisse.

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Optimisme technologique contre pessimisme économique

La croissance n’est pas si loin de nous. Il suffit de savoir où porter son attention, mais pour cela, il faudrait que l’Etat comme les entreprises arrivent à dépasser quatre mauvaises habitudes.

Les économistes ont bien des raisons d’être pessimistes face à la faiblesse des moteurs de croissance : des taux d’intérêt qui ne peuvent plus baisser, un niveau record de dette publique, une population active vieillissante, des ménages moroses et des tentations protectionnistes menacent de tirer commerce et croissance mondiale un peu plus vers le bas.

Notons cependant que ces experts n’ont jamais vu venir le retour de la croissance. Tous la pensaient durablement faible en 1996, au point de convaincre le président d’alors de dissoudre l’Assemblée pour réunir la majorité capable réduire le déficit sous les 3 %. Or la croissance était de 1,4 % en 1996, mais elle atteindra 3,6 % en 1998, 3,4 % en 1999 et 3,9 % en 2000.

Une transformation qui se fait attendre

Parlez plutôt aux ingénieurs et aux chercheurs : ils seront intarissables sur le nombre de technologies émergentes prometteuses : développement logiciel agile sur le cloud (qui permet de réaliser des applications simplement et à coût très faible), « edgecomputing » (un microcontrôleur à 2 euros grand comme un ongle avec 4.000 fois la puissance de calcul utilisée par Apollo 11 pour déposer un homme sur la lune), médecine (avec  la baisse du coût du séquençage de l’ADN , la thérapie sera adaptée au patient pour plus d’efficacité et moins d’effets secondaires),  intelligence artificielle (longtemps décevante, elle réalise des prouesses, comme l’identification de tumeurs sur des images médicales), agriculture (les «  fermes urbaines » passent de l’utopie à la réalité) ou énergie (les énergies renouvelables et le stockage sont plus abordables que jamais).

Pourquoi ces innovations tardent-elles à se transformer en croissance ? Erixon et Weigel (« The Innovation Illusion ») identifient quatre réponses à cette question.

D’abord le  « capitalisme gris » : une allocation des investissements réalisée par des gestionnaires d’actifs choisis pour leur compétence en finance plus que leur expertise technologique ou industrielle. Ils perçoivent bien les tendances de marché, beaucoup moins les technologies qui feront la croissance de demain.

Avec pour conséquence la seconde cause, le  « management incrémental ». Celui des chefs d’entreprise choisis pour leur capacité à tenir des objectifs, à réduire l’incertitude, à réaliser des plans ou des acquisitions plus qu’à imaginer de nouveaux marchés, stimuler l’innovation ou saisir les opportunités liées aux technologies émergentes. Au temps de Ford, ils auraient cherché à produire des chevaux plus rapides, pas à inventer l’automobile.

La troisième cause, indirecte, est la mondialisation : les efforts et l’attention consacrés à croître à l’international réduisent indirectement les moyens consacrés à l’innovation. En se spécialisant pour atteindre une taille critique, les entreprises perdent la visibilité de l’ensemble de la chaîne de valeur, et par conséquent leur capacité d’innovation.

La dernière cause est liée à la régulation, la protection de  « l’ordre public économique » étant défavorable aux innovateurs ou instrumentalisée pour protéger les acteurs en place.

A la fois causes et victimes

L’Etat peut réagir et adopter une régulation plus favorable à l’innovation. Aider à prendre conscience du potentiel de la technologie, notamment via la formation initiale et la publication de « roadmaps » technologiques. Réduire les déficits publics en ciblant les économies de fonctionnement, pour rééquilibrer l’épargne allouée à la dette publique vers les investissements innovants.

Pour les entreprises matures, distribuer une grande part des profits n’est pas un mal en soi : cela permet de réallouer des fonds vers des secteurs en croissance.

Grâce aux méthodes agiles, la transformation numérique des entreprises industrielles peut passer par une succession de projets, chacun rapidement rentable.

Ce qu’il y a entre l’optimisme technologique et le pessimisme des économistes n’est donc pas une contradiction. C’est une illusion dont nous sommes à la fois causes et victimes, et qu’il ne tient qu’à chacun d’entre nous de dissiper.

aujourd'hui

Agriculture durable : Oxford Business Group énumère les actions du Maroc

Oxford Business Group passe à la loupe l’agriculture marocaine. Le cabinet d’études britannique s’est intéressé dans une récente publication à l’agriculture durable au Maroc. Un modèle agricole auquel le Royaume a consacré des investissements de taille, notamment en termes d’irrigation et de diversification des cultures. «Le Maroc œuvre sans cesse pour le développement d’une agriculture durable en vue d’assurer sa sécurité alimentaire, en consacrant des investissements importants à l’irrigation et en diversifiant les cultures», relève-t-on d’Oxford Business Group. L’accent est ainsi mis sur deux projets d’envergure lancés récemment dans la province du Haouz. Il s’agit en effet du système d’irrigation «goutte-à-goutte» mis en place sur 500 hectares dans la commune de Saada ainsi que du bassin de décantation de l’eau d’irrigation d’un volume de 100.000 mètres cubes mis en service dans la ville de Tamesloht. «L’accès à des systèmes d’irrigation plus développés devrait contribuer à compenser les pertes enregistrées par les agriculteurs lorsque les conditions climatiques sont fluctuantes, comme cela a été le cas lors de la campagne agricole 2015-2016 où une grave sécheresse a entraîné une forte diminution des rendements agricoles», souligne dans ce sens les analystes de l’OBG. Les récoltes céréalières ont été les plus touchées puisqu’elles ont observé une baisse de 70% lors de la campagne 2015-2016.

Pour l’actuelle campagne, l’agriculture devrait reprendre de plus belle. Le FMI table dans ses prévisions sur une croissance de 10,8%. «Les céréales couvrent 75% des terres arables dans le Royaume, mais leur culture est vulnérable, étant tributaire d’une pluviométrie irrégulière. C’est pourquoi le Maroc, soucieux d’améliorer sa sécurité alimentaire, s’est récemment attelé à développer d’autres cultures», souligne à cet effet l’OBG. Ainsi, le cabinet d’études a passé en revue les différentes actions menées  dans ce sens par le département de l’agriculture. Pas plus tard que février dernier, un accord de coopération technique portant sur la promotion de la culture du quinoa – une graine particulièrement résistante à la sécheresse– a été signé par l’Institut agronomique et vétérinaire Hassan II et l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), qui facilitera le transfert des connaissances et l’échange de matériel génétique entre le Pérou et le Maroc. Notons que cette initiative s’inscrit dans le cadre du Plan Maroc Vert. L’OBG a par ailleurs rappelé les principaux objectifs de la stratégie agricole, à savoir  investir 174 milliards de dirhams, créer 1,15 million d’emplois dans le secteur et tripler le revenu de 3 millions de ruraux à l’horizon 2020.

Contrats de travail des étrangers : Le ministère de l’emploi lance «Taechir»

Un service en ligne destiné à faciliter la démarche de recrutement

Les employeurs faisant appel à des compétences étrangères pourront désormais recourir à un service en ligne. C’est ce qui ressort de la récente annonce faite par le ministère de l’emploi et des affaires sociales. Cette plate-forme est  réservée exclusivement à la gestion des demandes de visa des contrats de travail des étrangers (CTE), précise le ministère. En effet, cette initiative s’inscrit dans le cadre de la modernisation et du renforcement des capacités de l’administration. Elle vise à offrir une meilleure qualité de service à ses usagers et à faciliter les démarches administratives aux recruteurs. Ce service permet aux employeurs  désireux d’intégrer  des compétences étrangères dans leurs équipes de s’informer sur les procédures de demande de visa des contrats de travail des étrangers (CTE).

L'economiste

Export: Dakar fait appel à l’expertise marocaine

  1. Le Sénégal et le Maroc ambitionnent d’accélérer les volumes des échanges commerciaux et la promotion d’investissements. Dans le même esprit, une importante délégation composée d’une vingtaine d’opérateurs économiques sénégalais s’est rendue au Maroc, à l’initiative de Maroc Export, en partenariat avec la Chambre de commerce d’industrie et d’agriculture de Dakar (CCIAD). Les chefs d’entreprises sénégalaises ont appelé à la dynamisation et l’équilibre des échanges commerciaux entre les deux pays, appelant à une intégration du commerce régional des biens et services.
  2. En 2008, la part du commerce Sud-Sud de marchandises (import/export) dans le commerce mondial a atteint près de 20%. Plus de 70% des transactions concerne le business intra-Asie, 6% les échanges intra-régionaux d’Amérique latine et des Caraïbes, et à peine 2% le commerce intra-africain. Aly Mboup, secrétaire général de la CCIAD, déplore le fait que «des pays africains achètent en Europe, à des prix exorbitants, des produits largement disponibles chez leurs voisins à des prix très compétitifs et répondant à d’excellents rapports qualité/prix. Une aberration». Pour optimiser le made in Africa, des représentants de la délégation sénégalaise ont exhorté les responsables de Maroc Export à travailler en synergie avec l’organisme  homologue à Dakar. L’enjeu est de mener des actions communes.
  3. Le Sénégal a l’ambition d’occuper la première loge dans le partenariat économique entre le Maroc et l’Afrique subsaharienne. Si le Maroc se présente comme le hub de l’Afrique, le Sénégal revendique la porte d’entrée de l’Afrique de l’Ouest. A la faveur de la nouvelle stratégie de développement initiée par les autorités sénégalaises (Plan Sénégal Emergent), le pays ambitionne de porter la croissance de son PIB de 7 à 8% à l’horizon 2018. Pour y arriver, le Sénégal mise sur des secteurs productifs prioritaires: agriculture, élevage, agroalimentaire, écosystème construction, économie sociale, mines et fertilisants, tourisme, télécommunications…
  4. Les entreprises sénégalaises participantes à la mission opèrent dans différents secteurs: BTP, transport, textile technique, hydrocarbure…Parmi elles, figuraient Clean Oil et Petrodis (société spécialisée dans la distribution d’hydrocarbures), WakSak, qui a pour centre d’intérêt les équipements et accessoires militaires (gamelles, sacs à dos hydrateurs, sacs de vie en campagne…). D’autres entreprises comme Transcontinental (spécialisée dans le transit) et AS Group faisaient partie de la délégation: «Nous recherchons des partenaires marocains dans la construction de logements sociaux», indique Al HassaneSow, DG. Parmi les entreprises marocaines présentes aux rencontres BtoB, figuraient les Ateliers AM (spécialiste de la maintenance électromécanique), Accent (marque de tablettes et smartphones), 10 Rajeb (portes, ébénisterie), Jil Emballages…qui prospectent le marché sénégalais.
  5. Selon les chiffres de l’Office des changes, en 2015, les exportations marocaines vers le Sénégal ont atteint plus de 1,475 milliard de DH. Dans le Top 5 figurent: les engrais (plus de 351 millions de DH), machines, appareils et matériels électriques (environ 138 millions de DH), papier et cartons (près de 98 millions de DH), véhicules automobiles (plus de 92 millions de DH) ou encore les matières plastiques (environ 90 millions de DH). A fin septembre 2016, les produits d’entretien ont intégré ce classement (environ 62 millions de DH) remplaçant les véhicules et automobiles (près de 61 millions de DH). Les importations marocaines depuis le Sénégal sont de l’ordre de 70 millions de DH. Le top 5 des importations, en 2015 et à septembre 2016, est constitué de préparations à base de viandes, poissons ou crustacés (environ 34 millions de DH), poissons-crustacés-mollusques (plus de 13 millions de DH), fruits (près de 9 millions de DH), coton (environ 7 millions de DH) ainsi que les graines ou plantes médicinales (environ 2 millions de DH)

LA VIE ECO

CNSS : 55 000 SALARIÉS RÉGULARISÉS EN 2016 !

A nombre de missions constant, les effectifs régularisés et redressés sont en hausse de 7% par rapport à 2015 n L’industrie manufacturière, la construction, l’intérim et l’agriculture concentrent plus de 70% des cas de fraude sociale n Pour mieux traquer les fraudeurs, un projet de refonte des textes régissant les missions de contrôle est en préparation à la CNSS.

La traque à la fraude sociale paie mieux ! Selon les chiffres communiqués en exclusivité à La Vie éco, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) a réalisé 2 087 missions de contrôle et d’inspection en 2016, qui ont permis de régulariser et de redresser 55 000 salariés. Comparé à 2015, le nombre de régularisations est en hausse de 7%, alors que le nombre de missions est le même. Le redressement (non-déclaration) concerne 31 650 salariés, contre 23350 pour la sous-déclaration. En tout, la masse salariale régularisée s’établit à plus de 1,5 milliard de DH ! C’est dire que le contrôle est plus efficace! En effet, «depuis décembre 2014, les missions de contrôle sont de plus en plus ciblées à travers l’usage et le recoupement des données externes provenant d’autres administrations publiques, notamment la DGI, le ministère de l’emploi, l’OMPIC…», explique AbdessamadLabhal, directeur de l’inspection et du contrôle à la CNSS, qui estime que le nombre de missions (autour de 2 100) représente la capacité actuelle de l’organisme.

De plus, la caisse va davantage vers des secteurs qui se trouvent être des sources de réclamations fréquentes d’employés ou d’autres parties prenantes. Par secteur, l’industrie manufacturière (12 090), la construction (11 545), l’intérim (8991) et l’agriculture (6817) concentrent plus de 70% des cas de redressement et de régularisation. Viennent ensuite le commerce (4 094) l’enseignement privé (4 090) et la restauration avec 2 879 redressés et régularisés.

Les sur-déclarations sont aussi surveillées de près

Les responsables de la direction de l’inspection et du contrôle expliquent que, à l’opposé du ressenti et des allégations de plusieurs opérateurs, les missions ne sont pas concentrées sur des secteurs ou des affiliés donnés. Elles sont programmées selon un processus de planification structuré. «Il est préparé au début de l’année par un comité présidé par le directeur général. La programmation des missions est collégiale et suit les dispositions d’un manuel acté», explique M. Labhal qui insiste sur le fait que les inspecteurs vont chez l’entreprise pour vérifier et non pour accuser. A l’en croire, la caisse a aujourd’hui une vision scientifique, transparente et équitable de la manière de choisir les entreprises à contrôler.

La ventilation par région corrobore les propos du responsable. A y voir de plus près, il n’y a pas de grande concentration des effectifs sur une ou deux régions au détriment du reste du pays. Hay Mohammadi-Ain Sebâa (Casablanca) compte 9321 cas de redressement ou régularisation, Agadir 8657, Tanger-Tétouan 7 201. Rabat-Salé arrive quatrième avec 6 790 cas, suivie d’Anfa (6276), Sidi Othman-Hay Hassani (4 002), Tensift (3079) et Chaouia-Tadla (2641)… «Il est normal que les régions qui connaissent une activité économique et donc une concentration des salariés soient les plus concernées par les missions du contrôle», souligne-t-on auprès de la CNSS.

Ce ne sont pas seulement les rétentions des cotisations qui intéressent les inspecteurs. L’effort est de plus en plus porté sur la sur-déclaration. A ce titre, le raisonnement est inversé. Les effectifs déclarés sont-ils de vrais employés de l’entreprise ? Cette question permet de traquer l’employeur affilié qui déclare un employé fictif n’ayant aucun lien avec l’entreprise pour le faire bénéficier des prestations de couverture, notamment la maladie AMO, les pensions de retraite ou les allocations familiales. En 2016, les services d’inspection ont mené 369 missions de contrôle dans 431 entreprises contre pas plus de 250 en 2015, soit une hausse de 47%. Sur ces contrôles, 141 cas de liens inexistants ont été établis chez 115 entreprises affiliées. Pour 290 salariés chez 254 affiliés, le lien d’emploi est établi. Autrement dit, 33% des effectifs contrôlés (et qui bénéficient des prestations) n’étaient pas de vrais employés.

La caisse veut des sanctions sévères à l’encontre des fraudeurs

Une chose est sûre, l’inspection et le contrôle ont participé significativement à l’amélioration significative du taux de couverture sociale qui est passé du 43% en 2005 (1,58 million) à 79% en 2015 (3 millions). Ceci a été aussi obtenu grâce à l’amélioration de la qualité de service et l’intégration de nouvelles prestations (IPE, RCS, soins dentaires), ce qui a rendu l’offre de la CNSS plus attractive.
Toutefois, il est possible de faire mieux avec le même nombre actuel d’inspecteurs. «La lutte contre l’évasion sociale ne dépend pas uniquement de l’effectif des inspecteurs et contrôleurs déployés, mais surtout du renforcement des dispositifs juridiques relatifs aux contrôles», justifie la CNSS dans une note relative à sa démarche d’inspection. Objectif : rendre l’inspection plus dissuasive et lever plusieurs entraves qui en réduisent l’impact. Selon l’organisme de prévoyance sociale, l’opposition au contrôle (qui le vide de son sens) gagnerait à être mieux encadrée, l’intervention des autorités publiques doit être prévue pour les plus récalcitrants, les PV des missions doivent avoir plus de force probante, et surtout la non-déclaration des salariés doit être incriminée. «Aujourd’hui, nous faisons un redressement financier, mais qui reste peu dissuasif parce qu’il ne va pas jusqu’à faire de la non-déclaration ou de la sur-déclaration un délit», remarque le directeur du contrôle qui reste conscient que les droits et garanties de l’employeur objet d’un contrôle doivent également être préservés.

Pour pallier toutes ces carences et rendre les missions de contrôle plus efficaces et plus équitables, un projet de refonte des textes régissant l’activité de l’inspection et du contrôle de la CNSS est en préparation. Ce chantier consiste en l’amendement de l’article 16 et 17 de la loi relative au régime de la sécurité sociale. «Le texte est aujourd’hui à notre niveau. Nous nous assurons qu’il soit équilibré, cohérent et équitable avant de le verser dans le circuit d’adoption», conclut M. Labhal.

HAUSSE PRÉVUE DE L’INFLATION EN 2017 ET 2018

Le taux directeur de BAM est maintenu à 2,25% n Le PIB devrait augmenter de 4,3% en 2017 et de 3,8% en 2018.

Le Conseil de Bank Al-Maghrib (BAM), qui a tenu, mardi 21 mars, sa première réunion trimestrielle de l’année 2017, s’est achevé sur le maintien du taux directeur à 2,25%. Cette décision, le conseil l’a motivée par le fait que, nonobstant l’évolution récente de l’inflation qui a connu une hausse liée en particulier au renchérissement des prix des carburants et lubrifiants, sur le moyen terme le niveau des prix devrait, selon BAM, évoluer de façon modérée. La banque centrale prévoit en effet que, après 1,6% en 2016, l’inflation s’établirait à 1,1% en 2017 avant de remonter à 1,7% en 2018. Par contre, l’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatils et les tarifs publics, devrait connaître une légère accélération, passant de 1,3% en 2016, à 1,5% en 2017 et à 1,9% en 2018. L’amélioration de la demande intérieure, d’une part, et l’augmentation de l’inflation importée, d’autre part, sont les facteurs explicatifs de cette évolution de l’inflation sous-jacente, selon l’Institut d’émission.
Sous cette explication, se profilerait l’idée que la flexibilisation du régime de change (qui sera mise en place, de façon progressive, à partir du second semestre de cette année) ne serait pas tout à fait étrangère à l’appréciation prévue de l’inflation importée. Ceci n’aurait cependant rien d’extraordinaire puisque, on peut le redire, l’objectif même de cette réforme est que les chocs externes soient absorbés non plus par le volume (des réserves internationales) mais par les prix ; étant entendu que le mécanisme de ciblage d’inflation, une fois mis en place, aura à moduler ces chocs en fonction précisément de la cible choisie. Toute la question est de savoir maintenant quel sera le niveau de l’inflation cible qui sera décidé par BAM. 2% comme la BCE ? Un peu plus, compte tenu du fait que l’économie marocaine est encore en transition ou en voie de développement ?

En attendant, la situation économique en 2017 devrait s’améliorer sensiblement, grâce notamment à une augmentation de la valeur ajoutée agricole (négative en 2016). Ainsi, BAM prévoit une hausse du PIB de 4,3% (3,6% selon le HCP), résultat d’une progression de la valeur ajoutée agricole de 11,5% et du PIB non agricole de 3,4%. Pour 2018, la croissance globale devrait s’établir à 3,8% selon BAM. Le déficit courant, par contre, se serait creusé à 4,2% du PIB au lieu de 2,2% en 2015. Il devrait toutefois retomber à 3,3% en 2017 et se maintenir presque au même niveau (3,5%) en 2018.

nouvelle tribune25% du PIB du continent africain proviennent de l’agriculture

L’ancien Vice-Président Associé du Fonds international de Développement agricole Kevin Cleaver a indiqué, lundi, à Abidjan que 25% du Produit intérieur brut (PIB) du continent africain proviennent de l’agriculture, soulignant que 70% de pauvres vivent en zone rurale et 19% sont sous alimentés.

La BAD, partenaire clef de la 2e édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique

Le gouvernement de Côte d’Ivoire et le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), en partenariat avec le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale (BM), organisent, du 28 au 30 mars 2017 au Sofitel Hôtel Ivoire à Abidjan, la deuxième édition de la Conférence internationale sur l’émergence de l’Afrique (CIEA 2017), sur le thème « La mise en œuvre des plans d’émergence en Afrique ».

Un pool bancaire conduit par Ecobank Cameroun lèvera à nouveau 30 milliards de FCfa pour Camair Co

Après les 25 milliards de francs Cfa mobilisés l’année dernière, la filiale au Cameroun du groupe bancaire panafricain Ecobank conduira un pool bancaire qui va, à nouveau, lever 30 milliards de francs Cfa, afin de financer le plan de relance de la Cameroon Airlines Corporation (Camair Co), révèle une note officielle de la compagnie aérienne publique camerounaise.

Abidjan abrite le 5ème forum des marchés émergents sur l’Afrique

Abidjan, la capitale de la Côte d’Ivoire, accueille depuis dimanche, le 5ème forum des marchés émergents sur l’Afrique, organisé dans le cadre de la conférence internationale sur l’émergence en Afrique qui se tient du 27 mars au 1er avril prochain, et est placé sous le thème : «l’Afrique dans 40 ans».

Coopération: la Chine fait un don de 25 milliards FCFA à la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire et la Chine ont signé, lundi, un accord de coopération portant sur un don de 25 milliards FCFA de l’Etat chinois à la Côte d’Ivoire pour la mise en oeuvre des projets du Stade Olympique et du Lycée d’Excellence de Grand-Bassam

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L’OCP risque-t-il de perdre le marché européen?

La Commission européenne s’apprête à adopter une proposition de règlement qui risque de bloquer le phosphate marocain. Un récent rapport interne du parlement européen penche pour l’OCP sans toutefois remettre en cause le projet de règlement. Détails.

Le leader mondial des phosphates mène quotidiennement des “guerres” internationales pour préserver ses intérêts. Celle qui est en cours depuis quelques mois, annoncée précédemment par Telquel, concerne une nouvelle législation pour réglementer l’entrée des phosphates et des engrais sur le territoire européen. L’OCP est concerné, car ce projet de loi propose une mesure, qui si elle est appliquée, fermera les portes de l’Europe aux engrais marocains.

En effet, Bruxelles souhaite instaurer une limite stricte concernant la teneur en cadmium, un métal qui se trouve naturellement dans les roches de phosphates et se transmet dans les engrais. L’UE propose d’abaisser la limite autorisée de cadmium dans les engrais à 60 mg/kg, puis à 40 mg/kg à partir de 2021, et à 20 mg/kg à l’horizon 2030. Un écart considérable, en comparaison aux teneurs actuelles contenues dans le phosphate marocain, qui varient de 29,5 à 72,7 mg/kg selon le site d’extraction de la roche et du type d’engrais produit.

Après plusieurs mois de débats à ce sujet, la Commission européenne, en charge de ce dossier, émettra bientôt un texte de loi fixant le taux maximum de cadmium contenu dans les phosphates éligible à la commercialisation en Europe.

En prélude à cette décision, la direction générale des politiques internes au sein du parlement européen a publié en février dernier un rapport qui traite des aspects scientifiques sous-réglementaires dans le domaine des engrais. “L’objectif principal du règlement proposé sur les produits fertilisants marqués CE est d’harmoniser les normes pour les engrais organiques et les niveaux de cadmium pour tous les engrais commercialisés en Europe”, est-il rappelé sur le document. Et d’ajouter: “il est bien établi que le règlement aura une incidence sur le marché, par ex. > 50% des engrais phosphatés actuels sur le marché de l’UE dépassent la limite la plus stricte qui serait adoptée après 12 ans”.

Dans leurs recommandations, les experts qui ont planché sur la réalisation de ce rapport ont déconstruit les deux argumentaires principaux sur lesquels se fonde le projet de règlement. La suppression du cadmium par procédé industriel (décadmiation) est l’ultime carte jouée par la CE pour maintenir son règlement. Ce procédé “n’est pas économiquement faisable à ce stade”, affirme le rapport de la direction générale des politiques internes, qui verse ainsi dans le même sens que OCP et Fertilizers Europe, association des distributeurs de fertilisants européens.

L’autre argument qui a été relativisé par ce rapport est celui du risque sanitaire. “Les évaluations des risques concernant le cadmium (…) ont indiqué que le risque pour la santé humaine dû au cadmium ne pouvait pas être exclu. En même temps, on peut trouver un certain nombre de déclarations dans ces documents illustrant que le risque est considéré comme faible”, lit-on. D’après la même source, “il est instructif de rappeler que le risque actuel pour le cadmium est faible pour la population générale non fumeuse en Europe”.

L’enjeu de ce règlement est donc majeur pour OCP. Les prochaines semaines seront décisives pour son avenir sur le marché européen.

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Le CESE au chevet de la ville de demain

DÉVELOPPEMENT DURABLE – L’engouement pour les villes durables n’est plus à démontrer. La concurrence se fait d’ailleurs rude entre les villes qui souhaitent abriter des éco-cités. Mais en l’absence d’une vision commune, les projets lancés dans ce sens peuvent être voués à l’échec. Même les contours de ces villes de demain restent flous. Faut-il développer des cités où le respect de l’environnement occupe le podium des priorités? Ou, au contraire, promouvoir des villes où la technologie prime? Le Conseil économique, social et environnemental (CESE), pourrait apporter des réponses à ces interrogations.

Le Conseil de Nizar Baraka s’est ainsi auto-saisi pour définir une vision systémique multi-sectorielle. L’étude a été confiée à la commission chargée de l’environnement et du développement durable. Objectif : “identifier les facteurs nécessaires pour inscrire nos villes dans la durabilité, ainsi que dans une trajectoire irréversible de réduction des inégalités, de préservation et d’amélioration de l’environnement de la biodiversité, de résilience économique et climatique, d’utilisation responsable des ressources, de cohésion sociale, et de bien-être”, a précisé Nizar Baraka, président du Conseil, lors d’un colloque organisé mardi 28 mars.

Responsabilités

L’équipe du CESE compte faire le renvoi à la reddition des comptes. En effet, son rapport proposera un tableau de bord d’objectifs et des indicateurs de mesure de performance de la ville durable demain.

Les acteurs locaux sont appelés à s’inscrire dans cette dynamique. AbdessamadSekkal, vice-président de l’Association marocaine des régions du Maroc, estime que les politiques publiques relatives au développement durable doivent être portées par les régions. L’idée est d’éviter d’entrer en concurrence avec les villes. Ce n’est qu’après avoir confié aux régions la mission de mettre en œuvre ces politiques, que les actions prévues pourront être réparties, en fonction de la taille et du niveau d’intervention de chaque villes.

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L’Amérique ne peut se passer ni de l’Europe, ni de la Chine

« Le camp du Drap d’Or ». C’est en 1520 que François Ier et Henry VIII cherchèrent à s’impressionner l’un l’autre dans une rencontre qui restera dans l’Histoire, plus pour la magnificence de son cadre que pour la clarté de ses résultats diplomatiques. Les historiens décriront-ils un jour la première rencontre entre les présidents Xi Jinping et Donald Trump, qui se tiendra le mois prochain à Mar-a-Lago — la « Maison-Blanche d’hiver » de Donald Trump –, comme l’équivalent contemporain du camp du Drap d’Or ?

Symbole de la complexité de notre monde, on compterait presque aujour­d’hui sur le leader communiste pour donner des leçons de libéralisme économique au nouveau président américain…

En l’espace de quelques semaines, Donald Trump aura reçu la chancelière d’Allemagne et le président chinois, les leaders de deux pays qui sont désormais perçus, depuis l’arrivée du nouveau président à la Maison-Blanche, comme des alternatives possibles aux Etats-Unis. En termes de leadership moral pour l’Allemagne et de leadership économique, sinon global, pour la Chine. La chancelière d’Allemagne est de plus en plus décrite comme le vrai leader du « monde libre », tandis que le président chinois est celui qui pourrait succéder un jour au président des Etats-Unis comme le leader du monde tout court. Le problème, bien sûr, c’est qu’aucun de ces « héritiers possibles » ne se sent désireux ou prêt à prendre ce relais, considéré comme trop lourd. L’Amérique de Donald Trump a beau être hypernationaliste, protectionniste, imprévisible et plus encore, peut-être incohérente, elle n’est pas non plus volontaire pour transmettre officiellement ou officieusement à d’autres le fardeau des responsabilités mondiales.

La carotte et le bâton

En recevant de matière glaciale Angela Merkel , Donald Trump entendait faire passer un message politique à son électorat d’abord, à l’Allemagne ensuite : « Nous n’avons pas les mêmes valeurs : vous croyez en l’Europe, à l’ouverture des frontières, en matière de réfugiés comme en matière de biens. Vous avez tout faux. Votre grand voisin de l’est, la Russie, est beaucoup plus réaliste que vous. »

Trump voudra-t-il demain séduire son hôte chinois par le luxe un peu clinquant de sa « Maison-Blanche d’hiver », ou le menacera-t-il d’une guerre commerciale, au nom de « l’Amérique d’abord », si la Chine ne consent pas à créer des emplois sur le sol américain, et à des sacrifices en matière de commerce ? Il y aura sans doute un peu des deux, dans le discours de Trump, avec un rythme qui semble devenir sa marque de fabrique, la carotte d’abord, le bâton ensuite.

En réalité l’Amérique a autant besoin de l’Allemagne et de la Chine que ces deux pays ont besoin d’elle, et ce, pas seulement en matière d’échanges commerciaux. L’Amérique, contrairement à ce qu’elle proclame aujourd’hui, a besoin d’une Europe plus forte, plus confiante et plus stable, derrière l’Allemagne et, si les électeurs français en décident ainsi, derrière un couple franco-allemand rééquilibré et renforcé. De la même manière, une guerre commerciale serait parfaitement contraire aux intérêts de Pékin et Washington. Les deux pays ont plus que jamais besoin l’un de l’autre, pour poursuivre leur croissance du côté chinois, pour retrouver l’équilibre financier du côté américain. Même en matière d’infrastructures, la nouvelle priorité de Donald Trump, si l’Amérique veut aller vite, elle a besoin de la Chine. Objectifs américains et capacités chinoises vont de pair, dans ce domaine comme dans bien d’autres.

Passage de flambeau

Pourtant, dans les années à venir, moins d’Amérique signifiera nécessairement plus d’Allemagne et plus de Chine. Toute la question est de savoir si, à leurs niveaux respectifs, Berlin et Pékin veulent et peuvent prendre une part plus importante dans les affaires du monde. Cela suppose que l’Allemagne transcende pleinement le traumatisme historique qui a été le sien pour retrouver un rôle à la hauteur de ses moyens économiques. Or ce traumatisme est toujours présent chez elle, et en partie au moins dans la mémoire de ses voisins, à l’est bien plus qu’à l’ouest bien sûr. L’Allemagne ne peut continuer à consacrer 1,2 % de son budget à ses dépenses de défense et de sécurité. Elle doit mettre une part plus significative de sa richesse au service de la protection des frontières de l’Europe et à la stabilisation de pays situés de l’autre côté de la Méditerranée comme la Libye. Elle ne peut se contenter de servir de modèle ou de contre-modèle (c’est une affaire de point de vue) en matière d’accueil des réfugiés.

Un passage éventuel de flambeau suppose aussi que la Chine, fière de retrouver le statut qui était le sien jusqu’au début du XIXe siècle, accepte de dépasser son égoïsme sacré pour jouer un rôle plus important et responsable dans son environnement régional et tout particulièrement à l’égard de la Corée du Nord. On peut penser que Washington agiterait moins la menace de la guerre si Pékin exerçait enfin des pressions économiques sérieuses sur le régime de Pyongyang. Au moment où Washington semble prêt à sacrifier ses dépenses de soft power pour une interprétation désormais anachronique de la puissance, Pékin doit joindre les actes à la parole. Se présenter comme le nouveau champion du multilatéralisme ou de la mondialisation contribue certes au soft power de la Chine, mais demeurera insuffisant tant que l’empire du Milieu retrouvé se contentera de poursuivre trop visiblement la seule défense de ses propres intérêts.

C’est bien là le cœur du problème : un monde se termine, un autre n’est pas prêt à lui succéder. La Chine ne deviendra jamais universaliste et son internationalisme est encore timide. L’Allemagne, par contre, peut être un modèle de réussite économique, de rigueur morale et de confiance, mais elle s’est reconstruite depuis plus de soixante-dix ans à partir d’une distance méfiante à l’encontre de la notion de puissance au sens classique du terme. L’Amérique n’est plus l’Amérique, mais elle n’a pas, et sans doute pour longtemps, de successeur.

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Banques et paradis fiscaux: transparence minimum, bénéfices maximum

Dans une étude inédite publiée ce lundi, l’ONG Oxfam, très active sur le terrain de la lutte contre l’évasion fiscale, épingle les 20 plus grandes banques européennes pour leur pratique dans les paradis fiscaux. Un an après les Panama Papers, la situation est toujours alarmante.

Le lieu n’est pas choisi au hasard. C’est à la station Luxembourg que l’ONG Oxfam, en pointe sur la question de la lutte contre l’évasion fiscale, convie la presse et le public à un rassemblement ce lundi à Paris. Objectif: proposer une piqûre de rappel aux candidats à la présidentielle à quelques jours du premier anniversaire du scandale des Panama Papers.

25 milliards d’euros dans les paradis fiscaux

Pour l’occasion, l’ONG publie aussi un rapport européen inédit qui épingle l’optimisation fiscale d’une vingtaine de banques européennes, dont les ténors françaises (BNP Paribas, BPCE, Crédit Agricole, Crédit Mutuel-CIC et Société Générale). Dans le viseur de cette étude de 52 pages, le recours massif selon ses auteurs à l’évasion fiscale.

“Ce rapport démontre [que les banques] déclarent 26% de leurs bénéfices dans les paradis fiscaux, soit 25 milliards d’euros en 2015, pour seulement 12% de leur chiffre d’affaires et 7% de leurs employés. Le décalage est flagrant entre la part de leurs bénéfices déclarés dans les paradis fiscaux et celle des autres indicateurs d’activités que sont le chiffre d’affaires et la main d’œuvre”, indique Oxfam.

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Bénéfices déclarés par les 20 plus grandes banques européennes de l’UE en 2015 (en millions d’euros)Oxfam

Pour compiler ces données, l’organisation s’est appuyée sur des “reportings” pays par pays, “une obligation de transparence instaurée par l’Union européenne”, rappelle Oxfam. Dans le détail, l’ONG a regardé l’ensemble des rapports d’activité des banques pour mesurer à la fois leur activité réelle (nombre de salariés et chiffre d’affaires) et donc les comparer aux bénéfices déclarés.

“Globalement, on a des difficultés à interpréter certaines données. C’est une transparence en demi-teinte, déplore auprès de L’Express Manon Aubry qui a mené cette étude. Quand on les interroge directement, elles ne réagissent pas très bien. Le problème c’est que les banques traînent les pieds. Par exemple, on en a trouvé une qui avait inscrit ses activités dans plusieurs paradis fiscaux dans un chapitre intitulé ‘Autres’ dans son rapport d’activité”.

Iles Caïman: “134 millions de bénéfices, aucun employé”

Si les banques françaises réalisent une partie de leur activité dans certaines destinations exotiques, “comme BNP Paribas qui déclare 134 millions d’euros de bénéfices aux Iles Caïman sans aucun employé sur place” selon Manon Aubry, c’est plus proche de nous, en Europe, que se trouvent les vrais enjeux d’après Oxfam.

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Profitabilité moyenne en Irlande et comparaison avec la moyenne de la banqueOxfam

“On a trois banques (Barclays, Crédit Agricole et RBS) en Irlande qui ne payent que 2% d’impôts alors que le taux en vigueur est de 12,5%. En moyenne, les 20 banques étudiées sont imposées à 6%. L’Irlande est très connue pour ses “taxruling“. Mais une des hypothèses que l’on avance dans le rapport, c’est qu’elles utilisent des “patent box” [des réductions d’impôts accordés aux entreprises qui déposent des brevets dans le pays] pour réduire leur imposition. Ce n’est pas illégal, mais c’est immoral. Pour l’Irlande on parle quand même de sommes énormes: 2,3 milliards d’euros “, affirme l’auteure qui cible également le Luxembourg où sont recensés 4,9 milliards d’euros de bénéfices dans les rapports annuels des banques concernées.

Quelles évolutions depuis les Panama Papers?

Un an après le scandale mondial des Panama Papers, les pratiques ont-elles réellement changé? “Clairement, l’évasion fiscale est devenue un enjeu dont tout le monde parle. Les politiques et les banques ne peuvent plus ignorer le sujet, se félicite Manon Aubry. En un an, on a vu une accélération des procédures d’échange automatiques d’information entre les États, notamment sur les comptes des particuliers. Mais à l’inverse, on est en train de perdre la bataille sur le dossier des grandes entreprises. L’Union européenne a tenté plusieurs réformes dont le reporting pour les entreprises, elles-mêmes clientes des banques…”

D’après Oxfam, la sensibilisation des pouvoirs publics est aujourd’hui actée, mais la lutte contre l’évasion fiscale est encore trop inégale selon les pays. “Les activités des 20 banques européennes sont plus de 2 fois plus lucratives dans les paradis fiscaux que dans les autres pays, note l’ONG. Pour 100 euros de chiffre d’affaires, les banques européennes déclarent 42 euros de bénéfices dans les paradis fiscaux, contre 19 euros en moyenne” dans le reste du monde. CQFD…

aujourd'hui

Trafic aérien : La part de l’Afrique se consolide de près de 26%

L’ensemble des composantes du trafic aérien affiche une bonne croissance au deuxième mois de l’année. Le curseur de l’activité aérienne est en effet en hausse. Ceci se confirme par la bonne tenue des indicateurs relatifs aux passagers, mouvements, fret et survol. C’est ce que confirme l’Office national des aéroports (ONDA) dans ses dernières statistiques.

Les aéroports du Royaume ont accueilli à fin février environ 1.379.882 passagers. Ce volume est en amélioration de 9,49% par rapport à la même période de l’année précédente. 47,13% de ce trafic a été réalisé au niveau de l’aéroport Mohammed V de Casablanca. Selon l’ONDA, 633.409 voyageurs y sont passés marquant ainsi une hausse de 9,95%.

Les aéroports marocains ont atteint de meilleures performances au deuxième mois de l’année. Les aéroports Oujda Angad, Tanger Ibn Battouta, Fès Sais et Agadir Al Massira ont affiché des croissances à deux chiffres. Elles sont évaluées respectivement à 21,01, 20,32, 11,52 et 11,12%.

S’agissant du trafic domestique, son volume ressort en progression de 7,06% à fin février 2017, soit un total de 144.883 passagers. Le trafic aérien international s’est établi, pour sa part, autour de 1.234.999 passagers, en appréciation de 9,78%. Par marché, le trafic des deux Amériques a connu un pic de 30,81% pour l’Amérique du Nord et de 124,07% pour l’Amérique du Sud.

Cependant, l’Europe continue d’être en tête des marchés émetteurs. Ce marché représente 69% du volume de trafic aérien commercial. Le Maroc a accueilli à fin février 956.578 passagers en provenance d’Europe, soit des arrivées en hausse de 8,06%. Le marché africain a également enregistré une forte croissance au deuxième mois de l’année. Il s’est accru de 25,75% marquant ainsi le passage de 112.020 voyageurs africains par les différents aéroports du Royaume. Le marché du Moyen et Extrême Orient ainsi que celui des pays du Maghreb ont suivi le même trend haussier. Ils ont affiché, respectivement, une augmentation de 6,03% (92.931 passagers en provenance du Moyen et Extrême Orient) et 3,93% (47.065 passagers en provenance du Maghreb).
S’agissant des mouvements d’avions, l’Office national des aéroports a recensé 12.004 mouvements, en hausse de 5,89% comparé à la même période de l’année passée. L’aéroport Mohammed V y détient une part de 49,68%. La part de Marrakech Menara est de 19,03% au moment où celle d’Agadir Al Massira est estimée à 7,16%.

Le trafic de survol est évalué pour sa part à 18.351 mouvements. Ainsi, le trafic des avions commerciaux ayant survolé l’espace aérien marocain a grimpé à fin février de 8,2% par rapport au même mois de l’année précédente. Le trafic fret a, quant à lui, affiché une croissance à deux chiffres. Selon les dernières statistiques arrêtées par l’ONDA, ce trafic serait en progression de 18,89% atteignant ainsi un volume de 5.826,81 tonnes contre 4.900,92 tonnes une année auparavant. Notons qu’après avoir transporté 48.422 passagers, la ligne aérienne Mohammed V-Paris Orly arrive en tête des cinq premières routes internationales du mois de février. La seconde place est attribuée à Mohammed V- Paris Charles de Gaulle. Détenant une part de 2,72% de l’ensemble du trafic aérien commerciale, cette route a connu le transport de 37.544 passagers au deuxième mois de l’année. Marrakech-Paris Orly se veut, pour sa part, la troisième route aérienne internationale du mois, soit 36.116 voyageurs à bord des compagnies qui assurent cette desserte. Les vols Mohammed V-Jeddah et Marrakech-Gatwik arrivent en 4ème et 5ème positions, soit respectivement 31.056 et 28.358 passagers à fin février.

Le Matin

LafargeHolcim Maroc Afrique

42,6 millions d’euros investis au Cameroun

LafargeHolcim Maroc Afrique vient de lancer, à travers sa filiale Cimencam, la construction d’une nouvelle usine à Nomayos près de Yaounde, annonce l’entreprise dans un communiqué. Avec une capacité de 500.000 tonnes, la future installation portera la capacité operationnelle de Cimencam de 1,5 million à plus de 2 millions de tonnes de ciment par an, permettant ainsi à l’entreprise de satisfaire la demande du marché camerounais et des pays voisins, précise la même source.

Au total, 28 milliards de Francs CFA (42,6 millions d’euros) seront investis pour la réalisation de ce projet dont les retombées sociales, économiques et environnementales ont été présentées aux élus et à la population de la région de Nomayos récemment en présence d’Emmanuel Rigaux, directeur général Lafargeholcim Maroc Afrique et du directeur général de Cimencam, Pierre Damnon.

Avec ses 2 millions de tonnes de ciment, Cimencam deviendra le 1er cimentier du Cameroun en termes de capacité de production, ajoute-t-on.

Creé en juillet 2016, LafargeHolcim Maroc Afrique (LHMA) est la joint-venture entre la Socie te nationale d’investissement (SNI) et le groupe LafargeHolcim.

Avec l’acquisition de 50% de SCB Lafarge Be nin, de 54,74% de Cimencam et de LafargeHolcim Côte d’Ivoire, LafargeHolcim Maroc Afrique étend progressivement son dispositif commercial et industriel sur le continent.

LA VIE ECO

POLYGAMIE : LE CODE DE LA FAMILLE N’A RIEN CHANGÉ !

Un millier de Marocains deviennent polygames chaque année. Soumise à des conditions précises, la polygamie continue pourtant à poser problème : l’article 16 permet de contourner la loi et l’accord de la première épouse n’est plus exigé… Plus de dix ans après son adoption, la Moudawana de 2004 demeure un cadre juridique à double tranchant.

Le nombre de mariages polygames a augmenté durant les quatre dernières années. Selon les statistiques communiquées par le ministère de la justice, ils ont atteint 952 en 2015 sur un total de
301 746 mariages, contre 868 en 2014 sur 312 495 unions contractées au cours de cette année. Les mariages polygames représentent ainsi, depuis 2012, entre 0,26 et 0,32% des mariages enregistrés annuellement. Chaque année environ un millier de Marocains deviennent polygames.

Challenge

Air France renforce son offre à destination du Maroc

Air France vient de renforcer son offre à destination du Maroc avec une nouvelle liaison entre Paris-Charles de Gaulle et Marrakech. Le vol inaugural s’est posé dimanche 26 mars 2017 vers 09h30 à l’aéroport de Marrakech-Menara. Air France relie désormais Paris-Charles de Gaulle à Marrakech tous les mercredis, vendredis et dimanches en Airbus A320, d’une capacité de 174 sièges et équipé des toutes dernières cabines de voyage moyen-courrier.

aujourd'hui

LafargeHolcim Maroc : Le fruit de la fusion

Le groupe cimentier consolide ses résultats et réalise ses premières synergies

Après la fusion réussie entre Lafarge Ciments et Holcim Maroc, la nouvelle entité LafargeHolcim Maroc (LHM) consolide ses résultats et réalise ses premières synergies, a annoncé jeudi le groupe cimentier coté en Bourse. Le conseil d’administration de LHM, tenu le 22 mars 2017, a arrêté les comptes de la société au 31 décembre 2016, qui font ressortir un résultat net consolidé IFRS (périmètre ex-Lafarge Ciments sur 12 mois et ex-Holcim Maroc à partir du 4 juillet 2016) de 1,63 milliard de dirhams (MMDH), contre 1,39 MMDH en 2015 (périmètre ex-Lafarge Ciments), souligne la première capitalisation industrielle de la Bourse de Casablanca dans une communication financière. A des fins de comparaison, LHM présente également ses indicateurs consolidés IFRS en pro-forma (un périmètre qui tient compte de Lafarge Ciments et Holcim Maroc sur 12 mois pour l’exercice 2015 et 2016), précise la même source.

Ces derniers font état d’une hausse de 1,6% du résultat net consolidé pro-forma de LHM à 2,06 milliards de dirhams (MMDH), impacté par les frais exceptionnels engagés lors de la fusion, a-t-elle relevé. Grâce à l’élargissement de l’offre, à la maîtrise des coûts et aux premières synergies liées à la fusion, le résultat d’exploitation pro-forma s’établit à 3,41 MMDH, en progression de 4,1% par rapport à 2015, tandis que le chiffre d’affaires pro-forma est demeuré stable dans un marché du ciment en baisse de 0,7%. Pour sa part, le résultat net social de LHM a été arrêté à 1,95 MMDH à fin 2016, contre à 1,50 MMDH (périmètre ex-Lafarge Ciments) une année auparavant, ajoute le cimentier dans son communiqué, publié sur le site web de la Bourse de Casablanca.

En termes de perspectives, le leader du secteur des matériaux de construction au Maroc, avec une capacité de production de ciment de 11,8 millions de tonnes, près de 280 points de vente et 3.000 collaborateurs et sous-traitants, anticipe une demande nationale en ciment stable par rapport à 2016. LHM escompte ainsi poursuivre sa stratégie de différenciation et d’innovation commerciale pour mieux satisfaire les besoins de ses clients avec notamment l’introduction de nouvelles solutions constructives pour le bâtiment ainsi que l’approvisionnement des grands chantiers d’infrastructure. Afin d’accompagner le développement des provinces du Sud, le groupe cimentier prévoit le démarrage en 2017 d’une station de broyage à Laâyoune, et la poursuite du projet de construction de l’usine d’Agadir.

CNSS : 1,5 milliard DH de masse salariale régularisée

S’agissant de la sur-déclaration  qui consiste à déclarer des non-salariés juste pour bénéficier de l’AMO et des prestations de la CNSS, 369 missions de contrôle ont été réalisées en 2016. Au total, 431 salariés ont été concernés par ce contrôle.

L'economiste

Le concessionnaire Renault renforce ses positions

SIX millions de DH. C’est l’enveloppe que vient d’investir le concessionnaire de la marque Renault à Marrakech, la Nouvelle compagnie royale automobile (NCRA), pour l’extension de son show-room. Celui-ci englobe désormais une surface de 12.500 m2 dont 3.500 m2 pour les ateliers. L’espace a été inauguré en présence des cadres dirigeants de la marque au losange et du wali de Marrakech/Safi, Abdelfattah Lebjioui et Moulay Mustapha El Oudghiri, président du conseil d’administration de NCRA. A travers cette initiative, ce dernier souhaite assurer une très forte mise en avant des gammes Renault et Dacia.

Un parc d’essai est également mis à la disposition des futurs acheteurs et des visiteurs pour découvrir les différents produits. En 2016, le concessionnaire marrakchi, dont la zone commerciale s’étend jusqu’à Ouarzazate, a réalisé une très bonne année. En termes de vente nationale, l’entreprise marrakchie se place depuis quelques temps en très bonne position après la succursale de Renault à Casablanca. Et elle compte bien garder ses positions avec l’organisation de plusieurs journées portes ouvertes. Concessionnaire exclusif de la marque au losange depuis 1970, NCRA dirigée de père en fille par la famille El Oudghiri déploie à Marrakech un site de plus de 12.500 m2.

L’entreprise familiale emploie 155 personnes au sein de plusieurs départements (commercial, financement, SAV…) et dédie tout un service à la qualité. Outre l’extension de son show-room, d’autres investissements sont en phase de finalisation avancée, promet le PDG de l’entreprise, sans en dire plus. «Notre optique est de procéder à des investissements pour accompagner le développement dans notre région», explique El Oudghiri.

A noter que le marché des voitures neuves démarre l’année 2017 sur les chapeaux de roues. En effet, selon les statistiques mensuelles publiées par l’association des importateurs de véhicules au Maroc, le secteur des distributeurs-importateurs et concessionnaires de voitures neuves enregistre une croissance à deux chiffres (21,18%) pour les véhicules particuliers et 31,32% pour les véhicules utilitaires légers. Par marque, le Top 5 se compose de Dacia, Renault, Ford, Hyundai et Peugeot.

nouvelle tribune

HCP : Les commerçants prudents pour 2017

L’activité du secteur des services marchands non financiers afficherait une stabilité au cours du premier trimestre 2017, selon 67% des patrons, et plutôt une hausse selon 20%, relève le Haut-commissariat au Plan (HCP).

Cette évolution est imputable principalement à l’amélioration prévue de l’activité de l’ »Entreposage et services auxiliaires des transports », atténuée par la diminution de celle des « Transports aériens », explique le HCP qui vient de publier une note d’information sur les résultats des enquêtes de conjoncture, menées auprès des entreprises opérant dans le secteur des services marchands non financiers.

Concernant le carnet de commande du secteur, 69% des chefs d’entreprises anticipent une stabilité de la demande, indique la note, précisant que les deux tiers des patrons s’attendent à une stagnation des effectifs de l’emploi.

Au quatrième trimestre 2016, l’activité du secteur des services marchands non financiers aurait affiché une progression selon 68% des patrons, d’après le HCP.

Les anticipations de 32% des grossistes affichent une hausse du volume global des ventes pour le premier trimestre 2017 et une baisse selon 12%, indique le Haut-Commissariat au Plan (HCP).

L’amélioration est prévue principalement au niveau des activités des « Autres commerces de gros spécialisés », du « Commerce de gros de produits alimentaires et de boissons » et du « Commerce de gros de biens domestiques », précise le HCP, qui vient de publier une note d’information sur les résultats des enquêtes de conjoncture, menées auprès des entreprises opérant dans le secteur du commerce de gros.

L’emploi, relève la note, connaîtrait une stabilité des effectifs selon 63% des grossistes et une baisse selon 23%.

Les commandes à passer pour le 1er trimestre 2017 seraient, quant à elles, d’un niveau normal selon 74% des chefs d’entreprises et inférieur à la normale selon 16%, ajoute la même source.

Au 4ème trimestre 2016, les ventes sur le marché local dans le secteur du commerce de gros auraient connu une progression selon 40% des grossistes et une baisse selon 29%, d’après le HCP.

LA VIE ECO

L’expérience du logement à 140 000 DH commence à mal tourner pour les petits promoteurs immobiliers

Les choses avaient pourtant bien commencé. Comme souvent, ce sont les professionnels à Casablanca qui ont été les premiers à se jeter à l’eau, explique Ahmed Bouhmid, président de l’UNPPI qui compte autour de 300 membres dont une cinquantaine dans la région du centre. L’union avance que cinq conventions ont été signées par des développeurs pour la réalisation de programmes à Sidi Moumen, Lahraouiyine, Anassi ou encore Mohammédia. Les capacités de production des petits promoteurs étant ce qu’elles sont, l’ensemble des projets conventionnés totalise près d’un millier de logements.

L’Etat a pourtant tenu ses engagements sur le foncier

Les développeurs se félicitent d’abord de la mobilisation du foncier sans encombre. Ils louent les règles claires suivies en la matière. Les terrains sont mis à leur disposition par Al Omrane à travers un appel à manifestation d’intérêt et les candidats sont départagés par les caractéristiques des projets qu’ils proposent. Surtout que les prix des terrains, fixés à l’avance et vendus à prix coûtant par l’aménageur public, sont très motivants, insistent les petits promoteurs. Les développeurs du programme Amal III à Sidi Moumen d’une consistance de 400 logements à faible VIT, dont la moitié est actuellement en cours de livraison, ont ainsi acquis leur assiette foncière de 7280 m2, à 1 500 DH/m2, alors que les prix du marché dans la zone montent jusqu’à 16 000 DH/ m2. Dès lors, les petits promoteurs assurent qu’il devient possible de proposer des produits de qualité à 140 000 DH et de dégager une rentabilité qu’ils jugent attractive. «Les études menées au niveau des différents projets laissent espérer des taux de rentabilité corrects de 18%», explique-t-on au sein de l’UNPPI. Précisons que le protocole signé avec l’Habitat les autorise à développer et à commercialiser librement la moitié du foncier cédé à un prix avantageux.

Même la demande pour ces nouvelles unités était toute trouvée. Pourtant, sur les dernières années, on a eu tendance à remettre en question l’utilité des programmes de logements à 140 000 DH du fait que la population à laquelle ils sont destinés (en priorité les ménages issus de quartiers d’habitat menaçant ruine, les ménages bidonvillois, les porteurs d’uniformes, les salariés de petites échelles du secteur public et des entreprises privées, les artisans…) préférait systématiquement les lots de recasement. Il n’en est rien, assurent les petits promoteurs. Les développeurs du programme de Sidi Moumen racontent: «Au lancement de notre projet, nous avons été approchés en tout juste une semaine par 1 500 bénéficiaires éligibles pour une offre de seulement 200 unités».

Des regrets commencent à s’exprimer

L’attribution des logements à faible VIT se fait en concertation entre les autorités locales et Al Omrane. L’engouement pour ces programmes persiste selon l’UNPPI parce qu’ils sont établis plus près des centres de villes que les lots de recasement, notamment à Casablanca.

Mais la longueur des délais d’obtention des autorisations administratives a fortement tempéré l’enthousiasme des promoteurs immobiliers. «Alors qu’on était en droit d’espérer un traitement accéléré pour les programmes de logements à 140 000 DH, qui sont des projets à vocation sociale, c’est tout le contraire que nous vivons», regrette M. Bouhmid. Les promoteurs engagés sur le créneau font tous état d’un délai d’obtention de l’autorisation de construire d’au moins un an, alors que la procédure est généralement bouclée en 6 mois pour tout autre programme. Même à l’étape de la livraison, l’attente se prolonge. Les développeurs du programme à faible VIT de Sidi Moumen en sont déjà à 6 mois de procédure après l’achèvement des travaux et ne sont pas près de voir le bout du tunnel.

Ces retards sont particulièrement préjudiciables aux développeurs du fait qu’ils sont engagés dans une course contre la montre plus que sur n’importe quel autre type de projets. L’enjeu pour eux est en effet de parvenir au plus vite au volet de leur projet qu’ils ont la possibilité de développer librement de sorte à commencer à rentabiliser leur investissement. Car avec les seules unités de logements à faible VIT, dont ils ont l’obligation de livrer 50% en priorité, ils se disent perdants. Les membres de l’UNPPI détaillent : «Les décaissements s’enchaînent au départ notamment pour l’acquisition du foncier qu’il faut payer intégralement, sachant que la portion développée en péréquation est vendue plus cher. Au final, sur chaque unité de logement à 140 000 DH, nous perdons en moyenne 28 000 DH». Les développeurs peuvent espérer compenser en partie cette perte par le remboursement de TVA (le logement à faible VIT est vendu hors TVA qui est prise en charge par l’Etat). Toutefois la procédure en place est bien plus contraignante que ce qui a cours pour le logement à 250 000 DH. Les petits promoteurs sont d’autant plus déçus que «la partie développée en péréquation risque de rapporter moins que ce qu’ils espéraient initialement, le marché étant devenu entre-temps beaucoup plus difficile». Nous avons revu nos prévisions de rentabilité à la baisse et nous ne tablons plus à présent que sur 12%, explicitent les développeurs de Sidi Moumen.

Avec tout cela, la plupart des petits développeurs engagés à ce jour dans le dispositif assurent qu’ils ne se lanceraient pas si c’était à refaire, «à moins que les pouvoirs publics ne prennent des mesures concrètes pour raccourcir les délais de traitement des autorisations», explique l’UNPPI. Si les petits promoteurs pensent déjà à se détourner du logement à faible VIT, rejoignant ainsi les grands développeurs, qui ont de tout temps jugé la rentabilité du dispositif insuffisante, qui construira donc les 130000 logements à 140000 DH que le ministère de l’habitat espère voir venir sur le marché dans les prochaines années ? Une question de taille pour le prochain titulaire du portefeuille de l’Habitat.

Haite Group: de l’aéronautique à la Cité Mohammed VI Tanger Tech

Avec 10 milliards de dollars d’investissements prévus sur les 10 prochaines années, la “Cité Mohammed VI Tanger Tech” s’annonce comme l’un des projets structurants majeurs de ces 20 dernières années au Maroc. Derrière ce projet se trouve, aux côtés de BMCE Bank of Africa, le groupe chinois Haite, spécialisé dans l’aviation, pour un investissement initial chiffré à 1 milliard de dollars pour la construction de la ville. Si le mémorandum d’entente signé entre BMCE Bank, Haite Group et la région Tanger-Tétouan-Al Hoceima date de la visite royale en chine en mai 2016, le Maroc n’est pas un terrain complètement inconnu pour Li Biao, le président du groupe basé à Chengdu.

Les ECO

CÔTE D’IVOIRE : SIGNATURES DE TAILLE POUR LA BCP

Le Banque Centrale Populaire (GBCP) renforce ses engagements en Afrique. Le 16 mars, le groupe bancaire a acté une nouvelle fois cette dynamique en signant avec l’Etat ivoirien, représenté par Adama Coulibaly, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des finances un accord de taille portant sur un financement de 66,7 milliards de francs CFA (1,09 MMDH), portant sur la modernisation des infrastructures routières, en l’occurrence le renforcement des axes Gagnoa-Yabayo (79 Km) et Agboville-Thomasset (45 Km).

Deux autres importantes annonces ont été faites à cette occasion. La première concerne l’entrée du fonds DevelopmentPartners International (DPI) dans le tour de table d’Atlantic Business International (ABI). Ce capital-investisseur britannique va ainsi injecter 100 millions de dollars dans le capital d’ABI, une opération qui reconfigurera l’actionnariat de cette holding comme suit : GBCP 68,3%, DPI 20,2% et Atlantic Financial Group (AFG) 11,5%. La seconde annonce est relative à une ligne de financement Mourabaha de 40 millions d’euros, qui sera mobilisée en faveur de la holding ABI par International Islamic Trade Finance Corporation (ITFC), filiale de la Banque Islamique de Développement (BID).

Par ailleurs, le GBCP a organisé, en marge de la signature de ces différents accords, une conférence portant sur la mobilisation de l’épargne et des capitaux pour le développement durable en Afrique de l’Ouest et du Centre.

L'economiste

AMO/Tiers payant : Extension de la liste des médicaments

La liste des médicaments pris en charge dans le cadre du système du tiers payant vient d’être étendue à de nouvelles molécules. Il s’agit notamment d’antidépresseurs, d’antiparkinsoniens et d’anti-thrombotiques.

ANP: Les projets structurants de 2017

Un budget global de 5 milliards de DH en 5 ans

Ports de Casablanca, Kénitra, Safi… Les chantiers prioritaires

«L’année 2017 sera marquée par le lancement de nouveaux projets structurants de développement», a annoncé récemment le management de l’Agence nationale des ports. Kénitra Atlantique,  nouveau port de Safi, Nador West Med, port de pêche à Casablanca, poste GPL à Mohammedia… sont autant de gros chantiers programmés cette année. La particularité de ces projets est qu’ils marquent le démarrage d’un quinquennat (2017-2021) qui porte sur le renforcement et la modernisation de l’infrastructure portuaire.

Le budget global est de l’ordre de 5 milliards de DH sur 5 ans, dont plus de 2,5 milliards doivent être débloqués en 2017.  «Le programme de développement de l’Agence pour le prochain quinquennat intervient dans un contexte marqué par de profondes mutations institutionnelles et économiques qui préfigurent, à moyen terme, l’évolution du secteur portuaire et l’organisation actuelle de la structure de pilotage», a tenu à préciser Nadia Laraki, directrice générale de l’ANP lors du dernier conseil d’administration.

PSA, élément déclencheur

A Kénitra, il est programmé d’accélérer le chantier du port de Kénitra, de manière à pouvoir accompagner l’entrée en production de l’usine PSA. L’arrivée de cette dernière a été un élément déclencheur du grand chantier du port de Kénitra. Comme le site industriel a une vocation à l’export, une bonne partie des flux sera orientée vers des enceintes portuaires. Au départ, la majorité des flux transitera par TangerMed. Mais le passage par Tanger sera provisoire, le temps que le port de Kénitra soit complètement opérationnel.

Pour le cas de Casablanca, l’ANP a programmé une série de chantiers structurants. Parmi eux, la réalisation de l’ouvrage de raccordement de la composante maritime de la desserte nord du port de Casablanca. A lui seul, ce site bénéficiera d’un budget de 180 millions de DH. Parallèlement, l’ANP devra poursuivre cette année la réalisation de grands projets d’infrastructures. Au centre-ville (au niveau de la gare Casa-Port), l’accent sera mis sur le méga-projet de Wessal Capital avec la marina non loin de l’enceinte portuaire. Sur ce chantier structurant, il est prévu d’aménager un terminal de croisières, un chantier naval, le transfert du port de pêche… A terme, l’ensemble de ces projets permettra une restructuration totale et une réhabilitation de l’intégralité de la zone portuaire (marina, ancienne médina, hôtels…). L’ANP prévoit cette année la construction d’un poste GPL au niveau du port de Mohammedia, ainsi que le confortement d’ouvrages de protection et d’infrastructures d’accostage auprès de l’ensemble des ports.

Du point de vue du trafic, les prévisions de l’ANP (hors TangerMed) s’établissent à 79,3 millions de tonnes. Soit une progression de 3,8% par rapport aux prévisions de réalisation de l’an dernier. Sur un tout autre registre, l’année en cours devra enclencher une nouvelle culture de gouvernance et de performance dans les services portuaires. Ce qui passe par la promotion du régime des concessions, les modes d’exploitation, la dématérialisation des process ou encore la compétitivité et le rapport qualité/prix.

aujourd'hui

La DGI dévoile son référentiel applicable aux indemnités

Les plafonds et les conditions d’exonération précisés par l’administration fiscale

Uniformiser et préciser les modalités d’application des règles régissant l’exonération des indemnités pour les revenus salariaux. C’est ce qui ressort de la note de service récemment établie par la Direction générale des impôts. Ce document a été adressé par Omar Faraj, directeur général des impôts, aux directeurs régionaux, provinciaux, préfectoraux et interprefectoraux, les chefs de services centraux et provinciaux et les chefs de brigades et de subdivisions. Applicable à l’immédiat à toutes les procédures de rectification, cette note vise d’une part l’amélioration des relations entre l’administration et les entreprises et d’autre part établir un référentiel des règles applicables aux indemnités prévus par le Code général des impôts. A cet effet, deux catégories d’indemnité sont prévues par le document en question. L’administration fiscale soulève qu’il s’agit des indemnités dont le montant ou le plafond exonéré sont fixés par la loi et des indemnités dont l’exonération est accordée sur présentation de pièces justificatives. Selon ledit document, ces dispositions concernent précisément «les indemnités destinées à couvrir les frais engagés dans l’exercice de la fonction ou de l’emploi». En effet, l’article 57-1 du Code général des impôts évoque trois conditions à ce type d’exonérations.

Le texte de loi exige que ce type d’indemnités soit justifié, qu’elles soient remboursées sur état ou attribuées forfaitairement. Un autre cas d’indemnité est également concerné, il s’agit des secours internes, à savoir entre autres les accidents du travail, les frais médicaux et hospitalisation, et assistance à la famille. La Direction générale des impôts explique que l’examen de conformité des avantages accordés avec plafonds «ne soulève aucune difficulté» pour la première catégorie d’indemnités. Toutefois, les choses se compliquent lorsqu’il s’agit de délimiter les seuils admis en exonération pour la seconde catégorie. La DGI attribue cette difficulté aux diverses interprétations du terme «Justification» évoqué par le texte de loi. Au niveau de l’assiette fiscale et sociale, la DGI révèle que le traitement différencié des indemnités de même nature au vu des plafonds admis en exonération constitue «un des facteurs de complexification de la gestion par les entreprises», notamment lorsqu’il s’agit des systèmes de rémunération de leurs salariés. Dans ce sens, la DGI précise que les montants des indemnités de transport et de déplacement sont fixés par exemple à 3 dirhams par kilomètre et ce quelle que soit la puissance fiscale du véhicule lorsqu’il s’agit de salariés utilisant leur propre véhicule pour l’exercice de leurs fonctions.

Pour les indemnités de transport vers le lieu de travail, accordées aux salariés, l’indemnité varie entre 500 et 750 dirhams par mois fixées selon que le périmètre urbain du domicile du salarié. Concernant les voitures de fonction ou de service mises à la disposition des cadres dirigeants pour tous leurs déplacements, la note de la DGI souligne que les frais supportés par l’employeur au titre des voitures de fonction ne constituent pas un avantage imposable entre les mains de l’employeur. Par ailleurs, l’exonération de prime de tournée est plafonnée à 1.500 dirhams par mois. L’administration fiscale précise également dans sa note les montants variables d’exonération pour les indemnités spécifiques à certains emplois, les indemnités de nourriture et les indemnités à caractère social.

LA VIE ECO

Textile : bonnes perspectives à l’export pour 2017

Les industriels satisfaits des commandes du 1er semestre. Bonnes performances sur les marchés anglais, allemand et espagnol. Sur le marché local, les industriels continuent de souffrir de la contrebande et des importations massives de produits low-cost.

L’année 2016 s’est achevée en apothéose pour le textile marocain. Selon l’Association marocaine de l’industrie du textile et de l’habillement (Amith), les exportations ont rapporté en valeur 32,4 milliards de DH, en progression de 7% par rapport à 2015. Selon Mohamed Tazi, directeur général de l’association, ces performances ont été portées par les marchés espagnol et allemand qui ont connu des évolutions intéressantes respectivement de 23% et 6%. N’eût été une baisse de 38% de la demande américaine, l’année aurait été meilleure. A présent, l’année 2017 démarre sur de bonnes bases. Selon Karim Tazi, président de l’Amith, les performances du mois de janvier sont déjà satisfaisantes. «L’industrie se maintient dans la confection. Dans la filière maille, on enregistre déjà une hausse d’environ 4% par rapport à la même période de l’année dernière», déclare-t-il. Les statistiques de l’Office des changes sont un peu moins optimistes : en janvier, les exportations des articles de bonneterie se sont appréciées de 3,2% et celles de vêtements confectionnés ont accusé une légère baisse de 0,7% en comparaison avec ceux de la même période en 2016. Pas de quoi inquiéter les industriels qui semblent satisfaits des commandes du 1er semestre. «Certes, cela fait quelques années que la visibilité est réduite, mais on constate un regain d’intérêt pour le Maroc», déclare un patron de PME à Casablanca.

Les donneurs d’ordre reviennent

Alae Eddine Bahraoui, PDG de Marcottes, entité spécialisée dans le marché anglais basée à Rabat, s’attend, pour sa part, à de bons résultats au premier semestre 2017. «Et pour cause, les donneurs d’ordre britanniques ont réalisé de bonnes performances commerciales lors des dernières soldes. Ils veulent sans doute perpétuer les bons résultats pendant les prochaines grandes promotions», assure cet industriel qui dit travailler sur les collections de l’été prochain. Le Maroc, qui bénéficie de la stabilité politique et de la proximité avec l’Europe, profite de la baisse du marché chinois due à son renchérissement.

Par contre, les industriels orientés sur le marché local ne sont pas de la fête. Ils continuent de souffrir des mêmes maux, en particulier les importations massives et (ou) illégales. «Il s’y ajoute les délais de paiement très longs ou, pire, l’absence de règlement notamment dans la filière de teinture», se plaint le DG d’une entreprise de textile intégrée spécialisée dans le marché local. Produisant pour sa propre marque de sous-vêtements pour hommes, l’entreprise a commencé depuis un mois à livrer aux magasins des sous-vêtements, pyjamas et quelques articles de bonneterie dédiés aux femmes. «Nous avons réalisé une progression de 6% en 2016 par rapport à 2015», déclare le DG de l’entreprise. Un cas parmi d’autres qui prouve que le marché domestique est tout de même lucratif et peut l’être encore plus s’il est mieux organisé et protégé contre les importations frauduleuses.

le monde

«Dieselgate»: le rapport qui accable Renault

Le groupe aurait, selon la Direction de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, installé un dispositif faussant les tests antipollution.

Le terme fatidique de « logiciel truqueur » n’est pas lâché mais c’est tout comme. Une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) sur les émissions de polluants de certains véhicules Renault, transmise au parquet en décembre 2016 et révélée le 15 mars par Libération, conduit à soupçonner l’installation par le constructeur « d’un dispositif frauduleux qui modifie spécifiquement le fonctionnement du moteur pour en réduire les émissions de NOx (Oxydes d’azote) dans des conditions spécifiques du test d’homologation. »

« La société a utilisé une stratégie ayant pour objectif de fausser les résultats des tests antipollution », conclut la répression des fraudes selon Libération. Autrement dit, Renault n’aurait pas fait autre chose que ce qu’a avoué en septembre 2015 Volkswagen et qui a déclenché le tremblement de terre du dieselgate : mettre en place une stratégie sciemment destinée à faire homologuer comme non-polluant un véhicule qui ne devrait pas l’être. Circonstance aggravante, la DGCCRF soupçonnerait, toujours selon Libération, « la mise en œuvre de stratégies frauduleuses depuis plus de sept ans ».

Les conclusions de la DGCCRF ont largement contribué à l’ouverture de l’information judiciaire le 12 janvier par le parquet de Paris visant Renault pour « tromperie sur les qualités substantielles et les contrôles effectués ». Trois juges d’instruction du pôle santé publique du tribunal de grande instance de Paris ont été nommés pour diriger l’enquête.

La Réserve fédérale américaine relève son taux directeur d’un quart de point de pourcentage

La Réserve fédérale américaine (Fed) a relevé mercredi 15 mars son taux directeur d’un quart de point de pourcentage et est restée prudente pour l’avenir, se disant attentive à l’inflation, selon un communiqué du comité monétaire.

Le taux interbancaire au jour le jour se situe désormais entre 0,75 % et 1 %. La Fed n’a pas augmenté ses prévisions de relèvements et projette toujours deux nouvelles hausses des taux en 2017 et deux autres en 2018.

Les participants au comité monétaire (FOMC) estiment ainsi que les taux d’intérêt directeurs atteindront 1,4 % en 2017, ce qui équivaut à deux autres hausses d’un quart de point de pourcentage, après le relèvement de mercredi. Un membre du comité, qui aurait préféré le statu quo, a voté contre cette décision qui était très attendue par les marchés.

Du côté des prévisions économiques, la Fed prône la stabilité : elle n’a pas révisé ses indicateurs, hormis un soupçon d’optimisme ajouté à la croissance du PIB pour 2018, à 2,1 % comme cette année, au lieu de 2 % prévu en décembre. Elle ne prend donc pas encore en compte les projets de relance budgétaire de l’administration Trump, qui table sur une croissance de 3 % en 2018.

la libre.be

L’euro monte fortement face au dollar après la prudence de la Fed

L’euro montait fortement mercredi face à un dollar qui ne tirait pas profit de l’annonce d’un relèvement des taux de la Réserve fédérale (Fed), la banque centrale américaine ayant assortie cette décision sans surprise de commentaires jugés prudents.

Vers 21H00 GMT (23H00 à Paris), l’euro valait 1,0725 dollar, contre 1,0603 dollar mardi soir.

La devise européenne restait presque stable face à la monnaie nippone, à 121,65 yens pour un euro contre 121,69 yens mardi soir.

Le billet vert reculait fortement face à la devise japonaise, à 113,42 yens pour un dollar contre 114,77 yens la veille.

Déjà plutôt déprimé en début de journée, le dollar a accentué son affaiblissement après l’annonce par la Fed de sa première hausse de taux de l’année, alors que ce resserrement est a priori favorable au billet vert.

le figaro.fr

LuxLeaks : condamnations réduites en appel pour les lanceurs d’alerte

Antoine Deltour et Raphaël Halet sont à l’origine des révélations sur le scandale d’évasion fiscale qui a ébranlé le Luxembourg début 2015. Le journaliste Edouard Perrin, qui avait rapporté l’affaire dans l’émission Cash Investigation sur France 2, a été acquitté.

Cinq ans après le début de l’affaire LuxLeaks, la justice luxembourgeoise a réduit en appel les peines d’Antoine Deltour et Raphaël Halet, les deux lanceurs d’alerte à l’origine du scandale d’évasion fiscale qui a ébranlé le Luxembourg début 2015. Antoine Deltour est condamné à six mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende. Raphaël Halet écope de 1000 euros d’amende. Ils devront également s’acquitter d’un euro symbolique de dommages et intérêts à la firme d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), leur ancien employeur qui s’est constitué partie civile.

En première instance, ils avaient été condamnés respectivement à 12 et 9 mois de prison avec sursis, assortis de 1500 et 1000 euros d’amende, pour «vol, violation du secret professionnel et du secret des affaires, accès ou maintien dans un système frauduleux informatique, blanchiment et divulgation de secrets d’affaires». Tous deux avaient fait appel de leur condamnation. Lors de ce nouveau procès, le chef de violation du secret professionnel et du secret des affaires a été abandonné. Ils risquaient à nouveau jusqu’à cinq ans de prison

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Les pays avancés pourraient être rattrapés par les pays émergents d’ici 2050

En 2050, c’est en Arabie saoudite que le PIB par tête serait le plus élevé des grands pays, devant les Etats-Unis et les Pays-Bas, selon les prévisions de PwC. La réduction des écarts entre pays émergents et avancés devrait se poursuivre.

Bientôt, les Chinois auront le niveau de vie des Français aujourd’hui. Turcs et Russes vivront aussi bien que les Italiens. Les Vietnamiens apprécieront un pouvoir d’achat multiplié par quatre. Et les Saoudiens seront plus riches que les Américains ! C’est la projection des experts du grand cabinet PwC sur le PIB par tête en l’an 2050.

UE : Pas de droit à l’oubli dans le registre de commerce

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) vient de trancher : l’administrateur d’une société mise en faillite ne peut pas exiger l’effacement des données personnelles le concernant du registre de commerce.

Tout a commencé par le procès intenté par un gestionnaire italien, Salvatore Manni, contre la chambre de commerce de Lecce. Administrateur d’une société qui s’est vu attribuer un marché pour la construction d’un complexe touristique, Manni n’a pas pu vendre les immeubles du complexe, car il ressortait du registre des sociétés qu’il avait été l’administrateur d’une autre société qui a fait faillite en 1992.

Le tribunal de Lecce avait donné raison à Manni en ordonnant à la chambre de commerce de rendre anonymes les données personnelles le reliant à la faillite de la première société. Les juridictions italiennes ont alors adressé une question préjudicielle à la CJUE.

Par son arrêt, cette dernière refuse donc de reconnaître un droit à l’oubli sur le registre du commerce en Europe selon le principe que de telles informations “protègent les intérêts des tiers par rapport aux sociétés par actions et aux sociétés à responsabilité limitée”, dès lors qu’elles “n’offrent comme garantie à l’égard des tiers que leur patrimoine social”.

La CJUE consent toutefois une exception et juge qu’à “l’expiration d’un délai suffisamment long après la dissolution de la société concernée, les États membres peuvent prévoir un accès restreint des tiers à ces données dans des cas exceptionnels”.

L'economiste

BAD: Une nouvelle stratégie pour le Maroc

L’agro-business, les métiers mondiaux et les énergies renouvelables: Les priorités

Un portefeuille de 20 milliards de DH, 35 opérations… Le Maroc, un client choyé

Avec plus de 20,5 milliards de DH d’engagements pour 35 opérations (17 prêts et 18 dons), le Maroc est le premier client de la Banque africaine de développement (BAD). Et le pays est bien parti pour se maintenir en haut du podium sur les cinq prochaines années. L’institution financière vient d’approuver, à Abidjan, une nouvelle stratégie pour le pays sur la période 2017-2021. La particularité de cette feuille de route est qu’elle intervient dans un contexte à mi-chemin des différentes stratégies sectorielles.

L’objectif de l’institution financière sera justement d’appuyer le Maroc à «accélérer» -un terme décidément à la mode-  «la transformation de son économie et le renforcement de sa résilience». Pour y arriver, la banque annonce un appui ciblé au développement du secteur privé et à la réduction des disparités liées à l’emploi (âge et genre). Ce qui fait que ses interventions porteront ainsi sur deux axes majeurs. Le premier consiste en «la promotion de l’industrialisation verte par les PME ainsi que du secteur exportateur», expliquent les économistes de la banque.

La priorité de la banque sur ce chantier sera d’appuyer le Maroc à lever les contraintes réglementaires et de financement, affectant les PME et l’export. L’institution mettra notamment l’accent sur les secteurs de l’agro-business, les métiers mondiaux industriels du Royaume (aéronautique, automobile, IT…), ainsi que les énergies renouvelables. Une filière sur laquelle elle est déjà bien présente en termes de volume d’investissements consentis. «La banque intensifiera le dialogue avec le secteur privé au cours de la période 2017-2021, en se positionnant dans des approches innovantes où son additionnalité est forte», prévoit-on auprès de l’institution financière.

Tout cela passera par une densification du tissu industriel par les PME dans ces secteurs stratégiques, l’ascension et la création des chaînes de valeur par les PME pour augmenter la part de la valeur ajoutée locale dans les biens et services exportés. Il s’agit aussi de booster l’innovation, l’entrepreneuriat et la création d’emplois.

Quant au second axe d’intervention de la BAD, il sera dédié à «l’amélioration des conditions de vie par l’emploi pour les jeunes et les femmes, ainsi qu’en zone rurale». Là, la priorité est mise sur la promotion de l’employabilité, l’entrepreneuriat, et le passage de la formation à l’emploi.

Le bailleur veut aider le Maroc à «lever les contraintes identifiées dans le diagnostic de croissance et portant sur le capital humain, en général, et sur l’éducation en particulier». L’institution financera des appuis budgétaires aux réformes en cours dans les secteurs en question.

A ce jour, le portefeuille Maroc de la BAD couvre sept secteurs, avec une orientation très marquée pour les infrastructures (85% des engagements) et un taux de décaissement dépassant 54%. L’énergie pèse déjà près de 39% des engagements. Elle est suivie par les transports (24,8%), l’eau et l’assainissement (14,5%) qui font l’essentiel des interventions de la banque. «Il faut néanmoins noter que ce portefeuille reflète principalement les projets d’investissements de la banque».

39% des allocations sur la période 2012-2015 se sont opérés par des appuis budgétaires à l’Etat.  Un véritable bailleur en série…

Des opportunités et limites

Dans son Document de stratégie pays (DSP), la banque souligne la dépendance structurelle de la croissance à la performance agricole. La variation du PIB est justement passée de 4,5% en 2015 à une prévision de 1,8% en 2016. C’est pour cela d’ailleurs que la banque compte mettre en place plusieurs opérations d’appui à l’accélération du processus d’industrialisation du pays.

L’institution financière relève aussi la stabilité économique encore fortement arrimée à la croissance européenne, ainsi que le «ralentissement du rythme de la mise en place des réformes».

Les ECO

L’heure légale au Maroc avancée de 60 minutes le 26 mars

L’heure légale du Maroc sera avancée de 60 minutes (GMT+1) le dimanche 26 mars 2017 à 2h00. C’est dans la nuit de samedi à dimanche à 2 heures du matin exactement qu’il vous faudra avancer vos montres et réveils d’une heure.

 Cette année encore nous assisterons à 4 changements d’heure. Le premier changement  à l’heure d’été aura lieu le dimanche 26 Mars. Le retour à l’heure d’hiver s’effectuera au début du mois de Ramadan aux alentours du 21 mai pour se terminer le dimanche 25 juin.

Dans la nuit du 28 au 29 octobre à 3h du matin, il faudra reculer vos réveils d’une heure.

Protection du consommateur : près de 10.000 opérations de contrôle effectuées en 2016

Quelque 9.624 opérations de contrôle ont été effectuées en 2016 par des enquêteurs relevant du ministère de l’Industrie, du commerce, de l’investissement et de l’économie numérique, auprès de 900 établissements à travers le Maroc, a affirmé mercredi à Rabat le délégué du ministère à Rabat-Salé- Skhirat-Témara, Ahmed Khyad, lors de la 7e édition des journées régionales du consommateur, tenues du 13 au 17 mars au niveau de plusieurs villes du Maroc, y compris Rabat.

Ces opérations ont porté notamment sur la publicité des prix, les conditions de vente, les caractéristiques des produits, entre autres.

«Plus de 100 sites marchands ont été contrôlés, dont 96 ont fait l’objet d’avertissements aux opérateurs concernés en vue de les inciter à se conformer aux dispositions législatives en matière de ventes à distance», a souligné Khyad, ajoutant que le portail électronique officiel du Maroc dédié à la protection du consommateur a été visité plus de 36.600 fois durant l’année 2016.

Organisée en commémoration de la journée mondiale des droits des consommateurs (15 mars), cette rencontre régionale s’assigne pour objectif de mettre en relief les actions entreprises par le ministère pour la mise en œuvre de la loi n°31-08, décrétant des mesures de protection du consommateur visant le renforcement de la protection et de l’information desdits consommateurs tout en améliorant considérablement leurs droits.

aujourd'hui

Tourisme : Hausse de 10% des arrivées de touristes en janvier

Le nombre des touristes étrangers (TES) a progressé de 13%, alors que les arrivées des Marocains résidant à l’étranger (MRE) ont augmenté de 7%, indiquent des statistiques publiées par l’Observatoire sur le tourisme au Maroc pour le mois de janvier 2017, citant des données communiquées par la Direction générale de la sûreté nationale.

Les principaux marchés émetteurs du Royaume ont démarré l’année 2017 avec des résultats « très positifs », indique l’Observatoire, faisant état d’une hausse de 13% pour l’Espagne, 8% pour l’Allemagne et la Hollande et 6% pour la France et la Belgique.

Par ailleurs, d’autres marchés montrent des signes « très encourageants », en l’occurrence, les Etats Unis (+29%), la Corée du Sud (+41%), la Russie (+84%) et le Japon (+55%), ajoute la même source.

Parallèlement, l’Observatoire, qui cite des données communiquées par les professionnels de l’hébergement touristique, relève que les nuitées totales réalisées dans les établissements d’hébergement touristique classés, ont affiché une hausse de 11% en janvier 2017 par rapport à celui de 2016, sous l’effet d’une progression de 21% des touristes non-résidents et une baisse de 8% pour les résidents.

Au niveau géographique, les trois premières destinations touristiques, Agadir, Casablanca et Marrakech ont cumulé 72% des nuitées totales, en enregistrant des hausses respectives de 20%, 7% et 6%, fait savoir l’Observatoire, ajoutant que les villes de Fès et Tanger ont également affiché une hausse de +27% chacune.

Concernant la fréquentation des chambres, le taux d’occupation a augmenté en janvier 2017 de deux points par rapport au même mois de l’année dernière à 34%.

Durant le mois de janvier 2017, les recettes voyages ont atteint 4 milliards de dirhams, enregistrant une hausse de +2,9% par rapport au même mois de l’année écoulée, selon la même source.

LA VIE ECO

TEXTILE : BONNES PERSPECTIVES À L’EXPORT pour 2017

Les industriels satisfaits des commandes du 1er semestre. Bonnes performances sur les marchés anglais, allemand et espagnol. Sur le marché local, les industriels continuent de souffrir de la contrebande et des importations massives de produits low-cost.

L’année 2016 s’est achevée en apothéose pour le textile marocain. Selon l’Association marocaine de l’industrie du textile et de l’habillement (Amith), les exportations ont rapporté en valeur 32,4 milliards de DH, en progression de 7% par rapport à 2015. Selon Mohamed Tazi, directeur général de l’association, ces performances ont été portées par les marchés espagnol et allemand qui ont connu des évolutions intéressantes respectivement de 23% et 6%. N’eût été une baisse de 38% de la demande américaine, l’année aurait été meilleure. A présent, l’année 2017 démarre sur de bonnes bases. Selon Karim Tazi, président de l’Amith, les performances du mois de janvier sont déjà satisfaisantes. «L’industrie se maintient dans la confection. Dans la filière maille, on enregistre déjà une hausse d’environ 4% par rapport à la même période de l’année dernière», déclare-t-il. Les statistiques de l’Office des changes sont un peu moins optimistes : en janvier, les exportations des articles de bonneterie se sont appréciées de 3,2% et celles de vêtements confectionnés ont accusé une légère baisse de 0,7% en comparaison avec ceux de la même période en 2016. Pas de quoi inquiéter les industriels qui semblent satisfaits des commandes du 1er semestre. «Certes, cela fait quelques années que la visibilité est réduite, mais on constate un regain d’intérêt pour le Maroc», déclare un patron de PME à Casablanca.

Les donneurs d’ordre reviennent

Alae Eddine Bahraoui, PDG de Marcottes, entité spécialisée dans le marché anglais basée à Rabat, s’attend, pour sa part, à de bons résultats au premier semestre 2017. «Et pour cause, les donneurs d’ordre britanniques ont réalisé de bonnes performances commerciales lors des dernières soldes. Ils veulent sans doute perpétuer les bons résultats pendant les prochaines grandes promotions», assure cet industriel qui dit travailler sur les collections de l’été prochain. Le Maroc, qui bénéficie de la stabilité politique et de la proximité avec l’Europe, profite de la baisse du marché chinois due à son renchérissement.

Par contre, les industriels orientés sur le marché local ne sont pas de la fête. Ils continuent de souffrir des mêmes maux, en particulier les importations massives et (ou) illégales. «Il s’y ajoute les délais de paiement très longs ou, pire, l’absence de règlement notamment dans la filière de teinture», se plaint le DG d’une entreprise de textile intégrée spécialisée dans le marché local. Produisant pour sa propre marque de sous-vêtements pour hommes, l’entreprise a commencé depuis un mois à livrer aux magasins des sous-vêtements, pyjamas et quelques articles de bonneterie dédiés aux femmes. «Nous avons réalisé une progression de 6% en 2016 par rapport à 2015», déclare le DG de l’entreprise. Un cas parmi d’autres qui prouve que le marché domestique est tout de même lucratif et peut l’être encore plus s’il est mieux organisé et protégé contre les importations frauduleuses.

L'economiste

Flexibilité du dirham: Compétitivité-prix vs inflation importée

  • Deux objectifs parfois contradictoires qu’il va falloir concilier
  • Dans dix ans, le monde fonctionnera avec la triade «dollar-euro-yuan»
  • Malgré ses imperfections, on n’a pas trouvé d’alternative à la mondialisation

Entretien avec Christian de Boisseu

(Professeur émérite à l’Université de Paris I (Panthéon Sorbonne), au Collège d’Europe (Bruges) et à l’Université catholique de Lille. Il est membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers)

Le taux de change est un point d’ancrage essentiel pour toute politique économique; c’est vrai pour le Maroc comme ailleurs. Quand j’évalue dans le rétroviseur la politique de change pilotée par Bank Al-Maghrib, j’ai globalement le sentiment d’une politique raisonnable et pragmatique.

Pas de dévaluation compétitive, pas de changements brutaux, un pragmatisme croissant et de bon aloi, la volonté d’ancrer et de stabiliser les anticipations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

La formule de l’ancrage du dirham au panier de devises permet aussi une certaine souplesse. Alors qu’au plan mondial les changes flottent, le Maroc pratique un taux de change stable mais ajustable de temps à autre. Il faut rester sur une ligne de crête entre des objectifs parfois contradictoires: se soucier de la compétitivité-prix des entreprises sans alimenter pour autant l’inflation à l’intérieur via l’inflation importée. Les mêmes entreprises qui réclameraient un coup de pouce grâce à une flexibilité accrue du change pourraient en même temps avoir tendance à se plaindre du coût pour elles de la couverture (via par exemple des instruments dérivés) de risques de change en augmentation. Difficile de prétendre seulement à des évolutions favorables…

150 millions de dollars pour mieux cibler les pauvres

Le conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) a approuvé une opération d’un montant de 150 millions de dollars pour appuyer les efforts du Maroc en matière de promotion des programmes sociaux et de soutien aux petites entreprises. Cette opération permettra, d’une part, d’améliorer le ciblage des programmes sociaux grâce à un meilleur système d’identification personnelle et, d’autre part, de lever les barrières qui empêchent les start-ups et les petites entreprises d’accéder à des financements. Selon la BM, le projet permettra de doubler l’impact des programmes de réduction de la pauvreté tels que Ramed et Tayssir. Objectif : diriger les ressources de ces programmes vers les ménages et les individus les plus vulnérables uniquement. Ce qui se traduira par des économies estimées à plus de 30 millions de dollars par an.

Croissance : Le CMC affiche aussi son optimisme

Après la Banque mondiale (Voir “Croissance : La Banque mondiale parie de 4% en 2017“), le Centre marocain de conjoncture (CMC) livre aussi des perspectives positives pour l’économie marocaine. En 2017, la croissance devrait se situer à 4,1% grâce à la reprise du cycle de production des différents secteurs d’activités. Avec une récolte céréalière atteignant le niveau moyen des cinq dernières années, la valeur ajoutée agricole afficherait ainsi une progression estimée à 7,6%. Pour sa part, le secteur des industries manufacturières progresserait à un rythme légèrement supérieur à celui de l’année dernière (3,2%) alors que le BTP devrait surfer sur la vague positive enclenchée par les programmes d’habitat social et d’infrastructures de base. Par ailleurs, l’investissement augmenterait de 4,8 % grâce au regain de forme des flux de capitaux étrangers, au redressement de l’investissement privé et de certains programmes d’équipements publics.

LA VIE ECO

BANQUES PARTICIPATIVES: LA CLIENTÈLE DES TPME ET PROFESSIONNELS DEVRAIT DEVANCER LES GRANDES ENTREPRISES

La clientèle professionnelle, intéressée par la finance islamique, ne devrait pas s’éterniser chez les banques conventionnelles une fois les établissements participatifs lancés.

Cette cible regroupant essentiellement les professions libérales et les TPME devrait en effet être en mesure de basculer facilement vers les nouveaux établissements. La raison en est que le poids de leurs engagements au niveau du système conventionnel reste réduit, ce qui leur donne de l’agilité pour opérer cette transition, expliquent des banquiers. Même quand elle détient des financements, cette clientèle pourra les amortir de manière accélérée, sachant qu’il s’agit de crédits dont les durées restent relativement réduites. Le basculement devrait en revanche être plus lent côté grandes entreprises. Celles-ci devraient murir leur décision avant de basculer, car, guidées par l’éthique, leur démarche est rationnelle et privilégie les coûts.

Le Matin

BANQUE PARTICIPATIVE DAR ASSAFAA DEVIENT BANK ASSAFAA

Attijariwafabank lancera sa banque participative Bank Assafaa en tant que filiale à 100% du groupe, a déclaré son PDG Mohamed El Kettani.

Lors de l’annonce de l’obtention par Attijariwafabank de l’agrément de Bank Al-Maghrib pour créer une banque participative, il était néanmoins mentionné que «cette banque est toujours en discussion pour un futur partenariat».

aujourd'hui

COOPERATIVES AGRICOLES : LA FAO ET LA BERD EXAMINENT LES POTENTIALITES

Le renforcement des capacités financières et techniques des coopératives agricoles aurait un fort impact sur le développement du secteur agroalimentaire marocain, et ce au même titre que la facilitation de la participation du secteur privé et la recherche des organismes de financement.

Multiples sont les opportunités d’investissement qui se tracent pour les coopératives agricoles marocaines. Toutefois pour les saisir, le secteur coopératif devrait relever d’énormes défis. Une analyse détaillée des potentialités de ces coopératives a fait l’objet d’une récente étude menée conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Il ressort que le renforcement des capacités financières et techniques des coopératives agricoles aurait un fort impact sur le développement du secteur agroalimentaire marocain, et ce au même titre que la facilitation de la participation du secteur privé et la recherche des organismes de financement. Les principales conclusions tirées par l’étude de la FAO et la BERD relative aux nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur coopératif agricole portent sur la mise en œuvre des interventions spécifiques par filières.

L’heure étant d’appuyer le développement des interprofessions et des fédérations ainsi que de contribuer à l’élaboration de politique «filière» et de la gestion des ressources en eau pour garantir une durabilité des cultures irriguées.  Parmi les recommandations relevées par l’étude figure également la sensibilisation des consommateurs quant à la qualité des produits. Ces conclusions ont été au cœur d’un atelier dédié à la restitution des résultats de ladite étude, tenu jeudi dernier à Rabat. L’analyse du secteur coopératif agricole met en relief le potentiel de croissance élevé pour le maraîchage et les agrumes. Ce potentiel reste en revanche moyen pour l’argane, le lait, les oasis et les olives, voire faible pour la viande rouge, l’arboriculture et le miel.  En termes de maturité, les coopératives opérant dans les filières maraîchage, agrumes et lait se distinguent. Selon l’étude de la FAO et la BERD, ces coopératives sont plus compétitives et bénéficient de la croissance du marché domestique. En revanche, les coopératives de l’arganier ont toujours du mal à faire face aux problèmes de compétitivité et de capacité d’investissement.  La qualité et la sensibilisation des consommateurs sont, en contrepartie, deux défis auxquels restent confrontées les coopératives opérant dans les filières des oasis et des olives. S’agissant du cadre légal qui régit la création des coopératives, l’étude indique, à ce propos, qu’il ne s’avère pas attractif pour les investisseurs externes. De même, il offre de lentes possibilités de formation du capital. L’étude s’est également intéressée à la gestion des groupements d’intérêt économique (GIE). Cette dernière s’avère, selon l’étude, flexible et ce compte tenu de la gouvernance des GIE et de la gestion du capital.

L’étude réalisée par la FAO et la BERD s’inscrit dans le cadre d’une mission sur les coopératives agricoles dans la région Mena. Elle a pour finalité de mettre en relief les rôles et les fonctions des coopératives dans le développement du secteur agricole et d’identifier les moyens d’intégrer les petits et moyens producteurs dans des filières agroalimentaires à la fois modernes et durables. Au Maroc, le nombre des coopératives a presque triplé ces dix dernières années. Le Royaume compte à fin 2015 près de 17.500 coopératives dont 86% agricoles et 14% artisanales. Rappelons qu’un nouvel élan a été donné aux coopératives agricoles, notamment après l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert. La stratégie agricole du Maroc a accordé au tissu coopératif un grand intérêt permettant ainsi le développement de nouveaux produits tels que le terroir qui connaît actuellement un grand engouement aux niveaux national et international. Le terroir s’est doté depuis 2012 d’une stratégie nationale. Ce dispositif a permis de développer plusieurs actions en matière d’accès de ces produits au marché local et étranger.

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LE TRIBUNAL DE RABAT CONFIRME LA GRATUITÉ DE L’ENSEIGNEMENT POUR LES FONCTIONNAIRES

Le tribunal administratif de Rabat vient d’annuler la décision du Conseil d’administration de l’Université de Mohammed V visant à obliger les fonctionnaires doctorants à s’acquitter de frais d’inscription s’élevant à 10.000 DH.

La justice marocaine vient de confirmer par ce jugement la gratuité de l’enseignement supérieur public pour les fonctionnaires.

La Cour du tribunal administrative de Rabat a estimé dans son jugement que cette mesure prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et défendu par le ministre Lahcen Daoudi, est à la fois discriminatoire et attentatoire à la recherche scientifique.

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SPOLIATION DE LA VILLA “REVE DE CRABE”: 12 ANS DE PRISON POUR UN NOTAIRE

Un notaire a été condamné à 12 ans de prison en appel dans une affaire de spoliation d’une villa d’Ain Diab, à Casablanca. L’association des victimes de spoliation foncière salue une avancée, même si du chemin reste à parcourir.

C’est une (petite) victoire de plus pour les victimes de spoliation de biens immobiliers. Les peines des sept personnes accusées dans l’affaire de la villa “Rêve de crabe” ont été confirmées en appel dans la nuit du 10 au 11 mars. “Nous avons attendu jusqu’à trois heures du matin le verdict, après un délibéré de neuf heures”, raconte Moussa El Khal, juriste et porte-parole de l’Association pour le droit et la justice au Maroc (ADJM) qui défend les victimes de spoliation de biens immobiliers. Cette fois-ci, il s’agit du vol d’une villa sur la Corniche de Casablanca, après la mort de ses propriétaires, le couple Brissot, sans enfant, en 2011. Une affaire qui était devenue emblématique de la spoliation foncière.

Les peines prononcées en première instance trois plus tôt sont donc confirmées en appel ce 11 mars 2017, après plus de 70 audiences. Le notaire a été condamné à 12 ans de prison pour rédaction de faux testament. L’avocat écope d’un an pour “abus de confiance”, nous confirme Moussa El Khal. Les autres accusés ont écopé de sept ans de prison. Parmi eux, le gardien de la villa qui a été spoliée. Les accusés ont aussi été condamnés à une amende de trois millions de dirhams, solidairement.

Une déception pour Moussa El Khal, dont l’association aurait espéré voir des peines plus lourdes. Mais pour le juriste, le plus important reste que l’héritier légitime, le docteur Gérard Bénitha, va récupérer le titre foncier de la villa “Rêve de crabe”, qui se situe à Ain Diab à Casablanca. Elle avait été achetée frauduleusement par des malfaiteurs à un prix inférieur à celui du marché.

 

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NOUVELLE EQUIPE A LA TETE DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Du sang neuf au Conseil économique social et environnemental (CESE). L’institution présidée par Nizar Baraka a procédé, conformément à son règlement intérieur, à l’élection de son bureau au titre de l’année 2017.

Le nouveau bureau est ainsi composé, outre son président, par les représentants des 5 catégories qui composent le Conseil, élus par l’assemblée générale du 23 février 2017, à savoir Tarik Aguizoul, AdderrahimLaabaid, Abdelkrim Foutat, Karima Mkika et JilaliHazim.

Le bureau compte également les présidents des 7 commissions permanentes du Conseil, élus par les membres de ces commissions les 7 et 8 mars 2017, à savoir Ahmed Rahhou, Mohamed Alaoui, Zahra Zaoui, Abdellah Mouttaqi, LahcenHansali, LahcenOulhaj et AbderrahimKsiri.

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L’Italie veut attirer les super riches avec un impôt forfaitaire

Avec un impôt forfaitaire de 100.000 euros par an, portant sur l’ensemble des revenus du contribuable, l’Italie souhaite convaincre millionnaires et milliardaires de venir s’y installer.

L’Italie sera-t-elle un nouveau havre pour les multi-millionnaires et les milliardaires ? Le fisc italien a ouvert mercredi 8 mars une procédure permettant aux étrangers riches d’installer leur résidence fiscale en Italie en échange d’un impôt forfaitaire de 100.000 euros par an sur leurs revenus à travers le monde. Prévue par la loi de finances 2017, cette mesure vise à faire concurrence à des pays comme le Royaume-Uni ou l’Espagne qui ont ainsi attiré des stars du sport et de la musique…

Selon la presse italienne, elle pourrait intéresser un millier de personnes dans l’immédiat, pas forcément uniquement dans ces milieux là. Les principales conditions requises pour bénéficier de ce cadeau fiscal sont : avoir été résident à l’étranger pendant au moins 9 des 10 dernières années… et avoir des revenus suffisants pour qu’un impôt de 100.000 euros apparaisse comme une bonne affaire. Pour les grandes familles, une clause permet d’installer aussi la résidence fiscale de ses proches pour un supplément d’impôt de 25.000 euros par personne.

Un dispositif prévu pour au maximum 15 ans

Selon le fisc italien, un renouvellement tacite de cet impôt forfaitaire est prévu chaque année, pour un maximum de 15 ans. Les gros contribuables intéressés devront cependant passer ensuite suffisamment de temps en Italie pour justifier de leur nouvelle résidence fiscale auprès des autorités de leur pays.

En 2008, le fisc italien avait lui-même rejeté l’excuse d’une résidence fiscale au Royaume-Uni pour obliger le champion de moto Valentino Rossi à verser 19 millions d’euros d’arriérés d’impôts.

Le système fiscal italien se base sur un impôt sur le revenu, prélevé à la source si les revenus sont perçus en Italie, calculé grâce à six tranches. Le taux d’imposition varie donc de 23% pour la première tranche (de 8.000 à 15.000 euros) à 43% pour la tranche supérieure (plus de 75.000 euros). Cet impôt forfaitaire permettra donc à ceux qui ont un  revenu largement supérieur au seuil de la dernière tranche de payer moins d’impôts.

L'economiste

Maroc-Afrique: Les investissements en hausse, le risque fiscal aussi

Ghana, Zambie, Sud Soudan, Nigéria, Ethiopie… Le Maroc multiplie les accords commerciaux et les conventions d’investissement avec des pays africains. Les entreprises qui veulent investir en Afrique risquent d’être confrontées à la problématique de la fiscalité. En cas d’absence d’une convention de non-double imposition, elles risquent d’être imposées aussi bien dans leur pays de résidence qu’au Maroc.

Le Maroc est lié par un réseau de 51 conventions de non-double imposition. Mais elles n’ont pas toutes le même statut. Certaines ont été signées, mais pas encore ratifiées. D’autres, dont une dizaine avec des pays africains, n’ont pas encore été publiées au Bulletin officiel. Sans cela, elles n’ont aucune valeur juridique. «Les entreprises sont vivement invitées à se renseigner sur l’entrée en vigueur de ces conventions, notamment auprès du ministère des Affaires générales. C’est le département qui dispose de la situation à jour», recommande SalaheddineNadif, expert-comptable, invité par l’Association des lauréats du groupe l’Iscae sur la fiscalité, jeudi 2 mars.

Le Royaume est signataire d’une dizaine de ce type de conventions avec des pays africains: Sénégal et Gabon, Côte d’Ivoire, Egypte, Mali et UMA. Une dizaine d’autres sont dans le circuit. Le Maroc devra accélérer leur ratification et négocier de nouvelles conventions avec ses partenaires africains pour éviter aux investisseurs marocains d’être pénalisés fiscalement quand ils voudront remonter des bénéfices. A moins de recourir à des véhicules tels que la création de sociétés dans des pays liés par une convention avec leur pays d’accueil.

La fiscalité internationale est souvent un casse-tête pour les investisseurs qui décident de franchir leurs frontières. Le risque étant d’être doublement imposés dans leur pays de résidence et celui où ils créent de la richesse. Cela peut paraître évident, mais les investisseurs étrangers ou les nationaux qui s’implantent à l’international doivent minutieusement étudier le contenu des conventions qui les concernent parce que certains détails peuvent leur échapper: la territorialité fiscale, par exemple. Ainsi, si l’on prend le cas de la France, «il faut savoir qu’il y a la France métropolitaine, mais aussi le département d’Outre-mer. Par conséquent, il faut toujours vérifier la portée territoriale de chaque convention», suggère l’expert-comptable.

L’autre point auquel les entreprises étrangères doivent également faire attention concerne les différents types concernés ainsi que les modalités de leur perception et de leur répartition. Le Maroc n’applique pas d’impôt sur la fortune. Les impôts doivent-ils être recouvrés dans l’Etat source ou dans le pays de résidence? Quel traitement fiscal doit-il être effectué pour les prestations de services, par exemple?

Autant de questions dont les réponses doivent être recherchées dans le corps des conventions. En cas de désaccord avec l’administration fiscale, les entreprises étrangères préfèrent toujours négocier car il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès. D’autant qu’un contrôle fiscal est toujours mal accueilli par les multinationales. «Les désaccords sont souvent dus à des situations comptables très complexes. C’est la raison pour laquelle les multinationales préfèrent être maîtresses de leur destin en signant un accord. Dans le même temps, elles évitent de lourdes connaissances en termes d’imposition et de mauvaise publicité», précise Mohamed Fdil, ex-secrétaire général de la Commission nationale de recours fiscal.

Ces accords en stand-by

Depuis 1990, les pays du Grand Maghreb sont liés par une convention fiscale. Elle remplace tous les accords bilatéraux qui avaient été signés entre le Maroc et les pays du Maghreb. Sauf qu’elle est actuellement en stand-by. Les pays membres appliquent chacun la législation fiscale interne. Ce qui pénalise les investissements. Le Royaume est également signataire d’une convention de non-double imposition avec la Libye. Elle prévoit un taux d’imposition à 5%. Mais l’accord n’a toujours pas été ratifié à cause de la situation politique dans ce pays. En attendant, des investisseurs libyens, tels qu’Oilibya, sont imposés à 15%.

Le Maroc est également lié avec un autre pays avec lequel il entretient des relations commerciales très poussées. Pourtant la convention fiscale bilatérale, signée en 2009, n’est toujours pas en vigueur.

Finance participative:

Comment ces banques fonctionneront

Le ministère des Finances vient de publier au Bulletin officiel (n° 6548 du 2 mars 2017) les arrêtés homologuant les circulaires de Bank Al-Maghrib (BAM) relatives aux banques participatives. La première fixe les règles du jeu qui s’appliquent aux banques participatives. Les établissements financiers désireux d’offrir des produits participatifs doivent le faire sans aucune interférence avec les activités bancaires classiques. Il s’agit de créer des fenêtres dédiées, dotées d’un capital minimum de 200 millions de dirhams, qui ne devront pas être défalqués du capital de la banque mère. Aucun produit, ni service ne peut être commercialisé sans l’aval de la Banque centrale.

Les cinq produits participatifs

Lorsque les agréments des banques participatives seront publiés au Bulletin officiel, celles-ci pourront commencer à commercialiser une première offre de cinq produits.

  •  Mourabaha

Il s’agit de la vente par une banque d’un bien meuble ou immeuble à un client avec un prix d’achat augmenté d’une marge bénéficiaire convenue d’avance entre les deux parties. Le paiement s’effectue selon les modalités convenues entre la banque et le client. Comme dans le cas des établissements de crédit classiques, le bien vendu demeure propriété de la banque.

  •  Ijara

C’est une opération par laquelle une banque loue un bien meuble ou immeuble à un client pour exercer une activité autorisée. Il en existe deux formules: Ijaratachghiliya consiste en une location simple. Dans le cas de IjaraMountahia bi-tamlik, la propriété est transférée au client selon les conditions fixées par avance entre les deux parties.

  •   Moucharaka

Le principe consiste pour une banque à participer à un projet en vue de réaliser un profit. Les parties contractantes supportent les pertes à hauteur de leur participation dans le projet et partagent les profits selon leur part dans le tour de table.

Il existe deux formes de Moucharaka: MoucharakaTabita: La participation des deux parties demeure jusqu’à la fin d’un contrat. MoucharakaMoutanaqissa: La banque se retire d’un projet selon un horizon convenu par avance entre les deux parties.

  •  Moudaraba

Moudaraba est un contrat entre un entrepreneur (Moudarib) et une ou plusieurs banques participatives (Rab El Mal) qui fournissent le capital en numéraire et/ou en nature pour la réalisation d’un projet. Ce dernier est géré de manière exclusive par l’investisseur. Les bénéfices sont partagés selon des conditions fixées d’avance. Les pertes sont supportées par les banques sauf en cas de négligence, de mauvaise gestion, de fraude du Moudarib…

  •  Salam

C’est un contrat de livraison en différé. L’une des deux parties, soit la banque participative, soit le client, verse d’avance le prix intégral d’une marchandise dont les caractéristiques sont définies à l’autre partie qui s’engage à livrer une quantité déterminée de cette marchandise dans un délai convenu.

aujourd'hui

Recettes fiscales :

Plus de 129 MMDH gérés par la DGI

La direction dresse le bilan de ses actions en 2016

2017 sera marquée par l’amélioration substantielle de la qualité de service aux contribuables. La DGI parachèvera sa transformation numérique et promouvra la conformité de l’équité fiscale.

Hausse du nombre de contrôles, baisse des restes à recouvrer et record des remboursements de la TVA et de la restitution de l’Impôt sur les sociétés…. Tels sont les grands traits de l’exercice 2016 de la Direction générale des impôts (DGI). Une année qui, selon Omar Faraj, directeur de la DGI, a connu la réalisation de plusieurs avancées aussi bien en termes de transformation digitale qu’en termes du métier. C’est ce qui ressort en gros du rapport d’activité de la DGI rendu public mardi 7 mars 2017.

LA VIE ECO

LES DÉPÔTS ET LES CRÉDITS BANCAIRES RATTRAPÉS PAR LE «WINDOW DRESSING»

Après une bonne fin d’année 2016, le soufflet retombe pour les dépôts et les crédits bancaires. Les premiers régressent en effet de près de 1% sur le premier mois de l’année, à 844,3 milliards de DH, après avoir affiché plus de 4% de hausse sur l’année passée.

Le crédit recule pour sa part de 2,3%, à 799,3 milliards de DH alors qu’il avait terminé 2016 sur une progression de 4,2%. Si la conjoncture explique pour beaucoup ce coup de déprime, il faut aussi y voir un retour de manivelle des opérations d’embellissement de compte (window dressing) menées habituellement par les banques en période de clôture des comptes. Preuve que c’est bien ce phénomène qui est à mettre en cause, ce sont surtout les rubriques sur lesquelles les banques peuvent agir avec le plus de facilité qui se sont le plus allégées en ce début d’année.

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Prévisions de croissance 2017: une embellie à l’horizon?

Le CMC, le FMI, le HCP, la BAD, Bank Al Maghrib ou encore la Banque mondiale s’accordent tous sur une hausse de la croissance du PIB marocain en 2017, mais les prévisions de ces institutions affichent des différences de plus d’un point. 

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de révéler ses prévisions de croissance pour l’année 2017. Selon l’institution, le taux de croissance projeté pourrait atteindre 4,1%. “Les prévisions économiques en ce début d’année annoncent une forte reprise du cycle des affaires, une perspective qui tient aux conditions climatiques particulièrement favorables depuis le lancement de la campagne agricole ainsi qu’au redressement attendu des principales activités industrielles, commerciales et de services,” indique le CMC dans sa lettre mensuelle “Maroc Conjoncture”, une édition spéciale sur le “marché intérieur au Maroc”.

D’autres institutions nationales avant elle se sont essayées au jeu des prévisions pour la même année. Si du côté  du gouvernement on est plus optimiste, avec un taux de croissance annoncé à 4,5% dans le projet de Loi de finances 2017, la Banque centrale table de son côté sur un taux de croissance  légèrement supérieur à celui du CMC (4,2%). Le Haut-commissariat au plan (HCP) est le moins optimiste des trois institutions. Pour l’organisme dirigé par Ahmed Lahlimi, le produit intérieur brut marocain devrait afficher une hausse de 3,6% en 2017.

Que disent les institutions internationales?

“En 2017, la croissance devrait s’accélérer autour de 4,4% (…) et se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base des réformes mises en oeuvre en cours”, affirme Nicolas Blancher, chef de la mission de consultation du FMI, lors d’une conférence de presse le 1er décembre 2016 à Rabat. Du côté de la Banque mondiale, le PIB marocain réaliserait une croissance de 4%. Moins optimiste que les institutions de BrettonWoods, la Banque africaine de développement (BAD) voit l’économie marocaine rebondir d’à peine 3,5% en 2017.

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Un élève sur deux ne sait-il ni lire ni écrire dans les écoles les plus défavorisées ?

Plus d’un élève sur deux scolarisé dans une école relevant de l’éducation prioritaire ne maîtriserait pas les savoirs fondamentaux, selon Richard Ferrand. Preuve, selon lui, que «le chantier de l’Education nationale n’a pas été bien mené» Verdict : exagéré

Risques commerciaux et financiers menacent la croissance mondiale, selon l’OCDE

Avec une hausse du PIB de 3,3 % cette année, l’économie mondiale reste enfermée dans une trappe de faible croissance, selon l’Ocde. Et cette modeste reprise n’est pas à l’abri d’un déraillement. Les marchés sont notamment déconnectés de l’économie réelle.

En dehors de la Chine et de l’Inde, la croissance des autres pays n’a pas de quoi faire des envieux. L’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), qui publie ce mardi matin ses prévisions intérimaires , n’attend toujours qu’une faible reprise. Pour 2017, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,3 % contre 3 % l’année précédente avant de se hisser à 3,6 % en 2018.

Sans titre

« La croissance est toujours trop faible et ses bénéfices trop centrés », a commenté Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation, pour qui trop de personnes n’ont pas bénéficié de la mondialisation et laissées de côté. L’Ocde voit donc avec une relative satisfaction une lente reprise, comme le mentionne son économiste en chef, Catherine Mann dans une interview aux « Echos ». Mais, cette reprise est fragile. Les risques liés à la montée du protectionnisme, sous la poussée des mouvements populistes, la croissance rapide des crédits au secteur privé, le fort taux d’endettement constatés dans certains pays émergents, en particulier en Chine, et les niveaux des prix de l’immobilier dans les pays riches sont autant de facteurs d’inquiétude pour l’Ocde. Cette dernière ajoute des préoccupations à propos des valorisations des marchés financiers qui « apparaissent déconnectées des perspectives de l’économie réelle ».

Aux Etats-Unis, grâce au renforcement de la demande domestique, la hausse du PIB devrait atteindre 2,4 % cette année et 2,8 % l’an prochain. L’amélioration de la situation financière des ménages, la reprise attendue dans le secteur de l’énergie, la hausse de l’emploi et des salaires devraient soutenir la conjoncture. Reste que les choix de politique économique à venir de la nouvelle administration – dépenses budgétaires, régime d’imposition, règles commerciales – auront un « impact significatif » sur les perspectives de croissance de la première économie mondiale.

La zone euro quant à elle reste engluée dans une croissance poussive. L’Ocde la crédite d ‘un taux de croissance de 1,6 % pour 2017 et 2018 . Pour cette année, l’Allemagne est à 1,8 % et la France à 1,4 % tandis que l’Italie affiche 1%. C’est faible. Pour l’Ocde, il existe au sein de la zone des marges de manoeuvre budgétaire pour des politiques plus ambitieuse, se référençant implicitement à l’Allemagne.

L’Organisation décèle certes des signes encourageants sur le plan des investissements mais le haut niveau des créances douteuses des banques et l’importance du chômage dans certains pays sont autant d’éléments négatifs pesant sur la croissance potentielle future.

D’une manière générale, l’Ocde enjoint les gouvernements à prendre le problème à bras le corps. Et surtout à ne pas effacer d’un trait de plume des décennies de libéralisation des échanges commerciaux par des mesures protectionnistes. « Il est important de maintenir des marchés globaux ouverts et transparents, pour les capitaux, les biens et les services ».

  • Une croissance faible et des délais de paiement trop longs entretiennent l’attentisme
  • Les investissements profitent peu aux activités à forte valeur ajoutée

Dix mois après la réunion inédite entre prêteurs et emprunteurs (BAM-GPBM-CGEM) pour contrer la panne de l’investissement, les entreprises n’ont toujours pas retrouvé l’appétit. Certes, la progression des crédits à l’équipement est plus rapide qu’en début d’année (5,7% en octobre contre 1,3% en moyenne sur les trois premiers mois de l’année). Ceci dit, les investissements du secteur automobile ou encore de l’OCP biaisent ce tableau. «La hausse des prêts à l’équipement est soutenue par quelques grands projets. Les PME sont en dehors de cette dynamique», note un banquier. Les levées de fonds sur les marchés sont également peu significatifs. Quoique la liste des intervenants est réduite. Il faudra revoir les critères d’accès au marché des capitaux pour encourager les PME à s’y financer et aussi développer d’autres sources telles que le privateequity.

Reste que la multiplication des sources de financement et la baisse du loyer de l’argent (le taux moyen des prêts à l’équipement a été de 4,95% au troisième trimestre) n’ont pas fondamentalement changé la donne. Même les incitations fiscales introduites en 2016 –­ remboursement de la TVA au-delà des trois ans exonérés ou encore l’instauration d’une nouvelle grille pour l’impôt sur les sociétés – ne suffisent pas à redonner le goût de l’investissement aux entreprises privées. Il faut que les entreprises aient des perspectives sur les profits, c’est-à-dire que les dirigeants retrouvent confiance. Or, la faiblesse de la croissance, 3,2% en moyenne par an depuis 2012, et la détérioration des délais de paiement interentreprises créent un attentisme peu favorable à l’investissement privé. Les délais de paiement se sont encore détériorés en 2016, constate l’assureur crédit Euler Hermes. Régler à plus de 5 mois, voire 7 mois, est devenu courant. Les délais trop longs sont un accélérateur de défaillance des entreprises, surtout les plus petites. Le règlement de ce fléau figure parmi les propositions phares adressées par le trio BAM-GPBM-CGEM au gouvernement. Il faudra que le traitement de ce mal s’accompagne d’autres réformes pour permettre aux investisseurs de s’engager davantage. «Il faudrait peut-être déréguler certains secteurs qui sont la chasse gardée du public», suggère un économiste.

En attendant, à court terme, l’amélioration de la conjoncture en Europe, principal marché à l’export du Maroc, devrait générer du business supplémentaire aux entreprises exportatrices et stimuler quelque peu leurs investissements. La demande extérieure additionnelle en 2017 est estimée à 1,8 milliard d’euros, l’équivalent de 19 milliards de DH par Euler Hermes. Elle serait trois fois plus importante qu’en 2016. Près de 3/4, plus exactement 70% de ces débouchés sont situés en Europe surtout en France et en Espagne. Cette embellie profitera principalement à l’agroalimentaire, le textile et la chimie.

CAMPAGNE AGRICOLE : TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS

Vent d’espoir chez les agriculteurs après les récentes précipitations. Le ministère de l’Agriculture vient en effet d’annoncer un excédent pluviométrique enregistré par rapport à une année normale dans toutes les régions du Maroc. Ce qui laisse entrevoir une campagne agricole “sous de bonnes perspectives avec des indicateurs prometteurs”. Ainsi, au décembre à 6h00 du matin, le cumul à atteint 140 mm, soit une hausse de 22% par rapport à une année normale (114,7 mm) et une hausse de 107% par rapport à la campagne précédente à la même date (67,4 mm).

L’AFFAIRE ZAZ PASSE EN CASSATION

Après la confirmation de la condamnation à 5 ans de prison fermes de l’ex-ODG de Wana, Karim Zaz, la défense a saisi la Cour de cassation. Le tribunal délictuel de Casablanca a retenu contre Zaz le détournement de trafic télécom international. L’escroquerie et l’abus de confiance ont été écartés. Dix autres personnes ont été jugées dans ce dossier dans lequel la Douane et les trois opérateurs télécom sont partie civile. L’expertise judiciaire qui évalue le préjudice financier a été remise au juge. La justice n’a pas encore dit son mot sur les réclamations civiles.

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L’OPEP VOIT UNE FORTE DEMANDE EN 2017, MEME SI LES PRIX MONTENT

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) table sur une solide demande de pétrole en 2017, comme cette année, a déclaré lundi le secrétaire général du cartel lors d’une conférence sur l’énergie, en dépit de l’accord de réduction de sa production conclu la semaine dernière pour tenter de faire remonter les cours de l’or noir. Mohammed Sanusi Barkindo, qui s’adressait à la presse en marge de la conférence, a indiqué que l’Asie aurait un grand rôle à jouer dans la croissance de la demande.

L’Opep a conclu la semaine dernière le premier accord de réduction de sa production depuis 2008. Cet engagement doit se traduire par une diminution des extractions d’environ 1,2 million de barils par jour (bpj) à partir de janvier prochain. L’organisation espère que les pays non-membres de l’Opep réduiront leur production de 600.000 bpj. Barkindo a annoncé lundi que l’Opep avait invité les pays producteurs n’appartenant pas au groupe, notamment la Russie, la Colombie, le Congo, l’Égypte, le Bahrein et Brunei à se réunir le 10 décembre à Vienne pour discuter de leur contribution. «Nous voulons que le niveau des stocks se situe à la moyenne des cinq dernières années, ni plus ni moins», a-t-il dit.

Les prix ont remonté depuis l’accord. Le baril de Brent a dépassé lundi les 55 dollars, son plus haut niveau en 16 mois. «Nous estimons que la croissance l’année prochaine sera aussi robuste que cette année, aux alentours de 1,2 million de barils», a dit Barkindo. «Elle pourrait être plus élevée, on ne sait jamais. Si elle est plus forte, alors les pays producteurs ont le droit d’augmenter leurs pompages afin de répondre à la demande des pays comme l’Inde.» «Pour l’Inde seule, la demande devrait augmenter à plus de 10 millions de barils par jour (bpj) d’ici 2040, contre 4,1 millions de bpj actuellement», a précisé Barkindo.

L’Opep estime que la demande mondiale devrait augmenter de 17 millions de bpj aux alentours de 110 millions d’ici 2040

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LA CIMR S’OUVRE AUX ADHÉSIONS INDIVIDUELLES DÈS LE 1ER JANVIER 2017

Grâce au changement de statut de la CIMR, mutée en société mutuelle, celle-ci ouvre la porte à des adhésions individuelles, dont le processus est totalementdigitalisé. Le produit y afférent est baptisé Al Moustakbal Individuel.

Avec le risque de faillite qui plane sur les régimes de retraite marocains, préparer sa retraite devient de plus un sujet de grande préoccupation. La réforme récente transformant la CIMR en société mutuelle de retraire apporte une nouvelle dynamique dans ce domaine et un nouveau souffle pour les salariés. En effet, avec le changement de statut opéré par la caisse l’adhésion au régime de retraite complémentaire n’est plus limité aux personnes morales, mais dès le 1er janvier 2017 sera ouverte aux personnes physiques. À compter de cette date, toute personne physique ayant atteint l’âge légal de travail peut devenir adhérent individuel. La CIMR a dédié à cette catégorie d’adhérent un produit baptisé Al Moustakbal Individuel, auquel la souscription se fait uniquement via internet. Le processus étant intégralement digitalisé, il suffit de remplir un formulaire disponible sur le portail de la CIMR en renseignant ses coordonnées bancaires.

La caisse prend attache avec la banque pour vérifier l’identité du souscrivant et notamment effectuer les prélèvements pas la suite. L’adhésion étant dispensée de toute signature, l’adhérent a trois mois après son inscription, pour se rétracter. Selon Khalid Cheddadi, président directeur général de la CIMR, qui s’exprimait dans une conférence organisée vendredi par la Chambre Suisse de commerce, sur les retraites complémentaires, il suffit d’adresser une réclamation à la caisse dans les trois mois pour se faire rembourser et arrêter son adhésion. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que l’acquisition de points se fait par des contributions forfaitaires programmées d’un montant minimum de 200 DH par mois. L’adhérent peut faire des versements exceptionnels en sus. Les contributions forfaitaires sont réglées par prélèvement automatique à partir du compte de l’adhérent individuel. De même, l’adhérent définit la date et la fréquence du prélèvement. Il peut également reporter un prélèvement, l’annuler ou en modifier le montant.

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LA FACE CACHÉE DE L’AFRICAIN LE PLUS RICHE QUI S’EST ALLIÉ À L’OCP

Avec la visite royale au Nigéria, le monde des affaires découvre que l’Africain le plus riche, AlikoDangote, a signé à Abuja un accord stratégique avec le groupe OCP, visant la construction d’une plateforme de production d’engrais au Nigeria, alimentée par du phosphate marocain et du gaz nigérian.

  • Des actifs en commun avec l’OCP de 2,5 milliards de dollars
  • Une fortune personnelle de 16,7 milliards de dollars
  • Le roi du ciment en Afrique
  • Sa philosophie, l’Afrique aux Africains
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URBANISME : L’ARSENAL JURIDIQUE RENFORCÉ
  • Un nouveau dispositif juridique voit le jour. Il a pour but de lutter contre les abus en matière de construction et de délivrance de permis.

L’arsenal juridique concernant l’urbanisme a été renforcé. En effet, la loi n°66-12 relative au contrôle des irrégularités dans le domaine de l’urbanisme et de la construction a été adoptée. Elle a pour but de lutter contre les différents abus en matière de construction, surtout que le pays a assisté à plusieurs effondrements de bâtiments ces dernières années, engageant la responsabilité de toutes les parties prenantes. Mahfoudi Mohamed, docteur en droit et directeur de publication de LegalFlash.ma, spécialisé dans l’information et la veille juridique, explique que parmi les apports de ce texte réglementaire : l’obtention obligatoire d’un permis de réparation ou d’entretien par le président du conseil communal (dans les cas des travaux dont le permis de construction n’est pas exigé). En outre, il est possible de demander au président du conseil communal un permis de régularisation ou de mise en conformité, pour les personnes ayant procédé à des constructions illégales, après accord de l’Agence urbaine. Par ailleurs, une obligation supplémentaire est mise à la charge du président du conseil communal. Ce dernier doit déposer une copie des permis et autorisations délivrés par ses soins à l’autorité administrative locale. Il est également prévu l’institution des obligations régissant l’ouverture et la fermeture des chantiers et l’obligation de la tenue d’un cahier de chantier contenant tous les renseignements permettant aux professionnels d’assurer le suivi du chantier. Par ailleurs, ce texte renforce le caractère coercitif des sanctions, notamment par la révision à la hausse des amendes en vigueur dans la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements et l’institution de sanctions privatives de liberté en cas de récidive s’agissant de certaines infractions graves telles que l’édification de construction sans autorisation préalable, la création d’un lotissement ou d’un groupe d’habitations dans une zone réglementaire non susceptible de l’accueillir. Ainsi, les amendes prévues débutent à 2 000 DH pour les modifications de toute nature apportées à la façade d’une construction sans autorisation préalable, et vont jusqu’à 100 000 DH pour les propriétaires ayant opéré des constructions différentes des plans autorisés en termes de hauteur, de superficie ou d’emplacement.

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LES EUROPEENS FONT UN GESTE POUR LA DETTE GRECQUE

Les créanciers de la Grèce se sont entendus, lundi soir, pour accorder à Athènes des mesures d’allègement de dette dites de court terme. Le principe de ce geste avait été acté en mai dernier. D’après Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité chargé de la mise en oeuvre de cet allègement, l’application de ces mesures devrait permettre de réduire le poids de la dette grecque, rapporté au PIB du pays, de 20 points de pourcentage à l’horizon 2060. Un chiffre encore largement abstrait et que Klaus Regling lui-même a conseillé d’appréhender avec prudence.

SUEZ ET TOTAL CONVERTISSENT L’HUILE USAGEE EN BIODIESEL

Aujourd’hui, moins de la moitié de l’huile alimentaire usagée est collectée, alors qu’elle pourrait être convertie en biocarburant. Suez, jusqu’alors peu présent sur ce type de déchets (il en collecte moins de 1.500 tonnes, sur 110.000 tonnes utilisées par an dans l’Hexagone), se lance et espère changer la donne. Il vient de signer avec Total un partenariat pour fournir en huile alimentaire usagée la future bioraffinerie de la Mède (Bouches-du-Rhône).

L’éternel challenger de Veolia va ainsi concurrencer… Veolia, actuellement le plus gros collecteur d’huile alimentaire usagée. Quelque 20.000 tonnes par an entrent dans son usine de Limay, qui les convertit elle-même en biodiesel.

Effets pervers

La raffinerie classique de Total à la Mède (430 emplois fin 2015) fermera en mars pour reconversion en bioraffinerie – la première de France, moyennant 275 millions d’euros d’investissement – et l’unité de filtration de Suez contribuera au maintien de 250 emplois maintenus sur site à l’horizon 2020.

Pas sûr que cette bioraffinerie, qui démarrera au premier semestre 2018, séduise les écologistes, car sur 500.000 tonnes d’huile entrant pour conversion en biodiesel (ce sera sa capacité de production), seuls 30 % à 40 % seront des déchets. Le reste sera de l’huile « neuve » : colza, tournesol ou huile de palme, selon le prix de marché des différents types d’huile.

Total ne confirme pas le chiffre de 100.000 tonnes d’huile de palme évoqué par certains observateurs pour son fonctionnement futur. Les écologistes dénoncent les effets pervers du biocarburant fabriqué à base d’huile de palme, issue d’une déforestation massive, même lorsqu’elle est a posteriori certifiée « durable », ainsi que le recours à des cultures dédiées, accusées de détourner les terres agricoles de leur but premier. Bruxelles a publié jeudi un projet pour inciter à utiliser des déchets plutôt que de l’huile « neuve ». La controverse n’arrête pas Total. Outre la Mède, il inaugurera vendredi à Dunkerque BioTfueL, un pilote convertissant en bio-diesel des déchets (paille et déchets forestiers) mais aussi des cultures dédiées.

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IMMIGRATION. BUSINESS MORTEL EN MÉDITERRANÉE

Le nombre de migrants qui meurent en Méditerranée est plus élevé que jamais. Le capitaine, d’origine norvégienne, nous montre des vidéos de ses missions de sauvetage entre la Sicile et la Libye. On y voit des canots pneumatiques pleins à craquer d’Africains. Des mines angoissées. Des regards graves, interrogateurs, mais aussi soulagés, à l’approche des sauveteurs. Des hommes qui sautent par-dessus bord et boivent aussitôt la tasse parce qu’ils n’ont pas de gilet de sauvetage et qu’ils ne savent pas nager. Un Africain qui se cramponne à un bidon. La joie des rescapés lorsqu’ils sont hors de danger. Un nourrisson minuscule, né à bord.   Ces citoyens qui aident les migrants à traverser les frontières

Faire bouger les choses

Puis les autres images – “dures”,met en garde le capitaine. Des embarcations remplies d’eau qui charrient des corps sans vie. Des cadavres lourds comme des enclumes, que les sauveteurs peinent à sortir de l’eau. Des corps gonflés, autopsiés à bord. Le Norvégien fait voir ces images à tout visiteur qu’il reçoit. Et il ne s’y fait pas. Les joues lui brûlent, les yeux cherchent le réconfort.

Allure athlétique, barbe de trois jours, crâne rasé, Pål Erik Teigen – prononcez “téyène” – est policier. Il a 50 ans. Chez lui, en Norvège, il est chargé de la sécurité côtière. Mais aujourd’hui, c’est dans le port de Catane qu’il mouille, à bord du Siem Pilot. De la passerelle, on aperçoit l’Etna derrière la ville, noyé dans les nuages. Il commence à faire nuit, la pluie cingle les vitres. L’hiver en Sicile. Teigen attend sa prochaine mission dans le cadre de “Triton”, l’opération européenne de protection des frontières. Il s’est porté volontaire. Pourquoi ?

Il cherche ses mots. “Pour faire bouger les choses, je crois.” Il s’interrompt, puis reprend : “Pour me rendre utile.”L’équipage du Siem Pilot a secouru plus de 28 000 personnes, tous des migrants. Le  Norvégien nous montre une photo : une jeune fille noire rayonnante fait le “V” de la victoire d’une main, l’autre bras enlaçant une petite fille, sans doute sa petite sœur. “Voilà, c’est pour ça que je suis là”, commente Teigen, dont la voix trahit l’émotion.

Un grand huit émotionnel Et les morts ? Le Siem Pilot a un conteneur frigorifique à bord qui peut accueillir 50 dépouilles. Ces dernières semaines, l’équipage n’a pas arrêté de sortir des corps sans vie de l’eau.