DES PERSPECTIVES FAVORABLES POUR LA CAMPAGNE AGRICOLE EN 2021 : LA PERFORMANCE ECONOMIQUE SE REDRESSE

Le secteur tertiaire pâtit de la contre-performance du secteur touristique. Les arrivées ont fléchi de 78,9% à fin novembre. A cela s’ajoute le léger recul de l’activité de postes et télécommunications (-3% au 3ème trimestre).

Une relance économique confortée par les prémices d’une bonne campagne agricole. C’est le titre phare qu’attribue la Direction des études et prévisions financières (DEPF) à sa première note de conjoncture de l’année 2021. «Il y a lieu de souligner que les précipitations importantes observées lors des mois de décembre et janvier présagent de perspectives favorables pour la campagne agricole, renforçant directement et indirectement la dynamique attendue de l’activité économique en 2021», peut-on lire du texte introductif de la note de conjoncture. Et de poursuivre que «ces perspectives seront, également, soutenues par le déploiement prévu du vaccin qui devrait permettre, conjointement avec l’opérationnalisation du plan de relance économique, de restaurer progressivement la confiance des consommateurs et des investisseurs». La DEPF observe dans son analyse une bonne posture de la plupart des baromètres conjoncturels. Une performance qui confirme le redressement graduel de l’activité économique nationale, notamment dans les secteurs du BTP, de l’énergie électrique ainsi que certaines branches du secteur industriel. «Toutefois, ce dynamisme favorable enregistré lors des derniers mois s’avère insuffisant pour éponger les retombées négatives de la crise sanitaire sur la croissance économique, comme il ressort de la situation des comptes nationaux relatifs au troisième trimestre 2020», estiment les analystes de la DEPF. Retour sur les principales tendances ayant marqué les derniers mois de l’année 2020.

Une tendance sectorielle plutôt positive

Au niveau sectoriel, l’activité du secteur de la pêche a affiché une évolution favorable au troisième trimestre de l’année. On relève dans ce sens une hausse de 7,7% au 3ème quart de l’année. Pour ce qui est du secteur secondaire, le redressement est porté par le secteur des mines. La production des phosphates s’est en effet améliorée de 5,5% à fin novembre. Il en est de même pour le BTP. La baisse des ventes de ciment s’est atténuée au quatrième trimestre revenant à -1,3% après un repli de 3,7% au trimestre précédent. Pour ce qui est du secteur industriel, il s’est inscrit en ligne avec l’amélioration du taux d’utilisation des capacités de production (TUC). Il s’est établi à 71% aux mois d’octobre et novembre après 55,7% au deuxième trimestre 2020.

De même, les exportations ont repris vers la fin de l’année. La DEPF note dans ce sens une hausse de 20,3% des ventes des dérivés de phosphates et de 8,8% de celles de l’automobile. En revanche le secteur tertiaire pâtit de la contre-performance du secteur touristique. Les arrivées ont fléchi de 78,9% à fin novembre. A cela s’ajoute le léger recul de l’activité de postes et télécommunications (-3% au 3ème trimestre) au moment où le secteur des transports a affiché une évolution mitigée sur ladite période.

Les transferts des MRE résilients

Pour ce qui est de la demande intérieure, la DEPF relève dans son analyse que le pouvoir d’achat des ménages a été impacté par la crise sanitaire et les conditions climatiques difficiles. L’économie marocaine a perdu au troisième trimestre 2020, 581.000 postes d’emplois. De même, les crédits à la consommation ont baissé de 3,3% au onzième mois de l’année. «Cette contre-performance a, toutefois, été atténuée par la résilience des transferts des MRE et par les transferts monétaires octroyés par le Fonds Covid-19 en faveur des ménages touchés, ainsi que par la maîtrise de l’inflation», relève-t-on de la DEPF.
En effet, les transferts des Marocains du Monde se sont consolidés de 3,9% à fin novembre. De même, l’inflation a été maîtrisée à 0,7% à fin novembre. Pour ce qui est de l’investissement, l’effort s’est inscrit en baisse. La DEPF indique dans ce sens que ce ralentissement s’inscrit en phase avec la persistance du recul des importations en bien d’équipement et de l’investissement budgétaire. On relève respectivement des baisses de -16,6% et de 4,1% à fin novembre.

Le déficit commercial nettement atténué

En ce qui concerne les échanges commerciaux, la baisse cumulée des exportations a été moins importante que celle des importations. Ceci s’est traduit par une atténuation du déficit commercial de 26% ainsi qu’une amélioration du taux de couverture de 5 points à fin novembre. Ceci incorpore une baisse de près de 16% des importations et de 8,4% de exportations. Par ailleurs les transferts des MRE ont affiché une progression de 4% sur ladite période. Pour ce qui est des avoirs officiels de réserve, la DEPF fait ressortir une couverture de 7 mois et 4 jours d’importations de biens et services. Pour ce qui est du déficit budgétaire, la DEPF souligne qu’il ne s’éloigne pas de l’objectif initial fixé dans le cadre de la loi de Finances rectificative.

Une dynamique favorable des crédits bancaires

S’agissant du financement de l’économie, la DEPF note une dynamique favorable de l’encours des crédits bancaires à fin novembre. Cette évolution tient compte de l’importance des crédits «Damane» garantis par l’État. «Les crédits bancaires maintiennent, à fin novembre 2020, leur taux de progression de l’année précédente (+5,2%), incorporant l’accélération de la croissance des crédits au secteur financier (+9% après +6,5%) et la décélération de celle des crédits au secteur non financier (+4,7% après +5%), dont ceux aux ménages (+2,7% après +4,6%) et ceux aux sociétés non financières privées (+6% après +6,6%)», peut-on lire de la note de la DEPF. En ce qui concerne le marché boursier, les principaux indices, en l’occurrence le Masi et le Madex, ont affiché une évolution propice au quatrième trimestre. Chose ayant permis d’atténuer significativement leur repli cumulé depuis le début de l’année.

L’Office des changes accélère ses process digitaux

Objectif : 95% des demandes d’autorisations via la plateforme SMART avant la fin de 2021

Afin de créer un choc de simplification des procédures et vulgariser l’usage du digital pour les utilisateurs, plusieurs projets sont en cours. La période de Covid-19 a poussé un grand nombre d’organisations à s’orienter vers cet outil désormais indispensable. Néanmoins, son utilisation reste limitée et certains services restent méconnus aussi bien des professionnels que des citoyens. Dans ce contexte la CGEM, à travers sa Commission e-gov, a organisé le 20 janvier 2021 en partenariat avec l’Office des changes, un webinaire sur le thème «Les chantiers de digitalisation des services de l’Office des changes». Lors de cette e-conférence, une présentation des différents services en ligne (front-office) mis à la disposition des usagers sur le site de l’Office des changes a été faite.

La signature électronique prévue cette année

Le service Smart compte les demandes d’autorisation et déclarations, un espace requêtes, le bureau d’ordre digital, la dotation touristique supplémentaire (DTS), la déclaration Ex-MRE et le service Doléances. L’objectif pour l’Office est d’assurer un accès à ses plateformes avec le moins de clics possibles. En ce qui concerne Smart autorisation, il s’avère que depuis son lancement en mars 2020, elle constitue un peu plus de 50% des demandes d’autorisations que reçoit l’Office des changes. Ce service a visiblement eu du succès auprès des utilisateurs, notamment lors de la période de Covid-19 et avec l’intégration en cours de toutes les banques dans ce processus.

L’objectif serait d’arriver avant la fin de l’année 2021 à 95% des demandes d’autorisations qui transitent via «Smart». Concernant les personnes qui ne sont pas familiarisées avec le digital et qui ont l’habitude de se déplacer ponctuellement, l’Office garde ses services au niveau de son administration ouverts. On notera aussi que la dématérialisation du traitement a été généralisée en interne et l’intégration de la signature électronique fait partie des projets qui seront mis en place cette année. La finalité serait d’arriver à «zéro papier» sur le plan du traitement des autorisations.

Avec l’intégration de la signature électronique, l’opérateur n’aura plus besoin de se déplacer pour avoir l’autorisation au niveau de l’Office des changes. Il va la recevoir instantanément, une fois signée. Les services de l’Office des changes en ligne se complètent. Ainsi, pour une demande d’autorisation il faut saisir la plateforme Smart autorisation alors que pour une déclaration annuelle il faudrait recourir à Smart déclaration. Pour ce qui est des autres correspondances à envoyer à l’Office des changes, il faut passer par le bureau d’ordre digital. Notons à cet égard que la plateforme Smart est accompagnée par la mise en place d’un centre de contacts dédié aux usagers pour apporter les éléments de réponses sur cette plateforme.

Applications mobiles en préparation

Afin d’accélérer le processus de digitalisation, les services de l’Office des changes vont être étoffés prochainement avec des applications mobiles et web à destination des personnes physiques. Ces solutions permettront à toute personne physique ayant souscrit à ces services de bénéficier d’un suivi des demandes, d’effectuer une demande de dotation touristique directement sans avoir à imprimer des documents, et de recevoir des notifications au cas où il y a consommation de ces dotations.

Dématérialisation et allègement de la charge déclarative

L’Office des changes renforce également ses services de dématérialisation avec ses partenaires institutionnels. Cette approche se traduit par la mise en place du Système de déclaration bancaire (SBD), le Système de gestion de dotations (SGD), et avec son partenariat avec l’ADII. En effet, il y a un canal permanent avec l’Administration de la douane (ADII) et l’Office des changes qui a pour objectif d’assurer un échange quotidien sur toutes les Déclarations uniques de marchandises (DUM). D’ailleurs, cette expérience avec la douane sera dupliquée avec PortNet, à travers un projet qui sera mis en place prochainement.

Quid des décrets d’application de la loi 43-20 ?

Sur le plan juridique, les deux Chambres du Parlement avaient approuvé il y a quelques mois la loi 43-20 relative aux services de confiance des transactions électroniques. Ce texte vient combler les failles de la loi 53-05 relative à l’échange électronique des données numériques. Le nouveau texte permet aux opérateurs et aux utilisateurs de sécuriser leurs données numériques tout en apportant de nouvelles notions sur le plan législatif et pratique (par exemple : le cachet électronique). A cet égard, la CGEM se dit travailler actuellement sur les décrets d’application relative à cette loi, en particulier les plus urgents à mettre en place. D’ailleurs, une réunion avec le chef de gouvernement et les ministres concernés sera bientôt tenue et portera dans son ordre du jour l’accélération de la digitalisation, notamment les décrets d’application en question.

CMI : LES CARTES CONTACTLESS GAGNENT DU TERRAIN

L’activité monétique au Maroc a été fortement impactée par les conséquences de la crise sanitaire qui s’est déclenchée à la mi-mars 2020, accélérant ainsi le changement de comportement des usagers et leur migration vers le contactless.

L’activité monétique a encore de beaux jours devant elle, et ce, malgré ce que peuvent laisser croire les derniers chiffres annuels publiés par le Centre monétique interbancaire (CMI). La crise sanitaire qui s’est déclenchée à la mi-mars 2020, a, certes, eu un impact sur le volume global de l’activité qui était en hausse de 7,8%, durant le 1er trimestre 2020 et puis il a basculé en régression de 7% sur l’année 2020. Et ce, en partie en raison de l’activité des cartes étrangères qui a subi le plus fort impact en lien avec la fermeture des frontières. La baisse, déjà visible durant le 1er trimestre 2020 avec – 4,2%, s’est creusée davantage sur le reste de l’année avec une chute durant les trimestres suivants, affichant un repli de 59,5% sur l’année 2020. Ceci étant, l’usage de la carte bancaire marocaine s’est nettement renforcé en ces temps de crise.

En effet, l’activité domestique des cartes marocaines, s’est montrée assez résiliente au cours de l’année 2020. Les paiements par carte ont totalisé pas moins de 79,7 millions d’opérations pour un montant de 31,7 MMDH, soit en progression de 8,5% en nombre et de 4,1% en montant par rapport à l’année 2019. L’activité du paiement via Internet est également restée sur un trend haussier avec une progression de 25% durant l’année 2020. L’activité des paiements en ligne des cartes marocaines s’est intensifiée de 46,5% en nombre de transactions, en passant en une année de 9,4 millions à 13,8 millions opérations. En montant, l’activité s’est appréciée de 29,7% pour accumuler 5,7 MMDH en 2020, contre 4,4 MMDH en 2019. Il faut dire qu’avec l’instauration de l’état d’urgence et le confinement au mois de mars dernier, les usages ont rapidement évolué vers la vente à distance. «Nous notons comme changement dans les habitudes de paiement un fort intérêt des commerçants pour la vente à distance avec le paiement via Internet ou le paiement sur TPE 3G à la livraison», explique le CMI. Un autre impact, et non des moindre, a été la très forte prise de conscience de l’utilité de l’usage du paiement sans contact qui a fait son entrée dans le marché des moyens de paiement en septembre 2019. Selon le dernier rapport de Bank Al-Maghrib, il n’a représenté à fin décembre 2019 qu’une part de 1,5% en nombre des transactions de paiement domestique et 0,6% en valeur. Les paiements des cartes contactless se sont ensuite accentués au cours de l’année 2020 puisque l’ensemble du microcosme bancaire a vivement encouragé leur utilisation, dans le cadre des gestes barrières recommandés par les organismes de santé.

Pour accompagner davantage ces mesures de prévention et sécuriser l’acte de paiement, le CMI, en partenariat avec ses partenaires bancaires et les différents systèmes de paiement, a relevé le plafond des paiements sans contact, passant de 200 DH à 400 DH. Le rehaussement de ce plafond a été effectif à partir de fin avril 2020. Le CMI recense, depuis, une hausse du taux de nombre de transactions avec ce type de carte à 25% à fin décembre 2020 contre 4,7% en janvier 2020. Le taux des montants réglés en mode contacless a de son côté grimpé à 11,1% contre 1,5% en début d’année. À noter que l’usage de ce nouveau canal a nécessité le remplacement de la carte du client, à sa demande ou lors du renouvellement de sa carte. L’encours des cartes émises par les banques marocaines a, de ce fait, atteint 17,2 millions de cartes en 2020, soit une hausse de 6,3% par rapport à un an auparavant. Un encours qui se compose de 16,8 millions de cartes Paiement et Retrait sous les labels Visa, Mastercard et la marque nationale CMI et Cobadge CMI-Mastercard. «Cette croissance de l’encours est la conséquence d’une progression significative du nombre des cartes Mastercard (+24,6%), d’une progression modérée du nombre des cartes Visa (+4,7%), et d’une légère progression du nombre de cartes CMI et Cobadge CMI-Mastercard (+0,2%) et enfin d’une régression prononcée des cartes privatives (-37,5%) par rapport au 31 décembre 2019», précise le CMI. Au total, les cartes CMI et Cobadge CMI-Mastercard atteignent 3,6 millions à fin décembre dernier.

Par ailleurs, la crise sanitaire a également permis de modifier le comportement des usagers, notamment en termes de retrait de cash. Les Marocains très attachés à l’argent liquide, commencent à s’en défaire progressivement. Les opérations de retraits par cartes marocaines sur les guichets automatiques au Maroc ont au final totalisé en 2020 près de 283,6 millions de transactions pour un montant de 278,3 MMDH, soit en régression de 10,3% en nombre et 2,9% en montant par rapport à l’année 2019. En face, l’extension du réseau GAB a connu un certain ralentissement avec l’installation de seulement 121 nouveaux GAB durant l’année 2020, permettant au réseau d’atteindre 7.734 GAB, soit une extension d’à peine 1,6% par rapport à 2019.

Investissement : Bank of Africa s’allie au chinois CADFund

Bank of Africa vient de conclure un partenariat avec le Fonds de développement Chine-Afrique, confirmant ainsi son rôle économique majeur dans le développement des relations entre les deux parties.

«Il s’agit d’une coopération prometteuse visant à cofinancer l’investissement chinois en Afrique, soit par la mise en place de joint-ventures, soit par le financement bancaire direct en s’appuyant sur le large réseau africain du groupe», explique Bank of Africa, qui vient de sceller un accord avec Fonds de développement Chine-Afrique (CADFund).

À travers ce partenariat, les deux parties s’engagent à capitaliser sur leur maîtrise respective des marchés chinois et africains pour créer de la valeur à leurs clients et partenaires. Il convient de préciser que CADFund dispose d’une capacité de financement de 10 milliards de dollars exclusivement dédiés à l’investissement productif dans le continent. Ce fonds de développement a été créé en juin 2007, et figure parmi les huit mesures annoncées par le gouvernement chinois, lors du sommet de Beijing du Forum sur la coopération Chine-Afrique en 2006, pour mettre en œuvre une coopération pragmatique avec son partenaire continental. À noter que cet accord, dont la cérémonie de signature s’est déroulée par visio-conférence en présence de Othman Benjelloun, président du groupe Bank of Africa, et de Song Lei, président du CADFund, aura également pour objectif de «promouvoir, faciliter et cofinancer les entreprises chinoises souhaitant s’implanter dans la cité Mohammed VI Tanger Tech». La future zone franche, qui s’étend sur 500 hectares, cible essentiellement les entreprises chinoises actives dans les secteurs de l’industrie automobile et aéronautique, les énergies renouvelables, l’industrie du cuir et du textile, les industries métallurgiques, mécaniques, électriques et électroniques, outre l’industrie plastique, l’agro-alimentaire, les industries chimiques et semi-chimiques ainsi que l’industrie des matériaux de construction. Ces entreprises y bénéficieront d’incitations fiscales et des infrastructures de pointe leur permettant d’opérer activement dans cette zone industrielle et d’avoir un accès direct à Tanger Med, avantages qui ont permis d’attirer le fabricant chinois de pales d’éoliennes Aeolon. Ce dernier évoque un investissement de 140 millions de dollars et la création de 2.000 emplois.

UN GRAND SOULAGEMENT POUR LES BANQUES : BANK AL MAGHRIB PROLONGE SON ASSOUPLISSEMENT DES RATIOS DE SOLVABILITE

Excellente nouvelle pour les banques marocaines. En effet, de sources proches de Bank Al Maghrib, on apprend que cette instance de régulation et de contrôle des activités bancaires et para-bancaires au Maroc vient d’apporter une bouffée d’oxygène aux établissements financiers sous sa tutelle.

Aussi, notre vénérable banque centrale a prorogé de 12 mois supplémentaires la dérogation concernant le respect des ratios de solvabilité auxquels sont soumis les établissements de crédit et qui leur avait été accordée en juin 2020 dans le cadre du package monétaire mis en place pour absorber le choc économique causé par la crise du Covid-19 et permettre notamment aux banques de jouer leur rôle crucial de soutien aux entreprises et de financement de l’économie.

Concrètement, il s’agit du maintien jusqu’en juin 2022 (contre juin 2021 initialement) du seuil minimum des deux ratios de solvabilité, de catégorie 1 (dit Core Tier 1) et de catégorie 2 (Core Tier 2) respectivement à 8,5%  et à 11,5% contre 9% et 12% auparavant. L’extension de ce relâchement est loin d’être négligeable sachant que quelques banques marocaines respectaient déjà péniblement ces seuils avant le déclenchement de l’actuelle crise sanitaire. Certaines d’entre elles comme Bank Of Africa – Groupe BMCE Bank et CFG Bank ont même été obligées d’opérer des augmentations de capital non négligeables (la première à hauteur de 4 milliards de dirhams en 2019 soit près de 20% de ses fonds propres consolidées et la deuxième pour dix fois moins en avril 2020 mais soit presque autant que ses fonds propres consolidés avant cette recapitalisation). Pour en mesurer autrement l’impact, pour une banque de la taille d’Attijariwafabank par exemple, dont les actifs pondérés à risque (composés à plus de 85% de risque de crédit) totalisent quelques 378 milliards de dirhams, un porte-à-faux de 0,5% (soit 50 points de base) en matière de respect du ratio de solvabilité de catégorie 1 (pour ne prendre que celui-ci) lui imposerait soit une recapitalisation de 1,9 milliard de dirhams soit une diminution du total des actifs à risque à hauteur de 20 milliards de dirhams. Une telle exigence impliquerait une baisse à due concurrence de ses encours de crédits sur les agents économiques.

Et c’est ce qui s’est passé d’ailleurs en 2018 quand les banques marocaines avaient dû se conformer aux nouvelles exigences de l’IFRS 9 qui ont impacté leurs ratios de solvabilité et qui n’avaient pas pour certaines d’entre elles d’autre choix que freiner la distribution de crédit. Une situation dont avaient pâti essentiellement les PME comme on peut le deviner vu le rapport de force de ces dernières auprès des banques comparativement aux corporates et institutionnels.

Autant dire que la nouvelle « largesse » de Bank Al Maghrib et quoiqu’elle paraisse assez limitée, est des plus bienvenues pour un secteur bancaire qui devra imparablement connaître une hausse des créances en souffrance en 2021 dans le sillage de la dégradation de l’activité économique à cause de la pandémie du Covid-19 et la baisse des revenus des ménages et la rupture du cycle d’exploitation des entreprises qui s’ensuivent. Et qui dit hausse de sinistralité (Bank Al Maghrib elle-même estime le bond anticipé des taux de créances en souffrance de 7.6% en 2019 à 10.8% en 2021 !), dit provisions additionnelles et, in fine, baisse des fonds propres réglementaires.

Rappelons qu’à l’issue de son deuxième Conseil d’Administration de  2020 tenu le 16 juin de la même année, Bank Al Maghrib avait consenti, outre l’assouplissement dérogatoire du seuil des ratios de solvabilité, plusieurs autres mesures monétaires et réglementaires tels la baisse de 50 points de base du taux directeur (ramené ainsi à 1,5%), l’allègement des mesures de calcul du ratio de liquidité (dit LCR) et l’assouplissement temporaire des règles de classification des créances en souffrance pour les établissements de micro-crédit.

LA COOPERATION ALLEMANDE FAIT LE BILAN DE SON ACTION AU MAROC

La KfW et la GIZ renforcent leur soutien au Maroc. Les deux institutions accroissent leur appui au royaume dans ce contexte de pandémie. Les détails.

La coopération allemande renforce son appui au Maroc. L’institution de financement allemande, KfW, a, en effet, alloué un milliard d’euros au Maroc pour faire face aux défis humains, sociaux et économiques dans ce contexte de pandémie. A cette occasion, la coopération allemande a organisé une rencontre de presse pour faire le point sur ces initiatives au Maroc. Notons que le Maroc et l’Allemagne ont signé, le 27 novembre dernier, quatre contrats de prêts au titre d’une aide d’urgence au Maroc pour atténuer les conséquences de l’épidémie de Covid-19 et aussi pour un appui aux réformes du système financier au Maroc. De même, deux contrats de dons sous forme de contribution au Fonds de garantie pour la micro-finance mis en place par le Maroc. La coopération allemande souligne que le montant total de ce soutien financier s’élève à 1,37 milliard d’euros, dont 1 milliard d’euros sous forme de prêts bonifiés et 37 millions d’euros sous forme de dons.

Au sujet des prêts, on apprend que 300 millions d’euros de l’encours accordé au Maroc sont dédiés à la fois à l’appui aux ambitieuses réformes du système financier engagées par le ministère de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration (Phase I pour 250 millions d’euros) et au soutien du mécanisme de garantie destiné aux PME mis en œuvre par la Caisse Centrale de Garantie (50 millions d’euros). La coopération allemande fait remarquer que le soutien aux réformes du système financier marocain est un programme pluriannuel (3 phases de 2020 à 2022) qui s’inscrit dans le partenariat spécifique maroco-allemand convenu entre les deux gouvernements fin 2019 et qui vise à encourager des réformes structurantes pour un développement économique durable du Maroc. Markus Faschina, Directeur du Bureau KfW au Maroc, a également fait observer que la KfW soutient d’autres projets dans le royaume.

« Dans le secteur de l’énergie, la coopération allemande, à travers la KfW, a contribué à la réalisation de la centrale solaire mondialement connue de Ouarzazate à hauteur de 40% de son financement. Sur cette base et sur ces acquis, nos deux gouvernements veulent saisir l’opportunité pour répondre aux défis concernant la protection du climat et s’engager dans la décarbonisation de la société, notamment de l’industrie », a-t-il assuré. « Le Maroc veut promouvoir l’hydrogène, et c’est dans ce cadre que l’Allemagne lui a accordé un prêt pour l’aider à développer cette énergie. Il y a aussi des projets qui concernent la mobilité durable », a-t-il poursuivi.

Force est de préciser que la KfW a accordé un prêt de 700 millions d’euros au Maroc sous forme de deux prêts bonifiés, dont 300 millions d’euros en soutien du Fonds et 400 millions d’euros en appui au mécanisme de garantie spécifique à la pandémie mis en œuvre par la CCG. Concernant les dons, 20 millions d’euros ont été alloués en soutien au mécanisme de garantie pour les TPE. Et les 17 millions d’euros restants ont été attribués au titre d’une aide d’urgence Covid-19 appuyant le mécanisme de garantie pour amortir l’impact économique sur les très petites et jeunes entreprises. Pour sa part, Lorenz Petersen, Directeur-résident de la GIZ, a fait que remarquer que l’institution a reçu l’accord du gouvernement allemand pour augmenter son assistance technique de plus 500 millions de DH supplémentaires au profit du Maroc. « Cet accord concerne 7 nouveaux projets ou leur extension particulièrement dans le développement des offres de formation professionnelle en milieu de travail, la promotion des métiers verts et l’efficacité énergétique, et bien d’autres », a-t-il précisé.

VEHICULES ACQUIS A L’ETRANGER : LA DGI LANCE LE PAIEMENT EN LIGNE DES DROITS D’IMMATRICULATION

LA DIRECTION GÉNÉRALE DES IMPÔTS (DGI) A ENRICHI LE BOUQUET DES TÉLÉSERVICES SIMPL PAR UNE NOUVELLE FONCTIONNALITÉ PERMETTANT DE RÉGLER EN LIGNE LES DROITS D’IMMATRICULATION DES VÉHICULES ACQUIS À L’ÉTRANGER.

Cette fonctionnalité, accessible via le portail internet de la DGI « www.tax.gov.ma« , vient compléter le module en service relatif aux paiements des droits afférents aux opérations sur les véhicules, indique un communiqué de la Direction qui poursuit sa stratégie de digitalisation et d’amélioration des services offerts aux contribuables.

Les attestations de paiement comportent une référence permettant de s’assurer de leur authenticité et de la sincérité des informations qui y figurent à l’aide du service disponible sur le portail de la DGI, précise la même source.

L’ESSENTIEL DE LA NOTE DE CONJONCTURE DE LA DEPF

1. Environnement international :

– L’économie mondiale a connu une sévère récession en 2020 (-3,7% selon la Banque mondiale), à cause des effets néfastes de la Covid-19. La Chine est la seule grande économie à afficher une croissance positive en 2020 (+2,3%).

– En termes de perspectives, le PIB mondial devrait enregistrer une nette reprise en 2021 (+4,3%), soutenu par des mesures de relance monétaire et budgétaire d’envergure et par des campagnes massives de vaccination. Cependant, les perspectives à court terme restent entourées d’incertitudes, liées notamment à l’évolution de la pandémie.

2. Tendances sectorielles :

-Secteur primaire : perspectives favorables pour la campagne agricole 2020/2021 suite aux précipitations abondantes en début d’année et évolution favorable de l’activité du secteur de la pêche (+7,7% au T3-2020).

-Secteur secondaire : poursuite du redressement, porté par les secteurs des mines (production de phosphate : +5,5% à fin novembre), le secteur du BTP (ventes de ciment : -1,3% au T4 après -3,7% au T3) et le secteur industriel, en ligne avec l’amélioration du TUC (71% en octobre et novembre après 55,7% au T2) et la poursuite de la reprise des exportations au cours des deux premiers mois du T4 (dérivés de phosphates : +20,3% ; automobile : +8,8%…).

-Secteur tertiaire : poursuite de la contreperformance du secteur touristique (arrivées : -78,9% à fin novembre) et léger recul de l’activité de poste et télécommunications (-3% au T3), parallèlement à une évolution mitigée du secteur de transport.

3. Ménages et entreprises :

– Pouvoir d’achat des ménages : impacté par la crise sanitaire et par la succession de deux mauvaises années agricoles (perte de 581.000 postes d’emplois au T3 et baisse des crédits à la consommation de 3,3% à fin novembre), mais relativement soulagé par la maîtrise de l’inflation (+0,7% à fin novembre) et par la résilience des transferts des MRE (+3,9% à fin novembre).

– Investissement : ralentissement reflété, notamment, par le recul des importations des biens d’équipement (-16,6% à fin novembre) et de l’investissement budgétaire (-4,1% à fin novembre).

4. Changes extérieurs :

-Atténuation du déficit commercial de 26,2% et amélioration du taux de couverture de 5,1 points à fin novembre, incorporant une baisse des importations (-15,9%) plus importante que celle des exportations (-8,4%).

-Les Avoirs Officiels de Réserve permettent de couvrir 7 mois et 4 jours d’importations de Biens et Services.

5. Finances publiques :

Poursuite du creusement du déficit budgétaire à fin novembre 2020 (+46,1% à 59,2 milliards de dirhams), recouvrant une hausse des dépenses ordinaires de 5% et le repli des recettes de 7,9%, notamment, celles fiscales (-7,3%).

6. Financement de l’Économie :

– Les crédits bancaires maintiennent, à fin novembre 2020, leur taux de progression de l’année précédente (+5,2%), incorporant l’accélération de la croissance des crédits au secteur financier (+9% après +6,5%) et la décélération de celle des crédits au secteur non financier (+4,7% après +5%), dont ceux aux ménages (+2,7% après +4,6%) et ceux aux sociétés non financières privées (+6% après +6,6%).

– Évolution favorable des indices boursiers MASI & MADEX au T4-2020 : hausse trimestrielle de 13% et 13,2% respectivement, atténuant leur repli depuis le début de l’année à -7,3% et -7,4% après -17,9% et -18,2% au terme du troisième trimestre 2020.

Avoirs en réserves : Hausse de 22,8% en glissement annuel

Le dirham s’est apprécié de 0,51% par rapport à l’euro et s’est déprécié de 0,80% vis-à-vis du dollar américain, durant la période allant du 07 au 13 janvier, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

Au 8 janvier 2021, l’encours des avoirs officiels de réserve (AOR) a accusé, d’une semaine à l’autre, une baisse de 3,8% pour s’établir à 308,8 milliards de DH, précise la Banque centrale. Cette baisse, souligne BAM, est liée principalement au remboursement par anticipation d’une partie du tirage sur la ligne de précaution et de liquidité (LPL) d’un montant de 651 millions de DTS (Droits de Tirage Spéciaux), soit l’équivalent de près 8,4 milliards de DH. En glissement annuel, les AOR ont toutefois progressé de 22,8%.

Dakhla: 60 millions de DH pour mettre à niveau les quartiers sous-équipés

Un montant de 60 MDH a été mobilisé pour la réalisation du programme complémentaire de mise à niveau urbaine des quartiers sous-équipés de Dakhla, a indiqué, vendredi dernier à Dakhla, la ministre de l’Aménagement du Territoire national, de l’Urbanisme, de l’Habitat et de la Politique de la Ville, Nouzha Bouchareb.

Lors d’une rencontre avec les professionnels sur la relance du secteur de l’urbanisme et de la construction dans la région de Dakhla Oued Eddahab, Bouchareb a souligné que ce programme, qui a débuté en 2018, est en cours de réalisation et les travaux ont atteint une étape avancée.

Sur un autre volet, la ministre a indiqué que 39 millions de DH ont été alloués pour lutter contre l’habitat insalubre à Dakhla. Au total, son département a mobilisé environ 750 millions de DH, dans le cadre du nouveau programme d’habitat et d’urbanisme des provinces du Sud du Royaume (2007-2015), qui comprend les lotissements, la mise à niveau urbain et la restructuration de quartiers sous équipés.

Plan de relance : L’injection de 120 milliards de DH aura-t-elle un effet sur l’inflation ?

• L’OUTPUT GAP AU MAROC EST NÉGATIF.
• LE RISQUE INFLATIONNISTE SERA CONTENU SELON L’ANALYSE DE CDG CAPITAL.

Le ministère de l’économie et des finances a élaboré un plan de relance global et intégré, qui vise l’accompagnement d’un redémarrage progressif de l’activité économique nationale. Ce plan repose sur l’implication d’autres instances publiques et privées, notamment Bank Al-Maghrib, la Caisse centrale de garantie (CCG) et le secteur bancaire. Dans sa récente note, CDG Capital Insight apprécie, sur la base d’un certain nombre d’hypothèses, les enjeux et impacts macroéconomiques potentiels que pourrait avoir cette nouvelle injection de liquidité dans l’économie. Le risque inflationniste figure parmi les points traités par les analystes. Selon eux les risques inflationnistes sont maîtrisés sur un horizon court terme et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et long terme.

En effet, le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, à savoir la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc, et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

D’un côté, l’offre est déterminée par la capacité de production du pays, mesurée par le PIB potentiel. Ainsi, à l’horizon de prévision du cadre de la politique monétaire, qui est de 8 trimestres pour le cas du Maroc, l’output gap est négatif. A noter que l’écart de production «output gap» est déterminé par la confrontation entre, d’une part, la production réelle du pays, estimée à travers son PIB, et, d’autre part, la production potentielle, mesurée à travers le PIB potentiel. La comparaison entre ces deux agrégats détermine la capacité de l’économie à faire face à une éventuelle hausse de la demande. Ainsi, si à l’horizon de prévision, l’output-gap (PIB-PIB potentiel) ressort négatif, cela signifie que l’économie est toujours capable d’absorber une augmentation de la demande et vice-versa. Selon les derniers calculs de Bank Al-Maghrib, l’output gap (en% du PIB) a fortement reculé pour s’établir à -5% au 2e trimestre 2020 contre seulement -2,2% enregistré la même période une année auparavant. Cela stipule que le potentiel de production dépasse le niveau de la demande.

De l’autre côté, l’évolution de la demande est conditionnée par trois principaux facteurs, en l’occurrence la situation du marché de l’emploi et des salaires, les transferts des MRE et la distribution des crédits, principalement ceux destinés aux ménages. A cet égard, une politique monétaire expansionniste devrait favoriser à court terme les crédits et, à moyen/long terme, l’amélioration du marché de l’emploi. Toutefois, cela resterait en deçà d’un niveau pouvant induire une hausse des salaires, compte tenu de la hausse du chômage enregistrée suite à la pandémie à 12,7% au 3e trimestre 2020, contre 9,4% une année auparavant.

La consommation des ménages, qui a subi un fort impact de la crise, devrait se redresser en 2021, mais ce rebond résulterait particulièrement de l’effet de base.
Par ailleurs, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des prix à la consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole. Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme, à des chocs d’offre alimentaire et à la demande, ou bien à une impulsion monétaire.
En effet, l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments orienterait vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande.

Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi une pression inflationniste à moyen/long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale, compte tenu de la structure du panier de l’IPC.
De surcroît, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen/long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

La conjoncture profitera-t-elle aux exportations nationales des médicaments ?

• LE CONTINENT AFRICAIN IMPORTE 95% DES MÉDICAMENTS CONSOMMÉS SUR SOL ET N’EN PRODUIT QUE 3%.

Les exportations des médicaments ne représentent que 10% de la production nationale en temps normal. Sur ces exportations, une infime partie est destinée au marché africain. Mais plusieurs données économiques indiquent que le continent africain pourrait permettre de faire augmenter ce pourcentage, si des mesures facilitatrices sont prises. En effet, le continent africain importe 95% des médicaments et n’en produit que 3%, essentiellement par le Maroc et l’Afrique du Sud. Aussi, selon le rapport annuel sur l’économie de l’Afrique 2020, publié récemment par Policy Center for the new south (PCNS), «l’Union africaine devrait saisir cette conjoncture pandémique pour accélérer la mise en œuvre du Plan de fabrication pharmaceutique pour l’Afrique et l’opérationnalisation de l’Agence africaine du médicament (AAM)», dit le rapport de PCNS. L’AMM, dont le Maroc a signé le traité portant création fin 2019, a comme objectif d’harmoniser les réglementations des médicaments au sein des pays africains. Cet objectif qui passe, selon le PCNS, par «la priorisation des investissements à l’appui du renforcement des capacités réglementaires et en définissant des positions communes au sein de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) sur les droits de propriété intellectuelle». Autre donnée significative soulignée par le rapport de PCNS, les pays africains se sont engagés d’allouer au moins 15 % de leurs budgets publics nationaux à la santé d’ici 2025, conformément à la Déclaration d’Abuja de 2001. Au Maroc, la priorité nationale est de mise actuellement, en attendant que la pandémie de la Covid-19 soit endiguée. La digitalisation de la procédure de demande d’Autorisation spécifique d’exportation des médicaments (ASEM), courant 2020, est passée presque inaperçue.

Bientôt un Fonds d’investissement maroco-saoudien pour soutenir les TPME

• QUELQUE 250 ENTREPRISES À CAPITAUX SAOUDIENS SONT INSTALLÉES AU MAROC ET MOINS DE 20 ENTREPRISES MAROCAINES SONT PRÉSENTES EN ARABIE SAOUDITE.

Le Conseil d’affaires maroco-saoudien s’est réuni par visio-conférence pour examiner les moyens à déployer pour le renforcement de la coopération économique et commerciale entre les communautés d’affaires des deux pays. Lors de cette séance de travail, plusieurs recommandations ont été émises par le co-président du conseil, Khalid Benjelloun, notamment l’identification des secteurs prioritaires de coopération économique entre le Maroc et l’Arabie Saoudite, l’assouplissement des formalités administratives à l’exportation et à l’importation pour les entreprises des deux pays, ainsi que la création d’un comité mixte qui se penche sur les obstacles qui entravent les activités commerciales et l’investissement.

Il a été appelé à la création d’un Fonds d’investissement maroco-saoudien afin de soutenir financièrement et de faciliter aux petites et moyennes entreprises des deux pays l’accès aux marchés et encourager les partenariats de part et d’autre. Le lancement d’une ligne maritime entre le Maroc et l’Arabie Saoudite a été jugé très crucial pour booster les échanges, particulièrement les exportations marocaines de l’agroalimentaire.

De son côté, Chakib Alj, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), estime que «le Conseil d’affaires maroco-saoudien, bien que ses travaux aient été retardés cette année en raison de la pandémie, est le conseil le plus actif au niveau de la CGEM», se félicitant des fortes relations liant le Maroc et l’Arabie Saoudite. Le responsable du patronat déplore que les relations économiques bilatérales ne soient pas à la hauteur des potentialités existantes et des liens d’amitié exemplaire entre les deux Royaumes. A noter que les échanges commerciaux entre le Maroc et l’Arabie Saoudite se montent à environ 14,5 milliards de dirhams, dont seulement 1,6 milliard d’exportations marocaines. Quelque 250 entreprises à capitaux saoudiens sont installées au Maroc et moins de 20 entreprises marocaines sont présentes en Arabie Saoudite.

La CDG lance Amanti pour la consultation des avoirs en déshérence

C’est une première. Les citoyens marocains pourront, désormais, consulter en ligne pour rechercher des fonds de comptes bancaires inactifs depuis plus de 10 ans et demander leur restitution. D’entrée, cette plateforme confirme une politique de gouvernance actionnée à la CDG et clairement signifiée durant ces deux dernières décennies par la Banque mondiale. Explications.

Le Groupe CDG vient de lancer une plateforme baptisée Amanti qui permet aux citoyens de consulter et recherche à distance des avoirs en déshérence, consignés à la Caisse. Il s’agit là de fonds et de valeurs relevant de comptes bancaires inactifs, n’ayant fait l’objet d’aucune opération ou réclamation de la part du titulaire du compte ou de ses ayants droit pendant 10 ans. A travers cette démarche, l’entité entend se positionner davantage en tant que tiers de confiance en charge de la gestion et de la protection des dépôts et consignations. Positionnée dans la conduite de projets d’intérêt général, la CDG offre, ainsi, ce nouveau service gratuit, à l’ensemble des citoyens résidant au Maroc.

Concrètement, la recherche des fonds de comptes bancaires marocains inactifs depuis plus de 10 ans, qui ont été transférés à la CDG -en vertu de l’article 152 de la loi 103-12 relative aux établissements de crédit et organismes assimilés- est désormais possible. Après un délai de 5 ans et en vertu du même dispositif légal, l’établissement est tenu de les verser de manière irréversible au profit de l’Etat en cas d’absence d’une demande de restitution. Les responsables assurent que «la plateforme Amanti servira ainsi aux citoyens de formuler des demandes de restitution directement en ligne, leur offrant une proximité dans leurs relations avec la CDG, tout en garantissant la sécurisation et la protection de leurs données à caractère personnel». Les enjeux sont clairs.

Dans le cadre de son activité de «consignations», la CDG affine sa manière de veiller sur la sécurisation des fonds qui lui sont confiés et qui requièrent une protection particulière jusqu’à leur liquidation. «La CDG est habilitée en vertu des articles 2 et 15 du Dahir portant sa création à recevoir les consignations administratives et judiciaires ainsi que les cautionnements. Ce service consiste en la réception des droits de personnes physiques ou morales en vue de préserver puis de restituer ces droits à leurs ayants droits dûment reconnus et identifiés», rappelle le top management de la Caisse. Et c’est dans cette optique, d’ailleurs, que la CDG a développé, depuis plus de soixante ans, une vingtaine de services de consignations en partenariat avec les pouvoirs publics. Ils visent les indemnités d’expropriation, les fonds des mineurs, les fonds en déshérence, les sommes litigieuses, les successions des Marocains décédés à l’étranger, les successions des fonctionnaires décédés, les pécules des prisonniers ou encore les fonds des malades… «Touchant des couches sociales vulnérables, ces fonds sont consignés à la CDG qui leur assure une protection conforme aux dispositions légales et réglementaires en vigueur», précisent les responsables de l’opérateur.

Il faut dire que l’activité «consignations» de l’établissement est large. Elle porte aussi sur différentes catégories de cautionnements dont les cautionnements provisoires des soumissionnaires aux marchés publics, les cautionnements définitifs des concessionnaires des services publics et adjudicataires de marchés publics de travaux et enfin, les cautionnements pour l’exercice d’une activité.

Bref, le citoyen marocain pourra consulter à travers une plateforme déclinée en deux langues, à savoir l’arabe et le français pour effectuer ses recherches. Une ligne a été, également, mise à la disposition du public pour accompagner et guider chaque demande. Cet élan suit la politique e-gov enclenchée depuis des années déjà. Elle permettra une meilleure traçabilité au service de la protection des revenus des citoyens marocains. Louable.

Marché de l’emploi : les secteurs qui recrutent en 2021

Qui aurait pu prédire qu’en 2020, sous l’influence d’une crise sanitaire, les cartes pourraient être ainsi rebattues ? La crise sanitaire du Covid-19 a débouché sur une grave crise économique et un bouleversement du marché de l’emploi. Personne n’avait anticipé la potentialité d’un coup d’arrêt du marché de l’emploi tel que celui que nous avons connu durant les trois premiers trimestres 2020. Gel des recrutements dans de nombreux secteurs, licenciements économiques, chute des offres d’emploi, effondrement du travail temporaire, report des projets de recrutements annoncés en 2019 : le marché de l’emploi a connu un retournement sans précédent. Mais depuis novembre dernier, un vent de reprise semble souffler sur le marché de l’emploi, suite à la relance progressive de l’économie nationale. A quoi s’attendre concrètement dans les mois à venir en matière d’emploi et de recrutement ? 

Impactés à la fois par la sécheresse et la crise sanitaire et économique actuelle, les indicateurs du marché de travail au troisième trimestre de l’année 2020 étaient au rouge. Un taux d’emploi qui a chuté à 37,9% marquant une baisse de 2,8 points par rapport à la même période de l’année dernière, selon le Haut-commissariat au plan (HCP). Résultat: le Maroc comptait à cette date 1.482.000 personnes au chômage sur les 26.797.000 en âge d’activité. Mais depuis un peu plus de deux mois, après plusieurs mois de crise, les demandeurs d’emploi semblent revenir à des comportements normaux, et multiplient les candidatures. Pour les jobboards et cabinets de recrutement, la tendance est bien visible. «Déjà à la fin de l’année dernière, on a pu constater un léger regain de l’activité. On a senti que le marché se réveillait tout doucement après l’été. Actuellement, ce début de mois de janvier montre des perspectives encourageantes, même si certaines grandes entreprises se restructurent, avec les conséquences que cela engendre en perte d’emplois », souligne Jamal Boumiloud, PDG et fondateur du site de recrutement Marocadres.

Même son de cloche chez le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle. Selon Mohamed Amekraz, le marché du travail connait une «reprise relative» suite à la relance progressive de l’économie nationale. «Les mesures prises pour faire face aux répercussions économiques et sociales de la Covid-19 ont contribué, de manière générale, à maîtriser l’aggravation de la situation au niveau du marché du travail. Les données des déclarations de salaires de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) relèvent que l’activité économique commence à se rétablir progressivement.  Le nombre de personnes inscrites à la CNSS a atteint 1,6 million de personnes au mois d’avril, tandis que quelque 2,5 millions employés ont été inscrits jusqu’à ce jour, et près de 100.000 employés n’ont pas encore repris leur travail», dit-il.

Autre observation faite par le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle «certains secteurs ont repris leurs activités en un temps record, notamment l’automobile, qui connaît un manque en matière de ressources humaines et est en train d’attirer d’autres catégories de main-d’œuvre, alors que d’autres secteurs connaissent encore des problèmes majeurs, tels que le tourisme, qui a été fortement touché malgré certaines mesures prises pour le relancer ».  

Tendances RH 

Le jobboard Rekrute.com a, de son côté, analysé le comportement des recruteurs sur toute l’année 2020 sur la base des offres d’emploi postées sur son site durant l’année, pour dégager les tendances du marché de l’emploi.  Selon Rekrute, la crise sanitaire a bien entendu impacté le marché de l’emploi sur les six derniers mois. «Même si le nombre de postes ouverts a chuté de 30% sur l’année, le nombre d’annonces diffusées a noté une baisse moins importante, avec même une augmentation de 4% en décembre. La conclusion est donc que les entreprises ont beaucoup moins recruté en volume, mais ont continué leurs recrutements. En décembre, l’activité recrutement a bien repris sur le marché », affirme-t-il.

Si les secteurs ont vu à la baisse leur volume de recrutement, trois d’entre eux ont quand même réussi à maintenir leurs recrutements, selon ce portail de l’emploi au Maroc qui cible des cadres et professions intermédiaires.

Sans surprise, le secteur des Call Center, sur la base de l’analyse de 75 663 postes ouverts dans ce segment, s’empare de la première place avec 68% (-2 points vs 2019). Il est le plus gros pourvoyeur de postes de l’année 2020 ! Le secteur des centres d’appel maintient donc son dynamisme en 2020 et recrute le plus cette année, avec 50 883 postes ouverts en 2020. 

Il est suivi du secteur IT avec 19% des recrutements (-1 point seulement vs 2019). Il faut dire que la demande des informaticiens ne cesse d’augmenter dans le Royaume et que le secteur devient aussi de plus en plus exigeant en termes d’expériences et de niveaux d’études. En effet, selon Rekrute, ce secteur de l’IT a enregistré une forte demande des profils entre 3 et 10 ans d’expériences. Il recrute surtout des ingénieurs. Ce sont en effet les Bac+5 qui ont été les plus demandés en 2020 avec 8877 postes ouverts, suivis par les Bac+2 avec 2140 postes ouverts. En 3ème place arrivent les Bac+3 et Bac+4 respectivement avec 1589 et 942 postes ouverts, qui ont connu une augmentation de la demande VS 2019, contrairement au Bac+4 et plus.

La fonction informatique / Electronique a été la plus demandée par le secteur IT en 2020 avec 10450 postes ouverts, en hausse VS 2020. La fonction Télécoms / Réseaux a comptabilisé une ouverture de 2126 postes et une baisse par rapport à 2020. Quant à la fonction Multimédia / Internet, la demande a été faible et connu l’ouverture de 180 postes seulement. A noter, que l’analyse du jobboard a porté sur 13 774 postes ouverts dans le secteur de l’IT. 

Le secteur bancaire arrive en troisième position avec 4% des recrutements en 2020 (-4 points vs 2019), selon Rekrute.

Toujours est-il qu’en 2020, les Bac+4 et plus, soit les cadres, ont été les plus impactés par la crise Covid, selon le spécialiste en e-recrutement. «Ils ont été les moins demandés avec une baisse de 65% par rapport à 2019. De l’autre côté, les Bac+3 et moins ont été les plus recrutés avec une hausse en 2020 de 65% par rapport à 2019 », constate-t-il.

Si la reprise de l’activité a permis de relancer tout doucement la machine, quid concrètement des recrutements et du marché de l’emploi dans les prochains mois de 2021 ? Les tendances RH 2020 vont- elles peser cette année ? https://emag.challenge.ma/773/mobile/index.html

WhatsApp repousse le changement de ses conditions d’utilisation

Sous le feu des critiques après l’annonce d’une modification de ses conditions d’utilisation, la plateforme de messagerie mobile WhatsApp a décidé de repousser de trois mois le changement de ses nouvelles conditions d’utilisation.

Cherchant à rassurer les utilisateurs sur la protection de leurs données personnelles, les modifications, qui devaient entrer en vigueur le 8 février, ne seront plus effectives qu’à partir du 15 mai. « Nous retardons désormais la date à laquelle les utilisateurs devront relire et accepter les conditions », a indiqué Whatsapp dans un article de blog. La compagnie a tenu à assurer que la mise à jour ne « renforcerait pas notre capacité à partager des données avec Facebook », mais était avant tout destinée à aider des entreprises à mieux communiquer avec leurs clients via la plateforme.

La semaine dernière, WhatsApp avait demandé à ses quelque deux milliards d’utilisateurs d’accepter de nouvelles conditions avant le 8 février sous peine de ne plus pouvoir accéder à leur compte. Cette décision a été interprétée par de nombreux détracteurs comme une tentative de la plateforme de partager davantage de données avec la maison mère, Facebook, qui a racheté WhatsApp en 2014.

La plateforme avait tenté de calmer l’incendie à coups d’annonces rassurantes et de campagnes publicitaires, mais des services concurrents, comme Signal et Telegram, ont pu profiter de la confusion et vu leurs téléchargements s’envoler sur les magasins en ligne Apple Store et Google Play dans plusieurs pays.

Banque mondiale : les mesures économiques du gouvernement insuffisantes

Le dernier rapport de l’institution du Bretton Woods sur le Maroc, qui est revenu sur la situation économique du Royaume, dresse un tableau noir de l’exercice écoulé.

Certes, la réponse des autorités marocaines à la crise économique suscitée par la pandémie de Covid-19 a été “importante” et “ambitieuse”, à en croire la Banque mondiale. Elle avait consisté, dans le détail, en plusieurs mesures prises au niveau du Conseil de veille économique (CVE), mis en place par le gouvernement Saâd Eddine El Othmani pour suivre l’évolution de la situation économique et identifier les mesures appropriées en termes d’accompagnement des secteurs impactés, mais aussi le lancement le 4 août 2020, sur instructions du roi Mohammed VI, d’un plan de relance de 120 milliards de dirhams (MMDH), équivalant à environ 11% du produit intérieur brut (PIB) national.

Ceci étant, le constat de l’institution de Bretton Woods est sans appel: le Maroc a, au cours de l’année 2020, fait pire que la moyenne de la région MENA (Moyen- Orient/Afrique du Nord). “Nous avons entrevu des signes de reprise pendant les deux derniers trimestres de l’année, mais ça reste faible et incertain. Et cela ne concerne pas que le Maroc,” soulignent ses économistes dans le rapport de suivi de la situation économique du Maroc publié le 9 janvier 2021.

Se remettre d’aplomb

Concrètement, la récession de l’économie marocaine aurait été, pendant l’exercice écoulé, de 6,3%. Tandis que la moyenne régionale aurait été, elle, de 5%. Et c’est justement ce taux de 5% sur lequel avait tablé le gouvernement El Othmani dans son projet de loi des finances rectificative (PLFR), adopté le 20 juillet 2020 par le parlement. Comment expliquer alors ce “paradoxe marocain”? La Banque mondiale y voit, en fait, d’abord la dureté des mesures de confinement, décrété au titre de l’état d’urgence sanitaire à partir du 20 mars 2020 et qui ont dépassé, en comparaison, celles d’autres pays, y compris en Europe avec l’Espagne ou l’Italie. Mais il y a aussi la forte dépendance du Maroc, dans sa globalité, aux chaînes de valeurs mondiales, durement éprouvées, bien évidemment, par la pandémie.

Sans compter, en outre, le facteur de la sécheresse, qui a énormément fait souffrir les campagnes en particulier. Résultat, on a vu, principalement, quelque 580.000 emplois disparaître -le Haut-Commissariat au plan (HCP), dans un document rendu public le 4 janvier, avait, lui, plutôt avancé le chiffre de 531.000-, même si la Banque mondiale souligne qu’en comparaison avec les pays de la région les entreprises marocaines n’ont pas beaucoup licencié, à raison de 5,7% contre 17,6% dans les autres pays.

Mais ceci, pour surprenant que ce soit pour les économistes de l’institution, serait en fait à mettre sur le compte de la législation du travail, peu flexible. En tout cas, la Banque mondiale a estimé qu’à partir de tout ce qui a été précédemment cité, le gouvernement El Othmani s’en est plutôt tiré à bon compte en termes d’équilibres macroéconomiques, limitant son déficit à 7,5% seulement, mais parvenant aussi à se maintenir à flot en termes de changes. Un point positif à souligner, mais insuffisant en soi pour permettre à l’économie marocaine de se remettre d’aplomb.

Biden dévoile un plan de relance à 1.900 milliards de dollars

Agir vite – dès son arrivée à la Maison Blanche le 20 janvier prochain – et des « milliers de milliards de dollars » : telle est la promesse de Joe Biden. Le futur président américain a présenté les bases du prochain paquet d’aides économiques, censées permettre aux États-Unis de sortir de la pire crise qu’ait connue le pays depuis les années 1930, alors que des millions d’Américains sont toujours au chômage.

Joe Biden a dévoilé jeudi un nouveau plan de relance d’urgence de 1.900 milliards de dollars, censé sortir les Etats-Unis de leur pire crise depuis les années 30, et qui sera suivi dans les prochaines semaines d’un plan d’investissements pour relancer l’économie.

Face à l’ampleur de la crise économique, “on ne peut pas se permettre de rester les bras croisés”, a défendu jeudi soir Joe Biden, en présentant, depuis son fief de Wilmington, dans le Delaware, ce paquet d’aides, baptisé “plan de sauvegarde”.

Chèques aux familles, fonds pour rouvrir les écoles, argent pour accélérer tests et vaccins, liquidités pour les petites entreprises, ou encore aide alimentaire renforcée: les mesures doivent répondre à l’urgence, et empêcher le pays de s’enfoncer plus avant dans la crise.

Viendra ensuite un plan d’investissements dans l’économie verte, dont les contours seront précisés dans les prochaines semaines.

Un « Made in America » nouvelle version

Il s’agira alors de créer les “millions” d’emplois manufacturiers “bien payés”. Joe Biden a pour cela repris à son compte le “Made in America” cher à Donald Trump.

“Imaginez un futur: ‘fabriqué en Amérique’, ‘entièrement fabriqué en Amérique et entièrement par des Américains'”, a-t-il lancé, soulignant que l’argent des contribuables sera utilisé pour “reconstruire l’Amérique”. “Nous achèterons des produits américains, soutenant des millions d’emplois industriels américains”, a-t-il dit.

En attendant, il faudra convaincre les élus du Congrès de débloquer les 1.900 milliards de dollars du plan d’urgence.

“Le retour sur investissement en matière d’emplois, d’égalité raciale, empêchera les dommages économiques sur le long terme”, a assuré Joe Biden, anticipant les critiques sur le creusement de la dette du pays.

“Les bénéfices seront bien supérieurs au coût” de ce plan, a-t-il ajouté.

Les républicains risquent en effet de s’y opposer car ils ont vanté récemment les vertus de l’orthodoxie budgétaire après avoir pourtant voté au printemps un plan d’aides de 2.200 milliards de dollars voulu par le président républicain Donald Trump.

Les responsables démocrates des deux chambres ont eux assuré de leur soutien: “Nous allons nous mettre tout de suite au travail pour transformer en législation, qui sera adoptée par les deux chambres et ratifiée en loi, la vision du président élu Biden”, ont réagi Chuck Schumer et Nancy Pelosi dans un communiqué commun.

Le texte prévoit que les Américains touchent un nouveau chèque de 1.400 dollars par personne en fonction des revenus.

Le paquet de 900 milliards de dollars adopté en décembre, considéré comme un “acompte” par Joe Biden, avait permis de leur mettre 600 dollars en poche. Mais les démocrates, dans une inhabituelle entente avec M. Trump, réclamaient 2.000 dollars.

Alors que 18 millions d’Américains vivent toujours grâce aux allocations chômage, les aides seront prolongées jusqu’à fin septembre ainsi que la possibilité de prendre un congé maladie payé en cas de contamination au Covid-19.

Prolongation de la suspension des expulsions locatives et saisies immobilières jusqu’à fin septembre, ou encore aide alimentaire renforcée, figurent également dans ce texte.

Accélérer les vaccinations

Joe Biden veut également accélérer le rythme des tests et vaccinations contre le Covid-19, pour permettre à l’activité de reprendre.

Rouvrir les écoles, toujours largement fermées aux Etats-Unis ou fréquentées à temps partiel seulement par les élèves, fait également partie des priorités.

M. Biden s’est fixé 100 jours pour que la majorité des écoliers reprenne le chemin de l’école, permettant à leurs parents de retourner au travail, alors que les femmes ont payé un lourd tribut, et ont massivement dû démissionner ou cesser de chercher un emploi pour s’occuper de leurs enfants.

Le président élu espère aussi faire adopter le rehaussement du salaire minimum à 15 dollars de l’heure, plus du double des 7,25 dollars actuels.

Une enveloppe est prévue pour permettre aux autorités locales et nationales de maintenir l’emploi des éducateurs, des policiers, des pompiers et des agents de santé publique.

Cette dernière mesure risque de susciter l’ire des républicains au Sénat, qui avaient bloqué fin 2020 tout plan de soutien économique comprenant des fonds pour les municipalités.

La hausse des impôts, prévue dans son programme de campagne, pour les plus grandes entreprises du pays et les personnes gagnant plus de 400.000 dollars par an, n’a toutefois pas été évoquée.

Il reviendra à Janet Yellen, qui devrait devenir secrétaire au Trésor – l’équivalent du ministre de l’Economie et des Finances – de mener les négociations avec les élus, pour le compte du gouvernement.

Si le chômage est resté stable en décembre aux Etats-Unis, à 6,7%, c’est la première fois depuis mai que la situation ne s’est pas améliorée.

Coronavirus : l’Amérique s’est-elle enrichie depuis le début de la crise sanitaire ?

Des gains boursiers, des secteurs économiques florissants… La crise sanitaire n’impacte pas négativement tous les Américains. Quelle part de population tire réellement son épingle du jeu ?

« À propos de ceux qui ont passé une année plutôt réussie », tel était le titre d’un article d’opinion publié dans le New York Times, en décembre dernier, dédié aux Américains n’ayant pas été impactés voire s’étant enrichis depuis le début de la crise sanitaire. De quoi nourrir la réflexion sur l’impact de la Covid-19 sur l’économie américaine. Quels sont ses effets à ce jour et se sont-ils vraiment avérés indolores pour toute une partie de la population ?

Il faut d’abord rappeler qu’à chaque nouvelle crise, les économistes réapprennent leur alphabet en débattant de la forme qu’une reprise éventuelle pourrait prendre. La crise sanitaire aux États-Unis n’a pas échappé à la règle. Comme toujours, les plus optimistes rêvaient (et rêvent encore) d’une reprise en « V », avec un rebond aussi rapide que la récession. D’autres craignaient que les possibles confinements à répétition aient pour effet une reprise en « W », avec des perspectives économiques pouvant s’améliorer avant de s’assombrir quand l’épidémie imposait de nouvelles restrictions.

D’autres encore mettaient l’accent sur les effets structurels durables de cette crise qui pourrait détruire le tissu économique américain dans la mesure où les petites et moyennes entreprises auraient du mal à se relever des confinements successifs. La reprise serait alors autrement plus longue et exigerait des efforts de transformation de l’économie dans la durée. Ce scénario d’une reprise en « U », voire d’une reprise en « swoosh » – un rebond encore plus lent que celui en « U ». (Il est d’ailleurs remarquable que le scénario en « swoosh » ne corresponde plus à une lettre, mais au logo d’une grande marque de sport – suggérant ainsi que la complexité de cette crise ne peut plus se résumer à un élément de l’alphabet). Les plus pessimistes, eux, pariaient sur le « L », anticipant une stagnation durable de l’économie à l’image de ce que le Japon a pu connaître dans les années 1990, la « décennie perdue ».

Des réalités américaines plurielles et le risque d’une reprise en « K »

Dans les faits, l’espoir d’une reprise en « V » de l’économie américaine s’amenuise. Malgré l’amélioration des perspectives au troisième trimestre de 2020, la création d’emplois aux États-Unis s’est nettement ralentie à la fin de l’année. Plus de 10 millions d’emplois détruits l’ont peut-être été de manière définitive. L’idée selon laquelle le rebond après cette crise serait rapide puisqu’elle était le résultat d’une volonté politique de fermer l’économie pour protéger la population de la pandémie, et non le résultat de fondamentaux économiques défaillants, reste encore à démontrer.

L’hypothèse d’une reprise en « swoosh » serait alors d’autant plus crédible. Pour autant, elle ne permet pas de comprendre pourquoi tant d’observateurs et d’acteurs économiques américains semblent penser qu’une large partie de la population et des secteurs économiques se portent bien.

Il existe en effet un contraste remarquable entre les secteurs économiques qui ont subi de plein fouet les effets de la pandémie et des confinements, comme l’industrie du transport aérien, le tourisme, la restauration et l’hôtellerie, et les secteurs qui avaient déjà entamé leur adaptation aux exigences de la quatrième révolution industrielle et de la digitalisation, comme le secteur des nouvelles technologies et une partie du retail. D’autres secteurs comme le bricolage ou la décoration ou la restauration en ligne et, plus généralement, qui se concentrent sur le bien-être à la maison ont aussi connu un essor notable. Les Américains qui pouvaient continuer de consommer lors de la crise ont fait vivre et prospérer la deuxième catégorie sans jamais pouvoir bénéficier des services de la première, renforçant ainsi ce contraste.

De même, il existe un contraste frappant entre les Américains qui ont pu bénéficier de la performance spectaculaire des marchés financiers en pleine pandémie (grâce aux valeurs technologiques notamment qui, justement, ont su tirer leur épingle du jeu lors du confinement) ou qui ont pu conserver ou retrouver un emploi rapidement à la fin du printemps, à la faveur de la réouverture des économies locales, et ceux qui dépendaient de secteurs économiques laminés par la crise sanitaire. Ceux-là sont souvent issus de catégories défavorisées de la population ou des minorités, et n’ont souvent ni les diplômes ni les compétences adéquates pour surfer sur la vague de la reprise ou se réinventer une identité professionnelle.

Il faut d’ailleurs noter que depuis l’été, 8 millions d’Américains ont sombré dans la pauvreté et 12 millions de locataires ont accumulé une dette vis-à-vis de leurs propriétaires qui dépasse 5 000 dollars. Le rebond de la création d’emplois, effectif mais inachevé, prend une toute autre dimension dans la mesure où il rappelle que toute une partie du marché du travail risque d’être transformée par cette pandémie. Le niveau d’exigence de cet effort de transformation ne sera pas le même selon que l’on parle de secteurs affectés durablement ou non par la pandémie.

Force est de constater, d’ailleurs, que ce ne sont pas uniquement les Américains les plus riches ou des classes moyennes supérieures qui ont su tirer leur épingle du jeu. Ce sont aussi les Américains qui, bénéficiant de la transformation de l’organisation du travail et des entreprises, ont pu s’installer dans d’autres villes du pays où le coût de la vie (notamment en matière de logement) est plus bas. Cette transformation de l’organisation du travail et des entreprises n’a pas eu lieu partout. Elle est le fait d’activités dans lesquelles le travail à distance est possible et dans des secteurs dans lesquels les entreprises et la force de travail se sont déjà adaptées aux nouveaux outils de la digitalisation par exemple.

Les inégalités de destins professionnels au lendemain de cette crise sont flagrantes. La crise sanitaire n’est qu’en partie responsable, puisque les secteurs et les populations qui se portent le mieux avaient déjà entamé leur transformation avant la crise. Mais cette crise sanitaire a tout de même accentué ces différences entre certains secteurs et catégories de la population. C’est pourquoi une nouvelle lettre s’est invitée dans le débat portant sur la forme que prendra la prise : le « K » avec une partie de l’économie qui saura s’adapter, voire prospérer, même en période de crise, alors qu’une autre partie de l’économie risque de connaître des difficultés continues.

À l’image d’un pays politiquement divisé, l’économie américaine fait face au risque de polarisation croissante entre ces deux catégories de secteurs et de personnes.

Souss-Massa : les grands barrages toujours déficitaires

Malgré l’évolution du taux de remplissage des barrages à 32,1%, avec des apports de 148 millions de m3, ceux qui disposent de capacités de stockage conséquentes, notamment Youssef Ben Tachfine à Tiznit, avec 298 millions de m3, et Abdelmoumen à Taroudant, avec 198 Mm3, ne sont remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%.

À l’instar du scénario de novembre 2014, les pluies survenues du 4 au 10 janvier dans la Région Souss-Massa ont permis à ce territoire d’éviter la catastrophe de l’épuisement de ses retenues d’eau stockées dans les principaux barrages. Comment se portent les retenues après les récentes précipitations ? En se référant à la situation journalière des principaux barrages de la région, arrêtée mardi 12 janvier à 8h00, le taux de remplissage s’est élevé à 32,1%. Autrement dit, 67% de la capacité totale de stockage demeure vide en raison de la problématique structurelle du stress hydrique (déficit critique de pluviométrie et succession annuelle de sécheresse). C’est pourquoi les apports actuels ne sont salutaires qu’à court et à moyen termes pour la région, en attendant la mise en service prévue, en mars ou avril 2021, de l’unité mutualisée de dessalement d’eau de mer destinée à l’approvisionnement en eau potable du Grand Agadir, mais aussi à l’irrigation agricole. La capacité de production initiale de cette station est de 275.000 m3/j à raison d’un débit 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable et d’un autre de 125.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation. À noter aussi qu’aucune donnée n’est pour le moment disponible sur l’épuisement des nappes phréatiques ou sur leur niveau de récupération suite aux dernières précipitations.

La demande en eau en hausse

Parallèlement, la demande en eau devrait connaître une augmentation après la levée des différentes restrictions. Pour ce qui est des limitations ménagères, la pénurie d’eau a entraîné la programmation d’une coupure quotidienne d’eau potable, depuis plus de trois mois, au niveau des communes formant le grand Agadir entre autres de 22h à 6h. Concernant les restrictions agricoles, l’irrigation est à l’arrêt depuis décembre 2019 et juillet 2017 au niveau des barrages de Youssef Ben Tachfine à Tiznit et de Abdelmoumen à Taroudant, tandis que la dotation en eau à usage agricole consacrée au périmètre de Sebt El Guerdane (Taroudant) a été réduite de plus des deux tiers, soit environ 70%, au départ du barrage d’Aoulouz. À cela s’ajoute la reprise attendue de l’activité touristique à Agadir d’ici la prochaine saison estivale puisqu’actuellement la majorité de la capacité litière, estimée à plus de 30.908 lits, de la destination est hors service en raison de la crise sanitaire liée à la Covid-19.

Deux grands barrages toujours en déficit

Aujourd’hui, sur les 730 millions de m3 (Mm3) de capacité totale des barrages de la région, le volume actuel de réserves d’eau se situe à 234 Mm3 après l’épisode pluviométrique enregistré du 6 au 12 janvier 2021. De ce fait, les apports totaux ont cumulé 148 Mm3 durant cette période alors que les plus grands apports ont été respectivement enregistrés au niveau du barrage d’Aoulouz avec 37 Mm3, suivi du barrage Mokhtar Soussi avec 32 Mm3, Youssef Ben Tachfine avec 29 Mm3, Abdelmoumen avec 28 Mm3 et Prince Moulay Abdellah avec 12,9 Mm3. Le reste est réparti entre les petits barrages d’Imi El Kheng et Dkhila. Malgré cette évolution de 14% à 33% du taux de remplissage durant ce mois de janvier, les barrages disposant de capacités conséquentes de stockage, allusion faite au barrage de Youssef Ben Tachfine à Tiznit, d’une capacité de 298 Mm3, et Abdelmoumen sur Oued Issen (Taroudant), d’une capacité de 198 Mm3 où l’ONEE a lancé la réalisation d’une station de transfert d’énergie par pompage (STEP)- ne sont actuellement remplis qu’à hauteur de 24% et 16,9%. À noter que le taux de remplissage de ces deux barrages était de respectivement 14,2% et 3,6% au début du mois.

Le stockage évoluera de 730 à 1.040 Mm3

Pour le reste, le barrage Prince Moulay Abdellah, classé troisième en termes de capacité de stockage, est rempli à hauteur de 32%. Il est suivi par celui d’Aoulouz, dont le taux de remplissage est arrivé à 56,9%. Ce barrage est actuellement sous pression en raison de la sécurisation des besoins en eau potable du Grand Agadir depuis celui-ci, et des besoins d’irrigation agricole en faveur du périmètre agricole de Sebt El Guerdane à Taroudant. Le barrage Mokhtar Soussi est rempli à hauteur de 86,7%. Par ailleurs, la capacité de stockage, qui est actuellement de 730 Mm3 grâce à la réalisation de 8 barrages, est appelée à évoluer pour se situer à 1.040 Mm3. C’est dans le cadre du Programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 que cette capacité augmentera après la mise en service du barrage Sidi Abdellah, qui offre une capacité de 10 Mm3, de la surélévation du barrage Mokhtar Soussi, qui permettra d’augmenter sa capacité à 200 Mm3, et de la construction du barrage Tamri, d’une capacité de 150 Mm3.

Relance touristique au Maroc: les trois marchés « très porteurs »

Pour préparer la reprise du tourisme, l’Office national marocain du tourisme étudie toutes les niches porteuses. Entre autres, trois marchés émetteurs bénéficient d’un grand intérêt. Il s’agit de l’Afrique subsaharienne, d’Israël et du Portugal. Les raisons de ce choix.

L’Office national marocain du tourisme (ONMT) prépare activement la relance du secteur touristique, l’un des plus affectés par les effets collatéraux de la pandémie de la Covid-19. Pour se donner les moyens d’une reprise rapide, l’Office entend étudier de près trois marchés émetteurs qu’il juge «très porteurs». Une étude devrait être menée dans ce sens par un prestataire externe, pour se pencher sur les potentialités de l’Afrique subsaharienne (Sénégal, Côte d’Ivoire, Nigéria, Afrique du Sud et Guinée), d’Israël et du Portugal. «Des marchés internationaux jeunes, qui ont des affinités culturelles, historiques et politiques avec le Maroc, mais également des potentialités à l’export et une proximité géographique qui permettent d’y conquérir rapidement des parts de marché », est-il considéré par l’Office. Pour ce qui est de l’Afrique, par exemple, l’ONMT a décidé de s’y positionner parce que le continent se profile comme le moteur de la croissance au cours du siècle à venir. Avec plus d’un milliard d’habitants, soit le 2e continent le plus peuplé au monde, ainsi qu’un pouvoir d’achat en hausse constante, une population jeune et des actifs de plus en plus nombreux, l’Afrique soutiendra inéluctablement la croissance démographique et économique du monde, surtout qu’elle dispose d’une classe moyenne importante et en constante hausse, constate l’Office. Au niveau touristique, le potentiel est énorme.

500.000 touristes Africains par an

En effet, l’Afrique ne représente actuellement que 500.000 arrivées touristiques au Maroc et l’Afrique subsaharienne que 2% de ces arrivées, sur 10 millions de touristes que reçoit annuellement le royaume. Selon l’Office, ce niveau pourra facilement être relevé en raison des efforts d’intégration et de co-développement récemment opérés par le royaume qui ont mené à la levée ou à l’amélioration des conditions d’obtention de visas et du lancement de la Zone de libre échange du continent africain (ZLECA) . Pour ce qui est du marché portugais, même s’il figure parmi les marchés émetteurs classiques de touristes internationaux, l’Office estime qu’«il est nécessaire d’affiner la connaissance et la compréhension du comportement des touristes portugais afin d’aller y glaner plus de part de marché». Concernant le marché israélien, l’Office souligne que c’est un pays qui représente un potentiel considérable à saisir. En effet, en 2019 sur une population de 9,136 millions d’habitants 8,473 millions sont partis en voyages touristiques a l’étranger et ont dépensé 9,765 millions de US$ (environ 100 MDH). Ce nombre de voyages a connu un taux de croissance annuel moyen de 13% sur les 5 dernières années et les cinq premières destinations touristiques préférées des voyageurs israéliens sont I’Italie, la Turquie, la Thaïlande, les États-Unis et l’Égypte. «Si la Turquie et l’Égypte, deux des principaux concurrents du Maroc, reçoivent chacun une moyenne de 400 000 voyageurs israéliens par an, c’est que le royaume peut également y arriver», relève l’ONMT.

Fort potentiel du marché israélien

En tous cas, les dernières évolutions dans la relation diplomatique et économique entre les deux pays permettront certainement d’activer la demande touristique du marché israélien qui montre dores et déjà un grand intérêt pour les destinations ayant des attributs proches du Maroc. Il devient donc primordial d’étudier ce marché pour y activer les segments les plus porteurs dans le cadre de la relance de l’industrie touristique nationale, souligne l’Office. Sur ces trois marchés, le prestataire de service choisi aura pour mission de réaliser une enquête de terrain qui permettra de fournir un profil détaillé des touristes, d’expliquer et d’illustrer clairement leur comportement d’achat et de voyage et de réaliser une segmentation opérationnelle à laquelle s’adjoindra un focus sur l’analyse des perceptions de la destination et de son portefeuille produit.

90 jours pour mener l’étude

L’étude devant être menée autour de ces trois marchés, sur une période estimée à priori à trois mois, devrait permettre d’évaluer la position de la destination par rapport à la concurrence dans le pourtour méditerranéen, à travers une analyse concurrentielle. Elle déterminerait de même le couple produit/destination, afin d’orienter les investissements marketing à opérer. Du côté de l’accueil, c’est-à-dire de l’incoming, les destinations touristiques marocaines à étudier par le prestataire sont Tanger, Saïdia, Fès, Meknès, Rabat, Casablanca, Marrakech, Essaouira, Ouarzazate, Agadir, Dakhla et Azilal. Et les produits ciblés sont le golf, le bien-être, les sports nautiques, la nature, l’aventure, le tourisme religieux et le shopping.

 

Maroc: Baisse de 7% de la croissance économique en 2020

L’économie marocaine a été rudement malmenée par la crise sanitaire en 2020. Elle a en effet connu un repli de 7% l’année dernière contre une hausse de 2,5% en 2019, indique le HCP dans une note sur la situation économique en 2020 et ses perspectives en 2021.

Dans le détail, au niveau du secteur non agricole, les activités profondément touchées par la pandémie auraient été celles fortement dépendantes de la demande extérieure, notamment des pays européens, souligne le HCP. Il s’agit essentiellement du secteur touristique et de ses activités annexes, des industries mécaniques, métallurgiques et électriques (IMME), des industries du textile et habillement, du commerce et du transport.

Concernant les activités industrielles, un repli de 7% de leur valeur ajoutée a été noté en 2020 contre une hausse de 2,8% un an auparavant. En revanche, la valeur ajoutée du secteur de l’industrie agroalimentaire, aurait connu en 2020 une amélioration, en enregistrant une modeste croissance de l’ordre de 0,6% en 2020 contre une évolution de 1,1% l’année précédente.

Globalement, la valeur ajoutée du secteur primaire a accusé une baisse plus prononcée en 2020 (-7,1%) qu’en 2019 (-4,6%), contribuant encore une fois négativement à la croissance du PIB (-0,9 point).

Croissance : Les projections du HCP pour 2021

Après une année 2020 difficile, la croissance devrait être de retour au Maroc. C’est ce qu’indique le HCP dans une note sur Budget économique prévisionnel 2021.

L’économie nationale devrait enregistrer une croissance de 4,6% en 2021, après une récession de 7% au cours de l’année écoulée, prévoit ainsi le HCP. “Tenant compte d’une évolution de 4,7% prévue des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le produit intérieur brut (PIB) devrait enregistrer une croissance de l’ordre de 4,6% en 2021”, précise le HCP.

Les perspectives économiques nationales en 2021 tiennent compte, en plus de l’évolution économique nationale et internationale, des hypothèses portant sur l’évolution de la campagne agricole 2020-2021 et sur les nouvelles mesures et dispositions annoncées dans la Loi des Finances 2021. Pour la campagne agricole 2020/2021, le HCP se base sur un scénario d’une production céréalière moyenne de 75 millions de quintaux.

La Banque mondiale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier

Bonne nouvelle pour les autorités de la région de Rabat-Salé-Kénitra. La Banque mondiale apporte, en effet, son soutien à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier.

La Banque mondiale poursuit son soutien en faveur du développement du royaume. Dans ce sens, l’institution financière internationale apporte son appui à la région Rabat-Salé-Kénitra dans la conception de son 1er Schéma régional côtier. Notons que le gouvernement a lancé plusieurs stratégies nationales, dont le Plan national de gestion intégrée du littoral (PNL), qui vise à réconcilier protection de l’environnement et activités économiques, dans le but de promouvoir un développement résilient, inclusif, durable et efficace du littoral du pays. « Pour permettre le déploiement de cette stratégie à l’échelle régionale, la Banque mondiale apporte depuis 2019, avec le soutien du gouvernement italien, une assistance analytique et technique en appui à l’élaboration du premier schéma régional du littoral dans la région Rabat-Salé-Kénitra. Ce dispositif porte une vision régionale dans le but de promouvoir le développement durable des côtes et couvre un certain nombre d’activités, de secteurs et de modes d’utilisation du territoire (gestion des ressources naturelles, ports, tourisme, urbanisme, pêche…) », souligne la Banque mondiale.

Jesko Hentschel, Directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Maghreb, fait remarquer que la gestion durable du littoral est l’un des piliers du développement territorial du Maroc. « Dans le même temps, il faut impérativement identifier les sources potentielles de création d’emplois et de revenus encore inexploitées, surtout dans le contexte post-COVID, afin d’enrichir les stratégies de promotion d’activités économiques durables le long des côtes », poursuit-il. On apprend que pour concevoir ce schéma régional et affiner sa portée et ses objectifs, la Banque mondiale a travaillé en étroite collaboration avec le gouvernement et les autorités régionales du Maroc dans le but d’organiser de vastes consultations avec différentes parties prenantes de la mise en valeur du littoral, notamment des pêcheurs, des associations professionnelles, des organisations de la société civile, des scientifiques et des agriculteurs.

De même, les documents relatifs à l’utilisation et à l’aménagement du territoire ont été examinés pour identifier les zones de la région les plus exposées à la pollution et au changement climatique le long du littoral et dans l’arrière-pays proche. La Banque mondiale indique que la phase de diagnostic, achevée en janvier 2020, a abouti à un certain nombre de constats assez convaincants : la concentration croissante d’habitants le long du littoral (les deux tiers de la population régionale) et les activités connexes qui en découlent menacent l’écosystème côtier et appellent à des mesures urgentes pour atténuer l’empreinte de l’homme et renforcer la résilience des côtes. Par ailleurs, plusieurs sources potentielles de développement, notamment dans le tourisme vert, restent inexploitées.

« Forte de ces observations et des remontées d’information des différentes parties prenantes, l’équipe de la Banque mondiale a défini une feuille de route jusqu’en 2040 pour atteindre les objectifs de long terme de mise en valeur du littoral régional », apprend-t-on. Dans le détail, l’introduction d’un modèle de gouvernance intégrée des côtes, conforme aux stratégies nationales, ainsi que la préservation et la réhabilitation des écosystèmes par des investissements majeurs sont des moyens qui sont envisagés actuellement.

« À cette fin, des mesures complémentaires seront introduites, pour mieux sensibiliser les différents acteurs à la menace environnementale ou pour intégrer des mesures de sauvegarde dans les plans d’urbanisme afin de prévenir la dégradation des côtes. Des investissements initiaux prioritaires sont également prévus pour promouvoir des activités vertes et durables le long du littoral au titre du schéma pour la région Rabat-Salé-Kénitra. Ces investissements couvriront un large éventail d’activités, dont l’organisation de la pêche artisanale et la formation des pêcheurs aux meilleures pratiques, la réhabilitation écologique des zones humides côtières, la construction d’usines de traitement des eaux usées dans certaines localités, la stabilisation biologique des dunes ou encore le recyclage et la valorisation des déchets en plastique », précise la Banque mondiale.

On apprend aussi qu’avec le gouvernement, la Banque mondiale a conçu un guide méthodologique pour la définition de schémas régionaux du littoral afin d’étendre cette approche innovante et intégrée de la gestion des côtes à d’autres régions. Ce guide, mis à la disposition des autorités et des décideurs locaux, permet de normaliser le processus d’élaboration de ces schémas régionaux en respectant les principes de la gestion intégrée des zones côtières tout en tenant compte des spécificités et des contraintes locales.

Pêche maritime : ONP poursuivra la modernisation de la commercialisation en 2021

LE CONSEIL D’ADMINISTRATION DE L’OFFICE NATIONAL DES PÊCHES (ONP), RÉUNI MARDI, A APPROUVÉ LE PLAN D’ACTION 2021 QUI VISE À POURSUIVRE L’AMÉLIORATION ET LA MODERNISATION DE LA COMMERCIALISATION DES PRODUITS DE LA PÊCHE MARITIME.

Tenu sous la présidence du ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Aziz Akhannouch, le Conseil a également approuvé le budget afférent à ce plan d’action dans lequel l’Office prévoit le déploiement de la feuille de route portant sur la refonte du processus de commercialisation.

Il s’agit notamment, du renforcement du cadre réglementaire, d’une offre de services à terre plus pointue, de la restructuration de l’activité du mareyage et de la digitalisation de la criée, précise l’ONP dans un communiqué.

L’Office poursuivra aussi le programme de mise à niveau et de maintenance des équipements et infrastructures de commercialisation afin qu’ils continuent de répondre aux meilleurs standards, fait savoir la même source.

Pour développer le réseau de commercialisation, il est prévu de procéder à l’achèvement de la construction de la halle d’Essaouira, de construire une nouvelle halle au port de Lamhiriz et de réaliser l’extension de la halle au poisson de Tarfaya.

Le réseau relatif à la deuxième vente sera renforcé à travers l’extension du marché de gros au poisson de Casablanca afin qu’il puisse accompagner le développement de l’activité.

Par ailleurs, dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie d’efficacité énergétique engagée par l’ONP, il est prévu d’équiper certains villages de pêcheurs (VDP) et points de débarquement aménagés (PDA) du Sud en centrales photovoltaïques.

Le Conseil d’administration s’est également penché sur le déploiement de la démarche « Qualité-Sécurité-Environnement » prévu en 2021 à travers la généralisation de l’agrément sanitaire des halles et marchés de gros au poisson et le maintien des agréments existants.

En outre, une réflexion sur le repositionnement stratégique de l’ONP a été entamée afin de donner à l’institution une nouvelle impulsion et lui permettre de remplir au mieux la mission qui lui est dévolue en tant que bras opérationnel des pouvoirs publics pour le développement de la filière pêche.

Impacts Macro-économiques du « Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 MMDH »

LE PACTE NATIONAL POUR LA RELANCE ÉCONOMIQUE ET L’EMPLOI A PEU D’IMPACT SUR L’INFLATION, PARTICULIÈREMENT SUR LE COURT TERME, ESTIME CDG CAPITAL INSIGHT.

« Les risques inflationnistes restent contenus sur le court terme, et pourraient se limiter à la formation potentielle de bulles inflationnistes sur certaines catégories d’actifs sur le moyen et le long terme », explique CDG Capital Insight dans sa récente note d’analyse intitulée « Impacts macro-économiques du Pacte national pour la relance économique et l’emploi de 120 milliards de dirhams (MMDH) ».

Le comportement de l’inflation par rapport aux impulsions monétaires dépend de deux principaux facteurs, la composition du panier qui reflète le mode de consommation de la population cible, notamment la population urbaine pour le cas du Maroc et la confrontation offre/demande et son évolution à moyen terme.

Selon la note d’analyse, l’évolution de l’inflation au Maroc, suivie par l’Indice des Prix à la Consommation (IPC), dépend dans une large mesure du comportement de la composante alimentaire, aussi bien de par son poids prépondérant dans la structure du panier (44,8%) que de sa volatilité tributaire aux résultats de la campagne agricole.

Par conséquent, l’inflation est plus exposée, sur le court terme à des chocs d’offre alimentaire qu’à la demande ou bien à une impulsion monétaire, souligne la même source, notant que l’ensemble des facteurs déterminants de la consommation intérieure seraient toujours impactés par la crise en 2021, notamment la hausse prévue du chômage, le faible recul des transferts des MRE et la lenteur de la reprise des crédits à la consommation.

La conjonction de ces éléments oriente vers un scenario qui exclut une surchauffe des prix émanant de la confrontation offre/demande. Toutefois, la stimulation de la distribution des crédits, associée à des niveaux bas des taux débiteurs, pourrait générer une hausse des prix de certaines composantes de l’inflation non alimentaire, notamment l’habitat et les services (éducation et santé), induisant ainsi, une pression inflationniste à moyen et long terme, dont l’impact serait limité sur l’inflation globale compte tenu de la structure du panier de l’IPC.

De surcroit, cette orientation expansionniste de la politique monétaire pourrait également générer, à moyen et long terme, un renchérissement des prix de certaines catégories d’actifs, particulièrement immobiliers, et ce suite à une reprise de la demande sur cette catégorie de biens et un assouplissement des taux de crédit. Cette situation pourrait se traduire par l’activation du canal de richesse en résultat de la hausse de la valeur des biens détenus par les ménages.

Démission du PDG et du directeur général du laboratoire chinois Sinopharm

Coté à la Bourse de Hong Kong, le laboratoire pharmaceutique chinois Sinopharm, avec qui le Maroc a conclu un partenariat pour la campagne de vaccination anti-Covid-19, a annoncé la démission de deux de ses dirigeants dans un communiqué publié par la société.

Changement de tête au sein du partenaire chinois du Maroc dans sa campagne de vaccination. Dans deux communiqués distincts publiés le 12 janvier, le conseil d’administration du groupe pharmaceutique public chinois Sinopharm annonce les démissions de Li Zhiming ainsi que de Li Hui, occupant pour le premier la fonction de président directeur général, tandis que le second est directeur général et membre du comité stratégique et du comité d’audit.

Le motif des deux départs est le même pour les deux désormais ex-dirigeants, justifiés par “des raisons personnelles”. Leurs démissions ont pris effet “immédiatement”.

Aucun désaccord

Le communiqué relatif au départ de Li Zhiming évoque que ce dernier a confirmé n’avoir “aucun désaccord avec le conseil d’administration” et qu’aucune question liée à son départ “n’a attiré l’attention des actionnaires et des créanciers de la compagnie”.

Le remplaçant du PDG a été nommé dans la foulée, le même jour, en la personne de Yu Qingming, 56 ans. Ce dernier était auparavant directeur exécutif du géant pharmaceutique chinois. La communication précise que la société continuera de mener le cours normal de ses opérations.

Premier groupe chinois à avoir fait part de chiffres concernant l’efficacité de son vaccin, estimée à 79,43 %, Sinopharm a vu son produit faire l’objet d’une approbation “conditionnelle” à une utilisation d’urgence accordée le 31 décembre par le régulateur chinois. Cinq millions de personnes en Chine, considérées à “forts risques” avaient pu déjà bénéficier de l’injection du vaccin.

Le dossier du vaccin chinois “encore à l’étude” au Maroc

Engagé à fournir des millions de doses au Maroc, Sinopharm n’a toujours pas vu son produit recevoir l’aval de la Direction du médicament et de la pharmacie (DMP), dépendant du ministère de la Santé marocain. “Le dossier d’approbation est encore à l’étude” par la Commission nationale d’autorisation de mise sur le marché, nous a confirmé l’un des membres, ce 13 janvier.

Après l’annonce des deux démissions, les actions de Sinopharm cotées à la bourse de Hong Kong ont perdu 1,8 % de leur valeur.

Covid-19 : ce que l’on sait du prix des vaccins

Quel est le prix des vaccins à l’unité et quels accords ont été passés entre les États et les laboratoires pharmaceutiques ? Des chiffres sous le sceau du secret afin de laisser aux fabricants les coudées franches pour négocier.

Elle s’était justifiée en avançant avoir été “transparente, peut-être trop transparente”. Le 17 décembre, alors ciblée par les critiques de l’opposition nationaliste flamande qui l’accusait de ne pas avoir prévu suffisamment de fonds pour l’achat des vaccins, la secrétaire d’État belge au Budget et à la protection des consommateurs Eva De Bleeker a voulu remettre les pendules à l’heure. Et c’est par le biais de son compte Twitter que la clarification a eu lieu.

Une valse à trois temps où elle annonce d’abord : “Comme je l’ai dit quarante fois en commission, il y a suffisamment de marge dans les provisions (…) pour financer les vaccins.” Pour ajouter à sa démonstration, elle publie ensuite un tableau où figure le détail des contrats signés entre la Belgique et les laboratoires pharmaceutiques, des quantités commandées jusqu’au prix unitaire des doses.

L’erreur ne passe pas inaperçue et, dans la foulée, le message est supprimé. C’est que ces données font normalement l’objet de clauses de confidentialité entre les parties et sont secrètement couvertes par l’industrie pharmaceutique. 

Accords internationaux et confidentialité

Dans le détail, le prix des doses commandées par la Belgique était donné comme suit : 1,78 euro l’unité pour AstraZeneca, 7,56 euros pour Sanofi/GSK, 10 euros pour Curevac, 12 euros pour Pfizer-BioNTech. En revanche, pour Johnson & Johnson et Moderna, les prix avancées ont été publiés en dollars américains : respectivement 8,50 $ (6,90 euros ou 75 dirhams) et 18 $ (14,7 euros ou 159 dirhams). L’ensemble pour un coût dépassant les 279 millions d’euros concernant l’approvisionnement de 33,5 millions de doses.

Appelée à se justifier devant la Chambre sur ce que certains médias belges ont qualifié “d’erreur politique”, la secrétaire d’État au Budget a défendu qu’il ne s’agissait pas “d’un tableau définitif officiel”. 

Il reste difficile de prévoir avec exactitude le prix des doses des vaccins acquis par les États et plus encore le montant global des partenariats noués avec les laboratoires pharmaceutiques établis sur plusieurs millions de doses. “Le Maroc étant lié par des accords internationaux, portant notamment sur la confidentialité et les transactions commerciales, il n’est pas possible de divulguer le prix auquel l’État marocain achètera ce vaccin”, avait éludé le ministre Khalid Aït Taleb lors d’un entretien accordé à TelQuel courant décembre.

Au Maroc, la gratuité a été instaurée pour la campagne de vaccination attendue ces prochaines semaines. Et à Khalid Aït Taleb de poursuivre, concernant le coût de l’acquisition du vaccin développé par Sinopharm CNBG : “La non-divulgation du prix s’inscrit dans le cadre de la sauvegarde des intérêts chinois.” Ces clauses de confidentialité, pour les laboratoires, sont demandées afin de conserver des marges de négociation avec leurs autres clients.

C’est ainsi que pour le vaccin Pfizer-BioNTech, l’agence Reuters annonçait en décembre que l’Union européenne avait passé commande de 300 millions de doses pour un montant de 15,50 euros l’unité. Un tarif en dessous de ce que devront payer les États-Unis où 100 millions de doses ont été achetées pour 19,50 euros.

Un bien public ?

Toutefois, il reste nécessaire de distinguer les accords passés entre un État et un laboratoire pharmaceutique, qui se basent sur un certain prix à l’unité, du tarif une fois le produit mis sur le marché. Ces derniers pourront même être amenés à changer. 

En Chine, les vaccins font partie d’un maillage général de la diplomatie sanitaire que Pékin entend déployer, notamment dans les pays en développement. En mai déjà, le président chinois Xi Jinping avait proposé de fournir le vaccin chinois comme un “bien public”, donc à un prix “abordable. En août, Liu Jingzhen, le président de Sinopharm — une entité publique chinoise — annonçait que la double dose du produit coûterait 140 dollars (soit approximativement 115 euros, ou 1230 dirhams) une fois sur le marché.

Un vaccin qui serait toutefois vendu bien plus cher que le second commandé par le Maroc, celui développé par AstraZeneca-Oxford. L’approvisionnement marocain du vaccin se fera par l’Inde et son fabricant industriel Serum Institute of India (SII), comme l’indiquait l’autorisation d’urgence de mise sur le marché émise par le ministère de la Santé le 6 janvier.

Son PDG, Adar Poonawalla, annonçait récemment que les 100 premiers millions de doses qui sortiront de l’usine pharmaceutique seront destinées au gouvernement indien au “prix spécial” de 200 roupies, soit environ 25 dirhams, tandis que les doses vendues sur le marché privé devraient coûter 1000 roupies (environ 120 dirhams).

Si ces propos ont rapidement fait l’objet d’un démenti de la part du gouvernement indien, ces chiffres permettent de donner une indication. En Europe, à titre d’exemple, AstraZeneca avait déclaré fin novembre que son vaccin serait initialement commercialisé en France “à prix coûtant”, soit aux alentours de “2,5 euros”.

La Banque mondiale prévoit une croissance du PIB de 4% en 2021

La persistance de la pandémie et les retards dans la mise en oeuvre des campagnes de vaccination risquent de pénaliser la reprise de l’économie planétaire selon la Banque mondiale. Après une contraction de 4,3% en 2020, le produit intérieur brut à l’échelle du globe devrait rebondir de 4% en 2021 et de 3,8% en 2022 selon un scénario médian.

Le chemin de la reprise économique s’annonce long et périlleux. Selon les dernières prévisions économiques de la Banque mondiale rendues publiques ce mardi 5 janvier, le produit intérieur brut (PIB) planétaire devrait progresser de 4% en 2021 et 3,8% en 2022 selon un scénario médian. Dans une version optimiste avec une vaccination rapide et une propagation limitée du virus, le PIB pourrait bondir de 5% cette année. À l’opposé, dans un scénario noir de poursuite des contaminations et de retard dans les campagnes de vaccination, l’économie globale pourrait ne regagner que 1,6%.

Après une récession vertigineuse en 2020 (-4,3%), l’économie globale reste meurtrie par les effets dévastateurs de la pandémie. Dans leur épais document de 234 pages, les rapporteurs recommandent de mettre le paquet sur le contrôle de la propagation du virus et les campagnes de vaccination.

“Alors que l’économie mondiale semble s’orienter vers une reprise timide, les décideurs sont confrontés à des défis redoutables — qu’il s’agisse de la santé publique, de la gestion de l’endettement, des politiques budgétaires, de l’action des banques centrales ou des réformes structurelles — pour faire en sorte que cette dynamique toujours fragile se confirme et jette les bases d’une croissance solide”, a déclaré David Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale dans un communiqué.

Les conditions du rebond économique vont en grande partie dépendre de l’efficacité et de la vitesse de vaccination des populations.

 L’accord avec la Chine, un pied de nez à Joe Biden

DÉCRYPTAGE – L’UE refuse d’être entraînée dans la guerre froide entre Pékin et Washington, fragilisant le front face à la République populaire.

La pandémie venue de Wuhan, le défi de la présidence Trump et l’épreuve du Brexit avaient, pensait-on, favorisé une prise de conscience et mis fin à la naïveté européenne vis-à-vis de la Chine. La dernière décision de l’Union européenne (UE) en 2020 pourrait suggérer le contraire.

L’accord de principe sur les investissements signé le 30 décembre entre les Européens et la Chine est d’abord un cadeau politique fait à Pékin. Après sept ans de pourparlers, les responsables européens Ursula von der Leyen et Charles Michel, Angela Merkel et Emmanuel Macron ont signé avec Xi Jinping, par vidéo conférence, contre un vague engagement de la Chine en matière de développement durable et une assurance de bonne conduite sur le travail forcé, notamment au Xinjiang.

Chambre des représentants : Adoption de deux textes relatifs aux fonctions supérieures et aux chèques

LA CHAMBRE DES REPRÉSENTANTS A ADOPTÉ, LUNDI, LE PROJET DE LOI ORGANIQUE N°57.20 RELATIVE À LA NOMINATION AUX FONCTIONS SUPÉRIEURES ET LE PROJET DE LOI N°69.20 SUR LES MESURES EXCEPTIONNELLES RELATIVES AUX AMENDES FISCALES À PAYER POUR RECOUVRER LA FACULTÉ D’ÉMETTRE DES CHÈQUES.

Lors d’une séance plénière, tenue en présence de Mohamed Benchaâboun, ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, le projet de loi organique N°57.20 modifiant et complétant la loi organique N°02.12 relative à la nomination aux fonctions supérieures, en application des dispositions des articles 49 et 92 de la Constitution, a été adopté à la majorité des voix, alors que le projet de loi N°69.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.690, édictant des mesures exceptionnelles relatives aux amendes fiscales à payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques, a recueilli l’unanimité, indique la Chambre des représentants dans un communiqué.

A cette occasion, Benchaâboun a souligné que le projet de loi organique N°57.20 vise à modifier et compléter les listes des établissements et entreprises publics prévues dans les annexes n°1 et n°2 de la loi organique N°02.12, en ajoutant l’Agence nationale des registres, créée en application de la loi N°72.18 relative au système de ciblage des bénéficiaires des programmes d’appui social et portant création de cette Agence, à la liste des établissements publics stratégiques dont la nomination de responsables fait objet de délibération en Conseil des ministres, ainsi que l’ajout de la Société nationale de garantie et du financement de l’entreprise, créée aux termes de la loi N°36.20 relative à la transformation de la Caisse centrale de garantie en société anonyme, à la même liste.

L’adoption par la Chambre des représentants du projet de loi N°69.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.690 édictant des mesures exceptionnelles relatives aux amendes fiscales à payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques, intervient après que le gouvernement ait pris le décret-loi précité dans l’intervalle des sessions législatives, et qui, aux termes de l’article 81 de la Constitution, doit être au cours de la session ordinaire suivante du Parlement, soumis à ratification de celui-ci, souligne le communiqué.

Ce texte vise à réduire l’amende fiscale que le titulaire du compte doit payer pour recouvrer la faculté d’émettre des chèques à 0,5% du montant du chèque impayé, faisant l’objet de la première injonction, explique la même source, ajoutant que quant au chèque faisant l’objet de la deuxième injonction, son amende a été ramenée à 1%, et à 1,5% du montant du ou des chèques faisant l’objet de la troisième injonction et des injonctions suivantes.

Ces dispositions seront appliquées jusqu’au 31 mars de cette année, fait-on savoir, précisant que ce délai pourra être prolongé par décret pendant la période de l’état d’urgence sanitaire.

2021, serait-ce vraiment l’année de la relance ?

L’AGRICULTURE, OBJET DE TOUS LES ESPOIRS, L’INDUSTRIE RENVOIE DE BONS SIGNAUX, TANDIS QUE LE COMMERCE ET LES SERVICES VONT NÉCESSITER PLUS DE TEMPS POUR SE REMETTRE, ÉTANT DONNÉ L’AMPLEUR DE LEUR EXPOSITION.

EN 2021, LA DEMANDE INTÉRIEURE DEVRAIT CONTRIBUER AVEC PLUS DE VIGUEUR À LA CROISSANCE, AU MOMENT OÙ LA DEMANDE ADRESSÉE AU MAROC RESTERA EN BERNE SUR FOND DE DIFFICULTÉS CHEZ LES PARTENAIRES CLASSIQUES DU ROYAUME.

Comment sera l’année 2021 ? La question est sur toutes les lèvres et s’invite un peu à toutes les discussions. Les opérateurs économiques du privé et du public et la communauté des affaires, exaspérés du manque de visibilité ayant marqué l’année 2020, veulent des messages de rassurance et de confiance. Certes, le contexte actuel rend toute prévision difficile à établir, en raison de l’incertitude qui règne à la fois aux niveaux international et national découlant de l’évolution de la pandémie, les scénarios de re-confinement en marche dans plusieurs pays, la deuxième vague, et l’éventuelle troisième vague de contagion avec l’annonce de nouvelles souches plus contagieuses dans quelques pays.

Sur le plan macro-économique, les perspectives économiques mondiales, établies par les différents organismes internationaux, notamment le FMI, l’OCDE, la Commission Européenne et la Banque Mondiale prévoient une reprise de la croissance et un rattrapage au niveau de la création de richesse en 2021. L’étendue de cette reprise diffère d’une projection à l’autre. Récemment, l’équipe du FMI a salué les mesures adoptées par Bank Al-Maghrib pour atténuer l’impact de la pandémie sur les marchés financiers et l’économie réelle. Lors de leurs consultations de 2 Maroc, les experts du Fonds monétaire prédisent que le PIB marocain devrait reculer en 2020 dans une fourchette de 7% et ce, en fonction de l’évolution de la pandémie et repartira à la hausse avec +4,5% en 2021. Selon les projections du HCP, compte tenu d’une évolution de 4,9% des impôts et taxes sur produits nets de subventions, le PIB devrait enregistrer une croissance positive de 4,4% cette année après une récession de 5,8% attendue en 2020 (les chiffres définitifs ne sont pas encore prêts). En terme nominal, le Produit Intérieur Brut devrait enregistrer une progression de 5,6%. Cette évolution fait ressortir une légère hausse de l’inflation, mesurée par l’indice implicite du PIB, de 1,2% au lieu de -0,4% en 2020.

De toutes les projections faites par les institutions financières internationales, une moyenne de 3,5 à 4% semble la plus réaliste au vu du contexte actuel et du temps que la reprise nécessitera pour s’installer de manière vigoureuse. C’est ce qui fait dire au Haut commissariat au plan (HCP) que les perspectives présentées dans son budget exploratoire 2021 seront modifiées lors de l’élaboration du budget économique prévisionnel 2021, qui sera publié ce mois, pour tenir compte des évolutions éventuelles que connaîtrait l’environnement économique national et international, ainsi que des actions de politiques économiques retenues dans la Loi de finances 2021.
Par secteur productif, l’agriculture nourrit de grands espoirs chez les opérateurs du primaire. Avec les précipitations d’octobre et décembre, le moral gagne en confiance et la campagne semble prometteuse. A en croire les projections officielles, le secteur primaire devrait connaître une hausse de l’ordre de 9,1% en 2021 au lieu d’une baisse de 5,7% attendue en 2020. Les prévisions pour l’année 2021 sont basées sur la réalisation d’une production moyenne durant la campagne agricole 2020/2021. Pour les activités non agricoles, les performances sont en train de s’améliorer notamment dans le secteur secondaire. Les industries, toutes branches confondues, renvoient de bons signaux. Cette tendance sera consolidée avec les mesures annoncées dans le Plan de relance de l’industrie 2021-2023 récemment rendu public par le ministère du commerce de l’industrie et de l’économie verte et numérique. Aussi, les industriels attendent avec impatience le déploiement des Fonds sectoriels découlant du Fonds stratégique Mohammed VI. La loi sur le Fonds pour l’investissement a été votée, dans le cadre d’un processus législatif fait en un temps record, dans la foulée de la Loi de finances. Par conséquent, des fonds sectoriels vont pouvoir être mis en œuvre. A en croire les prévisions du HCP, les activités du secteur secondaire devraient dégager une valeur ajoutée en légère amélioration de 4,6% en 2021 contre un repli de 7% une année auparavant, profitant du bon comportement des activités minières, des industries chimiques et para-chimiques et agroalimentaires, en liaison principalement avec l’amélioration attendue de la demande extérieure adressée à ces filières. Mais les branches industrielles ne sont pas toutes logées à la même enseigne. Les industries mécaniques, métallurgiques et électriques devraient continuer à pâtir en 2021 des contre-performances persistantes des secteurs de l’automobile et de l’aéronautique au niveau mondial. Parallèlement, le secteur du BTP, souffrant toujours des effets négatifs de la crise sanitaire, devrait connaître une légère reprise. Cela dit, selon les professionnels, le bâtiment devrait rester impacté par la crise et sa relance nécessiterait plus de temps et de moyens. Et du côté de l’offre, la baisse des ventes de logements devrait freiner considérablement les investissements des promoteurs immobiliers.

S’agissant du tertiaire, la reprise sera plus lente. En effet, les secteurs du commerce et des services devraient enregistrer une croissance timide ( pas plus de 3% selon le HCP) en 2021 au lieu d’une baisse de 4,5% en 2020 suite à la reprise très lente et graduelle des activités des services marchands, particulièrement celles du tourisme, du transport et du commerce, tirées par la demande intérieure.

En raisonnant par moteurs de la croissance, la croissance économique devrait être soutenue en 2021 par la reprise de la demande intérieure, au moment où la contribution de la demande extérieure à la croissance resterait négative. La demande intérieure serait, ainsi, en hausse de 4,4% après son fléchissement de 4% en 2020, contribuant de 4,8 points à la croissance économique au lieu d’une contribution négative de 4,4 points en 2020.
Néanmoins, la demande intérieure devrait tout de même rester freinée par la perte du pouvoir d’achat générée, elle, par la réduction des emplois et des salaires dans l’ensemble des activités économiques nationales.

Au registre de l’investissement, le manque de visibilité continuera à impacter de manière très soulignée les décisions des investisseurs plus nombreux à temporiser pour concrétiser leurs projets. Selon le HCP, la formation brute de capital, qui a reculé de 8,7% en 2020, devrait connaître une hausse en volume de 6,5% en 2021 et sa contribution à la croissance économique devrait atteindre 1,7 point. Ce qui semble très ambitieux, étant donné le contexte actuel. L’accélération du déploiement des projets dans le cadre du Fonds stratégique pourrait faire redécoller l’investissement en 2021.

S’agissant de la demande extérieure et sur la base d’un redressement modéré des marchés extérieurs et de l’amélioration des perspectives économiques mondiales en 2021, les échanges extérieurs devraient reprendre progressivement leur rythme d’évolution d’avant-crise. De plus, une reprise des transferts des Marocains résidents à l’étranger est attendue cette année après une baisse significative en 2020.


Un jumelage entre la politique monétaire et budgétaire s’avère nécessaire pour dépasser la crise

La nécessité de la mobilisation élargie des instruments des politiques économiques dans l’objectif d’une relance économique poussée renseigne sur les défis que les politiques budgétaire et monétaire sont appelées à surmonter. Selon le HCP, cette relance ne devrait pas être le résultat d’une politique unilatérale de dépense publique croissante, mais aussi le fruit d’une intervention profonde et efficace de la politique monétaire. Un jumelage entre la politique monétaire et budgétaire semble être inéluctable dans la phase de l’après Covid-19. Cette instrumentalisation simultanée des politiques permettrait une consolidation des équilibres macro-économiques et une redynamisation accélérée du tissu entrepreneurial national. A cet effet, la dynamisation des crédits et la facilitation de l’accès au financement contribuerait à soutenir l’activité des entreprises et rattraper progressivement les effets néfastes de la crise. Cette orientation nécessiterait une politique monétaire plus accommandante, visant l’expansion des investissements du tissu entrepreneurial avec un coût séduisant qui peut stimuler par conséquent le recours au financement bancaire. A ce titre, le recours au financement bancaire ne devrait plus représenter une charge lourde pour la trésorerie des entreprises, car cela ne représente pas seulement un frein à l’expansion de leurs investissements mais il génère une sorte de préférence à l’utilisation de fonds propres au lieu d’un financement bancaire coûteux.

Les travaux d’aménagement du port d’Asilah se poursuivent

Le projet permettra une amélioration des conditions d’accès des bateaux de pêche

En dépit de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19, les travaux avancent au niveau du port d’Asilah. Chapeauté par l’Agence nationale des ports (ANP), ce projet d’aménagement de cette infrastructure portuaire s’inscrit dans le cadre de la redynamisation des zones portuaires au Maroc. Ainsi, toutes les parties prenantes, à leur tête l’ANP, la Direction régionale du détroit et la Direction du port de Tanger, poursuivent leur mobilisation pour la réalisation de l’ensemble de la première phase de ce projet, qui concerne les travaux de dragage du bassin intérieur et du chenal d’accès ainsi que l’enlèvement d’une partie de la digue principale du port d’Asilah. Il s’agit également des travaux de substitution des tétrapodes de la zone du musoir de la digue secondaire par des enrochements et le prolongement de la digue principale. Alors que la deuxième partie du projet consiste en le dragage du chenal d’accès et des bassins au niveau de la zone adjacente du quai de pêche et celle aménagée pour la pêche artisanale. Elle comprend les travaux de dragage et de remblaiement du bassin Sud-Est du port par des remblais d’apport. Il s’agit également de la construction de nouveaux cavaliers de protection des nouveaux terre-pleins dans cette zone portuaire. Ce qui va entraîner une amélioration des conditions d’accès des bateaux de pêche de ce port.

L’augmentation des captures en poissons

Ce projet permettra de donner un nouvel élan au développement socio-économique d’Asilah, dont l’économie locale dépend essentiellement de la pêche et du tourisme balnéaire. Il contribuera à l’augmentation des captures en poissons et l’amélioration des revenus des marins pêcheurs.

Créé en 1992, le port d’Asilah se distingue par sa position géographique au centre-ville et en face des remparts portugais et de la célèbre Tour Kamra. Il héberge une flotté de pêche côtière, qui est composée de trois navires palangriers et huit corailleurs, et celle de pêche artisanale avec 110 canots actifs. Il est actuellement la source de revenu pour 500 marins et fait l’objet de développement de plusieurs autres activités annexes telles que celles de mareyage, de constructions des barques, de transport,… Le port d’Asilah a connu, en 2020, le débarquement d’environ 100 tonnes de poisson, permettant de générer quelque 5 million de dirhams.

90% des débarquements constitués d’espadon

L’espadon représente plus de 90% de l’ensemble des débarquements des produits de la pêche effectué dans ce port. Le quota est limité en 2020 à 97 tonnes de cette espèce de poisson pour la ville d’Asilah. Le reste des débarquements est constitué de poisson blanc et des grands crustacés comme la langouste et le crabe.

Notons qu’Asilah se distingue par sa production du corail, qui a pu attirer un nombre important de professionnels dans le milieu marin. D’ailleurs, cette espèce bénéficie d’une protection internationale et fait l’objet d’un plan d’aménagement du département de la pêche maritime depuis 2005. Le nombre maximum de navires autorisés à la pêche du corail est de 10.

Incompatibilité et cumul d’indemnités : Future bataille au Parlement

La question est au centre des changements des lois électorales attendues dans quelques semaines

Certaines voix partisanes défendent des incompatibilités sur mesure en limitant notamment l’interdiction de cumuler le mandat de maire d’une grande ville avec celui de parlementaire.

Après les retraites, le cumul des indemnités. Une grosse bataille se prépare au Parlement. Les futures lois électorales sont attendues dans les prochaines semaines au Parlement. Le temps commence à presser. Moins de neuf mois au maximum nous séparent des prochaines élections car toutes les instances élues devront être renouvelées avant l’inauguration royale de la session parlementaire le deuxième vendredi du mois d’octobre comme prévu par la Constitution.

Si le gouvernement à travers le ministère de l’intérieur a effectué des progrès concernant plusieurs points, certaines modifications sont loin de faire l’unanimité. L’un des points d’achoppement concerne les incompatibilités entre plusieurs mandats. Certaines voix partisanes défendent des incompatibilités sur mesure en limitant notamment l’interdiction de cumuler le mandat de maire d’une grande ville avec celui de parlementaire. Si le consensus n’a pas été facile sur cette question, c’est qu’il existe des considérations pécuniaires. Au cours des dernières années, la polémique avait enflé concernant certains responsables politiques qui «collectionnent» les indemnités mensuelles générées par différents mandats et postes qu’ils occupent dans les instances constitutionnelles ou élues. C’est pour cette raison que le débat risque d’être vif au Parlement sur la question des incompatibilités et de cumul des mandats et indemnités en l’absence d’un consensus élargi. En attendant, le ministère de l’intérieur a pu se mettre d’accord avec les partis politiques sur un ensemble de points dans les futurs textes électoraux. C’est en tout cas ce qu’avait révélé le premier secrétaire du parti de l’Union socialiste des forces populaires (majorité gouvernementale).

Driss Lachguar avait affirmé dans son discours au cours de la dernière session de la commission administrative (conseil national) que les consultations entre le chef de gouvernement, le ministère de l’intérieur et les partis ont abouti à certaines décisions, notamment l’amendement des lois organiques sur les communes, la Chambre des conseillers, la Chambre des représentants ainsi que le code électoral. Parmi les changements annoncés, il y a l’organisation des élections communales, régionales et législatives le même jour. La même source a révélé l’élargissement des cas d’incompatibilité sans donner plus de détails. Parmi les annonces, il y a également la simplification des procédures de mise à jour de ces listes en se basant sur les services de l’état civil et le vote des résidents étrangers sous réserve de réciprocité avec leur pays d’origine. Reste à savoir si le Parlement validera tous les changements ou si, au contraire, des amendements seront apportés sous l’hémicycle. Le débat parlementaire s’annonce en tout cas houleux.

Cas en vigueur

L’article 14 de la loi organique relative à la Chambre des représentants et l’article 32 de la loi organique relative à l’organisation et la conduite des travaux du gouvernement et au statut de ses membres stipulent que le mandat de députation est incompatible avec le poste de ministre dans le gouvernement.

L’incompatibilité s’applique également à la présidence d’une région. En effet, l’article 13 de la loi organique relative à la Chambre des représentants dispose que «le mandat de membre de la Chambre des représentants est incompatible avec la présidence d’un Conseil de région. « La loi n°1.15.83 du 7 juillet 2015, en application de la loi organique n°11.14 relative aux régions, prévoit également la même incompatibilité (article 17).

Cumul

En 2017, une proposition de loi avait été déposée à la Chambre des représentants. Le texte a été élaboré par le groupe parlementaire de l’Union socialiste des forces populaires (USFP). Cette dernière vise à mettre un terme au cumul des indemnités pour les élus assumant plusieurs mandats et donc plus de salaires à la fois. Concrètement, le cumul des différentes rémunérations pour chacune des fonctions assumées par un élu devient prohibé.

Ce n’est pas tout. Les institutions constitutionnelles ainsi que les établissements et administrations publics sont également concernés. Autrement, différentes catégories d’élus et d’agents administratifs seront assujetties aux dispositions de la proposition de loi. Dans les détails, ladite loi propose «de mettre un terme au cumul des salaires et indemnités pour les fonctions assumées au sein des différentes instances élues quel que soit leur degré ou dans le cadre des institutions prévues par la Constitution ainsi que les administrations et établissements publics».

Investissements publics : les modalités de déploiement sous la loupe

Les budgets, alloués aux programmes prioritaires, doivent être déployés selon une approche régionale. Les dépenses d’investissement des établissements publics devront accuser une hausse de 13% .

La continuité des projets, financés par le Budget de l’État sont en tête de liste des préoccupations de l’ensemble des départements ministériels à l’entame de cette année 2021. Plusieurs conditions ont été fixées en vue de l’obtention du concours budgétaire de l’État, des établissements publics et des collectivités territoriales. Au sommet des exigences se trouvent «la création de l’emploi, l’impact sur la résorption des inégalités spatiales, ainsi que la lutte contre l’impact économique de la Covid-19». La répartition des dotations, qui seront injectées durant l’année 2021, devrait atteindre 85 MMDH pour l’État, 81 MMDH pour les établissements publics et enfin 18 MMDH qui sont incluses dans les budgets des collectivités territoriales.

L’apport du Fonds Mohammed VI pour l’investissement sera, quant à lui, crucial dans l’optique d’assurer soit le démarrage soit la continuité des projets qui connaissent des difficultés. Il faut dire que les dotations, qui seront déployées par les entreprises publiques, devront connaître une hausse de 13% en 2021, ce qui représente plus de 35% du total des investissements publics. La feuille de route de l’Exécutif a pris en compte la baisse des recettes fiscales des collectivités territoriales. «Les dotations, prévues pour les quatre catégories des collectivités territoriales, doivent renforcer les efforts déployés par le gouvernement pour la mise en œuvre des lois organiques relatives aux régions, préfectures, provinces et aux communes, spécialement celles relatives aux ressources financières supplémentaires», indique l’argumentaire de l’Exécutif. À noter que la moyenne d’exécution des dépenses publiques a connu une nette évolution durant les trois dernières années, et qui atteint actuellement plus de 77%.

Une forte orientation régionale

La principale équation à résoudre se rapporte à l’amélioration de la contribution des régions au PIB. Le diagnostic, qui a été réalisé, montre que plusieurs projets en cours devront élargir le cercle toujours réduit des régions qui contribuent le plus dans l’économie du pays. La carte des projets pour l’année 2021 a été instaurée selon une logique «de réorganisation des priorités des dépenses, en vue d’avoir des marges budgétaires qui permettront de financer les projets, dont les études ont démontré qu’ils ont un impact direct sur la création de l’emploi et la mise à niveau de la production locale», précise la feuille de route du gouvernement. Les principales mesures qui seront mises en œuvre concernent, quant à elles, le pilotage des opérations d’investissement, ainsi que «la mise en place des modalités communes en vue de faciliter le pilotage centrale des investissements, de même que le cadre légal qui régit cet aspect sera renforcé», indique la même source. Pour les grands projets, un seul mode sera adopté pour l’ensemble des chantiers, avec une approche des risques qui sera également renforcée. Jusqu’à présent, les projets phares qui seront soumis aux nouvelles modalités de gestion ont été identifiés, en vue de respecter les délais de leur réalisation. À noter qu’en dépit d’une forte concentration régionale, le foncier, mobilisé pour l’investissement, cible les secteurs qui ont été touchés par la crise. La crise engendrée par la pandémie de la Covid-19 devra, de son côté, renforcer la convergence des actions des CRI avec la Direction des domaines relevant de l’Exécutif dans l’optique de capitaliser sur les avantages octroyés aux régions dans le domaine de l’investissement.

Un nouveau système pour optimiser les coûts

La mise en œuvre des procédures de dématérialisation des documents comptables de l’Etat représente un enjeu majeur pour l’optimisation des coûts et des délais. Pour les partenaires de l’Etat, le passage à ce nouveau stade de la dématérialisation serait synonyme d’une visibilité suffisante sur le déroulement de l’ensemble du processus, notamment les informations fiables et disponibles en temps réel. À noter que le portal des marchés publics, qui est mis sous le contrôle de la TGR forme la base de données qui propose des outils de consolidation des informations pour les ordonnateurs, de même que le portail devra à terme servir de base à la mise en place d’un observatoire national de la gestion de la commande publique. Pour l’État, les nouvelles mesures restent un vecteur de transparence de la commande publique, sans oublier la mise en œuvre des principes régissant la gouvernance des services publics.

HACA : un cycle de rencontres avec les opérateurs audiovisuels privés

La Haute autorité de la communication audiovisuelle (HACA) organise, du 5 au 26 janvier, un cycle de rencontres entre le Conseil supérieur de la communication audiovisuelle (CSCA) et l’ensemble des opérateurs audiovisuels privés pour renforcer et ré-impulser la dynamique d’échanges et de réflexion conjointe entre l’instance de régulation et les responsables des radios et télévisions privées. Ces rencontres permettront d’aborder plusieurs questions dont notamment l’évaluation de la situation générale du paysage audiovisuel national dans le contexte de la crise induite par la pandémie de la Covid-19 qui a affecté le secteur de la communication audiovisuelle à l’instar de nombreux autres secteurs de l’économie nationale, indique un communiqué de la HACA.

Il s’agit en outre d’aborder la vision et les projections des opérateurs en matière d’adaptation aux grandes mutations professionnelles et économiques résultant du développement du numérique, ou encore les défis à relever pour promouvoir l’interaction avec les différentes tranches du public des radios et télévisions en termes de couverture territoriale, de qualité des programmes et d’information de proximité, ajoute la HACA.

Le CSCA rencontrera également dans le même esprit, à une date ultérieure, les responsables du service public de l’audiovisuel.

165 médicaments désormais remboursables par l’AMO

165 nouveaux médicaments viennent d’être intégrés dans le guide des médicaments remboursables au titre de l’assurance maladie obligatoire de base. Une bonne nouvelle pour les Marocains, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques.

Bonne nouvelle pour les Marocains, particulièrement ceux atteints de maladies chroniques. Sur proposition de l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM), le ministre de la Santé a publié un arrêté ministériel portant intégration de 165 nouveaux médicaments dans le guide des médicaments remboursables, et ce, à partir de sa parution au Bulletin officiel. Sur cette liste, 70 médicaments entrent dans la prise en charge des affections de longue durée aux différents stades de leur évolution comme le cancer, dont le coût de traitement constitue un frein d’accès aux assurés, l’hypertension artérielle (HTA), le diabète, le rhumatisme psoriasique et l’hépatite B et C ainsi que la dépression.

Autre bonne nouvelle, des classes thérapeutiques concernant la fertilité sont également incluses dans cette liste. Une consécration pour les associations qui ont lutté pendant des années contre les coûts exorbitants de certains médicaments et traitement contre l’infertilité. D’ailleurs, une conférence sera organisée le jeudi 7 janvier 2021, pour mettre en lumière cette avancée majeure en faveur des couples infertiles. Une conférence organisée par la Société marocaine de médecine de reproduction et de médecine foetale et qui connaîtra la participation de représentants du ministère de la Santé et de l’ANAM.

Couverture médicale

Par ailleurs, d’autres produits alternatifs pour la prise en charge de certaines pathologies fréquentes comme les anti-thrombotiques, les antibiotiques, les antidiabétiques et les anti-glaucomateux, et le traitement de la broncho-pneumopathie chronique obstructive font partie de cette liste additive, permettant ainsi une prise en charge optimale des patients souffrant de ces pathologies.

«Consciente de l’importance primordiale de remboursabilité des médicaments pour faciliter l’accès au traitement au profit des assurés dans le cadre de l’AMO, l’ANAM, depuis 2006 jusqu’à la publication de l’arrêté ministériel susmentionné, a inclus 4.668 médicaments remboursables, dont 3.015 médicaments génériques -soit 67%-, tels qu’ils figurent sur le GMR consultable sur le site web de l’ANAM www.anam.ma», souligne l’agence dans un communiqué.

L’intégration de ces 165 médicaments dans le guide des médicaments remboursables au titre de l’assurance maladie obligatoire de base s’inscrit pleinement dans la stratégie 2020-2024 de l’ANAM. «Les pouvoirs publics dans leur ensemble portent une attention particulière sur la part des ménages dans les dépenses de la santé.

Si la couverture médicale de base a permis une prise en charge importante des dépenses de santé, en moyenne, pour l’ensemble de la population, cette dernière représente encore 50,7% des dépenses globales de santé», avait déclaré l’ANAM, en janvier 2020, lors de la présentation de sa nouvelle stratégie.

Le port illégal d’armes blanches prend une ampleur considérable

L’ALERTE DE MOHAMED ABDENNABAOUI

Les affaires judiciaires relatives au port illégal d’armes blanches augmentent chaque année de 16,5% en moyenne. De seulement 20.000 en 2012, elles sont passées en 2019 à plus de 50.000. Le chef du parquet, Mohamed Abdennabaoui, appelle les procureurs du Royaume à faire preuve de plus de fermeté dans la gestion de ce crime.

Crise économique et sociale oblige, la criminalité poursuit sa flambée dans le Royaume. Parmi les aspects les plus graves de cette hausse de la criminalité, il y a le port d’armes blanches qui ne cesse d’augmenter à une vitesse vertigineuse dans la société marocaine. Le chef du parquet, Mohamed Abdennabaoui, vient de révéler, à travers une circulaire adressée début janvier 2021 aux procureurs du Roi et procureurs généraux du Roi, les dernières statistiques concernant l’ampleur de ce phénomène qui menace la sécurité et l’ordre publics dans le pays.

Ainsi, environ 15.000 affaires judiciaires touchant au port illégal d’armes blanches ont été traitées dans les différents tribunaux du Royaume au titre de l’année 2019. Plus de 16.000 personnes sont poursuivies dans le cadre de ces affaires, contre seulement 10.000 personnes en 2018. Et l’année 2020 ne va pas déroger à la nouvelle réalité sécuritaire.

Actes d’agression

Selon le rapport publié par le chef du ministère public, le port illégal d’armes blanches augmente chaque année en moyenne de 16,5%. Entre 2012 et 2019, le nombre d’affaires est passé de 20.000 à 50.000. Un chiffre impressionnant qui renvoie au malaise social profond vécu par les Marocains et leur incapacité de joindre les deux bouts surtout dans le contexte actuel de la crise sanitaire qui a plongé l’économie nationale dans une crise visiblement insurmontable.

Pour tenter d’affronter le problème pour au moins freiner sa progression, le chef du ministère public incite dans sa circulaire les procureurs du Royaume à faire preuve de plus de fermeté dans la gestion de ces affaires. Notamment en lançant des poursuites judiciaires contre toute personne dont l’implication aura été prouvée, mais aussi en ouvrant des enquêtes contre ceux, filmés ou photographiés, portant une arme sans motif légitime ou qui l’utilisent dans le cadre d’actes d’agression.

Les procureurs sont désormais priés de prendre les décisions adéquates en fonction des conditions de chaque affaire, notamment la taille de l’arme utilisée, l’importance des dommages subis ainsi que l’état dans lequel se trouvait l’auteur de l’infraction (sous emprise de l’alcool et de substances illicites).

Fait nouveau: les procureurs sont autorisés à élargir les recherches et les enquêtes aux fabricants et aux commerçants des armes blanches. Une manière pour le parquet de verrouiller les circuits commerciaux illégaux par lesquels se vendent ces armes.

VERS UNE RENATIONALISATION DE LA SAMIR

Échec retentissant de la vente de la raffinerie de mohammedia à des investisseurs étrangers

La renationalisation de la Samir refait politiquement surface. Face à l’échec des pourparlers avec les investisseurs étrangers pour une éventuelle reprise de la célèbre raffinerie de Mohammedia, plusieurs partis politiques et centrales syndicales sont montés au créneau pour pousser l’Etat à renationaliser cet ancien fleuron pétrolier national. Les groupes parlementaires de l’USFP, du PPS et du PAM ont présenté, début janvier 2021, un projet de loi visant à la reprise de la Samir par l’Etat marocain.

Un projet politique auquel adhèrent les plus grandes centrales syndicales comme l’UMT et la CDT. L’adhésion des ces centrales syndicales émane de leur constat de l’échec du processus de vente de la raffinerie aux investisseurs étrangers. Un processus qui a commencé il y a cinq ans, mais qui, à chaque fois, trébuche sur le prix de cette reprise.

Le dernier épisode en date dans ce processus inachevé: la désignation en juin 2020 de la banque d’affaires CFG pour accompagner le syndic judiciaire et les banques créancières dans l’opération de vente. Or, six mois plus tard, la démarche de vente ne semble pas encore aboutir.

Et pour cause, des désaccords profonds surgissent souvent sur la valeur de la raffinerie, son lourd passif financier, ses problèmes judiciaires et l’état industriel désastreux dans lequel se trouvent les installations pétrolières. Du coup, aucun investisseur ne juge bon de s’aventurer dans un projet embourbé dans les difficultés et les problèmes judiciaires interminables.

L’actionnaire de référence de la raffinerie, le richissime homme d’affaires saoudo-éthiopien, Cheikh Mohamed Hussein Amoudi, fuit toujours ses responsabilités et refuse de participer à une solution au problème de la Samir. Pire, il accuse même l’Etat marocain d’avoir précipité la chute de la Samir.

L’Etat est certes en partie responsable de la situation actuelle de la seule raffinerie nationale, mais ce qui est sûr, c’est que son propriétaire saoudien et ses collaborateurs, dont l’ancien DG de la société, Jamal Ba Amer, ont été pour beaucoup dans la faillite de l’entreprise.

L’État marocain est appelé à se mobiliser pour sauver un ancien fleuron qui devrait normalement constituer l’épine dorsale de la stratégie pétrolière publique pour sauvegarder l’indépendance énergétique du pays.

Portefeuille public : les holdings sectoriels pour l’agence étatique

Le gouvernement accélère le processus de la création de l’agence chargée de gérer les participations de l’État. Trois catégories des établissements publics sont concernées par le plan de revalorisation du portefeuille public.

Après l’adoption de la loi de Finances, à l’issue de la 2e lecture hier au sein de la Chambre des représentants, le gouvernement active un grand chantier prioritaire avant la fin de l’année, en l’occurrence la finalisation des attributions et du statut de l’agence qui sera chargée de la gestion des participations de l’État. Une réunion élargie a été, en effet, tenue à ce titre rassemblant plusieurs départements ministériels et entreprises publiques stratégiques, dans l’objectif de s’accorder sur les domaines de compétences de l’agence projetée, ainsi que pour déterminer les holdings sectoriels qui seront confiés à la nouvelle structure étatique. Les acteurs concernés par le processus de finalisation du statut de l’agence se sont accordés à classer les établissements publics selon trois critères. Les entreprises publiques concernées devront ainsi avoir un statut de société anonyme, les établissements non commerciaux qui disposent de la personnalité morale et de l’autonomie financière et enfin les établissements qui devront impérativement se transformer en SA. Gérer le réseau des prises de participation mais aussi tracer le cadre 2021-2022 de l’action des entreprises publiques, sont les deux équations à résoudre pour le gouvernement durant cette étape de gestation du statut de l’agence. D’un autre côté, les rapports entre l’État et les entreprises publiques marchandes et non marchandes devra obéir à de nouvelles exigences en vue d’assoir un contrôle plus efficient les sociétés de l’État, ainsi que pour mieux gérer le réseau des prises de participation. En fait, il s’agira de gérer les flux des subventions allouées à certains organismes par le budget de l’État et des taxes parafiscales affectées, mais aussi des versements effectués par les entreprises publiques, sous forme de dividendes, des parts de bénéfices, des produits de monopole, et des redevances d’occupation du domaine public.

Alignement aux stratégies sectorielles

La mise en place de holdings sectoriels signifie, avant tout, que l’État compte renforcer la dimension régionale de son portefeuille public. Outre le recentrage sur le cœur de leurs métiers, l’action de l’État devra porter sur l’amélioration du processus de restructuration. En ligne de mire «la refonte du modèle économique de certains d’entre eux, l’optimisation de leurs programmes d’investissement et la recherche de modalités de financement innovantes». La relation de l’État avec les entreprises publiques reposera désormais sur des visions stratégiques à moyen et long termes, indique la feuille de route triennale qui a été validée dans le cadre de la loi des Finances 2021, avec «un dispositif contractuel sur la base d’arrangements institutionnels clairs». À souligner que le département des Finances a lancé une étude sur la révision des modalités de liquidation des entreprises publiques. Les données de l’Exécutif montrent que 209 établissements publics et 44 Sociétés anonymes, à participation directe du Trésor, sont concernées par les mesures de restructuration, essentiellement les 466 filiales ou participations publiques qui sont dominées majoritairement par des participations directes et indirectes de l’État à hauteur de 55%. Pour sa part, la contribution des entreprises publiques au budget général de l’État devra se faire via la mise en place d’une programmation budgétaire qui s’étend jusqu’à 2022, et un versement en trois tranches de chaque année. Pour le contrôle financier, la nouvelle orientation consiste à se focaliser sur l’appréciation des performances et la prévention des risques à travers la vérification de la qualité des procédures internes et leur capacité à optimiser l’efficacité de la gestion de l’organisme concerné.

Plan législatif : les grandes priorités des secteurs productifs

Douze nouvelles lois portant sur des secteurs économiques seront à l’étude l’année prochaine, notamment sur la protection du consommateur et sur le commerce intérieur. Huit projets de lois devront, quant à eux, boucler le circuit parlementaire avant la fin de ce mandat.

Si le volet social a formé l’essentiel des mesures qui ont été débattues sous la coupole dans le cadre des débats sur le Budget 2021, l’agenda législatif afférent à bon nombre de secteurs économiques ne focalise pas moins l’attention du gouvernement. À ce sujet, le plan législatif présenté aux parlementaires des deux Chambres révèle une forte cadence en matière de production de lois qui seront présentées au Parlement au cours de la prochaine année. En tête de liste des nouvelles législations, figure le projet de loi sur la protection du consommateur qui devra renforcer les mécanismes de lutte contre les abus commis envers les diverses catégories de consommateurs. Après l’avis rendu par le Conseil de la concurrence en mars 2020, autorisant le gouvernement à prendre toute mesure temporaire contre la hausse excessive des prix des produits les plus consommés en cette période particulière, le volet législatif de la protection du consommateur pourra être ainsi bouclé. L’instance chargée de veiller à la concurrence saine et loyale sur le marché national a également considéré que le gouvernement était en droit de se fonder sur les critères exigés par la loi sur la liberté des prix, pour agir sur les tarifs des produits librement fixés. L’objectif escompté par l’Exécutif est de mettre fin aux pratiques illégales qui ont résulté de situations manifestement anormales du marché, notamment la hausse des prix suite à une forte demande. D’autre part, le gouvernement devra finaliser le projet de loi sur le commerce intérieur et la distribution, ainsi que le cadre légal relatif aux zones industrielles. En marge de ces trois projets de lois, le gouvernement s’est aussi engagé à finaliser la nouvelle loi sur l’économie numérique et à mener à bien la révision du Code du commerce. Cette révision concerne le régime juridique du chèque ainsi que le statut de l’Open data/ Big data.

Un plan de suivi en cours

Pour l’heure, 8 projets de lois sont ciblés par le gouvernement pour pouvoir être adoptés avant la fin de cette année législative. Il s’agit, respectivement, du projet de loi sur les délais de paiement, des zones d’accélération industrielle ainsi que de la Charte de l’investissement. Les députés devront aussi accélérer la procédure d’examen d’autres législations, essentiellement la loi sur l’administration électronique, celle sur les activités postales et la nouvelle loi sur les sociétés de participation. Notons que le Parlement retient, jusqu’à présent, le projet de loi 06-20 relatif à la dissolution de l’office de commercialisation et d’exportation, ainsi que la révision partielle du statut des Chambres professionnelles. Pour ce qui est des textes projetés, le Secrétariat général du gouvernement examine actuellement toutes les lois nouvelles présentées devant les élus, y compris le projet de loi portant sur l’instauration de normes spécifiques des délibérations au sein des sociétés durant l’état d’urgence sanitaire. En 2021, le gouvernement compte mettre en place un plan de suivi et adapter son agenda aux circonstances exceptionnelles que traverse le pays. Dans ce cadre, les lois à vocation sociale seront prioritaires, qu’il s’agisse de la lutte contre la précarité de l’emploi, de la couverture sociale des salariés ou encore de la généralisation de la couverture sociale au profit des couches défavorisées. Sur ce dernier point, il est à souligner que le cadre juridique demeure incomplet dans la mesure où l’ensemble des textes nécessaires à la mise en œuvre des dispositions de la loi n° 65.00, portant Code de couverture médicale de base, n’a pas encore été publié.

Les parlementaires en arbitres

Avec un agenda aussi chargé, députés et conseillers auront la dure tâche de trier les législations devant absolument passer avant la fin de cette année législative. Les 8 commissions parlementaires au sein de la Chambre des représentants devront se prononcer sur les législations proposées par les groupes parlementaires, en évitant d’adopter des lois qui pourraient s’avérer similaires à celles en cours de préparation auprès de l’Exécutif.

Ses travaux réalisés à 83% : La station de dessalement de Chtouka bien avancée

Le mégaprojet de dessalement de Chtouka avance à un rythme soutenu comme le confirment les chiffres de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss-Massa, et qui font état d’un taux d’avancement de plus de 83%.

Dans les détails, ce projet est initié par le ministère de l’agriculture, des pêches maritimes, du développement rural et des eaux et forêts à la demande des agriculteurs et de leurs associations, et porte sur la production d’eau dessalée pour l’irrigation du périmètre irrigué, en substitution des volumes sur-prélevés sur la nappe. A ce jour, le taux d’avancement des travaux au niveau de cette station a atteint 83%, réparti comme suit : études techniques exécutives (87%), fourniture de matériel (100%), travaux de génie civil (85%), et travaux maritimes (72%). La mise en service de cette usine est prévue pour le mois de mars prochain.

Ce projet d’envergure, le premier du genre, est né de la prise de conscience commune de l’ensemble des acteurs (politiques, économiques et professionnels) au niveau local, régional et national (exploitants agricoles, élus, autorités locales, départements ministériels, …), de la baisse alarmante de la disponibilité des ressources en eau. Le projet est initié dans la plaine de Chtouka, située à une trentaine de kilomètres au Sud d’Agadir et à l’Est du Parc National du Souss-Massa. Il vise à atteindre de nombreux objectifs durables, dont le premier est la préservation de la nappe phréatique de Chtouka, dont le déficit hydraulique est estimé à plus de 60 millions de m3 annuellement. L’idée du projet trouve son origine dans l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’agriculture avec le soutien de la FAO, complétée par celle effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa.

Ces études ont mis en exergue le fait que le projet d’irrigation dans la zone de Chtouka à partir d’une ressource en eau non conventionnelle, à savoir l’eau de mer dessalée, est indispensable en parallèle de réelles mesures de contrôle des prélèvements sur la nappe. Cette nouvelle ressource vient en substitution partielle ou totale de l’eau prélevée dans la nappe et en complément de celle du barrage Youssef Ben Tachfine pour les exploitations du périmètre public du Massa.Sur le plan technique, ce projet consistera en la mise en place des meilleurs procédés, technologies et équipements existants actuellement dans le domaine du dessalement de l’eau de mer et de la distribution de l’eau. Deux prises dans l’océan amèneront l’eau de mer dans un bassin de captage, à partir duquel elle sera pompée, après prétraitement, vers la station de dessalement. La station de dessalement (technologie d’osmose inverse) sera située à 300 m de la côte et à +44m d’altitude, dans la commune d’Inchaden, au sein du Parc National du Souss-Massa.

Son installation sera soumise à un strict respect de l’environnement et de la biodiversité du Parc, conformément à la législation en vigueur et aux directives du Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification. La capacité de production initiale est 275.000 m3/j à raison d’un débit de 150.000 m3/j pour satisfaire les besoins en eau potable, et d’un débit de cent vingt cinq mille (125.000) m3/j pour satisfaire les besoins en eau d’irrigation.

Suite au lancement d’une nouvelle initiative : La BID et Masen misent sur des projets renouvelables en Afrique

Dans le domaine des énergies propres, l’Afrique détient un potentiel qui n’attend qu’à être mis en valeur. A cet effet, la Banque islamique de développement (BID) et Masen viennent de lancer l’initiative commune de développement de projets renouvelables stratégiques au niveau du continent. Cette démarche s’aligne au mémorandum d’entente entre Masen et la BID signé en avril 2019 à Marrakech.

Ainsi, Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement, Mustapha Bakkoury, PDG de Masen, Ali Zerouali, directeur de la coopération et du développement international de Masen, et Mansur Muhtar, vice-président de la BID, ont procédé le 22 décembre 2020 à distance au lancement effectif de l’initiative BID-Masen en présence de plusieurs ministres africains en charge de l’énergie ou leurs représentants (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Niger, Sénégal, Togo). «L’Afrique a besoin d’accroître l’accessibilité à une électricité durable, de qualité et à moindre coût. Ainsi, plusieurs pays africains devront, dès aujourd’hui, ajuster leur système énergétique, en développant les énergies renouvelables», a expliqué Aziz Rabbah, ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement lors de cet événement. Pour sa part, Mansur Muhtar a indiqué que «le développement des énergies renouvelables à l’échelle de l’Afrique requiert la mobilisation des ressources nécessaires et la mise en place des mécanismes appropriés, intégrant les avantages de la coopération Sud-Sud. Il requiert en parallèle un engagement fort de la part de l’ensemble des acteurs opérant dans ce domaine».

Au cours de cette rencontre, certains projets ont été présentés, parmi lesquels les centrales solaires de Dosso, Maradi et Diffa au Niger pour une capacité totale de 30 MW, un projet de 3 centrales solaires avec stockage à Djibouti, à PK20, entre Mouloud et Dikhil, et entre Goubet et le Petit Bara pour des capacités entre 10 et 30 MW, la centrale solaire Franceville pour une capacité de 150 MW et le projet hydroélectrique FE II d’une capacité de 36 MW au Gabon, ou encore une centrale solaire thermique d’une capacité de 50 MW au Sénégal. Dans les mois qui arrivent, d’autres projets seront présentés par les pays membres de la Banque islamique de développement, candidats à l’initiative.

Un partenariat prometteur pour l’Afrique

Le lancement de cette initiative ambitieuse permettrait de promouvoir les projets durables et novateurs pour le continent. Partant de là, la BID et Masen ont conçu une initiative en rupture avec les paradigmes existants, relève l’agence marocaine pour l’énergie durable (Masen) précisant que cette initiative est adaptée aux spécificités des pays candidats. «Dans le cadre d’une coopération Sud-Sud, elle œuvre à renforcer à la fois les capacités de production d’électricité d’origine renouvelable et à renforcer le développement d’un savoir-faire local capable de porter de manière autonome les projets futurs», précise la société marocaine. Dans ce sens, les ministres des pays d’Afrique subsaharienne, membres de la BID, n’ont pas manqué de saluer la pertinence de cette initiative qui sera matérialisée par la proposition d’autres projets dans l’avenir proche. De même, la BID, Masen et les pays partenaires se disent poursuivre leurs efforts pour compléter le pipeline de projets et initier le processus de sélection des projets qui seront supportés par l’initiative.

Suspension des droits d’importation du blé tendre et dérivés : un projet de décret adopté

Le Conseil de gouvernement a adopté le projet de décret n°2.20.922 relatif à la suspension des droits d’importation du blé tendre et ses dérivés, en vue de permettre un approvisionnement régulier du marché national en cette denrée.

Présenté par le ministre de l’Économie et des Finances et de la Modernisation de l’administration, ce projet de décret vise à suspendre les droits d’importation du blé tendre à partir du 1er janvier 2021 et jusqu’au 31 mai 2021, en vue de permettre aux opérateurs d’importer les besoins nécessaires et garantir l’approvisionnement régulier du marché national.

Concernant le projet de loi N°91.17, complétant la loi n°04.12 relative à l’agrégation agricole, son examen a été reporté en vue d’approfondir la discussion entre les deux ministères concernés avant sa présentation devant un prochain Conseil de gouvernement.

Le Conseil a également examiné le projet de décret n°2.20.131 portant sur les autorisations et notifications des activités, installations et sources de rayonnements ionisants y afférentes, appartenant à la catégorie II, présenté par le ministre de l’Énergie, des Mines et de l’environnement.

Libération

La Chambre des représentants adopte six textes législatifs dont trois propositions de loi

La Chambre des représentants a adopté à l’unanimité, mardi lors de deux séances plénières, six textes législatifs dont trois propositions de loi. Il s’agit de trois projets de loi relatifs à l’état d’urgence sanitaire et ses mesures de déclaration, à la fiscalité des collectivités territoriales et à la pollution par les navires, précise la Chambre dans un communiqué. Elle a également adopté trois propositions de loi sur les zones franches d’exportation, le Code du travail et la liquidation des pensions des membres de la première Chambre du Parlement, et ce lors de deux séances plénières présidées par le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, en présence du ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle, Mohamed Amakraz, et du ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur, Noureddine Boutayeb.

L’adoption du projet de loi n°63.20 portant ratification du décret-loi n°2.20.503 du 17 Hijja 1441 (7 août 2020) complétant le décret-loi n°2.20.292 du 28 Rejeb 1441 (23 mars 2020) édictant des dispositions particulières à l’état d’urgence sanitaire et des mesures de sa déclaration, intervient après que le gouvernement a publié le 7 août le décret-loi précité dans l’intervalle des sessions qui, aux termes de l’article 81 de la Constitution, doit être soumis à ratification par le Parlement au cours de la session ordinaire suivante. Au cours de la présentation du projet de loi modifiant et complétant la loi n°47.06 relative à la fiscalité des collectivités locales, le ministre délégué auprès du ministre de l’Intérieur a expliqué que ce texte vise à adapter la fiscalité locale aux changements intervenus dans le processus de décentralisation au Maroc après l’entrée en vigueur en 2015 des lois organiques relatives aux collectivités territoriales.

Ce projet, a-t-il dit, est l’aboutissement d’un processus qui a connu une série de consultations avec les représentants des collectivités territoriales, ainsi que les différents intervenants et parties concernées par la fiscalité locale, notamment les acteurs économiques. Parmi les autres axes sur lesquels se fonde le projet de loi figurent ceux relatifs à l’amélioration de la perception de certaines taxes locales, à la révision des règles relatives à l’assise de certaines taxes locales et à la révision des incitations fiscales. Dans le cadre de la discussion générale, les représentants des groupes de la majorité et ceux des groupes et du groupement de l’opposition ont salué ce texte législatif, le considérant comme une étape fondamentale pour permettre aux collectivités locales d’obtenir un financement fiscal plus efficace, afin de réaliser l’indépendance financière, et promouvoir le rôle qui leur est assigné comme levier de développement local, appelant en même temps à une révision complète du régime fiscal local, en vue de mettre en place un système qui réalise la justice fiscale et encourage l’investissement.

Les députés ont également soulevé de nombreuses observations importantes qui intéressent l’élargissement de l’assiette fiscale, la consolidation de l’efficacité et la gouvernance, la simplification des procédures relatives à la fiscalité locale, la consécration du nouveau concept de l’autorité, la réhabilitation des ressources humaines et autres propositions. Le ministre du Travail et de l’Insertion professionnelle a présenté le projet de loi n°69.18 relatif à la pollution par les navires, expliquant que ce texte intervient pour combler le vide juridique des législations en relation avec la pollution marine, eu égard à l’importance de la situation du Maroc au sein du système maritime international, de ses obligations envers les institutions internationales, et sa mise en œuvre des dispositions des conventions maritimes internationales. Lors de la séance consacrée aux propositions de loi, les groupes de la majorité ont présenté une proposition de loi modifiant la loi n°19.94 relative aux zones franches d’exportation. L’expression “zones d’accélération industrielle” a été remplacée par “zones franches d’exportation” dans le titre et dans les dispositions de la loi n°19.94. Le groupe PJD et le groupe socialiste ont présenté deux propositions de loi modifiant la loi n°65.99 formant Code du travail, qui ont été fusionnées en une seule proposition de loi qui ajoute une disposition relative au service militaire dans un contexte d’adéquation avec la nouvelle loi n°44.18 sur le service militaire qui a été adoptée et publiée au Bulletin officiel. Cette proposition de loi fournit un ensemble de garanties pour le secteur privé relatives à l’arrêt temporaire du travail durant la période du service militaire. La Chambre des représentants a en outre adopté une proposition de loi sur la suppression et la liquidation des pensions des membres de la Chambre émanant des présidents des groupes et du groupement parlementaires. Cette proposition de loi prévoit la suspension des prélèvements des cotisations au titre du régime de pensions créé pour les membres de la Chambre des représentants, des indemnités versées à chaque membre député, ainsi que l’arrêt des contributions de la Chambre des représentants au titre du régime précité, outre le paiement des pensions dues au titre du même régime.

Le bilan diplomatique de la cause nationale au menu de la séance de lundi

Le bilan diplomatique du Royaume concernant la question de la cause nationale et les perspectives de résolution du conflit sur le Sahara marocain seront au centre de la séance mensuelle consacrée aux questions de politique générale, prévue lundi prochain. Selon un communiqué de la Chambre des représentants publié suite à la réunion hebdomadaire de son bureau lundi, sous la présidence de Habib El Malki, le bureau a décidé d’inscrire le thème précité à l’ordre du jour de la séance mensuelle sur la base des consultations menées avec les présidents de groupes et du groupement parlementaires.

Au volet législatif, le bureau a fixé l’ordre du jour de la séance législative du mardi 22 décembre 2020, soulignant l’importance de l’initiative parlementaire dans le domaine de la législation. Ainsi, quatre propositions de loi ont été programmées ayant trait aux zones franches d’exportation, dont deux propositions concernent le Code du travail. Le bureau de la Chambre s’est également arrêté sur le contenu de la proposition de loi relative à la suppression et à la liquidation des pensions des membres de la Chambre des représentants, se félicitant de l’esprit de consensus et d’unanimité sur toutes ses dispositions.

Il a également fixé les projets de loi inscrits pour la même séance. Il s’agit du projet de loi portant ratification du décret-loi édictant des dispositions particulières à l’état d’urgence sanitaire et ses mesures de déclaration, du projet de loi relatif à la fiscalité des collectivités locales, et du projet de loi relatif à la pollution par les navires. Le bureau a été informé de la cadence des travaux des commissions permanentes sur les plans législatif et de contrôle, relevant l’importance des chantiers ouverts par les missions exploratoires qui touchent plusieurs secteurs vitaux, notamment les secteurs économique, social, médical et financier.

Rabat et Londres se félicitent de l’application provisoire, dès janvier, de l’Accord d’Association signé en 2019

LES GOUVERNEMENTS DU ROYAUME DU MAROC ET DU ROYAUME-UNI DE GRANDE-BRETAGNE ET D’IRLANDE DU NORD SE SONT FÉLICITÉS DE L’APPLICATION PROVISOIRE, À PARTIR DU 1ER JANVIER 2021, DE L’ACCORD D’ASSOCIATION ENTRE LE MAROC ET LE ROYAUME-UNI, SIGNÉ À LONDRES LE 26 OCTOBRE 2019.

Les deux pays ont précédé, jeudi à Rabat, à un échange de Notes Verbales à cet effet, indique une Déclaration conjointe maroco-britannique.

L’Accord restitue, dans le contexte des relations bilatérales, l’ensemble des effets que les deux pays s’accordaient, mutuellement, dans le cadre de l’Accord d’Association Maroc-UE. Il assure, ainsi, la continuité des échanges entre le Maroc et le Royaume-Uni après le 31 décembre 2020, indique la Déclaration.

Elle note que l’Accord constituera « une garantie aux entreprises marocaines et britanniques qui entreprennent des relations économiques et commerciales dans tous les secteurs de coopération ».

Les relations d’investissement continueront de se dérouler dans le cadre de l’Accord entre les gouvernements des deux pays pour la promotion et la protection réciproque des investissements.

Le nouvel Accord d’Association, poursuit la même source, constituera un pilier fondamental dans la consolidation et le renforcement des relations entre les deux pays, en termes de commerce et d’investissement.

Les deux pays confirment, à cette occasion, leur engagement à poursuivre le renforcement de leurs relations et le développement de leur coopération, dans la perspective de l’établissement d’un Partenariat Stratégique global, conclut la déclaration.

Principaux points de l’accord post-Brexit conclu par l’UE et le Royaume-Uni

L’UNION EUROPÉENNE (UE) ET LE ROYAUME-UNI SONT PARVENUS JEUDI À UN ACCORD DÉFINISSANT LES MODALITÉS DE LEUR PARTENARIAT POST-BREXIT, NOTAMMENT DANS LE DOMAINE COMMERCIAL, APRÈS DE LONGS MOIS DE NÉGOCIATIONS DIFFICILES.

Voici les principaux points de cet accord :

– Un accord de libre-échange qui se base sur le principe de « zéro tarifs, zéro quotas ». Il couvre non seulement le commerce des biens et des services, mais également plusieurs autres domaines, tels que les investissements, la concurrence, les aides d’État, la transparence fiscale, les transports aériens et routiers, l’énergie et la durabilité, la pêche, la protection des données et la coordination en matière de sécurité sociale.

– Les deux parties se sont engagées à garantir des conditions de concurrence solides en maintenant des niveaux élevés de protection dans les domaines de la protection de l’environnement, la lutte contre le changement climatique et la tarification du carbone, les droits sociaux et du travail, la transparence fiscale et les aides d’État, entre autres, avec une application efficace, un mécanisme contraignant de règlement des différends et la possibilité pour les deux parties de prendre des mesures correctives.

– L’UE et le Royaume-Uni sont convenus d’un nouveau cadre pour la gestion conjointe des stocks de poissons dans les eaux de l’UE et du Royaume-Uni. Ce nouveau cadre vise à développer davantage les activités de pêche britanniques, tout en sauvegardant les activités et les moyens de subsistance des communautés de pêcheurs européens.

– En ce qui concerne les transports, l’accord prévoit une connectivité aérienne, routière, ferroviaire et maritime continue et durable. Il comprend des dispositions visant à garantir que la concurrence entre les opérateurs de l’UE et du Royaume-Uni se déroule sur un pied d’égalité, afin que les droits des passagers et des travailleurs, ainsi que la sécurité des transports ne soient pas compromis.

– En matière d’énergie, l’accord fournit un nouveau modèle de commerce et d’interconnectivité, avec des garanties de concurrence ouverte et loyale, y compris sur les normes de sécurité pour l’offshore et la production d’énergie renouvelable.

– L’accord post-Brexit établit un nouveau cadre pour la coopération judiciaire en matière pénale et civile. Il insiste sur la nécessité d’une coopération sécuritaire accrue, en particulier pour lutter contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme.

– En vertu de l’accord conclu par l’UE et le Royaume-Uni, des mécanismes contraignants d’application et de règlement des différends garantiront le respect des droits des entreprises, des consommateurs et des individus.

Quand l’écosystème digital de l’offshoring tire son épingle du jeu

Webinaire organisé par le pôle offshoring de l’APEBI

Identifier les nouvelles niches de l’offshoring qui est un secteur en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional.

Le pôle offshoring de la Fédération des technologies de l’information, des télécommunications et de l’offshoring (APEBI) a organisé, vendredi 18 décembre 2020, un webinaire intitulé «L’offshoring régionalisé: meilleure réponse aux opportunités post-Covid».Les discussions ont principalement porté sur les opportunités, les perspectives et les enjeux impulsés par la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 dans le secteur de l’offshoring.

«Ce sont les crises qui nous permettent de devenir de plus en plus robustes, et derrière chacune d’entre elles se cache une opportunité», a d’ailleurs fait valoir Mohamed Benabbou, modérateur de la conférence. Lors de cette manifestation, une convention de partenariat a été signée entre l’APEBI et le Centre régional d’investissement (CRI) de la région Fès-Meknès.

Selon Yassine Tazi, directeur général du CRI de Fès-Meknès, l’objectif de ce partenariat n’est autre que: «la mise en place d’un modèle d’écosystème digital dans cette même région, et pour la création d’une antenne régionale de l’APEBI afin de fédérer les acteurs du domaine des technologies de l’information et d’accompagner les secteurs clés dans leur processus de transformation digitale».

Et d’ajouter: «ces deux entités vont identifier les nouvelles niches de ce secteur qui est en constante évolution, afin de proposer un dispositif d’accompagnement pour les entreprises de l’écosystème régional. Ce sont des objectifs qui sont cohérents avec les orientations du plan de développement régional. Plusieurs chantiers stratégiques sont d’ailleurs en cours au niveau de la région, notamment le projet Fès Smart Factory, qui est le premier écosystème de l’industrie 4.0 au Maroc.»

Infrastructure de qualité

Le choix de la région Fès-Meknès pour accueillir ce nouveau modèle d’écosystème digital n’est pas dû au hasard, a également fait valoir Yassine Tazi: «la région est la troisième en matière d’offshoring au Maroc et représente environ 11% des emplois de ce secteur au niveau national. Avec 36 centres d’appels employant près de 4.500 employés uniquement à Fès, l’offshoring était déjà l’année dernière le premier secteur employeur à Fès, qui compte de grands noms comme Alten Delivery Center, Webhelp, CGI». Une position «consolidée par une infrastructure de qualité qui propose des services aux meilleures normes et standards internationaux, à l’instar du parc intégré Fès Shore qui s’étend sur une vingtaine d’hectares».

A en croire Idriss Elasri, directeur général d’Altran, filiale marocaine de l’entreprise française spécialisée dans le conseil en ingénierie, l’offshoring a été impacté inégalement par la crise économique générée par la crise sanitaire. Ce sont surtout les métiers du digital qui ont largement tiré leur épingle du jeu: «Cette année a été particulièrement difficile. Il y a eu des moments de sidération, où la crise a frappé énormément. Au niveau de l’offshoring, la situation a été inégale selon les métiers.

Les métiers de l’IT et des systèmes d’information ont été les grands gagnants de cette crise parce que la digitalisation s’est accélérée. Des tendances de fond déjà existantes avant la crise ont été exacerbées, et la digitalisation en fait partie».

Accord sur l’investissement : la Chine négociera “à son rythme” avec l’UE

La Chine entend négocier “à son rythme” un important accord sur la protection mutuelle des investissements avec l’Union européenne, a averti Pékin, semblant écarter la perspective d’un compromis avant la fin de l’année.

Ce n’est pas pour tout de suite. La Chine entend négocier “à son rythme” un important accord sur la protection mutuelle des investissements avec l’Union européenne, a averti Pékin, semblant écarter la perspective d’un compromis avant la fin de l’année. Le gouvernement chinois avait relancé l’espoir d’un accord la semaine dernière en annonçant que les discussions engagées avec Bruxelles voilà sept ans étaient “dans la dernière ligne droite”. Les deux parties s’étaient donné ces derniers mois l’objectif de conclure avant la fin 2020.

Mais la perspective d’un rapprochement Chine-UE a été critiquée ces derniers jours, notamment par la France et par la future administration américaine. Dans un communiqué publié tard jeudi soir, le ministère chinois du Commerce s’est gardé de mentionner la date butoir du 31 décembre et a paru au contraire miser sur une prolongation des discussions. “A la condition de préserver ses intérêts en matière de sécurité et de développement, la Chine mènera les négociations à son rythme et s’efforcera de parvenir à un accord sur l’investissement exhaustif, équilibré et ambitieux avec l’UE”, a averti Pékin.

Le cas des Ouïghours

“Aboutir à un accord suppose que les deux parties travaillent de concert et fassent chacune un pas vers l’autre”, selon le communiqué. Dans un entretien accordé mercredi au Monde, le ministre délégué français au Commerce extérieur, Franck Riester, avait lié l’accord de Paris à la ratification par la Chine de toutes les conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT), notamment celle qui concerne l’interdiction du travail forcé.

Il avait fait le lien avec le cas des Ouïghours, une ethnie musulmane du nord-ouest de la Chine, dont certains membres sont soumis au travail forcé, selon des organisations de défense des droits de l’Homme. Pékin rejette cette accusation. D’autres critiques de l’accord en négociation ont estimé qu’en se rapprochant de Bruxelles, Pékin tentait d’éloigner l’UE des Etats-Unis, à quelques semaines de l’arrivée au pouvoir du président Joe Biden, qui ambitionne de ressouder le camp occidental après la présidence Trump.

Comme en écho, son futur conseiller à la Sécurité nationale, Jake Sullivan, a plaidé mardi sur Twitter pour des “consultations avec nos partenaires européens sur nos inquiétudes communes concernant les pratiques économiques de la Chine”. Les discussions Chine-UE, lancées fin 2013, visent pour les Européens à obtenir que leurs entreprises soient traitées de la même manière en Chine que les entreprises chinoises dans l’Union. Le traité est censé garantir le respect de la propriété intellectuelle des entreprises européennes, interdire les transferts de technologie forcés et imposer des règles transparence aux subventions versées aux entreprises publiques chinoises.

Masen – ONEE : le transfert des actifs et des installations démarre

La loi 38.16 avait décrété le transfert à Masen de toutes les activités de l’ONEE en liaison avec la production d’énergies renouvelables. Une convention entre les deux institutions vient d’être signée et validée (fin octobre) par le gouvernement pour le démarrage de l’inventaire des sites et des installations de l’ONEE qui feront l’objet de ce transfert.

Covid-19: Le taux de reproduction du virus a atteint 1,22 au niveau national

Le taux de reproduction de la Covid-19 a atteint 1,22 au niveau national, a indiqué mardi le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, Mouad Mrabet.

Dans sa présentation du bilan bimensuel relatif à la situation épidémiologique, M. Mrabet a souligné que le développement du taux de reproduction s’explique par l’augmentation significative du nombre des cas contaminés par la Covid-19 au niveau national, « puisque nous enregistrons chaque jour des chiffres records, notamment 259.951 cas positifs à la Covid-19 jusqu’au lundi 9 novembre, avec un taux d’incidence cumulé de 715.8/100.000 habitants », a-t-il dit.
Présentant la situation épidémiologique jusqu’au 9 novembre, le coordonnateur du Centre national des opérations d’urgence de santé publique au ministère de la Santé, a indiqué que le nombre de décès enregistré jusqu’à cette date a atteint 4.356, soit un taux de létalité de 1,7% et le nombre de personnes déclarées guéries a atteint 212.905, soit un taux de rémission de 81,9%.
A l’échelle continentale et planétaire, le Maroc se classe 32-ème dans le monde et 2-ème en Afrique, du point de vue du nombre de contaminations, 36-ème mondialement et 3-ème en Afrique pour ce qui est du nombre des décès. Il est aussi 34-ème au niveau international et 2-ème au plan continental en termes de nombre de tests.

D’autre part, le bilan bimensuel du ministère a abordé les faits marquants relevés jusqu’au 9 novembre en lien avec la situation épidémiologique, en particulier la séance de travail consacrée à la stratégie de vaccination contre la Covid-19 et présidée par SM le Roi Mohammed VI, lundi à Rabat, lors de laquelle le Souverain a donné Ses Hautes Orientations en vue du lancement, dans les prochaines semaines, d’une opération massive de vaccination contre la Covid-19, qui devra couvrir les citoyens âgés de plus de 18 ans, selon un schéma vaccinal en deux injections.

La priorité sera, notamment, donnée aux personnels de première ligne, en l’occurrence le personnel de santé, les autorités publiques, les forces de sécurité et le personnel de l’éducation nationale, ainsi qu’aux personnes âgées et aux personnes vulnérables au virus, et ce avant de l’élargir au reste de la population, a-t-il dit.

L’intégration du vaccin tétravalent contre la grippe saisonnière par l’Agence nationale de l’assurance maladie (ANAM) au guide des médicaments remboursables au titre de l’AMO (GMR) et le lancement de la campagne nationale de vaccination contre la grippe saisonnière font, également, partie des faits marquants relevés.

Dans le même contexte, M. Mrabet a insisté sur l’importance du respect des mesures sanitaires préventives qui sont de nature à limiter la propagation du virus, notamment le port des masques de protection, le lavage des mains et leur désinfection, la distanciation sociale et l’utilisation de l’application Wiqaytna.

Fonds de développement agricole: Légère hausse des subventions en 2021

Les subventions du Fonds de développement agricole vont légèrement augmenter en 2021. Elles devraient atteindre environ 4,2 milliards de DH, en hausse de 3% par rapport à cette année, a indiqué, lundi dernier à Rabat le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch.

Lors de la présentation du projet de budget de son département devant la commission des secteurs productifs à la Chambre des représentants, Akhannouch a souligné que le programme d’action 2021 prévoit la mise en place de nouvelles incitations dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs de la stratégie “Génération Green” visant à soutenir les jeunes, à valoriser et développer les terres collectives.

Sur le volet de l’irrigation, le ministre a affirmé que la reconversion collective à l’irrigation localisée est destinée à couvrir 72% de la superficie totale programmée. Les travaux ont été achevés pour 10.300 ha supplémentaires, alors qu’ils sont toujours en cours pour une superficie de 48.600 ha. Concernant la conversion individuelle vers l’irrigation goutte-à-goutte, Akhannouch a en outre indiqué que le programme de 2021 permettra de couvrir près de 50.000 ha supplémentaires pour atteindre une superficie totale de 693.000 ha. Une subvention de 2,01 milliards de DH sera en ce sens octroyée par le Fonds.

Par ailleurs, le département de l’Agriculture finalisera les marchés relatifs à 417 projets d’agriculture solidaire programmés dans le cadre du Plan “Maroc Vert”, et lancera de nouveaux projets portant sur la “Génération Green 2020-2030”. Au total, 2,7 milliards de DH seront investis dans des projets agricoles solidaires, dont 1 milliard sous forme de crédits de paiement, a-t-il indiqué.

Circulaire relative aux obligations de vigilance: L’AMMC lance la consultation publique

L’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a lancé la consultation publique, du 10 au 24 novembre 2020, sur le projet de modification de la circulaire n° 01/18 relative aux obligations de vigilance et de veille interne incombant aux organismes et personnes soumis au contrôle de l’Autorité.

Le projet de modification de la circulaire n°01/18 prévoit de modifier et de compléter certaines dispositions, mais aussi d’introduire de nouvelles dispositions, précise l’AMMC. Parmi les nouvelles dispositions figurent le renforcement des points de vigilance à l’égard de la clientèle à risque (personne agissant pour le compte d’autrui, construction juridique) ; la précision de la notion de la personne politiquement exposée et les mesures de vigilance à prendre à son égard.

Ces nouvelles dispositions portent également sur la consolidation des mesures de vigilance et l’obligation d’appliquer les sanctions financières ciblées notamment le gel des biens.

Transformation numérique : Encore du chemin à parcourir

  • Le développement des infrastructures est un impératif
  • Des modèles économiques à réinventer

Sous l’effet des innovations numériques, l’industrie, l’économie et la société sont en métamorphose et de profondes transformations apparaissent dans leur organisation, leurs produits et leurs usages. Cette tendance modifie considérablement la nature des relations et des rapports qu’ils entretiennent avec leur environnement.

En effet, internet, la robotisation et les technologies numériques forment un espace dans lequel de nombreux acteurs contribuent à créer de la valeur. Ce qui a donné naissance à des écosystèmes, de plus en plus digitalisés. Aujourd’hui, la transformation numérique n’est plus un choix, mais un impératif. La crise sanitaire l’a d’ailleurs bien démontré.

Les pays disposant d’infrastructures numériques plus développées ont souvent été les mieux outillés pour relever les défis immédiats (services  de santé, enseignement en ligne, utilisation des systèmes de paiements numériques…). La pandémie a ainsi appuyé l’urgence et l’importance de la technologie et de l’accélération de la transformation numérique.

«Le défi de la digitalisation interpelle beaucoup de pays. Le continent africain fait preuve d’une certaine maturité numérique, mais avec des vitesses assez hétérogènes selon les pays et les secteurs. Au Maroc, nous constatons par exemple que pour plusieurs TPE et PME, la transition digitale n’est toujours pas au rendez-vous», souligne Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste, lors de la première édition des journées scientifiques du digital (JSD).

«Le Maroc a un énorme retard dans le développement du digital et la pandémie n’a fait qu’exacerber un certain nombre de défaillances. Cette fracture numérique est une responsabilité partagée entre le secteur public et privé», tient à préciser pour sa part, Pr. Hamid Bouchikhi, Doyen à la SolBridge International School of  Business (Corée du Sud).

Si le but est de créer de la valeur et de participer à la croissance, il est primordial de faire de l’économie numérique un des piliers de la stratégie de développement du pays. «Mais tant que nous n’avons pas de leadership local qui ait un minimum de vision sur ce que doit être un écosystème créatif, rien ne se fera. Nous continuerons d’avoir des idées, des ambitions mais elles ne seront pas opérationnelles», insiste Pr. Youssef Errami, directeur et Doyen ESC PAU Business School et co-organisateur de cette rencontre avec l’Université Ibn Tofail de Kénitra et la Faculté d’Économie et de Gestion de la même ville.

Une transformation digitale réussie aurait d’abord pour conséquence d’améliorer l’attractivité du pays et sa différenciation dans une économie mondialisée. Toutefois, au Maroc, la lenteur dans la mise en place de réglementations pour accélérer la digitalisation représente un énorme frein. Les professionnels comptent d’ailleurs fortement sur cette crise et sur l’état d’urgence pour que les lois les plus importantes soient adoptées.

Mais, selon Bouchikhi, si le pays est encore à la traîne dans sa transformation numérique, il y a toujours des raisons d’espérer. Parmi elles, la transformation digitale des universités. En effet, les établissements d’enseignement supérieur se sont tournés, bien avant la pandémie, vers le numérique en intégrant les nouvelles technologies pour perfectionner l’apprentissage et développer les programmes pédagogiques.

«Nous avions démarré la transformation digitale de l’université avant la crise sanitaire. Durant le confinement, nous avons constaté l’utilisation accrue des outils pédagogiques mis en place, plus de 50.000 étudiants étaient connectés. Ce qui nous a confortés dans nos choix de système», indique Pr. Rochdi Messousi, directeur du Centre universitaire des ressources informatiques (CURI) de l’Université Ibn Tofaïl de Kénitra.

L’engouement des Marocains pour les réseaux sociaux et l’équipement du pays qui est en progrès, ont aussi été cités comme de bons indicateurs par Bouchikhi. «Certains services publics font preuve de pratiques exemplaires et nous constatons également une forte mobilisation des professionnels. Ce qui nous donne de l’espoir», souligne-t-il.

Cette tendance des Marocains à investir internet et les réseaux sociaux  pourrait également les pousser à utiliser de nouvelles méthodes de partage et de communication sur lesquelles se base, par exemple, l’Inbound Marketing. Une technique qui replace le client au centre la stratégie marketing ainsi que le décrit l’ouvrage de l’intervenant Gabriel Szapiro, PDG de Studio Butterfly, «L’inbound Marketing au quotidien».

Un colloque international pour le digital

L’Université Ibn Tofail de Kénitra, la Faculté d’Économie et de Gestion (Kénitra) et Pau Business School ont organisé les 30 et 31 octobre dernier, un colloque international sous le thème «Ecosystèmes numériques et création de valeurs». Ce colloque scientifique a réuni des chercheurs, des académiciens et des professionnels de différents horizons pour débattre de l’apport du digital aux modèles économiques des organisations, privées, publiques et associatives. La plénière de la rencontre virtuelle a été modérée par Dr. Mohamed Benabid, chercheur, conférencier et rédacteur en chef de L’Economiste. L’intégrale de cette plénière et des autres panels sera bientôt mise en ligne.

Infrastructures : InfraCo Africa pose ses bagages à Casablanca

  • La filiale du groupe multilatéral PIDG y pilotera ses activités en Afrique centrale et occidentale
  • Jusqu’à 40 millions de dollars par an dans le développement des projets

«Drainer plus de ressources vers l’amont changerait beaucoup de choses pour le continent», estime Gilles Vaes

En 2020 encore, des millions d’africains n’ont accès à l’électricité que quelques heures par jour. Selon la Banque africaine de développement, le taux d’accès à l’électricité sur le continent se limite à 40%, soit le plus faible au monde. Sur les 130 à 170 milliards de dollars d’investissements nécessaires chaque année pour développer les infrastructures, l’Afrique ne parvient à mobiliser, dans le meilleur des cas, que la moitié de ses besoins.

Malgré les progrès réalisés, les experts relèvent encore de nombreuses insuffisances qui rebutent les investisseurs. Le contexte politico-administratif dans plusieurs pays n’est pas toujours un gage de sécurité. Par ailleurs, le portefeuille de projets bancables est très limité.

«Le problème se situe au niveau de l’amont et il n’a pas été suffisamment traité au cours des dernières années. L’engagement dans la phase de développement est insuffisant», analyse Gilles Vaes, directeur général de InfraCo Africa. L’investissement dans la phase développement représente entre 5 à 10% du coût d’un projet.

«Drainer plus de ressources vers cette étape cruciale changerait beaucoup de choses pour le continent», estime t-il. Un certain nombre de structures dont InfraCo Africa se mobilisent pour structurer l’amont afin de favoriser l’émergence d’un plus grand nombre de projets bancables.

Membre du groupe multilatéral PIDG (3,6 milliards de dollars engagés dans des projets d’infrastructures et 33,2 milliards de dollars mobilisés auprès des investisseurs privés et des institutions financières de développement depuis 2002) et financé par les gouvernements du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de la Suisse, InfraCo Africa peut investir jusqu’à 40 millions de dollars par an dans le développement de projets dans les secteurs d’infrastructures en général et dans les secteurs énergie, eau, transport, mobilité électrique, logistique et logement social. «Notre rôle est de dérisquer ces projets et de leur permettre de se déployer», note Nabil Saimi, directeur du développement à InfraCo Africa.

Plateforme

Opérationnel depuis 2004, la structure a accompagné treize projets jusqu’à leur clôture financière, dont plusieurs sont en phase de construction et/ou d’exploitation et est impliqué dans treize autres en cours de développement. Après Nairobi, elle a érigé un bureau régional à Casablanca Finance City pour piloter ses activités dans la région Afrique de l’Ouest et Centrale. «Nous sommes convaincus que c’est la plateforme idoine pour développer nos activités dans cette région», indique Gilles Vaes. S’il n’exclut pas des opérations dans des pays matures comme le Maroc, le mandat principal d’InfraCo Africa est de contribuer à réduire le déficit en infrastructures dans les pays où le manque est significatif. Il a déjà investi dans des projets au Cameroun, Gambie, Guinée, Libéria, Sénégal, Sierra Léone et au Tchad en Afrique centrale et occidentale. Ce sont aussi des territoires où le besoin d’expertise de développement, de structuration et de financement est colossal. «Nous avons la capacité d’accompagner les développeurs jusqu’à concurrence de 50% des capitaux nécessaires», relève Nabil Saimi.

Coronavirus : les recommandations du CESE pour sortir de la crise

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) vient de publier une étude sur « les impacts sanitaires, économiques et sociaux du virus covid-19 et les leviers d’actions envisageables ».

« Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une double dynamique, marquée par la nécessité de faire face à la crise sanitaire et ses répercussions d’une part, et de la nécessité de mettre en place un modèle de développement renouvelé pour le Maroc d’autre part », souligne le Conseil dans un communiqué.

Le CESE estime que les impacts de la crise sanitaire, en dépit des importantes mesures entreprises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire ou celles annoncées jusqu’à présent pour endiguer la pandémie, demeurent profonds et multidimensionnels, touchant la dynamique économique et les conditions de vie de la population ainsi que la qualité et l’efficacité des services publics. Ainsi, le Conseil considère cette crise une réelle opportunité pour opérer une transformation radicale des mentalités et des modes de pensée, organisation, gestion, production et de consommation prédominantes au Maroc.

Le CESE préconise, dans ce sens, un ensemble de leviers majeurs de transformation et de recommandations d’une dimension graduelle et cumulative pour atteindre trois principaux objectifs stratégiques. Il s’agit de renforcer la résilience du Maroc face aux perturbations et sa capacité à cohabiter avec le virus Covid-19, d’autant plus que cela est devenu nécessaire, notant qu’il est question de garantir le droit des citoyens à la Santé, soutenir le pouvoir d’achat des ménages et de protéger le tissu productif.

Ainsi le CESE propose 149 recommandations s’articulant autour de 7 principaux axes, visant à renforcer la capacité du Maroc à anticiper les transformations et à s’y adapter en toute flexibilité. Il s’agit de cohabiter avec le virus de Covid-19 compte tenu des exigences de l’état d’urgence et la nécessité d’adaptation et de renforcer trois principaux rôles de l’État. Le CESE préconise également de développer les secteurs stratégiques pour consolider la souveraineté économique nationale et de mettre en place une politique économique nationale intégrée et inclusive en matière de transformation numérique.

Banque : les impayés atteignent 5,3 milliards de DH sur les 4 derniers mois

Les banquiers n’ont pas le moral au beau fixe. Et pour cause, les impayés, notamment du côté des entreprises, n’ont fait qu’augmenter ces derniers mois. Depuis la fin des moratoires sur les échéances des crédits, les impayés se sont envolés atteignant 1,7 milliard de DH en septembre sur un mois et 5,3 milliards de DH au cours des quatre derniers mois.

Le volume des impayés de ces derniers mois commence à donner le tournis aux banquiers. Le stock est en hausse de 9 milliards de DH sur les neuf derniers mois atteignant ainsi un total de 79 milliards de DH, rapporte L’Economiste dans sa publication du jour. Le quotidien fait remarquer que la reconduction du confinement chez plusieurs des partenaires économiques du Maroc, la France en tête, va exacerber les difficultés dans un certain nombre de secteurs et allonger la durée de sortie de crise. Ainsi, le secteur bancaire s’attend d’ores et déjà à une hausse considérable des créances en souffrance malgré les efforts déployés par le gouvernement et Bank Al-Maghrib pour atténuer l’impact de la crise.

L’Economiste indique que la qualité des portefeuilles s’est nettement dégradée sur les 9 premiers mois de l’année aussi bien du côté des entreprises privées que des ménages. Notons que le taux de sinistralité s’est établi à 11,6% pour les entreprises en dégradation de 0,9 point en 9 mois. Pour les ménages, 9,4% des crédits sont revenus impayés contre 8,4% à fin 2019. Soulignons que depuis la fin des moratoires sur les échéances des crédits, les impayés ont pris de l’ampleur, progressant de 1,7 milliard de DH en septembre sur un mois et de 5,3 milliards de DH au cours des quatre derniers mois. Force est de préciser aussi qu’au premier semestre, le coût du risque des banques cotées avait flambé de 141% à 8,8 milliards de DH. L’Economiste fait remarquer que l’ampleur de la hausse traduirait également une approche de provisionnement très conservatrice en l’absence de visibilité sur l’évolution de la situation sanitaire et des perspectives économiques.

Investissements publics : une enveloppe globale de 230 milliards de DH en 2021

Le PLF 2021 prévoit de porter l’effort d’investissement global du secteur public à 230 milliards de DH, selon la note de présentation du Projet de loi de finances (PLF-2021).

Dans le détail, les programmes d’investissement des Établissements et Entreprises Publics (EEP) s’élèvent globalement à près de 81,9 milliards de DH. Notons que ces derniers couvrent principalement les secteurs de l’énergie, des télécommunications, de l’habitat, de l’agriculture, de l’électricité, de l’eau potable, des phosphates et leurs dérivés, des autoroutes et des transports aériens, maritimes et ferroviaires. On apprend aussi que les efforts seront concentrés sur l’extension et le renforcement des réseaux de voirie et d’assainissement, les constructions d’infrastructures culturelles, sportives et de loisirs, de marchés et d’édifices publics ainsi que les aménagements de jardins et d’espaces verts. L’enveloppe globale à ce niveau sera à peu près de 18 milliards de DH.

De leur côté, les programmes d’investissement relevant des SEGMA se chiffrent, quant à eux, à près de 272,43 millions de DH. Il est à noter que les budgets d’investissement des collectivités territoriales seront consacrés essentiellement à la mise en place des infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des populations. Par ailleurs, les programmes d’investissement financés dans le cadre des CST et non couverts par des transferts du Budget général s’élèvent à 21,34 milliards de DH et portent principalement sur le renforcement du réseau routier national, le soutien d’actions relevant des secteurs de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’élevage, de l’audiovisuel, de l’habitat, de la justice, de la culture, des sports, de l’aide aux jeunes promoteurs et le financement de programmes socio-éducatifs.

Traitement de plus de 80% des plaintes relatives à la facturation reçue  par l’ONEE

PLUS DE 80% DES PLAINTES RELATIVES À LA FACTURATION REÇUES PAR L’OFFICE NATIONAL DE L’EAU ET DE L’ÉLECTRICITÉ A ÉTÉ TRAITÉES, A INDIQUÉ, MARDI À RABAT, LE MINISTRE DE L’ENERGIE, DES MINES ET DE L’ENVIRONNEMENT, AZIZ RABBAH.

En réponse à une question centrale sur « la hausse des factures de l’eau et de l’électricité » à la Chambre des conseillers, Aziz Rabbah a relevé que le nombre total des plaintes qui ont été reçues par l’Office national de l’eau et de l’électricité dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid-19 s’élève à environ 6.000 plaintes, dont 20% concernent la facturation.

Il sera procédé à la généralisation du nouveau système de prépaiement permettant au client d’avoir un meilleur contrôle sur la prestation, lequel système qui a bénéficié, jusqu’à ce jour, à environ un million de personnes.

Par ailleurs, la détermination du tarif de l’électricité se fait selon des règles et des procédures décidées par le gouvernement, après consultation de la commission interministérielle des prix. La moyenne nationale de la facture de l’Office national de l’électricité au niveau de chaque région s’élève à 91,2 dirhams, précise le ministre.

Il a, en outre, relevé que la maitrise de la consommation reste le moyen efficace pour réduire la facture d’électricité, notant, à cet égard, que les citoyens ont été incités à utiliser les lampes économiques en distribuant 14,1 millions lampes compte tenu de leur impact positif sur la réduction de la consommation, et donc sur la facture d’électricité.

OCP enrichit son offre de proximité al moutmir au service des petits agriculteurs

L’identification des besoins des sols pour une fertilisation raisonnée

Dans la continuité de son engagement en faveur du développement d’une agriculture marocaine agile et durable, le groupe OCP déploie son offre d’analyses de sols à travers le Royaume pour la saison 2020-2021. Une offre clé en main gratuite et intégralement digitalisée.

Dans la continuité de l’offre initiale d’Al Moutmir qui vise à accompagner les agriculteurs vers une agriculture plus agile et durable mise au point en partenariat avec le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, et dans le strict respect des mesures sanitaires imposées par la pandémie Covid-19, le groupe OCP, à travers cette initiative et l’Université Mohammed VI Polytechnique de Benguérir, déploie pour pour cette campagne agricole une offre intégrée d’analyses de sols au profit des agriculteurs surtout les petits en mobilisant une dizaine de vans aménagés sous forme de laboratoires mobiles d’analyses de sols qui vont sillonner les régions agricoles du Maroc pour effectuer, gratuitement, des analyses de sols. Ce dispositif, totalement digitalisé, cible toutes les grandes familles de cultures: céréales, légumineuses, arboriculture et maraîchage.

Il envisage de réaliser plus de 30.000 analyses de sols durant la saison agricole 2020-2021. Les unités mobiles sont équipées en matériel de laboratoire de dernière génération, nécessaire pour effectuer l’ensemble des analyses physico- chimiques du sol.

Cette offre s’appuie sur l’implication effective des différents partenaires nationaux, notamment les institutions scientifiques (INRA, IAV, ENA et UM6P), les experts agronomes, les ingénieurs agronomes Al Moutmir, les Autorités Locales, les agriculteurs et les collaborateurs OCP volontaires agissant dans le cadre de Act4Community. La connaissance continue et fine des sols, de leur composition et le suivi de leur changement en fonction des cultures et des aléas climatiques est un impératif et un préalable à toute décision de fertilisation respectueuse des ressources et garante de rendements et de revenus optimaux pour l’agriculteur.

Contrôle de qualité

Plusieurs séances d’explications et de démonstration sont organisées dans les champs. Des outils pédagogiques sont également distribués auprès des agriculteurs (flyers, vidéos démonstratives, etc.) pour leur permettre d’être autonomes et d’effectuer l’échantillonnage sur des bases scientifiques. Ces analyses sont suivies puis certifiées par le comité scientifique qui effectue régulièrement des contrôles de qualité en plus des opérations de calibration systématique du matériel mobilisé. Les séances de restitution des analyses de sols sont également prévues, au cas par cas. Les résultats sont communiqués à l’agriculteur dans un délai ne dépassant pas 3 jours.

Somme toute, il s’agit d’une offre clé en main allant de l’échantillonnage à la restitution des résultats et au suivi de la mise en oeuvre des recommandations de fertilisation. Une preuve de plus de l’engagement de l’OCP pour une agriculture agile et durable.

Les Chambres d’agriculture et la COMADER mécontentes du PLF 2021

IMPACT DU COVID-19 ET DE LA SÈCHERESSE

La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) et la Fédération des chambres d’agriculture (FCA) ont exprimé leur déception du projet de loi de Finances 2021. Elles ont proposé plusieurs amendements fiscaux au gouvernement pour les soutenir en ces périodes difficiles.

Les agriculteurs marocains sont en colère et le font savoir. La Confédération marocaine de l’agriculture et du développement rural (COMADER) et la Fédération des chambres d’agriculture (FCA) ont exprimé, dans un communiqué conjoint, leur grande déception du projet de loi de Finances 2021 et le non-accompagnement de l’Etat des agriculteurs et employés du secteur, frappés de plein fouet par la crise du Covid-19 et de la sécheresse.

«Malgré la conjoncture très difficile que traverse le secteur agricole, due à la pandémie du Covid-19 et à trois années successives de sécheresse, aucune des doléances fiscales n’a été prise en compte par le ministère des Finances dans ce projet de loi et aucune mesure n’a concernée l’agriculture. La FCA et la Comader demandent l’appui des représentants de la 1ère Chambre et les conseillers de la 2ème Chambre lors des débats sur le PLF 2021 et leur soutien pour introduire les amendements qui s’imposent et par conséquent lever l’injustice qui frappe le secteur agricole», déclarent les deux organismes. Ces derniers dénoncent l’exclusion, à tort, du secteur agricole des mesures d’accompagnement décidées par le Comité de veille économique, notamment l’indemnité CNSS de 2.000 dirhams pour les travailleurs à l’arrêt, ainsi que les crédits avec garantie de l’Etat, à savoir Damane Oxygène, Relance TPE et Damane Relance. Ils rappellent aussi que leurs représentants ont rencontré le directeur général des Impôts pour lui soumettre leurs doléances.

Doléances fiscales
Il s’agit de l’extension du mécanisme de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) non apparente aux autres produits agro-industriels valorisés à partir des produits agricoles (ovo-produits, viandes transformées…), ainsi que l’extension au secteur agricole du taux réduit à 0,25% au titre de la cotisation minimale. La FCA et la COMADER appellent également à l’instauration d’une provision dérogatoire pour aléas (DPA), calculée proportionnellement au résultat fiscal annuel dans la limite de 20% et d’une provision dérogatoire pour investissements (DPI), calculée proportionnellement au résultat fiscal annuel dans la limite de 20%. Elles demandent aussi l’exonération quinquennale au titre de l’impôt direct au profit des exploitations agricoles et l’élargissement du statut fiscal de l’agriculteur via la révision de l’article 46 du CGI aux filières avicole, équine et de l’apiculture.

Il est aussi question de l’exonération de la TVA sur les investissements agricoles et les facteurs de production et de l’instauration en faveur de l’entreprise agricole de la possibilité de procéder au prélèvement à la source de l’IR au taux de 10% libératoire contre 30% non libératoire actuellement appliqué aux ouvriers occasionnels. Les deux parties recommandent également l’instauration d’un cadre incitatif en faveur des prestataires de service et des ouvriers à la tâche intervenant pour le compte des filières agricoles, la réduction du coût de production et notamment ceux des intrants relatifs à l’agriculture biologique et la mise en cohérence des dispositions fiscales pour ce qui est de l’obligation de dépôt des déclarations fiscales.


As Biden Plans Transition, Republicans Decline to Recognize His Election

Former President George W. Bush and a handful of other Republicans congratulated the president-elect, but most party leaders stayed quiet or urged President Trump to fight.

WASHINGTON — President-elect Joseph R. Biden Jr. prepared on Sunday to start building his administration, even as Republican leaders and scores of party lawmakers refrained from acknowledging his victory out of apparent deference to President Trump, who continued to refuse to concede.

With Mr. Biden out of the public eye as he received congratulations from leaders around the world, his team turned its attention to a transition that will swing into action on Monday, with the launch of a coronavirus task force and swift moves to begin assembling his team.

But more than 24 hours after his election had been declared, the vast majority of Republicans declined to offer the customary statements of good will for the victor that have been standard after American presidential contests, as Mr. Trump defied the results and vowed to forge ahead with long-shot lawsuits to try to overturn them.

While some prominent Republican figures, including the party’s only living former president, George W. Bush, called Mr. Biden to wish him well, most elected officials stayed silent in the face of Mr. Trump’s baseless claims that the election was stolen from him.

Buffeted by Trump, China Has Little Hope for Warmer Relations With Biden

Many in Beijing believe that the United States will remain hostile to the country’s rise, regardless of who is president.

All along China’s leaders publicly professed indifference to the American presidential election, having concluded that no matter who won, the United States would remain irreconcilably opposed to the country’s rise.

The country’s top leader, Xi Jinping, has instead been pushing a strategy that would better insulate China from rising international risks, especially the antagonism of President Trump.

China now faces a new administration that has vowed to be equally tough. While many will welcome the expected change in tone from the strident, at times racist statements by Mr. Trump and other officials, few expect President-elect Joseph R. Biden Jr. to quickly reverse the confrontational policies his predecessor has put in place.

Without significant concessions by the Chinese government, which seem unlikely, the fundamental tensions between the two countries will fester. They could even become more pronounced — over trade, tech, Taiwan and other issues.

“Biden’s election will not fundamentally affect the core policies of Beijing’s leaders,” said Carl Minzner, a professor of Chinese law and politics at Fordham University in New York. Those policies, he added, “are being driven by the increasingly hard-line, one-man rule of Xi Jinping, and his desire to reassert party power throughout Chinese society.”

Since Mr. Biden was declared the winner, China’s official reaction has been relatively muted. Neither Mr. Xi nor other officials have extended public congratulations, awaiting Mr. Trump’s official concession, as a spokesman for the Ministry of Foreign Affairs suggested on Monday.

While some Chinese officials have called on the United States to lower tensions by resuming unspecified negotiations, others are bracing for even greater challenges, particularly on the issues of technology and human rights. They fear that Mr. Biden, working in concert with allies in Europe and elsewhere, could prove more effective in confronting China’s growing economic and military might.

Mr. Biden, whose views on China have hardened since he was vice president in the Obama administration, appears determined to leave in place many of Mr. Trump’s harshest measures, including tariffs and restrictions on Chinese technology. On the campaign trail, he called Mr. Xi “a thug” and vowed he would more forcefully address human rights violations, including mass detentions and forced labor in the western region of Xinjiang.

Yang Yi, a retired Chinese admiral and former director of the Strategic Study Institute at China’s National Defense University whose views reflect the mainstream thinking of the military, warned before the election that “Chinese-American relations are at a very dangerous juncture.” He pointedly cited the complacent view in Europe before World War I that continentwide conflict was unthinkable.

“It is very difficult for both countries to step back from their fixed strategic objectives,” Admiral Yang wrote in The Global Times, the nationalist state-controlled newspaper. “In the post-pandemic era, the structural tensions between China and the United States are even sharper, and it will be very hard for ‘technical measures’ to resolve or ease them.”

Even as the American campaign unfolded, Mr. Xi’s China flexed its military and political muscle across the region, calculating that the United States could or would do little in response.

It clashed with India over their disputed border in the Himalayas, cracked down on promised freedoms in Hong Kong and, most recently, targeted Australia with restrictions on exports of wine, lobster and coal. It has also responded to each punitive step by Mr. Trump with measures of its own, barring travel by administration officials and lawmakers, imposing sanctions on companies and expelling American journalists.

Much remains uncertain, including Mr. Trump’s actions toward China in the remaining weeks of his presidency. Mr. Biden has offered relatively few concrete proposals for dealing with China. In his victory speech, Mr. Biden said little about foreign policy, making clear that his first priority would be fighting the coronavirus pandemic at home. It could be months into 2021 before he turns his full attention to America’s most vexing geopolitical relationship.

Mr. Biden’s victory has raised hopes in some quarters that the two countries could resume cooperation on at least some issues, especially climate change and nuclear proliferation by North Korea and Iran. Germany’s foreign minister, Heiko Maas, appealed for exactly that in a congratulatory message to Mr. Biden on Twitter, citing the pandemic and climate change.

He also said Germany would approach the new administration with policy proposals for dealing with “actors like China,” signaling the hardening of views in Europe that have become increasingly worrisome for some in Beijing.

Cliff Kupchan, the chairman of the Eurasia Group in Washington, said the Chinese would welcome the “breathing space” to defuse tensions. That also gives them more time to build their own strength, economically and militarily.

“They are getting more and more concerned about a crisis with America,” he said in a telephone interview. “They still know they are weaker.”

Chinese officials repeatedly claimed they had no favorite in the race, calling the election an internal matter for the Americans to decide. The outcome, though, might be the best thing the Communist Party’s leadership could have wanted.

The election resulted in the defeat of a president who has pushed U.S.-China relations to their lowest point since the 1970s. It also reflected a political process that few anywhere would hold up as a model of effective, democratic leadership in a time of myriad crises.

The American failures in slowing the coronavirus outbreak — as well as the protests this year over police brutality and racism — have been a theme of Chinese propaganda ever since the country brought its own infections under control.

“The unchecked spread of the virus and continuing political tumult in the United States have reinforced Beijing’s view that the United States is in decline,” said Jessica Chen Weiss, a professor of government at Cornell University.

“So even as the Chinese leadership sees abundant domestic and international risks,” she added, “it is becoming more confident in its efforts to resist international pressure on issues that are core to its domestic legitimacy and regime security.”

Mr. Xi has used China’s success in fighting the pandemic to press a political and economic agenda to make the country less dependent on the rest of the world in crucial fields, including technology.

On the eve of the election, the Communist Party’s main journal, Qiushi, or “Seeking Truth,” published a speech Mr. Xi delivered in April outlining his strategy. He said China should enhance its dominance of industrial supply chains as a potential weapon to strike back against protectionist threats from abroad.

As the United States now moves into a likely turbulent transition, Mr. Xi is marching ahead with a new five-year plan that will guide policy starting in 2021. An outline — released, coincidentally, on Election Day in the United States — carries the stamp of Mr. Xi, who reinforced his gloomy prognosis of the global pressures at an important party gathering last month.

At the same meeting, Mr. Xi was hailed as “the core navigator and helmsman,” a title that echoes the one bestowed on Mao Zedong. He showed no sign of designating a successor that could pave the way to his retirement. With a likely third term beginning in 2022, he stands to be in power well past the next presidential election in 2024 — and possibly another after that.

“Right now, China feels like a different planet,” Rodney Jones, an economist at Wigram Capital Advisors who closely tracks China, said by email. “And that is exactly how Xi Jinping wants it.”

The Chinese government seemed eager to play down the election — perhaps to avoid emphasizing the democratic process for a population that has no role in choosing its leaders.

Coverage of the prolonged ballot counting was sparing, with election news relegated to the end of the nightly newscast. As Mr. Biden’s victory was called on Sunday morning, all of China’s state media flashed news alerts — about Mr. Xi’s instructions, issued several days ago, for a railroad connecting Sichuan Province to Tibet.

Propaganda aside, ordinary Chinese were not indifferent to the outcome. Both candidates were among the most searched topics on Chinese social media.

Students who hoped to study in the United States also had a special stake in the race: their visas, which the Trump administration has severely restricted.

“Although Biden will also be tougher toward China when he comes to power, his policy on international students may be relaxed,” said Nathan Cao, a college junior in Shandong Province who hopes to study abroad.

A popular noodle shop in Beijing that Mr. Biden visited as vice president in 2011 was more crowded than usual after his victory.

“I saw news articles saying Biden is a good father and really likes his family,” said Sunny Gao, 55, who went on Sunday and Monday, ordering the same noodles with black soybean paste that Mr. Biden tried. “I hope he will be a little good to China.”

Afrique du Nord : L’AFD s’investit pour lutter contre le stress hydrique

L’agence française de développement (AFD) et l’Observatoire du Sahara et du Sahel viennent de signer un nouveau partenariat pour la mise en place d’une initiative régionale intitulée “Stress hydrique et changement climatique en Afrique du Nord”. Cette initiative intervient dans le cadre de la Facilité d’appui au dialogue de politiques publiques et citoyen financée par l’agence et pour laquelle une convention de recherche et de partenariat a été signée jeudi dernier à Tunis avec l’OSS, organisation intergouvernementale à vocation africaine et disposant d’une expertise reconnue sur le sujet des ressources en eau et de changement climatique en zone aride et semi-aride, précise l’AFD.

L’objectif est d’alimenter pour une durée de 18 mois le dialogue de politiques publiques dans la région (Maroc, Algérie, Égypte, Libye et Tunisie) et d’encourager le partage de connaissances à une échelle régionale sur les enjeux et solutions permettant de faire face à ces défis. Concrètement, l’initiative permettra la création d’espaces de dialogue sur le sujet avec la production de documents de synthèse par pays et à l’échelle régionale et la publication de documents de recherche dans les collections de l’AFD.

Airbus-Boeing : L’UE va adopter des sanctions contre les Etats-Unis

Du nouveau dans le conflit commercial vieux de 16 ans opposant l’Union européenne (UE) aux États-Unis. La Commission européenne a annoncé, ce lundi, qu’elle va imposer des sanctions douanières contre les États-Unis, en représailles aux sanctions américaines, dans le litige opposant Airbus et Boeing sur les aides d’Etat.

“Nous avons une décision de l’OMC sur le cas Boeing, qui nous autorise à imposer des taxes et c’est ce que nous faisons”, a déclaré Valdis Dombrovskis, commissaire européen à l’Economie, lors d’une déclaration à la presse, tout en précisant que Bruxelles restait “ouvert à une solution négociée”. Ce lundi, les ministres du Commerce de l’UE se réunissent à Bruxelles pour discuter notamment de la relation commerciale avec les États-Unis. L’UE se dit prête à retirer les sanctions “si les États-Unis suspendent ou retirent leurs taxes”, a expliqué Dombrovskis.

Rappelons que l’Organisation mondiale du Commerce (OMC) a autorisé mi-octobre l’UE à prendre des mesures de rétorsion contre Washington, dans ce feuilleton commercial vieux de 16 ans. En jeu, des taux douanières sur les produits américains pouvant atteindre 4 milliards de dollars.

Contribution sociale: L’impôt calculé sur la base de l’exercice 2020

  • La déclaration et le paiement avant le 31 mars pour les exercices clos au 31 décembre
  • 31 mai, dernier délai pour les personnes ayant plusieurs catégories de revenus
  • Une mesure prévue par le projet de loi de finances 2021

L’une des mesures fiscales prévue par le projet de loi de finances 2021 qui continue de susciter la polémique concerne la contribution de solidarité sociale. Basée sur les bénéfices et les revenus, la disposition touche aussi bien les sociétés que les personnes physiques (Voir tableau) pour un an.

Sont ciblées les sociétés soumises à l’IS à l’exclusion des structures exonérées de manière permanente et celles bénéficiant du régime fiscal de la place financière de Casablanca ou encore celles implantées en zones d’accélération industrielle. Les personnes ayant des revenus salariaux et assimilés, professionnels, agricoles, fonciers sont également ciblées.

Le barème de la contribution est de 2,5% pour les sociétés dont le bénéfice net fiscal varie entre 5 et 40 millions de DH et 3,5% au-delà. Pour les personnes physiques, le montant de la contribution a été fixé au taux unique de 1,5% à partir de 10.000 DH nets par mois et ce, par voie de retenue à la source.

Par revenus salariaux, il faut entendre les revenus bruts globaux tels que détaillés par l’article 56 du code général des impôts: les salaires, les avantages en argent ou en nature, les allocations spéciales, les pensions… Ce qui implique que bien qu’elle soit exonérée de l’IR, l’indemnité de licenciement et les dommages-intérêts y afférents sont concernés par la contribution sociale.

Pour les sociétés qui clôturent leur exercice au 31 décembre, ce qui est le schéma le plus classique et le plus simple, la contribution de solidarité sociale sera calculée sur la base de l’exercice 2020 à l’image de la cotisation minimale. La télédéclaration et le télépaiement de l’IS, en même temps que la contribution de solidarité sociale, doivent être effectués au plus tard trois mois après la clôture de l’exercice (Voir échéancier).

Pour les entités qui ont des exercices à cheval, qui clôturent au 31 août, par exemple, comme les établissements d’enseignement privé ou les sociétés agricoles, elles payeront sur la base de l’exercice septembre 2019-août 2020. Les salariés concernés (au moins 10.000 DH nets par mois) passeront à la caisse à partir de la paie du mois de janvier 2021.

Les personnes physiques ayant des revenus professionnels, agricoles et/ou fonciers  devront déposer leur déclaration fiscale et payer en ligne la contribution de solidarité sociale avant le 1er juin 2021. Celle-ci sera calculée en fonction du résultat net de l’exercice 2020.

Il faudra attendre la circulaire de la Direction générale des impôts qui précisera les cas particuliers.

On joue les prolongations

La loi de finances 2013(1) avait instauré une contribution de solidarité sociale sur les bénéfices et revenus en remplacement de la contribution pour l’appui à la cohésion sociale, instituée un an plus tôt et destinée à approvisionner le fonds d’appui à la cohésion sociale censé financer le programme Ramed. La mesure a été appliquée aux exercices allant du 1er janvier 2013 au 31 décembre 2015. Une nouvelle contribution sera instituée par la loi de finances 2019 pour les exercices 2019 et 2020. Elle cible les sociétés, établissements publics, associations et autres organismes similaires. Elle s’applique également aux fonds, établissements des sociétés non résidentes ou établissements des groupements desdites sociétés et autres personnes morales soumises à l’IS et réalisant un bénéfice net d’au moins 40 millions de DH. La contribution sociale qui prend fin en 2020 a été fixée au taux unique de 2,5%.

Agences urbaines numériques 2.0 : Le projet est dans le pipe

Elles seront mises en place à l’horizon 2021

Le virage numérique s’opère à grande vitesse. Pour le secteur de l’urbanisme, cette transformation est désormais à l’ordre du jour du ministère de tutelle qui veut renforcer plus que jamais le repositionnement des agences urbaines et développer des services innovants adaptés aux citoyens et aux différents acteurs. Ce nouveau cap intervient à point nommé avec le centenaire de la première loi sur l’urbanisme au Maroc. Avec près de 35 ans d’expérience dans les domaines de planification et de gestion urbaine, les Agences urbaines se sont imposées au fil du temps comme un outil d’ingénierie pluridisciplinaire en matière de développement et de régulation urbaine à l’échelle territoriale.

Dans cette perspective, le département de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme planche actuellement sur un projet visant la mise en place des agences urbaines numériques 2.0. Cette démarche englobe l’ensemble des aspects (organisation, veille, structures, ressources humaines, data et processus métiers, service.) liés à la transformation numérique des 29 Agences urbaines du Royaume, de la Direction de l’urbanisme ainsi que de la Direction des ressources humaines et des moyens généraux du ministère. Parallèlement, une feuille de route définira les projets numériques nécessaires pour déployer les agences urbaines numériques et un système national partagé de veille urbaine accompagnera ce projet. Les détails.

Ajuster les missions des Agences urbaines

Les Agences urbaines sont au cœur du processus de l’aménagement du territoire. Elles sont dépositaires de données pertinentes des différentes dynamiques d’urbanisation et participent activement à des études stratégiques de planification. «Celles-ci font face à de multiples pressions au vu du poids de la gestion urbaine et des conflits de pouvoirs, notamment avec les collectivités locales, qui cristallisent chez les citoyens la perception négative de la complexité administrative, se retrouvant ainsi face à une perte de compétences ou un manque de ressources humaines et à des moyens financiers en inadéquation avec l’augmentation de leurs activités et l’évolution de leurs missions», explique le département de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme. Par conséquent, ce dernier s’est fixé comme objectif de développer la réflexion sur le repositionnement de leurs missions.

Le projet de transformation numérique des agences urbaines s’inscrit dans le cadre de la déclaration du programme gouvernemental 2016-2021, du plan Maroc Digital, de la transition vers le projet de régionalisation et du lancement de la charte nationale de la déconcentration. Ce projet de transformation numérique des Agences urbaines est un prélude à leur repositionnement et au perfectionnement des politiques de leur management, selon le même département. A cela s’ajoute le fait qu’au regard de leurs prérogatives et leurs missions, ces entités constituent un outil de veille urbaine, d’innovation, de concertation et d’échange d’informations et de données entre les différents acteurs locaux. Pour renforcer leur rôle, elles ont donc développé un ensemble d’applications et de plateformes informatiques (comme les systèmes d’information et les systèmes d’information géographiques). Néanmoins, les différents projets déployés dans ce sens ont des niveaux de progression et de maturité variables et restent disparates et parfois hétérogènes, faisant appel à des technologies évolutives dont la maintenance se révèle compliquée et coûteuse.

Les territoires en ligne de mire

A travers ce projet, le département de l’aménagement du territoire et de l’urbanisme veut promouvoir, structurer et accélérer la mise en place d’Agences urbaines numériques 2.0, en collaboration avec toutes les composantes métiers concernés. L’objectif étant d’avoir une vision prospective sur le sujet et un système de veille urbaine. Cette approche découle du Programme national de l’urbanisme durable. Celui-ci vise la préparation des territoires à l’horizon 2040 en particulier sur l’aspect de la transformation numérique. Dans le même sens, la mise en œuvre du plan d’actions 2016-2021 ambitionne le développement desdites Agences à l’horizon 2021. Pour réussir ce projet de transformation, la tutelle choisit d’adopter une approche globale. En même temps, les ressources humaines, les structures, l’organisation, la technologie, la data, les indicateurs de veille et la sécurité doivent être pris en compte tout en prenant en considération les moyens et contraintes du département aux niveaux central et local. «En effet, le processus de transformation numérique passe par plusieurs étapes, dont la première concerne la construction d’une idée claire et commune des perspectives d’avenir, axée sur la réforme des métiers, les services aux citoyens, la gestion des données produites par les Agences urbaines et le développement du capital humain», indique la même source.

L’Open Data pour promouvoir l’investissement

La transformation numérique des Agences urbaines se fonde sur une meilleure exploitation des données. Ainsi, il sera essentiel d’identifier et d’analyser l’ensemble de la base de données disponibles. Pour y parvenir, un schéma à définir faisant ressortir les besoins, risques et opportunités devra être établi. Il englobera les modes d’échange et de partage, avec les acteurs et citoyens. Notons que les trois structures concernées : à savoir les 29 Agences urbaines, la Direction de l’urbanisme et la Direction des ressources humaines et des moyens généraux du ministère gèrent et génèrent annuellement 110.000 dossiers instruits par an, soit plus de 350 dossiers par jour.

Elles travaillent sur 25.000 notes de renseignements, soit plus de 80 demandes. De même,120 documents d’urbanisme sont homologués annuellement. «Ces données exploitées constituent un outil efficace d’aide à la prise de décisions. Par ailleurs, lesdites Agences seront amenées à jouer un rôle majeur dans la mise à disposition de données à l’échelle territoriale. L’Open Data diffusée par elles contribuera à encourager l’innovation et la recherche scientifique, favoriser les opportunités économiques pour le secteur privé, promouvoir l’investissement et multiplier les partenariats public-privé pour offrir des services et usages plus utiles au profit des citoyens», indique la même source.

Investissements directs marocains à l’étranger : 5,64 MMDH à fin septembre

Ils se sont légèrement améliorés par rapport au mois de juin

Malgré le coup encaissé à cause de la conjoncture, les investissements directs marocains à l’étranger (IDME) reprennent légèrement. Alors qu’il se situait autour de 5 milliards de dirhams à fin juin, le volume de ces investissements a grimpé à 5,64 milliards de dirhams à fin septembre. Toutefois, il s’inscrit toujours en net repli par rapport à la même période de l’année durant laquelle ils avoisinaient les 8 milliards de dirhams. La baisse est, ainsi, estimée à 28,5% en glissement annuel. Pour ce qui est du flux net de ces IDME, les statistiques relevées par l’Office des changes font ressortir une baisse de 3,66 milliards de dirhams. Ils ont ainsi basculé en une année de 6,67 milliards de dirhams à 3 milliards de dirhams à fin septembre 2020. Malgré ce repli, ce flux s’inscrit en légère amélioration par rapport à ce qui a été enregistré au premier semestre de l’année en cours. A fin juin 2020, le flux des investissements directs marocains à l’étranger atteignait les 2,46 milliards de dirhams. Tour d’horizon des principales tendances relevées au premier semestre.

Les banques et assurances, principales cibles des IDME

La répartition des investissements directs marocains à l’étranger selon la nomenclature marocaine des activités économiques reste inchangée par rapport aux structures antécédentes. Les activités financières et d’assurances continuent de capter une grande partie de ces investissements. Le flux réalisé dans ce secteur à fin juin a avoisiné les 1,95 milliard de dirhams, dont 1,86 milliard de dirhams pour les activités de services financiers, hors assurance et caisses de retraite y compris les activités des sociétés holdings. Le flux généré au niveau des assurances est de 49 millions de dirhams tandis que 33 millions de dirhams ont été enregistrés au niveau des activités auxiliaires de services financiers et d’assurances. De même, 627 millions de dirhams ont été injectés dans les industries extractives au premier semestre de l’année. Le flux des IDME dans le «commerce, répartition d’automobiles et de motocycles» a atteint les 208 millions de dirhams, dont 100 millions de dirhams pour le commerce de gros, 106 millions de dirhams pour le commerce de détail et 2 millions de dirhams pour la réparation d’automobiles et de motocycles. Les investissements marocains dans le transport et entreposage sont estimés à 13 millions de dirhams. On observe, également, un flux de 82 millions de dirhams d’investissements dans le secteur de la construction et de 1 milliard de dirhams dans l’agriculture, sylviculture et pêche. Le premier semestre de l’année a été marqué par un net ralentissement des investissements marocains directs à l’étranger dans le secteur de la communication. Leur flux ressort négatif de 737 millions de dirhams à fin juin.

Les Emirats Arabes Unis en tête des destinations

Au moment où le Luxembourg captait, ces dernières années, l’essentiel des investissements directs marocains à l’étranger, la structure des destinations des IDME a changé au premier semestre de l’année. Les Emirats Arabes Unis arrivent en tête du classement. Le flux généré en cette destination au titre des six premiers mois de l’année s’élève à 560 millions de dirhams. Le Cameroun se place pour sa part en deuxième position avec un flux de 513 millions de dirhams au moment où la Côte d’Ivoire a reculé d’une place pour se positionner en tant que troisième destination des IDME totalisant ainsi un flux de l’ordre de 423 millions de dirhams contre 1,17 milliard de dirhams réalisé à fin décembre 2019. Le flux des investissements directs marocains en France continue sur sa tendance baissière. Il est ainsi passé de 426 millions de dirhams à fin 2019 à 263 millions de dirhams au premier semestre de l’année en cours. Le flux réalisé à l’Ile Maurice est estimé à 224 millions de dirhams contre 284 millions de dirhams observés fin 2019. Au Burkina Faso, le flux des investissements marocain est revenu à 218 millions de dirhams, contre 188 millions de dirhams au Mali, 171 millions de dirhams au Gabon, 141 millions de dirhams en Egypte, 98 millions de dirhams au Sénégal, 76 millions de dirhams au Togo et 66 millions de dirhams au Luxembourg et en Guinée. En revanche, ce flux est ressorti négatif au Bénin (-337 millions de dirhams), aux Pays-Bas (-137 millions de dirhams), au Niger (-79 millions de dirhams), au Congo (-46 millions de dirhams) et en Inde (-30 millions de dirhams).

Taxes locales : voici ce qui vous attend en 2021

Les contribuables assujettis au paiement des taxes locales doivent se préparer à quelques nouveautés en 2021. Les détails.

Il y a du nouveau pour 2021 en matière de taxes locales. L’Economiste, qui s’intéresse au sujet dans sa livraison du jour, précise que le projet de loi 07-20 sur la fiscalité sort enfin des tiroirs du Secrétariat général du gouvernement, et qu’il a été récemment examiné et adopté avec quelques observations en conseil de gouvernement. Selon le quotidien le projet contient plusieurs dispositions parmi lesquelles l’extension de la taxe d’habitation, de la taxe sur les terrains urbains non bâtis (TNB) aux opérations de lotissement, et de la taxe de services communaux.

Cette assiette subit une progression de 2% tous les 5 ans dans le schéma actuel, mais le projet de loi 07-20 prévoit de ramener ce délai à 3 ans. La période d’exonération des résidences principales, qui est de 5 and actuellement, sera de même ramenée à 3 ans. Notons qu’il est également prévu de relever à 87% la part des recettes de la taxe professionnelle et de la taxe d’habitation devant revenir aux budgets des communes où sont prélevés ces impôts. Le journal précise que 11% iront aux chambres professionnelles et les 2% restants seront versés au budget général pour financer les frais de gestion. « Les projets de restauration d’immeubles, de réhabilitation des bâtiments non conformes et les démolitions nécessitant un permis de construire seront imposés au titre de la taxe sur les opérations de construction et la taxe sur les terrains urbains non bâtis », indique L’Economiste, ajoutant que la taxe est payable au moment de la délivrance du permis de construire ou l’autorisation de restructuration des constructions illégales.

L’autre chose à savoir est qu’en cas d’extension ou de modification d’un projet, la taxe sera fonction de la superficie supplémentaire et le minimum à payer a été fixé à 1000. DH. De même, les opérations de restauration seront taxées entre 200 et 500 DH, et pour les démolitions, la grille oscille entre 500 DH et 1000 DH. Le projet de loi amène aussi une autre nouveauté : l’élargissement de la taxe de séjour aux résidences meublées louées par internet, via notamment Airbnb. Il faut savoir également que la taxe sur les véhicules automobiles sera appliquée non seulement à l’occasion du contrôle technique annuel, mais à chaque visite obligatoire positive. L’Economiste fait de même remarquer que dans le but d’améliorer le recouvrement des impôts locaux, il est proposé de revoir l’article 45 de la loi 47-06 sur le tarif minimum pour l’émission et le paiement de certains impôts locaux.

Campagne agricole 2020-2021 : Crédit Agricole du Maroc mobilise une enveloppe de 8 milliards de DH

Le Groupe Crédit Agricole du Maroc accélère sa mobilisation en faveur du monde agricole et de l’agro-industrie avec une enveloppe de financement de 8 milliards de DH (contre 4 milliards de DH auparavant) pour la campagne agricole 2020-2021.

Il s’agit d’une initiative en phase avec les axes stratégiques de «Génération Green 2020-2030». Ainsi, l’enveloppe de 8 milliards de DH vise à permettre aux agriculteurs, aux entrepreneurs ruraux et aux agro-industriels d’assurer la continuité de leurs activités et de générer richesses et croissance pour le monde agricole et rural. Le doublement de l’enveloppe de financement s’inscrit dans la dynamique de relance économique et porte l’objectif de soutenir la résilience de l’agriculture et l’émergence d’une classe moyenne en milieu rural.

Il se déclinera comme suit :

  • 4 milliards de DH pour l’agriculture via des crédits de fonctionnement et d’investissement dédiés à l’équipement et à la modernisation des exploitations agricoles;
  • 3 milliards de DH pour l’agro-industrie à travers des crédits de fonctionnement et d’investissements pour les projets agro-industriels et alimentaires;
  • 1 milliard de DH pour l’encouragement de la création d’une classe moyenne dans le milieu rural et le développement de l’entreprenariat, à travers des financements adaptés aux activités économiques en milieu rural (hors agriculture) et aux projets porteurs générateurs de revenus et de valeur ajoutée.

Notons que cette mobilisation exceptionnelle a été réalisée grâce à la conjugaison de 3 leviers :

  • La croissance des dépôts clientèle ;
  • Les lignes de financements internationales obtenues auprès des bailleurs de fonds : la Banque a conclu des partenariats importants au profit du secteur agricole, agro-industriel et au monde rural auprès de la BEI, de l’AFD et de la BERD, totalisant 3 milliards de Dhs environ ;
  • Les diverses émissions obligataires (dettes perpétuelles et dettes subordonnées) opérées par la Banque.

De même, cette enveloppe exceptionnelle mobilisée par le Crédit Agricole du Maroc pourra être réévaluée et/ou réaménagée selon les dispositions spécifiques que pourrait prendre le gouvernement en matière de soutien additionnel, notamment en ce qui concerne les taux et/ou les garanties.

Outre la banque classique, les filiales du Groupe dédiées à l’agri-agro et au monde rural contribueront, elles aussi, à la mise en place de cette enveloppe via des offres adaptées à chaque catégorie de projet. Soulignons que cette enveloppe de 8 milliards de DH fait partie intégrante d’un ambitieux programme pour l’accompagnement de la campagne agricole 2020-2021. Ce dispositif volontariste est en cours de mise en œuvre pour l’accompagnement des entrepreneurs agricoles tout au long des chaînes de valeur, grâce à la mise en place d’outils financiers inclusifs et de programmes spécifiques permettant aux agriculteurs et aux ruraux de générer de la croissance et d’améliorer et de stabiliser leur niveau de vie.


Le travail en cette période du COVID 19, nous interpelle en matière d’organisation du travail au sein de nos organisations et l’utilisation de la Transformation Digitale dans nos process de production au quotidien.

Ce vécue nous a permis de tirer les conclusions suivantes :

  • La grande expérience du travail à domicile n’est qu’un chapitre d’une histoire que nous allons vivre, en matière de transformation de travail, tant au niveau de notre profession de conseil et d’auditeur que pour l’ensemble des professions.
  • Le Changement des pratiques de l’organisation du travail, son rythme et ses méthodes auront de profondes implications pour le travail/vie et des conséquences sur le plan social et légal.

Face à cette situation, nous avons considéré ce timing comme une opportunité pour développer la digitalisation de nos procès de production tant en matière de nos métiers de conseil, d’expertise comptable, et d’audit, qu’au niveau de la gestion de notre quotidien et nous nous sommes appuyés sur ces évolutions pour :

  • Jouer pleinement notre rôle d’accompagnateur de nos clients en pleine période de mutation de notre environnement technologique, économique et social et intégrer les motivations de nos clients et de notre équipe dans notre quotidien.
  • Et, Organiser notre communication tant en matière de délai que de contenu, afin de la rendre plus utiles pour nos clients et équipe.

Cette évolution nous a interpellé à plus d’un titre et nous a amené à réfléchir sur les aspects suivants afin d’arrêter une Vision/ approche/réponse :

  • Réfléchir le degré de la souplesse de l’organisation et des procès afin de s’adapter aux imprévus ;
  • Adapter le but et la signification du travail et sa place dans le quotidien de l’individu.
  • Organiser le développement de la digitalisation de l’information économique et sociale et s’assurer de notre capacité d’intégrer dans nos schémas organisationnels, le bouleversement de l’organisation des procès de production de l’information financière.
  • Sécuriser la production de l’information, en cette tumultueuse période.
  • Se positionner face à la multitude des éditeurs informatiques, des politiques de sécurité, des moyens de communication, l’évolution technologique en la matière. Situation qui rend l’arbitrage complexe au niveau de l’organisation de nos systèmes d’information, à court et à moyen terme.
  • Organiser la disponibilité et l’accroissement du volume des données financières et économiques, et préciser le rôle à jouer par le professionnel, que nous sommes, au moins au niveau des axes suivants :
    • L’organisation de la collecte de l’information,
    • Le mode de la production,
    • Le mode de la synthèse et de la communication avec notre environnement interne et externe.
  • Organiser la gestion de nos relations humaines tant en interne, qu’avec notre environnement professionnel.
  • Adapter nos schémas organisationnels aux motivations de nos équipes, l’humain reprend encore, plus aujourd’hui que par le passé, sa place centrale au niveau de nos sensibilités et préoccupations.
  • Faire évoluer la gestion des ressources humaines de nos organisations, en matière de recrutement, de formation, d’évaluation et de gestion de carrière.

Cette réalité ouvre une nouvelle ère pour les générations futures dans l’organisation du travail, la qualité de la vie et l’organisation des relations humaines.

 

 

Procès à distance : Le dispositif bientôt généralisé

En application du mémorandum d’entente signé avec l’Administration pénitentiaire (DGAPR), le 7 septembre, relatif au dispositif du procès à distance, il a été procédé à l’implantation de ce service dans 32 établissements, alors que les travaux sont en cours pour généraliser ce service dans le reste, indique le département de Mohamed Benabdelkader. Durant la phase expérimentale, le ministère a équipé les salles d’audience des juridictions relevant de la circonscription judiciaire de Marrakech et Safi en caméras numériques mobiles de haute qualité.

Ce dispositif sera généralisé pour tenir des procès à distance dans tous les tribunaux du Royaume. L’objectif est d’assurer a continuité des services judiciaires, tout en préservant la sécurité sanitaire de tous les acteurs (juges, fonctionnaires, détenus). Rappelons que 9.283 audiences ont été tenues à distance par les tribunaux du Royaume jusqu’au 23 octobre dernier, alors 60.774 verdicts ont été prononcés au cours de cette période. Par ailleurs, 5.626 détenus ont été remis en liberté.

Covid-19: L’Intérieur dresse le bilan de sa stratégie

§    Discipline, anticipation et réalisme, trois éléments de la gestion

§    Accompagnement des collectivités territoriales, aides alimentaires, arrestations…

Aux députés qui ont souhaité différer les remboursements des crédits des collectivités territoriales au Fonds d’équipement communal (FEC), Noureddine Boutayeb a affiché un niet catégorique. «Le FEC est une banque. Si les collectivités territoriales arrêtent de rembourser leurs prêts, il baisse les rideaux. Il faut réfléchir à d’autres solutions pour traiter leurs difficultés». Une occasion pour le ministre délégué à l’Intérieur de décliner la démarche de son département dans la gestion de la crise, marquée par trois éléments. Primo: la discipline.

Les fonctionnaires et les cadres doivent exécuter les décisions dans une chaîne de commandement, tout en croyant aux principes de la déconcentration et de la décentralisation. «La France vient à peine de confier cette mission aux préfets. Nous avons commencé par cette organisation depuis le départ», a noté le ministre délégué de l’Intérieur. Deuxio: l’anticipation. «Il ne s’agit pas de rester le nez sur le guidon, mais de lever la tête pour trouver des solutions à l’avance», indique-t-il. Tercio: le réalisme. L’idée est de ne pas perdre de vue que les moyens du Maroc, pays en voie de développement, restent limités.

Lors des questions orales du lundi dernier, Noureddine Boutayeb a dressé un bilan des interventions de l’Intérieur depuis 7 mois, en coordination avec tous les secteurs concernés. Après avoir énuméré plusieurs actions, il s’est arrêté sur le non respect des mesures barrières et l’obligation de payer les amendes sur place à l’officier qui établit le PV. Les autorités locales ont également procédé à l’arrestation de ceux qui ne portaient pas de masques dans les espaces publics. Ainsi, du 25 juillet au 23 octobre dernier, les autorités ont arrêté 624.543 personnes et déféré 98.000 d’entre elles devant la justice.

L’opération des aides alimentaires fournies aux citoyens dans toutes les provinces n’a pas été en reste. En effet, les autorités locales ont distribué des produits pour un montant global de 1,101 milliard de DH. Au 2 octobre dernier, ce sont 4,155 millions de personnes qui en ont profité. En outre, elles ont mobilisé 421 unités hôtelières et centres d’hébergement pour une capacité d’accueil de 26.000 lits. Le but est de loger notamment les cadres de la Santé, des malades et les personnes contacts. Il a également été question de l’obligation de disposer d’un certificat de non contamination, daté de moins de 72 heures, en plus d’une autorisation exceptionnelle de voyage aux citoyens marocains pour raisons professionnelles, médicales, familiales ou pour les études. Au 23 octobre dernier, ce sont 62.569 autorisations qui ont été délivrées.

Par ailleurs, le ministère de l’Intérieur a accompagné les collectivités territoriales pour faire face aux effets négatifs de l’état d’urgence sanitaire. Et cela, à travers l’activation de l’article 5 du décret-loi et les circulaires adressées aux walis, gouverneurs et aux présidents des collectivités territoriales au sujet de l’application des mesures relatives aux ressources financières qu’elles gèrent. Il s’agit aussi de donner leurs avis au sujet des interrogations de certains ordonnateurs en ce qui concerne la fiscalité locale, la gestion optimale et la rationalisation des dépenses des collectivités locales au titre de 2020.

Ces circulaires ont permis la possibilité d’adaptation des délais réglementaires pour le paiement de certaines taxes locales, particulièrement celles relatives à l’occupation temporaire des biens communaux. Idem pour l’opportunité de baisser les montants à payer pour la location des équipements collectifs comme notamment les marchés hebdomadaires et les piscines publiques. En outre, dans la gestion des budgets, la priorité a été donnée aux dépenses obligatoires comme les salaires des fonctionnaires, les projets à impact direct sur les citoyens, particulièrement ceux relatifs à l’alimentation en eau potable, le désenclavement et la santé.

De même, le ministère a accordé un soutien financier pour équilibrer les budgets des communes qui enregistrent un déficit. Ainsi, cette année, 280 communes ont bénéficié de cette opération.

Coup de pouce au transport urbain

Le transport public urbain n’a pas été oublié. Cette activité a souffert des mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire, qui sont allées de l’annulation des cours dans les écoles et les universités à la fermeture de ce service dans certaines villes, en passant par la réduction du nombre des usagers. Cela a impacté négativement les recettes des opérateurs du secteur.
Il était donc normal d’accorder un appui à cette catégorie d’opérateurs dans le but de faire face aux difficultés financières et au maintien de l’emploi, a indiqué le ministre délégué. Dans ce cadre, son département leur a fourni 50% des aides scolaires qu’accorde le Fonds d’accompagnement du transport urbain et inter-villes comme des avances en attendant la réception des statistiques des étudiants et des élèves qui ont bénéficié de ce service fin 2020.

Des mesures fiscales trop timides pour amorcer une véritable relance !

§    LE PLF A CERTES UNE VOLONTÉ AFFICHÉE D’ACCOMPAGNER LES CHANTIERS DE LA RELANCE MAIS NE MET PAS LES MOYENS, NOTAMMENT SUR LE VOLET FISCAL.

§    ENCOURAGEMENT ET ACCOMPAGNEMENT DE L’INVESTISSEMENT ;

§    AMÉLIORATION DES RÉGIMES D’IMPOSITION DES PETITS CONTRIBUABLES ;

§    LUTTE CONTRE LA FRAUDE FISCALE ; CLARIFICATION DE CERTAINES DISPOSITIONS FISCALES ET AMÉLIORATION DES RELATIONS ENTRE LE CONTRIBUABLE ET L’ADMINISTRATION FISCALE, LES CINQ AXES QUI GUIDENT LA FISCALITÉ DE 2021.

L’objectif est très ambitieux, mais les moyens pas à sa mesure ! Amorcer la relance de l’économie marocaine et neutraliser progressivement les répercussions de la pandémie est l’un des grands axes du projet de Loi de finances 2021, si ce n’est l’axe prioritaire de tout le texte. Mais, en face, la batterie de mesures fiscales, qui a été proposée dans le cadre du projet de Loi de finances 2021 (PLF2021) – certes avec une volonté claire d’accompagner les chantiers de la relance – a des airs de déjà vu, manquant d’inventivité et de signaux forts pour permettre une relance vigoureuse chez les entreprises et les ménages, et partant un retour de dynamique créatrice de valeur et d’emplois.

Cinq axes constituent la trame de fond de ce texte selon sa note de présentation, publiée le 18 octobre. En effet, les propositions de mesures fiscales à insérer dans le projet de Loi de finances 2021 s’articulent autour de l’encouragement et l’accompagnement de l’investissement ; l’amélioration des régimes d’imposition des petits contribuables ; la lutte contre la fraude fiscale ; la clarification de certaines dispositions fiscales et l’amélioration des relations entre le contribuable et l’administration fiscale.

Dans le détail, parmi les mesures phares de ce projet figure l’institution d’une contribution sociale de solidarité sur les bénéfices et les revenus au titre d’un seul exercice (2021). Cette contribution, qui s’inscrit dans le cadre des efforts de mobilisation de ressources en faveur des populations démunies et de renforcement de la solidarité sociale, concernera notamment les sociétés soumises à l’IS à l’exclusion des sociétés exonérées de l’impôt sur les sociétés de manière permanente, des sociétés exerçant leurs activités dans les zones d’accélération industrielle et des sociétés de services bénéficiant du régime fiscal prévu pour CFC. Il s’agit également des personnes physiques soumises à l’IR au titre des revenus, de source marocaine, professionnels, agricoles et fonciers, ainsi qu’au titre des revenus salariaux et revenus assimilés.

Une autre mesure qui sera très bien accueillie par la communauté des affaires est relative à la lutte contre la fraude aux factures. Pour limiter les effets néfastes de la facturation fictive, il est proposé aussi dans le PLF 2021 de compléter les dispositions de l’article 146 du CGI afin de préciser que lorsque l’administration constate l’émission d’une facture par ou au nom d’un fournisseur qui ne satisfait pas aux obligations de déclaration et de paiement prévues par le CGI et l’inexistence d’une activité effective, la déduction correspondante à cette facture n’est pas admise.

Afin d’encourager l’embauche des jeunes sans emploi par toutes les entreprises, quelle que soit la date de leur création, il est proposé d’instituer une mesure prévoyant d’exonérer de l’IR pendant 24 mois, les salaires versés aux personnes âgées de 30 ans au plus lors de leur premier recrutement, à condition que leur contrat de travail soit à durée indéterminée.
Les mesures proposées dans le cadre du PLF2021 consistent également en l’augmentation ou la réduction des droits d’importation sur certains produits. Il s’agit ainsi de la réduction de la quotité d’importation de 40 à 2,5 % sur la cyclosérine, un antibiotique antituberculeux utilisé dans le traitement des différentes formes de tuberculose. En l’absence d’une production locale de ces produits, et dans le but de maintenir un prix de vente adéquat, il est proposé de réduire ce tarif. Le projet propose une baisse des droits d’importation applicable aux pneumatiques (autobus, camions, tracteurs routiers, véhicules et engins agricoles, engins de génie civil) de 40% à 17,5% même pour ceux montés sur jante. En revanche, il est proposé dans ce texte l’augmentation de la quotité du droit d’importation applicable à la fibre destinée au rembourrage de 2,5% à 17,5%, du fait que l’application d’un droit de douane de 2,5% sur le produit fini de polyester discontinue constitue une entrave au développement de la production nationale et réduit sa compétitivité.

Pour les cartouches Toner, une proposition porte sur l’augmentation des droits de douane de 2,5% à 17,5% pour améliorer la compétitivité de l’industrie nationale de recyclage et production des cartouches, qui est une activité prometteuse.
Il s’agit aussi de l’augmentation de la quotité du droit d’importation applicable à certains produits finis de tissus d’ameublement de 17,5% à 40% pour protéger la production nationale contre les importations massives.

En vue de soutenir le secteur des transports, de la manutention industrielle et améliorer la sécurité routière, il est proposé de maintenir le droit d’importation au taux de 40% sur les pneumatiques des véhicules de tourisme ainsi que des motocycles et des bicyclettes. Une augmentation est également prévue de la quotité du droit d’importation applicable aux produits du chocolat et des préparations alimentaires contenant du cacao de 17,5% à 40%, pour renforcer la compétitivité de la branche nationale de production de chocolat et des préparations alimentaires contenant du cacao.

Il faut dire que toutes ces mesures restent peu capables de créer l’environnement adjuvant à même d’amorcer une véritable reprise et un début de convalescence de l’économie et de ses opérateurs notamment les plus fragiles. Ils sont très en deçà de ce qui a été proposé et défendu par les opérateurs économiques. Il y a quelques semaines, la CGEM a présenté une série de mesures fiscales dignes d’accompagner les chantiers de la relance et réussir la rentrée économique.

Pour préserver le tissu productif, la Confédération patronale avait proposé de maintenir la commande publique au moins au même niveau que l’année 2020, dans sa version initiale, pour assurer la dynamique et la relance économique, avec une quote-part de 35 à 40% au profit des TPME. Il a été aussi proposé d’inclure dans l’article 155 du décret n°2-12-349 du 20 mars 2013 relatif à la préférence nationale, les marchés de fournitures au même titre que les marchés de travaux et des études avec une majoration limitée à 15% des montants des entreprises étrangères aux fins de comparaison et élargir son application aux EEP. La CGEM a également appelé de définir un seuil de préférence régionale, surtout pour les toutes petites entreprises, accélérer la réforme du PPP pour rehausser le niveau de la commande publique et des investissements au profit des entreprises, et exiger pour les attributaires étrangers des clauses de sous-traitance et d’intégration locale d’au moins 50%, poursuivre la baisse de l’IS pour le secteur industriel orienté export, entamer la baisse progressive du taux d’IS pour atteindre 25% à l’horizon 2025 conformément aux recommandations des assises, et supprimer dès 2021 la cotisation minimale et rallonger le délai de report des déficits d’exploitation à 6 ans pour les exercices 2020 et 2021.

En plus, les opérateurs économiques ont proposé d’accorder une amnistie totale des charges sociales aux entreprises qui souhaitent régulariser leur situation antérieure à 2021 avec la CNSS et qui souhaitent intégrer le secteur formel ; supprimer les droits de douane sur les intrants destinés à intégrer les chaînes de production nationale pour assurer l’équité avec les produits finis importés des zones de libre-échange, sans pour autant impacter les matières premières produites localement et réduire les charges sociales à travers des mécanismes novateurs de financement de la sécurité sociale (notamment Taxe à l’importation et TIC de compétitivité qui seront assises sur l’acte de consommer en allégeant les coûts de production).
Côté préservation des emplois, il a été proposé d’alléger le coût fiscal pour aider à la préservation de l’emploi à travers l’exonération d’IR au profit des salariés mis au chômage partiel à hauteur de 10 000,00 DH par mois, et repenser les filets sociaux, principalement l’Indemnité pour perte d’emploi (IPE) sur le plan de son financement (intégration de l’Etat dans les contributions), simplifier les procédures de sa liquidation et revoir son étendue (bénéficiaires et durée).

Cela dit, c’est au volet de la dynamisation de la demande que le PLF n’a apporté aucune mesure de fond. La CGEM avait proposé, pour soutenir la demande, la baisse du taux de TVA de certains produits et services générant du butoir et/ou souffrant de l’informel. De même que la prorogation à fin 2021 de l’exonération et la réduction des droits d’enregistrement sur acquisitions de logements. Aussi, la prise en charge par l’Etat d’une indemnité de chômage pendant au moins 6 mois pour les salariés mis totalement au chômage n’a pas semblé prioritaire pour l’Exécutif, ainsi que la déduction des frais de scolarité du calcul de l’impôt sur le revenu dans la limite de 1 000 DH par mois par enfant à charge scolarisé dans le privé.


Alléger la pression sur les trésoreries des entreprises fragilisées par la crise

Pour reconstituer les fonds propres et soutenir la trésorerie des entreprises, la CGEM avait proposé de :

  • Supprimer l’application des droits d’enregistrement aux opérations de financement de l’entreprise par comptes courants et prêts interentreprises.
  • Encourager les opérations de restructuration des entreprises à travers une réduction des droits d’enregistrement à 0,5% sur les fusions, les scissions et les apports partiels d’actifs et améliorer les dispositifs existants.
  • Accorder aux entreprises qui opèrent une augmentation de capital en numéraire un crédit d’impôt de 20% du montant de l’augmentation dans la limite de 10 milliards de DH, à imputer sur l’IS de 2021 et les 3 exercices suivants, avec l’engagement de préserver au moins 80% des emplois pendant 5 ans.
  • Accélérer le remboursement du crédit de TVA et des excédents d’acomptes restituables légalement (PPFR) en dotant la ligne budgétaire prévue à cet effet des enveloppes nécessaires.
  • Réaménager les modalités de liquidation de l’IS : liquidation des acomptes d’IS sur la base du résultat fiscal hors éléments exceptionnels, et suppression de la RAS/PPRF pour les personnes morales soumises à l’IS,
  • Accélérer la réforme de la TVA: Réaménagement des taux et suppression du butoir ; généralisation du remboursement du crédit de TVA lié au butoir ; redéfinition du champ d’application de la TVA pour inclure certains produits avec droit à déduction.

Tests Covid-19 : Retrait d’autorisation pour cinq laboratoires d’analyses médicales

  • LE NOMBRE DE LABORATOIRES AUTORISÉS À EFFECTUER LES TESTS COVID-19 EST PASSÉ DE 10 EN MARS À 30 ACTUELLEMENT.
  • LA CONFORMITÉ AUX NORMES DU CAHIER DES CHARGES EST CONTRÔLÉE PAR L’INSTITUT NATIONAL DE L’HYGIÈNE ET LE MINISTÈRE DE LA SANTÉ.
  • CINQ LABORATOIRES À RABAT, FÈS ET EL JADIDA ONT ÉTÉ ÉPINGLÉS.

ls sont cinq laboratoires d’analyses médicales, implantés à Fès, Rabat et El Jadida, qui se sont vu retirer l’autorisation pour la réalisation du diagnostic Covid 19 par qRTpCR(technique de biologie moléculaire). Le retrait a été décidé suite au contrôle, prévu par le cahier des charges, effectué par la commission composée des membres de l’Institut national de l’hygiène et le ministère de la santé. Cette décision a refroidi plusieurs biologistes du secteur qui estiment «que le risque est grand, parce que nous devons, pour réaliser ces tests, investir en moyenne 1 million de dirhams pour l’aménagement des espaces, l’achat de l’équipement et le recrutement de personnel supplémentaire qualifié pour ce type d’analyses». Pour les professionnels, le retrait de l’autorisation tombe mal, car pour l’instant, «face à l’évolution de la situation épidémiologique, nous avons besoin d’un plus grand nombre de laboratoires pour faire face à la demande en tests».

Aujourd’hui, on compte trente laboratoires autorisés dans tout le pays sur la base du cahier des charges établi par le ministère de tutelle qui définit les exigences pour la réalisation du diagnostic Covid 19 par qRTpCR. Ainsi, selon le cahier des charges, explique le docteur Zineb Zniber, présidente du Conseil des pharmaciens biologistes, «tout laboratoire qui veut rejoindre ce réseau doit avant tout disposer d’un espace suffisant pour mettre en place 3 salles techniques distinctes dédiées à l’analyse et séparées du reste du laboratoire. Il lui faudra acquérir le matériel de la plateforme PCR, les réactifs et les consommables. Ensuite, faire une demande auprès du ministère de la santé. Après contrôle de toutes ces normes, le ministère délivre l’autorisation». Cette dernière n’est pas définitive, puisqu’elle peut être retirée suite à un contrôle régulier de la commission. Il est à noter qu’au tout début de la pandémie, les laboratoires sont tenus d’effectuer les prélèvements uniquement dans leurs locaux et ne devaient pas facturer les tests, donc les faire gratuitement, dans la mesure où les réactifs leur étaient fournis par le ministère. Par ailleurs, plusieurs laboratoires, pour répondre à la demande, ont dû aménager des chapiteaux spécifiques, après autorisation des autorités locales, pour l’accueil des patients.

Le 27 septembre dernier, une nouvelle circulaire a introduit quelques changements. Ce texte a officialisé, explique Zineb Zniber, l’externalisation des prélèvements sous certaines conditions, d’inclure les tests sérologiques, de réaliser les tests pour les cas suspects et contacts et également pour les étudiants, pour les entreprises et les voyageurs. Ils sont même autorisés à faire des prélèvements à domicile pour les personnes malades et âgées. Aussi, la nouvelle circulaire a autorisé les extensions des laboratoires afin de garantir les meilleures conditions pour la réalisation des tests.

Le prix du test ne figure toujours pas dans la Nomenclature des actes de biologie médicale

Globalement, selon le conseil des pharmaciens biologistes, ce sont 25 000 tests qui sont réalisés par jour dans le public et le secteur privé. Toutefois, il est à noter que le plus grand nombre de tests est effectué dans le public. Pour les laboratoires privés, on se contente de dire que «les chiffres varient selon l’implantation et le nombre de laboratoires dans une ville». Et certains laboratoires précisent que la «Covid représente aujourd’hui 90% de notre activité». Toutefois, ils ne manquent pas de préciser que «l’activité des laboratoires a baissé depuis le mois de mars, car les citoyens craignant d’être contaminés par le virus, n’ont pas fait beaucoup de consultations et donc pas d’analyses et d’examens parallèles. Aujourd’hui, en dépit de la demande qui existe, nous n’avons pas de visibilité sur l’impact Covid sur notre chiffre d’affaires. De plus, l’amortissement de l’investissement réalisé se fera sur trois à quatre années».

Les tests sont globalement facturés à 700 DH par les laboratoires contre 500 DH dans le secteur hospitalier et semi-public, notamment, à l’hôpital Cheikh Khalifa et l’Institut Pasteur. Selon les biologistes, «le différentiel de 200 DH est justifié par les charges du laboratoire en particulier l’achat des réactifs. Ces derniers, il faut le souligner, sont mis à la disposition des hôpitaux à un prix moins cher dans le cadre des achats en appel d’offres». Il est à préciser que les laboratoires pratiquent des prix négociés entre 450 et 500 DH au profit des entreprises et autres structures souhaitant effectuer des tests à l’ensemble du personnel.

Pour l’heure, explique Dr. Zineb Zniber, «les prix pratiqués actuellement sont de l’ordre de 680 DH pour la PCR et de 300 DH pour les tests sérologiques, mais ces prix ne sont pas encore officiels, car ils ne sont pas inscrits à la nomenclature des actes de biologie médicale. Notons que cette nomenclature date de 2006 et gagnerait à être révisée»

BAM: Le crédit bancaire en hausse de 5,2% à fin septembre

Le crédit bancaire a affiché une croissance, en glissement annuel, de 5,2% en septembre, après  4,9% durant le mois d’août, selon Bank Al-Maghrib (BAM).

S’agissant du crédit au secteur non financier, il s’est accru de 5,3% en septembre, après 5,7% un mois auparavant, relève BAM dans une note sur ses indicateurs clés des statistiques monétaires de septembre 2020.

L’évolution du crédit au secteur non financier reflète une progression des prêts aux sociétés non financières privées de 7,6% après 8,6% et un accroissement des crédits aux ménages de 2,5%, soit quasiment la même évolution que le mois précédent, précise la même source.

Par objet économique, les crédits de trésorerie alloués au secteur non financier ont enregistré une hausse de 9,7% contre 12,3% et ceux à l’équipement de 3,4% après 3%.

S’agissant des concours immobiliers, ils se sont accrus de 1,6%, soit la même progression annuelle que le mois précédent, fait observer BAM, ajoutant que les crédits à la consommation ont, en revanche, accusé une baisse de 2,1%.

En glissement mensuel, le crédit bancaire a enregistré une progression de 1%. Cette évolution recouvre une hausse des crédits immobiliers et des prêts à la consommation respectivement de 0,3% et de 0,2%, ainsi qu’une baisse de 0,3% tant des facilités de trésorerie que des concours à l’équipement.

Dégradation de Fitch : Quel impact sur le Maroc ?

Prochaine sortie internationale, intérêt à taux variable, négociation avec le FMI…

Il y a quelques jours, l’agence internationale de notation Fitch avait dégradé la note du Maroc qui est passée de BBB- à BB+. Le pays perd du coup son «Investment grade». Cela faisait des mois que les responsables marocains craignaient un tel scénario. Les observateurs s’accordent pourtant à dire que le Royaume est parvenu à limiter jusqu’ici l’impact dévastateur de la pandémie de Covid-19 sur ses équilibres financiers.

Une bonne gestion qui a permis au Maroc de conserver son «Investment grade» et négocier ainsi sa dernière sortie sur le marché international avec moins de pression. Si les analystes de Fitch ont expliqué cette révision à la baisse par «le grave impact de la pandémie de coronavirus sur l’économie marocaine, ainsi que sur les finances publiques et extérieures», tout n’est cependant pas perdu pour le Maroc. Car il va falloir attendre les chiffres définitifs sur l’impact de la pandémie sur les ressources publiques et la reprise économique attendue pour l’année prochaine, même si Fitch a basé sa décision concernant la notation du pays sur respectivement «la baisse des recettes budgétaires et la contraction du PIB (produit intérieur brut) conjuguées à une augmentation mécanique de la dette publique sans oublier l’impact sur le compte courant» en raison de la baisse des recettes en devises. De même, le gouvernement compte sur l’utilisation de nouveaux moyens de financement ainsi que la privatisation pour stabiliser la dette à court et moyen termes.

Quoi qu’il en soit, les prochains moins seront décisifs pour comprendre l’impact de cette dégradation sur le pays. Si une nouvelle sortie internationale est d’ores et déjà programmée au cours du prochain exercice budgétaire, rien n’indique que cette sortie aura lieu durant la première moitié de l’année 2021, ce qui laisse une marge de manœuvre pour les responsables. De même, certains pays comme le Japon, même en perdant leur note triple A, étaient parvenus à négocier des prêts avec des taux encore plus bas que des pays conservant la note AAA. L’autre potentiel de la décision de Fitch pourrait concerner les prêts déjà contractés à des taux variables.

Cela dit, plusieurs sources affirment que cette catégorie de prêts représente encore un pourcentage «limité» dans la structure de la dette publique marocaine. Enfin, le Maroc doit négocier avec le FMI (Fonds monétaire international) une nouvelle facilité financière pour les prochaines années. Et pour cause. L’actuelle ligne de précaution et de liquidité (LPL) arrive à échéance à la fin de l’année en cours. Pour rappel, le Maroc avait procédé par précaution, au début de la pandémie, à un tirage sur la totalité de la LPL, soit trois milliards de dollars. Les responsables avaient obtenu auparavant une promesse que ce tirage n’entraverait pas la négociation d’un autre accord avec ce même FMI.

Alors que le Maroc cherche depuis plusieurs années à obtenir une ligne de crédit modulable au lieu et à la place de la classique LPL, les négociations avec l’institution de Bretton Woods risquent d’être un peu plus rudes que prévu à moins que la partie marocaine n’ait encore quelques «biscuits» secrets dans sa poche en cas de besoin…

PLF 2021

Le projet de loi de Finances pour l’année budgétaire 2021 actuellement discuté au Parlement table sur une croissance économique autour de 4,8% pour le prochain exercice. Il s’agit d’une prévision basée sur un ensemble d’hypothèses portant sur l’environnement national et international. Selon les responsables gouvernementaux et compte tenu des efforts à déployer en matière de la rationalisation des dépenses et des mesures engagées pour disposer de ressources additionnelles, dans le cadre de la poursuite du processus de privatisation, des mécanismes innovants et de la gestion dynamique du patrimoine de l’Etat, le déficit du Trésor sera ramené à 6,5% du PIB contre 7,5% en 2020. Ces prévisions plutôt optimistes n’ont pas suffi pour convaincre les analystes de Fitch. Pour ces derniers, le déficit budgétaire s’établira à 7,9% du PIB en 2020, et 6,5% en 2021, contre 4,1% (hors recettes de privatisation) en 2019. Pour ce qui est des prévisions de croissance, la contraction économique pourra atteindre 6,5%.

Le FMI dans les parages

Les moyens de relancer l’économie nationale ont été au menu des discussions entre le président de la Chambre des représentants, Habib El Malki, et une délégation du Fonds monétaire international (FMI). Cette rencontre tenue par visioconférence a été l’occasion d’échanger les points de vue essentiellement sur les moyens de relancer l’économie, le rôle de la Chambre des représentants dans l’élaboration et la mise en œuvre de diverses réformes et les innovations les plus marquantes apportées par le projet de loi de Finances 2021, indique un communiqué de la Chambre des représentants. Saluant les mesures entreprises par le Maroc en vue de faire face à la pandémie, le chef de mission du FMI Roberto Cardarelli a indiqué que la ligne de précaution et de liquidité mise à la disposition du Royaume a permis de renforcer les capacités de l’économie marocaine à absorber les crises et limiter les répercussions négatives de la pandémie, de même qu’elle a confirmé la volonté du FMI d’accompagner l’économie nationale dans la prochaine étape.

Agriculture : Les prémices d’un bon cru s’annoncent

La tutelle table sur une hausse de production des différentes filières

L’agriculture marocaine continue d’afficher une résilience. Les prévisions établies au titre de l’actuelle campagne démontrent la résistance du secteur à une conjoncture doublement difficile aussi bien sur le plan sanitaire que climatique. La récolte de cette année devrait s’inscrire en consolidation. L’ensemble des filières verront leur production en amélioration par rapport à la campagne passée. Une confirmation faite par Aziz Akhannouch, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, lors de son oral, mardi 27 octobre, à la Chambre des conseillers. Les indicateurs dressés, lors de cette séance, confirment la bonne orientation du secteur et sa capacité d’adaptation aux aléas conjoncturels.

Et pour preuve : les agriculteurs ont réussi à maintenir la cadence de production en dépit du contexte difficile. «La valeur ajoutée de 4 filières agricoles, en l’occurrence les agrumes, les olives, le lait et l’aviculture correspond à celle de 33 millions de quintaux de céréales. Chaque année l’agriculture marocaine gagne, grâce à ces 4 filiales, un additionnel de 8 milliards de dirhams comparé à la situation avant l’entrée en vigueur du Plan Maroc Vert», indique le ministre. Ces acquis seront renforcés davantage dans le cadre du plan «Génération Green». La nouvelle feuille de route du secteur consolidera les attributs économiques et sociaux de l’agriculture marocaine. L’enjeu étant d’insuffler une nouvelle dynamique en termes de productivité, de compétitivité, de création d’emploi et d’amélioration des conditions des agriculteurs.

Plus de 1,6 million de quintaux de semences disponibles

A l’instar de chaque début de campagne, la tutelle n’a ménagé aucun effort pour garantir aux agriculteurs un bon déroulement de la saison agricole. Pour cette année, le ministère déclare avoir mobilisé 1,6 million de quintaux de semences au niveau de la société nationale Sonacos et 100.000 au niveau des opérateurs privés. Aziz Akhannouch a dans ce sens rappelé que l’État met en place un régime de commercialisation incitatif favorisant la collecte de la production nationale à des prix rémunérateurs au profit des producteurs. Le soutien de l’État va de 175 dirhams le quintal pour le blé tendre jusqu’à 325 dirhams le quintal pour l’orge. Le soutien pour le blé dur est de 200 dirhams le quintal. Il est à noter que le ministère a procédé au titre de la campagne précédente à la distribution de 6,2 millions de quintaux d’orge au profit d’un million d’éleveurs. A partir du mois prochain, la tutelle procédera à la programmation d’environ 1,3 million de quintaux supplémentaires sachant que 474.000 quintaux d’aliments composés ont été d’ores et déjà mis à la disposition des éleveurs de bétail.

Céréales d’automne : Près de 5 millions d’hectares programmés

En fonction de l’évolution des conditions climatiques, la tutelle procédera à la mise en œuvre d’un programme d’accroissement des céréales d’automne. La superficie concernée oscille entre 42.000 et 50.000 hectares. Il est à noter qu’une superficie d’environ 4,9 millions d’hectares de céréales d’automne est programmée, dont près de la moitié est réservée au blé tendre, contre 21% pour le blé dur et 33% pour l’orge. La superficie consacrée aux cultures fourragères s’élève pour sa part à 507.000 hectares. La superficie des cultures sucrières sera comprise entre 58.000 et 69.000 hectares et ce en fonction des disponibilités des eaux de barrages dans les régions. Pour ce qui est des légumes d’automne, la superficie qui leur a été consacrée est estimée à 105.000 hectares.

Un bon rendement des filières agricoles

Le département de l’agriculture s’attend dans ce sens à une reprise de la production des agrumes. Une dynamique tirée par la hausse de la production des nouvelles plantations introduites dans le cadre du Plan Maroc Vert. La performance attendue est estimée à 29%. De même, la production des olives devrait afficher une croissance à deux chiffres. La hausse prévue serait de 14% comparé à la campagne précédente. Se référant au ministre, cette prévision tient compte de l’impact positif des précipitations en avril et mai derniers. Les conditions climatiques auront également un impact positif sur la filière phoenicicole. Un record de production est attendu. Elle devrait ainsi croître de 4%. Un rendement également porté par le programme de plantation d’un 1 million de palmiers dattiers. Un dispositif qui démontre la pertinence de la diversification des productions qui se veut l’une des principales composantes du Plan Maroc Vert.

Les exportations des légumes sur un trend haussier

Les prévisions à l’export sont également prometteuses. Entre le 1er septembre au 21 octobre, le Maroc a exporté environ 15.600 tonnes d’agrumes. Les expéditions de légumes ont atteint sur la même période un volume de 82.902 tonnes, en amélioration de 24% par rapport à une année plus tôt. En termes de perspectives, le département de l’agriculture anticipe une hausse de 10% du volume des exportations des produits agroalimentaires comparé à la saison 2019-2020. La précédente campagne a permis au secteur de réaliser un chiffre d’affaires à l’export de 39,5 milliards de dirhams, en amélioration de 8% par rapport à 2018 et de 130% par rapport à 2010.

Mohamed Melehi, figure de proue de l’art contemporain marocain, est mort

Le peintre est décédé mercredi 28 octobre à Paris des suites du Covid-19.

Frondeur né et indécrottable optimiste, le peintre marocain Mohamed Melehi fut de tous les combats artistiques. Boulimique, il cumulait récemment une exposition à Dubaï avec un projet de mobilier urbain à Agadir, sur la côte marocaine. Pour ses amis, son appétit de vie était sans limites. La mort l’a pourtant rattrapé mercredi 28 octobre à l’âge de 84 ans, à l’hôpital Ambroise-Paré, à Paris, où il avait été admis en soins intensifs suite à une infection liée au Covid-19.

Carrière hors norme que celle de cet artiste, né en 1936 à Asilah (nord-ouest du Maroc) dans une famille bourgeoise traditionnelle et qui s’est épanoui au contact des avant-gardes italienne et américaine. « Une vie bâtie comme un roman », résumait le critique marocain Jamal Boushaba, en 2016, dans le magazine TelQuel.

Mohamed Melehi a 17 ans lorsqu’il s’inscrit en 1953 aux Beaux-Arts de Tétouan. A une cinquantaine de kilomètres de là, à Tanger, les trublions de la Beat Generation américaine ont pris leurs quartiers. Mohamed Melehi y côtoie l’écrivain Paul Bowles et l’artiste Brion Gysin, autour desquels gravitent de nombreux créateurs marocains.

A leur contact, il comprend qu’il doit élargir ses horizons. De 1955 à 1964, une suite de bourses lui permet de sillonner l’Europe et l’Amérique. Etudiant aux Beaux-Arts de Séville, puis en résidence à Madrid, il s’émancipe de la figuration académique en découvrant l’art informel et gestuel. A Rome, il s’initie à la Dolce Vita et l’avant-garde italienne, alors incarnée notamment par Alberto Burri.

La figure de l’onde

En 1961, le jeune homme s’envole pour les Etats-Unis où il devient maître-assistant à l’école d’art de Minneapolis avant de faire plusieurs séjours à New York. Une révélation ! Il y découvre de nouvelles techniques mais aussi une nouvelle esthétique, celle de l’art optique. Abandonnant sa palette noire pour des couleurs franches, il intègre dès lors dans ses tableaux la figure de l’onde, qui deviendra sa signature.

Dans le bouillon artistique de Big Apple, Mohamed Melehi ne passe pas inaperçu. En 1963, il figure dans l’exposition historique « Formalists » à la galerie d’art moderne de Washington et, la même année, dans « Hard Edge and Geometric Painting » au MoMA de New York.

Revenu en 1964 au Maroc, Mohamed Melehi enseigne à l’école des Beaux-Arts de Casablanca, dirigée depuis peu par l’artiste Farid Belkahia. Mohamed Chebâa, rencontré à Rome quelques années plus tôt, les y rejoint. Les trois hommes élaborent un manifeste dont ils exposeront les principes lors d’une exposition qui fera date en 1969 place Jemaa-El-Fna, à Marrakech. Les trois hommes ont fait leurs gammes à l’étranger. S’ils sont revenus au bercail, ce n’est pas pour transmettre un académisme remâché occidental, ni participer au discours officiel d’une jeune nation en construction.

Leur idée ? Inventer une voie médiane en réhabilitant la figure de l’artisan et les formes vernaculaires. « Melehi est dans une alter-abstraction, une abstraction non alignée pour reprendre le vocabulaire géopolitique de l’époque, avec un visage résolument décoratif dans le sillage du Bauhaus », analyse Michel Gauthier, conservateur au Centre Pompidou et auteur d’une monographie sur l’artiste aux éditions Skira.

Pour le marchand Hicham Daoudi, Melehi était « un enchanteur qui savait parler de la modernité américaine comme de la place de l’art africano-berbère, en prônant le dialogue tout en reconnaissant les différences ». Comme ses comparses, il voulait un art à la portée de tous et inscrit dans la société. Il a ainsi contribué aux grands projets d’urbanisme imaginés au Maroc par les architectes Abdeslam Faraoui et Patrice de Mazières.

Généreux, l’artiste voulait aussi défendre la cause de ses confrères, par le biais notamment de sa brève maison d’éditions Shoof. En 1971, avec les poètes Mostafa Nissaboury et Tahar Ben Jelloun, il fonde la revue d’art et de littérature Intégral, « une aventure collective menée avec des bouts de chandelles, à une époque où les artistes prenaient leurs destins en mains pour raconter leur histoire », rappelle Meryem Sebti, directrice de la revue d’art Diptyk.

En 1978, Mohamed Melehi devient la locomotive du Moussem d’Asilah, un festival culturel international cofondé avec un autre enfant de la ville, Mohamed Benaïssa. « Melehi savait fédérer les énergies », salue l’historien d’art et curateur marocain Brahim Alaoui, rappelant « qu’en quelques années il avait transformé un village de pêcheurs en capitale culturelle et musée à ciel ouvert ».

The pandemic may be leading to fewer babies in rich countries

And perhaps more in poor ones

When kampala went into covid-19 lockdown, singletons in the Ugandan capital were looking for “lockdown partners”, says Allan Creed, who works in digital marketing. He and his friends couldn’t get to their local shops to buy contraceptives. Mr Creed has been relying on free condoms doled out by the United Nations Population Fund (unfpa) via a local motorbike ride-hailing app called SafeBoda. But three of his friends now have unplanned pregnancies in the midst of their university degrees. “We were not moving, we were not working, nothing was happening, so you had a lot of time on your hands,” the 26-year-old explains.

Meanwhile in wealthy Singapore, where contraception is easy to come by, young people who were already reluctant to start a family before the pandemic are even more so during a global recession. The government is trying to coax people into reproducing with a one-off grant of S$3,000 ($2,200) for having a child in the next two years on top of pre-existing payments and savings schemes. For Keith, even that doesn’t make up for the cost of becoming a father. “I know that me and my wife will have a very good time in the next 30, 40 years without kids,” the 36-year-old says. “Do we want to risk that?”

It is too early, by a few months at least, to be sure what the effect of covid-19 will be on fertility rates. But different patterns seem to be emerging in rich and poor countries. Few women want to have a child in a time of uncertainty. In the rich world many are holding off starting a family or adding to it. But in the poorest places, where women often have less choice in the matter, a baby boom may be in the offing. Governments are already trying to adapt. It is not just Singapore trying to boost birth rates. Japan’s new prime minister, Suga Yoshihide, last week called for health insurance to cover in vitro fertility treatment. Japanese government figures showed an 11% fall in new pregnancies in the three months from May relative to last year.

In poor countries mass displacement is adding to sexual activity. In refugee camps, where people rely on informal work that dried up during lockdowns, transactional sex is expected to rise. When India announced an abrupt lockdown in March millions of urban workers lost their jobs and fled to their home villages across the country, and in Nepal, Bangladesh and beyond. They were reunited with lovers they usually see just a few times a year over public holidays. That could be enough to throw off population forecasts, says Vinit Sharma of the unfpa. “We had not expected so many couples to be together for such a long period of time,” he adds.

More sex doesn’t necessarily mean more babies. But covid-19 has disrupted supply chains for contraception. Poor people rarely buy several months’ worth of contraceptives at once. Even a short break can lead to unwanted pregnancies. Data from health facilities in India show that between December and March the distribution of contraceptive pills and condoms dropped by 15% and 23%, respectively. Insertions of intrauterine devices for long-term birth control also tumbled.

The Guttmacher Institute, a pro-choice think-tank, points out that the strain placed on health-care systems in developing countries by covid-19 is likely to disrupt sexual-health services. It estimates that a fall of 10% in the use of such services in 132 low- and middle-income countries will mean that 50m more women will not get the contraceptives they need this year, leading to 15m unintended pregnancies. It estimates that 28,000 mothers and 170,000 newborns will die, and there will be an extra 3.3m unsafe abortions.

In the rich world, by contrast, women tend to have greater control over family planning. This means that anxiety caused by the pandemic looks likely to cause a sharp decline in birth rates. A survey by the Guttmacher Institute of American women aged 18 to 34 in families earning less than $75,000 found that a third want to get pregnant later or have fewer children because of covid-19 (see chart 1). A paper published by the iza Institute of Labour Economics predicts a 15% drop in America’s monthly births between November and February, 50% larger than the decline following the 2007-09 financial crisis.

Covid-19 threatens to speed up a decades-old trend towards smaller families in rich countries. In Singapore the fertility rate (ie, the number of children that a woman can expect to have during her lifetime) was 1.14 (far below the replacement rate of 2.1), even before the pandemic. When New York City went into lockdown, many people stopped fertility treatment. Some hospitals did not allow partners into delivery rooms. The prospect of going through birth alone put some women off starting a family, according to Brian Levine, founder and director in New York of ccrm Fertility, a network of fertility clinics in America and Canada. “You’re not going to see a bunch of people being born in December and January because [people] were home and bored and having sex,” he says. “They were home and bored and scared.”

Women are worried about catching covid-19 while pregnant, since medics say it is possible to pass the virus on to an unborn child. Others have found themselves taking on a disproportionate share of housework during the lockdown and can’t face looking after a newborn, too. “It’s not people saying they don’t want kids—it’s them saying they can not and should not,” says Karen Benjamin Guzzo at Bowling Green State University in Ohio.

At Planned Parenthood, the country’s largest provider of abortions and reproductive services, the number of medical abortions has gone up. Gillian Dean, who works in obstetrics and gynaecology for the group in New York, says patients are terminating pregnancies they would have continued in other circumstances. “I’ve had patients who are frontline workers, who are the only people in their homes who are employed, and they feel like they need to do everything they can to not step away from the workforce right now,” Dr Dean says.

Evidence from an outbreak in 2015-16 of Zika, a disease that causes birth defects, suggests covid-19 won’t have a uniform impact across the developing world either. In Brazil, a middle-income country where half of all pregnancies are unintended in normal times, the number of births dropped after Zika hit. This is a sign that many women managed to obtain contraception (or illegal abortions). Births fell furthest in the north-east, where the Zika epidemic struck first and hardest, according to research led by Letícia Marteleto at the University of Texas at Austin. This year, with covid-19, it is black women and other minorities in Brazil who find it hardest to access health care, even after taking account of their poverty.

In May Malu Sícoli, a lawyer in São Paulo, Brazil’s largest city, decided to stop trying for a baby until the pandemic subsided. Days later she found out she was already pregnant. Memories of Zika added to her anxiety about having the child. “The first time I went for a prenatal screening I was sick with nerves,” she says. “I was nervous about being on the street, let alone in a medical clinic, a laboratory, a hospital.”

The big question is how long-lasting the impact on birth rates will be. History suggests the decline in birth rates could be rapidly reversed. Those who conceived unplanned babies during the pandemic might have fewer children later in life. Women in rich countries who put off pregnancy might start trying again once the jitters around covid-19 calm down. Fertility fell after the 2003 Severe Acute Respiratory Syndrome (sars) outbreak in Hong Kong and Hurricane Katrina in America (see chart 2), but recovered soon after. The 1918 Spanish flu epidemic also led to a baby bust the next year, but birth rates increased again in 1920. The effect held globally, suggesting it was not just the end of war driving the resurgence. Couples were having the babies they put off.

In New York there are already signs that couples are trying for sprogs once again. Edward Nejat, a fertility doctor at Generation Next Fertility in Manhattan, saw a drastic drop-off in patients in March that he puts down to uncertainty. His practice did not close but 95% of his patients chose not to pursue treatment during the first wave. He is now seeing more patients than before the pandemic. “For most people this was a pause,” he says.

But that might not always be possible. In southern Europe the effects of the last economic crisis are still being felt among a generation that reached adulthood then, who have struggled to find stable jobs or buy homes. For those now in their late 30s, biological clocks are ticking, says Francesca Luppi of Università Cattolica del Sacro Cuore in Milan. Recent research by Ms Luppi found 29% of 18- to 34-year-olds in Spain and 37% in Italy who were planning to have a child in 2020 in January had abandoned those plans by March.

Government policy has a role to play here. Besides trying to tackle the pandemic itself, states can seek to ease the economic hardship that covid-19 has caused. They can also subsidise access to contraception, giving women more control of family planning. And they can craft policies for education and child care that make it easier to start a family.

Disasters, like Tolstoy’s unhappy families, are all disastrous in different ways. Comparing covid-19 to past wars, pandemics or natural catastrophes is only so useful. Never before has the world faced such widespread lockdowns for such a long period of time. While people may be more nervous about having children during a crisis, being thrust indoors and banned from mixing with other households might nonetheless make them want them more, suggests Rachel Snow, head of the population and development branch at the unfpa. “Maybe we’re going to see a new appreciation of family life.” ■

Editor’s note: Some of our covid-19 coverage is free for readers of The Economist Today, our daily newsletter. For more stories and our pandemic tracker, see our hub

China’s leaders look to boost self-reliance as country turns inward

Four-day session on policy goals for next five years begins behind closed doors in Beijing

China’s top leaders have begun a meeting on boosting the economy’s self-reliance as the country turns inward amid diplomatic tensions and the coronavirus crisis.

The four-day session known as the plenum, which will determine China’s policy goals for the next five years, began on Monday behind closed doors in Beijing. While the new economic plan will only be made public just before approval by the rubber-stamping legislature, the National People’s Congress, details released after the close of the plenum provide key clues as to Chinese Communist party’s new priorities.

The meeting is being held amid a deteriorating global economy, historically tense ties between China and the US, and an increasingly difficult international environment for Beijing as it comes under scrutiny for alleged human rights abuses and political repression in Xinjiang and Hong Kong and questions about its transparency when the Covid-19 outbreak emerged in Wuhan in December.

The plenum also takes place at a time of opportunity for China. The economy has been the first to begin recovering after months of paralysis from the pandemic, with expectations of 2% growth this year while the global economy is expected to contract 4.4%, according to the International Monetary Fund. Economists expect China’s economy to become the largest in the next few years.

Analysts expect leaders to advocate policies that help replace lost international trade with domestic demand, in line with the “dual circulation” economy the Chinese leader, Xi Jinping, has been pushing amid the pandemic, focused on improving its home-grown technology and other industrial sectors.

Officials are also expected to outline goals for the next 15 years, as part of a larger vision of turning the country into a “modern power” by 2050 in time for the People’s Republic of China to celebrate 100 years. The release of such a long-term plan, even in what will likely be vague terms, has bolstered predictions that Xi plans to stay in power potentially for life.

Julian Gewirtz, a senior fellow for China studies at the Council for Foreign Relations, said the plenum was “ultimately about seizing near-term opportunities presented by Trump and covid”.

“China’s leaders see their country’s economic recovery, in the global context, as a new asymmetric advantage favouring China,” he said. “If this plenum had a tagline, it might as well be what the top economic policymaker, vice-premier Liu He, said in a recent speech: ‘Now the bad things are turning into good ones.’”

China to US, ‘Stop Making China an Issue in the Election’

The nation at the center of the U.S. foreign policy debate ahead of a polarizing presidential election wants simply to be left out of it.

China is the world’s largest country by population and its second biggest economy—first by some measures—but relations with the United States have deteriorated in recent years, with both Republicans and Democrats rethinking Washington’s strategy toward Beijing.

During Thursday’s final presidential debate, both candidates took shots at the People’s Republic, whose very air President Donald Trump called “filthy”—alongside that of India and Russia—during an exchange on climate policy with former Vice President Joe Biden.

The remark soon reached Beijing, where Chinese Foreign Ministry spokesperson Zhao Lijian dismissed Trump’s comment, telling reporters Friday, “I’m not sure if you noticed how blue the sky is today.”

He then pleaded with both candidates to leave China out of their politically charged parleys.

“We are not interested in the presidential election of the U.S. and hope they will stop making China an issue in the election,” Zhao said.

Contrary to Zhao’s hopes, however, the U.S.-China relationship has been a front and center issue in the leadup to the election, which comes during a year in which the globe was consumed by the COVID-19 pandemic, a coronavirus disease first observed in Wuhan, China.

China has largely brought the disease under control, but cases continue to spike in areas worldwide, including in parts of the U.S., which leads the world in deaths from the virus at more than 220,000, some 70,000 more than second-place Brazil, over 100,000 more than third-place India, and more than double any other country in the world.

Trump, who recently recovered from COVID-19, has taken to blaming China for what he’s called a “plague.”

“It’s not my fault that it came here. It’s China’s fault,” Trump said Thursday. “And you know what? It’s not Joe’s fault that it came here either. It’s China’s fault. They kept it from going into the rest of China for the most part, but they didn’t keep it from coming out to the world, including Europe and ourselves.”

Trump has taken credit for cutting travel from China in late January, a decision he said was made in spite of opposition from Biden. The former vice president did, as the president said, accuse Trump of “xenophobia” at the time, though he argues it was not in direct response to the travel ban.

Africa’s largest dam powers
dreams of prosperity in Ethiopia —
and fears of hunger in Egypt

As the reservoir fills on the Blue Nile, people in both
countries are preparing for changes the dam may bring

A colossal dam is near completion on Ethiopia’s stretch of the Nile, a project so large that it promises to set the country on a path to industrialization that could lift tens of millions out of poverty.

Downstream in Egypt, where the Nile meets the sea, a starkly different picture emerges: The dam is a giant, menacing barrier that could be used to hold back the source of nearly all the country’s water.

The Grand Ethiopian Renaissance Dam has stoked intense nationalistic fervor in both Ethiopia and Egypt. Ethiopians see building the dam as a fundamental right, one that could bring electricity to the more than half of Ethiopians who don’t have access at home. Egyptians see their fate potentially falling into foreign hands.

The two countries — as well as Sudan, also heavily dependent on Nile water from Ethiopia — have tried in vain for years to forge a deal on how quickly the dam’s reservoir should be filled. Egypt, anticipating droughts, has demanded that it be filled slowly, over more than a decade. Ethiopia, which built the dam largely with its own money, wants the reservoir full and generating the maximum electricity as soon as the dam is complete — scheduled now for 2023.

With or without an agreement, the dam is an imminent reality, and people in both countries are preparing for what it may bring.

“Having seen it all,” said Moges Alemu, 84, a factory owner who in a bygone era was Emperor Haile Selassie’s flight technician, “I can say there has never been anything as highly anticipated in this country as the Grand Ethiopian Renaissance Dam.”

Moges invested $2 million in expanding his oxygen and nitrogen gas factory in anticipation of more- reliable electricity. In Egypt, where water scarcity already is a problem, farmers are moving away from water-intensive crops such as rice.

“Everyone is worried about the dam, not just me,” said Mohamed Abdelkhaleq, 69, a lifelong farmer in Egypt’s Nile Delta, where two-thirds of the country’s food is grown.

Even without the dam, many of the delta’s irrigation canals are running dry. A multitude of factors including climate change, poor maintenance, mismanagement and illegal water siphoning have dehydrated the already thirsty country. The U.N. Food and Agriculture Organization says temperatures in some parts of Egypt are expected to rise between 1.8 and 3.6 degrees Celsius over the next century, requiring more water to grow crops as evaporation in the Nile and its canals increases.

Further water shortages and their effect on agriculture could have dire consequences for Egypt’s 100 million people — a population that now grows by 2 million per year.

“If the water becomes even less, we would not be able to plant anything. We would not be able to feed our animals,” said Abdelkhaleq. “I pray to God that this never happens.”

Talks to hash out a deal among the three countries have faltered.

President Trump, fashioning himself as a broker of an agreement, has taken the side of Egyptian President Abdel Fatah al-Sissi, whom he once called his “favorite dictator.” In a statement, a spokesman for the State Department said it had withheld $264 million in security and development assistance from Ethiopia — more than double what has been previously reported — “due to Ethiopia’s unilateral decision to fill the Grand Ethiopian Renaissance Dam (GERD) without an agreement with Egypt and Sudan.” He spoke on the condition of anonymity according to State Department protocols.

Analysts say Washington and Cairo have little leverage over Addis Ababa. Egypt probably would bear the brunt of consequences should an agreement on the dam’s management not be reached.

“Egypt and the United States seem to be saying: Comply, submit, or there will be trouble,” said Jason Mosley, a peace and security analyst focusing on the Horn of Africa at the Stockholm International Peace Research Institute. “There’s not much road left on that track. The dam is already built, the reservoir being filled.”

Meanwhile, Ethiopian politicians and business executives wax poetic at any mention of the dam — the prime minister’s spokeswoman even wrote a poem about it. It has been the subject of a song by Ethiopia’s most popular pop singer, viral hashtags, spontaneous flag-waiving marches in the streets and proclamations by the patriarch of the Ethiopian Orthodox Church. Support for it unites people between whom there are otherwise unbridgeable political and ethnic rivalries. To many, the dam isn’t just about electricity, but a portent of a glorious future.

“Mothers who’ve given birth in the dark, girls who fetch wood for fire instead of going to school — we’ve waited so many years for this — centuries,” said Filsan Abdi, the 28-year-old minister for women and children. “When we say that Ethiopia will be a beacon of prosperity, well, it starts here.”

Thousands of miles downriver in the Nile Delta, on a farm near the edge of the Sahara desert, Mohamed Abdelkhaleq looked over what was once a field green with rice.

Rice had given him prosperity: a three-story house that provides a home for his eight children and 20 grandchildren. Over two centuries in the rice-growing business, his family had acquired such wealth that they would hire helicopters to plant the seeds and spread pesticides.

“We planted as much rice as we wanted,” he recalled with a wistful smile. Now he and others in the village of Kafr Ziyada grow only enough to feed their families.

Growing water shortages triggered by climate change and population growth have altered their life of growing rice, a water-intensive crop. Two years ago, Egypt reduced the area used for rice production by more than a half, from 1.76 million acres to 750,000, in an effort to save 3 billion cubic meters of water. At the time, the country’s irrigation minister insisted to pro-government media that the measures were unrelated to concerns over the Ethiopia dam.

But now, as the dam fills, farmers fear that even the rice they subsist on is under threat. Rice farming remains heavily restricted, and Abdelkhaleq has already had to pay a $600 fine for over-planting. Irrigation Ministry officials enforce a rule that limits farmers to four days of water at a time from canals, followed by at least two weeks without, the strictest rationing in years, farmers say.

“They are rationing the water because the Nile’s waters are already down,” said Ali Mohamed, 42, Abdelkhaleq’s son. “It’s lower this year, and every year is less and less.”

He blamed the dam, but Mostafa al-Naggari, head of the rice committee of Egypt’s Agriculture Export Council, said the current rice production restrictions are primarily driven by the need to satisfy the growing population’s demand for water and meet national development goals.

Egypt’s politicians and pundits have jumped at the chance to portray Ethiopia as the cause of this crisis, accusing Addis Ababa of negotiating in bad faith on filling the reservoir and in turn threatening to plunge millions of Egyptians into darkness and poverty. That rhetoric is popularized on talk shows in hyper-nationalist terms.

“This is our right,” said Ahmed Mousa, one influential TV personality. “No one treats Egypt this way.”

Whether the dam will contribute to water shortages in Egypt is largely a function of the eventual water-sharing agreement that Egypt, Sudan and Ethiopia sign.

“It all comes down to how much water Ethiopia will agree to release during and after a drought,” said Kevin Wheeler, a hydrologist at Oxford University who has co-written multiple papers on the dam. “During the onset of a drought, Ethiopia will decide whether to continue releasing water at the same rate, thus continuing to generate power and provide downstream countries with water, or else fill its reservoir to ensure longer-term energy production.”

Ethiopia’s prime minister, Abiy Ahmed, sought to assuage Egyptian concerns in his speech at this year’s U.N. General Assembly. “I want to make it abundantly clear that we have no intention to harm these countries,” he said. “What we are essentially doing is to meet our electricity demands from one of the cleanest sources of energy. We cannot afford to continue keeping more than 65 million of our people in the dark.”

In Egypt, even mild comments that might seem in favor of the dam require anonymity. One U.N. official in Cairo, who spoke on the condition of anonymity to talk freely about a politically sensitive issue, said that the dam had “not so far impacted the worsening water-scarcity conditions in Egypt” but that the situation could be “different in the following years.”

Other experts agreed that Egypt was unlikely to feel the effects in the near term, and that water reserves at the Aswan Dam could prevent catastrophes brought on by sudden droughts.

Ethiopia’s prime minister, Abiy Ahmed, sought to assuage Egyptian concerns in his speech at this year’s U.N. General Assembly. “I want to make it abundantly clear that we have no intention to harm these countries,” he said. “What we are essentially doing is to meet our electricity demands from one of the cleanest sources of energy. We cannot afford to continue keeping more than 65 million of our people in the dark.”

In Egypt, even mild comments that might seem in favor of the dam require anonymity. One U.N. official in Cairo, who spoke on the condition of anonymity to talk freely about a politically sensitive issue, said that the dam had “not so far impacted the worsening water-scarcity conditions in Egypt” but that the situation could be “different in the following years.”

Other experts agreed that Egypt was unlikely to feel the effects in the near term, and that water reserves at the Aswan Dam could prevent catastrophes brought on by sudden droughts.

The dam’s promise of regular electricity is as potent a symbol of change in Ethiopia as it is of dread in Egypt.

Economic growth in Ethiopia has been stifled by a lack of electricity. Industry margins are hollowed out by the nightmare of daily, unpredictable power cuts.

It takes a huge amount of electricity to run Moges Alemu’s business — making oxygen into liquid. The element’s gas form needs to be cooled to minus-159 degrees Celsius in sophisticated, heavy-duty machines.

On a recent day, there was no electricity. Not a day in three weeks had passed without a power cut. With each blackout, hours of costly electricity-intensive cooling would, quite literally, evaporate into thin air.

Power cuts weren’t even the worst of Moges’s woes. Fluctuations in the energy supply caused by surges in daytime demand for power had blown out numerous costly pieces of equipment, repeatedly rendering the factory useless for weeks at a time. Other factory owners said they had lost millions of dollars this way.

The stakes are high: All of eastern Ethiopia relies on Moges’s factory for oxygen applications that include hospital emergency rooms, artificial insemination of livestock, welding and increasing the shelf life of potato chips.

“It’s disastrous. Our growth is crippled. Without the dam, honestly, the future looks hopeless,” Moges said. “But we can’t afford to be left behind.”

Once the equipment is repaired, his 60 workers will toil mostly at night, when surges are less likely.

Ethiopia’s lack of electricity contributes to an economic lag that in turn has left the country in an immensely precarious situation. Without industry, hundreds of thousands have fled endemic poverty on perilous, often deadly quests to find work abroad. Unemployed youth who stay behind are blamed for repeated bouts of political violence. Girls in rural areas — where more than 80 percent of the country lives — are expected to fetch firewood for cooking, precluding millions from going to school.

To hear it from the Ethiopian government, the dam is close to a cure-all. In an August statement, the state-run Ethiopian Investment Commission said the dam had “a vast ability to solve the country’s power problem.”

The commission says 5,700 foreign companies would draw on power created by the Renaissance Dam, many of them in a burgeoning industrial corridor that stretches from Addis Ababa to the boomtown of Adama, the site of Moges’s factory. A $5 billion new airport is in the works between the two cities, already connected by a new six-lane expressway and electric rail line.

To the electrician fixing the oxygen factory, however, the dam’s promise is less clear-cut. Mesfin Telahun likened Ethiopia’s power infrastructure to a battered Lada, the Soviet-era taxicab that is still ubiquitous on Ethiopian streets.

“Every transformer in this country has broken and been repaired 100 times, 1,000 times,” he said. “Just because we have more power doesn’t mean everything else suddenly works.”

Wheeler, the Oxford hydrologist, said a large dam would almost certainly iron out power fluctuation problems. The dam’s power will also help with similar problems in Sudan, Kenya and Djibouti, all of which are connected to Ethiopia’s grid and will begin importing power from it in the coming years.

Further away still is the promise of rural electrification. More than 840 million people worldwide lack electricity access, including most Ethiopians and nearly half of all Africans. But building new distribution lines will be at least as costly as the dam itself, Wheeler said, and their construction has barely started.

Perched high above the river whose harnessing promises such a clear break from the past is a cluster of villages that have never had an electric connection.

Starting by age 8 or so, almost every girl in Miniji Yibiza spends most of the day walking between a nearby forest and her home, carrying firewood on her back.

It isn’t uncommon to see four generations of women from the same family, the youngest and oldest both stooped under the weight of the wood.

When asked whether she had ever gone to school, Adanach Abebew, 28, laughed.

“How could I?” she asked. “If I didn’t have to do this, I would at least have more time with my smallest child. I get worried when I am away all day collecting wood.”

Starting by age 8 or so, almost every girl in Miniji Yibiza spends most of the day walking between a nearby forest and her home, carrying firewood on her back.

It isn’t uncommon to see four generations of women from the same family, the youngest and oldest both stooped under the weight of the wood.

When asked whether she had ever gone to school, Adanach Abebew, 28, laughed.

“How could I?” she asked. “If I didn’t have to do this, I would at least have more time with my smallest child. I get worried when I am away all day collecting wood.”

SERNATUO scrute les opportunités de l’industrie automobile marocaine

«Maroc: Marché stratégique pour les équipementiers automobiles », c’est le thème d’un wébinaire organisé le 21 octobre dernier par par l’Association espagnole des fournisseurs automobiles (SERNAUTO), en collaboration avec IC Groupe. Cette rencontre a permis d’analyser l’industrie automobile marocaine ainsi que les opportunités qu’elle offre, en particulier pour les équipementiers espagnols.

“Le Maroc est le premier constructeur automobile de la région MENA et le deuxième du continent africain. C’est un point stratégique pour notre secteur tant par sa localisation que par son engagement dans un plan d’accélération industrielle, développant un écosystème automobile où plusieurs fournisseurs espagnols se sont déjà implantés”, a expliqué Sonia López, présidente de la Commission du commerce extérieur de Sernauto.

“Le Maroc est pleinement connecté avec l’Europe. Cela se reflète dans les chiffres d’exportations, 65% sont destinés au continent européen, l’Espagne et la France recevant 45% du total. L’Union européenne se positionne comme le premier client du Maroc et vice versa. 50% des importations vers ce pays d’Afrique du Nord proviennent d’Europe”, a de son côté, souligné Javier Fernández Méndez de Andés, conseiller économique et commercial de l’ambassade d’Espagne à Rabat. Se référant au secteur automobile marocain, ce dernier a souligné que “c’est un marché qui se tourne vers l’étranger, c’est-à-dire qu’il est fortement orienté vers l’exportation. 90% des véhicules sont exportés, dont 80% sont destinés à l’UE”.

Durant ce webinaire, les participants ont également évoqué les opportunités que présente l’industrie automobile marocaine. Il s’agit particulièrement d’une nouvelle demande entraînée par la l’implantation du constructeur PSA à Kénitra. S’ajoutent aussi le renforcement du volume de production, les seuils de rentabilité et les économies d’échelle, ainsi que la plate-forme d’exportation que le marché marocain présente en termes de coûts compétitifs pour la main-d’œuvre et la logistique.

Le dirham s’apprécie face au dollar

Le dirham s’est apprécié de 0,68% par rapport au dollar américain et s’est déprécié de 0,32% vis-à-vis de l’euro, au cours de la période allant du 15 au 21 octobre 2020, indique Bank Al-Maghrib (BAM).

Selon la banque centrale, les avoirs officiels de réserve se sont établis à 293,4 milliards de DH au 16 octobre dernier, enregistrant une baisse de 0,4% d’une semaine à l’autre et une progression de 23% en glissement annuel.

Politiques publiques : Le changement du mode opératoire sera décisif

Le constat est largement partagé depuis quelques années au Maroc. Au-delà des objectifs ambitieux des différentes stratégies et politiques publiques, c’est au niveau de l’exécution que les choses se compliquent. D’où l’importance de prospecter de nouveaux modes opératoires dans ce domaine. C’est dans ce sens que s’inscrit la réflexion en cours au niveau de la Commission spéciale pour le nouveau modèle de développement (CSMD).

Celle-ci a organisé un webinaire, vendredi dernier, autour des «enjeux de l’implémentation des politiques publiques», modéré par Michael Zaoui, membre de cette instance, et animé par Matthew Andrews, professeur à la Harvard Kennedy School of Government aux Etats-Unis.

Ce dernier a rappelé que «les Etats sont souvent appelés à relever des challenges liés notamment à la croissance, à la création d’emplois, au renforcement de l’accès aux services de base. Ce sont les mêmes enjeux auxquels fait face le Maroc actuellement».

Pour lui, Rabat a «réalisé des avancées dans ces domaines. Mais certaines limites sont apparues». L’idée est d’identifier actuellement comment inverser la tendance. Une question centrale dans les travaux de la CSMD, appelés à tracer les contours du nouveau modèle de développement au Maroc. Selon Andrews, qui a accompagné plusieurs gouvernements dans la résolution de problématiques autour de la mise en œuvre des politiques publiques, il est important de «changer la manière de penser et de faire». Il plaide en faveur d’une nouvelle approche, baptisée Problem Driven Iterative Adaptation (PDIA). Concrètement, plusieurs Etats construisent des visions ou des stratégies autour d’une série de projets à réaliser, afin d’assurer leur développement. «Sur le terrain, nous avons remarqué que plusieurs gouvernements n’ont pas réussi à implémenter ces projets.

D’autres, face à ces difficultés, ont opté pour l’externalisation de la mise en œuvre à des cabinets de consulting. Mais au bout du compte, ils ont réalisé que ces projets n’ont pas permis de réaliser l’objectif principal, à savoir favoriser le développement du pays». Pour lui, cela s’explique essentiellement par l’adoption de «la mauvaise approche». En face, ceux qui ont réussi, «ont construit des capacités systémiques à travers des projets concrets». En clair, «la vision de ces Etats est axée sur le renforcement de leurs capacités et non pas sur l’achèvement d’une liste de projets», a-t-il expliqué.

Selon ce professeur universitaire, il ne s’agit pas de développer ces compétences pour la réalisation d’un projet, mais plutôt de renforcer les aptitudes à agir, dans un système indépendant, durable et dynamique. Dans une stratégie de développement, l’Etat doit se focaliser sur une question centrale: le pays a-t-il plus de capacités que l’année dernière? Les renforce-t-il davantage durant les prochaines années? Il a donné l’exemple de Singapour, considéré actuellement comme l’une des économies les plus dynamiques dans le monde. Contrairement aux idées véhiculées, la réussite de ce pays n’est pas liée aux plans quinquennaux mis en place depuis des décennies, a-t-il précisé. Pour lui, la décision clé était de construire les capacités de ce pays, en misant sur l’enseignement et la préparation des ressources humaines, sur les infrastructures et l’attractivité des investissements. Idem pour la Corée du Sud.

«C’est le développement de ces capacités qui a permis à ces Etats de saisir les opportunités du futur», a-t-il noté. Dans ce processus, il plaide pour un focus sur le problème à résoudre, en mettant à contribution les différents intervenants. Concrètement, il s’agit de renforcer l’action en réseau des acteurs du secteur public, du privé et de la société civile. L’objectif est de se baser sur les conclusions de leurs travaux relatifs aux problèmes posés, afin d’identifier les points de départs pour les résoudre. Ceci est d’autant plus important, car le renforcement de ces aptitudes permet de s’inscrire dans la logique du processus de développement. «Il s’agit d’un processus continu, dans lequel il est important de connaître, tout le temps, la prochaine étape», a-t-il expliqué.

AMMC : les chiffres du rapport annuel

Le volume des opérations de prêt de titres a atteint 307 milliards de dirhams (MMDH) au titre de l’année 2019, en baisse de près de 15% par rapport l’année précedente, selon l’AMMC.

A fin décembre 2019, l’encours des opérations de prêt de titres s’est établi à 27 MMDH, a précisé l’AMMC dans son rapport annuel au titre de l’année 2019, notant

L’AMMC fait ressortir que la répartition des volumes traités par catégories de clients est restée identique à celle observée en 2018, avec une très large prédominance des banques en tant qu’emprunteurs (61,5 %) et des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) en tant que prêteurs (88,2 %).

Et d’ajouter que la durée moyenne pour une opération de prêt de titres varie de 1 à 6 semaines en fonction du type d’instrument financier. Les durées de détention les plus longues ont été enregistrées pour les Bons du trésor (BDT) avec 52 semaines, les titres de créances négociables (TCN) avec 28 semaines et les actions avec 22 semaines

Industrie solaire : Des produits innovants en attente de valorisation

§  CONSTITUÉE À 80% DE PME, L’INDUSTRIE SOLAIRE LOCALE ARRIVE À METTRE DIVERS PRODUITS TECHNOLOGIQUES SUR LE MARCHÉ.

§  LA PRODUCTION NATIONALE PRIVÉE FAIT FACE À UNE CONCURRENCE RUDE DE LA PART DES PRODUITS IMPORTÉS, ESSENTIELLEMENT DE CHINE.

Hors appels d’offres publics, dont les opérateurs nationaux sont exclus de fait, l’industrie locale, composée à 80% de PME et TPME, arrive à lancer des projets qui leur permettent de survivre. En premier lieu, les produits de pompage solaire et ceux issus des projets en autoconsommation sont les plus importants. Selon Khalid Semmaoui, président de l’Association marocaine des industries solaires et éoliennes (Amisole), ces produits font tout de même face à une concurrence rude de la part des produits importés. La Chine, le plus grand producteur mondial, inonde les marchés mondiaux, dont le marché local, de produits à bas prix, bénéficiant de l’économie d’échelle. Au Maroc, les opérateurs n’arrivent conséquemment pas à battre ces prix, d’où, dit le président de l’Amisole, «la nécessité d’appliquer la préférence nationale». D’un autre côté, certaines dispositions locales, dont celles inclues dans la loi 13-09 (voir www.lavieeco.com), n’ont pas encore atteint le bout du tunnel juridique. Ces dispositions empêchent plusieurs projets de voir le jour. «Eu égard tous ces éléments, il faut trouver un moyen de favoriser la production nationale privée. Déjà, elle ne bénéficie ni de subventions ni des grands projets nationaux», poursuit M. Semmaoui.
Dans le domaine de la recherche, c’est une autre paire de manches. Un grand nombre de projets réalisés par les centres de recherches et les universités nationales doit relever le défi de la commercialisation. C’est ce qui leur permettrait d’enrichir l’offre nationale privée, hors grands projets. Sur le terrain, l’Institut de recherche en énergie solaire et énergies nouvelles (Iresen) a financé une soixante de projets en collaboration avec les universités nationales. Dans les plateformes d’innovation de l’Iresen, d’autres projets, dont ceux financés par la Commission européenne, voient le jour régulièrement. «Nous arrivons à réaliser des prototypes, mais il faut maintenant passer à la phase de commercialisation», souligne Badr Ikken, directeur général de l’Iresen.

Plusieurs projets issus de la recherche nationale sont déjà implémentés. L’utilisation de la technologie solaire thermique dans l’industrie en est un exemple. Elle a permis à l’Iresen d’opérer un upscaling des process utilisant le fuel pour les remplacer avec le solaire à concentration thermique chez une grande entreprise publique nationale. Le photovoltaïque sert également à produire la chaleur chez les industriels marocains, au même titre que des solutions de traitement de l’eau sont matures et peuvent intégrer le marché national. «Nous menons actuellement un projet avec l’Université Internationale de Rabat. Il consiste à permettre le maintien en choc du bitume. Ce projet est prêt à être transféré à l’industrie nationale», précise Badr Ikken.

Quid des technologies propres ?

En ce qui concerne les technologies propres, il y a plusieurs produits créés par les plateformes d’innovation qui sont commercialisables. Cela va du chauffe-eau solaire à bas coût, développé par l’Iresen en collaboration avec l’Université de Fès, à la borne de recharge des véhicules électriques, fabriquée au Green Park Energy de Benguerir, en passant par des batteries fabriquées avec de l’énergie renouvelable. Les exemples sont nombreux. «Tous les projets sont prêts à être mis sur le marché», confirme le directeur général de l’Iresen. Cela dit, il reste ce lien à faire avec le marché. C’est la tâche à laquelle s’attelle l’Iresen actuellement. Aussi, au niveau de la commission «économie verte» de la CGEM, un sous-groupe s’occupe des écosystèmes industriels verts. Cette mission s’accorde parfaitement avec sa spécialité.

Textile : L’amendement de l’accord de libre-échange avec la Turquie soulage les industriels du marché local

§  LONGTEMPS PÉNALISÉS PAR LA CONCURRENCE DÉLOYALE DES IMPORTATIONS TURQUES, LES INDUSTRIELS TRAVAILLANT POUR LE MARCHÉ LOCAL PEUVENT SOUFFLER.

§  LA LEVÉE DES EXONÉRATIONS SUR LES PRODUITS FINIS LEUR PERMETTRA DE RÉCUPÉRER LEURS PARTS DE MARCHÉ.

§  HABILLEMENT, TISSUS D’AMEUBLEMENT, COUVERTURES ET TAPIS SONT CONCERNÉS EN PREMIER LIEU.

§  CETTE ÉCLAIRCIE SUR LE MARCHÉ LOCAL NE NE S’ÉTEND PAS AUX EXPORTATIONS.

L’amendement de l’accord de libre-échange liant le Maroc à la Turquie est une bouffée d’oxygène pour les industriels du textile opérant sur le marché local. «Cet amendement permet de rééquilibrer le marché en faveur des industriels locaux et mettre fin à la concurrence déloyale qu’ils subissaient», déclare Fatima Zahra Alaoui, directrice générale de l’association marocaine des Industries du textile (Amith). En effet, rappelons que jusqu’en janvier 2018, et depuis l’entrée en vigueur en 2006 de l’accord de libre-échange signé en 2004, les textiliens ont fait les frais d’une concurrence déloyale des produits finis de l’habillement, du textile, de l’ameublement, des couvertures et des tapis turcs importés en exonération des droits de douane. Le marché local a ainsi été inondé par le textile turc. Et pour preuve, les importations, selon les statistiques de l’Amith, ont, depuis 2010, enregistré annuellement une hausse de 150%. Entre 2010 et 2016, elles sont passées de 141 à 940 millions de dirhams. Elles se sont multipliées par 8 et dépassent aujourd’hui, indique Mme Alaoui, le milliard de dirhams. Le secteur textile, considéré comme le grand perdant de cet accord, a enregistré, durant les six dernières années, une perte régulière d’emplois. Ainsi, en 2014, 19 000 emplois perdus, 24 000 en 2015, 36 000 en 2016 et 44 000 en 2017.
Cette situation, dénoncée de façon récurrente par les professionnels du secteur, a abouti en 2018 à la mise en place de la mesure de sauvegarde pour freiner l’évolution des importations turques. La levée des exonérations au profit des produits textiles est donc instaurée et se traduit par un droit de douane additionnel ad-valorem équivalent à 90% du droit d’importation qui leur est appliqué dans le cadre du régime de droit commun. Les droits de douane varient de 2,25% à 22,5%. Dans la Loi de finances 2020, les droits de douane sont passés de 25% à 30%. Le projet de Loi de finances rectificative porte ce taux à 40%. Ainsi, suite à l’amendement de l’accord de libre-échange, techniquement, pour un produit fini textile imposé à 40% l’imposition se fera au taux de 36%. Cela permettra de protéger la production nationale qui, et ceci est plutôt difficile à concevoir si l’on considère ses capacités d’exportation, «ne pouvait plus se positionner sur le marché local en raison de la concurrence déloyale des produits turcs qui bénéficient d’importantes subventions étatiques et de la dévaluation de la livre», explique Mme Alaoui. Laquelle dévaluation, de l’ordre de 49% en 2018, avait complètement annihilé l’impact de la mesure de sauvegarde sur le textile décidée la même année.

L’amendement signé en août 2020 couvrira les cinq prochaines années, soumettant à l’imposition douanière plusieurs produits finis de l’habillement, des tissus d’ameublement, des couvertures, ainsi que les tapis. Soit les produits qui ont le plus pâti de la concurrence turque sur le marché local. Cette liste négative pourrait être reconduite, si la conjoncture l’impose, pour une même période de cinq ans. Les professionnels ont retenu seulement les produits finis car les intrants importés de Turquie sont utilisés par les industriels exportateurs.

L’amendement constitue donc une bonne nouvelle pour les industriels et arrive à point nommé pour leur sauver la mise en cette période de crise sanitaire. Conjoncture au cours de laquelle, faut-il le souligner, s’impose un accompagnement des entreprises en difficulté. La levée des exonérations rééquilibrera les règles du jeu en faveur des textiliens locaux face à des industriels turcs largement soutenus par leur pays. L’Etat turc subventionne à hauteur de 50% les loyers et les salaires des enseignes implantées au Maroc. «Industriels marocains et turcs pourront, grâce à cet amendement, se battre à armes égales sur un marché local à fort potentiel. Il est actuellement estimé à 45 milliards de dirhams», avance Mme Alaoui.

Les exportateurs n’ont pas de visibilité sur les commandes

Si l’amendement de l’accord de libre-échange avec la Turquie rassure les industriels opérant sur le marché local, les exportateurs, quant à eux, s’inquiètent pour leur business. Les donneurs d’ordre connaissent, en raison de la crise sanitaire, un ralentissement d’activité. Ce qui s’est traduit pour les exportateurs par un manque de visibilité sur leurs carnets de commandes. «Si l’on excepte le plus grand donneur d’ordre avec lequel nous travaillons, soit le Groupe Inditex qui propose chaque semaine de nouveaux articles, les autres donneurs d’ordre européens restent prudents et n’ont pas encore réellement repris, car ils manquent de visibilité. En Europe, les industriels sont incertains en raison des mesures de confinement et de couvre-feu. Donc, pour un grand nombre d’exportateurs, on parle seulement de quelques semaines de visibilité. D’autres ont enregistré de fortes baisses de commandes», confie Fatima Zahra Alaoui. Le ralentissement à l’international s’explique en fait par la crise sanitaire qui a induit des changements dans le quotidien des consommateurs. Notamment une faible demande d’habillement sur le marché européen parce que les consommateurs font du télétravail et n’ont donc pas besoin de faire des achats d’habillement. Par ailleurs, ils optent beaucoup plus pour les achats on-line, ce qui explique le ralentissement des mises en boutiques. A cela, il faut ajouter l’intersaison, l’approche des soldes et la liquidation des stocks. Autant de facteurs à l’origine du ralentissement des commandes. Cependant, à l’Amith on retient que le bilan d’activité est mitigé dans la mesure où toutes les filières ne sont pas concernées. Ainsi, par exemple, les industriels de la grosse maille et les fabricants de manteaux ont du travail. Pour les professionnels du produit fini, travaillant pour des marques et fabriquant des collections, la situation est moyennement bonne. Ils peuvent bénéficier des commandes de réassort qui se font au Maroc pour des raisons de proximité et de délais de livraison. En revanche, pour les produits de mass market, la situation est beaucoup plus compliquée : les donneurs d’ordre, en difficulté et craignant les prévisions de récession économique, restent prudents.
Côté chiffres, les exportations, qui avaient connu une baisse allant de 80 à 88% entre mars et mai 2020, ont certes repris en juillet (2%), mais elles risquent de ne pas rattraper le retard d’ici la fin de l’année parce que, selon l’association professionnelle, «le mois d’octobre n’a pas bien démarré».

Investissements publics : une enveloppe globale de 230 milliards de DH en 2021

Le PLF 2021 prévoit de porter l’effort d’investissement global du secteur public à 230 milliards de DH, selon la note de présentation du Projet de loi de finances (PLF-2021).

Dans le détail, les programmes d’investissement des Établissements et Entreprises Publics (EEP) s’élèvent globalement à près de 81,9 milliards de DH. Notons que ces derniers couvrent principalement les secteurs de l’énergie, des télécommunications, de l’habitat, de l’agriculture, de l’électricité, de l’eau potable, des phosphates et leurs dérivés, des autoroutes et des transports aériens, maritimes et ferroviaires. On apprend aussi que les efforts seront concentrés sur l’extension et le renforcement des réseaux de voirie et d’assainissement, les constructions d’infrastructures culturelles, sportives et de loisirs, de marchés et d’édifices publics ainsi que les aménagements de jardins et d’espaces verts. L’enveloppe globale à ce niveau sera à peu près de 18 milliards de DH.

De leur côté, les programmes d’investissement relevant des SEGMA se chiffrent, quant à eux, à près de 272,43 millions de DH. Il est à noter que les budgets d’investissement des collectivités territoriales seront consacrés essentiellement à la mise en place des infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des populations. Par ailleurs, les programmes d’investissement financés dans le cadre des CST et non couverts par des transferts du Budget général s’élèvent à 21,34 milliards de DH et portent principalement sur le renforcement du réseau routier national, le soutien d’actions relevant des secteurs de l’agriculture, des eaux et forêts, de l’élevage, de l’audiovisuel, de l’habitat, de la justice, de la culture, des sports, de l’aide aux jeunes promoteurs et le financement de programmes socio-éducatifs.

Une extension d’un an pour Europa Oil & Gas au large d’Inezgane

L’ONHYM vient d’accorder une extension d’un an pour Europa Oil & Gas à Inezgane. Le britannique, qui exploite cette licence depuis novembre 2019, pourra désormais accélérer ses travaux techniques avant d’entamer ceux de forage.

Europa Oil & Gas reprend ses travaux de recherches dans la zone offshore d’Inezgane, près d’Agadir. Des travaux quasiment interrompus à cause de la crise sanitaire liée au Covid-19. D’ailleurs, à cause de cette situation exceptionnelle, l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM) vient de lui accorder une extension de son permis d’un an supplémentaire, soit d’ici novembre 2022.

L’explorateur pétrolier a annoncé qu’il devra ainsi débuter son programme de réduction des risques au niveau de 30 prospects qui recéleraient près de 10 milliards de barils de ressources pétrolières, selon les dernières estimations du groupe. La licence d’Inezgane, qui couvre une superficie de 11.228 kilomètres carrés dans le bassin d’Agadir, a été octroyée en novembre 2019 et a été décrite par Europa Oil & Gas comme une licence disposant d’un «énorme» potentiel.

«Les travaux en cours se concentrent sur le retraitement sismique et la réduction des risques des prospects et des pistes qui ont été cartographiés à ce jour. Le plan prévisionnel est de constituer un solide inventaire de prospects et, sous réserve des résultats, de chercher des partenaires pour le début des forages de puits. Un processus de farm-out sera officiellement lancé après l’achèvement du programme de travail technique. Des discussions sont menées avec trois entreprises qui ont exprimé leur intérêt pour Inezgane», déclare Europa Oil & Gas.

Rappelons que la durée initiale du permis d’Inezgane était de huit ans comprenant trois phases d’exploration, dont une phase initiale de deux ans. Suite à l’extension, la phase initiale durera désormais trois ans et la durée du permis Inezgane sur les trois phases d’exploration est désormais de neuf ans. A l’issue de la phase initiale, Europa a la possibilité de s’engager à forer un puits d’exploration ou de renoncer au permis.

«Nous sommes reconnaissants aux autorités marocaines pour leur réponse rapide aux défis posés par la pandémie mondiale et plus particulièrement de nous avoir accordé une prolongation d’un an de la phase initiale du permis d’Inezgane. Ce dernier couvre une vaste zone dans le bassin d’Agadir et, si de nombreux travaux ont déjà été réalisés malgré la crise du Covid-19, cette extension nous permettra de tirer profit et exploiter les résultats encourageants observés à ce jour.

Grâce à cette extension, nous nous concentrons désormais sur l’achèvement du travail technique avant de trouver un ou des partenaires avec lesquels nous pouvons travailler pour réaliser le potentiel substantiel de la licence», souligne Simon Oddie, PDG d’Europa Oil & Gas.

OCP, les coulisses du deal à 37 milliards pour fertiliser l’Éthiopie

L’usine d’engrais que prévoit de construire l’OCP en Éthiopie est un deal caractéristique de la nouvelle diplomatie économique du Maroc. Récit dans le détail d’un projet symbolisant la percée du royaume 
en Afrique de l’Est.