PROXIMO Revue de presse 07 05 2018

L'economiste

Tanger : Furukawa inaugure ses installations

L’usine du groupe japonais Furukawa, spécialiste mondial des fibres optiques sera inaugurée en grande pompe demain à la Tanger Autmotive City. Elle sera gérée par Optical Fiber Solutions, filiale américaine de Furukawa.

L’usine opérationnelle depuis janvier dernier a nécessité un investissement de 200 millions de DH avec 85 employés, un chiffre qui pourra atteindre les 200 à terme.

Veolia : Nouvelle ouverture du capital aux salariés

Veolia Environnement vient de lancer une nouvelle opération d’actionnariat des salariés du groupe. Celle-ci est proposée à 146.000 salariés du groupe dans 31 pays, dont le Maroc. L’opération vise à associer les collaborateurs au développement et à la performance de Veolia. Le règlement-livraison des actions nouvelles à émettre devrait intervenir le 4 septembre 2018.

Au total, le montant nominal maximum des actions proposées devrait se situer à 56,3 millions d’euros, soit 2 % du capital social. Le nombre maximum des actions proposées dans le cadre de cette opération se monte à 11.267.296 actions nouvelles. La période de réservation se déroulera du 4 au 25 juin, alors que la fixation du prix de souscription interviendra le 1er août prochain.

1 chômeur sur 5 victime de licenciement

Un chômeur sur cinq l’a été suite à un licenciement, indique le Haut commissariat au plan (HCP) dans ses nouvelles statistiques sur le marché du travail pour le premier trimestre. Au total, un quart des chômeurs ont été victimes d’un licenciement (20%) ou d’un arrêt de l’activité de l’établissement employeur (5,1%). En outre, un peu plus de la moitié (56,4%) des chômeurs sont à la recherche de leur premier emploi : 49,3% parmi les hommes et 68,8% parmi les femmes.

Selon les chiffres du HCP, le chômage reste assez long chez la population concernée. Près des deux-tiers (66,4%) de la population touchée est dans cette situation depuis une année ou plus : 61,6%parmi les hommes et 74,8% parmi pour les femmes. Par ailleurs, 7,1% des chômeurs, soit une population de 89.000 personnes au premier trimestre de 2018, sont découragés par la recherche active d’un emploi, contre 7% une année auparavant.

Les ECO

LÉGÈRE BAISSE DU TAUX DE CHÔMAGE À 10,5%

Le taux de chômage est passé de 10,7% à 10,5% au niveau national, entre le premier trimestre de 2017 et la même période de 2018, selon le Haut-Commissariat au plan (HCP).

Avec une baisse de 24.000 chômeurs, résultant d’une hausse de 6.000 en milieu urbain et d’une baisse de 30.000 en milieu rural, la population active en chômage est passée, entre le premier trimestre de l’année 2017 et celui de 2018, de 1.296.000 à 1.272.000 chômeurs, enregistrant une baisse de 1,9% dans le volume global du chômage au niveau national, relève le HCP qui vient de rendre publique une note sur la situation du marché de travail au 1er trimestre 2018.

Les baisses les plus importantes du taux de chômage ont été relevées parmi les adultes âgés de 35 à 44 ans (-0,8 point) et les personnes n’ayant aucun diplôme (-0,3 point), fait savoir le HCP, notant, en revanche, que les hausses les plus importantes ont été enregistrées parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans (+0,2 point), principalement parmi les citadins d’entre eux (+2 points).

Si le taux de chômage enregistre 4% parmi les personnes n’ayant aucun diplôme, il passe à 14,5% parmi ceux ayant un diplôme de niveau moyen, au niveau desquels il enregistre 22,7% parmi les actifs ayant un certificat de spécialisation professionnelle et à 25,4% parmi les détenteurs d’un diplôme de niveau supérieur, avec en particulier un taux de 27,8% pour les lauréats des facultés, précise la même source.

Le taux de sous emploi est passé de 9,8% en 2017 à 10% en 2018 au niveau national, révèle la note, ajoutant que le nombre des actifs occupés en situation de sous emploi est passé de 1.057.000 à 1.090.000 entre les deux trimestres.

Par ailleurs, la note fait ressortir que 6 régions du Royaume abritent environ 80% de l’ensemble des actifs âgés de 15 ans et plus sur le territoire national, précisant que la région de Casablanca-Settat vient en premier lieu avec 22,8% d’actifs, suivie de Rabat-Salé-Kénitra (13,7%), Marrakech-Safi (13,4%), Fès-Meknès (11,3%), Tanger-Tétouan-Al Hoceima (11%) et enfin Souss-Massa (7,4%).

STRATÉGIE DE PLACEMENT

LA CMR MISE SUR L’IMMOBILIER

La Caisse marocaine des retraites (CMR) réfléchit à sa nouvelle stratégie d’investissement, le «Plan d’action 2018» qui vise principalement le placement dans le secteur de l’immobilier. La CMR compte se faire accompagner par un cabinet d’expert chargé de réaliser une étude de marché pour ainsi définir les risques mais surtout le potentiel de ce marché.

La Caisse marocaine des retraites (CMR) s’intéresse aux placements immobiliers. Pour ce faire, la caisse compte sur l’expertise d’un cabinet dans le domaine de la gestion financière, spécialisé dans la recherche, et l’évaluation des risques et opportunités de placement dans le domaine de l’immobilier et qui sera recruté à la suite d’un appel d’offres, lancé fin avril. Une opération qui entre dans le cadre de son «Plan d’action 2018» et qui vise la mise en place d’une nouvelle stratégie d’investissement en phase avec le potentiel du secteur de l’immobilier.

En effet, pour la caisse, «l’immobilier demeure un secteur d’activité à fort potentiel et à rendement captivant». L’appel d’offres a ainsi pour objectif l’assistance de la caisse pour fixer les meilleures opportunités de placement dans le domaine de l’immobilier ainsi que la mise en place d’une stratégie appropriée aux contraintes réglementaires et de gestion opposables à cette classe d’actifs. L’intervention de l’expert portera, du coup, sur la définition du périmètre des placements et instruments proposés dans le domaine de l’immobilier et ce, en adéquation avec le profil de risques de la CMR.

Le cabinet devrait également définir les moyens à mettre en œuvre (organisation, ressources, timing…etc.) pour une meilleure implémentation de la stratégie d’investissement à proposer. La caisse aura ainsi besoin de connaître la situation actuelle du marché de l’immobilier, de ses différents instruments et sous-jacents. Une étude pareille permettra à la CMR de nicher les catégories d’actifs immobiliers les plus adaptées à son profil. Et, surtout, d’avoir d’une analyse détaillée des nouveaux produits permettant de se positionner dans le secteur de l’immobilier et d’appréhender la teneur des risques qu’ils portent. Au final, l’étude du marché marocain renseignera la caisse sur les allocations moyennes observées sur les cinq dernières années ainsi qu’un état des lieux avec les réalisations et limites dans le sens juridique, technique, expertise, organisationnel, etc…

CASABLANCA FINANCE CITY SIGNE UN PARTENARIAT AVEC LE CENTRE FINANCIER CHINOIS DE BEIJING

Casablanca Finance City (CFC), première place financière africaine, a annoncé avoir procédé à la signature d’un protocole d’accord avec le Xicheng District Financial Development Promotion Center (XDFDPC), l’établissement public chargé du développement du district financier de Xicheng.

Le mémorandum d’entente a pour objectif d’établir les bases d’une coopération durable entre les deux parties et ce, en vue de promouvoir des opportunités d’investissement entre la république populaire de Chine, le royaume du Maroc et l’Afrique.

À cet effet, le protocole d’accord permettra d’encourager le développement et le partage d’expertises dans le cadre de l’internationalisation des domaines du renminbi et du développement du secteur des Fintech. Par ailleurs, il vise à consolider les efforts des deux parties en vue d’attirer les institutions financières, les sociétés holding, les multinationales et les fournisseurs de services dans le district de Xicheng et au sein de Casablanca Finance City. Enfin, le MoU ambitionne de développer une coopération efficace à travers l’organisation de programmes professionnels de formation, activités de recherche, publications et échanges de délégations.

«Nous sommes honorés de signer ce partenariat afin d’explorer les possibilités de coopération en Chine, au Maroc et en Afrique. Nous sommes impatients de consacrer activement notre énergie pour un échange amical et fructueux entre nos deux centres financiers à l’avenir», a déclaré Lu Wuxing, directeur du centre de promotion du développement financier du district de Xicheng prés la municipalité de Beijing (XDFDPC)

Pour sa part, Saïd Ibrahimi, CEO de CFC, a déclaré: «Nous sommes ravis de signer aujourd’hui ce protocole d’accord avec le district financier de Xicheng. Ce partenariat est le premier du genre établi par Casablanca Finance City avec un centre financier chinois. Nous sommes fermement convaincus qu’une telle coopération jouera un rôle déterminant dans la promotion des relations d’affaires entre la Chine, le Maroc et l’Afrique».

aujourd'hui

L’immobilier marocain s’exporte à l’étranger

Ces dernières années, l’immobilier marocain a commencé à s’exporter à l’étranger. C’est ainsi que plusieurs opérateurs connus à l’échelle nationale mènent plusieurs projets dans les pays de l’Afrique subsaharienne. Grâce au dynamisme du marché de l’immobilier durant les deux dernières décennies au Royaume, les opérateurs immobiliers marocains ont acquis une expertise qui leur permet aujourd’hui de piloter des projets au-delà des frontières. Le choix des pays africain n’est pas fortuit. En effet, les marchés dans les pays subsahariens représentent des opportunités car la demande y est croissante. Dans ce sens, la population à l’échelle continentale pourrait tripler d’ici les quatre prochaines décennies. Selon certaines projections, la population urbaine va atteindre à l’horizon 2050 pas moins de 1,2 milliard d’habitants. Il est vrai que les marchés africains représentent quelques difficultés liées notamment au foncier, au niveau de vie ains qu’au taux de bancarisation, mais les entreprises marocaines comptent capitaliser sur leur expérience et expertise pour réussir leurs projets à l’étranger. Concrètement, les promoteurs marocains veulent inverser la tendance en améliorant sensiblement les performances des marchés subsahariens, et ce malgré les défis rencontrés.

Les acteurs marocains se basent ainsi sur des projets de construction florissants, notamment dans des pays comme la Côte d’Ivoire ou encore le Sénégal. Il compte également sur l’appui des autorités gouvernementales marocaines qui travaillent à mettre en place un partenariat stratégique avec les opérateurs immobiliers subsahariens. Il est également question de faciliter les échanges d’expériences et de savoir-faire grâce au modèle de production immobilière du Maroc. Il faut dire que le Royaume mène depuis quelques années déjà une véritable stratégie pour la promotion de la coopération Sud-Sud dans différents domaines et pas seulement celui de la promotion immobilière. Le Maroc partage également son expérience dans la formation dans les domaines du BTP.

Pour rappel, le Maroc, à travers l’OFPPT, œuvre depuis plusieurs années déjà en faveur du développement de la coopération Sud-Sud dans le secteur de la formation professionnelle. De nombreux champs de collaboration ont été lancés, en opérationnalisant les 54 accords déjà conclus, notamment l’accompagnement à la mise à niveau des dispositifs de formation, de processus d’ingénierie de la formation initiale et continue, la formation des formateurs, des cadres et du personnel technico-pédagogique…

Le Royaume contribue également à la mise en place de 8 Centres de formation créés par la Fondation Mohammed VI pour le développement durable au Mali, au Gabon, en Côte d’Ivoire, en Guinée Conakry, au Sénégal, en Ethiopie, à Madagascar et au Nigeria; dans les domaines du BTP, hôtellerie-restauration, de la logistique et de l’entrepreneuriat. 4 parmi ces Centres sont en cours de construction.

De plus, l’OFPPT réserve 1.000 places pédagogiques annuellement aux stagiaires africains, contre 32 stagiaires en 2005/2006 seulement. Par ailleurs, l’adhésion du Maroc à la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) pourrait offrir aux investisseurs des deux côtés de nouvelles perspectives.

Les chiffres sont édifiants puisque pour la seule année 2015, le flux total d’investissements directs étrangers marocains dans la communauté s’élevait à 153 millions de dollars. De 2010 à 2014, les stocks d’investissements directs étrangers marocains y ont pratiquement doublé, passant de 492 millions de dollars à 976 millions de dollars.

Une étude d’impact sur l’adhésion du Royaume avait montré que «le Maroc a déjà signé avec huit pays membres neuf accords bilatéraux d’investissement, dont trois sont actuellement en vigueur. Ces accords sont différents de par leur substance, et l’accès du Maroc au statut de membre à part entière de la Communauté pourrait donner lieu à un accroissement de l’investissement au sein du bloc régional». Sur le plan financier, il est indiqué que les banques marocaines participent largement de nos jours à l’animation du système financier de l’espace CEDEAO puisqu’elles ont une présence de plus en plus marquée. «La présence des grands groupes marocains du secteur de la banque et de l’assurance est clairement un signe de l’intérêt porté par les opérateurs économiques marocains au marché ouest-africain et au dynamisme de ses économies. Ce secteur peut également jouer son rôle de levier pour attirer plus d’investissements vers d’autres secteurs».

LA VIE ECO

INDEMNITÉ POUR PERTE D’EMPLOI : LE MÉCANISME SERA RÉAMÉNAGÉ

Le premier bilan d’étape sera examiné le 8 mai par le Comité d’études et de gestion, émanation du conseil d’administration de la CNSS. Il servira de base à une évaluation de la prestation en vue d’en modiier quelques paramètres n Le nombre de dossiers est passé de 20 000 en 2015 à 24 000 en 2016.

Le Comité d’études et de gestion, émanation du conseil d’administration de la CNSS, devra examiner, le 8 mai prochain, le premier bilan d’étape des trois premières années de l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE), une prestation de court terme servie par la Caisse nationale de sécurité sociale depuis 2015. Selon des sources sûres à la CNSS, il s’agira d’«évaluer la viabilité du régime et de chercher à savoir si les assurés ont tiré profit de cette prestation ou pas». En gros, c’est à la fois une appréciation qualitative, concernant les procédures et les mécanismes de la prestation et un bilan quantitatif pour connaître le nombre global de dossiers soumis à la caisse, le nombre de dossiers liquidés, tout comme il s’agit de faire le point sur les demandes rejetées en mettant l’accent sur les motifs de rejet. Les équipes de la caisse planchent actuellement sur ce bilan qui, une fois présenté au CGE qui émettra éventuellement ses recommandations, servira de base à l’élaboration d’une étude en vue d’une réforme du mécanisme. Un petit lifting, si toutefois celui-ci s’avère nécessaire, précise-t-on à la CNSS. La décision sera prise par le conseil d’administration, prévu si le chantier est bouclé à temps, à qui sera soumis le bilan d’étape de l’IPE en juin prochain.

Les correctifs pourraient concerner les conditions d’octroi de l’indemnité

On peut dire que les équipes de la CNSS ont du pain sur la planche. Après avoir bouclé le bilan de l’IPE, elles travailleront sur les éventuelles simulations des modifications. On ne connaît pas encore les détails de ce dossier, mais l’on retiendra que les correctifs pourraient concerner les conditions d’octroi de l’IPE. La question est posée de savoir si, par exemple, l’on retiendra toujours les deux conditions des 780 jours cumulés durant les trois années précédant la date effective du licenciement, dont 260 jours pendant la dernière année ou bien une seule. Il est à rappeler que cette double condition avait été très critiquée par le milieu syndical dans la mesure où elle est impossible à remplir, eu égard à la réalité du marché du travail. En effet, le nombre de jours déclarés sur une année atteint difficilement le seuil requis par la CNSS. La moyenne se situe à peine à 9 mois, contre 10 mois exigés pour profiter de l’IPE. Côté statistiques, les chiffres de 2017 n’étant pas encore arrêtés par la CNSS, pour les exercices 2015-2016, le nombre de dossiers de demande d’IPE est passé de 20 000 à 24 000. Autre indicateur : l’augmentation de 33,7% du montant des prestations à court terme émises entre 2014 et 2015. Il est passé de 604 MDH à 808 millions et ceci est dû essentiellement à l’entrée en vigueur de l’Indemnité pour perte d’emploi.

LES NOUVEAUX CENTRES RÉGIONAUX D’INVESTISSEMENT OPÉRATIONNELS FIN 2019

L’adoption du cadre légal de la réforme prévue pour la cession parlementaire en cours, avant juillet. Les délais de délivrance des autorisations seront fixés par voie réglementaire. Des centres-pilotes seront mis en service dans les grandes villes.

La réforme des CRI passe de la vision au terrain. Le chef du gouvernement, Saad-Eddine El Othmani, vient de présenter au Souverain les grandes lignes de ce que seront désormais les CRI, lors d’une séance de travail tenue après le dernier conseil des ministres. Une commission ministérielle sous la présidence du chef du gouvernement, composée du ministre de l’intérieur, du secrétaire général du gouvernement, du ministre de l’économie et des finances et du ministre chargé de l’investissement, aura pour mission de piloter le projet de réforme et d’assurer le suivi de son exécution. Dans sa note, l’Exécutif, qui dit avoir pris pour référence la lettre royale de janvier 2002, a énuméré les priorités et les premières mesures concrètes pour la refonte de ces centres au service de l’acte d’investir.

Il propose, dans le cadre de sa vision globale de réforme, de commencer par cinq mesures urgentes. A commencer par l’adoption d’une nouvelle loi visant à transformer les Centres régionaux d’investissement en établissements publics. Ensuite, une loi relative à la création de la commission régionale unifiée d’investissement sera préparée. Le troisième point concerne l’adoption des décrets concrétisant les décisions de transfert des pouvoirs des autorisations administratives sectorielles des administrations centrales aux régions.

L’avant-projet de loi sur la transformation des CRI est prêt

Le gouvernement compte aussi établir une liste de lois incitatives prioritaires en matière de réforme du système d’investissement et de promotion du climat des affaires. Et enfin, il s’agira d’octroyer les ressources financières nécessaires à partir du Budget de l’Etat pour la mise en œuvre du projet de réforme.

Selon les premiers indices officiels, le travail va s’étaler sur 2018 et 2019. «Les CRI nouvelle génération seront opérationnels fin 2019-début 2020», informe-t-on auprès du cabinet du chef du gouvernement. Joint par nos soins, Omar El Azami, conseiller juridique de Saad-Eddine El Othmani, nous a détaillé, en exclusivité, les étapes d’adoption de chacune des cinq premières mesures et leur stade d’avancement.

La première est la loi visant à transformer les Centres régionaux d’investissement en établissements publics. Selon M.ElAzami, l’avant-projet de loi est prêt. Il va traduire exactement ce qui a été annoncé dans la note succincte remise au Souverain. Il va préciser les détails techniques de ces établissements, leurs compositions, fonctions, prérogatives, etc. Le conseiller informe que le texte est actuellement au niveau du Secrétariat général du gouvernement. Le SGG devra rapidement le soumettre au conseil du gouvernement pour qu’il puisse passer au niveau de la session parlementaire en cours. «Nous tablons sur l’adoption de cette loi par le Parlement vers juillet et son entrée en vigueur très rapidement», espère-t-on à la Primature.

La deuxième concerne le projet de loi relatif à la création de la Commission régionale unifiée d’investissement. Ce texte va détailler la gouvernance, les missions et les liens de la commission régionale avec les autres parties prenantes de l’acte d’investissement. Selon une source proche du chef du gouvernement, l’Exécutif a deux options. La première est que le dispositif légal relatif à cette commission soit intégrée à la loi relative à la transformation des centres régionaux d’investissement en établissements publics. La deuxième est de l’adopter en projet à part. Dans les deux cas de figure, le circuit sera fait en parallèle pour une adoption d’ici juillet.

La troisième mesure porte sur les décrets concrétisant les décisions de transfert des pouvoirs des autorisations administratives sectorielles des administrations centrales aux régions. Ces décrets ont pour objectif de fixer et préciser les prérogatives en matière de délivrance des autorisations sectorielles au niveau central et régional. L’apport étant d’encadrer de manière claire le transfert de pouvoirs pour qu’il n’y ait plus de flou dans les responsabilités. Selon le conseiller juridique du chef du gouvernement, un travail préliminaire sur la liste des décrets est en cours au ministère de l’intérieur et aux différents départements qui sont parties prenantes du circuit de l’octroi des autorisations. L’adoption de l’ensemble des décisions de transfert des pouvoirs est prévue avant la fin de l’année.

Les ressources proviendront principalement du Budget de l’Etat

La confection de la liste des lois incitatives prioritaires en matière d’investissement et de promotion du climat des affaires, quatrième mesure, fait partie, selon la Primature, de la deuxième vague des chantiers qui seront menés en 2019. Un grand travail de concertation doit se faire au préalable pour repérer les pistes d’amélioration de l’arsenal d’incitations existant. L’ampleur du chantier et la multiplicité des parties concernées par l’investissement et le climat des affaires font en sorte que cette liste est un travail qui sera long. «Il faudra prendre le temps nécessaire pour bien cibler les lois à réformer», estime M. El Azami. Selon lui, il s’agit d’un chantier très structurant pour que la réforme puisse aboutir.

L’octroi des ressources financières nécessaires pour la mise en œuvre du projet de réforme est la cinquième mesure. Dans un premier temps, les ressources seront puisées du Budget général de l’Etat. Ensuite, la gestion des nouveaux CRI sera assurée, comme le prévoit le projet de loi en cours, grâce à un budget central et des recettes propres (quelques prestations seront facturées aux usagers). Pour ce qui est de la réorganisation des «nouveaux» CRI, elle sera progressive. Le rythme dépendra de la disponibilité des ressources. L’on informe que des centres-pilotes seront mis sur pied dans les grandes villes avant leur extension à tout le territoire national.

Des CRI plus accessibles et moins contraignants

Les propositions du chef du gouvernement pour la réforme des CRI s’articulent autour de trois axes principaux. Le premier vise à transformer les CRI en établissements publics modernes. Ce qui implique une meilleure gouvernance participative et plus d’ouverture sur les autres acteurs de l’investissement (conseils régionaux, représentants du secteur privé et services externes des départements gouvernementaux). Les CRI pourront, dans le même sens, assurer l’accompagnement des petites et moyennes entreprises (PME) et veiller sur le règlement des litiges à l’amiable dès leur déclenchement entre les administrations, les investisseurs et autres. Le gouvernement propose de moderniser ces centres par la création de deux pôles principaux : “Maison de l’investisseur” et “Promotion de l’investissement et de l’offre territoriale”. Dans le deuxième axe, l’on propose la création d’une commission régionale unifiée de l’investissement. Elle devra servir de noyau à toutes les autres commissions réparties sur la région et partageant la même mission. Objectif ? Améliorer et coordonner les procédures de prise de décision. Toutefois, les décisions de cette commission pourraient être contestées par des recours devant le wali de la Région, ou, si nécessaire, devant une commission présidée par le chef du gouvernement. En dernier lieu, le gouvernement veut que les CRI soient plus accessibles et moins contraignants. Cette vision consiste à simplifier les procédures et mesures liées aux dossiers d’investissement, que ce soit au niveau régional ou central. Le gouvernement se montre prêt à adopter des approches et lois incitatives modernes ayant démontré leur efficacité sur le plan international. Entre autres, il s’agit de simplifier d’une manière systématique les procédures administratives, agir contre tout abus en adoptant la loi de l’obligation d’exécution et en encadrant les délais de délivrance des autorisations.

telquel.ma

Auto-entrepreneurs: Pas de pénalités de retard sur le paiement de l’IR au 1er trimestre après un problème technique

La Direction générale des Impôts (DGI) a annoncé le 4 mai que les auto-entrepreneurs ne se verraient pas appliquer de pénalités de retard sur les déclarations et les paiements de l’impôt sur le revenu (IR) du 1er trimestre 2018, suite à des incidents techniques sur la plateforme en ligne. 

« Tenant compte de ces circonstances qui ont empêché les intéressés d’accomplir leurs déclarations fiscales dans les délais légaux, il ne sera pas procédé à l’application des majorations, amendes et pénalités de retard », a indiqué la DGI dans un communiqué relayé par l’agence MAP.

Par conséquent, les auto-entrepreneurs ne seront tenus de s’acquitter que du montant principal de l’impôt dû, précise la même source.