L'economiste

Flexibilité du dirham: Compétitivité-prix vs inflation importée

  • Deux objectifs parfois contradictoires qu’il va falloir concilier
  • Dans dix ans, le monde fonctionnera avec la triade «dollar-euro-yuan»
  • Malgré ses imperfections, on n’a pas trouvé d’alternative à la mondialisation

Entretien avec Christian de Boisseu

(Professeur émérite à l’Université de Paris I (Panthéon Sorbonne), au Collège d’Europe (Bruges) et à l’Université catholique de Lille. Il est membre du Collège de l’Autorité des marchés financiers)

Le taux de change est un point d’ancrage essentiel pour toute politique économique; c’est vrai pour le Maroc comme ailleurs. Quand j’évalue dans le rétroviseur la politique de change pilotée par Bank Al-Maghrib, j’ai globalement le sentiment d’une politique raisonnable et pragmatique.

Pas de dévaluation compétitive, pas de changements brutaux, un pragmatisme croissant et de bon aloi, la volonté d’ancrer et de stabiliser les anticipations à l’intérieur comme à l’extérieur du pays.

La formule de l’ancrage du dirham au panier de devises permet aussi une certaine souplesse. Alors qu’au plan mondial les changes flottent, le Maroc pratique un taux de change stable mais ajustable de temps à autre. Il faut rester sur une ligne de crête entre des objectifs parfois contradictoires: se soucier de la compétitivité-prix des entreprises sans alimenter pour autant l’inflation à l’intérieur via l’inflation importée. Les mêmes entreprises qui réclameraient un coup de pouce grâce à une flexibilité accrue du change pourraient en même temps avoir tendance à se plaindre du coût pour elles de la couverture (via par exemple des instruments dérivés) de risques de change en augmentation. Difficile de prétendre seulement à des évolutions favorables…

150 millions de dollars pour mieux cibler les pauvres

Le conseil des administrateurs de la Banque mondiale (BM) a approuvé une opération d’un montant de 150 millions de dollars pour appuyer les efforts du Maroc en matière de promotion des programmes sociaux et de soutien aux petites entreprises. Cette opération permettra, d’une part, d’améliorer le ciblage des programmes sociaux grâce à un meilleur système d’identification personnelle et, d’autre part, de lever les barrières qui empêchent les start-ups et les petites entreprises d’accéder à des financements. Selon la BM, le projet permettra de doubler l’impact des programmes de réduction de la pauvreté tels que Ramed et Tayssir. Objectif : diriger les ressources de ces programmes vers les ménages et les individus les plus vulnérables uniquement. Ce qui se traduira par des économies estimées à plus de 30 millions de dollars par an.

Croissance : Le CMC affiche aussi son optimisme

Après la Banque mondiale (Voir « Croissance : La Banque mondiale parie de 4% en 2017« ), le Centre marocain de conjoncture (CMC) livre aussi des perspectives positives pour l’économie marocaine. En 2017, la croissance devrait se situer à 4,1% grâce à la reprise du cycle de production des différents secteurs d’activités. Avec une récolte céréalière atteignant le niveau moyen des cinq dernières années, la valeur ajoutée agricole afficherait ainsi une progression estimée à 7,6%. Pour sa part, le secteur des industries manufacturières progresserait à un rythme légèrement supérieur à celui de l’année dernière (3,2%) alors que le BTP devrait surfer sur la vague positive enclenchée par les programmes d’habitat social et d’infrastructures de base. Par ailleurs, l’investissement augmenterait de 4,8 % grâce au regain de forme des flux de capitaux étrangers, au redressement de l’investissement privé et de certains programmes d’équipements publics.

LA VIE ECO

BANQUES PARTICIPATIVES: LA CLIENTÈLE DES TPME ET PROFESSIONNELS DEVRAIT DEVANCER LES GRANDES ENTREPRISES

La clientèle professionnelle, intéressée par la finance islamique, ne devrait pas s’éterniser chez les banques conventionnelles une fois les établissements participatifs lancés.

Cette cible regroupant essentiellement les professions libérales et les TPME devrait en effet être en mesure de basculer facilement vers les nouveaux établissements. La raison en est que le poids de leurs engagements au niveau du système conventionnel reste réduit, ce qui leur donne de l’agilité pour opérer cette transition, expliquent des banquiers. Même quand elle détient des financements, cette clientèle pourra les amortir de manière accélérée, sachant qu’il s’agit de crédits dont les durées restent relativement réduites. Le basculement devrait en revanche être plus lent côté grandes entreprises. Celles-ci devraient murir leur décision avant de basculer, car, guidées par l’éthique, leur démarche est rationnelle et privilégie les coûts.

Le Matin

BANQUE PARTICIPATIVE DAR ASSAFAA DEVIENT BANK ASSAFAA

Attijariwafabank lancera sa banque participative Bank Assafaa en tant que filiale à 100% du groupe, a déclaré son PDG Mohamed El Kettani.

Lors de l’annonce de l’obtention par Attijariwafabank de l’agrément de Bank Al-Maghrib pour créer une banque participative, il était néanmoins mentionné que «cette banque est toujours en discussion pour un futur partenariat».

aujourd'hui

COOPERATIVES AGRICOLES : LA FAO ET LA BERD EXAMINENT LES POTENTIALITES

Le renforcement des capacités financières et techniques des coopératives agricoles aurait un fort impact sur le développement du secteur agroalimentaire marocain, et ce au même titre que la facilitation de la participation du secteur privé et la recherche des organismes de financement.

Multiples sont les opportunités d’investissement qui se tracent pour les coopératives agricoles marocaines. Toutefois pour les saisir, le secteur coopératif devrait relever d’énormes défis. Une analyse détaillée des potentialités de ces coopératives a fait l’objet d’une récente étude menée conjointement par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD). Il ressort que le renforcement des capacités financières et techniques des coopératives agricoles aurait un fort impact sur le développement du secteur agroalimentaire marocain, et ce au même titre que la facilitation de la participation du secteur privé et la recherche des organismes de financement. Les principales conclusions tirées par l’étude de la FAO et la BERD relative aux nouvelles opportunités d’investissement dans le secteur coopératif agricole portent sur la mise en œuvre des interventions spécifiques par filières.

L’heure étant d’appuyer le développement des interprofessions et des fédérations ainsi que de contribuer à l’élaboration de politique «filière» et de la gestion des ressources en eau pour garantir une durabilité des cultures irriguées.  Parmi les recommandations relevées par l’étude figure également la sensibilisation des consommateurs quant à la qualité des produits. Ces conclusions ont été au cœur d’un atelier dédié à la restitution des résultats de ladite étude, tenu jeudi dernier à Rabat. L’analyse du secteur coopératif agricole met en relief le potentiel de croissance élevé pour le maraîchage et les agrumes. Ce potentiel reste en revanche moyen pour l’argane, le lait, les oasis et les olives, voire faible pour la viande rouge, l’arboriculture et le miel.  En termes de maturité, les coopératives opérant dans les filières maraîchage, agrumes et lait se distinguent. Selon l’étude de la FAO et la BERD, ces coopératives sont plus compétitives et bénéficient de la croissance du marché domestique. En revanche, les coopératives de l’arganier ont toujours du mal à faire face aux problèmes de compétitivité et de capacité d’investissement.  La qualité et la sensibilisation des consommateurs sont, en contrepartie, deux défis auxquels restent confrontées les coopératives opérant dans les filières des oasis et des olives. S’agissant du cadre légal qui régit la création des coopératives, l’étude indique, à ce propos, qu’il ne s’avère pas attractif pour les investisseurs externes. De même, il offre de lentes possibilités de formation du capital. L’étude s’est également intéressée à la gestion des groupements d’intérêt économique (GIE). Cette dernière s’avère, selon l’étude, flexible et ce compte tenu de la gouvernance des GIE et de la gestion du capital.

L’étude réalisée par la FAO et la BERD s’inscrit dans le cadre d’une mission sur les coopératives agricoles dans la région Mena. Elle a pour finalité de mettre en relief les rôles et les fonctions des coopératives dans le développement du secteur agricole et d’identifier les moyens d’intégrer les petits et moyens producteurs dans des filières agroalimentaires à la fois modernes et durables. Au Maroc, le nombre des coopératives a presque triplé ces dix dernières années. Le Royaume compte à fin 2015 près de 17.500 coopératives dont 86% agricoles et 14% artisanales. Rappelons qu’un nouvel élan a été donné aux coopératives agricoles, notamment après l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert. La stratégie agricole du Maroc a accordé au tissu coopératif un grand intérêt permettant ainsi le développement de nouveaux produits tels que le terroir qui connaît actuellement un grand engouement aux niveaux national et international. Le terroir s’est doté depuis 2012 d’une stratégie nationale. Ce dispositif a permis de développer plusieurs actions en matière d’accès de ces produits au marché local et étranger.

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LE TRIBUNAL DE RABAT CONFIRME LA GRATUITÉ DE L’ENSEIGNEMENT POUR LES FONCTIONNAIRES

Le tribunal administratif de Rabat vient d’annuler la décision du Conseil d’administration de l’Université de Mohammed V visant à obliger les fonctionnaires doctorants à s’acquitter de frais d’inscription s’élevant à 10.000 DH.

La justice marocaine vient de confirmer par ce jugement la gratuité de l’enseignement supérieur public pour les fonctionnaires.

La Cour du tribunal administrative de Rabat a estimé dans son jugement que cette mesure prise par le ministère de l’Enseignement supérieur et défendu par le ministre Lahcen Daoudi, est à la fois discriminatoire et attentatoire à la recherche scientifique.

telquel.ma

SPOLIATION DE LA VILLA « REVE DE CRABE »: 12 ANS DE PRISON POUR UN NOTAIRE

Un notaire a été condamné à 12 ans de prison en appel dans une affaire de spoliation d’une villa d’Ain Diab, à Casablanca. L’association des victimes de spoliation foncière salue une avancée, même si du chemin reste à parcourir.

C’est une (petite) victoire de plus pour les victimes de spoliation de biens immobiliers. Les peines des sept personnes accusées dans l’affaire de la villa « Rêve de crabe » ont été confirmées en appel dans la nuit du 10 au 11 mars. « Nous avons attendu jusqu’à trois heures du matin le verdict, après un délibéré de neuf heures », raconte Moussa El Khal, juriste et porte-parole de l’Association pour le droit et la justice au Maroc (ADJM) qui défend les victimes de spoliation de biens immobiliers. Cette fois-ci, il s’agit du vol d’une villa sur la Corniche de Casablanca, après la mort de ses propriétaires, le couple Brissot, sans enfant, en 2011. Une affaire qui était devenue emblématique de la spoliation foncière.

Les peines prononcées en première instance trois plus tôt sont donc confirmées en appel ce 11 mars 2017, après plus de 70 audiences. Le notaire a été condamné à 12 ans de prison pour rédaction de faux testament. L’avocat écope d’un an pour « abus de confiance », nous confirme Moussa El Khal. Les autres accusés ont écopé de sept ans de prison. Parmi eux, le gardien de la villa qui a été spoliée. Les accusés ont aussi été condamnés à une amende de trois millions de dirhams, solidairement.

Une déception pour Moussa El Khal, dont l’association aurait espéré voir des peines plus lourdes. Mais pour le juriste, le plus important reste que l’héritier légitime, le docteur Gérard Bénitha, va récupérer le titre foncier de la villa « Rêve de crabe », qui se situe à Ain Diab à Casablanca. Elle avait été achetée frauduleusement par des malfaiteurs à un prix inférieur à celui du marché.

 

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NOUVELLE EQUIPE A LA TETE DU CONSEIL ECONOMIQUE SOCIAL ET ENVIRONNEMENTAL

Du sang neuf au Conseil économique social et environnemental (CESE). L’institution présidée par Nizar Baraka a procédé, conformément à son règlement intérieur, à l’élection de son bureau au titre de l’année 2017.

Le nouveau bureau est ainsi composé, outre son président, par les représentants des 5 catégories qui composent le Conseil, élus par l’assemblée générale du 23 février 2017, à savoir Tarik Aguizoul, AdderrahimLaabaid, Abdelkrim Foutat, Karima Mkika et JilaliHazim.

Le bureau compte également les présidents des 7 commissions permanentes du Conseil, élus par les membres de ces commissions les 7 et 8 mars 2017, à savoir Ahmed Rahhou, Mohamed Alaoui, Zahra Zaoui, Abdellah Mouttaqi, LahcenHansali, LahcenOulhaj et AbderrahimKsiri.

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L’Italie veut attirer les super riches avec un impôt forfaitaire

Avec un impôt forfaitaire de 100.000 euros par an, portant sur l’ensemble des revenus du contribuable, l’Italie souhaite convaincre millionnaires et milliardaires de venir s’y installer.

L’Italie sera-t-elle un nouveau havre pour les multi-millionnaires et les milliardaires ? Le fisc italien a ouvert mercredi 8 mars une procédure permettant aux étrangers riches d’installer leur résidence fiscale en Italie en échange d’un impôt forfaitaire de 100.000 euros par an sur leurs revenus à travers le monde. Prévue par la loi de finances 2017, cette mesure vise à faire concurrence à des pays comme le Royaume-Uni ou l’Espagne qui ont ainsi attiré des stars du sport et de la musique…

Selon la presse italienne, elle pourrait intéresser un millier de personnes dans l’immédiat, pas forcément uniquement dans ces milieux là. Les principales conditions requises pour bénéficier de ce cadeau fiscal sont : avoir été résident à l’étranger pendant au moins 9 des 10 dernières années… et avoir des revenus suffisants pour qu’un impôt de 100.000 euros apparaisse comme une bonne affaire. Pour les grandes familles, une clause permet d’installer aussi la résidence fiscale de ses proches pour un supplément d’impôt de 25.000 euros par personne.

Un dispositif prévu pour au maximum 15 ans

Selon le fisc italien, un renouvellement tacite de cet impôt forfaitaire est prévu chaque année, pour un maximum de 15 ans. Les gros contribuables intéressés devront cependant passer ensuite suffisamment de temps en Italie pour justifier de leur nouvelle résidence fiscale auprès des autorités de leur pays.

En 2008, le fisc italien avait lui-même rejeté l’excuse d’une résidence fiscale au Royaume-Uni pour obliger le champion de moto Valentino Rossi à verser 19 millions d’euros d’arriérés d’impôts.

Le système fiscal italien se base sur un impôt sur le revenu, prélevé à la source si les revenus sont perçus en Italie, calculé grâce à six tranches. Le taux d’imposition varie donc de 23% pour la première tranche (de 8.000 à 15.000 euros) à 43% pour la tranche supérieure (plus de 75.000 euros). Cet impôt forfaitaire permettra donc à ceux qui ont un  revenu largement supérieur au seuil de la dernière tranche de payer moins d’impôts.

L'economiste

Maroc-Afrique: Les investissements en hausse, le risque fiscal aussi

Ghana, Zambie, Sud Soudan, Nigéria, Ethiopie… Le Maroc multiplie les accords commerciaux et les conventions d’investissement avec des pays africains. Les entreprises qui veulent investir en Afrique risquent d’être confrontées à la problématique de la fiscalité. En cas d’absence d’une convention de non-double imposition, elles risquent d’être imposées aussi bien dans leur pays de résidence qu’au Maroc.

Le Maroc est lié par un réseau de 51 conventions de non-double imposition. Mais elles n’ont pas toutes le même statut. Certaines ont été signées, mais pas encore ratifiées. D’autres, dont une dizaine avec des pays africains, n’ont pas encore été publiées au Bulletin officiel. Sans cela, elles n’ont aucune valeur juridique. «Les entreprises sont vivement invitées à se renseigner sur l’entrée en vigueur de ces conventions, notamment auprès du ministère des Affaires générales. C’est le département qui dispose de la situation à jour», recommande SalaheddineNadif, expert-comptable, invité par l’Association des lauréats du groupe l’Iscae sur la fiscalité, jeudi 2 mars.

Le Royaume est signataire d’une dizaine de ce type de conventions avec des pays africains: Sénégal et Gabon, Côte d’Ivoire, Egypte, Mali et UMA. Une dizaine d’autres sont dans le circuit. Le Maroc devra accélérer leur ratification et négocier de nouvelles conventions avec ses partenaires africains pour éviter aux investisseurs marocains d’être pénalisés fiscalement quand ils voudront remonter des bénéfices. A moins de recourir à des véhicules tels que la création de sociétés dans des pays liés par une convention avec leur pays d’accueil.

La fiscalité internationale est souvent un casse-tête pour les investisseurs qui décident de franchir leurs frontières. Le risque étant d’être doublement imposés dans leur pays de résidence et celui où ils créent de la richesse. Cela peut paraître évident, mais les investisseurs étrangers ou les nationaux qui s’implantent à l’international doivent minutieusement étudier le contenu des conventions qui les concernent parce que certains détails peuvent leur échapper: la territorialité fiscale, par exemple. Ainsi, si l’on prend le cas de la France, «il faut savoir qu’il y a la France métropolitaine, mais aussi le département d’Outre-mer. Par conséquent, il faut toujours vérifier la portée territoriale de chaque convention», suggère l’expert-comptable.

L’autre point auquel les entreprises étrangères doivent également faire attention concerne les différents types concernés ainsi que les modalités de leur perception et de leur répartition. Le Maroc n’applique pas d’impôt sur la fortune. Les impôts doivent-ils être recouvrés dans l’Etat source ou dans le pays de résidence? Quel traitement fiscal doit-il être effectué pour les prestations de services, par exemple?

Autant de questions dont les réponses doivent être recherchées dans le corps des conventions. En cas de désaccord avec l’administration fiscale, les entreprises étrangères préfèrent toujours négocier car il vaut mieux un mauvais arrangement qu’un bon procès. D’autant qu’un contrôle fiscal est toujours mal accueilli par les multinationales. «Les désaccords sont souvent dus à des situations comptables très complexes. C’est la raison pour laquelle les multinationales préfèrent être maîtresses de leur destin en signant un accord. Dans le même temps, elles évitent de lourdes connaissances en termes d’imposition et de mauvaise publicité», précise Mohamed Fdil, ex-secrétaire général de la Commission nationale de recours fiscal.

Ces accords en stand-by

Depuis 1990, les pays du Grand Maghreb sont liés par une convention fiscale. Elle remplace tous les accords bilatéraux qui avaient été signés entre le Maroc et les pays du Maghreb. Sauf qu’elle est actuellement en stand-by. Les pays membres appliquent chacun la législation fiscale interne. Ce qui pénalise les investissements. Le Royaume est également signataire d’une convention de non-double imposition avec la Libye. Elle prévoit un taux d’imposition à 5%. Mais l’accord n’a toujours pas été ratifié à cause de la situation politique dans ce pays. En attendant, des investisseurs libyens, tels qu’Oilibya, sont imposés à 15%.

Le Maroc est également lié avec un autre pays avec lequel il entretient des relations commerciales très poussées. Pourtant la convention fiscale bilatérale, signée en 2009, n’est toujours pas en vigueur.

Finance participative:

Comment ces banques fonctionneront

Le ministère des Finances vient de publier au Bulletin officiel (n° 6548 du 2 mars 2017) les arrêtés homologuant les circulaires de Bank Al-Maghrib (BAM) relatives aux banques participatives. La première fixe les règles du jeu qui s’appliquent aux banques participatives. Les établissements financiers désireux d’offrir des produits participatifs doivent le faire sans aucune interférence avec les activités bancaires classiques. Il s’agit de créer des fenêtres dédiées, dotées d’un capital minimum de 200 millions de dirhams, qui ne devront pas être défalqués du capital de la banque mère. Aucun produit, ni service ne peut être commercialisé sans l’aval de la Banque centrale.

Les cinq produits participatifs

Lorsque les agréments des banques participatives seront publiés au Bulletin officiel, celles-ci pourront commencer à commercialiser une première offre de cinq produits.

  •  Mourabaha

Il s’agit de la vente par une banque d’un bien meuble ou immeuble à un client avec un prix d’achat augmenté d’une marge bénéficiaire convenue d’avance entre les deux parties. Le paiement s’effectue selon les modalités convenues entre la banque et le client. Comme dans le cas des établissements de crédit classiques, le bien vendu demeure propriété de la banque.

  •  Ijara

C’est une opération par laquelle une banque loue un bien meuble ou immeuble à un client pour exercer une activité autorisée. Il en existe deux formules: Ijaratachghiliya consiste en une location simple. Dans le cas de IjaraMountahia bi-tamlik, la propriété est transférée au client selon les conditions fixées par avance entre les deux parties.

  •   Moucharaka

Le principe consiste pour une banque à participer à un projet en vue de réaliser un profit. Les parties contractantes supportent les pertes à hauteur de leur participation dans le projet et partagent les profits selon leur part dans le tour de table.

Il existe deux formes de Moucharaka: MoucharakaTabita: La participation des deux parties demeure jusqu’à la fin d’un contrat. MoucharakaMoutanaqissa: La banque se retire d’un projet selon un horizon convenu par avance entre les deux parties.

  •  Moudaraba

Moudaraba est un contrat entre un entrepreneur (Moudarib) et une ou plusieurs banques participatives (Rab El Mal) qui fournissent le capital en numéraire et/ou en nature pour la réalisation d’un projet. Ce dernier est géré de manière exclusive par l’investisseur. Les bénéfices sont partagés selon des conditions fixées d’avance. Les pertes sont supportées par les banques sauf en cas de négligence, de mauvaise gestion, de fraude du Moudarib…

  •  Salam

C’est un contrat de livraison en différé. L’une des deux parties, soit la banque participative, soit le client, verse d’avance le prix intégral d’une marchandise dont les caractéristiques sont définies à l’autre partie qui s’engage à livrer une quantité déterminée de cette marchandise dans un délai convenu.

aujourd'hui

Recettes fiscales :

Plus de 129 MMDH gérés par la DGI

La direction dresse le bilan de ses actions en 2016

2017 sera marquée par l’amélioration substantielle de la qualité de service aux contribuables. La DGI parachèvera sa transformation numérique et promouvra la conformité de l’équité fiscale.

Hausse du nombre de contrôles, baisse des restes à recouvrer et record des remboursements de la TVA et de la restitution de l’Impôt sur les sociétés…. Tels sont les grands traits de l’exercice 2016 de la Direction générale des impôts (DGI). Une année qui, selon Omar Faraj, directeur de la DGI, a connu la réalisation de plusieurs avancées aussi bien en termes de transformation digitale qu’en termes du métier. C’est ce qui ressort en gros du rapport d’activité de la DGI rendu public mardi 7 mars 2017.

LA VIE ECO

LES DÉPÔTS ET LES CRÉDITS BANCAIRES RATTRAPÉS PAR LE «WINDOW DRESSING»

Après une bonne fin d’année 2016, le soufflet retombe pour les dépôts et les crédits bancaires. Les premiers régressent en effet de près de 1% sur le premier mois de l’année, à 844,3 milliards de DH, après avoir affiché plus de 4% de hausse sur l’année passée.

Le crédit recule pour sa part de 2,3%, à 799,3 milliards de DH alors qu’il avait terminé 2016 sur une progression de 4,2%. Si la conjoncture explique pour beaucoup ce coup de déprime, il faut aussi y voir un retour de manivelle des opérations d’embellissement de compte (window dressing) menées habituellement par les banques en période de clôture des comptes. Preuve que c’est bien ce phénomène qui est à mettre en cause, ce sont surtout les rubriques sur lesquelles les banques peuvent agir avec le plus de facilité qui se sont le plus allégées en ce début d’année.

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Prévisions de croissance 2017: une embellie à l’horizon?

Le CMC, le FMI, le HCP, la BAD, Bank Al Maghrib ou encore la Banque mondiale s’accordent tous sur une hausse de la croissance du PIB marocain en 2017, mais les prévisions de ces institutions affichent des différences de plus d’un point. 

Le Centre marocain de conjoncture (CMC) vient de révéler ses prévisions de croissance pour l’année 2017. Selon l’institution, le taux de croissance projeté pourrait atteindre 4,1%. « Les prévisions économiques en ce début d’année annoncent une forte reprise du cycle des affaires, une perspective qui tient aux conditions climatiques particulièrement favorables depuis le lancement de la campagne agricole ainsi qu’au redressement attendu des principales activités industrielles, commerciales et de services, » indique le CMC dans sa lettre mensuelle « Maroc Conjoncture », une édition spéciale sur le « marché intérieur au Maroc ».

D’autres institutions nationales avant elle se sont essayées au jeu des prévisions pour la même année. Si du côté  du gouvernement on est plus optimiste, avec un taux de croissance annoncé à 4,5% dans le projet de Loi de finances 2017, la Banque centrale table de son côté sur un taux de croissance  légèrement supérieur à celui du CMC (4,2%). Le Haut-commissariat au plan (HCP) est le moins optimiste des trois institutions. Pour l’organisme dirigé par Ahmed Lahlimi, le produit intérieur brut marocain devrait afficher une hausse de 3,6% en 2017.

Que disent les institutions internationales?

« En 2017, la croissance devrait s’accélérer autour de 4,4% (…) et se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base des réformes mises en oeuvre en cours », affirme Nicolas Blancher, chef de la mission de consultation du FMI, lors d’une conférence de presse le 1er décembre 2016 à Rabat. Du côté de la Banque mondiale, le PIB marocain réaliserait une croissance de 4%. Moins optimiste que les institutions de BrettonWoods, la Banque africaine de développement (BAD) voit l’économie marocaine rebondir d’à peine 3,5% en 2017.

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Un élève sur deux ne sait-il ni lire ni écrire dans les écoles les plus défavorisées ?

Plus d’un élève sur deux scolarisé dans une école relevant de l’éducation prioritaire ne maîtriserait pas les savoirs fondamentaux, selon Richard Ferrand. Preuve, selon lui, que «le chantier de l’Education nationale n’a pas été bien mené» Verdict : exagéré

Risques commerciaux et financiers menacent la croissance mondiale, selon l’OCDE

Avec une hausse du PIB de 3,3 % cette année, l’économie mondiale reste enfermée dans une trappe de faible croissance, selon l’Ocde. Et cette modeste reprise n’est pas à l’abri d’un déraillement. Les marchés sont notamment déconnectés de l’économie réelle.

En dehors de la Chine et de l’Inde, la croissance des autres pays n’a pas de quoi faire des envieux. L’Organisation de coopération et de développement économiques (Ocde), qui publie ce mardi matin ses prévisions intérimaires , n’attend toujours qu’une faible reprise. Pour 2017, la croissance mondiale devrait s’établir à 3,3 % contre 3 % l’année précédente avant de se hisser à 3,6 % en 2018.

Sans titre

« La croissance est toujours trop faible et ses bénéfices trop centrés », a commenté Angel Gurria, secrétaire général de l’Organisation, pour qui trop de personnes n’ont pas bénéficié de la mondialisation et laissées de côté. L’Ocde voit donc avec une relative satisfaction une lente reprise, comme le mentionne son économiste en chef, Catherine Mann dans une interview aux « Echos ». Mais, cette reprise est fragile. Les risques liés à la montée du protectionnisme, sous la poussée des mouvements populistes, la croissance rapide des crédits au secteur privé, le fort taux d’endettement constatés dans certains pays émergents, en particulier en Chine, et les niveaux des prix de l’immobilier dans les pays riches sont autant de facteurs d’inquiétude pour l’Ocde. Cette dernière ajoute des préoccupations à propos des valorisations des marchés financiers qui « apparaissent déconnectées des perspectives de l’économie réelle ».

Aux Etats-Unis, grâce au renforcement de la demande domestique, la hausse du PIB devrait atteindre 2,4 % cette année et 2,8 % l’an prochain. L’amélioration de la situation financière des ménages, la reprise attendue dans le secteur de l’énergie, la hausse de l’emploi et des salaires devraient soutenir la conjoncture. Reste que les choix de politique économique à venir de la nouvelle administration – dépenses budgétaires, régime d’imposition, règles commerciales – auront un « impact significatif » sur les perspectives de croissance de la première économie mondiale.

La zone euro quant à elle reste engluée dans une croissance poussive. L’Ocde la crédite d ‘un taux de croissance de 1,6 % pour 2017 et 2018 . Pour cette année, l’Allemagne est à 1,8 % et la France à 1,4 % tandis que l’Italie affiche 1%. C’est faible. Pour l’Ocde, il existe au sein de la zone des marges de manoeuvre budgétaire pour des politiques plus ambitieuse, se référençant implicitement à l’Allemagne.

L’Organisation décèle certes des signes encourageants sur le plan des investissements mais le haut niveau des créances douteuses des banques et l’importance du chômage dans certains pays sont autant d’éléments négatifs pesant sur la croissance potentielle future.

D’une manière générale, l’Ocde enjoint les gouvernements à prendre le problème à bras le corps. Et surtout à ne pas effacer d’un trait de plume des décennies de libéralisation des échanges commerciaux par des mesures protectionnistes. « Il est important de maintenir des marchés globaux ouverts et transparents, pour les capitaux, les biens et les services ».

  • Une croissance faible et des délais de paiement trop longs entretiennent l’attentisme
  • Les investissements profitent peu aux activités à forte valeur ajoutée

Dix mois après la réunion inédite entre prêteurs et emprunteurs (BAM-GPBM-CGEM) pour contrer la panne de l’investissement, les entreprises n’ont toujours pas retrouvé l’appétit. Certes, la progression des crédits à l’équipement est plus rapide qu’en début d’année (5,7% en octobre contre 1,3% en moyenne sur les trois premiers mois de l’année). Ceci dit, les investissements du secteur automobile ou encore de l’OCP biaisent ce tableau. «La hausse des prêts à l’équipement est soutenue par quelques grands projets. Les PME sont en dehors de cette dynamique», note un banquier. Les levées de fonds sur les marchés sont également peu significatifs. Quoique la liste des intervenants est réduite. Il faudra revoir les critères d’accès au marché des capitaux pour encourager les PME à s’y financer et aussi développer d’autres sources telles que le privateequity.

Reste que la multiplication des sources de financement et la baisse du loyer de l’argent (le taux moyen des prêts à l’équipement a été de 4,95% au troisième trimestre) n’ont pas fondamentalement changé la donne. Même les incitations fiscales introduites en 2016 –­ remboursement de la TVA au-delà des trois ans exonérés ou encore l’instauration d’une nouvelle grille pour l’impôt sur les sociétés – ne suffisent pas à redonner le goût de l’investissement aux entreprises privées. Il faut que les entreprises aient des perspectives sur les profits, c’est-à-dire que les dirigeants retrouvent confiance. Or, la faiblesse de la croissance, 3,2% en moyenne par an depuis 2012, et la détérioration des délais de paiement interentreprises créent un attentisme peu favorable à l’investissement privé. Les délais de paiement se sont encore détériorés en 2016, constate l’assureur crédit Euler Hermes. Régler à plus de 5 mois, voire 7 mois, est devenu courant. Les délais trop longs sont un accélérateur de défaillance des entreprises, surtout les plus petites. Le règlement de ce fléau figure parmi les propositions phares adressées par le trio BAM-GPBM-CGEM au gouvernement. Il faudra que le traitement de ce mal s’accompagne d’autres réformes pour permettre aux investisseurs de s’engager davantage. «Il faudrait peut-être déréguler certains secteurs qui sont la chasse gardée du public», suggère un économiste.

En attendant, à court terme, l’amélioration de la conjoncture en Europe, principal marché à l’export du Maroc, devrait générer du business supplémentaire aux entreprises exportatrices et stimuler quelque peu leurs investissements. La demande extérieure additionnelle en 2017 est estimée à 1,8 milliard d’euros, l’équivalent de 19 milliards de DH par Euler Hermes. Elle serait trois fois plus importante qu’en 2016. Près de 3/4, plus exactement 70% de ces débouchés sont situés en Europe surtout en France et en Espagne. Cette embellie profitera principalement à l’agroalimentaire, le textile et la chimie.

CAMPAGNE AGRICOLE : TOUS LES ESPOIRS SONT PERMIS

Vent d’espoir chez les agriculteurs après les récentes précipitations. Le ministère de l’Agriculture vient en effet d’annoncer un excédent pluviométrique enregistré par rapport à une année normale dans toutes les régions du Maroc. Ce qui laisse entrevoir une campagne agricole « sous de bonnes perspectives avec des indicateurs prometteurs ». Ainsi, au décembre à 6h00 du matin, le cumul à atteint 140 mm, soit une hausse de 22% par rapport à une année normale (114,7 mm) et une hausse de 107% par rapport à la campagne précédente à la même date (67,4 mm).

L’AFFAIRE ZAZ PASSE EN CASSATION

Après la confirmation de la condamnation à 5 ans de prison fermes de l’ex-ODG de Wana, Karim Zaz, la défense a saisi la Cour de cassation. Le tribunal délictuel de Casablanca a retenu contre Zaz le détournement de trafic télécom international. L’escroquerie et l’abus de confiance ont été écartés. Dix autres personnes ont été jugées dans ce dossier dans lequel la Douane et les trois opérateurs télécom sont partie civile. L’expertise judiciaire qui évalue le préjudice financier a été remise au juge. La justice n’a pas encore dit son mot sur les réclamations civiles.

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L’OPEP VOIT UNE FORTE DEMANDE EN 2017, MEME SI LES PRIX MONTENT

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) table sur une solide demande de pétrole en 2017, comme cette année, a déclaré lundi le secrétaire général du cartel lors d’une conférence sur l’énergie, en dépit de l’accord de réduction de sa production conclu la semaine dernière pour tenter de faire remonter les cours de l’or noir. Mohammed Sanusi Barkindo, qui s’adressait à la presse en marge de la conférence, a indiqué que l’Asie aurait un grand rôle à jouer dans la croissance de la demande.

L’Opep a conclu la semaine dernière le premier accord de réduction de sa production depuis 2008. Cet engagement doit se traduire par une diminution des extractions d’environ 1,2 million de barils par jour (bpj) à partir de janvier prochain. L’organisation espère que les pays non-membres de l’Opep réduiront leur production de 600.000 bpj. Barkindo a annoncé lundi que l’Opep avait invité les pays producteurs n’appartenant pas au groupe, notamment la Russie, la Colombie, le Congo, l’Égypte, le Bahrein et Brunei à se réunir le 10 décembre à Vienne pour discuter de leur contribution. «Nous voulons que le niveau des stocks se situe à la moyenne des cinq dernières années, ni plus ni moins», a-t-il dit.

Les prix ont remonté depuis l’accord. Le baril de Brent a dépassé lundi les 55 dollars, son plus haut niveau en 16 mois. «Nous estimons que la croissance l’année prochaine sera aussi robuste que cette année, aux alentours de 1,2 million de barils», a dit Barkindo. «Elle pourrait être plus élevée, on ne sait jamais. Si elle est plus forte, alors les pays producteurs ont le droit d’augmenter leurs pompages afin de répondre à la demande des pays comme l’Inde.» «Pour l’Inde seule, la demande devrait augmenter à plus de 10 millions de barils par jour (bpj) d’ici 2040, contre 4,1 millions de bpj actuellement», a précisé Barkindo.

L’Opep estime que la demande mondiale devrait augmenter de 17 millions de bpj aux alentours de 110 millions d’ici 2040

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LA CIMR S’OUVRE AUX ADHÉSIONS INDIVIDUELLES DÈS LE 1ER JANVIER 2017

Grâce au changement de statut de la CIMR, mutée en société mutuelle, celle-ci ouvre la porte à des adhésions individuelles, dont le processus est totalementdigitalisé. Le produit y afférent est baptisé Al Moustakbal Individuel.

Avec le risque de faillite qui plane sur les régimes de retraite marocains, préparer sa retraite devient de plus un sujet de grande préoccupation. La réforme récente transformant la CIMR en société mutuelle de retraire apporte une nouvelle dynamique dans ce domaine et un nouveau souffle pour les salariés. En effet, avec le changement de statut opéré par la caisse l’adhésion au régime de retraite complémentaire n’est plus limité aux personnes morales, mais dès le 1er janvier 2017 sera ouverte aux personnes physiques. À compter de cette date, toute personne physique ayant atteint l’âge légal de travail peut devenir adhérent individuel. La CIMR a dédié à cette catégorie d’adhérent un produit baptisé Al Moustakbal Individuel, auquel la souscription se fait uniquement via internet. Le processus étant intégralement digitalisé, il suffit de remplir un formulaire disponible sur le portail de la CIMR en renseignant ses coordonnées bancaires.

La caisse prend attache avec la banque pour vérifier l’identité du souscrivant et notamment effectuer les prélèvements pas la suite. L’adhésion étant dispensée de toute signature, l’adhérent a trois mois après son inscription, pour se rétracter. Selon Khalid Cheddadi, président directeur général de la CIMR, qui s’exprimait dans une conférence organisée vendredi par la Chambre Suisse de commerce, sur les retraites complémentaires, il suffit d’adresser une réclamation à la caisse dans les trois mois pour se faire rembourser et arrêter son adhésion. Par ailleurs, il y a lieu de souligner que l’acquisition de points se fait par des contributions forfaitaires programmées d’un montant minimum de 200 DH par mois. L’adhérent peut faire des versements exceptionnels en sus. Les contributions forfaitaires sont réglées par prélèvement automatique à partir du compte de l’adhérent individuel. De même, l’adhérent définit la date et la fréquence du prélèvement. Il peut également reporter un prélèvement, l’annuler ou en modifier le montant.

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LA FACE CACHÉE DE L’AFRICAIN LE PLUS RICHE QUI S’EST ALLIÉ À L’OCP

Avec la visite royale au Nigéria, le monde des affaires découvre que l’Africain le plus riche, AlikoDangote, a signé à Abuja un accord stratégique avec le groupe OCP, visant la construction d’une plateforme de production d’engrais au Nigeria, alimentée par du phosphate marocain et du gaz nigérian.

  • Des actifs en commun avec l’OCP de 2,5 milliards de dollars
  • Une fortune personnelle de 16,7 milliards de dollars
  • Le roi du ciment en Afrique
  • Sa philosophie, l’Afrique aux Africains
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URBANISME : L’ARSENAL JURIDIQUE RENFORCÉ
  • Un nouveau dispositif juridique voit le jour. Il a pour but de lutter contre les abus en matière de construction et de délivrance de permis.

L’arsenal juridique concernant l’urbanisme a été renforcé. En effet, la loi n°66-12 relative au contrôle des irrégularités dans le domaine de l’urbanisme et de la construction a été adoptée. Elle a pour but de lutter contre les différents abus en matière de construction, surtout que le pays a assisté à plusieurs effondrements de bâtiments ces dernières années, engageant la responsabilité de toutes les parties prenantes. Mahfoudi Mohamed, docteur en droit et directeur de publication de LegalFlash.ma, spécialisé dans l’information et la veille juridique, explique que parmi les apports de ce texte réglementaire : l’obtention obligatoire d’un permis de réparation ou d’entretien par le président du conseil communal (dans les cas des travaux dont le permis de construction n’est pas exigé). En outre, il est possible de demander au président du conseil communal un permis de régularisation ou de mise en conformité, pour les personnes ayant procédé à des constructions illégales, après accord de l’Agence urbaine. Par ailleurs, une obligation supplémentaire est mise à la charge du président du conseil communal. Ce dernier doit déposer une copie des permis et autorisations délivrés par ses soins à l’autorité administrative locale. Il est également prévu l’institution des obligations régissant l’ouverture et la fermeture des chantiers et l’obligation de la tenue d’un cahier de chantier contenant tous les renseignements permettant aux professionnels d’assurer le suivi du chantier. Par ailleurs, ce texte renforce le caractère coercitif des sanctions, notamment par la révision à la hausse des amendes en vigueur dans la loi 25-90 relative aux lotissements, groupes d’habitations et morcellements et l’institution de sanctions privatives de liberté en cas de récidive s’agissant de certaines infractions graves telles que l’édification de construction sans autorisation préalable, la création d’un lotissement ou d’un groupe d’habitations dans une zone réglementaire non susceptible de l’accueillir. Ainsi, les amendes prévues débutent à 2 000 DH pour les modifications de toute nature apportées à la façade d’une construction sans autorisation préalable, et vont jusqu’à 100 000 DH pour les propriétaires ayant opéré des constructions différentes des plans autorisés en termes de hauteur, de superficie ou d’emplacement.

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LES EUROPEENS FONT UN GESTE POUR LA DETTE GRECQUE

Les créanciers de la Grèce se sont entendus, lundi soir, pour accorder à Athènes des mesures d’allègement de dette dites de court terme. Le principe de ce geste avait été acté en mai dernier. D’après Klaus Regling, qui dirige le Mécanisme européen de stabilité chargé de la mise en oeuvre de cet allègement, l’application de ces mesures devrait permettre de réduire le poids de la dette grecque, rapporté au PIB du pays, de 20 points de pourcentage à l’horizon 2060. Un chiffre encore largement abstrait et que Klaus Regling lui-même a conseillé d’appréhender avec prudence.

SUEZ ET TOTAL CONVERTISSENT L’HUILE USAGEE EN BIODIESEL

Aujourd’hui, moins de la moitié de l’huile alimentaire usagée est collectée, alors qu’elle pourrait être convertie en biocarburant. Suez, jusqu’alors peu présent sur ce type de déchets (il en collecte moins de 1.500 tonnes, sur 110.000 tonnes utilisées par an dans l’Hexagone), se lance et espère changer la donne. Il vient de signer avec Total un partenariat pour fournir en huile alimentaire usagée la future bioraffinerie de la Mède (Bouches-du-Rhône).

L’éternel challenger de Veolia va ainsi concurrencer… Veolia, actuellement le plus gros collecteur d’huile alimentaire usagée. Quelque 20.000 tonnes par an entrent dans son usine de Limay, qui les convertit elle-même en biodiesel.

Effets pervers

La raffinerie classique de Total à la Mède (430 emplois fin 2015) fermera en mars pour reconversion en bioraffinerie – la première de France, moyennant 275 millions d’euros d’investissement – et l’unité de filtration de Suez contribuera au maintien de 250 emplois maintenus sur site à l’horizon 2020.

Pas sûr que cette bioraffinerie, qui démarrera au premier semestre 2018, séduise les écologistes, car sur 500.000 tonnes d’huile entrant pour conversion en biodiesel (ce sera sa capacité de production), seuls 30 % à 40 % seront des déchets. Le reste sera de l’huile « neuve » : colza, tournesol ou huile de palme, selon le prix de marché des différents types d’huile.

Total ne confirme pas le chiffre de 100.000 tonnes d’huile de palme évoqué par certains observateurs pour son fonctionnement futur. Les écologistes dénoncent les effets pervers du biocarburant fabriqué à base d’huile de palme, issue d’une déforestation massive, même lorsqu’elle est a posteriori certifiée « durable », ainsi que le recours à des cultures dédiées, accusées de détourner les terres agricoles de leur but premier. Bruxelles a publié jeudi un projet pour inciter à utiliser des déchets plutôt que de l’huile « neuve ». La controverse n’arrête pas Total. Outre la Mède, il inaugurera vendredi à Dunkerque BioTfueL, un pilote convertissant en bio-diesel des déchets (paille et déchets forestiers) mais aussi des cultures dédiées.

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IMMIGRATION. BUSINESS MORTEL EN MÉDITERRANÉE

Le nombre de migrants qui meurent en Méditerranée est plus élevé que jamais. Le capitaine, d’origine norvégienne, nous montre des vidéos de ses missions de sauvetage entre la Sicile et la Libye. On y voit des canots pneumatiques pleins à craquer d’Africains. Des mines angoissées. Des regards graves, interrogateurs, mais aussi soulagés, à l’approche des sauveteurs. Des hommes qui sautent par-dessus bord et boivent aussitôt la tasse parce qu’ils n’ont pas de gilet de sauvetage et qu’ils ne savent pas nager. Un Africain qui se cramponne à un bidon. La joie des rescapés lorsqu’ils sont hors de danger. Un nourrisson minuscule, né à bord.   Ces citoyens qui aident les migrants à traverser les frontières

Faire bouger les choses

Puis les autres images – “dures”,met en garde le capitaine. Des embarcations remplies d’eau qui charrient des corps sans vie. Des cadavres lourds comme des enclumes, que les sauveteurs peinent à sortir de l’eau. Des corps gonflés, autopsiés à bord. Le Norvégien fait voir ces images à tout visiteur qu’il reçoit. Et il ne s’y fait pas. Les joues lui brûlent, les yeux cherchent le réconfort.

Allure athlétique, barbe de trois jours, crâne rasé, Pål Erik Teigen – prononcez “téyène” – est policier. Il a 50 ans. Chez lui, en Norvège, il est chargé de la sécurité côtière. Mais aujourd’hui, c’est dans le port de Catane qu’il mouille, à bord du Siem Pilot. De la passerelle, on aperçoit l’Etna derrière la ville, noyé dans les nuages. Il commence à faire nuit, la pluie cingle les vitres. L’hiver en Sicile. Teigen attend sa prochaine mission dans le cadre de “Triton”, l’opération européenne de protection des frontières. Il s’est porté volontaire. Pourquoi ?

Il cherche ses mots. “Pour faire bouger les choses, je crois.” Il s’interrompt, puis reprend : “Pour me rendre utile.”L’équipage du Siem Pilot a secouru plus de 28 000 personnes, tous des migrants. Le  Norvégien nous montre une photo : une jeune fille noire rayonnante fait le “V” de la victoire d’une main, l’autre bras enlaçant une petite fille, sans doute sa petite sœur. “Voilà, c’est pour ça que je suis là”, commente Teigen, dont la voix trahit l’émotion.

Un grand huit émotionnel Et les morts ? Le Siem Pilot a un conteneur frigorifique à bord qui peut accueillir 50 dépouilles. Ces dernières semaines, l’équipage n’a pas arrêté de sortir des corps sans vie de l’eau.