Avoirs en réserves : Hausse de 22,8% en glissement annuel

Le dirham s’est apprécié de 0,51% par rapport à l’euro et s’est déprécié de 0,80% vis-à-vis du dollar américain, durant la période allant du 07 au 13 janvier, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Au 8 janvier 2021, l’encours des avoirs officiels de réserve (AOR) a accusé, d’une semaine à l’autre, une baisse de 3,8% pour s’établir à 308,8 milliards de DH, précise la Banque centrale. Cette baisse, souligne BAM, est liée principalement au remboursement par anticipation d’une partie du tirage sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) d’un montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près 8,4 milliards de DH. En glissement annuel, les AOR ont toutefois progressé de 22,8%.

Dakhla: 60 millions de DH pour mettre à niveau les quartiers sous-équipés

Un montant de 60 MDH a été mobilisé pour la réalisation du programme complémentaire de mise à niveau urbaine des quartiers sous-équipés de Dakhla, a indiqué, vendredi dernier à Dakhla, la ministre de l’Aménagement du Territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Nouzha Bouchareb.

Lors d’une rencontre avec les professionnels sur la relance du secteur de l’urbanisme et de la construction dans la région de Dakhla Oued Eddahab, Bouchareb a souligné que ce programme, qui a débuté en 2018, est en cours de réalisation et les travaux ont atteint une étape avancée.

Sur un autre volet, la ministre a indiqué que 39 millions de DH ont été alloués pour lutter contre l’habitat insalubre à Dakhla. Au total, son département a mobilisé environ 750 millions de DH, dans le cadre du nouveau programme d’habitat et d’urbanisme des provinces du Sud du Royaume (2007-2015), qui comprend les lotissements, la mise à niveau urbain et la restructuration de quartiers sous équipés.

Plan de relance : L’injection de 120 milliards de DH aura-t-elle un effet sur l’inflation ?

• L’OUTPUT GAP AU MAROC EST NÉGATIF.
• LE RISQUE INFLATIONNISTE SERA CONTENU SELON L’ANALYSE DE CDG CAPITAL.

Le ministère de l’économie et des finances a élaboré un plan de relance global et intégré, qui vise l’accompagnement d’un redémarrage progressif de l’activité économique nationale. Ce plan repose sur l’implication d’autres instances publiques et privées, notamment Bank Al-Maghrib, la Caisse centrale de garantie (CCG) et le secteur bancaire. Dans sa récente note, CDG Capital Insight apprécie, sur la base d’un certain nombre d’hypothèses, les enjeux et impacts macroéconomiques potentiels que pourrait avoir cette nouvelle injection de liquidité dans l’économie. Le risque inflationniste figure parmi les points traités par les analystes. Selon eux les risques inflationnistes sont maîtrisés sur un horizon court terme et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et long terme.

En effet, le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, à savoir la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc, et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

D’un côté, l’offre est déterminée par la capacité de production du pays, mesurée par le PIB potentiel. Ainsi, à l’horizon de prévision du cadre de la politique monétaire, qui est de 8 trimestres pour le cas du Maroc, l’output gap est négatif. A noter que l’écart de production «output gap» est déterminé par la confrontation entre, d’une part, la production réelle du pays, estimée à travers son PIB, et, d’autre part, la production potentielle, mesurée à travers le PIB potentiel. La comparaison entre ces deux agrégats détermine la capacité de l’économie à faire face à une éventuelle hausse de la demande. Ainsi, si à l’horizon de prévision, l’output-gap (PIB-PIB potentiel) ressort négatif, cela signifie que l’économie est toujours capable d’absorber une augmentation de la demande et vice-versa. Selon les derniers calculs de Bank Al-Maghrib, l’output gap (en% du PIB) a fortement reculé pour s’établir à -5% au 2e trimestre 2020 contre seulement -2,2% enregistré la même période une année auparavant. Cela stipule que le potentiel de production dépasse le niveau de la demande.

De l’autre côté, l’évolution de la demande est conditionnée par trois principaux facteurs, en l’occurrence la situation du marché de l’emploi et des salaires, les transferts des MRE et la distribution des crédits, principalement ceux destinés aux ménages. A cet égard, une politique monétaire expansionniste devrait favoriser à court terme les crédits et, à moyen/long terme, l’amélioration du marché de l’emploi. Toutefois, cela resterait en deçà d’un niveau pouvant induire une hausse des salaires, compte tenu de la hausse du chômage enregistrée suite à la pandémie à 12,7% au 3e trimestre 2020, contre 9,4% une année auparavant.

La consommation des ménages, qui a subi un fort impact de la crise, devrait se redresser en 2021, mais ce rebond résulterait particulièrement de l’effet de base.
Par ailleurs, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des prix à la consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole. Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme, à des chocs d’offre alimentaire et à la demande, ou bien à une impulsion monétaire.
En effet, l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments orienterait vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande.

Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi une pression inflationniste à moyen/long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale, compte tenu de la structure du panier de l’IPC.
De surcroît, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen/long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

La conjoncture profitera-t-elle aux exportations nationales des médicaments ?

• LE CONTINENT AFRICAIN IMPORTE 95% DES MÉDICAMENTS CONSOMMÉS SUR SOL ET N’EN PRODUIT QUE 3%.

Les exportations des médicaments ne représentent que 10% de la production nationale en temps normal. Sur ces exportations, une infime partie est destinée au marché africain. Mais plusieurs données économiques indiquent que le continent africain pourrait permettre de faire augmenter ce pourcentage, si des mesures facilitatrices sont prises. En effet, le continent africain importe 95% des médicaments et n’en produit que 3%, essentiellement par le Maroc et l’Afrique du Sud. Aussi, selon le rapport annuel sur l’économie de l’Afrique 2020, publié récemment par Policy Center for the new south (PCNS), «l’Union africaine devrait saisir cette conjoncture pandémique pour accélérer la mise en œuvre du Plan de fabrication pharmaceutique pour l’Afrique et l’opérationnalisation de l’Agence africaine du médicament (AAM)», dit le rapport de PCNS. L’AMM, dont le Maroc a signé le traité portant création fin 2019, a comme objectif d’harmoniser les réglementations des médicaments au sein des pays africains. Cet objectif qui passe, selon le PCNS, par «la priorisation des investissements à l’appui du renforcement des capacités réglementaires et en définissant des positions communes au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) sur les droits de propriété intellectuelle». Autre donnée significative soulignée par le rapport de PCNS, les pays africains se sont engagés d’allouer au moins 15 % de leurs budgets publics nationaux à la santé d’ici 2025, conformément à la Déclaration d’Abuja de 2001. Au Maroc, la priorité nationale est de mise actuellement, en attendant que la pandémie de la Covid-19 soit endiguée. La digitalisation de la procédure de demande d’Autorisation spécifique d’exportation des médicaments (ASEM), courant 2020, est passée presque inaperçue.

Bientôt un Fonds d’investissement maroco-saoudien pour soutenir les TPME

• QUELQUE 250 ENTREPRISES À CAPITAUX SAOUDIENS SONT INSTALLÉES AU MAROC ET MOINS DE 20 ENTREPRISES MAROCAINES SONT PRÉSENTES EN ARABIE SAOUDITE.

Le Conseil d’affaires maroco-saoudien s’est réuni par visio-conférence pour examiner les moyens à déployer pour le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les communautés d’affaires des deux pays. Lors de cette séance de travail, plusieurs recommandations ont été émises par le co-président du conseil, Khalid Benjelloun, notamment l’identification des secteurs prioritaires de coopération économique entre le Maroc et l’Arabie Saoudite, l’assouplissement des formalités administratives à l’exportation et à l’importation pour les entreprises des deux pays, ainsi que la création d’un comité mixte qui se penche sur les obstacles qui entravent les activités commerciales et l’investissement.

Il a été appelé à la création d’un Fonds d’investissement maroco-saoudien afin de soutenir financièrement et de faciliter aux petites et moyennes entreprises des deux pays l’accès aux marchés et encourager les partenariats de part et d’autre. Le lancement d’une ligne maritime entre le Maroc et l’Arabie Saoudite a été jugé très crucial pour booster les échanges, particulièrement les exportations marocaines de l’agroalimentaire.

De son côté, Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), estime que «le Conseil d’affaires maroco-saoudien, bien que ses travaux aient été retardés cette année en raison de la pandémie, est le conseil le plus actif au niveau de la CGEM», se félicitant des fortes relations liant le Maroc et l’Arabie Saoudite. Le responsable du patronat déplore que les relations économiques bilatérales ne soient pas à la hauteur des potentialités existantes et des liens d’amitié exemplaire entre les deux Royaumes. A noter que les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Arabie Saoudite se montent à environ 14,5 milliards de dirhams, dont seulement 1,6 milliard d’exportations marocaines. Quelque 250 entreprises à capitaux saoudiens sont installées au Maroc et moins de 20 entreprises marocaines sont présentes en Arabie Saoudite.

La CDG lance Amanti pour la consultation des avoirs en déshérence

C’est une première. Les citoyens marocains pourront, désormais, consulter en ligne pour rechercher des fonds de comptes bancaires inactifs depuis plus de 10 ans et demander leur restitution. D’entrée, cette plateforme confirme une politique de gouvernance actionnée à la CDG et clairement signifiée durant ces deux dernières décennies par la Banque mondiale. Explications.

Le Groupe CDG vient de lancer une plateforme baptisée Amanti qui permet aux citoyens de consulter et recherche à distance des avoirs en déshérence, consignés à la Caisse. Il s’agit là de fonds et de valeurs relevant de comptes bancaires inactifs, n’ayant fait l’objet d’aucune opération ou réclamation de la part du titulaire du compte ou de ses ayants droit pendant 10 ans. A travers cette démarche, l’entité entend se positionner davantage en tant que tiers de confiance en charge de la gestion et de la protection des dépôts et consignations. Positionnée dans la conduite de projets d’intérêt général, la CDG offre, ainsi, ce nouveau service gratuit, à l’ensemble des citoyens résidant au Maroc.

Concrètement, la recherche des fonds de comptes bancaires marocains inactifs depuis plus de 10 ans, qui ont été transférés à la CDG -en vertu de l’article 152 de la loi 103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés- est désormais possible. Après un délai de 5 ans et en vertu du même dispositif légal, l’établissement est tenu de les verser de manière irréversible au profit de l’Etat en cas d’absence d’une demande de restitution. Les responsables assurent que «la plateforme Amanti servira ainsi aux citoyens de formuler des demandes de restitution directement en ligne, leur offrant une proximité dans leurs relations avec la CDG, tout en garantissant la sécurisation et la protection de leurs données à caractère personnel». Les enjeux sont clairs.

Dans le cadre de son activité de «consignations», la CDG affine sa manière de veiller sur la sécurisation des fonds qui lui sont confiés et qui requièrent une protection particulière jusqu’à leur liquidation. «La CDG est habilitée en vertu des articles 2 et 15 du Dahir portant sa création à recevoir les consignations administratives et judiciaires ainsi que les cautionnements. Ce service consiste en la réception des droits de personnes physiques ou morales en vue de préserver puis de restituer ces droits à leurs ayants droits dûment reconnus et identifiés», rappelle le top management de la Caisse. Et c’est dans cette optique, d’ailleurs, que la CDG a développé, depuis plus de soixante ans, une vingtaine de services de consignations en partenariat avec les pouvoirs publics. Ils visent les indemnités d’expropriation, les fonds des mineurs, les fonds en déshérence, les sommes litigieuses, les successions des Marocains décédés à l’étranger, les successions des fonctionnaires décédés, les pécules des prisonniers ou encore les fonds des malades… «Touchant des couches sociales vulnérables, ces fonds sont consignés à la CDG qui leur assure une protection conforme aux dispositions légales et réglementaires en vigueur», précisent les responsables de l’opérateur.

Il faut dire que l’activité «consignations» de l’établissement est large. Elle porte aussi sur différentes catégories de cautionnements dont les cautionnements provisoires des soumissionnaires aux marchés publics, les cautionnements définitifs des concessionnaires des services publics et adjudicataires de marchés publics de travaux et enfin, les cautionnements pour l’exercice d’une activité.

Bref, le citoyen marocain pourra consulter à travers une plateforme déclinée en deux langues, à savoir l’arabe et le français pour effectuer ses recherches. Une ligne a été, également, mise à la disposition du public pour accompagner et guider chaque demande. Cet élan suit la politique e-gov enclenchée depuis des années déjà. Elle permettra une meilleure traçabilité au service de la protection des revenus des citoyens marocains. Louable.

Marché de l’emploi : les secteurs qui recrutent en 2021

Qui aurait pu prédire qu’en 2020, sous l’influence d’une crise sanitaire, les cartes pourraient être ainsi rebattues ? La crise sanitaire du Covid-19 a débouché sur une grave crise économique et un bouleversement du marché de l’emploi. Personne n’avait anticipé la potentialité d’un coup d’arrêt du marché de l’emploi tel que celui que nous avons connu durant les trois premiers trimestres 2020. Gel des recrutements dans de nombreux secteurs, licenciements économiques, chute des offres d’emploi, effondrement du travail temporaire, report des projets de recrutements annoncés en 2019 : le marché de l’emploi a connu un retournement sans précédent. Mais depuis novembre dernier, un vent de reprise semble souffler sur le marché de l’emploi, suite à la relance progressive de l’économie nationale. A quoi s’attendre concrètement dans les mois à venir en matière d’emploi et de recrutement ? 

Impactés à la fois par la sécheresse et la crise sanitaire et économique actuelle, les indicateurs du marché de travail au troisième trimestre de l’année 2020 étaient au rouge. Un taux d’emploi qui a chuté à 37,9% marquant une baisse de 2,8 points par rapport à la même période de l’année dernière, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Résultat: le Maroc comptait à cette date 1.482.000 personnes au chômage sur les 26.797.000 en âge d’activité. Mais depuis un peu plus de deux mois, après plusieurs mois de crise, les demandeurs d’emploi semblent revenir à des comportements normaux, et multiplient les candidatures. Pour les jobboards et cabinets de recrutement, la tendance est bien visible. «Déjà à la fin de l’année dernière, on a pu constater un léger regain de l’activité. On a senti que le marché se réveillait tout doucement après l’été. Actuellement, ce début de mois de janvier montre des perspectives encourageantes, même si certaines grandes entreprises se restructurent, avec les conséquences que cela engendre en perte d’emplois », souligne Jamal Boumiloud, PDG et fondateur du site de recrutement Marocadres.

Même son de cloche chez le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle. Selon Mohamed Amekraz, le marché du travail connait une «reprise relative» suite à la relance progressive de l’économie nationale. «Les mesures prises pour faire face aux répercussions économiques et sociales de la Covid-19 ont contribué, de manière générale, à maîtriser l’aggravation de la situation au niveau du marché du travail. Les données des déclarations de salaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) relèvent que l’activité économique commence à se rétablir progressivement.  Le nombre de personnes inscrites à la CNSS a atteint 1,6 million de personnes au mois d’avril, tandis que quelque 2,5 millions employés ont été inscrits jusqu’à ce jour, et près de 100.000 employés n’ont pas encore repris leur travail», dit-il.

Autre observation faite par le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle «certains secteurs ont repris leurs activités en un temps record, notamment l’automobile, qui connaît un manque en matière de ressources humaines et est en train d’attirer d’autres catégories de main-d’œuvre, alors que d’autres secteurs connaissent encore des problèmes majeurs, tels que le tourisme, qui a été fortement touché malgré certaines mesures prises pour le relancer ».  

Tendances RH 

Le jobboard Rekrute.com a, de son côté, analysé le comportement des recruteurs sur toute l’année 2020 sur la base des offres d’emploi postées sur son site durant l’année, pour dégager les tendances du marché de l’emploi.  Selon Rekrute, la crise sanitaire a bien entendu impacté le marché de l’emploi sur les six derniers mois. «Même si le nombre de postes ouverts a chuté de 30% sur l’année, le nombre d’annonces diffusées a noté une baisse moins importante, avec même une augmentation de 4% en décembre. La conclusion est donc que les entreprises ont beaucoup moins recruté en volume, mais ont continué leurs recrutements. En décembre, l’activité recrutement a bien repris sur le marché », affirme-t-il.

Si les secteurs ont vu à la baisse leur volume de recrutement, trois d’entre eux ont quand même réussi à maintenir leurs recrutements, selon ce portail de l’emploi au Maroc qui cible des cadres et professions intermédiaires.

Sans surprise, le secteur des Call Center, sur la base de l’analyse de 75 663 postes ouverts dans ce segment, s’empare de la première place avec 68% (-2 points vs 2019). Il est le plus gros pourvoyeur de postes de l’année 2020 ! Le secteur des centres d’appel maintient donc son dynamisme en 2020 et recrute le plus cette année, avec 50 883 postes ouverts en 2020. 

Il est suivi du secteur IT avec 19% des recrutements (-1 point seulement vs 2019). Il faut dire que la demande des informaticiens ne cesse d’augmenter dans le Royaume et que le secteur devient aussi de plus en plus exigeant en termes d’expériences et de niveaux d’études. En effet, selon Rekrute, ce secteur de l’IT a enregistré une forte demande des profils entre 3 et 10 ans d’expériences. Il recrute surtout des ingénieurs. Ce sont en effet les Bac+5 qui ont été les plus demandés en 2020 avec 8877 postes ouverts, suivis par les Bac+2 avec 2140 postes ouverts. En 3ème place arrivent les Bac+3 et Bac+4 respectivement avec 1589 et 942 postes ouverts, qui ont connu une augmentation de la demande VS 2019, contrairement au Bac+4 et plus.

La fonction informatique / Electronique a été la plus demandée par le secteur IT en 2020 avec 10450 postes ouverts, en hausse VS 2020. La fonction Télécoms / Réseaux a comptabilisé une ouverture de 2126 postes et une baisse par rapport à 2020. Quant à la fonction Multimédia / Internet, la demande a été faible et connu l’ouverture de 180 postes seulement. A noter, que l’analyse du jobboard a porté sur 13 774 postes ouverts dans le secteur de l’IT. 

Le secteur bancaire arrive en troisième position avec 4% des recrutements en 2020 (-4 points vs 2019), selon Rekrute.

Toujours est-il qu’en 2020, les Bac+4 et plus, soit les cadres, ont été les plus impactés par la crise Covid, selon le spécialiste en e-recrutement. «Ils ont été les moins demandés avec une baisse de 65% par rapport à 2019. De l’autre côté, les Bac+3 et moins ont été les plus recrutés avec une hausse en 2020 de 65% par rapport à 2019 », constate-t-il.

Si la reprise de l’activité a permis de relancer tout doucement la machine, quid concrètement des recrutements et du marché de l’emploi dans les prochains mois de 2021 ? Les tendances RH 2020 vont- elles peser cette année ? https://emag.challenge.ma/773/mobile/index.html

WhatsApp repousse le changement de ses conditions d’utilisation

Sous le feu des critiques après l’annonce d’une modification de ses conditions d’utilisation, la plateforme de messagerie mobile WhatsApp a décidé de repousser de trois mois le changement de ses nouvelles conditions d’utilisation.

Cherchant à rassurer les utilisateurs sur la protection de leurs données personnelles, les modifications, qui devaient entrer en vigueur le 8 février, ne seront plus effectives qu’à partir du 15 mai. « Nous retardons désormais la date à laquelle les utilisateurs devront relire et accepter les conditions », a indiqué Whatsapp dans un article de blog. La compagnie a tenu à assurer que la mise à jour ne « renforcerait pas notre capacité à partager des données avec Facebook », mais était avant tout destinée à aider des entreprises à mieux communiquer avec leurs clients via la plateforme.

La semaine dernière, WhatsApp avait demandé à ses quelque deux milliards d’utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions avant le 8 février sous peine de ne plus pouvoir accéder à leur compte. Cette décision a été interprétée par de nombreux détracteurs comme une tentative de la plateforme de partager davantage de données avec la maison mère, Facebook, qui a racheté WhatsApp en 2014.

La plateforme avait tenté de calmer l’incendie à coups d’annonces rassurantes et de campagnes publicitaires, mais des services concurrents, comme Signal et Telegram, ont pu profiter de la confusion et vu leurs téléchargements s’envoler sur les magasins en ligne Apple Store et Google Play dans plusieurs pays.

Banque mondiale : les mesures économiques du gouvernement insuffisantes

Le dernier rapport de l’institution du Bretton Woods sur le Maroc, qui est revenu sur la situation économique du Royaume, dresse un tableau noir de l’exercice écoulé.

Certes, la réponse des autorités marocaines à la crise économique suscitée par la pandémie de Covid-19 a été “importante” et “ambitieuse”, à en croire la Banque mondiale. Elle avait consisté, dans le détail, en plusieurs mesures prises au niveau du Conseil de veille économique (CVE), mis en place par le gouvernement Saâd Eddine El Othmani pour suivre l’évolution de la situation économique et identifier les mesures appropriées en termes d’accompagnement des secteurs impactés, mais aussi le lancement le 4 août 2020, sur instructions du roi Mohammed VI, d’un plan de relance de 120 milliards de dirhams (MMDH), équivalant à environ 11% du produit intérieur brut (PIB) national.

Ceci étant, le constat de l’institution de Bretton Woods est sans appel: le Maroc a, au cours de l’année 2020, fait pire que la moyenne de la région MENA (Moyen- Orient/Afrique du Nord). “Nous avons entrevu des signes de reprise pendant les deux derniers trimestres de l’année, mais ça reste faible et incertain. Et cela ne concerne pas que le Maroc,” soulignent ses économistes dans le rapport de suivi de la situation économique du Maroc publié le 9 janvier 2021.

Se remettre d’aplomb

Concrètement, la récession de l’économie marocaine aurait été, pendant l’exercice écoulé, de 6,3%. Tandis que la moyenne régionale aurait été, elle, de 5%. Et c’est justement ce taux de 5% sur lequel avait tablé le gouvernement El Othmani dans son projet de loi des finances rectificative (PLFR), adopté le 20 juillet 2020 par le parlement. Comment expliquer alors ce “paradoxe marocain”? La Banque mondiale y voit, en fait, d’abord la dureté des mesures de confinement, décrété au titre de l’état d’urgence sanitaire à partir du 20 mars 2020 et qui ont dépassé, en comparaison, celles d’autres pays, y compris en Europe avec l’Espagne ou l’Italie. Mais il y a aussi la forte dépendance du Maroc, dans sa globalité, aux chaînes de valeurs mondiales, durement éprouvées, bien évidemment, par la pandémie.

Sans compter, en outre, le facteur de la sécheresse, qui a énormément fait souffrir les campagnes en particulier. Résultat, on a vu, principalement, quelque 580.000 emplois disparaître -le Haut-Commissariat au plan (HCP), dans un document rendu public le 4 janvier, avait, lui, plutôt avancé le chiffre de 531.000-, même si la Banque mondiale souligne qu’en comparaison avec les pays de la région les entreprises marocaines n’ont pas beaucoup licencié, à raison de 5,7% contre 17,6% dans les autres pays.

Mais ceci, pour surprenant que ce soit pour les économistes de l’institution, serait en fait à mettre sur le compte de la législation du travail, peu flexible. En tout cas, la Banque mondiale a estimé qu’à partir de tout ce qui a été précédemment cité, le gouvernement El Othmani s’en est plutôt tiré à bon compte en termes d’équilibres macroéconomiques, limitant son déficit à 7,5% seulement, mais parvenant aussi à se maintenir à flot en termes de changes. Un point positif à souligner, mais insuffisant en soi pour permettre à l’économie marocaine de se remettre d’aplomb.

Biden dévoile un plan de relance à 1.900 milliards de dollars

Agir vite – dès son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier prochain – et des « milliers de milliards de dollars » : telle est la promesse de Joe Biden. Le futur président américain a présenté les bases du prochain paquet d’aides économiques, censées permettre aux États-Unis de sortir de la pire crise qu’ait connue le pays depuis les années 1930, alors que des millions d’Américains sont toujours au chômage.

Joe Biden a dévoilé jeudi un nouveau plan de relance d’urgence de 1.900 milliards de dollars, censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 30, et qui sera suivi dans les prochaines semaines d’un plan d’investissements pour relancer l’économie.

Face à l’ampleur de la crise économique, « on ne peut pas se permettre de rester les bras croisés », a défendu jeudi soir Joe Biden, en présentant, depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, ce paquet d’aides, baptisé « plan de sauvegarde ».

Chèques aux familles, fonds pour rouvrir les écoles, argent pour accélérer tests et vaccins, liquidités pour les petites entreprises, ou encore aide alimentaire renforcée: les mesures doivent répondre à l’urgence, et empêcher le pays de s’enfoncer plus avant dans la crise.

Viendra ensuite un plan d’investissements dans l’économie verte, dont les contours seront précisés dans les prochaines semaines.

Un « Made in America » nouvelle version

Il s’agira alors de créer les « millions » d’emplois manufacturiers « bien payés ». Joe Biden a pour cela repris à son compte le « Made in America » cher à Donald Trump.

« Imaginez un futur: ‘fabriqué en Amérique’, ‘entièrement fabriqué en Amérique et entièrement par des Américains' », a-t-il lancé, soulignant que l’argent des contribuables sera utilisé pour « reconstruire l’Amérique ». « Nous achèterons des produits américains, soutenant des millions d’emplois industriels américains », a-t-il dit.

En attendant, il faudra convaincre les élus du Congrès de débloquer les 1.900 milliards de dollars du plan d’urgence.

« Le retour sur investissement en matière d’emplois, d’égalité raciale, empêchera les dommages économiques sur le long terme », a assuré Joe Biden, anticipant les critiques sur le creusement de la dette du pays.

« Les bénéfices seront bien supérieurs au coût » de ce plan, a-t-il ajouté.

Les républicains risquent en effet de s’y opposer car ils ont vanté récemment les vertus de l’orthodoxie budgétaire après avoir pourtant voté au printemps un plan d’aides de 2.200 milliards de dollars voulu par le président républicain Donald Trump.

Les responsables démocrates des deux chambres ont eux assuré de leur soutien: « Nous allons nous mettre tout de suite au travail pour transformer en législation, qui sera adoptée par les deux chambres et ratifiée en loi, la vision du président élu Biden », ont réagi Chuck Schumer et Nancy Pelosi dans un communiqué commun.

Le texte prévoit que les Américains touchent un nouveau chèque de 1.400 dollars par personne en fonction des revenus.

Le paquet de 900 milliards de dollars adopté en décembre, considéré comme un « acompte » par Joe Biden, avait permis de leur mettre 600 dollars en poche. Mais les démocrates, dans une inhabituelle entente avec M. Trump, réclamaient 2.000 dollars.

Alors que 18 millions d’Américains vivent toujours grâce aux allocations chômage, les aides seront prolongées jusqu’à fin septembre ainsi que la possibilité de prendre un congé maladie payé en cas de contamination au Covid-19.

Prolongation de la suspension des expulsions locatives et saisies immobilières jusqu’à fin septembre, ou encore aide alimentaire renforcée, figurent également dans ce texte.

Accélérer les vaccinations

Joe Biden veut également accélérer le rythme des tests et vaccinations contre le Covid-19, pour permettre à l’activité de reprendre.

Rouvrir les écoles, toujours largement fermées aux Etats-Unis ou fréquentées à temps partiel seulement par les élèves, fait également partie des priorités.

M. Biden s’est fixé 100 jours pour que la majorité des écoliers reprenne le chemin de l’école, permettant à leurs parents de retourner au travail, alors que les femmes ont payé un lourd tribut, et ont massivement dû démissionner ou cesser de chercher un emploi pour s’occuper de leurs enfants.

Le président élu espère aussi faire adopter le rehaussement du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, plus du double des 7,25 dollars actuels.

Une enveloppe est prévue pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l’emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique.

Cette dernière mesure risque de susciter l’ire des républicains au Sénat, qui avaient bloqué fin 2020 tout plan de soutien économique comprenant des fonds pour les municipalités.

La hausse des impôts, prévue dans son programme de campagne, pour les plus grandes entreprises du pays et les personnes gagnant plus de 400.000 dollars par an, n’a toutefois pas été évoquée.

Il reviendra à Janet Yellen, qui devrait devenir secrétaire au Trésor – l’équivalent du ministre de l’Economie et des Finances – de mener les négociations avec les élus, pour le compte du gouvernement.

Si le chômage est resté stable en décembre aux Etats-Unis, à 6,7%, c’est la première fois depuis mai que la situation ne s’est pas améliorée.

Coronavirus : l’Amérique s’est-elle enrichie depuis le début de la crise sanitaire ?

Des gains boursiers, des secteurs économiques florissants… La crise sanitaire n’impacte pas négativement tous les Américains. Quelle part de population tire réellement son épingle du jeu ?

« À propos de ceux qui ont passé une année plutôt réussie », tel était le titre d’un article d’opinion publié dans le New York Times, en décembre dernier, dédié aux Américains n’ayant pas été impactés voire s’étant enrichis depuis le début de la crise sanitaire. De quoi nourrir la réflexion sur l’impact de la Covid-19 sur l’économie américaine. Quels sont ses effets à ce jour et se sont-ils vraiment avérés indolores pour toute une partie de la population ?

Il faut d’abord rappeler qu’à chaque nouvelle crise, les économistes réapprennent leur alphabet en débattant de la forme qu’une reprise éventuelle pourrait prendre. La crise sanitaire aux États-Unis n’a pas échappé à la règle. Comme toujours, les plus optimistes rêvaient (et rêvent encore) d’une reprise en « V », avec un rebond aussi rapide que la récession. D’autres craignaient que les possibles confinements à répétition aient pour effet une reprise en « W », avec des perspectives économiques pouvant s’améliorer avant de s’assombrir quand l’épidémie imposait de nouvelles restrictions.

D’autres encore mettaient l’accent sur les effets structurels durables de cette crise qui pourrait détruire le tissu économique américain dans la mesure où les petites et moyennes entreprises auraient du mal à se relever des confinements successifs. La reprise serait alors autrement plus longue et exigerait des efforts de transformation de l’économie dans la durée. Ce scénario d’une reprise en « U », voire d’une reprise en « swoosh » – un rebond encore plus lent que celui en « U ». (Il est d’ailleurs remarquable que le scénario en « swoosh » ne corresponde plus à une lettre, mais au logo d’une grande marque de sport – suggérant ainsi que la complexité de cette crise ne peut plus se résumer à un élément de l’alphabet). Les plus pessimistes, eux, pariaient sur le « L », anticipant une stagnation durable de l’économie à l’image de ce que le Japon a pu connaître dans les années 1990, la « décennie perdue ».

Des réalités américaines plurielles et le risque d’une reprise en « K »

Dans les faits, l’espoir d’une reprise en « V » de l’économie américaine s’amenuise. Malgré l’amélioration des perspectives au troisième trimestre de 2020, la création d’emplois aux États-Unis s’est nettement ralentie à la fin de l’année. Plus de 10 millions d’emplois détruits l’ont peut-être été de manière définitive. L’idée selon laquelle le rebond après cette crise serait rapide puisqu’elle était le résultat d’une volonté politique de fermer l’économie pour protéger la population de la pandémie, et non le résultat de fondamentaux économiques défaillants, reste encore à démontrer.

L’hypothèse d’une reprise en « swoosh » serait alors d’autant plus crédible. Pour autant, elle ne permet pas de comprendre pourquoi tant d’observateurs et d’acteurs économiques américains semblent penser qu’une large partie de la population et des secteurs économiques se portent bien.

Il existe en effet un contraste remarquable entre les secteurs économiques qui ont subi de plein fouet les effets de la pandémie et des confinements, comme l’industrie du transport aérien, le tourisme, la restauration et l’hôtellerie, et les secteurs qui avaient déjà entamé leur adaptation aux exigences de la quatrième révolution industrielle et de la digitalisation, comme le secteur des nouvelles technologies et une partie du retail. D’autres secteurs comme le bricolage ou la décoration ou la restauration en ligne et, plus généralement, qui se concentrent sur le bien-être à la maison ont aussi connu un essor notable. Les Américains qui pouvaient continuer de consommer lors de la crise ont fait vivre et prospérer la deuxième catégorie sans jamais pouvoir bénéficier des services de la première, renforçant ainsi ce contraste.

De même, il existe un contraste frappant entre les Américains qui ont pu bénéficier de la performance spectaculaire des marchés financiers en pleine pandémie (grâce aux valeurs technologiques notamment qui, justement, ont su tirer leur épingle du jeu lors du confinement) ou qui ont pu conserver ou retrouver un emploi rapidement à la fin du printemps, à la faveur de la réouverture des économies locales, et ceux qui dépendaient de secteurs économiques laminés par la crise sanitaire. Ceux-là sont souvent issus de catégories défavorisées de la population ou des minorités, et n’ont souvent ni les diplômes ni les compétences adéquates pour surfer sur la vague de la reprise ou se réinventer une identité professionnelle.

Il faut d’ailleurs noter que depuis l’été, 8 millions d’Américains ont sombré dans la pauvreté et 12 millions de locataires ont accumulé une dette vis-à-vis de leurs propriétaires qui dépasse 5 000 dollars. Le rebond de la création d’emplois, effectif mais inachevé, prend une toute autre dimension dans la mesure où il rappelle que toute une partie du marché du travail risque d’être transformée par cette pandémie. Le niveau d’exigence de cet effort de transformation ne sera pas le même selon que l’on parle de secteurs affectés durablement ou non par la pandémie.

Force est de constater, d’ailleurs, que ce ne sont pas uniquement les Américains les plus riches ou des classes moyennes supérieures qui ont su tirer leur épingle du jeu. Ce sont aussi les Américains qui, bénéficiant de la transformation de l’organisation du travail et des entreprises, ont pu s’installer dans d’autres villes du pays où le coût de la vie (notamment en matière de logement) est plus bas. Cette transformation de l’organisation du travail et des entreprises n’a pas eu lieu partout. Elle est le fait d’activités dans lesquelles le travail à distance est possible et dans des secteurs dans lesquels les entreprises et la force de travail se sont déjà adaptées aux nouveaux outils de la digitalisation par exemple.

Les inégalités de destins professionnels au lendemain de cette crise sont flagrantes. La crise sanitaire n’est qu’en partie responsable, puisque les secteurs et les populations qui se portent le mieux avaient déjà entamé leur transformation avant la crise. Mais cette crise sanitaire a tout de même accentué ces différences entre certains secteurs et catégories de la population. C’est pourquoi une nouvelle lettre s’est invitée dans le débat portant sur la forme que prendra la prise : le « K » avec une partie de l’économie qui saura s’adapter, voire prospérer, même en période de crise, alors qu’une autre partie de l’économie risque de connaître des difficultés continues.

À l’image d’un pays politiquement divisé, l’économie américaine fait face au risque de polarisation croissante entre ces deux catégories de secteurs et de personnes.